Théorie de l'action : disciplines et enjeux
79 cardsThéories de l'action, économie, psychologie et sociologie
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Voici les notes structurées et formatées selon vos directives, en français :
Chapitre 1 : Théorie de l'action
Introduction
Action(s) | Acte(s) | |
Définitions et processus |
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Types ou/et formes |
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Causes ou conditions d'apparitions |
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Effets/résultats recherchés et obtenus |
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Enjeux micro, méso, macro |
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1.2. Importance et enjeux (théories, pratiques) de la notion d'action dans les différentes disciplines de sciences humaines et plus particulièrement en sociologie
1.2.1 Importance et enjeux
L'ouvrage "La créativité de la gym" de HANS JOAZ souligne que la sociologie allemande, comme la française, est assez théorique. Joaz a réussi à concilier les approches française, allemande et américaine, arguant qu'agir sans réfléchir peut créer des choses nouvelles.
L'action est un concept clé de la plupart des sciences humaines. Dans toutes ces disciplines, la formulation d'une théorie de l'action constitue l'un des principaux centres d'intérêt de la réflexion théorique actuelle.
Il est étonnant que, parmi les différentes disciplines, il n'y ait pas de débat quant à la théorisation de l'action.
Définitions selon les disciplines :
a) En économie
Théorie classique :
Part du principe que l'économie repose sur l'« homme économique », signifiant que l'homme économique est rationnel. C'est un paradigme du rationalisme.
Les choix des acteurs économiques ne sont pas des choix d'optimisation mais de satisfaction.
On part du principe que l'acteur est libre.
Supposent que les acteurs sont maîtres de leurs destins, et que pour obtenir des résultats, ils doivent faire des sacrifices.
Mouvement des années 60/70 :
L'acteur fait des choix qui ne sont pas optimaux (ne sachant pas à l'avance quoi acheter ou vendre pour optimiser les choix en fonction du prix = anticipation).
Il est impossible d'optimiser les choix en économie.
La rationalité est limitée (non absolue) selon Simon et March ("Les organisations", 1964).
On ne peut faire que des choix satisfaisants car il y a trop d'éléments imprévisibles.
L'acteur économique possède le libre arbitre.
Libre arbitre :
Liberté de choix, capacité à faire ses propres choix/calculs.
Finance et confiance :
Tout en finance repose sur la confiance.
Les acteurs économiques (au niveau de l'investissement sociétal) font confiance au capitalisme (bon fonctionnement du pays au niveau économique).
Une crise économique indique que les gens n'ont plus confiance.
Beaucoup de choses dépendent des croyances, et tant que la croyance perdure, cela fonctionne.
Ceci repose sur de nombreuses incertitudes et la rationalité.
L'énigme de l'économie repose sur la confiance de l'acteur dans ses choix.
Politique en France :
L'objectif est de produire de la croissance, car la croissance produit de l'activité.
La théorie de l'action est importante mais repose sur des croyances qui sont remises en question et ne sont pas nécessairement durables dans le temps.
b) En psychologie
Rationalité et action :
La rationalité trouvée en économie est contestable en psychologie.
La notion d'action est différente en psychologie.
Psychologie précoce (années 1900) - Deux critères :
Introspectif et clinique : Vise à comprendre comment les individus fonctionnent en observant les comportements.
Physiologiste : (Maintenant neurologie) Se concentre sur le cerveau et son fonctionnement.
Selon Freud (Psychanalyste) :
Était un neurologue avec une réputation significative en neurologie.
Pratiquait les deux approches (introspective-clinique et physiologiste) simultanément.
L'action était soit externe, soit interne.
La psychanalyse s'orientait vers la pratique clinique.
Psychologie dans les années 1940 :
Déterminée par :
La physiologie.
Le sens que les acteurs donnent aux actions.
Émergence du Behaviorisme (= science du comportement).
Behaviorisme :
Définition : Théorie qui limite la psychologie à l'étude du comportement.
Approche : Approche scientifique.
Impact : Remet l'environnement en perspective.
Révolution : Une révolution dans la conception de l'action ; pas d'actions possibles sans prendre en considération l'environnement.
Psychosociologie :
Définition : Un mélange de sociologie et de psychologie.
Point de contact (Psycho) : Le groupe.
Focus (Socio) : L'individu au sein d'un groupe. Se concentre sur la dynamique de groupe sans approfondir la sociologie elle-même.
Déterminisme situationnel et libre arbitre :
Question posée : L'existence du déterminisme situationnel et le fait que le libre arbitre n'est pas le même qu'en économie.
Action et pensée : Nous agissons et pensons agir de notre propre chef, mais le subconscient joue également un rôle.
Contraintes : Nous sommes tous liés par des champs de contraintes.
Auto-réflexion : Lorsque nous agissons, nous devrions nous demander : "Dans quelle contrainte suis-je en train d'opérer ?"
Collectivisme :
Définition : Vise à mettre en évidence le poids des représentations.
Nature : Une idéologie et une forme d'organisation sociale où la légitimité du pouvoir décisionnel et exécutif réside dans la communauté/l'ensemble de la population.
Concept : Un concept de psychologie sociale qui privilégie le groupe sur l'individu.
Représentation d'une situation :
Définition : La capacité à projeter des images mentales qui nous aident à saisir ce que nous vivons à un moment donné (T).
Distanciation : C'est l'aspect de la distanciation, comment nous représentons/développons notre propre perspective sur les choses.
Processus d'action :
Base : Repose sur des délibérations.
Résultat : Permet la reconstruction de représentations de la réalité (une fiction proche de la réalité).
Cours 8 – 13/11/25
Les conflits chroniques entre les différents groupes impliquent une imitation qui sert de neutralisation et permet de rendre visibles les intérêts de chacun.
Quand les conflits latents deviennent larvés, tant que les choses ne sont pas dites, cela pourrit les relations entre les groupes.
Quand les intérêts deviennent manifestes, il y a clarification.
Pour Marx et Dahrendorf, le conflit est fondamental ; toute coopération suppose un conflit, une forme de radicalité de la pensée dans la mesure où, s'il y a un intérêt, il faut qu'il y ait conscience de cet intérêt pour qu'il devienne visible (conscience de classe chez Marx).
Chez Dahrendorf, il n'y a pas de lutte de classes mais une organisation restreinte et partielle (lutte d'intérêt), une certaine similitude avec Marx mais ce n'est pas la même chose. Son but est de construire un modèle théorique dont l'objectif est double : expliquer la formation des groupes de conflits et rendre compte de l'action par laquelle ils entraînent des changements de structure au sens de Parsons = les institutions. Les conflits sont inhérents et permanents.
Les conflits impliquent toujours deux groupes aux intérêts opposés car dans la société, tout conflit d'intérêt se ramène en définitive à une opposition entre ceux qui ont intérêt à ce que se maintienne, se perpétue une situation dont ils bénéficient (statu quo) et ceux qui ont intérêt ou croient avoir intérêt à ce que la situation change.
La notion d'intérêt vise une recherche d'avantage et cela peut devenir justement un moteur de l'action (ex : le SIDA avec les homosexuels).
Dans quelle mesure la notion d'intérêt, si elle est nécessaire, est-elle pour autant suffisante ?
Suppose de traiter les groupes latents comme des entités ou unités capables de conscience et d'action.
L'intérêt n'est pas une variable déterminante ; elle se combine avec d'autres éléments pour que le groupe passe de la conscience à l'action.
Pour que l'action collective se produise, il faut d'autres conditions :
Le nombre d'individus doit être suffisant mais pas trop important pour permettre l'observation de la participation de tout le monde, ce qui contribue à l'efficacité réelle de l'action.
Des mécanismes coercitifs rendant la participation non volontaire mais obligatoire = conditions exposées par Olson : les coûts et les bénéfices de l'action sont partagés, l'offre de biens individuels pour les adhérents.
Stratégie individuelle défendant l'intérêt commun, au sens où les bénéfices attendus, réels ou symboliques, sont individuellement plus élevés que les coûts et plus élevés que pour les autres membres.
Si un groupe latent est important, cela suppose qu'il puisse fonctionner de façon fragmentaire en sous-unités restreintes. L'action collective a donc des chances de se produire au niveau de chaque unité et par conséquent d'impliquer l'ensemble du groupe latent.
Il faut des valeurs communes, fondées sur des principes de loyauté, des relations de face à face permettant une forte densité de relations mutuelles.
Sous conditions :
Une perception réduite des risques, corrélative de l'engagement dans l'action collective, amenant l'engagement réel de l'individu (= le nombre fait la force mais la force fait aussi le nombre).
Perception nulle des risques, idée de "rien à perdre, tout à gagner".
Perception ludique de l'action collective, idée de se faire plaisir.
Ces éléments constituent des mobiles pour passer à l'action (comment on passe de l'action individuelle à l'action collective).
Définition non exhaustive de l'action collective :
Action menée par un collectif d'individus plus ou moins organisé selon des intérêts communs résultant de conditions d'existence similaires, dont la mise en œuvre vise un changement ou un statu quo. Dans ce contexte, l'explication de l'émergence, du développement et de la fin éventuelle d'une action collective ne peut en aucun cas référer à des facteurs simples ayant une valeur causale : rationalité de l'acteur individuel, effet de contrainte du groupe, valeurs ou normes sociales. Elle suppose au contraire une combinaison complexe d'éléments et de conditions pluriels où l'individu agit sur et agit par le collectif.
Action conjointe, concertée.
2.2 Éléments d'analyse de la structuration de l'action collective
Notion de foule selon Gustave Le Bon :
2.2.1 Statut théorique
Trois notions essentielles :
Classes sociales : Socio et éco.
Foule : Psycho et socio.
Groupes d'intérêt et de prestation : Socio et éco.
Ces trois notions délimitent trois manières d'aborder l'action collective ou la discipline concernée par ces notions.
Ces trois notions désignent trois niveaux de conscience de ce que l'on appelle intérêt. C'est aussi trois manières pour un individu de s'inscrire dans l'action collective.
Ces trois notions correspondent aussi à trois étapes différentes dans l'élaboration théorique de la notion d'action collective, ex : le droit de manifester.
Cours 9 - 20/11/25
Trois perspectives qui renvoient à des idéologies particulières => critique de la société capitaliste avec l'idée d'un progrès social.
Foule : Selon Gustave Le Bon = ère de masse, et la foule compte moins que l'individu.
Groupe de pression : Pas d'idéologie particulière, sauf que cela implique une conception idéologique ; le groupe renvoie à la scène (apôtres de Jésus).
Différentes visions du monde.
Les classes sociales : Selon le Petit Robert => ensemble des personnes qui ont en commun une fonction, un genre de vie, une idéologie.
Ensemble de personnes de même ambition qui ont des milieux sociaux analogues, qui ont une certaine communauté d'intérêt et de comportement, notion d'intérêt donc de conscience de classe.
La société indienne avec le système de castes, avec les sous-hommes et les intouchables.
La notion de classe sociale permet de montrer comment des groupes sociaux se structurent, se font et se défont en fonction de ce que l'on dénomme comme leurs objectifs communs et de voir comment ils transforment la société au travers de leurs conflits.
Il ne faut pas confondre homogénéisation et unification selon les historiens.
On naît dans une classe sociale mais on n'est pas censé y rester ; il est difficile d'en sortir psychologiquement.
Les classes sociales selon Gurvitch sont comprises comme des groupements particuliers de fait et à distance, caractérisés par leur suprafonctionnalité et leur tendance vers une structuration.
Quizz et Carte Mémoire
Quizz
Quelle est la principale différence entre une "action" et un "acte" selon les définitions fournies ?
Quel est le concept clé que Hans Joaz a réussi à concilier dans la sociologie ?
Comment la théorie économique classique perçoit-elle l'« homme économique » ?
Qu'est-ce que la "rationalité limitée" selon Simon et March en économie ?
Quel est le rôle de la "confiance" dans le domaine de la finance ?
Quels sont les deux critères de la psychologie précoce (années 1900) ?
Quel est l'impact majeur du behaviorisme sur la conception de l'action ?
Qu'est-ce que le "déterminisme situationnel" en psychologie ?
Selon Marx et Dahrendorf, quel est le rôle fondamental du conflit ?
Citez au moins trois conditions nécessaires pour que l'action collective se produise, en plus de la notion d'intérêt.
Carte Mémoire : Théorie de l'Action
Définitions :
Action : Comportement intentionnel, processus, engagement, organisation.
Acte : Spontané, réaction, cheminement.
Disciplines :
Économie :
Homme économique : Rationnel, libre arbitre.
Rationalité limitée : Choix satisfaisants (Simon & March).
Confiance : Fondement de la finance.
Psychologie :
Précoce : Introspection, physiologie (Freud).
Behaviorisme : Étude du comportement, environnement.
Psychosociologie : Individu dans le groupe.
Déterminisme situationnel : Contraintes, subconscient.
Collectivisme : Poids des représentations, groupe > individu.
Action Collective :
Conflit : Fondamental (Marx, Dahrendorf) pour le changement.
Intérêt : Moteur, mais non suffisant.
Conditions : Nombre suffisant, mécanismes coercitifs, bénéfices individuels > coûts, valeurs communes, perception réduite/nulle des risques, plaisir.
Définition : Action d'un collectif organisé pour un changement ou statu quo, combinaison complexe de facteurs.
Structuration de l'Action Collective :
Gustave Le Bon : Notion de foule (ère de masse).
Trois notions clés : Classes sociales, foule, groupes d'intérêt/pression.
Classes sociales : Groupements avec fonction, genre de vie, idéologie communs ; conscience de classe.
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