Résumé des chapitres sur les perfusions, transfusions, chimiothérapie, cathéters et radiothérapie

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Résumé des chapitres 1, 2, 7, 8 et 9 du cours SI : Médecine générale et spécialités médicales : Soins palliatifs. Ce résumé couvre les perfusions, la transfusion sanguine, la chimiothérapie, les cathéters à chambre implantable et la radiothérapie.

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Review
Question
Qu'est-ce qu'un cathéter PICC ?
Answer
Un cathéter veineux central inséré via une veine périphérique du bras (basilique, brachiale ou céphalique) jusqu'à la veine cave supérieure.
Question
À quelle fréquence doit-on rincer un PICC line non utilisé ?
Answer
Un rinçage pulsé de 10 ml de solution physiologique doit être effectué tous les 8 jours.
Question
Pourquoi l'alopécie survient-elle lors de certaines chimiothérapies ?
Answer
Les cytostatiques attaquent les cellules à division rapide, incluant celles des follicules pileux. Elle est presque toujours réversible.
Question
Qu'est-ce qu'une extravasation de produit cytostatique ?
Answer
La fuite du médicament hors de la veine. C'est une urgence pouvant causer une nécrose tissulaire.
Question
Qu'est-ce qu'un cathéter à chambre implantable (C.C.I.) ?
Answer
Un dispositif sous-cutané (boîtier + cathéter) permettant un accès veineux central répété pour perfusions, injections ou prélèvements sanguins.
Question
Quelle taille minimale de seringue utiliser avec un C.C.I. et pourquoi ?
Answer
Une seringue de 10 ml ou plus, car une seringue plus petite génère une pression trop élevée risquant de rompre le système.
Question
Quel est le mode d'action de la radiothérapie ?
Answer
Elle utilise des radiations ionisantes pour altérer l'ADN des cellules cancéreuses, les empêchant de se diviser et entraînant leur mort.
Question
Qu'est-ce qu'un cathéter veineux central (VC) ?
Answer
Un cathéter long donnant accès à la jonction système cave/oreillette droite, implanté chirurgicalement pour un traitement de longue durée ou irritant.
Question
Qu'est-ce que la simulation en radiothérapie ?
Answer
Étape permettant de délimiter avec précision la zone à traiter et de définir le positionnement du patient pour chaque séance.
Question
Quelle est la surveillance immédiate et cruciale lors d'une transfusion sanguine ?
Answer
Rester auprès du patient les 10 premières minutes pour détecter toute réaction et prendre les paramètres vitaux.
Question
Qui est le donneur universel et le receveur universel ?
Answer
Le donneur universel est le groupe O-. Le receveur universel est le groupe AB+.
Question
Qu'est-ce que la chimiothérapie anticancéreuse ?
Answer
Un traitement utilisant des médicaments toxiques (cytotoxiques) pour détruire les cellules cancéreuses dans tout l'organisme.
Question
Quel est l'un des effets secondaires cutanés les plus courants de la radiothérapie ?
Answer
L'érythème (rougeur) de la peau dans la zone irradiée, pouvant évoluer vers une dermite ou une brûlure.
Question
Qu'est-ce que la pompe PCA ?
Answer
Une pompe d'analgésie contrôlée par le patient (Patient Controlled Analgesia) pour l'administration d'antalgiques comme la morphine par voie IV, SC ou péridurale.
Question
Quelle est la loi de Landsteiner concernant le système ABO ?
Answer
Si un antigène (A ou B) est présent sur les érythrocytes, l'anticorps correspondant est absent dans le plasma, et vice versa.
Question
Pourquoi les concentrés de globules rouges sont-ils déleucocytés ?
Answer
Pour enlever les globules blancs (GB) afin de diminuer les réactions immunitaires liées au système HLA (Human Leucocyte Antigen).
Question
Quel est l'effet indésirable hématologique majeur de la chimiothérapie ?
Answer
La myélotoxicité : une diminution des globules blancs (leucopénie), des plaquettes (thrombopénie) et des globules rouges (anémie).
Question
Quel type d'aiguille est exclusivement utilisé pour un C.C.I. ?
Answer
Uniquement une aiguille non perforante à pointe de Huber, qui préserve l'intégrité du septum de la chambre.
Question
Comment entretenir un C.C.I. après utilisation ?
Answer
Rincer avec au moins 20 ml de NaCl 0,9% et effectuer un verrouillage en pression positive avant de retirer l'aiguille.
Question
Un patient devient-il radioactif après une séance de radiothérapie externe ?
Answer
Non, la source de rayonnement est extérieure et ne rend pas le patient radioactif après le traitement.

1. Les Perfusions

L'administration de liquides par voie intraveineuse est un acte infirmier courant, mais il existe des distinctions importantes entre les voies périphériques et centrales, ainsi que des dispositifs spécifiques pour des besoins variés.

1.1 Perfusion par Voie Périphérique

L'administration d'un liquide en goutte à goutte dans une veine périphérique ou superficielle est un acte infirmier délégué, exécuté sur prescription médicale. La surveillance relève du rôle propre de l'infirmière.

Recommandations et Localisations à Éviter

  • Localisations à éviter : Réseau veineux des membres inférieurs (risque de thrombophlébite), côté d'un curage ganglionnaire axillaire, côté d'une fistule artério-veineuse, côté d'un implant orthopédique, pli du coude (inconfort, réservé aux prélèvements), bras dominant.

  • Considérations : Âge du patient (veines plus fragiles chez les jeunes enfants et PA), confort (surtout pour traitement long), pathologie (AVC, fracture, infection, lésion), avis du patient.

1.2 Perfusion par Voie Intraveineuse Centrale

Le cathétérisme veineux central implique l'introduction d'un cathéter long dans le système veineux, atteignant la jonction entre le système cave et l'oreillette droite. L'implantation est chirurgicale, mais l'infirmière assure l'entretien, la surveillance et la réfection du pansement.

Spécificités et Avantages

  • Spécificités : Traitement de longue durée, administration de produits irritants ou à grand débit, mesure de la pression veineuse centrale (PVC), altération du capital veineux périphérique.

  • Avantages : Moins de risque de perforation dans une veine de gros calibre, plus grande liberté de mouvement, perfusion de très longue durée, administration de liquides visqueux ou irritants.

  • Sites de placement : Veine cave supérieure (sous-clavière ou jugulaire).

1.3 PICC (Cathéter Veineux Central à Insertion Périphérique Brachiale)

Le PICC est un cathéter veineux central inséré par le bras (veine basilique, brachiale ou céphalique) et avancé jusqu'à la partie distale de la veine cave supérieure. Il est radio-opaque et peut rester en place jusqu'à un an.

Domaine d'Application et Responsabilités

  • Domaine d'application : Soins et surveillance sont des actes techniques de type B1 (sans prescription médicale). Le retrait est un acte B2 (avec prescription).

  • Responsabilités : Manipulations par infirmiers formés et validés.

  • Valve Groshong : Empêche le reflux sanguin et permet une pression positive lors de la déconnexion.

  • Utilisation : Accès veineux central de moyenne durée, notamment pour antibiothérapie ou chimiothérapie de plusieurs semaines.

Description de la Procédure

  • Particularités : Manipulations aseptiques, réduction au maximum des connexions. Utilisation de compresses imprégnées d'antiseptique alcoolique (méthode "presse-orange").

  • Injections : Les voies "power injectable" supportent des débits élevés (max , ).

  • Mesure de PVC : Nécessite une lumière de cathéter de calibre 20 ou plus.

  • Douche : Autorisée avec protection imperméable du pansement.

Réfection du Pansement PICC Line

  • Fréquence : Tous les 8 jours, ou si sale, décollé, non occlusif.

  • Matériel : Surface de travail propre, hygiène des mains, chlorhexidine 2% alcoolique, set de pansement stérile, sac poubelle, pansement TEGADERM CHC PICC/CVC (ou compresses et Méfix), gants stériles.

  • Déroulement :

    1. Hygiène des mains.

    2. Retirer la partie distale du film polyuréthane.

    3. Déloger et jeter le système de fixation.

    4. Retirer le film polyuréthane et le patch de CHC (facilité par sérum physiologique).

    5. Contrôler l'aspect de la peau.

    6. Hygiène des mains.

    7. Ouvrir et étaler le champ stérile.

    8. Désinfecter la peau et le cathéter avec la solution alcoolique (technique "no touch").

    9. Attendre le séchage complet (au moins 30 secondes).

    10. Hygiène des mains.

    11. Enfiler des gants stériles.

    12. Fixer le cathéter dans le dispositif de fixation.

    13. Poser le système de fixation sur la peau sans enlever la protection pour vérifier la localisation.

    14. Coller la fixation sur la peau sans traction.

    15. Appliquer le film polyuréthane Tegaderm CHC (le patch de gel doit couvrir le point de ponction et le cathéter jusqu'à la fixation).

    16. Appliquer un filet tubulaire si nécessaire.

    17. Enlever les gants.

    18. Hygiène des mains.

Rinçage du Système

  • Procédure : Rinçage pulsé de 10 ml de solution physiologique.

  • Fréquence : Après chaque administration, avant et après les prélèvements sanguins. Si PICC non utilisé, rinçage tous les 8 jours.

  • Seringue : Utiliser une seringue de volume supérieur ou égal à 10 ml.

  • Déroulement : Hygiène des mains, compresses imbibées de chlorhexidine, manipulation de la connexion avec compresses, enlever et jeter le bouchon, désinfecter l'embout, vider quelques ml de seringue, brancher et vérifier le reflux, injecter la solution physiologique de façon pulsée, refermer avec un bouchon stérile, hygiène des mains.

Prélèvement Sanguin

  • Les prélèvements se font directement sur le cathéter.

  • Interdiction : Ne jamais réinjecter la purge.

  • Difficulté de reflux : Demander au patient de tourner la tête ou de placer le bras en abduction.

  • Précautions : Ne pas utiliser les 2 à 5 premiers mL de sang, sauf pour les hémocultures.

Retrait du PICC (sur prescription médicale)

  • Procédure : Patient en décubitus dorsal, hygiène des mains, gants, enlever pansement et fixateur, tirer doucement le PICC, compression au point de sortie, pansement stérile, noter la longueur du PICC et comparer à l'initiale.

  • Résistance : Ne pas exercer de forte traction.

Surveillance et Traçabilité

  • Traçabilité : Noter traitements, gestes, difficultés, informations au patient dans le DPI.

  • Longueur : Noter la longueur extériorisée à chaque réfection de pansement. En cas de traction accidentelle, évaluer l'impact et ne pas réintroduire la partie externalisée. Si doute, radiographie sur prescription.

  • Surveillance clinique : Rechercher complications locales (point d'insertion, trajet veineux) ou générales (fièvre, frissons, essoufflement, douleur). Signaler toute anomalie au médecin.

  • Pansement : Doit rester propre, sec et étanche.

1.4 Complications Générales des Voies Centrales (VC)

Les complications des voies centrales peuvent être graves et nécessitent une surveillance attentive et des actions rapides.

Causes

Symptômes

Action

Prévention

INFECTION GÉNÉRALISÉE (SEPTICÉMIE)

- liquide contaminé
- circuit non étanche
- manipulations septiques
- perf laissée en place trop longtemps
- veine irritée (phlébite)
- KT mal fixé (va et vient)
- patient moins résistant

- élévation brusque de la t° et des pulsations
- frissons, tremblements
- parfois symptômes de choc

- stop perf
- OT KT et prélèvement de culture
- Prévenir Dr
- surveiller t°, pls, TA

Asepsie lors de la mise en place et de toutes les manipulations :
- hygiène des mains
- site de ponction propre et sain
- pansement occlusif stérile et sec
- matériel de ponction adéquat ;
- surveillance régulière du Système
- préparer les flacons de perf juste avant de les placer

SURCHARGE CIRCULATOIRE

- excès de liquide perfusé
- œdème des membres supérieur
- liquide administré trop rapidement
Risque accru si :
- insuffisance rénale et/ou cardiaque
- personne âgée
- Solution hypertonique
Liquide dans les espaces alvéolaires (dyspnée, agitation, angoisse)

- respiration rapide
- souffle court, râle
- patient angoissé+++
- dilatation des veines du cou
- teint cyanosé, grisâtre
- pls + , TA pincée, PVC+

- ralentir perf pour maintenir la voie IV perméable
- avertir Dr
- asseoir le patient et donner O2 si permis
- paramètres

- surveiller le débit et le respecter
- prudence quand perf de grosses molécules, sang et dérivés
- connaître la pathologie du patient et son bilan hydrique

EMBOLIE GAZEUSE

Embolie d'une ± grande quantité d'air dans la circulation (10cc ou + )
- tubulure mal purgée
- raccords défectueux
Risques plus élevé en cas de voies centrales si manipulations incorrectes au niveau du KT

- choc
- TA
- pouls rapide et faible
- cyanose
- perte de conscience

- avertir immédiatement le Dr
- donner de l'O2 sur PM

- purger correctement la tubulure et les annexes avant de la raccorder au KT
- changer les flacons en vérifiant qu'il n'y ait pas d'air dans la tubulure (vase communiquant)
- vérifier l'étanchéité des connexions.

RÉACTION ALLERGIQUE

Sensibilité particulière du patient à la solution administrée particulièrement un additif

- démangeaisons
- éruption
- respiration courte

- prévenir Dr
- ralentir le débit (veine perméable)
- noter au dossier ce à quoi le patient est allergique

- demander au patient si allergies connues avant traitement
- perfuser lentement les solutions allergènes

CHOC ANAPHYLACTIQUE

Réaction de l'organisme à la substance étrangère surtout avec sang et dérivés, et grosses molécules

- pâleur
- cyanose des extrémités
- fréquence respiratoire +
- TA, pouls filant

- stop perf
- garder voie d'entrée
- coucher le patient à plat
- appeler le Dr
- surveiller les paramètres
- O2 si permis

- se renseigner sur les ATCD
- observer le patient régulièrement
- débit lent au début

EMBOLIE PAR MIGRATION DE CAILLOT

Envoi d'un caillot qui obstruait le KT quand on veut le déboucher celui-ci en injectant du sérum physiologique ou un anticoagulant

Suivant la localisation de l'embolie : micro embolie pulmonaire
- échange gazeux-
- point de côté
- dyspnée, angoisse, choc

- avertir le Dr
- garder la voie d'entrée

Ne pas déboucher le KT en injectant du liquide sous pression

1.5 Pompes et Pousse-Seringues

Ces dispositifs permettent une administration précise et contrôlée des médicaments.

1.5.1 La Pompe Volumétrique

Utilisée pour administrer des médicaments de manière continue ou non. Elle régule la perfusion du produit grâce à un système d'entraînement du liquide et est munie d'alarmes.

1.5.2 Le Pousse-Seringue Électrique (PSE)

Appareil qui fait progresser le piston d'une ou plusieurs seringues de manière régulière. Il est indiqué pour l'injection continue de médication précise.

  • Avantages : Rigueur de gestion, injection régulière, programmable.

  • Règles générales : Accepte plusieurs formats de seringues (5 à 60 ml), utilisation obligatoire de seringues Luer-lock, accès protégé.

1.5.3 La Pompe PCA (Patient Controlled Analgesia)

Permet au patient de contrôler son analgésie, généralement avec de la morphine par voie IV ou SC, ou en péridurale. Elle est programmée pour administrer l'analgésique en continu ou via un bouton poussoir (bolus).

  • Avantages : Le patient gère sa douleur, pompes portables pour un retour précoce à domicile.

  • Règles générales : Appel de l'anesthésiste pour la mise en route, réévaluation régulière de la douleur, traitement antalgique per os après arrêt de la pompe, reprogrammation après changement de batterie.

2. La Transfusion Sanguine

La transfusion sanguine est l'administration de sang ou de dérivés sanguins d'un donneur à un receveur. C'est un acte substitutif qui vise à apporter l'élément manquant au malade.

2.1 Définition

Le volume sanguin est d'environ 5 litres pour un adulte. La transfusion est un acte contre nature en raison de l'identité cellulaire unique de chaque individu, ce qui peut entraîner une réaction de l'organisme.

Groupes Sanguins

La surface des érythrocytes contient des antigènes (agglutinogènes) qui classent le sang en différents groupes. Les plus importants sont les antigènes A et B du système ABO et l'antigène D du système Rh.

A. Le Système ABO

Basé sur la loi de Landsteiner : présence d'antigènes A et B sur les érythrocytes et d'anticorps dirigés contre les antigènes absents dans le plasma. Une transfusion incompatible peut provoquer une agglutination et une hémolyse.

Groupes sanguins

Antigène (Ag) sur les GR

Anticorps (Ac) dans le sérum

Groupe sanguin à donner

A

Antigène A

Anticorps anti-B

A et O

B

Antigène B

Anticorps anti-A

B et O

AB

Antigène A et B

Absence d'anti-A et anti-B

Tous

O

Pas d'antigène A et B

Anticorps anti-A et Anticorps anti-B

O

B. Le Système Rh

L'antigène D est présent chez environ 85% des Européens (Rh+). Le plasma ne contient pas d'anticorps anti-D dans des circonstances normales. Une transfusion de sang Rh+ à une personne Rh- peut entraîner la fabrication d'anticorps anti-D et des réactions hémolytiques lors de transfusions ultérieures.

  • Groupe O- : Donneur universel.

  • Groupe AB+ : Receveur universel.

C. Le Système HLA (Human Leucocyte Antigen)

Des antigènes sont également présents sur les globules blancs et les tissus. Les globules blancs sont éliminés des solutions de transfusion (déleucocytées) pour éviter les réactions immunitaires.

2.2 Don de Sang

Le don de sang est essentiel pour aider les accidentés, opérés, leucémiques, hémophiles, grands brûlés, etc.

La Collecte

  • Qui peut donner : Personne de 18 à 65 ans, en bonne santé, poids > 50 kg, tension artérielle normale. Information sur les comportements à risque et questionnaire médical avant chaque don.

  • Délais d'attente : Varient selon les situations (fièvre, médicaments, dentiste, chirurgie, voyages, changement de partenaire, tatouage/piercing).

Les Divers Types de Don de Sang

  • Sang total : 450 ml prélevés, contient du citrate de sodium pour éviter la coagulation. 2 mois entre 2 prélèvements, 4 prélèvements par an maximum.

  • Aphérèse : Technique pour extraire et séparer les éléments figurés du sang (plasma ou plaquettes) à l'aide d'une centrifugeuse. Les GR sont réinjectés au donneur.

    • Plasmaphérèse : Le plasma est retenu. Dons possibles tous les 15 jours.

    • Thrombaphérèse : Seules les plaquettes sont retirées. Maximum 12 fois par an.

  • Autotransfusion : Le patient donne son propre sang en prévision d'une intervention.

2.3 La Conservation du Sang

Le citrate de sodium, découvert en 1914, empêche le sang de coaguler. Le sang est récolté dans une poche stérile, puis réparti dans des poches satellites et conservé selon le type de dérivé (réfrigérateur, surgélateur, température ambiante).

L'Analyse du Sang

Toute poche de sang subit des analyses pour écarter la contamination et déterminer les caractéristiques. Le sang total est rarement transfusé ; on préfère apporter au patient uniquement les éléments dont il a besoin (dérivés).

  • Avantages des dérivés : Conservation optimale, un don aide plusieurs patients, traitement plus efficace, diminution des risques.

Catégories de Dérivés Sanguins

  • Dérivés stables à conservation longue durée : Obtenus par fractionnement industriel du plasma. Absence de règles de compatibilité, inactivité virale totale, absence d'éléments cellulaires.

    • Solutions d'Albumines : Maintien de la circulation sanguine. Durée de conservation 3 ans.

    • SSPP (Solution Stable de Protéine Plasmatique) : Utilisée en cas de pertes protéiques importantes.

    • Facteurs de coagulation : Facteur VIII, IX, Fibrinogène, PPSB. Durée de conservation 2 ans.

    • Immunoglobulines : Traitement de maladies infectieuses. Durée de conservation 3 ans.

  • Dérivés labiles à conservation de courte durée (PSL) : Conservation limitée, règles de compatibilité, conditions strictes de conservation, risque résiduel de transmission virale.

    • Concentré de Globules Rouges Déleucocyté : Filtration pour diminuer les réactions HLA. Conservation 42 jours à . Indiqué dans les anémies importantes.

    • Phénotype : GR ayant subi une analyse étendue (RAI). Indiqué chez les patients avec anticorps anti-érythrocytaires.

    • Concentrés irradiés : Pour patients immunodéprimés.

    • Concentré standard de Plaquettes Déleucocyté (aphérèse) : Conservation 7 jours à température ambiante avec agitation.

    • Plasma congelé : Contient toutes les protéines et facteurs de coagulation. Conservation 1 an à .

2.4 Soins Infirmiers Relatifs à l'Administration des Globules Rouges Concentrés

La transfusion est un acte délégué où l'infirmier est un acteur majeur de l'hémovigilance.

2.4.1 Généralités et Surveillances Avant la Pose de la Transfusion

  • Chaîne du froid : Respect absolu pour éviter la prolifération bactérienne et la destruction des GR. Sang à . Ne pas sortir plus de 10 minutes à l'avance. Unité suspecte doit être renvoyée.

  • Réchauffeur : Indispensable pour transfusions massives.

  • Filtre : Tout dérivé sanguin doit être administré au travers d'un filtre pour retenir les micro-agrégats.

  • Douceur : Manipuler les poches de sang avec douceur pour éviter la destruction des GR. Ne jamais secouer.

2.4.2 Soins Infirmiers Avant la Transfusion

Acte médical engageant la responsabilité du médecin et de l'infirmière.

  • Collecte des données :

    • Le sang : Prescription médicale (coordonnées patient, nature du sang, caractéristiques, nombre d'unités, vitesse de passage, médicaments). L'infirmière établit la détermination du groupe sanguin, la recherche d'anticorps irréguliers et le bon de commande.

    • Le patient : Vérification de l'identité, pathologie, groupe sanguin, antécédents transfusionnels, médications, précautions particulières.

  • Préparation : S'assurer qu'aucun examen n'est prévu. Préférer transfuser quand le personnel est suffisant.

  • Réception de la poche : Vérifier minutieusement les 9 points de contrôle de l'unité de GR et de la feuille de compatibilité (nom, groupe sanguin, compatibilité croisée, code barre, nature du dérivé, quantité, date de péremption, aspect, température).

  • Contrôle pré-transfusionnel (Serafol) : Vérifier péremption, noter identité et numéro de culot, prélever sang du patient et de la poche, réhydrater actifs, chalouper, comparer résultats, noter conclusion, agrafer au dossier.

  • Informer le patient : Expliquer le but, rassurer.

  • Rassembler le matériel : Sortir le sang, préparer perfusion d'entretien si nécessaire, gants, trousse à transfusion avec filtre, noyer le filtre et purger.

  • Surveiller la perfusion : Écoulement, reflux, problèmes éventuels. Prendre les paramètres (T°, pouls, TA) avant la transfusion. Ne jamais adjoindre de médicament au sang.

2.4.3 Soins Infirmiers Lors de la Pose et Pendant la Transfusion

  • Débit : Régler lentement au début (1 goutte/2 secondes), puis selon prescription. Une unité de GR doit couler en moins de deux heures.

  • Surveillance initiale : Rester dans la chambre pendant les 10 premières minutes, observer plaintes et symptômes de complication. Prendre les paramètres à 5-10-15 et 30 minutes.

  • Après 10 minutes : Reprendre les paramètres, vérifier écoulement, donner la sonnette. Passer régulièrement dans la chambre (toutes les 30 min).

  • Problème ou suspicion d'anomalie : STOP DIRECT + appel médecin.

  • Problème d'écoulement : Surélever le pied à perfusion, utiliser la manchette à compression pneumatique.

  • Réaction transfusionnelle : Arrêter la transfusion, fermer le robinet, ouvrir perfusion d'entretien, assurer sécurité du patient, appeler médecin, observer réactions, suivre prescription médicale, garder sac et trousse, assurer surveillance continue.

2.4.4 Soins Infirmiers Après la Transfusion

  • Étapes : Gants, fermer roulette, ôter la transfusion (jeter dans poubelles jaunes), rincer la tubulure avec NaCl 0,9%, remettre perfusion principale, compléter suivi transfusionnel, assurer continuité des soins.

  • Incidents et accidents : Hémolytiques, fébriles non hémolytiques, allergiques, œdème pulmonaire, choc endotoxinique/septique, maladies transmissibles.

2.5 Soins Infirmiers Relatifs à l'Administration de Plaquettes

  • Indication : Thrombocytopénie, thrombopathie, hémorragie menaçante.

  • Conservation : Ne se conservent pas, doivent être transfusées dès réception et agitées.

  • Précautions : Transfusion inefficace, réaction transfusionnelle (frissons, hyperthermie), respecter groupe sanguin ABO et Rh, trousse avec filtre. Vitesse d'écoulement lente au début, puis 10 ml/min.

2.6 Soins Infirmiers Relatifs à l'Administration de Plasma Congelé Viro-Inactivé

  • Généralités : Contient toutes les protéines et facteurs de coagulation. Volume 200 ml.

  • Indications : Coagulopathies graves, hémorragies aiguës, déficits en facteurs de coagulation.

  • Pratique : Décongélation au bain-marie à . Transfusion avec trousse à filtre, débit lent, 200 ml en 2 heures maximum. Ne jamais recongeler.

  • Compatibilité : Contraire des GR.

2.7 Soins Infirmiers Relatifs à l'Administration de Dérivés Stables du Plasma

2.7.1 La Solution Stable de Protéines Plasmatique (SSPP)

  • Indications : Restauration rapide du volume plasmatique, hypoprotéinémie, choc.

  • Mode de transfusion : Tubulure à filtre. Groupe sanguin non nécessaire. Durée 400 ml en 3h.

  • Surveillances : Risques de surcharge circulatoire (vitesse d'écoulement, pouls, TA, respiration, plaintes) et d'allergie (faciès, prurit, plaintes).

2.7.2 L'Albumine Concentrée

  • Concentration : 20 g/100 ml.

  • Mode de transfusion : IV lente (2 à 3h pour 100 ml). Trousse avec filtre. Prudence en cas de décompensation cardiaque.

  • Surveillance : Idem SSPP.

2.8 Normes à Connaître en Tant qu'Infirmière Responsable

Connaissance des normes biologiques est essentielle pour la surveillance des patients.

  • HB : 12 à 16 gr/100 ml

  • GR : 4,5 à /ml

  • Hct : 38 à 50%

  • GB : 4000 à 8000/ml

  • Pqts : 150 à 450000/ml

  • VS : 10 mm/h

  • CRP : < 6 mg/L

  • Glycémie : 100 mgr/100 ml

  • Urée : 10 à 50 mg/100 ml

  • Créatinine : 0,8 à 1,3 mg/100 ml

  • Acide urique : 3 à 7 mg/dl

  • Na+ : 135 à 145 mEq/L

  • K+ : 3,5 à 5 mEq/L

  • Cl- : 95 à 105 mEq/L

  • CO2 : 27 mEq/L

  • Ca++ : 8 à 10,4 mg/dl

  • Phosphore : 2,4 à 4,4 mg/dl

  • Mg++ : 1,45 à 1,9 mEq/L

  • Protéines plasmatiques : 6,5 à 7,5 g/100 ml

  • Bilirubine : 0,3 à 1 mg/100 ml

  • LDH : 140 à 300 UI/L

  • CPK : 7 à 160 UI/L

  • GOT : 6 à 30 UI/L

  • GPT : 4 à 40 UI/L

  • Gamma GT : 5 à 45 UI/L

  • Phosphatases alcalines : 10 à 60 UI/L

  • Amylases : 20 à 200 UI/L

  • Lipases : 170 UI/L

  • INR : 1 à 1,5

  • Fibrinogène : 180 à 380 mg/100 ml

7. Chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement anticancéreux utilisant des médicaments cytotoxiques pour détruire les cellules cancéreuses. Elle a une action générale, mais peut affecter les cellules saines.

7.1 Généralités

7.1.1 Définition

La chimiothérapie anticancéreuse utilise des médicaments toxiques (cytotoxiques, cytostatiques, antimitotiques) qui agissent sur les cellules cancéreuses, qui se divisent plus rapidement que les cellules saines.

Indications

  • Diminuer le volume de la tumeur avant un traitement local (chimio d'induction).

  • Prévenir le développement de métastases après un traitement local (chimio adjuvante).

  • Traiter les tumeurs récidivantes ou les métastases (chimio-palliative).

Contre-indications

  • Grossesse ou allaitement.

  • Aplasie médullaire ou coma.

  • Phases terminales.

  • Personnes âgées (selon indice de Karnofsky).

  • Tares hépatiques ou rénales.

  • Suivi incertain.

7.2 Types de Chimiothérapie

Peut être isolée ou associée à d'autres traitements. Peut être monochimio (un seul médicament) ou polychimiothérapie (plusieurs cytotoxiques complémentaires et à toxicité non cumulative).

7.2.1 Classification des Cytostatiques

Classés selon leur mode d'action, agissant à différentes phases de la division cellulaire.

7.2.2 Posologie

Adaptée à chaque patient, calculée en fonction de la surface corporelle (poids et taille). Le médecin précise le rythme et la posologie sur un protocole détaillé. Administration discontinue en cycles de +/- 3 semaines.

7.2.3 Mode d'Administration

Le plus courant est la voie intraveineuse, mais peut aussi être per os, intrapéritonéale, intrapleurale, intravésicale, ou percutanée.

7.3 Effets Indésirables

Les cytotoxiques affectent aussi les cellules saines, provoquant des troubles dans divers organes. Le rôle infirmier est de limiter ces effets par la prévention et l'observation, et d'éduquer le patient.

A. Toxicité Hématologique ou Myélotoxicité

Principale toxicité, se traduit par une modification de la numération sanguine (GR, GB, plaquettes). Baisse des GB et plaquettes entre le 8ème et 12ème jour (leucopénie, thrombopénie). L'anémie survient plus tard. Retour à la normale en 3ème semaine.

B. Risque Infectieux

Lié à la leucopénie. Nécessite des contrôles biologiques, surveillance de la température, hygiène rigoureuse, éducation du patient sur les signes d'infection.

C. Aplasie Médullaire

Réduction ou disparition des lignées sanguines dans la moelle osseuse. Risque infectieux majeur. Nécessite un isolement protecteur, hygiène stricte, dépistage des infections, administration de traitements spécifiques, soutien psychologique.

D. Risques Hémorragiques

Lié à la thrombopénie. Risque d'hémorragies spontanées si < 20 000 plaquettes/mm3. Nécessite transfusion plaquettaire, éviter les injections IM/SC, compression prolongée après prélèvements, proscrire l'aspirine, rechercher les saignements, éduquer le patient (rasoir électrique, brosse à dents souple).

E. Anémies

Due à l'absence de régénérescence des hématies. Se manifeste par fatigue, pâleur, essoufflement. Nécessite transfusion de GR ou érythropoïétine. Surveillance, éducation sur les symptômes et éviter les efforts.

F. Toxicité Digestive

  • Nausées et vomissements : Fréquents, aigus (24h), retardés (jusqu'à 7 jours), anticipés (réflexe conditionné). Prévention par antiémétiques avant la chimio. Observation, bilan liquidien, bains de bouche, conseils alimentaires (petits repas, boissons fraîches, éviter gras/épicé).

  • Diarrhée : Peser le patient, observer les selles, conseiller aliments antidiarrhéiques, hydratation. Avertir le médecin si persistance.

  • Constipation : Inhabituelle, mais possible. Conseiller hydratation, fibres, activité. Surveiller les selles.

  • Toxicité hépatique : Dépister douleurs abdominales, prurit, ictère.

G. Toxicité Urinaire

Certains produits altèrent la fonction rénale. Nécessite hyperhydratation, surveillance de la diurèse, contrôle de l'urée et créatinine. Certains produits colorent les urines. Éducation du patient sur la coloration et l'importance de boire.

H. Toxicité Cardiaque, Pulmonaire

Liée aux anthracyclines. Nécessite surveillance cardiaque (pulsations, TA, ECG, échographie). D'autres produits peuvent provoquer des troubles respiratoires ou fibrose pulmonaire. Dépister signes d'insuffisance respiratoire.

I. Toxicité Cutanée et Muqueuse

  • Mucite, stomatite : Atteintes douloureuses des muqueuses. Évaluation de la bouche, glace pilée, soins de bouche fréquents, protection des lèvres, alimentation adaptée, analgésiques.

  • Toxicité cutanée : Syndrome mains-pieds, photosensibilisation. Protéger de la lumière et du soleil, pommade hydratante.

  • Atteinte des phanères : Ongles fragilisés ou pigmentés.

  • Alopécie : Perte de cheveux, réversible. Informer le patient, conseiller prothèse capillaire, casque réfrigérant. Soutien psychologique.

J. Toxicité Génitale

Modifications du cycle menstruel, sécheresse vaginale, stérilité provisoire ou définitive chez la femme. Risque de stérilité important chez l'homme (conservation de sperme).

K. Toxicité Neurologique

Troubles sensitifs ou moteurs. Rechercher engourdissements, picotements, myalgie, troubles auditifs. Conseiller déplacements lents.

L. Autres

Fatigue (liée à la maladie, traitements, stress, anémie, dénutrition, insomnie). Allergie à un cytotoxique (dyspnée, hypotension, sensation de boule dans la gorge). Glycémie modifiée chez le diabétique.

M. Conclusion

L'infirmier(e) doit connaître la prescription, les effets secondaires, informer et éduquer le patient, se protéger, observer et réagir, être à l'écoute.

7.3.1 En Pratique : Rôle Infirmier

  • Au moment de la cure : Vérifier résultats sanguins, température, capital veineux. S'assurer de la prescription complète. Informer le patient des effets indésirables. Piquer la perfusion avec solution isotonique. Vérifier l'accès veineux (reflux, point de ponction). Arrêter immédiatement en cas de doute.

  • Pendant l'administration : Surveiller les effets indésirables, paramètres vitaux, extravasation. Rincer avant et après chaque cytotoxique.

  • Pendant l'intercure : Surveiller les effets retardés (température, problèmes digestifs, autres effets secondaires). Effectuer les prises de sang.

  • Extravasation : URGENCE. Arrêter perfusion, gants, aspirer sang, injecter NaCl 0,9%, injecter antidote si disponible, enlever KT, faire saigner, aspirer liquide péri-veineux (médecin). Appliquer compresses froides ou chaudes selon antidote. Membre surélevé. Rapport écrit précis.

7.4 Mesures de Protection Lors de Manipulations de Cytostatiques

La manipulation des produits anticancéreux présente des risques pour le personnel soignant (immédiats et retardés). Une réglementation stricte et des mesures de protection sont indispensables.

1. Lors de la Préparation

Sous flux laminaire. Le manipulateur se protège (surblouse, gants, lunettes, surchaussures, bonnet, masque). Actuellement, les produits sont préparés en pharmacie.

2. Lors de l'Administration

Plan de travail couvert d'un champ absorbant/imperméable. Utilisation de trousses spécifiques (double Y, Luer-lock). Manipulations avec gants et compresses stériles. Élimination immédiate des déchets dans des sacs spécifiques (jaunes).

3. Après l'Administration

Les mesures de protection continuent pour la manipulation des excréta des patients. Gants, élimination des déchets dans les toilettes (éviter projections), nettoyage des urinaux/bassins. S'informer sur la durée de vigilance.

4. Quelques Conseils Lors d'Accidents

  • Éclaboussures yeux : Laver immédiatement à grande eau, irriguer avec NaCl 0,9%.

  • Éclaboussures peau : Laver immédiatement et abondamment à l'eau. Se renseigner sur produit spécifique.

  • Éclaboussures vêtements/gants : Changer immédiatement, isoler.

  • Piqûre aiguille : Aspirer (cf. extravasation).

  • Éclaboussures plan de travail : Nettoyer avec papier absorbant, puis eau et savon, rincer, neutraliser avec javel ou selon procédure.

7.4.1 Autres Traitements Médicamenteux

L'Hormonothérapie

Traitement hormonal de certains cancers hormonodépendants (sein, prostate). Vise à supprimer la source de l'hormone ou à bloquer les tissus cibles. Généralement par comprimés ou injection IM.

  • Chez la femme : Antiestrogènes, progestatifs. Surveillance gynécologique. Effets androgéniques (virilisation, prise de poids, HTA).

  • Chez l'homme : Anti-androgènes. Effets de féminisation (gynécomastie, impuissance). Risques de thrombophlébite, infarctus.

  • Effets indésirables : Non négligeables. Retentissement psychologique sévère.

L'Immunothérapie

Vise à renforcer le système immunitaire du patient pour qu'il reconnaisse et combatte les cellules cancéreuses. Nécessite le consentement éclairé du patient.

7.5 En Conclusion

L'infirmier(e) doit connaître la prescription, les signes d'annulation de la chimio, les effets secondaires, informer et éduquer le patient, se protéger et protéger le patient, observer et réagir, être à l'écoute et répondre aux questions.

7.6 Lexique

  • ADENOPATHIE : Augmentation du volume d'un ganglion.

  • ALLOGREFFE : Prélèvement de moelle osseuse chez un donneur pour un receveur compatible.

  • ALOPECIE : Perte totale ou partielle des cheveux.

  • ANEMIE : Baisse du nombre de globules rouges.

  • ANTALGIQUE : Traitement contre la douleur.

  • ANTICORPS : Substance engendrée par l'organisme contre un antigène.

  • ANTIEMETIQUE : Médicament empêchant les vomissements.

  • ANTIGENE : Substance provoquant la formation d'un anticorps.

  • APLASIE : Diminution de la production de cellules sanguines par la moelle osseuse.

  • ASTHENIE : État de fatigue.

  • AUTOGREFFE : Prélèvement de moelle osseuse du patient pour réinjection après chimiothérapie.

  • BIOPSIE : Prélèvement d'un fragment de tissu pour diagnostic.

  • CANCER : Maladie caractérisée par une croissance anormale et incontrôlée de cellules.

  • CATHETER : Fin tuyau introduit dans une veine pour perfusions.

  • CELLULE CANCEREUSE : Cellule anormale proliférant de façon incontrôlée.

  • CECOS : Centre d'Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme.

  • CEPHALEES : Maux de tête.

  • CHAMBRE, PORT-A-CATH, SITE IMPLANTABLE OU CAPSULE : Boîtier implanté sous la peau relié à une veine profonde.

  • CHIMIOTHERAPIE : Thérapie détruisant les cellules cancéreuses par substances chimiques.

  • CIRCULATION LYMPHATIQUE : Circulation de la lymphe.

  • CURIETHERAPIE : Radiothérapie utilisant des sources radioactives temporaires.

  • DYSPNEE : Difficulté à respirer.

  • ECHOGRAPHIE : Méthode d'exploration par ultrasons.

  • ENDOCRINE (glande) : Glande déversant ses hormones directement dans le sang.

  • ENDOGENE : Qui provient de l'intérieur.

  • ENDOSCOPIE : Introduction d'un matériel d'imagerie à l'intérieur de l'organisme.

  • EXERESE : Enlèvement chirurgical d'une tumeur.

  • EXOGENE : Qui provient de l'extérieur.

  • FACTEURS DE CROISSANCE HEMATOPOÏETIQUES : Substances stimulant la production de cellules sanguines.

  • GANGLION (lymphatique) : Organe du système lymphatique.

  • GLOBULES BLANCS ou LEUCOCYTES : Cellules du sang protégeant contre les infections.

  • GLOBULES ROUGES ou ERYTHROCYTES ou HEMATIES : Cellules du sang transportant l'oxygène.

  • GUERISON : Neutralisation définitive de la maladie.

  • HEMATOLOGIE : Spécialité médicale des maladies du sang.

  • HEMOGLOBINE : Pigment des globules rouges transportant l'oxygène.

  • HEMOPATHIE : Maladie du sang.

  • HEMOSTASE : Arrêt d'une hémorragie.

  • HORMONOTHERAPIE : Traitement par les hormones de certains cancers.

  • IMMUNOTHERAPIE : Traitement renforçant l'immunité de l'organisme.

  • INJECTION : Administration d'un médicament liquide.

  • INVASIF : Caractère d'une tumeur qui s'étend.

  • IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) : Examen radiologique utilisant des champs magnétiques.

  • LEUCEMIE : Cancer du sang par production excessive de globules blancs.

  • LEUCOPENIE : Baisse du taux des globules blancs.

  • LYMPHE : Liquide riche en protéines et lymphocytes.

  • LYMPHOCITES : Petits globules blancs jouant un rôle dans l'immunité.

  • LYMPHOEDEME : Gonflement suite à une circulation lymphatique défectueuse.

  • LYMPHOME : Tumeur du tissu lymphoïde.

  • MARQUEURS TUMORAUX : Substance sécrétée par les cellules tumorales.

  • MASTECTOMIE : Ablation du sein.

  • MELANOME : Tumeur des cellules produisant la mélanine.

  • METABOLISME : Ensemble des processus de transformation de matière et d'énergie.

  • METASTASE : Dissémination du cancer.

  • MOELLE OSSEUSE : Tissu produisant les cellules sanguines.

  • MUCITE : Inflammation des muqueuses.

  • MYELOSUPPRESSION : Réduction de la production de cellules sanguines par la moelle osseuse.

  • NEUTROPENIE : Diminution du nombre de polynucléaires neutrophiles.

  • NUMERATION FORMULE SANGUINE (NFS) : Détermination du nombre de cellules sanguines.

  • ONCOLOGIE : Étude des tumeurs.

  • PER-OS : Médicament pris par voie orale.

  • PET SCAN (Positron Emission Tomography Scanner) : Appareil d'imagerie médicale localisant les foyers métaboliques élevés.

  • PLAQUETTES ou THROMBOCYTES : Éléments du sang jouant un rôle dans la coagulation.

  • PROTOCOLE : Recueil d'indications pour le traitement d'un cancer.

  • PRURIT : Vive démangeaison.

  • RADIOGRAPHIE : Technique d'imagerie utilisant les rayons X.

  • RADIOTHERAPIE : Méthode de traitement détruisant les cellules tumorales par radiations ionisantes.

  • RECHUTE : Réapparition de la maladie.

  • RECIDIVE : Réapparition de la tumeur.

  • REMISSION : Disparition complète ou partielle des symptômes.

  • SCANNER (TDM Tomodensitométrie) : Appareil de radiodiagnostic obtenant des images en coupe.

  • SCINTIGRAPHIE : Technique d'imagerie visualisant un organe par substance radioactive.

  • SEPTICEMIE : Infection générale par microbes dans le sang.

  • STADE : Classification de la tumeur.

  • THROMBOCYTOPENIE ou THROMBOPENIE : Diminution du nombre de plaquettes.

  • THYROÏDE : Glande endocrine intervenant dans la croissance et le métabolisme.

  • TUMEUR : Masse de tissu anormale, bénigne ou maligne.

8. Le Cathéter à Chambre Implantable Intraveineux (C.C.I.)

Le C.C.I. est un dispositif d'accès veineux central permettant un accès répété et sûr au système vasculaire, souvent utilisé en oncologie.

8.1 Définition

Le C.C.I. est composé d'un boîtier sous-cutané relié à un cathéter central tunnellisé. Il est aussi appelé DAVI, PAC, RASC, RAVI, CTI, CIP.

8.2 Les Différents Sites d'Insertion

L'extrémité du cathéter arrive à l'entrée de l'oreillette droite par la veine cave. Le boîtier peut être thoracique (veine jugulaire ou sous-clavière) ou brachial (veine céphalique ou basilique). Il est implanté en dehors des zones de mouvement, sur une surface résistante.

1. Pose du C.C.I.

Placé chirurgicalement sous anesthésie locale ou générale. Le boîtier est fixé sur le muscle pectoral. Durée de la pose 30 min à 1h. Peut être utilisé immédiatement. Fils ôtés au 10ème jour. Surveillance de l'infection et des douleurs post-opératoires.

2. Avantages-Inconvénients

AVANTAGES

INCONVENIENTS

Accès veineux central rapide, sûr, répété

Au début, une gêne musculaire

Faible risque d'extravasation

Présente une voussure et une cicatrice ... se voit (DI : perturbation de l'image de soi)

Préserve le système vasculaire périphérique

Permet une meilleure acceptation des traitements

Améliore la qualité de vie des patients, facilite le traitement ambulatoire

Infection limitée en cas d'usage correct

3. Indications

  • Préservation du capital veineux.

  • Chimiothérapie anticancéreuse.

  • Réduction du risque infectieux.

  • Injections/perfusions continues.

  • Confort du patient.

  • Alimentation parentérale.

  • Prélèvements sanguins.

  • Transfusions répétées.

4. Descriptions du Matériel

  • Chambre implantable : Boîtier avec membrane souple en silicone (septum) permettant 1000 à 2000 ponctions. Peut être simple ou double.

  • Aiguilles : Seules les aiguilles à pointe de HUBER (non perforantes) peuvent être utilisées. Choisir la longueur et le diamètre selon la corpulence et l'intervention. L'aiguille de GRIPPER est la plus fréquente.

8.3 Principes Généraux et Surveillances

1. Stérilité Stricte

Soins aseptiques obligatoires pour éviter les infections. Hygiène locale rigoureuse, lavage des mains, gants stériles, antisepsie du site, respect de l'asepsie, changement des tubulures/robinets toutes les 48-72h, changement de l'aiguille tous les 7 jours.

2. Observation de la Zone d'Implantation

Contrôler la peau autour du point de ponction (rougeur, chaleur, gonflement, hématome, érosion). S'assurer de l'absence de rotation du matériel. Changer le pansement toutes les 48-72h. Vérifier le reflux. Observer régulièrement la zone.

3. Utiliser une Aiguille à Pointe de HUBER

Ne jamais utiliser une aiguille non prévue. Adapter longueur et calibre. Piquer perpendiculairement au milieu du septum jusqu'au fond du boîtier. Ne pas mobiliser l'aiguille une fois en place.

4. Seringues > ou = à 10 ml

Ne jamais utiliser de seringue de moins de 10 ml pour éviter la rupture du septum/cathéter ou la déchirure du cathéter en présence de thrombus.

5. Prévenir les Embolies, les Thrombus

Éviter toute entrée d'air. Ajouter un prolongateur avec clamp. Purger le système avec sérum physiologique. Piquer le cathéter extérieur en position clampée. Rincer le système avec 20 ml de NaCl 0,9% avant et après manipulations, et entre produits. Clamper en pression positive avant de retirer l'aiguille.

6. Éviter la Douleur

Utiliser un patch anesthésiant (EMLA) 60 minutes avant la ponction en cas de douleur.

8.4 Complications Possibles

Problèmes

Causes possibles

Interventions de l'infirmière

Érythème

Infection de l'incision ou de la chambre, mauvaise cicatrisation Ex. diabète

Vérifier chaque jour la rougeur et le drainage
Avisez le médecin
Administrez les antibiotiques prescrits

Incapacité à purger ou à aspirer

Tubulure clampée
Coude dans la tubulure IV

Vérifiez la tubulure, le clamp, robinets ouverts?

SI DOUTE :
ENVOYEZ LE PATIENT AVEC SON AIGUILLE EN PLACE A LA RX POUR OPACIFICATION

Aspiration trop rapide

Aspirer lentement

Cathéter situé contre la paroi veineuse

Changer la position du patient en déplaçant son thorax et ses bras, tourner la tête

Mauvaise position de l'aiguille
OU
Aiguille trop courte

Choisir aiguille adéquate (le signaler) Déplacer l'aiguille en l'avançant jusqu'au fond du réservoir. Vérifiez sa bonne position en aspirant du sang.

Formation d'une gaine de fibrine

Purgez avec 10 ml de soluté physiologique par à-coups et répétez si nécessaire. Augmentez la fréquence des purges pour prévenir le problème

Obstruction (caillots)

Prévenir le médecin.
Utilisez un agent fibrinolytique, comme l'urokinase, acte médical. Il ne faut jamais désobstruer sous pression

Sensation de brûlure dans les tissus souscutanés œdème zone implantation

Déplacement de l'aiguille dans les tissus sous-cutanés
Déchirure du cathéter

N'enlevez pas l'aiguille (cf. procédure chimio)
Arrêtez la perfusion et Appelez immédiatement un médecin

Le cou et/ou le bras est gonflé

Formation de gros caillots dans la veine cave supérieure

Avisez immédiatement le médecin : Mis sous héparine

8.5 Plan de Procédure de Soins

1. Ouverture de la Chambre Implantable : Procédure de Base

Fonctions : Placer une perfusion, effectuer un bolus, prélever du sang. Nécessite une ponction aseptique avec gants stériles. Le "test de toux" permet de vérifier la fonctionnalité du système.

2. Placer une Perfusion

  • Matériel : Matériel de base, aiguille courbée (Gripper), deuxième robinet si nécessaire, perfusion purgée.

  • Installation : Patient, soignant, environnement (pied à perfusion côté C.C.I.).

  • Exécution : Ouverture C.C.I. (procédure de base), reflux OK, rinçage, brancher perfusion, observer zone, régler débit.

  • Achèvement : Pansement, vérifier débit, réinstaller patient.

  • Transmission : Reflux, type aiguille, médicaments, inscription au dossier.

3. Prise de Sang par une C.C.I.

Aspirer deux tubes secs à éliminer. Après prélèvement, rincer avec sérum physiologique (au moins 20 ml). Si retrait de l'aiguille, effectuer un verrou à pression positive. Si C.C.I. fermée, adopter la procédure de base pour l'ouvrir.

4. Fermeture de la Chambre Implantable

S'applique à la fin du traitement. Bien rincer et verrou à pression positive.

9. Radiothérapie

La radiothérapie utilise des radiations ionisantes pour détruire les cellules cancéreuses en altérant leur ADN. Elle est utilisée chez plus de la moitié des patients atteints de cancer.

9.1 Définition et Mode d'Action

Les radiations ionisantes empêchent les cellules de se diviser. Les cellules cancéreuses, se divisant rapidement, sont plus radiosensibles. Les cellules saines ont une meilleure capacité de résistance et de réparation. La radiothérapie peut être utilisée seule ou associée à la chirurgie et la chimiothérapie.

Radiosensibilité

Les cellules sont plus radiosensibles si elles sont oxygénées et se renouvellent rapidement (sang, peau, muqueuses, intestin). Les tissus à renouvellement lent (os, muscle, foie, rein) sont moins affectés ou plus tardivement.

9.2 Déroulement d'une Séance de Radiothérapie Externe

La source de rayonnement est à l'extérieur du patient, utilisant des accélérateurs linéaires d'électrons. Une équipe pluridisciplinaire (radiothérapeute-oncologue, physiciens, soignants) travaille ensemble.

L'Appareil

L'accélérateur linéaire de particules émet des rayons X ou un faisceau d'électrons. Choisi pour tumeurs profondes ou superficielles.

1. Choix du Champ d'Irradiation

Vise à donner la dose maximale à la tumeur et minimale aux tissus voisins.

2. Choix de la Dose

La dose est exprimée en Gray (Gy). Le nombre de séances varie selon le patient et ne reflète pas la gravité de la maladie.

3. La Simulation

Utilise un simulateur pour déterminer les paramètres d'irradiation et délimiter la zone à traiter. Marquage sur la peau. Choix du positionnement du patient pour reproductibilité. Dure 30 min à 1h.

4. Mise en Place sous l'Appareil - Début du Traitement

Le patient adopte la même position que lors de la simulation. Les parties non irradiées sont protégées. Le patient doit rester immobile. L'équipe communique par microphone et caméra. L'irradiation dure quelques minutes. Les patients ne deviennent pas radioactifs. L'équipe soignante informe, rassure et observe le patient.

9.3 Effets Secondaires de la Radiothérapie Externe

Deux types de réactions : précoces (toxicité directe) et tardives (plusieurs mois ou années après).

Zones irradiées

Effets secondaires

Actes infirmières / Conseils

1. Peau
En fonction des zones traitées (seins, ORL) il faudra être vigilant chez une personne blonde ou rousse ou sous chimio ! Sensibles ++

Érythème...
Peut aller jusqu'à la brûlure ! mais les effets secondaires ont tendances à diminuer car les techniques de traitements sont de plus en plus ciblées.

- ne pas se gratter
- port de vêtements amples, en coton, viscose ou en soie (utiliser lessive douche, p.ex. « Le Chat »)
- laver les régions irradiées à l'eau uniquement, sécher par tamponnement : !! préserver les marquages Ne pas appliquer de lotion alcoolisée, de parfum (!! eau de Cologne proscrit), pas de talc
- ne pas appliquer de sparadrap
- demander avis des produits à utiliser sur les zones irradiées (radiothérapeute) -protéger les zones irradiées du soleil ! (Et ce pendant 1 an) même à travers la vitre.

2. Sein

Érythème...
Dermite

Cf. point 1. Si gros seins + chaleur = conseiller Daktarin Spray ® pour les plis mammaires.

3. O.R.L.

Irritations
- peau : érythème
- muqueuse : mucite
- glandes salivaires : modification de la qualité ou quantité de la salive : risque ++ de caries.
- Dysphagie, douleurs

- Protection solaire
- Pas de rasoir jetable mécanique mais électrique
- Pas de frottement
- Pas de lotion alcoolisée
- Port de vêtement en coton, en soie
- Diminuer (arrêt) tabac-alcool
- Bains de bouche !! État dentaire
- Port de gouttière fluorée (évite fracture maxillaire)
- Faire mâcher du chewing-gum
- Hyposalix (=salive artificielle)
- Privilégier des boissons tempérées (pas bouillantes, pas glacées)
- pas d'épices, pas d'acidité, aliments mixés voir sonde gastrique s/n + compléments alimentaires (exemple Fortimel)
- Surveillance de la courbe de poids ++

4. Thorax

Irritation muqueuse :
- Trachée : trachéite, toux
- Esophage : œsophagite

- Pas de tabac (conseillé de ne pas fumer une heure avant la séance si l'arrêt n'est pas possible)
- Alimentation non épicée, non acide et mixée + pansement gastrique (pantomed)
- Antalgiques si nécessaire

5. Encéphale

- Hypertension, intracrânienne
- Edème cérébral
- Alopécie !

- Allonger à plat
- Corticothérapie (!! à haute dose, surveillance de la glycémie)
- Prothèse capillaire

6. Abdomen

Irritationmuqueuse :
- Estomac : gastrite
- Intestin : colite, spasmes, diarrhée
- Foie : nausées
Perturbation hématologique :
-Appauvrissement des cellules souches sanguines

- Alimentation non épicée, non acide
- Régime sans résidus : pas de crudités, d'épices.
- Surveillance courbe de poids
- Donner un anti-vomitif +/- une heure avant la séance. (Zofran ®, Kytril ®, Ondansetron ®)
- Contrôle hématologique (G.R/G.B./Plaquettes)

7. Pelvis

Irritationmuqueuse :
- Vessie : cystite
- Gros intestin : diarrhée
- Rectum : rectite
- Vagin : vaginite
- Stérilité :
Provisoire ou définitive !

- Apport hydrique d'eau (2l/jour si pas de contreindication)
- ++ régime sans résidus
- Parfois lavements de corticoïdes
- Hygiène rigoureuse à l'eau, et par prévention se laver avec Kamillosan ®. Et après les selles, lingettes à la camomille
- Irrigation vaginale avec Kamillosan ® et poire vaginale.
- Prélèvement d'ovules ou de sperme avant le traitement

A ces effets secondaire

Le mal des rayons : nausées-->s spécifiques aux zones irradiées s'ajoutent : antiémétique
La fatigue : celle-ci peut persister plusieurs mois mais après la radiothérapie.
Proposer au patient de se reposer, de faire des siestes
Ne pas faire trop d'effort

Tous ces conseils et surveillances sont à appliquer encore 10 jours après la fin du traitement de radiothérapie.
Depuis quelques temps, il existe un programme d'Omeo Revalidation = « lutter contre la fatigue par le mouvement ».

9.4 Radioprotection

Vise à limiter l'exposition aux rayonnements ionisants pour le personnel. Réglementation stricte : port de dosimètre, analyse mensuelle des doses. Locaux signalés par voyant lumineux et murs/portes blindés. Le patient reste seul pendant le traitement.

3 Grands Principes

  • Le temps : Limiter au maximum l'exposition.

  • La distance : S'éloigner le plus possible du patient.

  • L'écran : Utiliser un tablier de plomb ou un paravent mobile.

Les visites sont interdites aux femmes enceintes et aux enfants. Pour les patients ingérant de l'iode 131, les urines et le linge souillé sont décontaminés.

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