Prise en charge pédiatrique globale

99 cards

Synthèse des protocoles de diagnostic, traitement et surveillance des affections infantiles du système digestif, urinaire, respiratoire et thermique, incluant gastro-entérite, déshydratation, reflux gastro-œsophagien, constipation, infection urinaire, oxygénothérapie, convulsions fébriles et pratiques néonatales.

99 cards

Review
Question
Quel médicament antidiarrhéique est fortement déconseillé chez le nourrisson et le jeune enfant et pourquoi?
Answer
L'Imodium (lopéramide). Risque de perforation digestive.
Question
Comment s'appelle le matériel pour mesurer la taille d'une sonde d'alimentation chez l'enfant?
Answer
La sonde gastrique (SNG).
Question
Où prendre la fréquence cardiaque chez un nourrisson de moins de 2 ans?
Answer
Aux tempes, carotides, ou pli inguinal.
Question
Quelle est la diurèse minimale attendue après J5 pour un nouveau-né?
Answer
Diurèse minimale attendue après J5 : 1-2 ml/kg/h.
Question
Quels sont les produits doux et non irritants utilisés pour un lavement évacuateur chez l'enfant?
Answer
Sérum physiologique, paraffine, practoclyss, dulcolax.
Question
Quelles sont les méthodes de prélèvement pour une EMU-Culture chez le nouveau-né et le nourrisson sans miction volontaire?
Answer
• Sondage vésical
• Ponction sus-pubienne
• Sac collecteur (urinal)
Question
Quelle est la position recommandée pour un enfant sous oxygénothérapie?
Answer
Position anti-Trendelenburg, tête légèrement en extension.
Question
Quel est le premier signe d'alerte de la douleur chez un enfant selon l'échelle CHEOPS?
Answer
Le cri ou les pleurs.
Question
Qu'est-ce que l'aérosolthérapie et quels sont ses effets possibles?
Answer
Traitement par nébulisation de médicaments. Effets : bronchodilatateur, mucolytique, anti-inflammatoire, antibiotique.
Question
Quelle est la posologie du saccharose pour un nouveau-né de moins de 3kg et de plus de 3kg?
Answer
1 mL pour NN < 3kg, 2 mL pour NN > 3kg. Répétable 6-8 fois/24h (terme) ou 4 fois/24h (prématuré).
Question
Quel est le seul vaccin obligatoire pour les structures d'accueil en Belgique?
Answer
Le vaccin contre la Poliomyélite.
Question
Quel est l'avantage de la chambre d'expansion avec masque adapté pour les nouveau-nés?
Answer
Permet une meilleure administration des médicaments et une plus grande précision dans le dosage.
Question
Quand la Déclaration des Droits de l'Enfant a-t-elle été adoptée par les Nations Unies?
Answer
Le 20 novembre 1959.
Question
Quel est le score seuil de l'échelle EVENDOL pour le traitement de la douleur chez l'enfant?
Answer
Score seuil de 4/15.
Question
Quels facteurs peuvent aggraver le risque de maltraitance d'un enfant?
Answer
• Faible poids à la naissance, prématurité, malformation, adoption, enfant non désiré, comportement difficile, problèmes de développement, maladies fréquentes.
Question
Quel pourcentage de la maltraitance infantile est lié aux abus sexuels selon le graphique? Child abuse statistics pie chart
Answer
33%
Question
Que sont les équipes pluridisciplinaires SOS-enfants?
Answer
Équipes composées d'au moins un médecin, psychologue, juriste, assistant social, et secrétaire. Spécialisées dans le dépistage et la prise en charge des maltraitances infantiles.
Question
Quel est le principe du test tuberculinique?
Answer
Repose sur la notion de réaction locale à la tuberculine.
Question
Qu'est-ce que l'EMLA et combien de temps dure son effet analgésique?
Answer
EMLA : Mélange Eutectique d'Anesthésiques Locaux. Analgésie 1 à 2 heures après retrait.
Question
Combien d'enfants de moins de 18 ans sont maltraités dans le monde?
Answer
40 millions d'enfants sont maltraités dans le monde.
Question
Quel type d'alimentation est utilisé en urgence pour réalimenter/réhydrater un enfant par voie intraveineuse?
Answer
Alimentation IV : glucose, sels minéraux. Jamais de lait.
Question
Quels sont les signes cliniques de la déshydratation chez un nourrisson?
Answer
Dépression de la fontanelle
Sécheresse des muqueuses
Enfoncement des globes oculaires
Signe du mouchoir
• Pâleur
Question
Quels sont les critères de Rome III pour la constipation chez un enfant de plus de 4 ans?
Answer
- Moins de 3 selles/sem. - Incontinence fécale (> 1 épisode/sem). - Selles palpables. - Selles obstruant les toilettes. - Rétention volontaire.
Question
Quels sont les facteurs déclenchants des convulsions thermiques?
Answer
Hyperthermie, surtout si installation rapide.
Question
Quelles sont les indications pour l'utilisation du saccharose oral?
Answer
Pour le soulagement de la douleur lors de gestes invasifs mineurs chez les nourrissons.
Question
Quelle est la norme de fréquence cardiaque pour un nouveau-né (NN)?
Answer
100-170 battements par minute (BPM)
Question
Quelle est la proportion d'eau dans le corps d'un nouveau-né, d'un nourrisson de 1 an et d'un grand enfant?
Answer
• NN : 75%
• 1 an : 65%
• Grand enfant : 45-50%
Question
Quelles sont les normes de tension artérielle systolique et diastolique pour un nouveau-né?
Answer
TA systolique : 80 mmHg, TA diastolique : 45 mmHg.
Question
Quels sont les risques d'un RGO persistant?
Answer
  • Perte de poids
  • Pneumonie d'inhalation
  • Sténose œsophagienne sur œsophagite
Question
Quelle est la signification d'une TA systolique inférieure à 60 mmHg après 4 jours de vie?
Answer
La TA systolique < 60 mmHg indique une hypotension et un risque de choc.
Question
Quel est l'objectif du bilan in-out et quels éléments sont pris en compte?
Answer
Évaluer l'équilibre hydroélectrolytique. Prend en compte les apports (liquidiens) et les sorties (urines, selles, vomissements, pertes insensibles).
Question
Qu'est-ce que le reflux gastro-œsophagien (RGO) et quelles en sont les causes fréquentes chez le nourrisson?
Answer
Le RGO est le reflux du contenu gastrique dans l'œsophage. Causes fréquentes : immaturité du cardia, malformation.
Question
Quand un RGO physiologique se résout-il spontanément?
Answer
Le RGO physiologique se résout avec des mesures simples, souvent vers 9 mois avec l'alimentation solide et la position debout.
Question
Pourquoi l'oxygène doit-il toujours être humidifié et réchauffé avant administration?
Answer
Pour éviter l'assèchement des muqueuses et prévenir l'hypothermie et le bronchospasme.
Question
Quelle est la première chose à faire si un enfant de 0 à 3 mois a de la fièvre?
Answer
Aller directement à l'hôpital.
Question
Quelle est la différence entre un RGO physiologique et un RGO compliqué?
Answer
Le RGO physiologique n'a pas de symptôme associé. Le RGO compliqué entraîne une atteinte de la croissance, respiratoire ou une œsophagite.
Question
Quelle est la meilleure façon d'insérer un suppositoire pour maximiser son absorption?
Answer
Insérer la partie effilée, puis maintenir les fesses serrées pour favoriser l'absorption.
Question
Quelles sont les veines privilégiées pour la pose d'un cathéter périphérique chez le nourrisson?
Answer
Veines superficielles du cuir chevelu, poignet, dos de la main, dos du pied.
Question
Quels aliments sont recommandés pour ralentir le transit intestinal chez un enfant atteint de gastro-entérite?
Answer
Soupe de carottes, eau de riz, riz, bananes, pommes, bouillons.
Question
Qu'est-ce que la constipation selon les critères de Rome III pour un enfant de moins de 4 ans?
Answer
Au moins 2 selles/semaine, comportement d'appréhension, selles douloureuses/dures, selles palpables, ou >1 épisode d'incontinence/semaine.
Question
Quelles sont les trois capacités rénales qui ne sont pas encore optimales chez le nourrisson de moins de 2 ans?
Answer
• Immaturité rénale
• Moindre filtration glomérulaire
• Incapacité à concentrer les urines
Question
Que ne doit-on jamais faire pour vérifier la perméabilité d'un KT en pédiatrie?
Answer
Ne jamais injecter d'air ou de liquide par la sonde gastrique sans avoir vérifié sa position.
Question
Quels sont les avantages des vaccins vivants atténués?
Answer
Efficaces à faible dose, pas de rappel nécessaire, bon marché.
Question
Citez trois profils psychopathologiques identifiés dans les familles maltraitantes.
Answer
Familles dysfonctionnelles, familles gravement dysfonctionnelles, familles avec parent psychotique/débile/dépendant.
Question
Quel est le rôle des équipes SOS-enfants en cas de demande d'intervention pour suspicion de maltraitance?
Answer
Établir un diagnostic, évaluer l'urgence. En cas de danger : hospitalisation ou information au Parquet.
Question
Quel est le rôle de la sage-femme dans le diagnostic d'une gastro-entérite?
Answer
Observer la fréquence, aspect, couleur et quantité des selles; évaluer l'état général de l'enfant.
Question
Quels sont les critères qui déterminent si un enfant atteint de gastro-entérite doit être hospitalisé ou traité en ambulatoire?
Answer
  • État neurologique: apathie, agitation (hospitalisation) vs peu inquiétant (ambulatoire).
  • Déshydratation: modérée à sévère (hospitalisation) vs faible (ambulatoire).
  • Perte de poids: ≥ 5% (hospitalisation) vs < 5% (ambulatoire).
  • Température: pyrexie (hospitalisation) vs normale (ambulatoire).
  • Respiration: polypnée (hospitalisation) vs normale (ambulatoire).
  • Tolérance alimentaire: refus/vomissements (hospitalisation) vs bonne (ambulatoire).
Question
Quels sont les traitements pour une constipation commune chez l'enfant?
Answer
  • Mesures diététiques
  • Massage abdominal
  • Suppositoire à la glycérine
  • Laxatif
  • Lavement évacuateur (avis médical)
Question
Qu'est-ce qu'une tigette urinaire et que permet-elle de détecter?
Answer
Tigette réactive détectant leucocytes, nitrites, sang ou protéines. Aide au diagnostic d'infection urinaire.
Question
Quels sont les risques d'une administration IV via perfusion discontinue?
Answer
Risque de phlébite ou d'escarre par écoulement para-veineux moins visible.
Question
Que se passe-t-il si un professionnel ne signale pas une suspicion de maltraitance?
Answer
Peines pénales et taxe d'"abstention coupable".
Question
Comment la justice intervient-elle après une plainte pour maltraitance?
Answer
Le Parquet ouvre une enquête. Le Juge d'instruction décide de poursuivre, de suspendre les poursuites, ou de classer sans suite.
Question
Quelles sont les quantités de liquide et la profondeur d'introduction de la sonde pour un lavement évacuateur chez un enfant de moins de 6 mois?
Answer
Quantité : 40-100 ml. Profondeur : 2,5 cm.
Question
Quelle est la FIO2 minimale en air ambiant et quel est son pourcentage toxique chez le nouveau-né?
Answer
FIO2 : 21% en air ambiant. Toxique pour le nouveau-né au niveau rétinien.
Question
Quels sont les avantages de la cloche à O2 pour l'administration d'oxygène?
Answer
Permet une haute concentration en O2, contrôle précis de la FiO2 et humidification possible.
Question
Quel est le débit maximum des lunettes nasales et le pourcentage de FiO2 qu'elles assurent?
Answer
Débit max : 1.5-6 L/min. FiO2 : 40-60%.
Question
Quelle est la définition des convulsions thermiques et à quel âge sont-elles les plus fréquentes?
Answer
Trouble neurologique le plus fréquent chez l'enfant, entre 6 mois et 3 ans, avec un pic en-dessous de 18 mois.
Question
Quand le résultat d'un test tuberculinique est-il considéré comme positif?
Answer
Induration > 1cm, stade 1-4.
Question
Quelle est la dose supplémentaire recommandée de vaccin contre le pneumocoque pour les bébés nés avant 37 semaines?
Answer
Une dose supplémentaire à 3 mois.
Question
Quels sont les constituants d'un vaccin en dehors de la préparation antigénique?
Answer
Conservateurs, stabilisateurs, adjuvants (sels d'alumine), et eau stérile ou liquide de culture.
Question
Citez trois fausses contre-indications à la vaccination.
Answer
• Infection mineure (< 38.5°C) • Contact avec un infecté • Convalescence • Réaction locale antérieure • Antécédents de convulsions hyperthermiques ou épilepsie contrôlée
Question
Pourquoi le vaccin contre le RSV est-il recommandé pour les prématurés?
Answer
Les prématurés ont des poumons immatures, augmentant le risque de problèmes respiratoires comme la bronchiolite.
Question
Qu'est-ce qu'une gastro-entérite, et quelles en sont les causes les plus fréquentes chez l'enfant?
Answer
Gastro-entérite : diarrhée infectieuse avec possibles vomissements et fièvre. Causes fréquentes chez l'enfant : rotavirus et adénovirus.
Question
À partir de quel pourcentage de perte de poids la déshydratation représente-t-elle un risque vital pour l'enfant?
Answer
Un risque vital est présenté à partir de 15% de perte de poids.
Question
Quelles sont les principales indications pour une alimentation entérale chez l'enfant?
Answer
• Troubles de la succion/déglutition • Malformations anatomiques • Détresse respiratoire • Enfant faible • Troubles psychologiques
Question
Quel est le facteur de risque le plus courant pour les infections urinaires chez l'enfant?
Answer
Le sexe féminin.
Question
Quelles sont les normes de saturation en O2 pour un nouveau-né?
Answer
Les normes de saturation en O2 pour un nouveau-né sont : > ou égal à 90% (max 100%).
Question
Qu'est-ce que la tuberculose et quel est son agent causal?
Answer
Maladie à transmission aérienne causée par le bacille de Koch.
Question
Quelle est la différence entre l'abus physique et la négligence physique?
Answer
L'abus physique est une action infligeant une blessure. La négligence physique est une omission (alimentaire, médicale, etc.).
Question
Qu'indique un bilan hydrique positif (IN > OUT)?
Answer
Rétention d'eau.
Question
Comment la longueur de la sonde naso-gastrique est-elle mesurée chez un bébé et chez un enfant plus âgé?
Answer
Bébé : 1 doigt sous l'appendice xiphoïde. Enfant plus âgé : 2 doigts sous l'appendice xiphoïde.
Question
Que doit-on surveiller lors d'un lavement évacuateur chez l'enfant?
Answer
Surveiller : état général, poids, hydratation, fréquence et aspect des selles.
Question
Quelles sont les indications pour l'administration de médicaments par voie rectale?
Answer
• Vomissements
• Contre-indication orale
• Enfant à jeun
• Convulsions
Question
Comment le saccharose oral agit-il pour soulager la douleur chez le nourrisson?
Answer
Le saccharose oral administré avec une succion diminue la perception de la douleur induite par un geste invasif mineur.
Question
Qu'est-ce que l'alimentation entérale et quelles sont ses voies d'administration possibles?
Answer
Alimentation par sonde gastrique ou jéjunale. Voies : naso-gastrique, bucco-gastrique, stomie.
Question
Comment évalue-t-on la capacité de digestion d'un enfant lors d'un gavage, et comment gère-t-on les résidus gastriques?
Answer
La capacité de digestion est évaluée par la mesure des résidus gastriques avant le gavage. Si les résidus sont < 1/3 du volume précédent, le gavage continue. Si > 2/3, le gavage est supprimé.
Question
Citez trois symptômes de RGO compliqué chez le nourrisson. Symptoms of reflux gastro-œsophagien
Answer
• Retard de croissance
• Problèmes ORL
• Malaises
Question
Quels examens urinaires sont utilisés pour le diagnostic d'une infection urinaire?
Answer
Tigettes réactives et ECBU (examen cytobactériologique des urines).
Question
Comment surveille-t-on les effets de l'oxygénothérapie chez l'enfant?
Answer
Surveillance de la saturation O2 (via saturomètre) et des gaz sanguins (pO2, SaO2, pCO2).
Question
Quel est l'inconvénient principal des vaccins inactivés?
Answer
Nécessitent des doses plus élevées et des rappels pour une immunité à long terme.
Question
À quelles entités peut-on s'adresser en cas de suspicion de maltraitance si un signalement direct aux autorités n'est pas possible?
Answer
Services d'Aide à la Jeunesse, équipes SOS-enfants, centres psycho-médicosociaux ou inspection médicale scolaire.
Question
Que sont les pétéchies et à quelle condition grave peuvent-elles être associées?
Answer
Petites taches hémorragiques, parfois associées à une méningite.
Question
Quelle est la différence entre un gavage continu et un gavage discontinu?
Answer
Gavage continu: administré sans interruption.
Gavage discontinu: administré avec interruption.
Question
Quelles sont les interventions d'une sage-femme pour aider au traitement du RGO?
Answer
  • Positionnement de l'enfant
  • Choix d'un lait AR
  • Administration des médicaments
  • Pesée régulière de l'enfant
Question
Quel symptôme sans diagnostic chez le nourrisson doit indiquer un examen bactériologique des urines?
Answer
Tout symptôme sans diagnostic doit inciter à un examen bactériologique des urines.
Question
Quel matériel est nécessaire pour l'aérosolthérapie?
Answer
Nébuliseur, masque adapté, médicament, sérum physiologique.
Question
Où l'intradermoréaction est-elle effectuée selon l'OMS?
Answer
Face postérieure de l'avant-bras gauche, à la jonction entre 1/3 supérieur et 1/3 moyen.
Question
Quel vaccin n'est pas encore dans le calendrier vaccinal belge mais coûte 89 euros pour 3 doses?
Answer
Le vaccin Bexsero contre le méningocoque B n'est pas encore dans le calendrier vaccinal belge.
Question
Quel est le taux de couverture vaccinale critique pour obtenir une protection de toute la population?
Answer
80-90 % ; > 90 % pour maladies très contagieuses.
Question
Quel est l'objectif principal d'un ionogramme sanguin en cas de gastro-entérite avec déshydratation?
Answer
Évaluer le retentissement hydroélectrique et adapter les solutés de perfusion, notamment sodés.
Question
Quelles sont les trois caractéristiques physiologiques qui prédisposent un nourrisson à la déshydratation?
Answer
• Proportion d'eau corporelle
• Répartition extracellulaire
• Immaturité rénale
Question
Quelle est la principale différence entre une tigette urinaire et une EMU-Culture concernant la stérilité?
Answer
La tigette urinaire n'est pas stérile, tandis que l'EMU-Culture est réalisée dans des conditions très propres, mais n'est pas strictement stérile.
Question
Quel est le traitement d'urgence d'une crise convulsive thermique?
Answer
Poser l'enfant en PLS, administrer du diazépam IV ou rectal, faire baisser la température.
Question
Quelle est la proportion d'enfants maltraités qui décèdent et celle qui garde des séquelles?
Answer
1 enfant sur 10 décède, 1/4 garde des séquelles.
Question
À quelle fréquence une sage-femme doit-elle recommander aux parents de faire boire leur enfant en cas de diarrhée?
Answer
Beaucoup à boire pour éviter la déshydratation.
Question
Comment vérifier la bonne position d'une sonde naso-gastrique après son introduction?
Answer
Aspiration du contenu gastrique ou injection d'air et auscultation de l'épigastre (bruit aérogastrique).
Question
Quels sont les facteurs qui influencent le choix de la méthode de prélèvement pour une EMU-Culture?
Answer
État clinique, âge, urgence du diagnostic, sexe.
Question
Comment doit-on administrer les médicaments par voie orale à un enfant, surtout concernant la dilution?
Answer
Ne pas diluer dans trop de liquide pour assurer la dose complète. Utiliser une seringue.
Question
Quel est l'impact d'une concentration excessive d'O2 chez le nouveau-né?
Answer
L'excès d'O2 peut causer des lésions pulmonaires (dysplasie bronchopulmonaire) et rétiniennes (fibroplasie rétrolentale).

Système Digestif du Nourrisson et de l'Enfant

Le système digestif du nourrisson et du jeune enfant présente des spécificités physiologiques qui le rendent vulnérable à diverses pathologies. Une compréhension approfondie de ces particularités est essentielle pour une prise en charge adaptée.

I. Gastro-entérite (GEA)

La gastro-entérite est une inflammation de la muqueuse gastrique et intestinale, généralement d'origine infectieuse, se manifestant principalement par la diarrhée, des vomissements et parfois de la fièvre. Chez l'enfant, elle n'est jamais banale en raison du risque rapide de déshydratation.

a) Généralités

  • Définition: Diarrhée infectieuse souvent accompagnée de vomissements (V+) et d'hyperthermie (au-delà de 38,5°C, cela doit alerter).
  • Causes: Majoritairement virale (80% des cas, notamment par le rotavirus ou l'adénovirus), mais peut aussi être bactérienne ou parasitaire.
  • Anamnèse: Cruciale pour identifier les facteurs de risque (voyage récent en pays étranger, changement de lait, introduction de nouvel aliment, prise d'antibiotiques).
  • Définition OMS: Émission d'au moins 3 selles molles ou liquides par jour, ou une fréquence anormale pour l'individu.

b) Rôles de la Sage-Femme (SF)

Aide au diagnostic
  • Observation:
    • Relation entre l'ingestion d'aliments et l'apparition des symptômes.
    • Fréquence, couleur, odeur, quantité, aspect (COQA) des selles.
    • État général de l'enfant, décisif pour un traitement ambulatoire ou une hospitalisation.

Critères d'orientation pour le traitement :

Critères déterminants Traitement ambulatoire Hospitalisation
État neurologique Peu inquiétant Apathie, agitation
Déshydratation Faible Modérée à sévère
Perte de poids < à 5% à 5%
Température Normale Pyrexie
Respiration Normale Polypnée
Tolérance au biberon/tasse Bonne Refus/vomissements
  • Prélèvements:
    • Selles:
      • Examen virologique: Intérêt épidémiologique (rotavirus, adénovirus).
      • Coproculture: Indiquée si retour de voyage en zone endémique, diarrhée glairo-sanglante, âge < 3 mois, drépanocytose, immunodépression. Permet d'identifier des bactéries (colibacille, salmonelle, staphylocoque, Campylobacter) nécessitant des antibiotiques.
      • Parasitologie: Si retour de voyage en zone endémique.
    • Sang:
      • Ionogramme sanguin: Évalue le retentissement hydroélectrique (hyponatrémie, hypernatrémie, insuffisance rénale fonctionnelle) et aide à adapter les solutés de perfusion. Surveiller le sodium et le potassium (norme 135-145 mEq/L pour Na+, 3,5-5 mEq/L pour K+ chez enfant et adulte).
      • Bilan infectieux: Si fièvre élevée (CRP, hémocultures).
    Participation au traitement
    • Traitement diététique:
      • Mise au repos du tube digestif, régime adapté à l'âge, la gravité et les pertes électrolytiques. Éviter aliments épicés, gras, sucrés, irritants.
      • Réduction ou arrêt de l'alimentation lactée (sauf lait maternel) au profit de solutions de réhydratation orale (SRO).
      • Aliments ralentisseurs du transit: soupe de carottes, eau de riz, riz, bananes, pommes, bouillons.
      • Reprise progressive d'une alimentation normale.
    • Traitement médicamenteux:
      • Antidiarrhéiques: Déconseillés chez le nourrisson et le petit enfant (ex: Imodium déconseillé car risque de perforation du tube digestif en cas de complication bactérienne).
      • Antibiotiques: Rarement nécessaires, prescrits seulement en cas d'infection bactérienne avérée pour prévenir la septicémie.
      • Probiotiques: Parfois prescrits pour restaurer la flore intestinale.
      • Médicaments à base de gélatine.
    • Surveillances:
      • Isolement de l'enfant pour prévenir la contagion.
      • Surveillance cutanée et de l'état général (rythme cardiaque, coloration, poids).
      • Bilan hydrique (in-out) pour évaluer l'hydratation.
      • Fréquence et aspect des selles.
    • Vaccin: Un vaccin très efficace contre le rotavirus est disponible (première dose à 2 mois), à titre préventif.
    Conseils d'éducation pour la santé aux parents
    • Vigilance dès le début de la diarrhée et importance de l'hydratation.
    • Consulter un médecin si: diarrhées répétées, selles avec glaires ou sang, comportement inhabituel, refus de boire, vomissements, hyperthermie.

    II. Déshydratation

    Syndrome caractérisé par une perte d'eau et d'électrolytes (principalement ) via la peau, les muqueuses intestinales et les voies respiratoires.

    a) Physiopathologie

    Trois caractéristiques physiologiques prédisposent le nourrisson à la déshydratation :

    • Proportion d'eau:
      • 75% du poids chez le nouveau-né (NN).
      • 65% du poids chez le nourrisson de 1 an.
      • 45-50% du poids chez le grand enfant.
    • Répartition de l'eau:
      • 40% dans le compartiment extracellulaire à la naissance.
      • 25% après 2 ans.
      • 20% chez l'enfant de 7-16 ans.
    • Immaturité rénale:
      • Filtration glomérulaire moindre, entraînant une rétention du .
      • Incapacité à concentrer les urines.
      • Besoins en eau élevés: 150 mL/Kg/jour (valable de J5 à 6 mois, jusqu'à 1 an pour les apports, applicable pour les perfusions).
    • Étiologies:
      • Infectieuses (gastro-entérites virales ou bactériennes).
      • Non infectieuses (erreurs diététiques, erreurs de dilution des biberons, exposition au soleil, brûlures).
      • Autres (problèmes néphrologiques, diabète de type I, fièvre sévère prolongée, maltraitance).

    b) Symptomatologie

    • Signes cliniques (chute pondérale liée à la perte d'eau):
      • Dépression de la fontanelle antérieure.
      • Sécheresse des muqueuses (yeux, bouche).
      • Enfoncement des globes oculaires.
      • Signe du « mouchoir »: Pli cutané persistant plus de 3 secondes.
      • Pâleur cutanée.
    • Signes généraux: Oligurie, hypotension artérielle, tachycardie, léthargie, agitation.

    Stades de déshydratation et leur impact :

    Légère Modérée Sévère
    Perte de poids < à 5% Entre 5 et 10 % à 10%
    Coloration de la peau Pâle Grise Tachetée
    Signe du mouchoir Absent Faible Prononcé
    Muqueuses Normales à sèches Sèches Très sèches
    Diurèse Normale Oligurie Oligurie à anurie
    Tension artérielle Normale Normale à hypo TA Hypo TA
    Fréquence cardiaque Normale Tachycardie Tachycardie + pouls filiforme
    Réhydratation ORALE/ENTÉRALE IV IV

    À partir de 15% de perte de poids, il y a risque vital.

    c) Rôle de la SF

    Aide au diagnostic
    • Peser l'enfant (anamnèse précise).
    • Observer la présence et l'intensité des signes cliniques et généraux.
    • Mesurer la diurèse.
    • Relever les paramètres vitaux.

    Fréquence cardiaque (FC): Nombre de battements par minute (≠ rythme régulier/irrégulier). La tachycardie peut être liée à un effort, stress, fièvre, décompensation cardio-respiratoire, pleurs, douleur ou certains médicaments.

    • Normes FC:
      • NN: 100-170 BPM (massage cardiaque si 60 BPM).
      • 1 an: 80-160 BPM.
      • 2 ans: 80-120 BPM.
    • Sites de prise:
      • Nourrisson ou enfant < 2 ans: Temporelle, carotidienne, pli inguinal.
      • Enfant plus grand: Radiale.
      • Chez tous: Apicale avec stéthoscope.
      • Monitoring cardiaque: FC, SpO2 (norme 90-100), tension artérielle, température.
      • Pulsations sur cordon ombilical les premières minutes après la naissance.

    Tableau des normes par âge :

    ÂGE Fréquence cardiaque Pression artérielle Fréquence respiratoire
    Nouveau-né 60 - 35 30-50
    6 mois 80 - 46 26 - 30
    1 an 96 - 65 22 - 26
    3 ans 100 - 60 20 - 24
    5 ans 100 - 60 18 - 22
    8 ans 110 - 60 16 - 20
    12 ans 118 - 60 14 - 18

    Les pulsations doivent être prises pendant 1 minute.

    Tension Artérielle (TA): systolique/diastolique/moyenne.

    • Normes:
      • NN: 80/45 mmHg.
      • 1 an: 90/70 mmHg (TA systolique moyenne = pour les < 1 an).
      • 3 ans: 100/70 mmHg.
    • La TA systolique doit être > 60 mmHg après 4 jours de vie, sinon risque de choc. Une TA systolique < 40 mmHg entraîne des lésions cérébrales (manque d'oxygénation).
    • Prise au repos, au calme, au bras (artère brachiale) ou à la cuisse (artère poplitée). Le brassard doit être adapté (1/2 de l'avant-bras).
    • Méthodes: stéthoscope et tensiomètre manuel, ou DYNAMAP.

    Pétéchies: Signe de méningite, petits vaisseaux éclatés ne disparaissant pas à la vitropression.

    Participation au TTT et surveillances
    1. Préparer et administrer les solutions de réhydratation orale (SRO) prescrites (par voie orale ou sonde gastrique si mauvais goût).
    2. Surveiller les paramètres et l'état clinique de l'enfant.
    3. Mettre en place le bilan in-out (bilan hydrique):
      • IN (apports liquidiens): Boissons, sirops, perfusions.
      • OUT (sorties liquidiennes): Urines, selles (sauf moulées), vomissements, pertes insensibles (transpiration).

    Un bilan hydrique positif (IN > OUT) expose à un risque d'œdèmes. Un bilan hydrique négatif (OUT > IN) expose à un risque de déshydratation. Le calcul est horaire, clôturé toutes les 24h.

    Éducation à la santé des parents si nécessaire.

    III. L'alimentation entérale

    Mode d'hydratation et/ou d'alimentation utilisant une sonde directement dans l'estomac ou le jéjunum.

    a) Indications

    • Troubles de la succion/déglutition (avant 34 SA, le bébé ne coordonne pas succion-déglutition-respiration).
    • Malformations anatomiques.
    • Détresse respiratoire importante.
    • Enfant faible.
    • Suralimentation.
    • Troubles psychologiques (anorexie du NN, déni de grossesse).
    • Problèmes d'absorption (stomies).
    • Altération de la conscience.

    Voies possibles: Naso-gastrique (SNG), bucco-gastrique, ou via une stomie. La voie bucco-gastrique est souvent préférée chez le NN pour ne pas obstruer les voies respiratoires nasales.

    b) Types de gavages

    • Gavage continu: Administration sans réelle interruption. Souvent pour les bébés de mères diabétiques (risque d'hypoglycémie) ou pour éviter les vomissements (ex: bronchiolite).
    • Gavage discontinu: Administration avec interruption, permettant à l'estomac de récupérer.

    Résidus gastriques (RG): Mesure de contenu gastrique avant le gavage suivant pour évaluer la digestion. Aujourd'hui moins pratiquée en raison de son inconfort.

    • Modalités en cas de RG "propre" (lait non digéré ou caillé): Réinjecter le RG après mesure.
      • RG < 1/3 du volume précédent: Gavage suivant sans modification.
      • RG entre 1/3 et 2/3: Gavage suivant diminué de la quantité réinjectée.
      • RG > 2/3: Suppression du gavage suivant.
    • Modalités en cas de RG "sale" (noirâtre avec vieux sang, vert ou jaune bileux): Ne jamais réinjecter, le jeter.

    c) Pose de la Sonde Naso-Gastrique (SNG)

    Matériel
    • Sonde adaptée à la taille de l'enfant (Charrière) et à la voie (nez ou bouche).
    • Matériel de vérification de position: Seringue (+ stéthoscope).
    • Protection cutanée: Duoderm®, Skin Prep®.
    • Fixation: Sparadrap et ciseaux.
    • Pousse-seringue ou pompe (Kangaroo®, Nutricia®) si nécessaire.
    • Préparation à administrer (lait, SRO).
    • Tétine/MEOPA (mélange équimolaire d'oxygène et de protoxyde d'azote) pour le confort.
    • Matériel de soin de nez.
    Technique
    1. Hygiène des mains.
    2. Installer l'enfant en décubitus dorsal (emmaillotage) ou assis (grand enfant).
    3. Soins de nez si nécessaire.
    4. Moyen antalgique (MEOPA).
    5. Protection cutanée.
    6. Mesurer la longueur de la sonde et marquer:
      • Mesure sur un bébé : 1 doigt en dessous du lobe de l'oreille jusqu'à l'appendice xiphoïde.
      • Mesure sur un enfant plus âgé : 2 doigts en dessous du lobe de l'oreille jusqu'à l'appendice xiphoïde.
      • Voie nasale: Base du nez au lobe de l'oreille, puis à l'appendice xiphoïde.
      • Voie orale: Racine du nez à l'ombilic, ou méthode ci-dessus.
    7. Introduire la sonde en la faisant progresser à chaque déglutition si l'enfant est capable. Positionner la tête en flexion facilite le passage.
    8. Vérifier la position: Aspirer le contenu de l'estomac, ou injecter de l'air et ausculter l'épigastre (bruit "aérogastrique"). Tout doute nécessite de recommencer la procédure pour éviter le risque d'intubation pulmonaire et d'embolie.
    9. Fixer la sonde et réinstaller l'enfant.

    IV. Reflux Gastro-Œsophagien (RGO)

    Remontée du contenu gastrique dans l'œsophage, fréquente chez le nourrisson, souvent bénigne mais pouvant devenir pathologique.

    a) Généralités

    • Définition: Reflux, visible ou non, d'une partie du contenu de l'estomac. Causé par immaturité du cardia, malformation anatomique, ou allergie.
    • Fréquence: Jusqu'à 60% des nourrissons ont un RGO bénin. Le RGO pathologique touche 1-8% des nourrissons.
    • Distinction: Le RGO physiologique (simple) est sans symptômes additionnels, épisodique, post-prandial, et se résout souvent spontanément. Le RGO compliqué s'accompagne d'une atteinte de la croissance staturo-pondérale, respiratoire ou d'une œsophagite.
    • Questions clés aux parents: Quantité de lait bue par jour (règle de 150 ml/kg/j), quantité régurgitée (peser le bavoir).
    Diagramme illustrant le reflux gastro-œsophagien, montrant un sphincter œsophagien inférieur fermé en temps normal et relâché lors d'un reflux acide.
    • Symptômes du RGO compliqué: Douleurs/pleurs, dysphagie, retard de croissance, problèmes ORL, malaises.
    Tableau comparatif des signes de reflux gastro-œsophagien chez le nourrisson et l'enfant.

    b) Rôle de la SF

    Aide au diagnostic
    • Observation: Moment d'apparition par rapport aux repas, état de l'enfant (pâleur, apnée, cyanose, toux), pleurs inexpliqués.
    • Aide à la pH-métrie/impédancemétrie.
    Aide au traitement
    Diagramme pyramidal montrant les étapes du traitement du reflux gastro-œsophagien : rassurer les parents et épaissir l'alimentation en phase 1, traitement médicamenteux en phase 2, positionnement en phase 3, et chirurgie en phase 4.
    • Positionner l'enfant correctement dans son lit (anti-Trendelenburg, tête légèrement surélevée).
    • Alimentation: Choix de laits anti-régurgitation (AR).
    • Administrer les médicaments:
      • Antiacides (Gaviscon) après les repas.
      • Antihistaminiques H2 (Zantac) pour éviter l'œsophagite.
    • Peser régulièrement l'enfant et suivre sa courbe de percentile.

    Souvent guérison spontanée vers 9 mois avec l'alimentation solide et la position debout. En cas extrême, une opération de Nissen (création d'un cardia artificiel) peut être nécessaire.

    V. Constipation

    Selles trop rares ou trop dures.

    Diagramme de flux pour la classification et la prise en charge de la constipation chez l'enfant.

    a) Définition et critères de Rome III

    Les définitions ont évolué pour inclure des critères qualitatifs et quantitatifs.

    • Enfant de 4 ans (au moins 2 critères pendant 4 semaines):
      • 2 selles par semaine.
      • Comportement d'appréhension ou de rétention volontaire.
      • Antécédents de selles douloureuses et/ou très dures.
      • Selles palpables dans le rectum ou à l'examen abdominal.
      • 1 épisode d'incontinence fécale par semaine chez un enfant propre.
    • Enfant de 4 ans (sur 8 semaines):
      • 3 selles/semaine.
      • 1 épisode d'incontinence fécale/semaine.
      • Selles palpables dans le rectum ou à l'examen abdominal.
      • Selles susceptibles d'obstruer les toilettes.
      • Position de rétention ou appréhension lors de la défécation.

    b) Rôle de la SF: participation au TTT

    • Constipation commune: Mesures diététiques, hygiène de vie, massage abdominal, glycérine (suppositoire sécable).
    • En cas de non-réponse: Suppositoire, laxatif, lavement évacuateur (sur avis médical). Éviter l'auto-médication.
    • Constipation rebelle/préparation intestinale: Laxatif ou lavement évacuateur sur prescription.
    Lavement évacuateur

    Produits doux et non irritants pour la muqueuse intestinale, toujours sur prescription médicale.

    • Sérum physiologique (lavement isotonique).
    • Paraffine (lavement huileux): 3 c.à.s/L d'eau.
    • Practoclyss (hypertonique) avec ou sans sérum physiologique.
    • Dulcolax: 1/2 ampoule + 250 ml d'eau (hypertonique).

    Quantités et profondeur d'introduction selon l'âge :

    Âge Quantité liquide Profondeur d'introduction sonde Choix de la sonde
    < 6 mois 40 - 100 ml 2,5 cm 12 F
    Entre 6 mois et 3 ans 100- 200ml 5 cm 14 F

    Pression maximale: 40 cm au-dessus du niveau de l'enfant. Utiliser une tétine pour calmer l'enfant.

    Matériel
    • Sonde rectale.
    • Sac/seringue sans piston.
    • Lubrifiant.
    • Baquet réniforme.
    • Protection imperméable, gants à UU, lange.
    Technique
    • Hygiène des mains, préparation du matériel et de l'enfant.
    • Retirer les vêtements inférieurs, placer la protection.
    • Position: Décubitus latéral gauche (LG) ou dorsal.
    • Enfiler les gants, lubrifier la sonde.
    • Introduire doucement la sonde, laisser couler le produit.
    • Placer le lange, maintenir les fesses serrées 5-10 min si possible.
    Surveillance
    • État général de l'enfant pendant le soin.
    • Suivi du poids si nécessaire.
    • Compenser les pertes hydro-électrolytiques si nécessaire.

    Système Urinaire

    L'immaturité rénale des jeunes enfants les rend plus vulnérables aux infections urinaires et à leurs complications.

    I. Infection Urinaire (IU)

    Les IU ne sont jamais banales chez l'enfant et peuvent entraîner une insuffisance rénale chronique si mal prises en charge.

    a) Caractéristiques des urines

    • Couleur: Quasi incolore à la naissance. Une coloration anormale nécessite une anamnèse.
    • Quantité: Rares les premières 48h (30-40 mL/j). Diurèse minimale après J5: 1-2 ml/kg/h.
    • Fréquence: 10-15x/jour à la naissance, 6-8x/jour à 1 an. Première miction dans les 24h.
    • Types: Voies basses (cystite) ou voies hautes (pyélonéphrite).
    • Causes: Fréquemment bactériennes d'origine digestive (E. Coli, Pseudomonas, Proteus) par voie ascendante. Plus fréquente chez les filles (3%) que les garçons (1-2%).

    b) Facteurs de risques

    • Sexe féminin.
    • Malformations de l'arbre urinaire.
    • Défenses immunitaires faibles.

    Manifestations cliniques:

    • Nourrisson (signes généraux): Hyperthermie, vomissements, dégradation de l'état général, refus alimentaire. Tout symptôme sans diagnostic nécessite un EMU-culture (examen microbiologique des urines). Une ponction lombaire est indiquée chez les enfants de moins de 6 semaines fébriles pour risque de méningite à GBS.
    • Enfant plus grand (signes spécifiques): Pollakiurie, dysurie, douleurs abdominales, hématurie, douleurs lombaires (pyélonéphrite), vomissements, hyperthermie.

    c) Diagnostic

    • Examen clinique: Peu objectif chez le petit enfant.
    • Examens urinaires:
      • Tigettes urinaires: Non stériles, rapides (1-2 min). Détectent leucocytes (inflammation), nitrites (bactéries), sang, protéines. Si négative, peu probable qu'il y ait une IU.
      • EMU-culture (ECBU): Examen cytobactériologique des urines. Nécessite une toilette intime rigoureuse et un recueil dans un flacon stérile avant toute antibiothérapie.
        • Chez l'enfant: Élimination du premier jet.
        • Chez le NN/nourrisson sans miction volontaire: Poche stérile (nombreux faux positifs possibles, à changer toutes les 30 min). Un contrôle est nécessaire si le prélèvement est mal fait.
        • La ponction vésicale sus-pubienne peut confirmer le diagnostic dans certains cas. Le sondage vésical est à éviter chez les garçons.
    • Examens sanguins: Hyperleucocytose, VS et CRP augmentées (inflammation).
    Méthodes de prélèvement pour EMU-Culture
    1. Sondage vésical: Plus facile chez les filles. Le choix dépend de l'état clinique, l'âge, l'urgence, le sexe.
    2. Ponction sus-pubienne: Ponction intra-abdominale.
    3. Sac collecteur ou urinal:
      • Matériel: Gants, compresses stériles, désinfectant, sac collecteur, tube stérile.
      • Technique: Hygiène des mains, SHA, DD. Toilette intime avec Chlorexidine. Application du sac collecteur en évitant de toucher l'intérieur stérile. Pour les filles, plier la poche en deux, coller entre vulve et anus. Pour les garçons, passer le pénis dans la zone circulaire. Laisser le sac max 30 min.
    4. Mi-jet: Pour l'enfant plus grand capable de maîtriser la miction.
    Illustration des organes pelviens montrant la symphyse pubienne, l'ombilic, la vessie et l'utérus.

    Sondage vésical et ponction sus-pubienne: Rappel: 1 paire de gants = 1 soin.

    d) Rôle de la SF: aide au diagnostic

    • Reconnaître les signes cliniques d'IU.
    • Pratiquer un EMU-culture selon la méthode appropriée.
    • Pratiquer un prélèvement sanguin (capillaire ou veineux) selon la prescription:
      • Prélèvement capillaire (micro-méthode): Pour examens nécessitant peu de sang (dextro, Guthrie, gaz sanguins, temps de coagulation).
        • Sites: Talon (zones latérales, jamais courbure postérieure), pulpe du doigt (jamais pouce, index, auriculaire).
        • Assurer une bonne irrigation et éviter la coagulation ou les bulles d'air.
      • Prélèvement veineux (macro-méthode): Pour quantités de sang plus importantes.

    e) Rôles de la SF: participation au traitement

    • Antibiothérapie: Per os ou IV.
    • Contrôles urinaires: EMU-cultures et investigations (UIV, UCM).
    • Mesures préventives.

    Administration de médicaments: Tenir compte de l'âge, du poids, de l'immaturité des organes, posologie et effets secondaires.

    1. Voie per os (entérale):
      • Sirops/gouttes, gélules/comprimés.
      • Ne jamais diluer les poudres ou comprimés écrasés dans trop de liquide.
    2. Voie rectale:
      • Indications: Vomissements, contre-indications orales, jeûne, rapidité d'action.
      • Maintenir les fesses serrées pour l'absorption.
      • Ne jamais couper un suppositoire sauf la glycérine. Insérer par la partie plate.
      Schéma d'insertion de suppositoire montrant le risque d'expulsion. Schéma d'insertion de suppositoire montrant que la pression tend à propulser le suppositoire vers l'intérieur.
    3. Voie IV (intraveineuse):
      • Pose d'un KT périphérique: Choix de la voie selon âge, accessibilité, commodité.
        • Nourrisson: Veines du cuir chevelu, poignet, dos de la main/pied. Pli du coude possible mais immobilisation difficile.
        • Matériel: Set stérile, antiseptique, gants, garrot, cathéter purgé, prolongateur purgé, bouchon, seringue de sérum physiologique, matériel de fixation.
        • Risques: Douleur, irritation veineuse, effets secondaires si dilution incorrecte ou injection rapide.
      • Administration IV directe:
        • Matériel: Set d'injection, antiseptique, seringues, sérum physiologique.
        • Technique: Désinfecter, purger avec sérum physiologique, injecter lentement, rincer. Ne jamais aspirer pour vérifier la perméabilité d'un KT en pédiatrie.
      • Perfusion discontinue: via BB ou Métriset (chambre volumétrique). Pompe volumétrique (IVAC) si débit lent.

    Système Thermorégulateur

    La thermorégulation est cruciale chez l'enfant, particulièrement le nourrisson, en raison de son immaturité et de sa surface corporelle proportionnellement plus grande.

    I. Convulsions Thermiques

    Trouble neurologique le plus fréquent chez l'enfant de 6 mois à 3 ans (pic < 18 mois), associé à de la fièvre.

    Caractéristiques

    • Apparition brutale.
    • Accompagnées de pâleur, raideur de nuque, révulsion oculaire, mouvements saccadés généralisés.
    • Perte de connaissance.
    • Après la crise, l'enfant s'endort profondément.
    • Ressemblent aux crises épileptiques (mouvements tonico-cloniques).
    • Deux fois plus fréquentes chez les garçons, possible prédisposition héréditaire.
    • Déclenchées par le niveau d'hyperthermie (> 38,8°C) et la rapidité de son installation.

    a) Traitement de la crise

    • PLS (position latérale de sécurité) + noter l'heure + prévenir un médecin.
    • Diazépam (Valium®) IV ou IR (relaxant musculaire, sauf cardiaque) + faire baisser la température.
    • Apport d'O2 (FiO2 min 21%) + saturomètre + monitoring cardio-respiratoire.
    • Si convulsions persistent après Diazépam: Diphantoïne®.
    • Recherche de la cause de la convulsion.

    b) Traitement préventif

    • Lutte contre l'hyperthermie par moyens physiques et/ou médicamenteux.
    • En cas de risque élevé de récidive (crise > 15 min, IMC, crises successives), traitement anticonvulsivant (ex: Dépakine®).

    Système Respiratoire

    L'évaluation de la fonction respiratoire est primordiale chez l'enfant, car les signes de détresse peuvent être subtils mais évoluer rapidement.

    I. Évaluation de la respiration

    La fréquence

    • NN: 40-60 mvmts/min.
    • 1 an: 30 mvmts/min.
    • 2 ans: 25 mvmts/min.
    Graphique montrant l'évolution de la fréquence respiratoire moyenne avec l'âge chez l'enfant.

    Une polypnée peut indiquer une hyperthermie ou un problème pulmonaire.

    Le rythme

    • Régulier ou non.
    • Périodique chez le NN et en période néonatale.
    • Apnée: Arrêt respiratoire délétère si 20 secondes.

    L'amplitude

    • Profonde ou superficielle.
    • Doit être symétrique.

    Le bruit respiratoire

    • Normalement inaudible à part le passage de l'air.
    • Stridor (sifflement) ou geignement expiratoire sont des signes de difficulté respiratoire.
    • SpO2: Saturation pulsée d'oxygène.

    La présence de signes cliniques de difficulté respiratoire

    • Cyanose.
    • Score de Silvermann: Évalue la détresse respiratoire.
      • Minime: < 4.
      • Modérée: 4-6.
      • Sévère: > 6.

      Un enfant respire par le nez à la naissance.

      Critères du score de Silvermann 0 1 2
      Battement des ailes du nez Absent Modéré Intense
      Tirage Absent Intercostal Intercostal et sus-sternal
      Geignement expiratoire Absent Au stéthoscope À l'oreille
      Entonnoir xiphoïdien Absent Modéré Intense
      Balancement thoraco-abdominal Respiration synchrone Thorax immobile Respiration paradoxale
      Infographie détaillant les différents types de tirage et rétractions chez le nourrisson.

    Aspects pratiques

    • Torse nu, enfant calme.
    • 1 min d'observation.
    • Enfant < 5 ans: Observation au niveau du diaphragme.

    II. L'oxygénothérapie

    Administration d'O2 par inhalation, à visée thérapeutique ou de confort. L'oxygène est un médicament et nécessite une prescription.

    Indications

    • Prévenir l'accumulation d'acide carbonique due à l'hypoxie (atteinte pulmonaire inflammatoire, infectieuse, mécanique).

    Clampage tardif du cordon si le bébé ne respire pas (saturation NN 60-70% à 1 min de vie).

    Toxicité de l'O2 (en grande quantité ou durée prolongée) en période néonatale:

    • Lésions du parenchyme pulmonaire (dysplasie broncho-pulmonaire).
    • Lésions rétiniennes (fibroplasie rétrolentale).

    L'O2 doit toujours être humidifié (60%) pour éviter le dessèchement des muqueuses et réchauffé (min. 32°C) pour éviter l'hypothermie et le bronchospasme (chez le NN).

    • Bébé à terme: 21% d'O2.
    • Bébé < 34 SA: 30-40% d'O2.
    • FiO2 ambiante: 21%.

    a) Moyens d'administrations

    • Lunettes nasales (bas débit) / Optiflow (haut débit):
      • Débit max 1.5 - 6 L/min.
      • FiO2 40-60%.
      • Désavantages: Réchauffement difficile, distension gastrique.
    • Cloche à O2 (Hood):
      • Débit min 10-15 L/min.
      • Avantages: Haute concentration en O2 (jusqu'à 100%), contrôle précis de la FiO2, humidification possible.
      • Désavantage: Ne convient que jusqu'à 1 an.
    • O2 en couveuse.
    • CPAP (pression positive continue respiratoire): Maintien l'ouverture alvéolaire. Corticoïdes maternels si MAP pour favoriser la production de surfactant chez le prématuré.
    • Masque (rare).

    b) Rôle de la SF

    Surveillance et installation de l'enfant
    • Position anti-Trendelenburg, tête en légère extension.
    • Connexion au monitoring cardio-respiratoire (+ temps d'apnée) et capteur de saturation.
    • Surveiller les paramètres respiratoires et les signes cliniques de difficulté respiratoire (score de Silvermann).
    • Regrouper les soins pour préserver le repos de l'enfant.
    Réglages et surveillance de l'administration de l'O2
    • Débit de l'O2: Via manomètre mural.
    • FiO2: Via oxymètre (si cloche), calibrer à l'air ambiant.
    • Humidification (et réchauffement) continu: Via Aquapack ou humidificateur chauffant.
    Surveillance des effets de l'oxygénothérapie
    • Via le saturomètre:
      • Méthode non invasive et continue (pied, main, doigt/orteil).
      • Norme: 94% (max 100%).
      • Assurer une bonne hémodynamique périphérique et l'immobilité du membre.
    • Via les gaz sanguins (prélèvements capillaires ou artériels):
      • Méthode invasive et ponctuelle.
      • Évalue: Oxygénation (pO2, SaO2), ventilation (pCO2), équilibre acide-base (pH, HCO3, BE).
      • Prélèvement capillaire: Assurer bonne irrigation (zone chaude), éviter coagulation et bulles d'air.

    III. Aérosolthérapie

    Technique d'administration médicamenteuse directement dans les voies respiratoires par nébulisation.

    Effets

    • Bronchodilatateur, mucolytique (pas chez les BB), anti-inflammatoire, antibiotique.
    Illustration de la plante du pied avec des zones

    a) Rôle de la SF

    • Choix du matériel approprié et de la source de nébulisation.
    Matériel
    Image d'un nébuliseur avec masque.
    • Nébuliseur + masque adapté.
    • Chambre d'expansion + masque adapté + aérosol doseur ("puff").
    • Médicament, sérum physiologique.

    Le nébuliseur assure précision, mélange de solutions, humidification (avec 2mL de sérum physiologique). Risque de refroidissement chez les NN. Long et souvent mal accepté par les jeunes enfants. La chambre d'expansion est mieux adaptée aux NN, plus rapide, pas de source d'air/O2 nécessaire, mais moins précis.

    IV. Les tests tuberculiniques

    La tuberculose est une maladie respiratoire contagieuse causée par le bacille de Koch.

    a) Épidémiologie

    • 1/3 de la population mondiale infectée. Recrudescence depuis 1985.
    • Dépistage systématique dans certains milieux (crèches, écoles, travail).

    b) Principe du test

    Repose sur la réaction locale à la tuberculine.

    • Une réaction positive indique un contact avec le bacille de Koch (BK) et le développement d'anticorps.
    • Ce test ne diagnostique pas la "tuberculose maladie" mais le contact.
    • La tuberculine est conservée au frigo, à l'abri de la lumière, pendant 24h après la 1ère utilisation.

    c) Technique de l'intradermoréaction (IDR)

    • Injection dans le derme de 0,1 mL de tuberculine purifiée (PPD).
    • Localisation (OMS): Face postérieure de l'avant-bras gauche, jonction 1/3 sup et 1/3 moyen.
    Schéma d'un avant-bras avec des zones indiquées pour l'érythème et l'induration, en relation avec la lecture d'un test tuberculinique.
    Lecture du résultat
    • 1ère lecture: Après 48h.
    • 2ème lecture: Après 72h.
    • Noter le diamètre de la réaction locale et le stade d'induration.
    • Négatif: Absence de réaction ou induration < 0,5 cm.
    • Douteux: Rougeur ou induration entre 0,5cm et 0,9cm (refaire l'IDR).
    • Positif: Induration > 1cm (enfant vacciné ou en contact avec le BK).

    Le test est valide si technique, délai de lecture et interprétation sont respectés.

    Attitude médicale si test positif:

    • Rx thorax.
    • Recherche du BK dans les sécrétions (bronchiques/gastriques) ou urines pendant 3 jours.
    • Examens sanguins et complémentaires (lésions pulmonaires, ORL).
    • Anamnèse familiale, enquête sociale pour la source de contamination.
    • Isolement de l'enfant.

    Notions de Néonatologie

    La néonatologie concerne le nouveau-né pathologique jusqu'à 28 jours ou ceux de poids de naissance < 2500g, et nécessite une prise en charge spécialisée.

    I. Introduction

    • Arrêté royal de 1996: Services M (maternité) et Fonction N* (soins néonatals), avec Unité N* (soins non-intensifs spécialisés) au sein ou contiguë à la maternité.
    • Normes d'encadrement: Infirmière en chef SF ou pédiatrie spécialisée, expérience en néonatologie. Équipe soignante de 6 ETP minimum (SF ou pédiatrie spécialisée).
    • Définitions:
      • Néonatologie: Médecine du NN pathologique ( 28 jours de vie) ou de faible poids (< 2500g).
      • Enfant à terme: Né entre 37 et 42 SA.
      • Prématurité: Né avant 259 jours ou 37 SA accomplies.
      • Postmaturité: Né après 42 SA.
      • Dysmature (Small for date/PAG): Poids sous le 10ème percentile pour l'âge gestationnel.
      • Macrosome (GAG): Poids au-dessus du 90ème percentile pour l'âge gestationnel.

    II. Prise en charge du NN instable non-intensif

    À la naissance, le NN passe d'un milieu aqueux et chaud à un milieu aérien plus froid (10-15°C de différence), augmentant les échanges thermiques et hydriques.

    Causes d'hospitalisation

    • Prématurité 34 SA.
    • Dysmaturité.
    • Infection foeto-maternelle.
    • Instabilité glycémique.
    • Ictère physiologique.

    Les pertes d'eau et de chaleur se font principalement par la peau et les organes internes.

    Installation

    • Couveuse/incubateur: Pour NN < 1500/2000g ou si état instable. Permet:
      • Réglage de la température (zone de neutralité thermique).
      • Administration d'O2.
      • Humidification.
      • Observation optimale, entretien aisé.
      • Installation adéquate (matelas inclinable).
      • Accès facile pour les soins.
    • Table chauffante: Pour soins lourds, état instable. Chauffage par radiation ou conduction (matelas chauffant).
    • Lit/berceau: Pour surveillance non intensive.
    • Peau à peau: Le plus tôt et le plus souvent possible.

    La méthode Kangourou

    Utilisation du corps de la mère (ou substitut) comme alternative à la couveuse pour les prématurés ou petits poids de naissance.

    • Inventée en Colombie en 1978 par le Dr E. Rey Sanabria.
    • NN doit avoir surmonté ses problèmes médicaux majeurs (respiratoires, neurologiques).

    Résultats:

    • NN: Amélioration des paramètres vitaux (diminution bradycardie, apnée), réduction des besoins en O2, accélération du passage à l'alimentation orale.
    • Mère: Implication, renforcement des liens affectifs, stimulation de la lactation.

    Surveillance: Monitoring cardio-respiratoire (3 électrodes), saturomètre (alarmes 85-100%), température cutanée (36,5-37°C).

    Normes NN:

    Normes NN Normes monitoring
    Fréquence cardiaque: 110 -160 100-200 (massage si 60)
    Rythme respiratoire: 30-60 (prématurés 40-60) 20-80 (polypnée: digestion, pleurs, faim)
    Saturation: 92-100 90-100
    Apnée 10s, 15s ou 20s (alarme)

    III. L'alimentation

    À partir de 34 semaines, le NN coordonne déglutition, succion et respiration.

    • Alimentation orale/entérale: À privilégier tôt, même en néonatologie. Favorise la maturation digestive, les processus anti-infectieux (lutte contre l'entérocolite nécrosante - ECN), et l'évacuation du méconium.
    • Allaitement maternel: Mise au sein précoce encouragée. Le lait cru contient des anticorps spécifiques. Utilisation d'un dispositif d'aide à la lactation (DAL) si difficultés.
    • Lait maternel exprimé: Instructions précises pour la collecte et le stockage (date, heure, ne pas utiliser de biberon).
    • Passage du gavage au biberon: Administration du gavage progressivement réduite, puis test de tolérance gastrique.
    • Traitement médicamenteux: Par voie orale, entérale ou parentérale. Utilisation d'un pousse-seringue si débit lent.

    IV. Besoins à risque d'être perturbés

    a) Besoin de maintenir la T° corporelle à un niveau normal

    Risque d'hypothermie (environnement non adapté, immaturité thermorégulatrice) entraînant une hypoglycémie, pouvant provoquer des convulsions si prolongée.

    • Pertes par la peau et la respiration.
    • Les prématurés ont plus de vernix caseosa à la naissance.
    • Les réflexes archaïques (Moro, succion, nage, ramper, Babinski, points cardinaux, agrippement) sont des indicateurs du degré de maturité.
    Interventions
    • Installer le NN dans des conditions optimales (table chauffante si instable, couveuse si petit poids stable, lit chauffant si support, berceau si stable).
    • Régler la T° de la couveuse selon le poids (2000-3000g: 32-34°C; >3000g: 31-33°C).
    • Surveiller et noter la T° corporelle et de la couveuse. Effectuer les soins en couveuse ou sous lampe.
    • Regrouper les soins, éviter les courants d'air.
    • Si T° rectale < 37°C: Réchauffer et contrôler.

    b) Besoin de boire et de manger

    Risque de déficit nutritionnel (intolérance alimentaire, pertes caloriques) et de déshydratation.

    Interventions
    • Peser le NN (toilette ou sur demande du pédiatre). Mesurer 1x/sem.
    • Vérifier les quantités données (150cc/kg/jour à partir du 5ème jour).
    • Installer le NN sur le ventre (avec monitoring) ou côté droit pour favoriser la digestion.
    • Éviter les manipulations pendant et après les repas.
    • Lutter contre le stress (froid, peur).
    • Surveiller les signes d'intolérance alimentaire: vomissements, régurgitations, constipation/diarrhée, ballonnements, RG importants ou sales, hoquet.
    • Effectuer les examens prescrits.

    c) Besoin d'être propre et de protéger ses téguments

    Risque d'atteinte à l'intégrité de la peau et des muqueuses dû à un manque de soins d'hygiène.

    Interventions
    • Observation minutieuse de l'état général du NN (coloration, rythme respiratoire 40-60/min, rythme cardiaque 120-160/min, tonus, T° 36.5°C).
    • Si état insatisfaisant, reporter ou limiter la toilette. La toilette est un soin secondaire.
    • Matériel: Set de toilette, lotion lavante, récipients, lange, habits, linge, bassin réniforme, électrodes, Peha-Haft™, désinfectant, matériel de mensurations.
    • Technique: Propre à chaque CNN.

    VI. L'ictère physiologique

    Ictère généralisé apparaissant après 24h de vie chez le NN.

    Physiopathologie

    • À la naissance, le NN détruit une partie de ses globules rouges fœtaux, libérant de la bilirubine.
    • Le foie du NN, immature, peine à éliminer cette bilirubine, qui peut être toxique pour le cerveau (ictère nucléaire) si non conjuguée et en excès.
    • L'élimination est favorisée par la lumière.
    • L'allaitement maternel peut être associé à une bilirubine plus élevée si la quantité ingérée est moindre, réduisant l'élimination.
    Diagramme illustrant le métabolisme de la bilirubine, de l'hémolyse à l'excrétion.

    Symptômes

    • Ictère généralisé de la peau.
    • Blanc des yeux jaunâtre.
    • Urines foncées.
    • Somnolence.

    Diagnostic

    • Mesure invasive: Prise de sang et dosage par spectrophotométrie.
    • Mesure non invasive: Bilirubinomètre transcutané.

    Un taux de bilirubine trop élevé (220-250 mmol/L pour NN, 170 mmol/L pour prématuré) nécessite une photothérapie.

    Photothérapie

    Le nourrisson est placé en couveuse, yeux protégés, exposé à des lumières bleues (410-460 nm) qui détruisent la bilirubine.

    • Efficacité: Dépend de la distance tubes-enfant, de la durée d'exposition, et de la position du NN (dorsale/ventrale).
    • Types:
      • Traditionnelle: 1-2 mW/cm², distance 50 cm.
      • Intensive: 2-5 mW/cm², distance 20-30 cm, appliquée sur toute la surface corporelle, chute spectaculaire en 4h.
      • Fibres optiques: Permet le contact mère-enfant.
    • Risques:
      • Ophtalmologiques: Lésions rétiniennes (lunettes obligatoires).
      • Hyperthermie: Surveillance de la T°.
      • Déshydratation: Risque théorique, mais non décrit comme fréquent.

    Objectifs: Bilirubinémie dans les limites de la normale.

    Interventions (SF)
    • Éviter les causes favorisant l'hyperbilirubinémie: Infection, hypoglycémie, hypoxie, acidose, hyperthermie.
    • Observer les téguments et conjonctives.
    • En cas d'ictère: Contrôle 2x/j de la bilirubinémie, suivi sur courbe.
    • Installer le NN sous photothérapie: Nu avec lange, lunettes, électrode thermique, T° couveuse diminuée, apports hydriques augmentés.
    • Observer le comportement: Léthargie-agitation, convulsions, regard en soleil couchant (signes d'atteinte cérébrale).

    La Douleur de l'Enfant

    La douleur est subjective et doit être prise en compte dès que l'enfant l'exprime.

    Recherche de la douleur

    • Observation de l'enfant.
    • Anamnèse des parents (expériences antérieures, réactions habituelles, influence culturelle).
    • Interroger l'enfant (utiliser un outil adapté à l'âge et aux capacités).

    Modification du comportement général

    • Irritabilité/agitation, calme inhabituel/léthargie.
    • Inappétence, sommeil perturbé, succion anarchique.
    • Position antalgique, protection de la zone douloureuse.

    Modifications physiologiques

    • Rougeur cutanée, cyanose, marbrures, sueurs.
    • Perturbation des paramètres vitaux.

    Outils d'évaluation

    L'hétéro-évaluation est destinée aux enfants incapables de quantifier leur douleur.

    • Échelle EVENDOL (EValuation ENFant DOuLeur): Validée aux urgences de la naissance à 7 ans. Score de 0 à 15, seuil de traitement 4/15.
    • Échelle de CHEOPS (Children's Hospital of Eastern Ontario Pain Scale): Évalue cris, visage, plaintes verbales, corps, mains, jambes.

    a) Prévenir – soulager la douleur

    Méthodes non pharmacologiques

    • Préparer l'enfant à l'événement douloureux.
    • Choix des techniques les moins douloureuses, rapidité d'exécution.
    • Collaboration avec les parents.
    • Glucose/saccharose oral pour le bébé de moins de 3 mois.
    • Méthodes de distraction.
    • Accepter la manifestation de la douleur.

    Le saccharose (1mL pour NN < 3kg, 2mL pour NN > 3kg) agit en 60-120s et dure 5-7 min. Peut être répété 6-8x/24h chez le NN à terme, 4x chez le prématuré.

    • Indications: Ponction veineuse, injection, PL, dextro, pose SNG, aspiration rhino-pharyngée, ablation d'adhésif.

    Méthodes pharmacologiques

    • EMLA (Mélange Eutectique d'Anesthésiques Locaux): Anesthésie cutanée locale (99mm de profondeur, 3-5mm selon temps d'application), dure 1-2h après retrait.
      • Indications: Toute effraction cutanée superficielle.
      • Dose: 1g généralement, 2g pour grande surface. 2g/24h entre 3 et 12 mois. 10g/24h chez l'enfant > 1 an.

    La Vaccination

    Procédé actif conférant une immunité spécifique contre des maladies microbiennes ou parasitaires, induisant une réaction Ag Ac.

    Infographie expliquant le principe de la vaccination : introduction de microbes inactifs, production d'anticorps, et élimination des vrais microbes actifs.

    Composition des vaccins

    • Préparation antigénique en suspension.
    • Peuvent contenir:
      • Conservateurs, stabilisateurs, antibiotiques (néomycine).
      • Adjuvants (sels d'alumine) pour augmenter la réponse immunitaire.

    Types de vaccins

    • Vivants atténués: Micro-organismes vivants rendus inoffensifs. Efficaces à faible dose, pas de rappel, bon marché. Risque de réactivation. Ex: Poliomyélite, rougeole, rubéole, oreillons.
    • Inactivés ou inertes: Micro-organismes tués ou composants purifiés. Pas de risque de réactivation. Nécessitent des doses plus élevées et rappels. Ex: Poliomyélite (injectable), coqueluche, diphtérie, tétanos.
    • Produits par génie génétique: Fragment d'ADN viral produisant un antigène. Économiques, pas de risque de réactivation. Ex: Hépatite B, HPV, ARN modifié (Covid).
    Diagramme illustrant la fabrication d'un vaccin par génie génétique, utilisant l'ADN viral et les cellules de levure pour produire un antigène purifié.

    Programme de vaccination

    Les recommandations sont basées sur l'efficacité, la disponibilité et le coût des vaccins, ainsi que sur les recommandations de l'OMS.

    Extrait de calendrier vaccinal avec les recommandations de l'OMS.
    • RRO (Rougeole-Oreillons-Rubéole): Possibilité de fièvre 10-15 jours après.
    • Rotavirus: Contre la gastro-entérite.
    • Poliomyélite: Seul vaccin obligatoire pour les structures d'accueil.

    Calendrier de vaccination (exemple 2020-2021)

    Le calendrier est susceptible d'être modifié. Les vaccins recommandés sont souvent gratuits.

    Vaccin 9 sem. (2 mois) 12 sem. (2 mois) 14 sem. (4 mois) 15 sem. (4 mois) 16 sem. (4 mois) 17 sem. (4 mois) 18 sem. (4 mois) 19 sem. (4 mois) 2020 Adulte
    Poliomyélite Femmes enceintes
    Diphtérie
    Tétanos
    Coqueluche
    Haemophilus influenza de type b
    Hépatite B
    Rougeole
    Rubéole
    Oreillons
    Méningocoque C
    Pneumocoque
    Rotavirus (vaccin oral)
    Papillomavirus (HPV)
    Grippe (influencia)

    (☑ : Recommandé à tous et gratuit)

    • Bébés prématurés (< 37 SA): Une dose supplémentaire de vaccin pneumocoque à 3 mois; vaccins à 15 mois administrés à 13 mois.
    • Hexavalent: Vaccin combiné protégeant contre 6 maladies.

    Contre-indications

    • Vivant atténué: Immunodéficience ou traitement immunosuppresseur.
    • Tous les vaccins: Réaction sévère à une dose précédente, hypersensibilité sévère à un constituant.

    Fausses contre-indications:

    • Infection mineure (T° < 38,5°C).
    • Contact avec un individu infecté, convalescence.
    • Réaction locale à une dose précédente.
    • Antécédents de convulsions hyperthermiques ou épilepsie bien contrôlée.
    • Allergie non-anaphylactique aux protéines de l'œuf.

    La vaccination est un enjeu de santé publique pour la protection collective. Le taux de couverture vaccinale critique (80-90%, >90% pour rougeole/coqueluche) est nécessaire pour l'éradication des maladies.

    Barrières à une couverture vaccinale optimale: Autonomie des médecins, réticences des parents, craintes des effets secondaires, occasions manquées, accès aux soins, coût des vaccins, déficiences de surveillance.

    Autres vaccinations: RSV (prématurés), varicelle (non obligatoire en Belgique), Bexsero (Méningocoque B, prix élevé). Recherches en cours pour tuberculose, HIV, certains cancers, maladies tropicales, CMV.

    Tranche d'âge Primovaccination Intervalles entre les doses de primovaccination Rappel
    Nourrissons de 2 à 5 mois 3 doses de 0,5 ml chacune, avec une première dose administrée à l'âge de 2 mois 1 mois minimum Une dose entre 12 et 23 mois
    Nourrissons non vaccinés de 6 à 11 mois Deux doses de 0,5 ml chacune 2 mois minimum Une dose au cours de la deuxième année avec un intervalle d'au moins 2 mois entre la primovaccination et la dose de rappel
    Enfants non vaccinés de 12 à 23 mois Deux doses de 0,5 ml chacune 2 mois minimum Une dose avec un intervalle de 12 à 23 mois entre la primovaccination et la dose de rappel
    Enfants de 2 à 10 ans Deux doses de 0,5 ml chacune 2 mois minimum Besoin non établi
    Adolescents (à partir de 11 ans) et adultes Deux doses de 0,5 ml chacune 1 mois minimum Besoin non établi

    La Maltraitance de l'Enfant

    Phénomène complexe avec des conséquences graves et durables sur la santé physique et psychologique de l'enfant.

    Chiffres et historique

    • 40 millions d'enfants maltraités dans le monde (3000-4500 cas en Belgique).
    • Sévices physiques: Majorité < 3 ans (40% < 1 an).
    • Abus sexuels: Fréquents entre 2 et 7 ans.
    • Sévices psychologiques: Tous les âges.
    • 1 enfant sur 10 meurt, 1/4 garde des séquelles.
    • Historique: Du 4ème siècle (infanticide) au 20ème siècle (reconnaissance du syndrome de l'enfant battu par le Dr Henry C. Kempe en 1962).
    • Déclaration des droits de l'enfant (1959), Convention des droits de l'enfant (1989).
    • En Belgique: Lois (1965), programmes (1979), équipes spécialisées (1985), décrets (1998/2004).
    Diagramme en secteurs montrant la répartition des différentes formes de maltraitance : abus sexuels (33%), violences physiques (32%), négligences lourdes (26%), violences psychologiques (9%).

    Différentes formes de maltraitance

    • L'abus (actions commises):
      • Physique: Blessure physique infligée.
      • Verbal: Mots blessants, destruction de l'estime de soi.
      • Émotionnel: Émotions négatives induites.
      • Sexuel: Contact sexuel avec un adulte.
    • La négligence (actions omises):
      • Physique: Défaut de soins (alimentaires, vestimentaires, médicaux, hygiène).
      • Émotionnelle: Vide affectif, ni amour ni haine.

    Profils psychopathologiques des familles maltraitantes:

    • Dysfonctionnelles de structure plus ou moins préservée.
    • Gravement dysfonctionnelles (carences psychologiques, socio-économiques).
    • Un des parents psychotique, débile ou dépendant.
    • Familles immigrées (difficultés d'adaptation).

    Facteurs aggravants pour l'enfant: Faible poids à la naissance, prématurité, handicap, malformation, adoption, enfant non désiré, mère trop jeune, enfant difficile par son comportement.

    Que faire en cas de suspicion de maltraitance ?

    • Le signalement aux autorités est obligatoire (loi du 06-01-1961, art. 458bis du Code pénal).
    • Décret du 16 mars 1998: Obligation d'aide pour toute personne œuvrant auprès d'enfants.
    • Orientations possibles:
      • Services d'Aide à la Jeunesse (non judiciaire).
      • Équipes pluridisciplinaires SOS-enfants (médecin, psychologue, juriste, assistant social). Font partie de l'ONE.
      • Centres psycho-médico-sociaux ou d'inspection médicale scolaire.
    Graphique à barres montrant le nombre de signalements de maltraitance infantile par différents secteurs en 1999.

    Fonctionnement des équipes SOS-enfants:

    • Établir un diagnostic rapide de la situation familiale.
    • Si danger, hospitalisation ou information au Parquet.
    • Si pas de danger immédiat, analyse plus élaborée et réunion des intervenants.
    • Interventions transparentes avec parents et enfant.
    • Placement provisoire de l'enfant possible pour sa protection.

    Autorités judiciaires: Le Parquet ouvre une enquête. Le Juge d'instruction peut poursuivre (juridictions pénales ou Tribunal de la jeunesse) ou suspendre les poursuites pour rechercher des solutions d'aide.

    Accompagnement des enfants:

    • Assurer un développement et une stabilité physique et psychologique.
    • Éviter de recréer des situations identiques (placements institutionnels).
    • Importance de la réaction du premier intervenant et de l'implication des parents.

    Prévention:

    • Détecter les situations à risque.
    • Soutenir les familles.

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