Types of Peace and International Order
50 cardsAn analysis of the different types of peace and their historical development, covering hegemonic, balance of power, political union, and international law approaches.
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Introduction : Formes de Conflits et Tentatives de Paix dans le Monde Actuel
Les conflits sont des oppositions d'acteurs, de la simple tension à l'affrontement armé. La conflictualité est un état intermédiaire entre paix et guerre ouverte, avec diverses violences. La guerre est un conflit armé qui dépasse un certain seuil de violence, mais le terme est peu utilisé en droit international. La paix est l'absence de guerre ou de conflit.
I. Les Causes Multiples des Conflits
Les guerres éclatent rarement pour un motif unique et sont souvent liées à des enjeux politiques.
Historiquement, les motivations varient :
Territoriales : Volonté d'acquérir ou de reprendre des territoires (ex : Louis XIV, Napoléon, Alsace-Moselle en 1914).
Géopolitiques / Stratégiques : Désir de leadership régional (ex : Guerre Froide, Russie-Ukraine) ou contrôle de passages stratégiques (ex : Canal de Suez).
Nationalistes : Peuple voulant un État (ex : Indépendance américaine 1776, grecque 1830) ou revendiquant une identité (ex : Kurdes, Palestiniens).
Idéologiques : Diffusion d'un modèle politique (ex : Révolution française, Guerre Froide) ou lutte pour la liberté/démocratie contre des régimes autoritaires.
Socio-politiques internes : Différends sur le pouvoir au sein d'un État (ex : Guerre de Vendée, Chine 1949, Espagne 1936).
Religieuses / Culturelles : Prosélytisme armé (ex : Croisades, Djihadisme) ou incapacité de groupes à coexister sur un même territoire (ex : Ex-Yougoslavie, conflits israélo-arabes).
Économiques : Appropriation de ressources (hydrocarbures, minerais, eau, terre) ou accès à l'océan (ex : Guerre du Golfe pour le pétrole, Sahara Occidental pour les minerais, Israël-Palestine pour l'eau).
Socio-économiques : Forts contrastes économiques et sociaux entraînant des inégalités (ex : Brésil, migration Mexique/États-Unis) ou le développement de groupes criminels (mafias, trafics).
II. Les Formes et Acteurs des Conflits Armés
A. Typologie des Guerres
Les conflits armés se distinguent par leurs formes et leurs acteurs :
Guerres conventionnelles :
Interétatiques (deux ou plusieurs États s'affrontent).
Affrontements directs entre armées étatiques, utilisant des armes conventionnelles (conformes aux conventions internationales).
Ex : Guerres mondiales.
Guerres intra-étatiques (civiles) :
Conflits à l'intérieur d'un même État, entre groupes d'acteurs opposés.
Souvent internationalisées par l'intervention d'États ou institutions étrangères.
Ex : Guerre civile syrienne.
Guerres non conventionnelles / irrégulières :
Opposent des acteurs non-étatiques (revendications politiques, terroristes, criminels) ou des forces asymétriques.
Sans déclaration de guerre, prennent des formes comme la guérilla, le terrorisme, la prise d'otages.
Utilisent des armes non-conventionnelles (interdites) ou détournées.
Ex : Terrorisme djihadiste (Al-Qaïda, Daech), cyberguerres, piraterie.
Autres formes : Guerres commerciales, scientifiques, idéologiques (propagande), spatiales, cyberguerres.
B. Les Acteurs des Conflits
Les acteurs sont diversifiés :
Les États :
Acteurs premiers des guerres conventionnelles, dotés d'armées permanentes ou temporaires.
Engagent des alliances (stratégiques, idéologiques, contre un ennemi commun) : ex : OTAN.
Interviennent via des organismes de sécurité collective (SDN, ONU) pour maintenir l'ordre ou rétablir la paix.
Sociétés Militaires Privées (SMP) :
Héritières des mercenaires, louent leurs services aux belligérants.
Avantage : flexibilité pour les États ; Inconvénient : manque de fidélité, risque de devenir un contre-pouvoir.
Ex : Blackwater. Le mercenariat est condamné par l'ONU et interdit en France (2003).
Groupes non-étatiques :
Civils armés contestant le pouvoir (résistance, guérilla) : ex : Vietcong, FARC. Conflits asymétriques.
Groupes criminels (mafias, trafiquants) utilisant la violence pour des gains économiques, pouvant déstabiliser des régions (ex : Mexique, Golfe d'Aden).
Groupes terroristes internationaux aux motivations religieuses ou idéologiques : ex : Al-Qaïda, Daech.
III. L'Évolution de la Guerre et la Théorie de Clausewitz
A. La Révolution Militaire et l'État Moderne
Transformations entre Moyen Âge et Temps Modernes : croissance des effectifs, armes à feu, professionnalisation des soldats, coût accru.
Lien avec la construction de l'État moderne centralisateur : pouvoir capable de rassembler et contrôler les armées.
B. Clausewitz et la Guerre Politique
Carl von Clausewitz (officier prussien, XIXe s.) dans De la Guerre :
La guerre est un phénomène relationnel : duel entre acteurs politiques.
C'est un outil politique, la « continuation de la politique par d'autres moyens » : un moyen de contraindre l'adversaire à exécuter sa volonté.
La guerre est potentiellement totale dans ses moyens (violence armée, diplomatie, économie).
Idéal : la « guerre absolue » (anéantissement de l'adversaire) vs. Réalité : la « guerre réelle » (plus proportionnée aux moyens, l'arrêt quand le but est atteint).
Il soulignait la montée aux extrêmes des guerres napoléoniennes (participation du peuple, haine nationale).
C. Application et Limites du Modèle Clausewitzien
Guerre de Sept Ans (1756-1763) :
Modèle de guerre réelle clauswitzienne : interétatique, dynastique, par des souverains.
Objectifs territoriaux et géostratégiques.
Moyens politiques et diplomatiques importants (alliances, négociations).
Ne vise pas l'anéantissement mais la prise de l'avantage.
Guerres Révolutionnaires et Napoléoniennes (1792-1815) :
Début de la guerre absolue : nationales (peuple vs peuple), mobilisation massive de citoyens (levée en masse, conscription).
Moteur : passion, objectifs idéologiques (diffusion des valeurs de la Révolution).
Violence affirmée, recherche de la destruction de l'adversaire (tyrannie).
Coût humain et matériel considérable.
Guerres Mondiales (XXe s.) :
Guerres totales : mobilisation de toutes les ressources (humaines, économiques, financières, technologiques, psychologiques) dans le but d'anéantir l'adversaire.
Dimension idéologique plus forte dans la Seconde Guerre mondiale, primant sur le politique.
Objectif d'anéantissement de l'ennemi.
Guerres post-Guerre Froide :
Martin van Creveld : La théorie de Clausewitz est datée, ne s'applique pas aux guerres non-étatiques (terroristes, intra-étatiques), qui sont moins politiques que religieuses/ethniques.
Dario Battistella : Les motivations ethniques/religieuses peuvent cacher des stratégies politiques.
Les guerres irrégulières (terrorisme, guérilla) sont souvent asymétriques, sans frontières, avec des acteurs non-étatiques (civils, groupes paramilitaires), et ne respectent ni le jus ad bellum ni le jus in bello.
Le djihadisme (Al-Qaïda, Daech) remet en cause le modèle clausewitzien :
Motivations idéologiques/religieuses (djihad global, califat).
Acteurs non-étatiques, méthodes non-conventionnelles (attentats, cyberguerre).
Cependant, Daech cherche à créer un proto-État avec des conquêtes territoriales, plus proche d'une logique étatique.
La réponse des États est souvent hybride mais aussi irrégulière (drones, unités spéciales, mercenaires).
Disparition des guerres interétatiques classiques ?
Moins fréquentes depuis 1991 (dissuasion nucléaire, sécurité collective ONU).
Mais elles persistent (ex: Cachemire, Chine-Taïwan, Corées, Russie-Ukraine).
Nouvelles formes d'engagement étatique : guerres d'intervention (ONU ou coalitions), guerres préventives (ex: Irak 2003).
Développement des cyberguerres et robots militaires (drones, robots autonomes) : plus rapides, précis, moins coûteux en vies humaines, mais posent de nombreux défis éthiques et stratégiques (autonomisation, hacking, remise en question du droit international).
Campagnes d'ONG comme "Stop les robots tueurs" et appels à des traités d'interdiction.
AXE 2 : Le Défi de la Construction de la Paix
La paix est l'absence de guerre, mais sa construction est un processus complexe et incertain, allant des négociations à l'application concrète.
A. L'Émergence d'une Paix Organisée et Durable
Avant le XVIIe s. : Traités de paix souvent non appliqués, temporaires et défavorables aux vaincus (revanche).
À partir du XVIIe s. : Idée d'une paix organisée et durable par l'entente entre puissances lors de congrès internationaux.
1. Le système westphalien (1648)
Met fin à la Guerre de Trente Ans (enjeux religieux et politiques).
Négociations longues (5 ans) à cause des différences linguistiques, des consultations des souverains, et de la persistance des combats.
Conséquences :
Affaiblissement des Habsbourg, autonomie des États du SERG.
Gains territoriaux et en puissance pour la France, la Suède, indépendance des Provinces-Unies et de la Suisse.
Révolution du droit international :
Juridique : Souveraineté des États (non-ingérence intérieure et supériorité de l'État extérieure).
Diplomatique : Droit international public, multilatéralisme, égalité et indépendance des États, consécration des frontières politiques.
Géopolitique : Fin des guerres de religion interétatiques, recherche de paix par négociation et équilibre des puissances.
Ce système est remis en cause par les guerres napoléoniennes (1ère remise en cause) et les nationalismes/impérialismes (XIXe s.) qui conduisent aux guerres mondiales.
2. La Sécurité Collective (XXe s.)
Après les guerres mondiales, l'idée d'une diplomatie mondiale pour une paix perpétuelle s'impose.
SDN (Société des Nations, 1920) :
Principes de Wilson (14 points) : diplomatie ouverte, sécurité collective, autodétermination des peuples.
Objectif : interdiction de la guerre, respect du droit international, intégrité territoriale des États.
Organisation : Assemblée générale, Conseil (5 membres permanents), Secrétariat.
Échec : absence de grandes puissances (USA, URSS), unanimité paralysante au Conseil, pas de force armée pour sanctionner.
ONU (Organisation des Nations Unies, 1945) :
Tire les leçons de la SDN.
Organisation : Assemblée Générale (consultative), Conseil de Sécurité (5 membres permanents avec droit de veto), Secrétariat Général, Conseil économique et social, Cour internationale de justice.
Dispose de Casques bleus (force armée d'interposition fournie par les États).
B. L'Action de l'ONU : Kofi Annan et les Défis Actuels
L'ONU est restée impuissante pendant la Guerre Froide (veto des membres permanents).
Kofi Annan (SG 1997-2006) :
Promeut la paix, la négociation, le multilatéralisme.
Condamne l'intervention américaine en Irak (2003) comme « illégale ».
Fait adopter le principe de la « responsabilité de protéger » (devoir d'ingérence en cas de violation des droits de l'homme), augmentant les interventions des Casques bleus (ex : Angola, Sierra Leone).
Vise une approche globale de la paix, incluant la réduction de la pauvreté, l'éducation, la lutte contre le réchauffement climatique.
Limites de l'ONU :
Budget trop faible, sous-traitance à des ONG ou organisations militaires régionales.
Impuissance face à l'unilatéralisme américain (ex : Irak 2003) et au droit de veto des membres permanents (ex : Moyen-Orient).
Demandes de réforme du Conseil de Sécurité pour être plus représentatif et moins paralysé.
C. Les Acteurs de la Paix
Acteurs traditionnels : États (belligérants, tiers, régionaux, mondiaux), Organisations Internationales (ONU).
Nouveaux acteurs (« diplomatie civile ») :
Autorités religieuses (Papauté).
ONG (Croix-Rouge, Amnesty International, Promédiation) : rôle croissant, plus discrets, flexibles, rapides.
Opinions publiques (rôle des médias, ex : guerre du Vietnam).
Philanthropes (grandes fortunes).
Grandes entreprises (influence économique, mais prudentes sur les conflits).
IV. Le Moyen-Orient : Un Foyer de Conflits Complexes
Le Moyen-Orient, zone stratégique et riche en ressources, est le théâtre de conflits séculaires et imbriqués.
A. Les Enjeux Géostratégiques et Économiques
Position géographique : Carrefour de trois continents, contrôle de passages stratégiques (détroits, Canal de Suez).
Ressources :
Hydrocarbures (pétrole, gaz) : première région productrice mondiale. Source de richesse mais aussi de conflits (ex : Guerre Iran-Irak, Guerre du Golfe). Attrait pour les puissances occidentales (chocs pétroliers).
Eau : ressource rare dans un climat aride. Contrôle des fleuves (Tigre, Euphrate, Jourdain) source de tensions (ex : Israël-Palestine, Turquie-Syrie-Irak).
B. Les Enjeux Démographiques, Culturels et Religieux
Diversité ethnique : Arabes, Perses, Turcs, Juifs, Kurdes (peuple sans État).
Berceau des trois monothéismes : Judaïsme, Christianisme, Islam. Jérusalem, ville sainte, point de conflit. Les tensions religieuses se sont exacerbées avec l'essor de partis religieux extrémistes depuis les années 1970.
Divisions intra-religieuses : L'Islam majoritaire est divisé entre Sunnites (85%, ex: Arabie Saoudite) et Chiites (minoritaires mais majoritaires en Iran, Irak). Hostilité historique et politique (ex: Iran chiite vs Arabie Saoudite sunnite).
C. Les Enjeux Politiques : Frontières, Régimes et Interventions
Frontières contestées : Tracées par les puissances extérieures post-guerres mondiales, ne respectant pas toujours les réalités locales (ex : Irak-Iran).
Régimes autoritaires : Souvent contestés par des revendications démocratiques ou islamistes (ex : Printemps arabe).
Interventions extérieures :
Guerre Froide : USA et URSS exportent leurs différends, soutenant divers acteurs pour l'endiguement ou l'influence.
Déclin du panarabisme et émergence du Tiers Monde : Tentatives de non-alignement (Conférence de Bandung), recul de l'influence des superpuissances fin des années 1970 (Révolution iranienne).
D. Le Conflit Israélo-Palestinien
Création de l'État d'Israël (1948) : Plan de partage de l'ONU pour la Palestine, rejeté par les États arabes. Guerre de 1948-49, victoire d'Israël, exode palestinien (Nakba).
Guerres israélo-arabes (1967, 1973) :
Guerre des Six-Jours (1967) : blocus de l'Égypte, offensive israélienne, annexion de territoires (Sinaï, Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est).
Guerre du Kippour (1973) : attaque syro-égyptienne, contre-offensive israélienne, cessez-le-feu de l'ONU.
Accords de Camp David (1978) : paix Égypte-Israël, restitution du Sinaï contre reconnaissance d'Israël (rejeté par d'autres pays arabes).
Conflit intraétatique israélo-palestinien :
Développement du nationalisme palestinien (OLP, Fatah) et recours à la lutte armée. Attentats et ripostes militaires israéliennes.
Intifadas (1987, 2000) : soulèvements palestiniens dans les territoires occupés.
Accords d'Oslo (1993) : reconnaissance mutuelle OLP-Israël, Autorité palestinienne, mais échec (assassinat de Rabin, montée des extrémismes, colonisation israélienne, Hamas, Hezbollah).
Situation actuelle : colonisation continue, "barrière de séparation", divisions palestiniennes (Fatah vs Hamas), soutien américain à Israël. L'ONU peine à imposer une solution à deux États.
E. L'Impossible Paix au Moyen-Orient ?
Les conflits persistent (Irak, Syrie, Afghanistan).
Réprimés kurdes, programme nucléaire iranien, montée de l'islamisme.
Les États autoritaires (Arabie Saoudite) restent les seuls espaces de stabilité.
Échec de la politique occidentale de démocratisation.
Impuissance de l'ONU face aux divisions du Conseil de Sécurité (vetos de Russie, Chine, USA).
Acteurs multiples : États régionaux (lutte d'influence), puissances internationales (intérêts économiques, alliés), milices et groupes terroristes (guerres irrégulières), ONG (aide humanitaire).
Introduction : Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel
Les conflits sont des situations d'opposition, allant de la simple tension à l'affrontement armé. La conflictualité est un état intermédiaire entre paix et guerre ouverte, marquée par des violences diverses. La guerre est un conflit armé inter-étatique ou intra-étatique, avec un seuil de violence pour sa qualification. La paix est l'absence de guerre ou de conflit.
Définitions Clés
Conflit : Opposition entre acteurs (individus ou groupes), du désaccord à la guerre. Implique une revendication qui atteint les intérêts d'autrui.
Conflictualité : Situation intermédiaire entre paix et guerre ouverte, avec violences (ex: tensions).
Guerre :
Conflit armé : Juridiquement encadré, à dimension militaire.
Ne se résume pas à un nombre de victimes (ex: 1000 morts non quantifié pour la qualifier).
En 2023, le HIIC recensait 369 conflits dans le monde.
Paix : Absence de guerre ou de conflit. On distingue la paix négative (fin des violences) de la paix positive (éradication des causes de violence).
Types de Guerres et Évolution
Guerres Conventionnelles : Affrontements inter-étatiques (deux États ou plus), comme les guerres mondiales.
Guerres Intra-étatiques : Guerres civiles au sein d'un seul État. Peuvent s'internationaliser.
Conflits Non Conventionnels (transnationaux) : Cyberguerres, terrorisme djihadiste (années 1990-2000). Acteurs des deux "camps" peuvent être dans le même pays.
Motivations des Conflits
Les guerres ont souvent plusieurs motifs :
Territoriaux : Conquête ou reprise de territoires (ex: Louis XIV, Napoléon, Alsace-Moselle en 1914).
Géopolitiques : Leadership régional (ex: Guerre froide, Russie/Ukraine), accès à des ressources (hydrocarbures, minerais, eau, terre).
Nationaux/Idéologiques :
Volonté de créer un État-nation (ex: guerres d'indépendance).
Diffusion d'idéologies politiques (ex: Révolution française en Europe, Guerre froide).
Conflits politiques internes (ex: guerre de Vendée, guerre civile chinoise).
Religieux/Culturels : Prosélytisme armé (ex: Croisades, Djihadisme), incapacité de coexister (ex: ex-Yougoslavie, conflits israélo-arabes), imposition d'une religion/culture.
Socio-économiques : Forts contrastes ou inégalités (ex: Brésil, immigration).
Modalités des Conflits
Le programme se concentre sur les conflits armés, mais d'autres formes existent :
Guerres Conventionnelles : Affrontements directs entre armées étatiques, utilisant des armes conventionnelles (conformes aux conventions internationales).
Guerres Non Conventionnelles :
Impliquent des acteurs non étatiques (civils, groupes terroristes).
Sans déclaration de guerre.
Formes : guérilla, terrorisme (attentats contre civils), prises d'otages.
Utilisation d'armes non-conventionnelles (interdites ou détournées).
Autres formes de "guerres" : Commerciale, scientifique, idéologique (propagande), spatiale, cyberguerre (piratage, hacking, virus).
Les Acteurs des Conflits
Acteurs Étatiques
États : Acteurs principaux des guerres conventionnelles. Se dotent d'armées (permanentes ou temporaires).
Alliances entre États : Pour renforcer leur force ou pour des raisons géostratégiques/idéologiques (ex: Triple Entente, Axe, OTAN).
Organisations Internationales : SDN (Société des Nations, pré-1945), ONU (Organisation des Nations Unies, post-1945). Visent à maintenir la sécurité collective par la négociation, les sanctions ou les interventions armées (Casques bleus).
Acteurs Non-Étatiques
Mercenaires / Sociétés Militaires Privées (SMP) : Soldats louant leurs services. Avantages pour l'État : pas d'armée permanente coûteuse. Inconvénients : manque de fidélité, risque de contre-pouvoir (ex: Blackwater). Interdit en France depuis 2003, condamné par l'ONU.
Groupes de Rébellion / Civils armés : Civils contestant le pouvoir, usant de guérilla (ex: Résistance française, Vietcong, FARC). Conflits asymétriques.
Groupes Criminels : Mafias, trafiquants, pirates. Utilisent la violence pour leurs profits illégaux (ex: Golfe d'Aden, Mexique). Peuvent créer des situations de guerre civile.
Groupes Terroristes Internationaux : Motivations religieuses (ex: Al-Qaïda, Daech).
Modes de Résolution des Conflits
La Fin des Hostilités
Capitulation (Reddition militaire) : Reconnaissance de la défaite par un État, acceptation des conditions du vainqueur (ex: Japon en 1945).
Cessez-le-feu : Suspension des hostilités, chacun restant sur ses positions (ex: Israël/Hezbollah en 2006).
Armistice : Accord pour mettre fin aux hostilités avec conditions fixées pour le vaincu (ex: France/Allemagne en 1918). Le vaincu conserve un contrôle théorique sur son territoire.
Traité de paix : Accord politique déclarant la fin d'une guerre, souvent après cessez-le-feu ou armistice (ex: Accords d'Évian 1962).
Interventions Extérieures
État ou Coalition : Intervention pour mettre fin au conflit (ex: Accords de Dayton après intervention OTAN en Yougoslavie).
Organisme de Sécurité Collective (ONU) : Interventions multilatérales (ex: 1ère Guerre du Golfe 1991, Opération Barkhane au Mali).
La résolution des conflits est de plus en plus multilatérale dans un monde globalisé.
Conflits Sans Résolution
Certains conflits ne trouvent pas de résolution si les belligérants ne lâchent pas, si la communauté internationale est divisée, ou si les négociations sont refusées (ex: conflit israélo-palestinien, djihadistes).
Axe 1 : La dimension politique des guerres
La Guerre et la Politique
La guerre est intrinsèquement liée au pouvoir et à la politique.
Pour les guerres inter-étatiques, le gouvernement engage le pays.
Pour les guerres intra-étatiques, le pouvoir est contesté ou doit rétablir l'ordre.
Dans les conflits transnationaux, les gouvernements sont impliqués par attaque ou choix d'intervention.
Clausewitz et la Guerre
Carl von Clausewitz (officier prussien, 1780-1831) a théorisé la guerre dans De la Guerre.
La guerre est un phénomène relationnel : un "Duel à vaste échelle", ne peut être unilatérale.
La guerre est un outil politique : "Continuation de la politique par d'autres moyens". Son but est de contraindre l'adversaire.
La guerre est potentiellement totale : usage de violence armée, mais aussi diplomatie, politique, économie. L'art de la guerre est d'utiliser ces moyens de manière intelligente.
Types de guerres selon Clausewitz : Inter-étatiques, civiles, "petites guerres" (État contre combattants civils).
Guerre de Sept Ans (1756-1763) : La "Guerre Réelle"
Considérée comme la 1ère "guerre mondiale" (Pierre-Yves Beaurepaire).
Acteurs : Guerres dynastiques entre souverains (Louis XV, Frédéric II, Marie-Thérèse).
Causes : Géostratégiques (domination territoriale en Europe, colonies comme Silésie, Amérique du Nord, Inde). Affrontement idéologique (monarchies catholiques vs protestantes).
Caractéristiques : Alliances changeantes (ex: Russie).
Résultat :
Traité de Paris : Grande défaite française (perte de colonies), Grande-Bretagne 1ère puissance mondiale.
Frédéric II de Prusse : Gagne en prestige, la Prusse devient une puissance majeure.
Modèle Clausewitzien : Correspond à la "guerre réelle". Ne vise pas l'anéantissement, mais la prise d'avantage pour la négociation.
Guerres Révolutionnaires et Napoléoniennes (1792-1815) : La "Montée aux Extrêmes"
Clausewitz y voit une "guerre absolue", modèle de la "montée aux extrêmes".
Transformation :
De guerres dynastiques à guerres nationales ("un peuple contre un autre peuple").
Armées de professionnels aux armées de citoyens (levée en masse, conscription).
Moteur de la guerre : de la raison à la passion.
Objectifs : de territoriaux à idéologiques (diffusion des idées révolutionnaires).
Fin de guerre : de l'atteinte d'objectifs à l'anéantissement de l'adversaire.
Violence : d'un usage possible à une violence affirmée.
"Guerre Absolue" :
Moyens employés disproportionnés (très coûteuses, effectifs considérables).
Plus violentes, cherchent à détruire l'adversaire, massacres de civils.
Bilans humains terribles.
Analyse : Bien que tournant vers la "guerre absolue", elles gardent des aspects de "guerres réelles" (buts politiques, stratégies similaires à l'Ancien Régime). Le terme "guerre totale" est souvent appliqué à ces guerres.
Le XIXe Siècle et les Guerres de Décolonisation : "Petites Guerres"
Guérillas : Mouvements nationaux contre États multinationaux (ex: indépendance Grèce, Belgique, unification Italie/Allemagne). Armées populaires de civils.
Guerres Coloniales : Européens profitent de leur supériorité technique pour soumettre l'Afrique et l'Asie. Buts géostratégiques, économiques et culturels. Modèle clausewitzien comme outil politique.
Décolonisation (1945-1975) : Indépendances parfois par guerre (Indochine, Algérie). "Petites guerres" (guérillas) par populations civiles contre armées étatiques asymétriques.
Guerres Mondiales (XXe Siècle) : Anéantissement et Idéologie
Guerres inter-étatiques nationales : Causes nationalistes.
Dimension idéologique : Plus forte en Seconde Guerre mondiale (pangermanisme).
Guerres totales (plus proches de la "guerre absolue" de Clausewitz) :
Mobilisation humaine (civils, soldats), économique (industrie de guerre), financière, technologique, psychologique (propagande).
Volonté d'anéantissement de l'adversaire (Traité de Versailles, génocide juif, bombes atomiques).
Primauté de l'idéologie : Particulièrement en 2GM, l'idéologique prime sur la politique (gouvernements militaires, sacrifice, occupation).
Après la Guerre Froide : Nouvelles Formes de Conflits
Critique de Clausewitz : Martin van Creveld (1991) estime que la conception de Clausewitz est datée et que les guerres actuelles sont moins politiques, plus idéologiques, religieuses, ethniques.
Contre-argument : Dario Battistella souligne que les motivations ethniques/religieuses peuvent cacher des stratégies politiques.
Guerres irrégulières / non conventionnelles :
Pas de déclaration de guerre, non-respect du droit de la guerre (jus in bello).
Méthodes : Terrorisme, guérilla, armes non-conventionnelles.
Sans ligne de front ni frontières (intra-étatiques et/ou transnationales).
Acteurs : non-étatiques, groupes paramilitaires, civils (enfants-soldats).
Terrorisme djihadiste (Al-Qaïda, Daech) :
Terrorisme : Utilisation de la violence pour un but politique, visant civils et armées.
Islamisme : Courant politique visant à imposer la charia pour un État musulman.
Djihad : "Guerre sainte" contre les Infidèles pour imposer l'Islam (interprétation contestée).
Al-Qaïda : Fondée en 1988 par Ben Laden. "Djihad global" contre "ennemi lointain" (Occident). Attentats du 11 septembre 2001.
Daech : Né d'une scission avec Al-Qaïda. Proclame un califat en 2014, priorité : lutte contre les chiites.
Rupture ou non avec Clausewitz ? Question complexe. Al-Qaïda moins clausewitzien (idéologie religieuse, acteurs non-étatiques). Daech plus clausewitzien (création d'un proto-État, conquêtes territoriales).
Autres Conflits Irréguliers transnationaux : Piraterie, trafics (drogues, armes), guerres climatiques (migrations, accaparement des ressources). Motivations socio-économiques plus que politiques.
Les Guerres Inter-étatiques Classiques ont-elles disparu ?
Moins nombreuses depuis 1991 : Grâce à la dissuasion nucléaire et au système de sécurité collective de l'ONU.
Persistance : Conflits "hérités" (Inde/Pakistan, Chine/Taïwan, deux Corées), guerre Russie/Ukraine.
Nouvelles formes étatiques :
Guerres d'intervention : Par un État ou une coalition (ex: Opération Tempête du désert au Koweït, Serval/Barkhane au Mali).
Guerres préventives : (Ex: Guerre en Irak 2003, "armes de destruction massive").
Cyberguerres : Utilisation de virus informatiques pour saboter (ex: Stuxnet contre Iran).
Robots de guerre : Drones, robots mules/démineurs. Avantages : rapides, précis, moins coûteux en vies humaines. Inconvénients : risques d'autonomisation, hacking, questions éthiques, déshumanisation (Antonio Guterres).
Axe 2 : Le défi de la construction de la paix
La paix n'est pas seulement l'absence physique de guerre, mais un processus complexe et durable de régulation des relations internationales.
De l'Antiquité au XVIIe Siècle : Paix Fragile
La paix était vue comme simple cessation des hostilités par traité.
Difficultés : Non-application, temporarité (ex: Guerre de Cent ans), conditions défavorables aux vaincus (volonté de revanche).
À partir du XVIIe Siècle : Vers une Paix Organisée
Idée d'une paix durable par entente entre puissances via congrès internationaux (ex: Traités de Westphalie 1648).
Traités de Westphalie (1648) : Une Révolution du Droit International
Mettent fin à la Guerre de Trente Ans.
Négociations complexes : 5 ans, multiples acteurs, contexte de guerre, difficultés de communication.
Conséquences :
Perdants : Les Habsbourg (affaiblis, perte de population, autonomie des 350 États du SERG).
Gagnants : Suède (gains territoriaux), Provinces-Unies (indépendance), Suisse (indépendance), France (puissance dominante en Europe).
Système Westphalien :
Juridique : Souveraineté de l'État (interne et externe, principe de non-ingérence).
Diplomatique : Droit international public, multilatéralisme, égalité des États, notion de frontière politique.
Géopolitique : Fin des guerres de religion inter-étatiques, recherche d'équilibre des puissances pour éviter la guerre.
Remise en Cause du Système Westphalien
Révolution et Empire napoléonien : Rupture de l'équilibre, rétabli en partie par le Congrès de Vienne (1815) (Sainte-Alliance).
Nationalismes et impérialismes (XIXe) : Nouvelle rupture, conduisant à la Première Guerre Mondiale.
Ordre Mondial du XXe Siècle : Sécurité Collective
Quatorze Points de Wilson (1918) : Diplomatie transparente, armées défensives, sécurité collective (création d'une Société des Nations), droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Société des Nations (SDN, 1920) :
Principes : Interdiction de la guerre, respect du droit international, intégrité territoriale.
Organisation : Assemblée générale, Conseil (5 membres permanents), Secrétariat.
Échec : Peu de pays représentés (USA, URSS absents), unanimité paralysante, pas de force armée.
Organisation des Nations Unies (ONU, 1945) :
Tire les leçons de la SDN :
Assemblée Générale : Consultative.
Conseil de Sécurité : 15 membres (5 permanents avec droit de veto). Prend les décisions (résolutions).
Secrétariat général, Conseil économique et social, Cour internationale de justice.
Dispose des Casques bleus (force d'interposition).
Kofi Annan (Secrétaire Général 1997-2006, Prix Nobel de la Paix 2001) :
Prône la négociation, le multilatéralisme. Condamne l'intervention en Irak (2003) comme "illégale".
Responsabilité de protéger (devoir d'ingérence) adopté en 2005, augmentation des Casques bleus.
Rapport sur le millénaire (2000) : paix liée à la réduction de pauvreté, éducation, santé, climat.
Limites de l'ONU :
Impuissance pendant la Guerre Froide (veto).
Échecs dans les années 90 (Rwanda, Bosnie).
Budget faible, sous-traitance à ONG ou organisations régionales.
Conflits qui s'éternisent.
Remise en cause des principes de sécurité collective (intervention USA en Irak sans mandat).
Demandes de réforme du Conseil de Sécurité (représentativité, droit de veto).
Étude de Cas : Moyent-Orient comme Foyer de Conflits
Le Moyen-Orient est une région de contacts et de convoitises, avec des conflits séculaires et intriqués (économiques, politiques, religieux, culturels).
Facteurs de Conflits
Position Géostratégique : Carrefour de 3 continents et 2 océans, avec passages stratégiques (détroits, canal de Suez).
Ressources :
Hydrocarbures : 60% des réserves mondiales de pétrole, 40% de gaz. Source de richesse mais aussi de conflits (ex: Guerre Iran-Irak, 1ère Guerre du Golfe). Attire l'intérêt occidental.
Eau : Ressource rare dans un climat aride. Contrôle des fleuves (Jourdain, Tigre, Euphrate) source de tension (ex: Israël/Palestiniens, Turquie/Syrie/Irak).
Diversité Humaine et Culturelle : Arabes, Perses, Turcs, Juifs, Kurdes (peuple sans État).
Berceau des 3 Monothéismes : Judaïsme, Christianisme, Islam. Jérusalem ville sainte pour les trois. Les tensions nationalistes et l'essor de partis religieux extrémistes exacerbent les différences. Divisions sunnites/chiites (depuis 1979, Iran/Arabie Saoudite).
Frontières Héritées du Colonialisme : Tracées par puissances extérieures, ne respectent pas toujours les populations. Conflits intra-étatiques fréquents.
Régimes Autoritaires et Inégalités : Utilisation de la force (Turquie, Syrie). Contestations populaires pour plus de démocratie, souvent liées à inégalités sociales.
Le Moyen-Orient durant la Guerre Froide
Région clé pour l'endiguement communiste.
Influence des USA : Soutien à Turquie, Iran (jusqu'à 1979), Arabie Saoudite, Israël. Accords avec l'AS (pacte du Quincy). Interventions militaires (Liban 1958).
Influence de l'URSS : Alliés (Syrie, Yémen, Irak). Intervention en Afghanistan (1979).
Mouvements d'Indépendance :
Panarabisme : Nasser (Égypte), objectif d'unité arabe et indépendance face aux blocs.
Mouvement des Non-alignés : Tentative d'une "troisième voie" face à la bipolarisation.
Déclin de l'Influence des Superpuissances (fin 70s) : Révolution islamique iranienne (1979), guerre Iran-Irak (1980-1988) échappant au contrôle.
Le Conflit Israélo-Palestinien
Conflit central depuis 1948.
Création d'Israël (1948) : Plan de l'ONU, rejeté par les États arabes. Victoire d'Israël, exode palestinien (Nakba).
Guerres Israélo-Arabes :
Guerre des Six-Jours (1967) : Victoire israélienne, occupation du Sinaï, Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est. Résolution 242 de l'ONU.
Guerre du Kippour (1973) : Attaque surprises Égypte/Syrie, contre-offensive israélienne. Cessez-le-feu ONU.
Accords de Camp David (1978) : Paix entre Égypte et Israël.
Conflit intra-étatique (post 1970s) :
Nationalisme palestinien, création de l'OLP (Yasser Arafat, Fatah), lutte armée, terrorisme.
Intifadas : Soulèvements palestiniens (1987, 2000).
Réfugiés palestiniens déstabilisent la région (Jordanie 1970, Liban 1975).
Processus de Paix et Enlisement :
Accords d'Oslo (1993) : Reconnaissance mutuelle Israël/OLP, Autorité palestinienne. Rejetés par les extrémistes.
Blocage depuis mi-1990 : Assassinat de Rabin, droite israélienne au pouvoir, colonisation continue.
Conflit Hamas (Gaza) vs Fatah (Cisjordanie).
L'ONU maintient sa position pour la solution à deux États, mais les tentatives sont bloquées par les USA.
L'Impact de l'Islamisme
Progression : Depuis 1979 (Révolution iranienne), l'islamisme progresse (Turquie, Gaza).
Causes : Sentiment d'humiliation (défaites, présence occidentale), crise économique/sociale, action caritative des organisations islamistes.
Radicalisation : Terrorisme dès 1990 (Al-Qaïda), djihadisme.
Interventions suite au terrorisme :
Afghanistan (2001) : Mandat ONU, USA renversent les Talibans.
Irak (2003) : Intervention unilatérale USA ("guerre préventive" erronée), attise l'anti-occidentalisme.
Guerre civile irakienne : Persistance après retrait USA. Montée de Daech et proclamation du Califat (2014).
Coalition contre Daech : Intervention militaire, mais tensions persistent.
Le "Printemps Arabe" (2010-2011)
Mouvement de contestation contre régimes autoritaires.
Issues possibles : Renversement du régime (Égypte), réformes (Jordanie), répression violente (Syrie – guerre civile).
Conséquence : Victoire d'islamistes modérés aux élections, recul des démocraties libérales.
Guerre civile syrienne (2011-2022) : Conflit intra-étatique (Bachar el-Assad vs rebelles, Daech, Kurdes) avec implications régionales et internationales.
Bilan au Moyen-Orient
Persistance des conflits : Irak, Syrie, Afghanistan.
Peuples sans droits : Kurdes.
Menaces : Programmes nucléaires (Iran), montée de l'islamisme.
Coexistence instable : États autoritaires (Arabie Saoudite) semblent être les seuls espaces de stabilité.
Impuissance de l'ONU : Divisions (vetos) bloquent les solutions.
Acteurs nombreux : États régionaux, puissances internationales (USA), milices, groupes terroristes, ONG.
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