Pharmacotechnie 3 Course Notes

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Pharmacotechnie 3 notes cover various aspects of pharmaceutical technology, including drug formulation, dissolution, sterilization methods, and drug delivery systems.

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Review
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Question
Qu'est-ce qu'une solution **moléculaire** ?
Answer
Une solution moléculaire est une préparation homogène où une substance est divisée à l'état moléculaire dans un liquide.
Question
De quoi dépend la **salification** pour augmenter la solubilité ?
Answer
La salification augmente la solubilité des composés en modifiant leur état d'ionisation.
Question
Citez deux stratégies d'optimisation de la solubilité d'une molécule.
Answer
Utiliser des tensioactifs pour former des micelles et utiliser des agents complexants comme les cyclodextrines.
Question
Qu'est-ce qu'une solution colloïdale ?
Answer
Une solution colloïdale est un mélange homogène où des particules de taille intermédiaire sont dispersées, sans se déposer.
Question
Quelle est la différence entre un état cristallin et un état amorphe pour une molécule ?
Answer
L\'état cristallin présente une structure moléculaire organisée, tandis que l\'état amorphe est caractérisé par l\'absence d\'organisation.
Question
Comment le pH influence-t-il la solubilité des principes actifs acides ?
Answer
Les principes actifs acides sont moins solubles en milieu acide qu'en milieu alcalin, car l'espèce non dissociée prédomine en milieu acide.
Question
Donnez la formule de la loi de Noyes et Whithney concernant la vitesse de dissolution.
Answer
La loi de Noyes et Whithney est : Vd = KS (Cs – Ct). Vd = vitesse de dissolution, S = surface de contact solide/liquide, Cs = concentration à saturation, Ct = concentration à l'instant t.
Question
Citez les quatre classes du système de classification biopharmaceutique (BCS).
Answer
Les quatre classes du BC:S sont : Classe I, Classe II, Classe III et Classe IV.
Question
Qu'est-ce que la dissolution extractive ?
Answer
La dissolution extractive est une opération qui consiste à diviser une substance à l'état moléculaire au sein d'un liquide pour obtenir une solution homogène.
Question
Quel est l'effet de la température sur la solubilité d'une substance ?
Answer
En général, la solubilité augmente avec la température, sauf pour les dissolutions exothermiques et les gaz.
Question
Qu'est-ce que la pharmacotechnie ?
Answer
La pharmacotechnie est la discipline qui transforme une molécule en médicament, en considérant sa formulation, sa stabilité et sa biodisponibilité.
Question
Qu'est-ce qu'un eutectique ?
Answer
Un eutectique est un mélange de deux composants ou plus qui fond à une température plus basse que celle de chacun de ses composants.
Question
Comment le **coefficient de solubilité** est-il défini ?
Answer
Le coefficient de solubilité est le nombre de parties en volume de solvant nécessaires pour dissoudre une partie en poids de la substance.
Question
Citez trois substances plus solubles à froid qu'à chaud.
Answer
Glycérophosphate de calcium, Citrate de calcium, Méthylcellulose.
Question
Dans quel type de solvant les substances **riches en groupements hydrophiles** se dissolvent-elles ?
Answer
Les substances riches en groupements hydrophiles se dissolvent dans les solvants polaires.
Question
Dans quel type de solvant les substances **riches en groupements hydrophobes** se dissolvent-elles ?
Answer
Dans des solvants non polaires.
Question
Quel est le témoin biologique de stérilisation pour la **chaleur sèche** ?
Answer
Le témoin biologique de stérilisation pour la chaleur sèche est Bacillus subtilis.
Question
Que représente `S` dans la loi de Noyes et Whithney ?
Answer
Dans la loi de Noyes et Whithney, `S` représente la surface de contact solide/liquide.
Question
Quel est l'objectif de la **formation d'esters** pour le PA ?
Answer
L'objectif est d'extraire un ou plusieurs principes actifs (PA) d'une drogue.
Question
De quoi dépend la **solubilité** d'une substance ?
Answer
La solubilité dépend de la nature de la substance à dissoudre et du solvant.
Question
Quel est l'impact du **polymorphisme** sur les propriétés physiques d'une molécule ?
Answer
Le polymorphisme affecte les propriétés physiques comme le point de fusion, la solubilité, et les propriétés optiques/électriques, bien que la molécule chimiquement reste la même.
Question
Comment les **cyclodextrines** augmentent-elles la solubilité des molécules BCS classe II ?
Answer
Les cyclodextrines augmentent la solubilité des molécules BCS classe II en formant des complexes d'inclusion, encapsulant la partie hydrophobe de la molécule.
Question
Quelle est la durée et la température minimales pour une stérilisation efficace à chaleur humide ?
Answer
La stérilisation à chaleur humide doit durer au minimum 15 minutes à 121°C.
Question
Quelle est la valeur stérilisatrice **F0** minimale acceptable pour la chaleur humide ?
Answer
La valeur **F0** minimale acceptable pour la chaleur humide est de **8 minutes**.
Question
Quel paramètre détermine le **degré d'ionisation** d'un principe actif ?
Answer
Le pKa du principe actif par rapport au pH du milieu détermine le degré d'ionisation.
Question
Quels sont les **deux composants** d'un mélange eutectique dans la crème EMLA ?
Answer
La crème EMLA est 2 émulsions : une huile dans l'eau et une eau dans l'huile. Elles sont composées de lidocaïne et de prilocaïne.
Question
Quels sont les **agents complexants** riches en groupements hydrophiles ?
Answer
L'EDTA et les cyclodextrines sont des agents complexants riches en groupements hydrophiles.
Question
Quelles sont les caractéristiques des molécules de la **BCS classe II** ?
Answer
Les molécules de la classe II du BCS ont une faible solubilité mais une perméabilité élevée. Leur absorption dépend du taux de dissolution.
Question
Comment les **esters** sont-ils activés dans le corps ?
Answer
Les esters sont activés dans l'intestin par hydrolyse grâce aux estérases, libérant ainsi le principe actif.
Question
Quand une dissolution est-elle dite **complète** ?
Answer
Une dissolution est **complète** quand il n'y a plus qu'une seule phase en contact, le soluté est à l'état moléculaire.
Question
Pourquoi les PA acides sont-ils **moins solubles en solutions acides** ?
Answer
Les PA acides sont moins solubles en solutions acides car les espèces non dissociées prédominantes ont des interactions limitées avec l'eau comparées aux formes ionisées.
Question
Citez une méthode de stérilisation **physique**.
Answer
La stérilisation par la **chaleur humide** ou par la **chaleur sèche** sont des méthodes physiques.
Question
Quelles sont les caractéristiques des molécules de la **BCS classe IV** ?
Answer
Molécules à faible solubilité et faible perméabilité. Elles posent le plus de problèmes d'absorption.
Question
Qu'est-ce que la **valeur inactivateur thermique (Z)** ?
Answer
La valeur Z est l'élévation de température nécessaire pour réduire la valeur D d'un facteur 10.
Question
Que signifie **BCS classe I** ?
Answer
BCS Classe I fait référence à des produits qui ne doivent pas contenir d'endotoxines bactériennes. Macron. Il ne doit pas y avoir d'endotoxines bactériennes, donc BCS Classe I est la classe la moins contaminée.
Question
Quel est le témoin physico-chimique pour la stérilisation à la chaleur humide ?
Answer
Le témoin physico-chimique pour la stérilisation à chaleur humide est la bande thermosensible qui change de couleur au contact de la vapeur d'eau.
Question
Comment la dissolution aqueuse est-elle affectée par une forme **anhydre** par rapport à une forme hydratée ?
Answer
La dissolution aqueuse est généralement plus rapide à partir d’une forme anhydre qu'hydratée.
Question
Quelle est la **première stratégie** d'optimisation de la solubilité par ajout de tensioactif ?
Answer
La première stratégie consiste en la **solubilisation micellaire** par ajout de tensioactifs formant des micelles qui s'associent avec l'actif.
Question
Quelle est la probabilité de non-stérilité visée par la stérilisation ?
Answer
La probabilité de non-stérilité visée est de 10⁻⁶, soit une unité non stérile sur un million.
Question
Qu'est-ce que la **pharmacotechnie** ?
Answer
La pharmacotechnie est la discipline qui transforme une molécule en médicament, en considérant sa formulation et ses excipients.
Question
Quelle est la taille des molécules dans une solution **colloïdale** ?
Answer
Les molécules dans une solution colloïdale ont une taille comprise entre 0,001 et 0,1 μm (micromètres).
Question
Quand un **développement galénique** est-il nécessaire pour une molécule BCS classe II ?
Answer
Un développement galénique est nécessaire pour une molécule BCS classe II lorsque sa solubilité est faible, afin d'augmenter sa vitesse de dissolution.
Question
Qu'est-ce que l'**état amorphe** d'une molécule ?
Answer
L'état amorphe d'une molécule se caractérise par l'absence d'organisation structurale, contrairement à l'état cristallin.
Question
Quel est le rôle de la **constante diélectrique** dans la dissolution ?
Answer
La constante diélectrique mesure le pouvoir d’un solvant à réduire l'attraction entre ions, facilitant la dissolution des électrolytes.
Question
Qu'est-ce qu'une **solution solide** en pharmacotechnie ?
Answer
Une solution solide est une forme pharmaceutique où la substance active est dissoute dans un excipient solide, créant un mélange homogène.
Question
Dans quel but la drogue est-elle divisée sous forme de poudre ?
Answer
La poudre permet le mélange de substances actives et d'excipients aux propriétés spécifiques (diluant, lubrifiant, édulcorant, aromatisant).
Question
Quel est l'impact de la **température** sur la solubilité en général ?
Answer
En général, la solubilité augmente avec la température, sauf pour les dissolutions exothermiques et les gaz.
Question
Qu'est-ce qu'un **tensioactif** ?
Answer
Substance qui permet de former des pseudo-solutions, en augmentant la solubilité de molécules peu solubles dans l'eau.
Question
Qu'est-ce qu'un **solvate** ?
Answer
Une substance qui se dissout dans un solvant, formant une seule phase homogène.
Question
Quelle forme est la **plus soluble** entre l'état amorphe et cristallin ?
Answer
La forme amorphe est plus soluble que la forme cristalline.
Question
Quand un **développement chimique** est-il nécessaire pour une molécule BCS classe III ou IV ?
Answer
Un développement chimique est nécessaire pour optimiser la solubilité et la perméabilité des molécules BCS classe III ou IV.
Question
De quoi dépend la **sensibilité** d'un microorganisme à la chaleur ?
Answer
La sensibilité d'un microorganisme à la chaleur dépend de l'espèce, de sa forme (végétative/sporuée), de la durée et de la température du traitement, et du milieu.
Question
Que représente `Cs` dans la loi de Noyes et Whithney ?
Answer
Dans la loi de Noyes et Whithney, `Cs` représente la concentration à saturation du produit, c'est-à-dire sa solubilité.
Question
Citez une méthode de stérilisation **chimique**.
Answer
La stérilisation par les **gaz alkylants** (ex: oxyde d'éthylène, formaldéhyde) est une méthode chimique.
Question
Citez deux **adjuvants** qui favorisent la dissolution de la caféine.
Answer
Le salicylate de sodium et le benzoate de sodium sont deux adjuvants qui favorisent la dissolution de la caféine.
Question
Quel est le but de la **stérilisation** ?
Answer
Le but de la stérilisation est de priver un objet ou un produit des micro-organismes qui le souillent.
Question
Comment est défini le **temps de réduction décimale (D_{T})** ?
Answer
Le temps de réduction décimale (DT) est le temps nécessaire pour réduire la concentration d'un facteur 10 à une température T.
Question
Quelle est la **deuxième stratégie** d'optimisation de la solubilité ?
Answer
La deuxième stratégie est la complexation d'une molécule peu soluble avec un agent complexant riche en groupements hydrophiles, comme les cyclodextrines.
Question
Quel est le témoin biologique de stérilisation pour la **chaleur humide** ?
Answer
Le témoin biologique de stérilisation pour la chaleur humide est Bacillus stearothermophilus.
Question
Comment les molécules de la **BCS classe III** sont-elles absorbées ?
Answer
L'absorption des molécules BCS classe III dépend du taux de perméabilité, non de la dissolution.

PHARMACOTECHNIE : Résumé & Aide-Mémoire

La pharmacotechnie est la discipline qui transforme une molécule en un médicament, via des opérations de solubilisation, de stérilisation et de mise en forme.

1. La solubilisation d'un principe-actif médicamenteux

La solubilisation est l'opération de division d'une substance à l'état moléculaire dans un liquide, conduisant à une préparation homogène : la **solution**.

1.1. L'opération de dissolution

  • Une **solution colloïdale** contient des molécules associées en micelles (0,1 à 0,001 μm).

  • Les micelles sont des associations de tensioactifs : centre hydrophobe, périphérie hydrophile (têtes polaires, queues apolaires).

  • La solubilité dépend de la nature du corps à dissoudre et du solvant.

  • Coefficient de solubilité : volume de solvant pour dissoudre une partie de la substance.

  • Substances hydrophilessolvants polaires.

  • Substances hydrophobessolvants apolaires.

1.2. Système de Classification Biopharmaceutique (BCS)

Classe le médicament selon sa solubilité et sa perméabilité intestinale.

  • BCS classe I : solubilité élevée, perméabilité élevée (très bien absorbés).

  • BCS classe II : faible solubilité, perméabilité élevée (absorption dépendante du taux de dissolution). Nécessite un développement galénique.

  • BCS classe III : solubilité élevée, faible perméabilité (absorption dépendante du taux de perméabilité). Nécessite un développement chimique.

  • BCS classe IV : faible solubilité, faible perméabilité (les plus problématiques). Nécessite un développement chimique.

1.3. Facteurs de dissolution

1.3.1. Facteur de solvant (Constante diélectrique )

  • Plus est élevée, plus le solvant est polaire (bon pouvoir dissociant).

  • Ex: Pour NaCl, l'eau ( = 78,4) est un meilleur solvant que le méthanol ( = 33,6).

1.3.2. Température

  • En général, la solubilité augmente avec la température.

  • Exceptions (plus solubles à froid) :

    • Glycérophosphate de calcium, Citrate de calcium (sels de calcium se précipitant à chaud).

    • Méthylcellulose (se gélifie à chaud).

    • Gaz.

1.3.3. pH

  • Influence le degré d'ionisation (lié au pKa du PA).

  • Les PA acides (ex: AINS) sont moins solubles en solutions acides car les formes non dissociées prédominent.

1.3.4. Polymorphisme (structures cristallines/amorphes)

  • Une substance est plus soluble à l'état amorphe (désorganisé) qu'à l'état cristallin (organisé).

  • La forme cristalline la moins stable est la plus soluble.

  • Facteurs influençant : T°, P°, conditions de fabrication/stockage.

1.3.5. Formation d'hydrates et solvates

  • Des molécules de solvant s'intègrent dans la structure du PA.

  • En général, la dissolution aqueuse est plus rapide pour la forme anhydre que pour la forme hydratée.

  • Exception : Fluorocortisone, tétracycline (solvates plus rapides).

1.3.6. Adjuvants

  • Ajout de TensioActifs : formation de **pseudo-solutions** micellaires (solubilisation micellaire). Concentration Micellaire Critique (CMC).

  • Complexation : agent complexant interagit avec le PA.

    • Ex: Cyclodextrines (sucres cyclisés) :

      • Hydrophiles à l'extérieur, cavité hydrophobe à l'intérieur.

      • Forment des inclusions avec des PA peu solubles.

      • Augmentent la solubilité et biodisponibilité des molécules BCS classe II (par dissolution, perméabilité).

      • Protection des PA fragiles ou libération contrôlée.

      • Non absorbées au niveau gastro-intestinal.

1.4. Optimisation de la solubilité

  • Utilisation de mélanges de solvants : variation de la constante diélectrique.

  • Salification : formation d'un sel du PA pour augmenter la solubilité (ex: tétracycline-chlorhydrate, tétracycline-phosphate).

  • Formation d'eutectiques ou solutions solides :

    • Eutectique : mélange solide de 2 substances avec un point de fusion inférieur aux substances seules. Obtenu par fusion puis refroidissement rapide de concentrations précises. Ex: Crème EMLA (lidocaïne/prilocaïne).

    • Solutions solides : PA peu soluble dispersé molecularément dans une matrice très hydrosoluble (excipient). Augmente la vitesse de dissolution et absorption.

  • Formation d'esters (cas particulier) :

    • Modifie la solubilité et vitesse de dissolution (souvent retardée).

    • Protège le PA de la dégradation gastrique (pro-drogue).

    • Activé dans l'intestin par hydrolyse, libérant le PA.

    • Permet de prolonger l'action.

1.5. Les opérations de dissolution

1.5.1. Vitesse de dissolution

  • Loi de Noyes et Whithney : .

  • = surface de contact solide/liquide.

  • = concentration à saturation (solubilité).

  • = constante (T°, viscosité, agitation, diffusion).

1.5.2. Dissolution complète

Préparation d'une solution vraie (PA à l'état moléculaire). Une seule phase à la fin. Poudre fine pour grande surface de contact.

1.5.3. Dissolution extractive

Extraction de certaines parties d'une drogue (ex: PA d'une plante). Ex: Morphine, codéine, papavérine de l'opium.

2. Opérations de stérilisation

La stérilisation a pour but de priver un objet ou un produit de microorganismes. Adaptée au produit, réalisée à l'intérieur du conditionnement.

2.1. Introduction : la stérilisation

  • Efficacité dépend du degré initial de contamination.

  • Dans une zone à atmosphère contrôlée (ZAC).

2.2. Méthodes de stérilisation

  • Chaleur humide / Chaleur sèche

  • Gaz alkylants (chimique)

  • Irradiation

  • Filtration stérilisante

  • Gaz plasma

2.3. Témoins de stérilisation

  • Témoins physico-chimiques : substances qui changent de couleur ou d'état (ex: acide benzoïque + éosine pour chaleur humide, bandes thermosensibles, pastilles PVC pour rayonnement, peroxyde d'hydrogène pour plasma).

  • Témoins biologiques : population dénombrée d'un germe connu. Vérifient une réduction de 6 Log (facteur ).

    • Chaleur sèche : Bacillus subtilis.

    • Chaleur humide : Bacillus stearothermophilus.

    • Oxyde d'éthylène : Bacillus subtilis var. niger.

    • Rayonnement : Bacillus pumilus.

2.4. Stérilisation par la chaleur

Méthode de choix si le produit le supporte (la plus efficace et sûre).

2.4.1. Sensibilité des microorganismes

Dépend de l'espèce, forme (végétative/sporulée), durée du traitement, nombre initial de germes (), température, milieu.

  • Spores plus résistantes que formes végétatives.

  • Loi de décroissance : .

  • Temps de réduction décimale () : temps pour réduire la population d'un facteur 10 à T° donnée.

  • Ex: de Bacillus stearothermophilus = 2 min. Stérilisation efficace = 6 Log de réduction.

2.4.2. Définition des paramètres

  • Valeur inactivatrice thermique (Z) : élévation de T° pour réduire d'un facteur 10. Ex: Pour Bacillus stearothermophilus, .

  • Temps équivalent () : permet de comparer des traitements thermiques.

  • Valeur stérilisatrice () : somme des effets stérilisants.

    • Pour chaleur humide à et , c'est F0.

    • F0 = 8 min minimum (réduction de pour spores ).

  • Probabilité de non stérilité de (6 Log de réduction).

2.4.3. Stérilisation à chaleur humide

  • Méthode de choix (efficacité, innocuité, T° basses, contrôle maîtrisé).

  • Cycle : vide → plateau (121°C pendant 15 min ou 134°C pendant 10 min).

  • Qualité de l'eau (déminéralisée), de la vapeur (titre saturé 99%), pureté chimique.

  • Avantages : facilité, innocuité. Inconvénients : objets thermosensibles ou sensibles à l'oxydation.

  • Applications : médicaments, matériel médico-chirurgical (acier, verre, latex).

2.4.4. Stérilisation à chaleur sèche

  • Utilise de l'air chaud.

  • 180°C pendant 30 min (étuve). Plus longue et moins chaude que vapeur (faible conductivité thermique de l'air).

  • 220°C pour la dépyrogénisation (contenants en verre).

  • Applications : objets métalliques, récipients en verre (ampoules).

2.5. Filtration stérilisante

  • Pour les fluides (gaz, liquides monophasiques). Alternative pour PA thermolabiles.

  • Filtres : compatibilité PA, faible rétention, diamètre 0,22 μm (jusqu'à 0,1 μm).

  • Mécanismes : criblage, impact inertiel, adsorption.

  • Témoin biologique : Pseudomonas diminuta (0,3μm).

2.6. Stérilisation par formaldéhyde (= formol)

  • Évaporation sous forme de monomères gazeux (pénétration lente et faible).

  • Agit par alkylation et dénaturation des protéines.

  • N'agit qu'en présence de vapeur d'eau à 50°C (pas à T° ambiante).

  • Faible coût, odeur caractéristique. Inconvénients : faible pénétration, polymérisation, corrosion, toxicité.

  • Application : surfaces (pas médicaments).

2.7. Stérilisation par oxyde d'éthylène (OE)

  • Gaz très réactif, inflammable (explosif à 3% < C < 83%), inodore (dangereux).

  • Mélangé avec ou pour réduire les risques.

  • Agit par alkylation (amines, hydroxyles). Excellente diffusibilité et pénétration.

  • Nécessite une certaine humidité (40-60%). Température : 37 à 60°C.

  • Inconvénients : toxicité, désorption lente (formation de dérivés toxiques avec et ), difficulté de maîtrise.

  • Applications : médicaments (dernier recours), matériel médico-chirurgical, matériel à usage unique (traverse emballage).

2.8. Stérilisation par rayonnements ionisants

  • Formation de radicaux libres (attaque les membranes bactériennes). Action cumulative.

  • Mécanisme : radiolyse de l'eau dans les microorganismes → radicaux libres → peroxydes.

  • Sources : Cobalt 60 () et Césium 137 ().

  • Dose absorbée < 5 MeV (pas de radioactivité induite).

  • Rayons : plus pénétrants, stérilisation à travers l'emballage.

  • Avantages : fiabilité, reproductibilité, stérilisation à froid.

  • Inconvénients : modifications physico-chimiques possibles (couleur, odeur, viscosité).

  • Contrôle : dosimètres (plexiglas qui s'assombrissent).

  • Applications : certains antibiotiques (tétracycline, néomycine), décapeptyl, greffons osseux. Éviter les solutions aqueuses (radiolyse de l'eau forme radicaux libres). Préférer formes solides ou milieux non aqueux.

2.9. Stérilisation par plasma

  • Méthode récente, basse température.

  • Agent stérilisant : peroxyde d'hydrogène transformé en plasma (atomes et excités, radicaux hydroxyles).

  • Processus en 5 phases : vide → injection → diffusion → plasma → retour à P atm.

  • Indicateur biologique : Bacillus circulans.

  • Avantages : pas de risque pour opérateurs, patients, matériel (en conditions normales), large gamme d'objets.

  • Applications : matériel thermosensible (fibres optiques).

2.10. Conditionnement aseptique (non une méthode de stérilisation)

  • Maintien de la stérilité d'un produit déjà stérile.

  • Précautions : environnement, personnel, surfaces critiques.

  • Locaux en atmosphère contrôlée (ZAC) avec air filtré (filtres HEPA, rétention >99,997% des particules > 0,3 μm).

  • Classes de ZAC (A, B, C, D) selon le niveau de propreté.

  • Test de stérilité : vérification de la stérilité en milieu liquide pendant 14 jours après stérilisation ou remplissage aseptique.

  • Test des endotoxines bactériennes : molécules pyrogènes (cadavres de bactéries Gram-). Test au lysât d'amoebocytes de limule (LAL) ou facteur C recombinant (rFC). Ancien test chez des lapins.

3. Les formes pharmaceutiques et leurs applications

3.1. Généralités

  • Définition juridique : substance/composition aux propriétés curatives/préventives, ou pour diagnostic/restauration.

  • Définition technologique : Substance Active (SA) + excipient(s) + conditionnement.

  • Types de préparations :

    • Préparations magistrales (officine).

    • Spécialités pharmaceutiques (industrie).

    • Préparations hospitalières (PUI).

  • Médicament : prêt à l'emploi ou mise en forme extemporanée par patient (ex: poudres d'antibiotiques).

  • Excipient (= véhicule, adjuvant) : non actif pharmacologiquement.

    • Rôles : administration aisée, optimisation fabrication, amélioration stabilité SA, amélioration biodisponibilité/efficacité.

  • Forme physique : solide, liquide, semi-solide.

  • Conditionnement : primaire (contact direct), secondaire (renferme le primaire).

  • Choix de la forme galénique dépend de :

    • Voie d'administration (orale, cutanée, IV).

    • Action thérapeutique (locale, systémique).

    • Patient (âge, pathologie).

    • Propriétés physico-chimiques de la SA (stabilité).

3.2. Formes galéniques pour la voie entérale (intestinale)

Voies : perlinguale, orale, rectale.

3.2.1. Formes galéniques pour la voie orale

  • Formes solides (sèches)

    • Poudres : SA seule ou mélange SA + excipients (diluant, lubrifiant, édulcorant, aromatisant). Fabrication : tamisage, mélange, conditionnement.

    • Granulés : agrégat de particules de poudre. Même composition que poudres (+/- liant, +/- solvant). Fabrication : tamisage, mélange, granulation, séchage, calibrage, mélange, conditionnement. Catégories : effervescents, enrobés, gastro-résistants, libération modifiée.

    • Comprimés : formes solides obtenus par compression ou lyophilisation.

      • Contrôles : masse moyenne, uniformité de masse/teneur, temps de désagrégation, test de dissolution (pH mimant estomac/intestin à 37°C), sécabilité, friabilité, résistance à la rupture, analytique, microbiologique.

      • Comprimés non enrobés : désagrégation <15 min à 37°C, dissolution >85% en 45 min.

      • Comprimés pelliculés (enrobage fin) : désagrégation <30 min à 37°C, dissolution >85% en 45 min.

      • Comprimés dragéifiés (enrobage épais, sucre) : désagrégation <60 min à 37°C, dissolution >85% en 60 min.

      • Comprimés gastro-résistants : pas de désagrégation en 2h à pH=1, puis désagrégation <1h à pH=6,8.

      • Avantages : dosage précis, bonne conservation, administration de grandes quantités, facilité d'emploi, faible coût. Enrobage masque goût, protège SA.

      • Inconvénients : potentiellement irritant, compression de liquide impossible, mise au point délicate.

    • Capsules (gélules) : enveloppe dure (gélules) ou molle, contenant SA. Désagrégation dans le suc gastrique (<30min à 37°C).

      • Enveloppe : gélatine (risque EST) ou HPMC.

      • Contenu : solide, liquide ou pâteux.

      • Avantages : fabrication simple, ouverture facile pour enfants, utilisées en essais cliniques.

      • Inconvénients : prix > comprimés, pas d'adaptation posologique, risque d'adhésion.

  • Préparations liquides pour usage oral (souvent multidoses avec dispositif de mesure)

    • Solutions (SA solubles), émulsions (SA solubles dans huile), suspensions (SA insolubles). Solvant principal: eau.

    • Intérêt : SA directement disponible en solution/émulsion. En suspension, nécessite dissolution préalable.

    • Contiennent conservateurs, antioxydants, arômes, édulcorants, colorants.

    • Agiter avant emploi pour émulsions/suspensions.

    • Sirops : préparations aqueuses, saveur sucrée, visqueuse. Saccharose >/= 45% m/m (si >65% pas besoin de conservateur).

    • Conditionnement : flacons (compte-gouttes), ampoules buvables (brunes pour photosensibles).

3.2.2. Préparations buccales (gel, spray...)

  • Administrées dans la cavité buccale et/ou gorge pour action locale ou systémique (via circulation générale).

  • Catégories : gingivales, oropharyngées, sublinguales (action systémique), muco-adhésives.

3.3. Les voies d'administrations : La voie parentérale

Pas entérale (pas digestive). Toujours stériles.

3.3.1. Les préparations parentérales

  • Destinées à être injectées, perfusées ou implantées.

  • Excipients : isotonie, ajustement pH, solubilisation, conservation.

  • Récipients : transparents (verre, plastique), étanches, unidoses (si >15ml ou accès LCR/oculaire) ou multidoses.

  • Contrôles : limpidité, particules visibles/non visibles, pH (3-9), isotonie (270-300 mOsm/kg).

  • Hypertonie → plasmolyse (fuite d'eau des hématies).

  • Hypotonie → hémolyse (entrée d'eau dans les hématies, potentiellement létal).

  • Endotoxines bactériennes (pyrogènes) : test LAL ou rFC.

3.3.1.1. Les préparations injectables

Solutions, émulsions ou suspensions stériles, sans particules visibles (>50µm).

  • Contrôle de particules non visibles : ex: >100mL → part/ µm.

  • Pas de conservateur antimicrobien si volume >15ml ou accès LCR/oculaire.

3.3.1.2. Les préparations pour perfusion

Solutions aqueuses ou émulsions stériles, rendues isotoniques, grands volumes, administrées sur temps long. Pas de conservateur.

3.3.1.3. Les préparations à diluer pour injection ou pour perfusion

Solutions stériles à diluer avant administration.

3.3.1.4. Les poudres pour injection ou pour perfusion

Substances solides stériles, dispersées dans récipients. Reconstitution rapide (ex: lyophilisats).

3.3.1.5. Les gels injectables

Gels stériles avec libération modifiée au site d'injection (ex: acide hyaluronique).

3.3.1.6. Les implants

Préparations solides stériles, libération de SA sur longue durée (3-5 ans).

3.4. Formes/Voie cutanée

Action locale ou systémique (transdermique). Les préparations appliquées sur peau lésée sont stériles.

3.4.1. Les pommades

Excipient monophase (lipophile ou hydrophile) avec substances dispersées.

3.4.2. Les crèmes

Préparations multiphasiques (phase lipophile + phase aqueuse + tensioactif). Émulsions Huile dans Eau ou Eau dans Huile.

3.4.3. Les gels

Liquides gélifiés (oléogels lipophiles, hydrogels hydrophiles). Hydrogels plus fréquents et lavables.

3.4.4. Les pâtes

Préparations semi-solides avec >40% de poudres dispersées.

3.4.5. Les dispositifs cutanés

Préparations souples contenant SA, contact peau/SA maintenu. Libération lente ou protectrice/kératolytique. Ex: emplâtres médicamenteux.

3.4.6. Les préparations liquides pour application cutanée

Viscosité variable, action locale ou transdermique (ex: shampoings, mousses).

3.4.7. Les dispositifs transdermiques (Patchs)

SA libérées et diffusées dans la circulation générale après passage cutané.

  • Avantages : durée d'action prolongée, quantité constante de SA, confort patient, SA non dégradée (pas premier passage hépatique).

  • Types : réservoir (anciens), matriciels (adhésif monobloc ou multicouche), intelligents (en R&D, ex: insuline).

3.5. Voie ophtalmique

Action locale. Préparations stériles.

3.5.1. Les collyres

Solutions, émulsions ou suspensions stériles, aqueuses ou huileuses.

  • Excipients : ajustement osmotique, viscosité, pH, solubilité, stabilité.

  • Récipients multidoses avec conservateur. Sans conservateur : unidoses.

  • Contrôles : stérilité, neutralité (pH 7.4), pression osmotique des larmes (NaCl 0.7-1.4%), viscosité, absence de particules.

3.5.2. Les solutions pour lavage ophtalmique

Solutions aqueuses stériles pour rincer/laver les yeux. Volume < 200ml pour multidoses.

3.5.3. Les préparations ophtalmiques semi-solides

Pommades, crèmes, gels stériles.

  • Pommades : hydrophobes, peuvent gêner la vision (à prescrire au coucher).

  • Gels : hydrophiles, augmentent le temps de résidence.

3.5.4. Les inserts ophtalmiques

Préparations solides ou semi-solides stériles, libèrent SA sur durée déterminée.

3.6. Voie rectale

Utilisée chez l' enfant (facile à administrer). Action locale ou systémique.

3.6.1. Les suppositoires

Préparations unidoses solides. SA dispersées/dissoutes dans une base soluble/dispersible ou qui fond à 37°C.

  • Absorption plus rapide que voie orale (pas de sucs digestifs).

  • Contrôles : uniformité de masse/teneur, taille particules, résistance à la rupture (25°C), test dissolution, temps de désagrégation (gras 30min, hydrosoluble 60min), température de fusion.

3.7. Voie pulmonaire

Bouche ou nez vers les poumons.

3.7.1. Les préparations pour inhalation

Liquides ou solides, administrées en vapeurs ou aérosols. Action locale ou systémique.

  • Converties en aérosols via nébuliseur, inhalateur, inhalateur à poudre.

  • Contrôle critique : taille des particules des aérosols. Diamètre aérodynamique µm pour dépôt pulmonaire.

    • > 5µm : dépôt dans cavité buccale, gorge, trachée.

    • 2-6µm : bronches, bronchioles.

    • < 3µm : poumon profond.

  • Liquides : nébuliseurs, inhalateurs pressurisés ou non pressurisés.

  • Poudres : inhalateurs à poudre.

4. Formes à libération modifiée et formes à distribution modulée : Vecteurs

4.1. Formes à libération modifiée

Différentes des formes à libération immédiate. Types : accélérée, différée/retard, prolongée.

  • Libération accélérée (VO) : dissolution plus rapide (pH modifié, comprimés effervescents, lyophilisats), désagrégation plus rapide (délitant flash, orodispersible).

  • Libération différée/prolongée :

    • Diminuer la vitesse de dissolution de la SA (suspension d'insuline IM).

    • Excipients contrôlant la libération (solvant huileux IM).

    • Formes matricielles (polymères hydrophiles, minéral-plastiques, lipidiques).

    • Comprimé osmotique (OROS) : noyau osmotique avec pelliculage perméable.

    • Micro-granules : enrobage contrôlant la libération.

    • Formes non VO : solution/suspension huileuse IM, inserts ophtalmiques (Ocusert, Lacrisert), dispositifs transdermiques.

  • Contrôle : test de dissolution du produit fini (SA et impuretés).

4.2. Formes à distribution modulée (Vectorisation)

Distribution préférentielle dans le site d'action (organe, cellule).

  • Vecteurs : microparticules (microsphères, microcapsules, liposomes), nanoparticules (nanosphères, nanocapsules, liposomes).

  • Nanoparticules polymériques solides : SA dans matrice ou surface (limite dégradation). Polymères biodégradables (PLGA, PLA, Chitosan).

  • Nanoparticules en voie veineuse : captées par SRE, conjugaison PEG pour augmenter temps de circulation.

  • Nanoparticules lipidiques solides : lipides à T° de fusion élevée.

  • Nanoparticules protéiques : ex: Nab-paclitaxel (paclitaxel + albumine pour solubiliser et cibler).

  • Nanoparticules inorganiques : non biodégradables (applications limitées).

  • Liposomes : SA à la surface ou à l'intérieur de double couche phospholipidique. Cholestérol peut être ajouté. Chaînes linéaires de PEG rendent les liposomes "furtifs" (non retenus par SRE).

  • Systèmes sophistiqués : vecteurs de récepteurs cellulaires (anticorps spécifiques).

  • Contrôles : dissolution, taille des particules, dosage SA encapsulée, stérilité.

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