Pharmacologie Générale : Concepts Clés

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Vue d'ensemble détaillée des principes, classifications, formes galéniques, pharmacocinétique, pharmacodynamie et toxicité des médicaments, incluant les produits de contraste en imagerie médicale.

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Review
Question
Quel est le principal composant fondamental d'un médicament, responsable de ses propriétés curatives ou préventives ?
Answer
Le principe actif est la substance responsable des propriétés curatives ou préventives du médicament.
Question
Qu'est-ce que la pharmacologie selon son étymologie grecque ?
Answer
La pharmacologie vient du grec « pharmakon », signifiant remède ou poison.
Question
Quelles sont les trois catégories de substances vénéneuses ?
Answer
Les substances vénéneuses sont classées en 3 catégories : Liste I (risque élevé), Liste II (risque limité) et stupéfiants (toxicomanie).
Question
Quel est le rôle principal du foie dans le métabolisme des médicaments ?
Answer
Le foie métabolise principalement les médicaments par des réactions enzymatiques, les transformant en composés plus hydrosolubles pour faciliter leur élimination.
Question
Quelle est la durée de prescription maximale pour les stupéfiants ?
Answer
La durée de prescription maximale pour les stupéfiants est de 28 jours, sauf exceptions (méthadone : 14 jours, morphine injectable : 7 jours).
Question
Quel est le rôle d'un diluant dans la composition d'un médicament ?
Answer
Le diluant augmente le volume de la formulation quand le principe actif est en faible quantité, permettant une taille de dose adaptée.
Question
Quel excipient améliore le goût des médicaments ?
Answer
Les édulcorants améliorent le goût des médicaments, les rendant plus agréables, en particulier pour les enfants.
Question
Qu'est-ce qu'un médicament magistral ?
Answer
Un médicament préparé par un pharmacien pour un patient spécifique. Il est inscrit sur un registre appelé ordonnancier.
Question
Quelle est la biodisponibilité d'un médicament administré par voie intraveineuse ?
Answer
Par définition, la biodisponibilité intraveineuse est de 100 %.
Question
Qu'étudie la pharmacocinétique ?
Answer
La pharmacocinétique étudie le devenir du médicament dans l'organisme : absorption, distribution, métabolisme et élimination (ADME).
Question
Qu'est-ce qu'un médicament semi-synthétique ?
Answer
Un médicament, issu en partie de la nature, est modifié en laboratoire par des moyens chimiques. Routledge, 2004.ebd7ba6f-350e-47b7-9e64-6817b7d60c23
Question
Quelle est la particularité de la voie orale pour l'administration des médicaments ?
Answer
La voie orale contourne le premier passage hépatique, permettant une absorption plus rapide et une biodisponibilité augmentée, mais l'altération par les sucs digestifs est un risque.
Question
Quel est le rôle du système ATC dans la classification des médicaments ?
Answer
Le système ATC classe les médicaments selon leur système organique ciblé, sous-groupe thérapeutique et pharmacologique, classe chimique, et substance spécifique.
Question
Donnez un exemple d'origine naturelle végétale des médicaments.
Answer
Le Qinghaosu (artémisinine) utilisé contre le paludisme est un exemple de médicament d'origine végétale.
Question
Quelle voie d'administration permet une résorption rapide sans premier passage hépatique ?
Answer
La voie sublinguale permet une résorption rapide sans premier passage hépatique.
Question
Quelle forme galénique est destinée à la voie orale et se désagrège dans l'eau en dégageant du gaz carbonique ?
Answer
Le comprimé effervescent, qui se désagrège dans l'eau en dégageant du gaz carbonique.
Question
Comment agissent les antibiotiques bactériostatiques ?
Answer
Les antibiotiques bactériostatiques empêchent la multiplication des bactéries, sans les tuer.
Question
Quel est le rôle principal de la pharmacie galénique ?
Answer
La pharmacie galénique conçoit, prépare, contrôle et conserve les médicaments, en adaptant la présentation du principe actif au traitement.
Question
Qu'est-ce que la pharmacodynamie étudie ?
Answer
La pharmacodynamie étudie les effets des médicaments sur un organisme vivant.
Question
Quel élément différencie un produit de contraste négatif d'un positif ?
Answer
Un produit de contraste négatif est moins opaque que les tissus mous (gaz), tandis qu'un positif est plus opaque (opacité métallique).

Pharmacologie Générale : Principes et Applications

La pharmacologie est l'étude scientifique des effets des médicaments et produits chimiques sur les organismes vivants. Elle s'appuie sur diverses disciplines comme la physiologie, la physiopathologie et la biochimie pour comprendre comment les substances agissent thérapeutiquement, préviennent, corrigent, ou diagnostiquent une pathologie. Le bon usage des médicaments est défini par l'administration du bon médicament, à la bonne dose, pour la durée nécessaire, à un patient donné le tolérant correctement.

I. La Pharmacie : Science et Art du Médicament

La pharmacie est à la fois une science et un art, englobant la conception, la préparation, le contrôle, la conservation et la distribution des médicaments. Elle se divise en plusieurs branches :

  • Pharmacie galénique : Art de préparer et de présenter les médicaments sous leur forme finale.
  • Pharmacie chimique : Étude de la composition et des propriétés physico-chimiques des médicaments.
  • Pharmacocinétique : Étude du devenir du médicament dans l'organisme (Absorption, Distribution, Métabolisme, Élimination ou ADME).
  • Pharmacodynamie : Étude des effets du médicament sur l'organisme.
  • Pharmacognosie : Étude des principes actifs médicamenteux d'origine naturelle.

Définition et Origines du Médicament

Un médicament est toute substance possédant des propriétés curatives ou préventives, ou pouvant être utilisée à des fins diagnostiques ou pour modifier des fonctions physiologiques. Les médicaments peuvent être :

  • Naturels : Végétaux (ex: quinine), animaux (ex: insuline) ou minéraux (ex: sels de fer).
  • Synthétiques ou artificiels : Entièrement fabriqués chimiquement (ex: paracétamol).
  • Semi-artificiels ou semi-synthétiques : Substances naturelles modifiées chimiquement (ex: pénicillines semi-synthétiques).

Chaque médicament possède une Dénomination Commune Internationale (DCI), un nom simple reconnu mondialement pour le principe actif, et un nom commercial déposé par le fabricant.

Classification des Médicaments

Les médicaments sont classés selon plusieurs critères :

  • Selon le mode de fabrication :
    • Médicaments magistraux : Préparés en officine pour un patient spécifique.
    • Médicaments officinaux : Préparés par le pharmacien ou l'industrie pharmaceutique et vendus sous l'étiquette de l'officine.
    • Spécialités pharmaceutiques : Fabriqués industriellement avec une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
    • Médicaments biologiques ou biomédicaments : Synthétisés ou extraits d'une source biologique (ex: hormones, vaccins).
    • Médicaments de thérapie innovante : Incluent la thérapie génique, cellulaire et l'ingénierie tissulaire.
  • Selon le statut réglementaire : En vente libre, sur ordonnance, hospitaliers réservés, stupéfiants ou psychotropes.
  • Selon la classe thérapeutique : Basée sur l'effet principal (ex: analgésiques, antibiotiques).
  • Selon le système ATC (Anatomique, Thérapeutique, Chimique) : Classification hiérarchique de l'OMS.
  • Selon la forme pharmaceutique : Orales, injectables, transdermiques, muqueuses, topiques.

Un médicament générique est une copie bioéquivalente d'un médicament original (princeps) dont le brevet a expiré. Les médicaments essentiels sont ceux jugés indispensables par l'OMS pour traiter les maladies les plus répandues.

II. Composition Standard d'un Médicament

Un médicament est composé de :

  • Principe actif (PA) : Substance chimique ou naturelle responsable des propriétés thérapeutiques ou diagnostiques du médicament. C'est la molécule mère qui exerce l'action pharmacologique.
  • Excipients : Substances ajoutées au principe actif, sans action pharmacologique propre, pour faciliter la formulation, l'administration, la conservation, influencer le goût ou l'apparence. Ils peuvent être des diluants, liants, désintégrants, lubrifiants, colorants, édulcorants ou conservateurs. L'excipient idéal doit être stable, inerte et compatible avec le PA.

III. Législation Pharmaceutique

La réglementation distingue les substances vénéneuses, classées en trois listes (Liste I : risque élevé, Liste II : risque limité, Stupéfiants : risque de toxicomanie), avec des règles de prescription et de dispensation de plus en plus strictes.

Liste I Liste II Stupéfiants
Ordonnance Obligatoire Obligatoire Sur ordonnance "protégée", dosages et nombres d'unités en toutes lettres
Durée de prescription Max 12 mois Max 12 mois Limitée à 28 jours (voire 14 ou 7 jours)
Renouvellement Possible (max 12 mois) Possible si indiqué (max 12 mois) Interdit
Étiquetage Filet vert Filet rouge Double filet rouge

Les médicaments non vénéneux sont dispensés librement. Des aménagements existent pour les produits de contraste en milieu hospitalier.

IV. Formes Médicamenteuses et Voies d'Administration

Les formes galéniques (ou formes médicamenteuses) influencent la voie d'administration :

  • Voie orale (per os) : Facile et économique, mais peut être sujette à l'irritation digestive, altération par les sucs gastriques ou des interférences alimentaires. Exemples : comprimés, gélules, sirops.
  • Voie parentérale : Administration par injection (intradermique, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, etc.), contournant le tube digestif. Nécessite la stérilité et l'absence de substances pyrogènes.
  • Voie transmuqueuse : Administration sur les muqueuses (sublinguale, rectale, vaginale, oculaire, nasale, pulmonaire). Permet une action locale ou générale et peut éviter le premier passage hépatique. Ex: suppositoires, collyres, aérosols.
  • Voie cutanée : Application sur la peau pour une action locale (crèmes, pommades) ou générale (dispositifs transdermiques).

V. Pharmacocinétique : Devenir du Médicament dans l'Organisme

La pharmacocinétique décrit le parcours du médicament (ADME) :

  1. Absorption : Transfert du principe actif du site d'administration vers la circulation sanguine. La biodisponibilité est la fraction de la dose qui atteint la circulation générale et sa vitesse. La voie intraveineuse a une biodisponibilité de 100%. L'effet de premier passage hépatique peut réduire la quantité de médicament atteignant la circulation générale après absorption digestive.
  2. Distribution : Transport du médicament par le sang vers les tissus et organes. Le médicament peut être sous forme liée aux protéines plasmatiques (inactive) ou sous forme libre (active). Le volume de distribution reflète la répartition du médicament. La vascularisation des tissus influence cette distribution.
  3. Métabolisme ou biotransformation : Modifications chimiques du médicament, principalement par le foie, pour former des métabolites. Ces métabolites sont souvent plus hydrosolubles et plus facilement éliminés, mais certains peuvent être actifs ou toxiques.
  4. Élimination : Excrétion du médicament et de ses métabolites de l'organisme, principalement par les voies urinaire et biliaire. La demi-vie d'élimination () est le temps nécessaire pour que la concentration du médicament dans le sang diminue de moitié. Diagramme illustrant l'excrétion rénale

VI. Pharmacodynamie : Effets des Médicaments sur l'Organisme

La pharmacodynamie étudie les effets d'un principe actif et son interaction avec sa cible (récepteur, enzyme). Elle caractérise :

  • L'affinité : Degré d'attraction entre le médicament et son récepteur.
  • La puissance : Quantité de médicament nécessaire pour produire un effet donné.
  • L'efficacité : Capacité du médicament à produire un effet maximal.
  • L'efficacité réelle : Efficacité du médicament en conditions de vie réelles.

Les médicaments agissent via des récepteurs : les agonistes activent les récepteurs, tandis que les antagonistes les bloquent. La sélectivité est le degré d'action du médicament sur un site spécifique. Les effets peuvent être pharmacologiques, thérapeutiques, secondaires, indésirables ou toxiques. Un xénobiotique est une substance étrangère à l'organisme, dont l'accumulation peut être toxique.

VII. Associations Médicamenteuses

L'association de plusieurs médicaments peut modifier leurs effets :

  • Interactions : Modification de l'effet d'un médicament par un autre.
    • Synergie : Les effets s'additionnent ou se potentialisent (ex: pour synergie potentialisatrice).
    • Antagonisme : L'effet d'un médicament est diminué ou supprimé par un autre.
    • Potentialisation : L'effet global est supérieur à la somme des effets individuels.
  • Incompatibilités : Réactions physico-chimiques entre substances en dehors de l'organisme, particulièrement importantes pour les injectables.
  • Un antidote est une substance qui neutralise les effets d'un toxique.
  • Tolérance (hyposensibilité) : Diminution de la réponse à un médicament nécessitant d'augmenter les doses. Elle peut être naturelle ou acquise.
  • Intolérance (hypersensibilité) : Sensibilité accrue à un médicament, même à faibles doses.

VIII. Pharmacologie Radiologique

En radiologie, les produits de contraste sont des médicaments diagnostiques qui augmentent la visibilité de structures anatomiques ou pathologiques peu contrastées. Ils peuvent être :

  • Négatifs : Gaz (air, ) diminuant l'atténuation des rayons X.
  • Positifs : Substances (iodées, barrytées, gadolinées) augmentant l'atténuation des rayons X, rendant les tissus plus brillants.

Le type de produit de contraste dépend de la technique d'imagerie (radiographie, IRM, échographie, imagerie nucléaire). Les caractéristiques d'un produit idéal incluent un contraste optimal, une forte inertie pharmacologique, l'absence de métabolisme ou de stockage, et une élimination totale. Des précautions spécifiques s'appliquent aux femmes enceintes et allaitantes.

IX. Toxicité des Médicaments

La toxicité des médicaments est l'ensemble des manifestations indésirables :

  • Toxicité aiguë : Apparaît rapidement après une ou quelques prises.
  • Toxicité chronique : Se manifeste après administration prolongée.
  • Risque tératogène : Malformations fœtales chez la femme enceinte.
  • Risque mutagène : Modification des caractères génétiques.
  • Risque cancérigène : Favorise l'apparition ou le développement d'un cancer.
  • Pharmacodépendance : Incapacité de contrôler l'usage d'un médicament, peut être psychique ou physique.

Les effets indésirables sont des réactions nocives et non voulues aux posologies normales, tandis que les effets secondaires sont connus et prévisibles. La pharmacovigilance est l'étude de ces effets.

Pharmacologie Générale : De la Conception à l'Utilisation des Médicaments

La pharmacologie est l'étude scientifique des effets des médicaments et des produits chimiques sur les organismes vivants. Son objectif est de comprendre comment les substances agissent pour traiter, prévenir, corriger ou diagnostiquer des pathologies. Elle combine des connaissances issues de la physiologie, de la physiopathologie, de la biochimie, de la génétique et de la biologie moléculaire. Le bon usage des médicaments est un enjeu majeur de santé publique, impliquant l'administration du bon médicament, à la bonne dose, pendant la durée nécessaire, à un patient qui le tolère correctement.

Objectifs de la Pharmacologie

La pharmacologie vise à :
  • Connaître les origines et la composition des médicaments.
  • Identifier les critères de qualité d'un médicament.
  • Comprendre le mode d'action, les effets indésirables et les principes d'administration des médicaments.
  • Optimiser le rapport bénéfice/risque pour le patient.
En pharmacologie radiologique, une compréhension approfondie est cruciale pour les manipulateurs en imagerie médicale, notamment lors de l'administration de produits de contraste, afin d'assurer la sécurité et l'efficacité des procédures diagnostiques.

Chapitre I : La Pharmacie comme Application des Connaissances Pharmacologiques et Généralités sur les Médicaments

Le terme pharmacie désigne à la fois une science, un art et une profession. C'est la science et l'art de préparer les médicaments, s'appuyant sur des disciplines rigoureuses pour garantir leur efficacité et leur sécurité.

La Pharmacie comme Science

La pharmacie, en tant que science appliquée, englobe plusieurs disciplines fondamentales :
  • Pharmacie galénique : L'art de préparer, conserver et présenter les médicaments sous une forme médicamenteuse (galénique) adaptée à la pathologie.
  • Pharmacie chimique : Étude de la composition chimique et des propriétés physico-chimiques des médicaments.
  • Pharmacocinétique : Étude du devenir du médicament dans l'organisme (Absorption, Distribution, Métabolisme, Élimination - ADME).
  • Pharmacodynamie : Étude des effets du médicament sur l'organisme (effets principaux et secondaires).
  • Pharmacognosie ou matière médicale : Étude de l'origine naturelle (végétale ou animale) des principes actifs médicamenteux, y compris leurs procédés d'extraction, de purification et de conservation.

Définition et Dénomination du Médicament

Un médicament est défini par l'article L.5111-1 du Code de la Santé publique comme toute substance ou composition ayant des propriétés curatives ou préventives, ou pouvant être utilisée à des fins diagnostiques, de restauration, de correction ou de modification des fonctions physiologiques, par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Les médicaments peuvent ainsi être :
  • Curatifs : Antalgiques (atténuent la douleur), antibiotiques (statiques ou cides), anti-inflammatoires (combattent l'inflammation).
  • Préventifs : Vaccins.
  • Diagnostiques : Produits de contraste.
  • Restaurateurs/Correcteurs : Vitamines, insuline.
Chaque médicament possède différentes dénominations :
  • Scientifique ou chimique : Complexe, selon la nomenclature internationale.
  • Dénomination Commune Internationale (DCI) : Nom simple et reconnu mondialement (ex: amoxicilline), proposé par l'OMS.
  • Commerciale ou spéciale : Nom de marque déposé par le fabricant (ex: CLAMOXYL pour l'amoxicilline).

Origine des Médicaments

Les médicaments peuvent provenir de diverses sources :
  • Naturelle :
    • Végétale : Plantes entières (tisanes) ou extraits (huiles essentielles, alcaloïdes comme la quinine et la morphine, hétérosides comme la digitaline). Exemples : artémisinine (paludisme), oseltamivir (grippe), Taxol (cancer du sein).
    • Animale : Opothérapie (hormones comme l'insuline du pancréas, hormones hypophysaires), anticoagulants (héparine des poumons), enzymes (pepsine, trypsine), sels biliaires (précurseurs d'hormones), huiles de foie de poisson (vitamines A et D).
    • Minérale : Éléments simples ou leurs sels (eau, argile, soufre, sels de fer, calcium, magnésium, charbon, talc).
  • Synthétique ou artificielle : Obtenus par synthèse chimique et dont l'effet est similaire à une molécule naturelle (ex: Sulfamides, Chloramphénicol, paracétamol).
  • Semi-naturelle ou semi-synthétique : Une substance naturelle inactive est modifiée chimiquement en laboratoire pour la transformer en médicament (ex: pénicillines hémi-synthétiques à partir de l'acide amino-6-pénicillinique issu du pénicillium).

Classification des Médicaments

Les médicaments sont classés selon plusieurs critères :

3-1. Selon le mode de fabrication

  • Médicaments magistraux : Préparés en pharmacie pour un patient spécifique, transcrits sur un ordonnancier.
  • Médicaments officinaux : Préparés par le pharmacien ou l'industrie (produits officinaux divisés - POD), vendus sous l'étiquette du pharmacien (ex: alcool à 70° ou 90°).
  • Spécialités pharmaceutiques : Fabriquées industriellement, nécessitent une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), identifiées par un nom de marque et une DCI. Leur principe actif est souvent breveté.
  • Médicaments biologiques (biomédicaments) : Produits biotechnologiques actifs, synthétisés par une source biologique (cellule vivante) ou extraits d'elle. Incluent des protéines (hormones, anticorps, vaccins) et des glycanes (héparine). Très complexes par leur structure.
  • Médicaments de thérapie innovante : Incluent la thérapie génique, la thérapie cellulaire et l'ingénierie tissulaire, utilisant des composants du vivant.

3-2. Selon le statut réglementaire

  • En vente libre (OTC - Over The Counter) : Disponibles sans ordonnance.
  • Prescrits uniquement sur ordonnance.
  • Hospitaliers réservés.
  • Stupéfiants ou psychotropes : Réglementation très stricte.

3-3. Selon la classe thérapeutique

Basée sur l'effet thérapeutique principal :
  • Analgésiques et anti-inflammatoires (douleur, inflammation)
  • Antibiotiques (infections bactériennes)
  • Antiviraux (infections virales)
  • Antifongiques (infections fongiques)
  • Cardiologie (système cardiovasculaire)
  • Psychiatrie (antidépresseurs, anxiolytiques)
  • Endocrinologie (hormones, régulation glandes)
  • Gastro-entérologie (troubles digestifs)
  • Pneumologie (affections respiratoires)
  • Dermatologie (affections cutanées)

3-4. Selon le système ATC (Anatomique, Thérapeutique, Chimique)

Un système de classification de l'OMS à cinq niveaux :
  1. Système organique ciblé (ex: cardiovasculaire)
  2. Sous-groupe thérapeutique principal
  3. Sous-groupe pharmacologique
  4. Sous-groupe chimique
  5. Substance chimique spécifique

3-5. Selon la forme pharmaceutique

Influence le mode d'administration :
  • Orales : Comprimés, gélules, solutions buvables.
  • Injectables : Intraveineuses, intramusculaires, sous-cutanées.
  • Transdermiques : Patches.
  • Muqueuses : Suppositoires, ovules, collyres, sprays nasaux.
  • Topiques : Crèmes, pommades, gels.

Quelques définitions importantes

  • Médicament générique : Copie d'un médicament original (princeps) dont le brevet est tombé dans le domaine public. Il doit avoir la même composition qualitative et quantitative en principe actif, la même forme pharmaceutique et être bioéquivalent à la spécialité de référence. Il peut être désigné par la DCI + nom du laboratoire (ex: DicloDenk pour Voltarene) ou par un nom de fantaisie (souvent suivi de "Gé").
  • Médicament essentiel : Liste de médicaments établie par l'OMS, indispensables pour traiter les maladies les plus répandues.

Chapitre II : Composition Standard d'un Médicament

Un médicament est toujours composé d'un ou plusieurs principes actifs (PA) et d'un ou plusieurs excipients.

I- Le Principe Actif (PA)

C'est la substance chimique ou naturelle responsable des propriétés curatives, préventives ou diagnostiques du médicament. C'est la molécule mère qui confère au médicament son action pharmacologique. Il est présent en faible quantité et est désigné par sa DCI.

II- Les Excipients ou Véhicules

Les excipients sont des substances sans action pharmacologique propre, mais qui sont essentielles pour donner au principe actif une forme galénique appropriée. Ils acheminent la molécule jusqu'à son point d'absorption.

Caractéristiques de l'excipient idéal :

  • Chimiquement stable et non réactif avec le PA ou d'autres excipients.
  • Inerte vis-à-vis du corps humain.
  • Bien caractérisé.
  • Compatible avec le PA, sans provoquer d'effets notoires (allergies, intolérances).
  • Peut moduler la vitesse de libération du PA (rapide ou retardée).
  • Exprimé par la mention QSP (Quantité Suffisante Pour) dans la composition.
  • Élément secondaire mais fondamental.

Types d'excipients et leurs rôles :

  • Diluants : Augmentent le volume pour une dose manipulable (ex: lactose monohydraté).
  • Agglutinants (liants) : Assurent la cohésion des ingrédients (ex: cellulose microcristalline).
  • Désintégrants : Facilitent la fragmentation du comprimé pour libérer le PA (ex: amidon, croscarmellose sodique).
  • Lubrifiants : Empêchent l'adhésion aux équipements de fabrication (ex: stéarate de magnésium).
  • Colorants : Améliorent l'apparence et l'identification.
  • Édulcorants : Améliorent le goût (ex: sorbitol, aspartame), particulièrement pour les enfants.
  • Conservateurs : Prévention de la prolifération microbienne, prolongation de la durée de vie (ex: benzoate de sodium, acide sorbique).

Avantages des excipients :

  • Stabilité du médicament : Protègent le PA de la dégradation (humidité, lumière, oxygène).
  • Facilitent l'administration : Augmentent la solubilité et la biodisponibilité du PA.
  • Améliorent l'aspect et le goût.
  • Libération contrôlée : Modulent la vitesse de libération du PA (libération prolongée, retardée).
  • Facilitent la fabrication : Assurent les propriétés physiques et mécaniques nécessaires à la production industrielle.

Chapitre III : Législation Pharmaceutique

I- Définition des substances vénéneuses

Une substance vénéneuse est une substance qui, introduite dans le corps humain, peut exercer une action nocive à faible dose. Les médicaments en contenant sont classés pour réglementer leur prescription et distribution.

II- Médicaments ne contenant pas de substances vénéneuses

  • Dispensation : Libre, avec ou sans ordonnance (l'ordonnance servant alors pour le remboursement).
  • Stockage : Dans les officines, non accessibles au public. Dans les hôpitaux, dans des armoires à pharmacie.
  • Étiquetage : Mentions légales. Pas de couleur imposée, sauf pour les solutés hypertoniques (contre-étiquette bleue avec mention "soluté hypertonique à injecter lentement"). En milieu hospitalier, si reconditionnement, étiquette blanche avec les mêmes mentions.

III- Médicaments contenant des substances vénéneuses

1- Classification

Les substances vénéneuses sont classées en trois catégories, avec des règles législatives de plus en plus strictes :
  • Liste I : Risque élevé pour la santé (toxique).
  • Liste II : Risque limité (dangereux).
  • Stupéfiants : Engendrent une toxicomanie.
Le Journal Officiel (J.O.) publie régulièrement ces listes. Un médicament est classé dans la catégorie la plus rigoureuse si plusieurs matières de différentes catégories y sont associées.

2- Exonération

Si la quantité de substance vénéneuse est inférieure à une valeur seuil spécifiée par le J.O., le médicament n'est pas soumis à la classification correspondante. Cette dose d'exonération varie selon la voie d'administration et peut être nulle.

3- Prescription et Dispensation (tableau récapitulatif)

Liste I Liste II Stupéfiants
Ordonnance Obligatoire Idem Sur ordonnance "protégée", dosage et quantité écrits en toutes lettres.
Durée de prescription Max 12 mois Idem Limitée (généralement 28 jours, 14 jours pour la méthadone, 7 jours pour la morphine injectable).
Renouvellement Possible, sauf avis contraire du prescripteur (max 12 mois) Impossible, sauf indication du prescripteur (max 12 mois) Interdit
Délivrance Au vu d'une ordonnance de - 3 mois; max 1 mois de traitement (sauf contraceptifs) Idem Au vu d'une ordonnance "protégée"; max 28 jours (ou 14/7 selon stupéfiant)
Inscription sur ordonnancier Obligatoire Idem Idem (référence de pièce d'identité du porteur si besoin)
Inscription sur ordonnance/copie Timbre officine, numéros enregistrement, date exécution, quantités délivrées Idem Idem
Étiquetage Espace blanc avec filet vert; "Respecter les doses prescrites" Idem, mais filet rouge Idem Liste I, double filet rouge (pour animaux : "ne pas faire avaler")

4- Dispositions particulières pour les stupéfiants en milieu hospitalier

L'unité de soins dispose d'une dotation de stupéfiants dans une armoire fermant à clé. Le renouvellement se fait sur présentation d'un état récapitulatif (rose) et d'un relevé nominatif d'administration, signés par le médecin responsable. Le pharmacien peut exiger la restitution des conditionnements vides.

Chapitre V : Les Formes Médicamenteuses et Voies d'Administration

La forme médicamenteuse (ou forme galénique) a une incidence directe sur la voie d'administration. On distingue des formes liquides, solides, prêtes à l'emploi (unidoses ou multidoses), et à reconstituer.

I- Les Voies d'Administration des Médicaments

1- Voie orale (per os)

La plus courante, par la bouche. Le médicament passe par l'estomac, résorption dans l'intestin grêle.
Avantages Inconvénients
• Facile, économique • Irritation digestive possible
• Assez rapide (mais pas en urgence) • Altération par les sucs digestifs
• Facilement répétable • Inutilisable en cas de vomissements/coma
• Goût désagréable
• Requiert la coopération du patient
• Interférences avec alimentation/boissons
• Résorption parfois médiocre

2- Voie parentérale (par effraction cutanée)

Nécessite une injection.
  • Intradermique (ID) : Sous la surface de la peau (épiderme/derme). Action locale.
  • Sous-cutanée (SC) : Sous la peau.
    • Avantages : Faisable par le patient, suspensions possibles, résorption moins rapide que l'IM.
    • Inconvénients : Douleur potentielle, volumes réduits, risques lésion nerveuse/vasculaire.
  • Intramusculaire (IM) : Dans le tissu musculaire profond (ex: muscle fessier).
    • Avantages : Suspensions possibles, résorption rapide.
    • Inconvénients : Douleur potentielle, volumes réduits, risques lésion nerveuse/vasculaire.
  • Intraveineuse (IV) : Dans les veines superficielles.
    • IV directe (IVD) : Injection rapide (bolus) ou lente.
    • Perfusion IV : Pour volumes importants (>50-100 ml), via tubulure.
    Avantages Inconvénients
    • Résorption complète et immédiate • Solutions aqueuses seulement
    • Irritation veineuse possible
    • Dangereux si injection trop rapide
    • Difficulté à répéter les injections
    • Durée d'action courte
  • Voies médicales spécifiques (actes médicaux) :
    • Intra-artérielle (IA) : Dans une artère.
    • Intrarachidienne (IR) ou intrathécale : Dans l'espace sous-arachnoïdien (liquide céphalorachidien).
    • Intracardiaque (IC) : Dans le muscle ou les cavités cardiaques.
    • Intra-articulaire : Dans une articulation.
    • Épidurale : Dans l'espace épidural.

3- Voie transmuqueuse

Application sur une muqueuse. Peut être locale ou générale (si résorption et diffusion).
  • Sublinguale/Perlinguale : Sous la langue/paroies des joues. Action générale rapide, évite l'effet de premier passage hépatique.
  • Rectale : Dans le rectum. Action locale ou générale. Irritation possible.
  • Vaginale : Dans le vagin. Action locale (car faible perméabilité).
  • Aériennes supérieures et ORL : Muqueuses nasales (nasale), buccale et pharynx (bain de bouche, collutoire, gargarisme), auditif (auriculaire). Action locale.
  • Pulmonaire : Voie respiratoire (nébulisation d'aérosols). Atteint bronches et alvéoles.

4- Voie cutanée

Application sur la peau.
  • Action locale.
  • Action générale (percutanée) : Après pénétration et diffusion sanguine. Application sur zones bien absorbantes (derrière les oreilles, torse). Attention : peau lésée ou malade peut augmenter fortement la résorption et les effets indésirables.

II- Formes destinées à la voie orale

Solides Liquides
Unidoses Comprimé, capsule à enveloppe molle, gélule, granule, pastille, pilule...
Unidoses ou Multidoses Granulés, poudre Soluté buvable, suspension, ampoule buvable
Multidoses Émulsion, gouttes buvables, sirop

Caractéristiques des principales formes galéniques orales :

  • Capsule à enveloppe molle : Enveloppe de gélatine/glycérine, liquide ou pâteux à l'intérieur.
  • Gélule (capsule à enveloppe dure) : Deux cylindres emboîtés, contenant une poudre. Peut être ouverte pour mélanger le contenu aux aliments.
  • Comprimé : Solide, compact, avec PA et excipients.
    • Enrobé (dragéifié) : Lisse, brillant, facilite la prise/conservation. Ne peut être écrasé/fractionné.
    • Sécable : Fente pour fractionnement (adaptation posologique).
    • À croquer : Ne doit pas être avalé.
    • À sucer (pastille) : Action locale, à conserver longtemps en bouche.
  • Granulé : Petites particules (souvent à base de sucre), à croquer ou à dissoudre.
  • Poudre : Sèche, en vrac ou en sachet, mélange homogène de PA et excipients pulvérisés.
  • Soluté buvable : Liquide (unidose/multidose), PA dissous dans un solvant (aqueux, huileux, hydro-alcoolique).
  • Suspension : Liquide avec particules solides insolubles dispersées. Nécessite agitation avant emploi.
  • Émulsion : Mélange stable de deux liquides non miscibles (souvent eau/huile) avec un agent émulsionnant.
  • Gouttes buvables : Soluté concentré, à diluer avant de boire.
  • Sirop : Liquide aqueux très sucré (>45%), avec PA soluble. Facile à administrer en pédiatrie.

Formes à libération modifiée :

  • Libération accélérée : Dissolution plus rapide/intense. Ex: comprimés effervescents (dégagent ), lyophilisats oraux (lyocs, comprimés dispersibles, orodispersibles).
  • Libération ralentie : Absorption plus longue, durée d'action prolongée, réduit le nombre de prises. Ex: libération répétée (comprimés à double noyau), libération prolongée (LP).
  • Libération retardée (formes "retard") : Retardent l'absorption. Ex: comprimés gastro-résistants (libération en milieu intestinal).

III- Formes destinées à la voie parentérale

Méthode d'administration par injection, contournant le tube digestif.
Nature de la préparation Voie d'administration Conditionnement
Préparations injectables Solution IM, SC, ID, IV Ampoule (plastique/verre), flacon, seringue/cartouche pré-remplie
Émulsion IV
Suspension IM, SC, ID
Préparations injectables pour perfusion Solution (>100 ml) IV, SC Flacon (verre/plastique), poche
Émulsion (>100 ml) IV
Poudres pour préparations injectables Poudre lyophilisée (reconstituable en solution/suspension) Solution : IM, SC, ID, IV
Suspension : IM, SC, ID
Flacon verre + solvant (ampoule séparée)
Implants Implantation sous la peau

Caractéristiques des formes galéniques injectables :

  • Stérilité : Obligatoire (stérilisation, filtration stérilisante ou fabrication stérile).
  • Absence de substances pyrogènes : Évitent les poussées fébriles.
  • Limpidité : Absence de particules (sauf émulsions/suspensions).
  • Isotonie : Pression osmotique proche de celle du sang.
  • Neutralité : pH voisin de celui du sang.

IV- Formes destinées à la voie transmuqueuse

Permettent une action locale ou systémique rapide, contournant l'effet de premier passage hépatique.
Voie d'administration Présentation Conditionnement ou mode d'administrations particulières
Sublinguale ou perlinguale Lyoc (lyophilisat oral, comprimé orodispersible), granule
Rectale Capsule rectale (suppositoire à enveloppe), lavement, pommade rectale, solution à usage rectal, suppositoire Récipient souple et canule rectale
Vaginale Capsule vaginale, comprimé vaginal (ovule sec), crème et gelée vaginales, ovule
Aériennes supérieures et ORL Bain de bouche, collutoire, gargarisme, gouttes auriculaires, gouttes nasales, pommade nasale Bombe pressurisée, pulvérisateur ou flacon compte-gouttes (nasal/auriculaire)
Oculaire Capsule ophtalmique, collyre (gouttes ophtalmiques), insert ophtalmique, occusert ophtalmique, pommade ophtalmique, solution pour bain oculaire (lotion oculaire) Prêt à l'emploi ou poudre à reconstituer, bâtonnet/réservoir dans cul-de-sac conjonctival
Pulmonaire Préparation pour aérosol Nébuliseur (pneumatique/ultrasonique), inhalateur de poudre aéro-doseur

Caractéristiques des principales formes galéniques transmuqueuses :

  • Lavement : Forme liquide/semi-liquide rectale pour effet évacuateur. Les mini-lavements sont en récipient souple avec canule.
  • Suppositoire : Forme conique solide rectale, fond à température corporelle (action locale/générale).
  • Comprimé vaginal : Comprimé plat pour cavité vaginale.
  • Ovule : Forme ovoïde solide vaginale, se désagrège à température corporelle.
  • Bain de bouche : Liquide pour lavage buccal (ne pas avaler).
  • Collutoire : Liquide pour application sur muqueuses buccales/gorge (action locale), par badigeonnage ou pulvérisation.
  • Gargarisme : Liquide pour lavage de la gorge (ne pas avaler).
  • Gouttes auriculaires : Liquide/semi-solide pour conduit auditif.
  • Gouttes nasales : Liquide pour instillation/pulvérisation nasale.
  • Collyre : Liquide stérile pour instillation oculaire. Conditionnement multidose (flacon compte-gouttes) ou unidoses (ophtadoses).
  • Pommade ophtalmique : Pâteuse stérile pour conjonctives, en tube canulé.
  • Solution pour bain oculaire : Liquide limpide avec PA décongestionnants/antiseptiques pour hygiène oculaire.
  • Aérosol : Dispersion de fines particules (<5µm) dans l'air/gaz pour l'appareil respiratoire. Produit par nébuliseur, aérosol-doseur ou inhalateur de poudre.

I- Formes destinées à la voie cutanée

Solides Liquides Pansements ou adhésifs
Crème dermique, pâte dermique, pommade, poudre à usage externe Lotion à usage externe, solution à usage externe Dispositif transdermique, emplâtre, pansement médicamenteux timbre

Caractéristiques des principales formes galéniques cutanées :

  • Crème dermique : Molle, peu grasse, émulsion H/E ou E/H, favorise la pénétration.
  • Pâte dermique : Pommade avec forte proportion de poudres dispersées.
  • Pommade : Molle, onctueuse, épaisse, homogène, pour application cutanée ou muqueuse (action locale, parfois générale). Phase aqueuse limitée.
  • Solution et lotion à usage externe : Liquide avec PA dissous/dispersés dans un véhicule aqueux/alcoolisé, sans friction.
  • Dispositif transdermique : Réservoir fixé sur la peau, libère progressivement le PA dans la circulation générale. Durée d'action variable (24h à 1 semaine).

Chapitre VI : Pharmacocinétique ou Comportement des Médicaments dans l'Organisme

La pharmacocinétique est l'étude du devenir du médicament dans l'organisme, essentielle pour déterminer la voie, la dose et le rythme d'administration. Elle couvre les étapes d'Absorption, Distribution, Métabolisme et Élimination (ADME).

I- Absorption (ou résorption)

Correspond au transfert du PA du site d'administration vers la circulation sanguine. Nécessite le franchissement de barrières cellulaires. L'étape d'absorption n'existe pas pour l'administration IV.

1- Notions de biodisponibilité

La biodisponibilité est la fraction de la dose administrée qui atteint la circulation générale et la vitesse à laquelle elle l'atteint. Elle est directement liée à l'intensité de l'absorption. Pour la voie orale, elle prend en compte l'effet de premier passage hépatique (le foie peut transformer une quantité du PA avant qu'il n'atteigne la circulation générale). La biodisponibilité est de 100% pour la voie intraveineuse.

2- Facteurs modifiant l'absorption/résorption :

  • Physiopathologiques : Âge, activité physique, grossesse, diarrhée/constipation, insuffisance cardiaque.
  • Exogènes : Alimentation, médicaments associés.

II- La Distribution

Une fois le médicament absorbé, il est transporté par le sang vers les différents tissus et organes. Ceci inclut le transport sanguin (phase plasmatique) et la diffusion tissulaire.
  • Transport sanguin : Le sang transporte le médicament via le plasma, les hématies et les protéines circulantes (fixation aux protéines plasmatiques).
  • Diffusion tissulaire : Répartition du médicament dans les tissus et organes. Le volume de distribution est un volume théorique qui traduit cette répartition.

1- Fixation protéique

Dans le plasma, le médicament existe sous deux formes :
  • Liée aux protéines plasmatiques (principalement l'albumine) : Forme inactive, non diffusible, agissant comme réservoir.
  • Libre : Forme active, diffusible, exerçant l'action pharmacologique.
Cette fixation est réversible et son intensité varie. Elle peut être modifiée par des facteurs physiopathologiques (jeunes enfants, sujets âgés, insuffisants rénaux ou hépatiques).

2- Diffusion tissulaire

La fraction libre du médicament diffuse du compartiment plasmatique vers le compartiment tissulaire en traversant les membranes. Cette diffusion dépend de la vascularisation du tissu (richement vascularisés: cœur, cerveau, foie, rein; moins vascularisés: os, dents). Des facteurs comme l'obésité ou la grossesse (augmentation du poids en eau) peuvent modifier cette diffusion et nécessiter des ajustements posologiques. Après diffusion, le médicament peut se fixer à son récepteur, être stocké (tissus lipidiques) ou biotransformé.

III- Métabolisme ou Biotransformation

Le métabolisme correspond aux modifications chimiques des médicaments en métabolites par des réactions enzymatiques. Le foie est le principal organe de biotransformation, mais d'autres (tube digestif, poumons, reins) y contribuent. Les biotransformations (oxydation, réduction, hydrolyse, conjugaison) rendent les molécules lipophiles plus polaires et hydrosolubles pour faciliter leur élimination.
  • La plupart des métabolites sont inactifs.
  • Certains médicaments sont des bioprécurseurs : leur métabolisme produit un métabolite actif (ex: oxazépam du diazépam).
  • Certains métabolites peuvent être toxiques (ex: acétylisoniazide de l'isoniazide).
  • Certains médicaments ne sont pas biotransformés et sont éliminés sous forme inchangée.

Facteurs modifiant la biotransformation :

  • Insuffisance hépatocellulaire.
  • Alimentation (inducteurs enzymatiques : viandes cuites au bois, choux).
  • Alcool : ralentit le métabolisme chez le buveur occasionnel, l'accélère chez l'alcoolique chronique (induction enzymatique).
  • Médicaments associés.

IV- Élimination

L'élimination est l'étape finale où le médicament (sous forme inchangée ou métabolites) quitte l'organisme. Une altération de l'organe éliminateur entraîne un risque d'accumulation. L'élimination se fait principalement par voie urinaire et biliaire.

1- Notion de demi-vie d'élimination ()

La demi-vie est le temps nécessaire à l'élimination de la moitié de la concentration du médicament dans le sang. C'est un paramètre crucial pour déterminer la fréquence d'administration : une courte demi-vie implique des prises plus fréquentes.

2- Élimination rénale

La principale voie d'excrétion. Elle se déroule au niveau du néphron via deux mécanismes : Diagramme de l'excrétion rénale
  • A- Filtration glomérulaire : Processus passif de filtration du plasma, dépend des différences de pression. Seuls les médicaments sous forme libre (non liés aux protéines plasmatiques) sont filtrés.
  • B- Sécrétion tubulaire : Certains médicaments sont éliminés activement par les tubules contournés proximaux grâce à des transporteurs.

Chapitre VI : Pharmacodynamie Générale ou Effets des Médicaments sur l'Organisme

La pharmacodynamie étudie les effets d'un principe actif sur l'organisme, décrivant l'interaction entre la substance active et sa cible (récepteur, protéine libre, canal ionique, etc.). Elle permet de comprendre les effets thérapeutiques, secondaires, le lieu et le mécanisme d'action.

II- Facteurs influençant les effets du médicament

  • Âge, caractéristiques génétiques, poids, IMC.
  • Utilisation d'autres médicaments, consommation d'aliments.
  • Présence de pathologies.
  • Conditions de conservation.
  • Développement d'une tolérance ou résistance.

1- Affinité, Puissance, Efficacité et Efficacité réelle des médicaments

  • A- Affinité : Degré d'attraction entre le médicament et son récepteur. Conditionne aussi la capacité à produire un effet (activité intrinsèque).
  • B- Puissance : Quantité de médicament nécessaire pour produire un effet donné. Ex: 5 mg d'A = 10 mg de B signifie que A est deux fois plus puissant.
  • C- Efficacité : Capacité d'un médicament à produire un effet maximal. Ex: le furosémide a une efficacité supérieure à l'hydrochlorothiazide pour éliminer sel et eau.
  • D- Efficacité réelle : Tient compte de la performance du médicament en situation réelle. Peut être inférieure à l'efficacité théorique si les effets secondaires réduisent l'observance du patient.

2- Effets du médicament

Liés à la dose.
  • Effet pharmacologique : Modification biologique après administration.
  • Effet thérapeutique : Amélioration de l'état de santé du patient.
  • Effet secondaire : Effet annexe au principal, souvent prévisible.
  • Effet indésirable : Réaction nocive et non voulue aux doses normales.
  • Effet indésirable grave : Entraîne décès, pronostic vital engagé, hospitalisation, invalidité.
  • Effet toxique : Manifestation nocive d'une dose toxique.

3- Xénobiotique

Toute substance étrangère à l'organisme (xéno = étranger, bio = vivant), présente en faibles quantités, mais dont l'accumulation peut être toxique. Un toxique (poison) est une substance qui entraîne un état morbide ou la mort.

4- La sélectivité d'un médicament

Degré d'action d'un médicament sur un site spécifique par rapport à d'autres sites.
  • Peu sélectifs : Agissent sur de nombreux organes/tissus (ex: atropine, myorelaxant digestif, oculaire, respiratoire).
  • Relativement sélectifs : Agissent sur des zones enflammées (ex: AINS comme l'aspirine, ibuprofène).
  • Hautement sélectifs : Agissent principalement sur un seul organe/processus biologique (ex: digoxine sur le cœur, somnifères sur des cellules nerveuses du cerveau).
La sélectivité dépend des interactions avec les cellules ou substances spécifiques (récepteurs, enzymes).

5- Récepteur – Agoniste et Antagoniste

Un récepteur est une molécule à structure tridimensionnelle qui se lie spécifiquement à certaines substances (comme une clé dans une serrure).
  • Agonistes : Se fixent aux récepteurs, les activent et entraînent une réponse cellulaire.
  • Antagonistes : Bloquent l'accès ou la liaison des agonistes (endogènes ou exogènes) aux récepteurs, réduisant ou prévenant la réponse cellulaire.

Chapitre VII : Associations Médicamenteuses

Lorsque plusieurs médicaments sont administrés simultanément, leurs effets peuvent être modifiés.

1- Effets indépendants

Les effets de chaque médicament sont distincts mais complémentaires.

2- Interactions médicamenteuses

L'effet d'un médicament A est modifié par un médicament B. Cela peut être une synergie, une potentialisation ou un antagonisme. Les interactions peuvent être physiologiques ou résulter de la présence simultanée des substances.

A- Synergie

Deux substances A (effet EA) et B (effet EB) ayant une activité qualitativement similaire. L'effet global E est supérieur à celui du plus actif.
  • Synergie additive complète :
  • Synergie additive partielle :
  • Synergie potentialisatrice :

B- Antagonisme

L'effet d'un médicament est diminué ou supprimé par un autre.
  • Antagonisme compétitif : Au niveau de récepteurs identiques.
  • Antagonisme physiologique : Au niveau de récepteurs différents.
  • Antagonisme partiel : ou .
  • Antagonisme total : .

C- Potentialisation

L'effet d'un médicament est augmenté par un autre de manière significative, au-delà d'une simple addition (). Les interactions peuvent être bénéfiques (synergie) ou dangereuses :
  • Annulation de l'activité.
  • Absence d'effet.
  • Potentialisation de l'activité doublée d'une exacerbation de la toxicité et des effets secondaires.

3- Différents types d'interactions médicamenteuses

  • Interactions pharmacocinétiques : Affectent l'ADME (résorption, distribution, métabolisme, élimination) d'un médicament.
  • Interactions pharmacodynamiques : Se manifestent au niveau de l'organe cible et des sites d'action des médicaments.

4- Incompatibilités médicamenteuses

Différentes des interactions. Elles résultent d'une incompatibilité physico-chimique entre substances (PA ou PA/excipient) en dehors de l'organisme, importantes pour les injections. Elles peuvent entraîner un précipité, un trouble ou une coloration anormale.

5- L'Antidote

Substance qui neutralise un toxique par une action chimique, le transformant en substance non toxique.

6- Notion de tolérance et d'intolérance

  • A- Tolérance ou hyposensibilité : Capacité de l'organisme à supporter des doses normales sans effets indésirables/graves.
    • Tolérance naturelle (innée ou congénitale) : Faible sensibilité spontanée.
    • Tolérance acquise : Due à l'action répétée du médicament, nécessite des doses plus fortes pour obtenir une réaction (accoutumance).
  • B- Intolérance ou hypersensibilité : L'organisme est très sensible, réagit même à de faibles doses.
    • Intolérance innée (congénitale) : Faible dose agit comme une forte dose chez un individu normal.
    • Intolérance acquise : Due à l'utilisation prolongée, rend l'individu hypersensible à de très faibles doses.

Chapitre VIII : Pharmacologie Radiologique

1- Utilité de la pharmacie dans un service de radiologie

Essentielle pour l'administration de produits de contraste et la gestion de leurs effets indésirables. Les services doivent être équipés (armoire avec produits de contraste, médicaments de réanimation, solutés, matériel d'injection, chariot de pansement, potence, source d'oxygène).

2- Définition d'un produit de contraste

Médicament à usage diagnostique qui améliore le contraste pour visualiser des structures anatomiques ou pathologiques naturellement peu visibles. Souvent administré IV, mais aussi par voies orale, vaginale, anale, urinaire, intra-artérielle ou intra-articulaire.
  • Rôle : Augmenter la différence de signal entre tissus.
  • But : Détecter anomalies structurelles et fonctionnelles, lésions, tumeurs.

3- Utilité et avantage du produit de contraste

  • Mettre en évidence les organes/structures.
  • Visualiser des vaisseaux sanguins.
  • Ressortir une tumeur.
Le choix d'administrer ou non un produit de contraste et son type relève du radiologue, en fonction de l'examen et du patient.

4- Les différentes catégories de produits de contraste

Spécifiques à la technique d'imagerie :
  • Iodés (PCI) : Utilisés en TDM (scanner) et radiographie (rayons X). Permettent de suivre leur passage (voie haute/basse) dans le tube digestif.
  • Gadolinés (PCG) : Utilisés en IRM.
  • Gazeux : Utilisés en échographie (récents).
  • Barytés : Anciennement utilisés pour le tube digestif (sulfate de baryum).

5- Les Types de produits de contraste

Les produits de contraste sont des produits chimiques classés comme médicaments, divisés en deux types selon leur opacité aux rayons X:
  • Produit de contraste négatif : Moins opaque que les tissus mous.
    • Exemples : Gaz (air, dioxyde de carbone, protoxyde d'azote).
    • Mode de fonctionnement : Diminuent l'atténuation des rayons X, rendant les tissus plus sombres sur l'image (radiotransparents). Créent un contraste en réduisant l'absorption des rayons X.
  • Produit de contraste positif : Plus opaque que les tissus mous (opacité métallique).
    • Exemples : Composés iodés, sulfate de baryum.
    • Mode de fonctionnement : Augmentent l'atténuation des rayons X, rendant les tissus plus brillants sur l'image (radio-opaques). Créent un contraste plus important en absorbant davantage les rayons X.

6- Les produits opaques utilisés en radiographie selon la technique

  • Radiographie (rayons X) : Exploite la capacité d'absorption des rayons X.
  • IRM : Composés ayant des propriétés magnétiques.
  • Échographie : Substances dont l'écho ultrasonore est caractéristique.
  • Imagerie nucléaire : Isotopes (radiotraceurs ou produits radiopharmaceutiques).

7- Les caractéristiques d'un produit de contraste

  • Meilleur contraste possible.
  • La plus forte inertie pharmacologique (minimiser les effets propres sur l'organisme).
  • Ne doit être ni métabolisé ni stocké dans l'organisme.
  • Doit être totalement éliminé.

8- Précautions particulières chez les femmes enceintes

L'administration de produits de contraste est à éviter ou contre-indiquée. Il est impératif de signaler toute grossesse. Le radiologue évalue le rapport bénéfice/risque. Si un produit iodé est administré en urgence absolue, un suivi thyroïdien du nouveau-né est nécessaire.

9- Précautions particulières pour l'allaitement

Le médecin indique si l'allaitement doit être interrompu et pour quelle durée (quelques heures à plusieurs jours) en fonction du produit de contraste. Il est recommandé de consulter les notices pour plus d'informations sur les contre-indications et effets indésirables.

Quelques médicaments existants utilisés comme produit de contraste

  • Produits barytés : Sulfate de baryum (Micropaque®, Microtrast colon®).
  • Produits iodés :
    • Basse osmolalité : Iopromide (Ultravist®), iopamirol (Iopamiron®), ioversol (Optiray®), iobitridol (Xenetix®), iohexol (Omnipaque®), iodixanol (Visipaque®), ioméprol (Ioméron®), acide ioxaglique (Hexabrix®).
    • Haute osmolalité : Amidotrizoate de sodium (Gastrografine®), Acide diatrizoïque (Radioselectan®), Acide ioxitalamique (Telebrix®).
  • Produits de contraste pour l'IRM (gadolinés) : Chélates comme l'acide gadotérique (Dotarem®), gadotéridol (Prohance®), gadodiamide (Omniscan®), gadobénate de diméglumine (MultiHance®), gadobutrol (Gadovist®).
  • Produits adaptés à l'échographie : Hexafluorure de soufre (Sonovue®).
  • Médicaments radiopharmaceutiques utilisés en scintigraphie conventionnelle :
    • Technétium 99mTc (HMDP pour squelette, Sestamibi/Tétrofosmine pour myocardique, Angiocis pour hémorragie, Pertechnétate pour thyroïde, HMPAO pour cérébrale).
    • Thallium 201Tl (Chlorure de thallium pour myocardique, parathyroïdes).
    • Krypton() (Kryptoscan® pour ventilation pulmonaire).
    • Iode (DaTSCAN®/Ioflupane pour neurotransmission dopaminergique, MIBG/iobenguane pour médullosurrénale).
    • Iode (Noriodocholestérol pour corticosurrénale).
    • Indium() (Pentétréotide pour récepteurs à la somatostatine).
  • Médicaments radiopharmaceutiques utilisés en TEP :
    • -FDG (fluorodésoxyglucose) pour métabolisme glucidique.
    • -FCH (fluorocholine) pour métabolisme lipidique membranaire.
    • -(fluorure ou FNa) pour scintigraphie du squelette.
    • -FDOPA pour métabolisme des acides aminés, neurotransmission dopaminergique.
    • Autres radionucléides : , , , , .

Chapitre IX : Toxicité des Médicaments

La toxicologie étudie les effets néfastes des produits biologiques, chimiques ou médicaments sur l'organisme. Un médicament peut devenir un "Toxique".

2- Toxicité aiguë

Se manifeste rapidement après une prise unique ou à court terme après plusieurs prises rapprochées (ex: surdosage accidentel ou volontaire).

3- Toxicité chronique

Se manifeste à retardement après administration répétée et prolongée (ex: irritation/ulcération digestive après anti-inflammatoires pris longuement).

4- Risque tératogène

Risque de malformations chez le fœtus après administration de médicaments tératogènes chez la femme enceinte, surtout pendant les trois premiers mois. Ex: thalidomide (phocomélie). Ce risque est systématiquement évalué pour les nouveaux médicaments.

5- Risque mutagène

Modification des caractères génétiques sous l'influence des médicaments.

6- Risque cancérigène

Certains médicaments peuvent favoriser l'apparition ou accélérer le développement d'un cancer.

7- Dépendance aux médicaments (pharmacodépendance)

Incapacité à contrôler l'usage d'un médicament (cas des stupéfiants). Deux types :
  • Dépendance psychique : Liée à la sensation de "plaisir".
  • Dépendance physique : Adaptation physiologique, avec manifestations physiques au sevrage. Peut s'accompagner ou non de tolérance (accoutumance).
Les symptômes de sevrage peuvent être sévères (morphine, héroïne, alcool). D'autres substances (hypnotiques, anxiolytiques, tabac, café) peuvent aussi induire une dépendance.

8- Effets indésirables et effets secondaires

Apparition d'effets non souhaités parallèlement à l'effet thérapeutique.
  • Effets secondaires (latéraux) : Connus, souvent observés, prévisibles. Ex: sécheresse buccale avec anticholinergiques, somnolence avec antihistaminiques.
  • Effets indésirables (toxiques) : Inattendus, imprévisibles, souvent liés au patient (allergie aux sulfamides).
L'observation et la recherche de ces effets relèvent de la pharmacovigilance. La fréquence des effets peut être corrélée à :
  • La posologie.
  • Le nombre de médicaments (associations).
  • La voie d'administration.
  • L'administration antérieure d'un médicament similaire.
  • L'âge, le sexe, les facteurs génétiques du patient.
  • L'existence d'une insuffisance rénale ou hépatique.
Le corps humain est complexe, et des substances inertes (ex: lactose) peuvent induire un effet nocebo (effets indésirables inattendus) ou au contraire un effet placebo (effet thérapeutique sans principe actif).

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