THEME 2 :Guerres et Paix: Acteurs et Résolutions

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An overview of armed conflicts, their actors, and resolution methods, including historical examples and contemporary challenges.

Thème 2 : Faire la guerre, faire la paix

Introduction : Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde

A- Panorama des conflits armés actuels

  1. L'Afrique, territoire de conflits

    • Le continent africain est marqué par des conflits liés à des difficultés de développement, l'extrême pauvreté, la mauvaise gouvernance, la présence de groupes armés et de réseaux criminels, les interventions des puissances mondiales et le réchauffement climatique.

    • Les guerres touchent la Libye, la zone sahélienne, le golfe de Guinée, le bassin équatorial congolais et la corne de l'Afrique. Elles se manifestent à différentes échelles, des régions spécifiques (ex: pays dogon au Mali) aux espaces transnationaux : Qui regroupe plusieurs nations ; qui appartient à plusieurs nations. (ex: bassin du lac Tchad), souvent en raison de groupes terroristes transnationaux comme Boko Haram.

  2. Le Proche et le Moyen-Orient, régions de conflits endémiques ?

    • Le Moyen-Orient est une zone de tensions depuis le XIXe siècle, exacerbées par la dislocation de l'Empire ottoman, les rivalités régionales et l'opposition à Israël.

    • Les actions terroristes de Daech, bien que territorialement affaibli, persistent notamment en Irak.

    • La Syrie est ravagée depuis 2011 par une guerre civile impliquant de nombreux acteurs internationaux.

  3. Asie et Océanie, régions à l'instabilité croissante

    • Les menaces de conflit augmentent en Asie en raison de nationalismes extrêmes, de la course à l'armement et de contentieux frontaliers (terrestres et ZEE).

    • La guerre en Afghanistan a causé plus de 40 000 morts en 2018.

  4. Amérique et Europe, rattrapées par les conflits ?

    • L'Europe a vu le retour de la guerre interétatique avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022.

    • En Amérique, le conflit entre les FARC et l'armée gouvernementale en Colombie est en voie de résolution, mais de nombreux pays comme le Mexique sont touchés par la violence mafieuse.

B- Essai de typologie : nature des conflits, acteurs et modes de résolution

  1. Des conflits qui échappent de plus en plus à la définition traditionnelle de la guerre

    • Les combats actuels se déroulent souvent de manière globalisée et intermittente, hors des champs de bataille définis.

    • De nombreux affrontements sont des guerres civiles (ex: Syrie, Yémen, Ukraine en 2014) qui dégénèrent et sont fréquemment internationalisées par l'intervention d'autres États.

    • Le terrorisme est devenu une modalité de conflit majeure, mené par des groupes islamistes, suprémacistes ou séparatistes, visant à déstabiliser des puissances ou des sociétés. La piraterie et les guérillas prospèrent également.

    • Les guerres interétatiques n'ont pas disparu (ex: tensions entre les deux Corées, invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022).

    • Les cyberattaques et le changement climatique sont de nouveaux facteurs de déstabilisation mondiale.

  2. Des conflits qui impliquent à la fois des armées régulières, des milices et des civils armés

    • Les forces militaires terrestres des pays sont mobilisées en opérations extérieures (Opex), comme l'OTAN en Roumanie. Des mercenaires (ex: groupe Wagner) sont parfois employés.

    • Les grandes puissances disposent de forces navales (sécurisation des échanges, projection de forces) et aériennes (renseignement, surveillance, frappes stratégiques, drones).

    • Les forces spéciales sont des unités d'élite pour les interventions rapides et ponctuelles. ( les casque bleu )

    • Cependant, de nombreux combattants sont des civils armés. Plus de 875 millions d'armes légères circulent, transformant des civils, y compris des enfants, en combattants. Certains s'organisent en milices.

  3. Des résolutions de conflit qui reposent sur le multilatéralisme

    • L'ONU joue un rôle primordial dans la résolution des conflits depuis 1945.

    • Le Conseil de sécurité peut voter l'envoi de Casques bleus pour des opérations de maintien de la paix (12 opérations majeures en 2023, budget annuel de 7 milliards de dollars).

    • L'ONU et l'UE s'efforcent de limiter le trafic d'armes (35 États sous embargo, souvent non respecté).

    • L'ONU est parfois dépassée par les grandes puissances agissant unilatéralement (ex: Russie en Ukraine).

AXE 1 : La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux

A- La guerre, « continuation de la politique par d'autres moyens » : de la guerre de Sept Ans aux guerres napoléoniennes

  1. Clausewitz, le théoricien de la guerre ?

    • Carl von Clausewitz (1780-1831), officier prussien, est l'auteur du traité De la guerre, référence majeure de la pensée stratégique.

    • Son œuvre est basée sur l'observation des guerres de son temps, qu'il analyse historiquement pour en tirer des principes généraux.

  2. Une définition politique de la guerre

    • Pour Clausewitz, la guerre est une « simple continuation de la politique par d'autres moyens ». C'est un instrument politique des États, au même titre que la diplomatie, visant à défaire un adversaire pour atteindre des objectifs définis.

    • Il compare la guerre à un duel entre États, cherchant à soumettre l'autre à sa volonté, réduisant ainsi la guerre à un affrontement interétatique.

    • L'efficacité militaire repose sur l'engagement d'une armée, l'identification des soldats à la nation et la présence d'un chef de guerre.

    • Les trois facteurs déterminants sont : un chef de guerre, l'engagement de l'armée et son « esprit populaire ».

  3. De la guerre de Sept Ans aux guerres napoléoniennes : le basculement vers la guerre absolue

    • La guerre de Sept Ans (1756-1763) est un conflit territorial mondial (Europe, Amérique, Asie) entre la Prusse/Angleterre et une coalition (France, Autriche, Russie). Elle conserve une dimension aristocratique mais marque un tournant par ses enjeux et son ampleur.

    • Clausewitz y voit la preuve du génie d'un chef (Frédéric II de Prusse).

    • Les guerres révolutionnaires et napoléoniennes (1792-1815) sont la matrice de la guerre absolue, caractérisée par une violence idéologique inédite, l'importance des combats, les exactions contre les civils et la volonté de destruction de l'adversaire. Napoléon a su exalter le nationalisme français dans ce contexte.

B- Le modèle de Clausewitz à l'épreuve des « guerres irrégulières » : d'Al-Qaïda à Daech

  1. Guerre réglée, guerre irrégulière

    • La guerre réglée est encadrée par des lois : le jus ad bellum (droit de faire la guerre) et le jus in bello (droit dans la guerre).

    • De nombreux conflits actuels sont des guerres irrégulières, échappant à cette définition juridique et stratégique, et à la réflexion de Clausewitz.

    • Le terrorisme mondialisé marque la fin du XXe et le début du XXIe siècle.

  2. Définir le terrorisme

    • Le terrorisme est une violence spectaculaire et paroxystique contre des personnes, visant à effrayer une population. Sa définition est débattue.

    • Il se distingue de la guérilla (vise à tenir en échec une armée régulière) et de la résistance (réponse à une violence d'État en l'absence d'État de droit).

    • Le terrorisme fonctionne de manière épisodique, jouant sur la déstabilisation psychologique.

    • L'assimilation du terrorisme à la guerre est difficile car l'adversaire est souvent invisible, rendant la militarisation de la lutte peu efficace.

  3. Al-Qaïda, le terrorisme mondialisé

    • Al-Qaïda, fondée par Oussama Ben Laden en 1987, trouve son origine en Afghanistan dans le contexte de la Guerre froide, recrutant des moudjahidines pour le djihad.

    • L'organisation vise à mener une « guerre » contre les États-Unis et Israël, au nom d'une communauté musulmane, prônant une violence mondialisée et absolue.

    • Après des attaques contre les ambassades américaines en 1998, Al-Qaïda frappe les États-Unis le 11 septembre 2001.

    • Malgré la destruction de ses bases en Afghanistan, Al-Qaïda se développe via des filiales (ex: AQMI) et des exécutions filmées, s'enracinant en Irak pour devenir l'EIIL puis Daech.

  4. Daech, le terrorisme reterritorialisé

    • L'essor de Daech (État Islamique) fondé en irak par Abou Bakr al-Baghdadi, émancipation d'Al-Qaida coïncide avec la conquête de Mossoul en 2014, lui permettant de contrôler un territoire, y établir un califat et recruter des volontaires.

    • Daech multiplie les attentats en Europe, Afrique et Asie, revendiqués via divers médias.

    • Affaibli par la perte de son territoire entre 2017 et 2019, Daech a néanmoins montré la difficulté de la lutte contre le terrorisme, qui a fait vaciller les États de droit.

AXE 2 : Le défi de la construction de la paix

A- Faire la paix par les traités : l'exemple des traités de Westphalie (1648)

  1. Le fléau des conflits religieux dans l'Europe du XVIIe siècle

    • La guerre de Trente Ans (1618-1648) est une guerre civile européenne, débutant en Bohême, liée aux tensions religieuses (catholiques vs protestants) et aux enjeux stratégiques (affaiblissement des Habsbourg).

    • Ce conflit a causé un traumatisme sans précédent, avec 3 à 4 millions de morts sur 17 millions d'habitants en Europe, et jusqu'à 60% de la population dans certaines régions.

    • La guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648) oppose l'Espagne catholique aux Provinces-Unies protestantes, cherchant leur indépendance. Elle est également réglée par les traités de Westphalie.

  2. Faire la paix : les traités de Westphalie

    • Les négociations de paix débutent en 1643, à l'initiative des princes allemands.

    • Le congrès de paix a lieu à Münster et Osnabrück à partir de mai 1644, réunissant les principaux belligérants (France, Saint-Empire, Espagne, Provinces-Unies, Suède) et la plupart des États européens.

    • Les traités de Westphalie (1648) règlent les différends territoriaux, mettent fin aux guerres de religion et instaurent un nouveau système international.

    • Ils sont considérés comme un modèle de paix durable, ne cherchant pas à humilier les vaincus.

    • La France annexe des territoires (Toul, Metz, Verdun, Haute-Alsace, Brisach, Pignerol), affaiblissant les Habsbourg et devenant la première puissance européenne.

    • La Suède obtient la Poméranie occidentale et d'autres territoires, contrôlant des embouchures de fleuves importants.

    • Les Provinces-Unies et la Confédération helvétique obtiennent leur indépendance.

    • Ces traités consacrent l'affaiblissement territorial des Habsbourg.

  3. Le système Westphalien : de nouvelles règles pour les relations internationales

    • Les traités de Westphalie fondent les relations internationales sur la souveraineté des États et l'égalité entre eux.

    • Le principe de non-ingérence est établi : « Rex est imperator in regno suo » (le roi est maître en son propre royaume). Les États cessent de s'immiscer dans les affaires religieuses d'autres États.

    • Ce système favorise l'affirmation de l'État, notamment dans le Saint-Empire romain germanique où les principautés obtiennent une grande autonomie et le droit de conclure des alliances.

    • Un nouvel ordre politique européen est érigé, fondé sur la souveraineté de l'État dans un territoire délimité par des frontières. Les États se dotent d'armées régulières pour les protéger.

    • Ces traités visent à instaurer un équilibre européen, considérant l'hégémonie dangereuse pour la sécurité collective. Ils donnent naissance à un embryon de droit européen pour maintenir cet équilibre.

    • L'ensemble de ces principes fonde le « système international westphalien ».

B- Faire la paix par la sécurité collective : les actions de l'ONU sous les mandats de Kofi Annan (1992-1996 ) (1997-2006)

  1. Le renouveau de l'ONU après l'immobilisme de la guerre froide

    • L'ONU, fondée en 1945, vise à défendre la paix, promouvoir la prospérité et le développement.

    • L'Assemblée générale (tous les États, une voix) a un rôle consultatif.

    • Le Conseil de sécurité (15 membres, dont 5 permanents avec droit de veto : États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France) est l'instance décisionnelle. Le droit de veto a paralysé l'ONU pendant la Guerre froide.

    • Le début des années 1990 marque la fin de la bipolarisation.

    • L'ONU dispose des Casques bleus (soldats nationaux mis à disposition) pour les missions de paix. Kofi Annan a dirigé ces opérations en tant que sous-secrétaire général (Rwanda, Bosnie).

    • Le Secrétaire général incarne les valeurs pacifiques de l'ONU, agissant comme diplomate et porte-parole des « sans-voix ».

    • Kofi Annan, diplomate ghanéen, est élu Secrétaire général en 1997, après le veto américain contre son prédécesseur.

  2. Kofi Annan, un grand réformateur

    • Kofi Annan, ayant fait toute sa carrière à l'ONU, est crédible. Il a géré des situations délicates (Irak, ex-Yougoslavie) et a obtenu la libération d'otages pendant la Guerre du Golfe.

    • Il souhaite réformer l'ONU pour la rendre plus présente et efficace.

    • Il crée la Cour pénale internationale (CPI) en 1998 (entrée en vigueur en 2002), une juridiction universelle permanente pour juger les génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

    • Il promeut le développement avec le rapport du millénaire (2000), à l'origine des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

    • Il propose des réformes institutionnelles, comme la création d'un corps permanent de Casques bleus et la réforme du Conseil de sécurité pour l'adapter aux nouvelles réalités géopolitiques (revendications du G4 : Allemagne, Japon, Brésil, Inde). Ces réformes n'ont pas abouti.

    • Son action est un succès : réélu en 2001, il reçoit le prix Nobel de la paix conjointement avec l'ONU, saluant son travail de revitalisation.

  3. Les tensions avec les États-Unis

    • Les attentats du 11 septembre 2001 renforcent l'hostilité des États-Unis envers l'ONU, qui est marginalisée par la politique unilatérale américaine.

    • Les États-Unis n'ont pas ratifié la création de la CPI, la considérant comme une atteinte à leur souveraineté.

    • L'intervention américaine en Irak en 2003 se fait en opposition à l'ONU. La France menace de veto au Conseil de sécurité. Les États-Unis attaquent avec le Royaume-Uni, sans mandat de l'ONU.

    • Cette intervention provoque une grave crise au sein de l'institution.

    • Kofi Annan tente de sauver le multilatéralisme. L'attentat contre le siège de l'ONU à Bagdad en août 2003, tuant Sergio Vieira de Mello, est un traumatisme.

    • Les relations se détériorent avec la critique publique de l'unilatéralisme américain par Annan.

    • Kofi Annan, jusqu'à sa mort en 2018, a plaidé pour des Casques bleus plus interventionnistes et indépendants du Conseil de sécurité, tirant les leçons des échecs au Rwanda

EC : Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux

A. Du conflit israélo-arabe au conflit israélo-palestinien : les tentatives de résolution, de la création de l'État d'Israël à nos jours

  1. La marche à la première guerre israélo-arabe

    • Le sionisme (mouv idéologique prônant le retour du peuple juif ds la terre des ancêtres, la « terre promise » ), nationalisme juif mené par Theodor Herzl, émerge à la fin du XIXe siècle. L'émigration juive en Palestine est encouragée par la déclaration Balfour (1917).

    • Des tensions éclatent dans les années 1930 avec les populations arabes.

    • Après la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, la situation devient incontrôlable. L'attentat de l'hôtel King David (1946) précipite le départ britannique.

    • L'ONU propose en 1947 un plan de partage de la Palestine, refusé par les deux parties. Les violences mènent à la guerre.

    • Le 15 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'État d'Israël. Les armées arabes envahissent la Palestine, déclenchant la première guerre israélo-arabe.

    • Israël remporte la guerre, s'agrandit et établit la « ligne verte » comme frontière.

    • Cette guerre entraîne l'exil forcé de centaines de milliers de Palestiniens (la Nakba), créant la question palestinienne. Le projet d'État palestinien est abandonné, la bande de Gaza et la Cisjordanie étant occupées par l'Égypte et la Jordanie.

  2. Poursuivre la guerre pour trancher les tensions : les guerres de 1967 et 1973

    • Les tensions entre Israël et l'Égypte culminent en 1967 (blocage du détroit de Tiran).

    • Israël remporte une victoire écrasante lors de la guerre des Six Jours (5-10 juin 1967) > annexion de la Cisjorrdanie, Syrie, l'Egypte . = La résolution 242 de l'ONU condamne cette occupation.

    • La guerre du Kippour (octobre 1973) est une offensive surprise de la Syrie et de l'Égypte, soutenues par l'URSS, pour récupérer les territoires perdus.

    • Israël, d'abord en difficulté, parvient à retourner la situation. Les grandes puissances (États-Unis, URSS) imposent un cessez-le-feu.

    • Ces guerres montrent que la victoire militaire n'est pas décisive et ouvrent la voie à la paix.

    • canal de suez = zone stratégique ( passage de route commercial ), Nasser nationalise le canal.

  3. Faire la paix : un processus inachevé

    • L'Égypte est le premier pays arabe à faire la paix avec Israël. Les accords de Camp David (1978), sous l'égide de Jimmy Carter, conduisent à la reconnaissance mutuelle et à la rétrocession du Sinaï. Anouar el-Sadate et Menahem Begin reçoivent le prix Nobel.

    • Le camp arabe se désunit. Sadate est assassiné en 1981.

    • Les Palestiniens, isolés, intensifient la lutte via l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine), menant des actions armées et terroristes depuis la Jordanie puis le Liban.

    • La question palestinienne déstabilise le Liban (guerre civile de 1975, massacres de Sabra et Chatila en 1982).

    • Les accords d'Oslo (1993), sous l'impulsion des États-Unis, suscitent l'espoir : reconnaissance mutuelle, création d'une Autorité palestinienne ( aujourd'hui limité ) , fin du terrorisme. MAIS l'assassinat de Rabin enterre ce processus de paix, laissant en suspens des questions clés (réfugiés, colonisation, statut de Jérusalem).

    • Le processus de paix est aujourd'hui au point mort, avec la montée des radicaux (Hamas, Benyamin Netanyahou) et le soutien affiché des États-Unis à Israël.

B. Les deux guerres du Golfe (1991 et 2003) et leurs prolongements : d'une guerre interétatique à une guerre asymétrique

  1. La première guerre du Golfe : une guerre dissymétrique entre les États-Unis et l'Irak (1991)

    • L'invasion irakienne du Koweït en 1990 provoque une condamnation internationale unanime. L'ONU, libérée des tensions de la Guerre froide, autorise une intervention armée (résolution 678).

    • Une coalition de 35 pays, dirigée par les États-Unis, lance l'opération « Tempête du désert » en janvier 1991. L'armée irakienne est rapidement défaite.

    • Cette guerre met en lumière la puissance militaire américaine et bénéficie d'une couverture médiatique sans précédent (CNN).

    • L'Irak est désarmé et soumis à des sanctions internationales (programme « pétrole contre nourriture »).

    • Les États-Unis se proclament garants d'un nouvel ordre mondial multilatéral, devenant les « gendarmes du monde ».

    • Cependant, le maintien de Saddam Hussein au pouvoir et les massacres contre les Kurdes entachent cet ordre. La présence de soldats occidentaux en Arabie saoudite renforce l'antiaméricanisme radical (attentat du World Trade Center en 1993 par Oussama Ben Laden).

  2. Le désastre de la guerre d'Irak de 2003

    • Les attentats du 11 septembre 2001 poussent les États-Unis à déclarer la guerre au terrorisme et à attaquer l'Afghanistan.

    • Les États-Unis s'isolent en déclenchant une deuxième guerre en Irak en 2003, sous prétexte de la présence d'armes de destruction massive. La France menace de veto à l'ONU. en opposition avec l'ONU.

    • L'invasion, menée par les États-Unis et le Royaume-Uni, renverse rapidement le régime de Saddam Hussein. Des crimes de guerre sont dénoncés (prison d'Abu Ghraib).

    • La guerre se transforme en guerre asymétrique : une insurrection armée (guérilla) éclate contre les forces d'occupation, menant à des attentats (ex: contre l'ONU en 2003).

    • Le retrait des troupes américaines en 2011 ne pacifie pas le pays.

    • L'Irak sombre dans deux guerres civiles : entre chiites et sunnites (2006-2009), puis avec l'essor de Daech (à partir de 2013), qui établit un califat sur une partie du territoire.

    • La victoire militaire contre Daech n'intervient qu'en 2017.

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