Tissus Musculaires
50 cardsCette note explore en détail l'histologie des trois types de tissus musculaires : strié squelettique, lisse et cardiaque, en décrivant leur structure générale, microscopie optique et électronique, ainsi que leurs mécanismes de contraction au niveau moléculaire.
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Lestissus musculaires sont essentiels pour la production de travail mécanique grâce à la contraction. Ilexiste trois types de myocytes (cellules musculaires) spécialisés, chacun ayant des caractéristiques et des localisations distinctes.
1. Généralités sur les Tissus Musculaires
Myocytes: cellules musculaires contenant des myofilaments contractiles groupés en myofibrilles.
3 types de myocytes :
Cellules musculaires striées squelettiques (rhabdomyocytes) : associés au squelette, contraction volontaire, striation transversale.
Cellules musculaires lisses (léiomyocytes) : paroi des viscères et vaisseaux, contraction involontaire (système nerveux végétatif).
Cellulesmusculaires cardiaques (cardiomyocytes) : myocarde, contraction rythmique et spontanée (système nerveux végétatif).
2. Le muscle strié squelettique
2.1 Rappel embryologique
Formé par la fusion de centaines de myoblastes.
Chez l'adulte, chaque cellule musculaire = un syncytium multinucléé (noyaux en périphérie).
2.2 Localisation et rôle
Se fixe au squelette par les tendons.
Permet les mouvements volontaires et le maintien de la posture.
Contrôlé par le système nerveux.
Divers types : convergents, circulaires,pennés, parallèles, fusiformes.
2.3 Structure générale
Rhabdomyocyte (fibre musculaire) : cellule fondamentale.
Ne se divise pas et ne croît pas. Remplacement par cellules satellites encas de lésion.
Macroscopiquement : corps du muscle (fibres en faisceaux) et tendons.
Organisation des tissus conjonctifs :
Épimysium : entoure le muscle entier.
Périmysium : entoure chaque faisceau musculaire (contient vaisseaux sanguins et nerfs).
Endomysium : entoure chaque fibre musculaire.
2.4 Description histologique : Microscopie Optique
Fibres allongées, plurinucléées (centaines de noyaux en périphérie), striation transversale.
Diamètre : 10-100 µm, longueur : quelques µm à plusieurs cm.
Sarcolemme : membrane plasmique + lame basale.
Deux types de rhabdomyocytes :
Type I (lente): fonction posturale, glycolyse aérobie, nombreuses mitochondries, myoglobine abondante (fibres rouges), peu de glycogène, ATPases acides.
Type II (rapide) : fonction phasique, glycolyse anaérobie, peu de mitochondries, myoglobine rare (fibres blanches), beaucoup de glycogène, ATPases basiques.
Sarcoplasme (cytoplasme) rempli de myofibrilles.
Myofibrilles groupées en colonnes de Leydig (coupe longitudinale) ou champs de Cohnheim (coupe transversale).
2.5 Description histologique : Microscopie Électronique
Sarcoplasme contient :
Organites classiques (nombreuses mitochondries entre myofibrilles et sous sarcolemme).
Beaucoup de glycogène (particules dispersées).
Réticulum sarcoplasmique : REL longitudinal, abondant, spécifique aux rhabdomyocytes.
Tubules transversaux (tubules T) : invaginations de la membrane plasmique formant le système T.
Myofibrilles : composées de protéines contractiles.
2.6 Les myofibrilles
2.6.1 Généralités sur les myofibrilles
Cylindres allongés, parallèles.
Striation périodique : bandes sombres A et bandes claires I.
Chaque myofibrille = succession de sarcomères (1.5-2.5 µm).
Sarcomère : élément répétitif et fonctionnel de base, responsable de la contraction.
2.6.2 Les sarcomères
Délimités par 2 stries Z (au milieu des bandes I claires).
Entre 2 demi-bandes I claires, une bande A sombre.
Dans la bande A : zone plus claire appelée strie H, au centre de laquelle se trouve la ligne M.
Composition :
Filaments fins d'actine : présents dans la bande I et les parties latérales de la bande A.
Filaments épais de myosine : uniquement dans la bande A.
Chevauchement de filaments fines et épaisses dans les parties latérales de la bande A.
Seules les filaments épaisses de myosine dans la strie H.
La ligne M est un renflement médiande myosine.
Les filaments d'actine sont disposés entre les filaments de myosine selon un mode hexagonal régulier.
Les stries Z = interpénétration des extrémités d'actine de deux sarcomères contigus.
2.7 Le système sarcotubulaire
L'ensemble du réticulum sarcoplasmique + tubules transversaux du système T.
2.7.1 Le réticulum sarcoplasmique
Réticulum endoplasmique lisse(REL) abondant.
Tubules longitudinaux avec extrémités dilatées : citernes terminales (situées en regard de la jonction bande A/bande I).
Rôle : stocker le calcium,libéré lors du potentiel d'action pour la contraction.
2.7.2 Le système T
Invaginations tubulaires de la membrane plasmique, formant un réseau transversal de canalicules.
Entoure les myofibrilles à chaque jonction bande A/bande I.
2.7.3 Les triades
Formées par 1 tubule T et 2 citernes terminales adjacentes.
Situées à chaque jonction bande A/bande I.
2.8 Description moléculaire
2.8.1 Les myofilaments épais
Composés de 200 à 300 molécules de myosine native.
Chaque molécule de myosine : 2 chaînes lourdes identiques (en forme de club de golf, queues torsadées) et 4 chaînes légères.
Têtes de chaînes lourdes : activité ATPasique et site de fixation à l'actine.
La partie centrale du filament épais estnue (sans têtes de myosine).
Chaînes légères (fixées sur les têtes) : LC-R (régulatrice) et LC-S (essentielle).
2.8.2 Les myofilaments fins
Diamètre de 8 nm.
Composés d'actine, de tropomyosine et de troponine.
Actine : forme globulaire (actine G) polymérisée en double hélice (actine F).
Tropomyosine : dimère filamenteux de renforcement.
Troponine : complexe de 3 sous-unités (TCI : tropomyosine, calcium, inhibiteur).
Ces protéines régulatrices sont disposées le longde l'actine, régulent la contraction.
2.8.3 Les protéines accessoires
Assurent l'alignement précis des myofilaments et leur élasticité.
Exemples : Titine(fixe filaments épais à la strie Z), Nébuline (structure hélicoïdale des filaments fins).
2.8.4 Les protéines du sarcolemme
Rôle : relations entre cytosquelette et matrice extracellulaire.
Dystrophine (en vert) : lie myofilaments (actine) à un complexe glycoprotéique membranaire (syntaxines).
Complexes des dystroglycanes et sarcoglycanes : enrouge.
Laminine : lie aux éléments de la matrice extracellulaire (en bleu).
2.8.5 Le cytosquelette
Trois localisations :
Endosarcomérique : Titine, Nébuline.
Exosarcomérique : Microtubules, Filaments intermédiaires de desmine.
Sous sarcolemmique :
Complexe dystrophine-protéines associées : consolide la membrane, pont entre actine sous-membranaire et laminines/collagène. Mutation de la dystrophine → dystrophie musculaire de Duchenne.
Complexe intégrine/taline/vinculine : ancre les sarcomères (stries Z) à la région sous-membranaire et à la lame basale.
2.9 Les cellules satellites
Cellules souches inactives (myogéniques de réserve).
Remplacent les cellules musculaires lésées ou s'activent avec l'exercice.
Petites, fusiformes, un seul noyau (visible en ME), entre sarcolemme et lame basale.
2.10 La plaque motrice
Synapse neuromusculaire entre un motoneurone et une fibre musculaire.
Un motoneurone peut innerver plusieurs fibres musculaires → unité motrice.
Une fibre musculaire n'a qu'une seule plaque motrice (innervée par un seul motoneurone).
Neurotransmetteur : Acétylcholine.
Fente synaptique :primaire et secondaire (entre les replis de la plaque motrice).
Replis jonctionnels sur le sarcolemme : augmentent la surface de contact, contiennent les récepteurs d'acétylcholine.
2.11 Les fuseaux neuro-musculaires
Récepteurs sensoriels encapsulés dans le muscle, parallèles aux rhabdomyocytes.
Répondent au degré de tension et à la vitesse d'étirement (rétrocontrôle de la force de contraction).
2.12 Vascularisation et innervation
Réseau anastomotique de capillaires, à mailles rectangulaires entourant les fibres. Indispensable à l'oxygénation.
Innervation par un motoneurone (corps cellulaire dans lamoelle épinière).
2.13 La contraction musculaire
Déclenchée par dépolarisation de la membrane plasmique (potentiel d'action).
Dépolarisation → système T → réticulum sarcoplasmique → libération du calcium.
Transformation d'énergie chimique en énergie mécanique.
Raccourcissement des sarcomères : strie H et demi-bandes I raccourcissent, bande A ne se modifie pas.
2.13.1 Les étapes moléculaires de la contraction musculaire
Acteurs : filaments fins (actine, tropomyosine, troponine), filaments épais (myosine), Calcium, ATP.
Cycle :
Repos : ATP lié à la tête de myosine, tête de myosine dissociée de l'actine.
Activation : Calcium se fixe sur Troponine C → déplacement de la tropomyosine → site de fixation de l'actine exposé.
Attachement : Tête de myosine se fixe à l'actine (angle 90°).
Mouvement de bascule : Hydrolyse ATP en ADP+Pi par tête de myosine → libération d'énergie → changement de conformation → déplacement de l'actine → raccourcissement.
Détachement : Libération d'ADP → déplacement complet (angle 45°). Unnouveau cycle commence avec l'arrivée d'ATP.
2.13.2 Le déclenchement de la contraction musculaire
Potentiel d'action → ouverture canaux calciques → augmentationdu calcium cytoplasmique (libération du réticulum).
Calcium se lie à la Troponine C → contraction.
RélaXation musculaire :
Diminution du calcium cytoplasmique.
Recaptage du calcium dans le réticulum sarcoplasmique (pompe ATP dépendante).
Échangeur sodium-calcium (antiport) expulsant le calcium hors de la cellule.
3. Le muscle lisse
3.1Embryologie, rôle et localisation
Origine mésenchymateuse.
Localisation : parois vasculaires, canaux excréteurs, organes creux (utérus, tube digestif, vessie...).
Rôle : contraction involontaire, lente et soutenue (péristaltisme).
Activité spontanée et autonome, innervé par le système nerveux autonome.
3.2 Organisation générale
Composé de myofilaments et de corps denses.
Fibres musculaires entourées d'endomysium.
Dispositions des fibres : en faisceaux (ex: muscle redresseur des poils), en rubans, en tuniques, en cellules isolées.
3.3 Description histologique : Microscopie Optique
Coupe longitudinale : cellules fusiformes, extrémités effilées.
Noyau unique, allongé, central (aspect en "tire-bouchon" possible).
Longueurvariable (20 µm dans vaisseaux, 700 µm dans l'utérus).
Coupe transversale : forme arrondie et étroite (4-20 µm).
Cytoplasme éosinophile, sans striationstransversales.
Sarcolemme fin : lame basale + membrane plasmique avec plaques d'ancrage/denses membranaires.
Divers types de cellules musculaires lisses selon leur localisation (cellules rameuses, myofibroblastiques, myoépithélioïdes, myoépithéliales, péricytes, rétine irienne).
3.4 Description histologique : Microscopie Électronique
Sarcolemme (membrane basale + lame basale) en périphérie.
Membrane plasmique avec nombreuses invaginations (similaires à vésicules d'endocytose) → augmentent surface d'échanges.
Sarcoplasme divisé en :
Sarcoplasme myofilamentaire.
Sarcoplasme non myofilamentaire.
Jonctions intercellulaires :
Jonctions communicantes ("gap junctions") : passage d'ions, excitation électrique synchronisée.
Plaques d'attache : stabilité mécanique et alignement (ligne dense, plaque dense, filaments de desmine).
3.4.1 Le sarcoplasme non myofilamentaire
Régions périnucléaires, extrémités, sous membrane.
Faible contenu en mitochondries (métabolisme anaérobie).
Faible réserve de glycogène, pas de myoglobine, pas de tubules transverses.
Réticulum sarcoplasmique peu développé, mais rôle dans stockage et régulation du calcium.
Cônes sarcoplasmiques : extrémités des cellules, contiennent organites (Golgi, REG, quelques mitochondries).
Cavéoles : invaginations spécialisées de la membrane plasmique, associées au réticulum sous-membranaire. Équivalents fonctionnels des tubules T. Servent de réservoir de calcium extracellulaire.
3.4.2 Le sarcoplasme myofilamentaire
Constitué de myofilaments, organisation irrégulière (non systématique).
Types de myofilaments :
Filaments épais de myosine.
Filaments fins d'actine.
Rapport filaments épais/fins : 1 pour 12.
Corps denses : formations lenticulaires (100-300 nm) disséminées dans le sarcoplasme.Rôle similaire aux stries Z, points d'attache pour filaments d'actine (contiennent de l'α-actinine).
Liés aux filaments intermédiaires (desmine ou vimentine) → plaques d'attachemembranaires → transmission des forces.
3.5 Description moléculaire
3.5.1 Filaments épais
Principalement de myosine (SmM1 et/ou SmM2) + 2 paires de chaînes légères(LC20P et LC17).
Têtes de myosine réparties sur toute la longueur du filament (vs. points spécifiques dans le strié).
Filaments plus longs pour une plus grande amplitude de contraction.
Considérés comme instables.
3.5.2 Filaments fins
Deux polymères torsadés d'actine.
Associés uniquement à la tropomyosine (absence de troponine).
Caldesmone et calponine : protéines régulatrices modulant l'interaction actine-myosine.
Interaction avec filaments intermédiaires (contenant filamine) → structuration cytosquelette.
3.6 Contractionmusculaire
3.6.1 Caractéristiques de la contraction
Involontaire, durable et soutenue (ex: péristaltisme).
Mécanisme : glissement des myofilaments (actine entre myosine),alimenté par ATP.
Pas de molécule de régulation bloquant l'actine comme la troponine.
Régulation par concentration de calcium intracellulaire et phosphorylations spécifiques.
3.6.2 Déroulement de la contraction musculaire
Augmentation du calcium cytoplasmique (réticulum sarcoplasmique, canaux calciques des cavéoles).
Calcium se fixe sur la calmoduline → active MLC-K(myosin light chain kinase).
MLC-K phosphoryle la chaîne légère LC20P de la myosine.
Myosine phosphorylée → modification conformationnelle → activité ATPase activée.
Hydrolyse ATP → formation de ponts actine-myosine.
Mouvements de bascule des têtes de myosine → glissement des filaments → raccourcissement cellulaire.
3.6.3 Relaxation cellulaire
Diminution du calcium cytoplasmique (expulsion ou recapture par réticulum sarcoplasmique).
MLC-K inactive.
Activation de MLC-P (Myosin Light Chain Phosphatase) → déphosphorylation des chaînes légères de myosine.
Détachement des ponts actine-myosine → relaxation de la fibre.
3.7 Vascularisation et réparation
3.7.1 Vascularisation
Vaisseaux sanguins ne pénètrent jamais directement dans les faisceaux.
Localisation des vaisseaux au niveau du périmysium.
3.7.2 Réparation des fibres musculaires lisses
Capacité de réparation limitée.
Mécanismes :
Différenciation de cellules mésenchymateuses.
Mitose des fibres musculaires préexistantes.
4. Le muscle cardiaque
4.1 Généralités
Organe musculaireessentiel pour la circulation sanguine.
Quatre cavités : deux oreillettes, deux ventricules.
Trois couches principales :
Endocarde : couche interne.
Myocarde : couche intermédiaire, la plus épaisse, constituée de cardiomyocytes.
Péricarde : double couche protégeant le cœur (péricarde fibreux et séreux).
4.2Embryologie, rôle, localisation
Origine mésenchymateuse.
Rôle principal : contractions involontaires rythmiques du cœur (propulsion du sang).
Situé entre l'épicarde et l'endocarde, et dans les cloisons interauriculaires et interventriculaires.
4.3 Structure Générale du Myocarde
4.3.1 Le Myocarde : Muscle du Cœur
Muscle strié (alternance bandes sombres A et claires I).
Fonctionne de manière involontaire et rythmique.
4.3.2 Les Types de Cellules du Myocarde
Cellules myocardiques (cardiomyocytes) : majoritaires, contractiles, possèdent des sarcomères.
Cellules cardionectrices : non contractiles, participent au système de conduction électrique cardiaque.
Cellules myoendocriniennes : fonction endocrine, régulation hormonale.
4.4 Description histologique : Microscope Optique
4.4.1 Structure des Cellules Myocardiques
Cellules allongées (15-20 µm diamètre, 50-100 µm longueur).
Extrémités en marche d'escalier (stries scalariformes pour transmission force et potentiel d'action).
Noyau unique et central.
Sarcoplasme rempli de myofibrilles (sauf espacepérinucléaire).
4.4.2 Striation Transversale
Alternance de bandes A (sombres, 1.5 µm, filaments épais et fins) et bandes I (claires, 0.8 µm au repos, raccourcissentlors contraction).
4.5 Description Histologique : Microscopie Électronique
4.5.1 Noyau, sarcoplasme et sarcolemme
Noyau unique, central.
Sarcoplasme riche en glycogène, myoglobine, nombreuses mitochondries très grosses (forte dépense énergétique).
Espace périnucléaire : mitochondries, Golgi, glycogène, pigments de lipofuscine (marqueur d'âge).
Sarcolemme : membrane plasmique + lame basale.
Myofibrilles s'ancrent au sarcolemme au niveau des stries Z (costamères).
4.5.2 Les stries scalariformes
Extrémités des cellules en "marche d'escaliers" (segment longitudinal et segment transversal).
Double couplage : mécanique et électrique.
Mécanique (portion transversale) : desmosomes, jonctions adhérentes (liant actine au sarcolemme).
Électrique (segment longitudinal) : jonctions communicantes ou nexus (synchronisation de la contraction).
4.5.3 Le réticulum sarcoplasmique
Tubulaire longitudinal, moins régulier qu'en muscle strié squelettique.
Localisé sous le sarcolemme et entre les myofibrilles.
Ne se termine pas par des citernes terminales.
4.5.4 Le système T
Invaginations du sarcolemme situées au niveau des stries Z (très larges).
Associé aux tubules longitudinaux du réticulum sarcoplasmique → forme des diades (vs. triades pour le muscle strié squelettique).
4.6 Description moléculaire
4.6.1 Les sarcomères
Filaments fins : α-actine cardiaque (différente des rhabdomyocytes), troponine I, C, T, tropomyosine, tropomoduline.
Filaments épais : reliés par myomésine et cMYBP-C à la titine.
4.6.2 Le cytosquelette
Trois groupes :
Endosarcomérique : titine (filaments épais), nebulette (filaments fins) (attention: ne pas confondre avec nébuline).
Exosarcomérique :desmine (filament intermédiaire), stabilise le sarcomère.
Sous-sarcolemmique :
Complexe spectrine/ankyrine : fixe desmine au sarcolemme.
Complexe dystrophine/molécules associées : le long du sarcolemme (pas seulement costamères).
Cavéoles : composées de cavéoline 3, vinculine, métavinculine.
Complexe intégrine/taline/métavinculine.
4.7 Contraction
Initiée par dépolarisation de la membrane plasmique atteignant une diade.
Afflux de calcium (majoritairement extracellulaire) dans la cellule via canaux calciques des tubules T.
Propagation par les jonctions nexus.
Contraction dépend de la concentration de Ca2+.
5. Aspect comparatif
Caractéristique | Muscle Strié Squelettique | Muscle Lisse | Muscle Cardiaque (Myocarde) |
Volontaire/Involontaire | Volontaire | Involontaire | Involontaire |
Localisation | Associé au squelette | Paroi des viscères et vaisseaux | Myocarde(Cœur) |
Striation transversale | Présente | Absente | Présente |
Forme des cellules | Allongées, cylindriques (rhabdomyocytes) | Fusiformes (léiomyocytes) | Ramifiées, en "marche d'escalier" (cardiomyocytes) |
Noyaux | Multiples, périphériques | Unique, central | Unique, central |
Cellules de remplacement | Cellules satellites | Peu de réparation (différenciation mésenchymateuse et mitose) | Peu de régénération |
Jonctions intercellulaires | Plaque motrice (synapse neuromusculaire) | Gap junctions, plaques d'attache | Stries scalariformes (desmosomes, jonctions adhérentes, nexus) |
TubulesT | Présents, forment des triades (avec 2 citernes terminales) | Absents (cavéoles fonctionnelles) | Présents, forment des diades (avec 1 citerne)au niveau des stries Z |
Réticulum Sarcoplasmique | Bien développé, citernes terminales | Peu développé | Moins organisé, pas de citernes terminales |
Régulationde contraction | Troponine/Tropomyosine | Calmoduline/MLC-K (pas de troponine) | Troponine/Tropomyosine |
Source de Ca2+ | Principalementréticulum sarcoplasmique | Réticulum sarcoplasmique et cavéoles (extracellulaire) | Majoritairement extracellulaire (via tubules T) et réticulum sarcoplasmique |
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