Système moteur et contrôle du mouvement
20 cardsCe cours décrit l'organisation du système moteur, incluant les différents types de mouvements (réflexes, automatiques, volontaires), les centres nerveux supérieurs et inférieurs (cortex moteur, ganglions de la base, tronc cérébral, cervelet), les voies descendantes et modulatrices, les circuits spinales, les relais synaptiques, les fibres nerveuses myélinisées, les récepteurs sensoriels (fusées neuromusculaires) et les mécanismes de contraction musculaire, ainsi que les voies pyramidales et extrapyramidales responsables de la coordination et de l'exécution des actions motrices.
20 cards
Le Système Moteur : Une Vue d'Ensemble Intégrée
Le système moteur est l'ensemble des structures nerveuses et musculaires qui permettent la production de mouvements. Il repose sur deux mécanismes fondamentaux : les réflexes involontaires et les mouvements volontaires, chacun impliquant un circuit nerveux distinct mais interconnecté.
Types de Mouvements
Mouvements réflexes sont des réponses inconscientes et stéréotypées à un stimulus sensoriel. Ils impliquent toujours le même récepteur neurosensoriel et un motoneurone alpha.
Mouvements automatiques constituent des séquences motrices complexes soit génétiquement déterminées (comme la marche), soit apprises (comme la natation) et devenues automatiques par la pratique.
Mouvements volontaires ou intentionnels relèvent d'une commande centrale consciente et impliquent planification, exécution et contrôle.
Centres Nerveux Responsables du Mouvement
Plusieurs structures clés organisent le contrôle moteur :
- Cortex moteur : planification, commande et guidage des mouvements volontaires
- Ganglions de la base : filtrage des commandes appropriées et déclenchement du mouvement
- Cervelet : coordination sensorimotrice pendant l'exécution
- Tronc cérébral : mouvements de base et contrôle postural
- Moelle épinière : intégration des afférences sensorielles et commande motrice finale
L'Arc Réflexe : Circuit Élémentaire du Mouvement Involontaire
L'arc réflexe représente le chemin parcouru par le message nerveux depuis le stimulus jusqu'à la contraction musculaire. Il comprend trois composantes essentielles : le versant afférent (sensitif), le centre nerveux (moelle épinière) et le versant efférent (moteur).
Réflexes Médullaires (Spinaux)
Les réflexes médullaires sont des comportements involontaires élaborés au niveau de la moelle épinière, sans intervention significative des centres supérieurs. Ils sont caractérisés par leur rapidité, leur nature stéréotypée et prévisible.
Caractéristiques principales :
- Réaction rapide et inconsciente
- Indépendance des centres supérieurs
- Production automatique en réponse à une stimulation sensorielle
Exemple classique : retrait de la main suite à un stimulus douloureux ou réflexe myotatique (contraction réflexe du muscle suite à son étirement).
Types de Réflexes selon les Récepteurs
| Type de Réflexe | Récepteurs Impliqués | Exemple | Niveau de Conscience |
| Réflexes extéroceptifs | Récepteurs cutanés, muqueux, olfactifs, auditifs | Réaction de retrait à une brûlure | Conscient (sensation perçue au cortex) |
| Réflexes proprioceptifs | Récepteurs musculaires, tendineux, articulaires | Maintien de l'équilibre, posture | Inconscient, automatique |
| Réflexes intéroceptifs | Récepteurs viscéraux, capillaires, pulmonaires | Vasoconstriction, motricité digestive | Inconscient, végétatif |
Réflexes Conditionnels
D'autres réflexes peuvent être acquis par conditionnement ou apprentissage. Par exemple, l'évocation d'un mets appétissant provoque la sécrétion salivaire, ou l'équilibre sur un vélo devient réflexe après un entraînement prolongé.
Le Réflexe Myotatique : Un Cas Particulier Important
Le réflexe myotatique est la contraction réflexe d'un muscle déclenchée par son propre étirement. Le médecin le teste en frappant d'un coup sec sur un tendon musculaire, ce qui provoque une contraction brutale involontaire.
Structure du Récepteur Sensoriel
Dans les muscles existent des fibres musculaires modifiées autour desquelles s'enroulent les extrémités de fibres nerveuses issues de neurones en T. Cet ensemble, appelé fuseau neuromusculaire, constitue un mécanorécepteur très sensible. Un étirement même minime des fibres musculaires déclenche un message nerveux qui se propage vers la moelle épinière.
Circuit Nerveux du Réflexe Myotatique
Le message nerveux du réflexe myotatique ne franchit qu'une seule synapse dans la moelle épinière. Ce circuit très court explique la rapidité du réflexe.
Fonction Physiologique
Le maintien de la posture nécessite en permanence des contractions musculaires coordonnées. Pour la plupart, ces contractions sont involontaires et font intervenir le mécanisme du réflexe myotatique, permettant d'ajuster automatiquement le tonus musculaire pour conserver l'équilibre.
Transmission du Message Nerveux
Structure des Fibres Nerveuses
Chaque fibre nerveuse est entourée par une gaine lipidique blanche appelée myéline. Cette gaine possède la propriété cruciale d'augmenter la vitesse de propagation du message nerveux.
Potentiel d'Action et Inversion de Polarisation
Sous l'effet d'un stimulus, un récepteur sensoriel fait naître au niveau d'une fibre nerveuse une inversion temporaire de la polarisation membranaire. Cette propriété est commune à tous les récepteurs sensoriels, indépendamment de la nature du stimulus (mécanique, chimique, lumineux, etc.).
La Synapse : Point de Transmission du Message
Structure Synaptique
Deux neurones successifs ne sont généralement pas en contact direct mais séparés par un espace d'environ 20 nanomètres de largeur : la fente synaptique. Cette discontinuité provoque une rupture de la propagation des potentiels d'action de nature électrique.
Conduction à Sens Unique
Dans les circuits neuroniques, les messages nerveux circulent à sens unique :
- Neurone pré-synaptique : l'élément situé en amont, d'où provient le signal
- Neurone post-synaptique : l'élément en aval, qui reçoit le signal
Le franchissement d'une synapse provoque un léger ralentissement de la conduction du message nerveux. Ceci explique pourquoi, au cours du réflexe myotatique, le message ne franchit qu'une seule synapse dans la moelle épinière.
Synapse Neuromusculaire
La connexion entre l'extrémité axonique d'un neurone moteur et une fibre musculaire est très comparable à la synapse entre deux neurones. Cette zone de contact est appelée plaque motrice.
Organisation Anatomique de la Moelle Épinière
La moelle épinière est un long cordon nerveux de 40 à 45 cm, d'environ 1,8 cm de diamètre, protégé par le canal vertébral. Entre les vertèbres, 31 paires de nerfs rachidiens la relient par l'intermédiaire de racines (une racine dorsale et une racine ventrale pour chaque nerf).
Structure en Coupe Transversale
Au centre se trouve la substance grise (en forme d'ailes de papillon), entourée par la substance blanche. La substance grise comprend :
- Corne dorsale : région postérieure
- Corne ventrale : région antérieure, contenant les corps cellulaires des motoneurones alpha
Racines Nerveuses et Nerf Rachidien
Les organes (récepteurs sensoriels et muscles) sont reliés à la moelle épinière par les nerfs rachidiens. Un nerf rassemble et contient les fibres nerveuses de nombreux neurones connectés à ces organes.
Ganglion Rachidien
Le ganglion rachidien présent sur la racine dorsale de chaque nerf rachidien renferme des corps cellulaires de neurones de forme particulière : les neurones en T. Deux fibres nerveuses bifurquent à proximité du corps cellulaire, l'une issue du nerf rachidien, l'autre dirigée vers la moelle épinière.
Structure et Organisation Musculaire
Classification des Muscles
Le système moteur innerve trois types de muscles :
- Muscles lisses : contraction lente et indépendante de la volonté (tractus digestif, parois des artères), innervés par le système nerveux autonome
- Muscles cardiaques : contraction involontaire du cœur pour la circulation sanguine, liés au système nerveux autonome
- Muscles squelettiques : musculature volontaire de l'ensemble du corps, responsables des mouvements intentionnels et contrôlés par le système moteur somatique
Caractéristiques du Muscle Squelettique
Le muscle squelettique représente 28 à 35 % de la masse totale du corps humain. Il est capable de se contracter et de se relâcher, ce qui génère le mouvement. Il comprend deux parties :
- Tendons : aux extrémités, attachés aux os
- Partie contractile : plus épaisse et élastique au centre
La contraction provoque une augmentation du volume et un raccourcissement de la partie contractile, entraînant la traction des tendons et le déplacement des os.
Organisation Interne
Vue externe : les muscles squelettiques sont fortement irrigués par les vaisseaux sanguins.
Vue interne : on distingue des faisceaux emballés dans du tissu conjonctif. Ces faisceaux regroupent plusieurs cellules musculaires qui sont des cellules géantes pouvant atteindre 40 mm de long et 10 à 100 μm de diamètre. Ces cellules sont multinucléées et contiennent dans le cytoplasme des myofibrilles, un cytosquelette particulier à ces cellules.
Striation Musculaire et Sarcomère
Au microscope optique, les cellules musculaires présentent une striation visible due à la présence de protéines filamenteuses. À plus fort grossissement (microscope électronique), ces protéines constituent des unités appelées sarcomères, situées entre deux bandes foncées. Le sarcomère est l'unité élémentaire des myofibrilles et à l'origine de la striation, d'où le nom muscle strié.
Contraction et Chevauchement des Filaments
Au cours de la contraction, la longueur du sarcomère se raccourcit. La zone de chevauchement entre l'actine et la myosine s'accroît, tandis que les zones claires (où l'actine ou la myosine sont seules) se réduisent.
Muscles Antagonistes
Les muscles se contractent en opposition de phase. Par exemple, le biceps se contracte (agoniste) tandis que son antagoniste, le triceps, se relâche. Ce mécanisme assure un contrôle coordonné du mouvement.
Conditions Moléculaires de la Contraction Musculaire
La contraction musculaire nécessite deux conditions essentielles :
- Énergie : ATP (adénosine triphosphate)
- Ions calcium : Ca2+
Étapes moléculaires : les têtes de myosine se fixent sur les molécules d'actine. Avec l'apport d'énergie ATP et la présence d'ions calcium, ces filaments glissent les uns sur les autres, raccourcissant ainsi le sarcomère et provoquant la contraction musculaire.
Commande Nerveuse du Mouvement
Processus Généré
La commande nerveuse du mouvement suit un processus intégré en cinq étapes :
- Perception d'informations extérieures par des récepteurs sensoriels (yeux, oreilles, etc.)
- Transmission de messages nerveux sensitifs vers les centres nerveux via des nerfs sensitifs
- Intégration des messages par le cerveau et la moelle épinière
- Transmission de messages nerveux moteurs via des nerfs moteurs
- Production du mouvement par la contraction musculaire
- Amélioration : l'entraînement améliore l'efficacité du circuit nerveux
Nature du Message Nerveux
Le message nerveux présente deux natures distinctes :
- Dans le corps cellulaire et l'axone : signal électrique
- Au niveau du bouton synaptique : signal chimique composé de neurotransmetteurs
Mouvements Volontaires et Voies Pyramidales
Cortex Moteur Primaire
Le cortex moteur est la zone spécialisée du cerveau où se réalise la commande des mouvements des différentes parties du corps pour les mouvements volontaires. Il est localisé dans le cortex frontal, dans une zone appelée aire motrice primaire, s'étendant sur une bande verticale juste en amont de la circonvolution frontale ascendante.
Carte Topographique du Cortex Moteur
Chaque petit neurone N1 partant du cortex frontal transmet l'ordre moteur à un motoneurone destiné à un muscle précis (face, bras, etc.). Ainsi, chaque petite zone du cortex moteur correspond à une zone spécifique de l'organisme. Cette projection topographique réalise ce qu'on appelle l'homonculus moteur (représentation du corps sur le cortex).
Deux Motoneurones pour la Motricité Volontaire
La motricité volontaire humaine est transmise par seulement deux motoneurones en cascade rapide :
- Motoneurone supérieur (N1) : transmet l'information du cerveau vers la moelle épinière (voie centrale)
- Motoneurone inférieur/périphérique (N2) : transmet l'information depuis la moelle épinière jusqu'au muscle strié (voie périphérique)
Faisceau Pyramidal (Voie Centrale N1)
Les motoneurones supérieurs possèdent des corps cellulaires localisés dans la substance grise du cortex moteur. La forme triangulaire de ces corps cellulaires a donné le nom « pyramidale » à cette voie. L'axone traverse la substance blanche sous-corticale du cerveau, celle du tronc cérébral, puis descend dans la moelle épinière pour faire synapse avec les motoneurones N2 au niveau de la corne ventrale.
Tractus Corticospinal
Le tractus corticospinal est une liaison entre le cortex moteur et les motoneurones et interneurones de la moelle épinière. Ce faisceau contrôle les muscles du torse, des membres inférieurs et des membres supérieurs. Il traverse tout le tronc cérébral en position ventrale.
Décussation Pyramidale
Le faisceau pyramidal corticospinal croisé (90 % des faisceaux) se caractérise par son croisement à la base du bulbe rachidien, appelé décussation pyramidale. Cette organisation fait que chaque hémisphère cérébral assure l'innervation motrice de la partie controlatérale (opposée) du corps.
- Lésion au-dessus du croisement : paralysie controlesionnelle (du côté opposé à la lésion)
- Lésion après le croisement : paralysie ipsilésionnelle (du même côté que la lésion)
Le faisceau corticospinal direct (10 % des faisceaux) assure l'innervation de l'hémicorps ipsilatéral (même côté), contrôlant notamment les muscles axiaux pour l'équilibre.
Capsule Interne
Une fois quittés du cortex moteur, les axones des motoneurones N1 se réunissent au niveau de la substance blanche sous-corticale pour former un faisceau de petit volume : la capsule interne. Une lésion nerveuse à ce niveau provoque une hémiplégie proportionnelle (affectant uniformément tout l'hémicorps). En contraste, une lésion corticale provoque une hémiplégie non proportionnelle.
Tractus Corticobulbaire
Le tractus corticobulbaire est une liaison directe entre le cortex moteur et les motoneurones des noyaux moteurs du tronc cérébral. Il se projette principalement sur les motoneurones contrôlant les muscles de la mastication, de la face, de la gorge et de la langue, permettant le contrôle volontaire de ces muscles.
Synapse Médullaire et Coordination Motrice
La synapse médullaire a lieu dans la corne ventrale de la moelle épinière. La fibre corticospinale stimule le motoneurone N2 du muscle cible. Cette même fibre émet une branche terminale qui inhibe le muscle antagoniste afin d'éviter qu'il ne s'oppose au mouvement. Par exemple : contraction du biceps avec relâchement du triceps.
Circuits de Régulation du Mouvement : Voies Extrapyramidales
Rôle des Structures Régulatrices
Le mouvement volontaire est sous l'influence de plusieurs structures qui assurent sa régulation :
- Noyaux gris centraux : interviennent par des boucles motrices
- Cervelet : détecte les erreurs motrices entre le mouvement souhaité et exécuté
- Système sensoriel : apporte les informations visuelles, vestibulaires et proprioceptives essentielles pour guider le mouvement
Ces structures assurent une régulation du mouvement via les voies extrapyramidales. Le motoneurone N2 est donc sous l'influence de deux voies distinctes : les voies pyramidales (mouvements volontaires) et les voies extrapyramidales (mouvements automatiques involontaires).
Voies Extrapyramidales : Faisceaux Descendants
Il s'agit de quatre faisceaux neuronaux prenant naissance au niveau des noyaux du tronc cérébral et cheminant le long de la moelle épinière. Ils modulent l'activité des motoneurones N2 à travers des interneurones médullaires pouvant être excitateurs ou inhibiteurs.
Faisceau Tecto-Spinal (Colliculo-Spinal)
- Noyaux impliqués : colliculus supérieur mésencéphalique
- Afférences : rétine et autres structures cérébrales
- Cible : interneurones et motoneurones N2 des muscles du cou
- Effets : harmoniser les mouvements de la tête avec ceux des yeux, maintenir une image stable sur la rétine (coordination oculo-céphalique)
Faisceau Reticulo-Spinal
- Noyaux impliqués : substance réticulée pontique et bulbaire du tronc cérébral
- Afférences : cervelet et cortex moteur associatif
- Cible : interneurones et motoneurones N2 des muscles axiaux du tronc
- Effets : maintien du tonus axial et lutte contre la gravité
Faisceau Rubrospinal
- Noyaux impliqués : noyau rouge mésencéphalique
- Afférences : cervelet et aires motrices supérieures
- Cible : interneurones et motoneurones N2
- Effets : coordination motrice fine des extrémités et des doigts (mouvement plus précis)
Faisceau Vestibulo-Spinal
- Noyaux impliqués : noyau vestibulaire du bulbe rachidien
- Afférences : vestibule (oreille interne)
- Cible : interneurones et motoneurones N2 des muscles du cou
- Effets : adaptation des mouvements de la tête avec ceux du tronc et du reste du corps (compensation posturale)
Noyaux Gris Centraux et Boucles Motrices
Organisation Anatomique
Les noyaux gris centraux comportent plusieurs structures :
- Striatum : comprenant le noyau caudé et le putamen
- Pallidum
- Noyaux sous-thalamiques
- Substance noire : bien que mésencéphalique et non diencéphalique, elle est associée aux noyaux gris centraux en raison de son rôle moteur
- Thalamus
Boucles Motrices Cortico-Basales
Les noyaux gris centraux interagissent avec le cortex moteur en formant des boucles motrices cortico-spinalées et cortico-corticales. Contrairement au cortex ou au cervelet, ils n'ont pas d'accès direct aux motoneurones alpha ni aux neurones des circuits locaux. Ils exercent leur contrôle sur le mouvement en régulant l'activité des neurones moteurs centraux dont sont issus les voies descendantes.
Rôle Fonctionnel des Ganglions de la Base
Les ganglions de la base remplissent deux fonctions essentielles :
- Suppression des mouvements non désirés : filtrage des commandes inappropriées
- Amorçage du mouvement : préparation et déclenchement des motoneurones centraux en vue du démarrage du mouvement
Une atteinte de ces structures est responsable de pathologies comme la maladie de Parkinson ou la danse de Huntington.
Mécanisme de Déclenchement du Mouvement Volontaire
Pour lancer le mouvement, l'aire motrice primaire doit recevoir le signal de départ de l'aire motrice supplémentaire (AMS). Ce rôle de l'AMS dans le déclenchement du mouvement volontaire est facilité par la boucle motrice des noyaux gris centraux :
- Le thalamus exerce un effet stimulant sur l'AMS
- Cet effet est à la base inhibé par le pallidum
- La stimulation corticale du striatum active un neurone inhibiteur qui inhibe le pallidum
- L'inhibition du pallidum lève l'inhibition thalamique
- Le thalamus stimule alors l'AMS
- Lorsque l'AMS atteint un certain seuil, elle déclenche l'exécution du mouvement par l'aire motrice primaire
La substance noire contient des neurones dopaminergiques qui majorent l'inhibition du pallidum, levant ainsi l'inhibition thalamique et facilitant le déclenchement du mouvement.
Rôle du Cervelet dans le Contrôle Moteur
Le cervelet assure la coordination sensorimotrice du mouvement en cours d'exécution. Ses fonctions incluent :
- Détection des erreurs motrices : comparaison entre le mouvement souhaité et celui réellement exécuté
- Apprentissage moteur : correction des écarts pour améliorer la précision et la coordination des mouvements futurs
Comme les ganglions de la base, le cervelet n'a pas d'accès direct aux motoneurones mais régule l'activité des neurones moteurs centraux.
Résumé des Systèmes de Contrôle Moteur
Le système moteur repose sur une organisation hiérarchisée et intégrée :
- Niveau spinal : circuits locaux et motoneurones alpha pour l'exécution motrice finale
- Voies pyramidales : commande consciente des mouvements volontaires fins et complexes
- Voies extrapyramidales : régulation automatique de la motricité (posture, équilibre, mouvements de base)
- Ganglions de la base : sélection et amorçage des mouvements volontaires
- Cervelet : coordination et apprentissage moteur
Toutes les commandes motrices, réflexes ou volontaires, sont relayées vers le muscle par les motoneurones alpha, qui constituent la voie finale commune de la motricité.
Start a quiz
Test your knowledge with interactive questions