Membranes et échanges cellulaires : jonctions et communication

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Ce cours porte sur les interactions entre la membrane plasmique, la matrice extracellulaire et le cytosquelette, ainsi que sur les mécanismes de communication cellulaire via les récepteurs membranaires. Il aborde les jonctions cellulaires (étanches, adhérentes, desmosomes, communicantes) et les jonctions avec la matrice extracellulaire (hémidesmosomes, contacts focaux). Il détaille ensuite les différents types de récepteurs membranaires (canaux, couplés aux protéines G, couplés à une enzyme) et leurs voies de signalisation associées.

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Review
Question
Quelle petite protéine G est un acteur clé de la voie de signalisation de l'EGF, en aval du récepteur ?
Answer
La protéine Ras.
Question
Quels sont les autres noms des jonctions étanches ?
Answer
Jonctions serrées, tight junctions, ou zonula occludens.
Question
À quel filament du cytosquelette les desmosomes sont-ils principalement ancrés ?
Answer
Aux filaments intermédiaires, comme ceux de kératine, conférant une grande résistance mécanique.
Question
Quelle maladie auto-immune est liée à un dysfonctionnement des desmogléines ?
Answer
Le pemphigus, où des anticorps attaquent les desmogléines, causant une perte de cohésion des cellules épithéliales.
Question
Quelle structure d'ancrage relie les intégrines aux microfilaments d'actine et est cruciale pour la migration cellulaire ?
Answer
Le contact focal.
Question
Comment appelle-t-on les cadhérines spécifiques des desmosomes ?
Answer
Les desmogléines et les desmocolines.
Question
Quel est le principe d'un récepteur-canal ionique ?
Answer
Il convertit un signal chimique (fixation d'un ligand) en un signal électrique (ouverture d'un canal et flux d'ions).
Question
Quels sont les deux seconds messagers issus du clivage du PIP2 par la PLC ?
Answer
L'inositol 1,4,5-trisphosphate (IP3) et le diacylglycérol (DAG).
Question
En quelles sous-unités une protéine G hétérotrimérique se dissocie-t-elle lors de son activation ?
Answer
Elle se sépare en une sous-unité α-GTP et un dimère βγ.
Question
Quel est le rôle principal de la protéine Gi (inhibitrice) ?
Answer
Inhiber l'adénylyl-cyclase, ce qui diminue la concentration intracellulaire d'AMPc.
Question
Quelle enzyme est activée par une protéine Gs (stimulatrice) ?
Answer
L'adénylyl-cyclase.
Question
Comment s'activent la plupart des récepteurs à activité tyrosine kinase (RTK) ?
Answer
La fixation du ligand provoque leur dimérisation et leur autophosphorylation croisée sur des résidus tyrosine.
Question
Quels sont les deux signaux nécessaires pour activer la Protéine Kinase C (PKC) ?
Answer
Le diacylglycérol (DAG) et les ions Ca²⁺ libérés dans le cytosol.
Question
Qu'est-ce que la cascade des MAP kinases ?
Answer
Une succession de phosphorylations (MAPKKK → MAPKK → MAPK) qui amplifie un signal et active des facteurs de transcription.
Question
Qu'est-ce qu'un facteur de croissance comme l'EGF ?
Answer
Un agent mitogène qui stimule la prolifération cellulaire (mitose).
Question
Quel ion, habituellement maintenu à très faible concentration cytosolique, est un second messager universel ?
Answer
L'ion calcium (Ca²⁺).
Question
Quelle enzyme est responsable de l'inactivation de l'AMPc, terminant ainsi le signal ?
Answer
La phosphodiestérase (PDE).
Question
Quelle est la fonction des protéines de liaison comme les caténines et la plakoglobine ?
Answer
Elles servent de pont moléculaire entre les protéines d'adhérence transmembranaires et les filaments du cytosquelette.
Question
Comparez les filaments du cytosquelette associés aux hémidesmosomes et aux contacts focaux.
Answer
Hémidesmosome : filaments intermédiaires. Contact focal : microfilaments d'actine.
Question
Quelle est la fonction de la fibronectine, une protéine de la MEC ?
Answer
Elle est impliquée dans l'adhérence cellulaire et sert de rail pour la migration des cellules.
Question
Quel est le mécanisme qui permet à une petite quantité de ligand d'engendrer une réponse cellulaire massive ?
Answer
L'amplification du signal, réalisée par des cascades enzymatiques (kinases) ou la production de nombreux seconds messagers.
Question
Comment le récepteur à l'insuline, qui est un RTK, se distingue-t-il structurellement des autres RTK comme l'EGFR ?
Answer
Il est un tétramère préformé (α2β2) même en l'absence de son ligand, l'insuline.
Question
Quelle enzyme est activée par une protéine Gq ?
Answer
La phospholipase C (PLC).
Question
À quel type de filament du cytosquelette une jonction adhérente est-elle connectée ?
Answer
Aux microfilaments d'actine, via des protéines de liaison comme les caténines.
Question
Quel est le rôle majeur des jonctions communicantes ?
Answer
Permettre une continuité cytoplasmique pour le passage rapide de petites molécules (< 1200 Da) et d'ions (couplage électrique et métabolique).
Question
Quelle protéine d'ancrage lie une cellule épithéliale à la membrane basale dans un hémidesmosome ?
Answer
L'intégrine.
Question
Quels sont les 5 modes de communication chimique cellulaire classés par distance ?
Answer
Par contact, autocrine (sur la cellule elle-même), paracrine (voisinage), endocrine (à distance par le sang) et synaptique.
Question
Quelle est la structure caractéristique d'un RCPG (Récepteur Couplé à une Protéine G) ?
Answer
Une seule chaîne polypeptidique traversant sept fois la membrane plasmique (7 domaines transmembranaires).
Question
Quelle est la différence entre une réponse cellulaire rapide et une réponse lente ?
Answer
Réponse rapide : modification de protéines déjà existantes (cytosolique). Réponse lente : modification de l'expression des gènes (nucléaire).
Question
Quels sont les deux principaux systèmes de communication à longue distance dans l'organisme ?
Answer
Le système hormonal (via le sang) et le système nerveux (via les neurones).
Question
Quelles sont les 3 principales protéines transmembranaires des jonctions serrées ?
Answer
Les claudines, les occludines et les molécules JAM (Junctional Adhesion Molecules).
Question
Comparez la distribution des jonctions adhérentes et des desmosomes autour de la cellule.
Answer
La jonction adhérente forme une ceinture continue (zonula adherens), tandis que le desmosome forme des plaques discontinues (macula adherens).
Question
Où se trouve le récepteur d'une molécule signal hydrophile ?
Answer
Sur la membrane plasmique, car la molécule ne peut pas la traverser.
Question
Quel est l'effet de l'activation du récepteur β1-adrénergique (couplé à Gs) sur le cœur ?
Answer
Augmentation de la fréquence et de la force de contraction cardiaque via la production d'AMPc.
Question
Quelle est la réponse cellulaire rapide majeure déclenchée par l'insuline ?
Answer
L'exocytose des transporteurs GLUT4, augmentant l'importation de glucose dans la cellule.
Question
Qu'est ce que la transduction du signal ?
Answer
Le processus par lequel un signal extracellulaire est converti en une réponse intracellulaire via une voie de signalisation.
Question
Qu'est-ce qui caractérise une liaison homophile entre des molécules d'adhérence ?
Answer
Une liaison entre deux molécules identiques, comme une cadhérine se liant à une autre cadhérine sur une cellule adjacente.
Question
Quel type de jonction est responsable de l'inhibition de contact dans les cultures cellulaires ?
Answer
Les jonctions adhérentes, via les signaux transmis par les cadhérines.
Question
Quels sont les 3 grands types de récepteurs membranaires ?
Answer
Les récepteurs-canaux, les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) et les récepteurs couplés à une enzyme.
Question
Comment une protéine G est-elle activée ?
Answer
Suite à la fixation du ligand sur le RCPG, la protéine G échange le GDP (forme inactive) contre du GTP (forme active).
Question
Quelle est la principale enzyme activée par l'AMPc ?
Answer
La Protéine Kinase A (PKA).
Question
Quelle est la principale hormone qui se fixe sur un récepteur RTK pour réguler la glycémie ?
Answer
L'insuline.
Question
Quelle protéine, servant de capteur de calcium, est activée par le Ca²⁺ et module l'activité de nombreuses autres protéines ?
Answer
La calmoduline.
Question
La perte de quelle famille de protéines d'adhérence est souvent associée à la cancérisation et aux métastases ?
Answer
La perte des cadhérines, qui diminue la cohésion tissulaire et permet aux cellules de migrer.
Question
Citez les 3 rôles fondamentaux des jonctions serrées.
Answer
Assurer la cohésion cellulaire, garantir l'étanchéité de l'épithélium et maintenir la polarité fonctionnelle des cellules.
Question
Quelle protéine d'ancrage caractérise les jonctions adhérentes ?
Answer
Les cadhérines, qui réalisent des liaisons homophiles dépendantes du Ca²⁺.
Question
Quelle est l'unité de base d'une jonction communicante (gap junction) ?
Answer
Le connexon, un canal formé par l'assemblage de six protéines appelées connexines.
Question
Quel neurotransmetteur se fixe sur le récepteur nicotinique (nAChR) ?
Answer
L'acétylcholine (ACh).
Question
Quel second messager est produit par l'adénylyl-cyclase à partir de l'ATP ?
Answer
L'adénosine monophosphate cyclique (AMPc).
Question
Quel est le rôle de l'IP3 ?
Answer
Il provoque la libération massive de Ca²⁺ dans le cytosol en se fixant à des canaux sur le réticulum endoplasmique.
Question
À quel type de protéine G le récepteur muscarinique à l'acétylcholine (ralentissant le cœur) est-il couplé ?
Answer
À une protéine Gi.
Question
Quelle maladie auto-immune est liée à une déstructuration des desmosomes ?
Answer
Le pemphigus, où des auto-anticorps ciblent les desmogléines, causant des bulles cutanées.
Question
De quoi est formé un canal de jonction communicante ?
Answer
Un canal est formé par l'alignement de deux connexons, chaque connexon étant un assemblage de six connexines.
Question
À quel filament du cytosquelette les jonctions adhérentes sont-elles reliées ?
Answer
Aux microfilaments d'actine via des protéines de liaison appelées caténines.
Question
Quelle structure ancre les cellules épithéliales à la lame basale (MEC) ?
Answer
L'hémidesmosome.
Question
Comment le contact focal est-il connecté au cytosquelette ?
Answer
Il relie les intégrines aux microfilaments d'actine, formant des fibres de stress.
Question
Quelle famille de protéines d'ancrage est typique des hémidesmosomes ?
Answer
Les intégrines, qui se lient à des protéines de la MEC comme les laminines.
Question
Quel effet a l'acétylcholine via son récepteur muscarinique cardiaque (couplé à Gi) ?
Answer
Elle ralentit la fréquence cardiaque en ouvrant des canaux K+, provoquant une hyperpolarisation.
Question
Définissez la communication endocrine.
Answer
Un signal (hormone) est libéré dans le sang et agit sur des cellules cibles éloignées.
Question
Quelle enzyme est activée par la sous-unité αs (stimulatrice) d'une protéine G ?
Answer
L'adénylyl-cyclase.
Question
Quelle petite protéine G est activée par les RTK comme l'EGFR ?
Answer
La protéine Ras.
Question
Qu'est-ce que la cascade des MAP kinases ?
Answer
Une série de phosphorylations séquentielles (MAPKKK → MAPKK → MAPK) qui amplifie le signal, souvent pour réguler la prolifération cellulaire.
Question
Qu'est-ce qu'un facteur de croissance, comme l'EGF ?
Answer
Une molécule signal qui stimule la croissance et la prolifération cellulaire (agent mitogène).
Question
Que signifie l'amplification du signal dans une voie de signalisation ?
Answer
Le fait qu'une seule molécule de signal puisse activer de nombreuses molécules en aval à chaque étape de la cascade.
Question
Pourquoi les cellules des organismes pluricellulaires doivent-elles être attachées ?
Answer
Pour maintenir l'intégrité et la fonction des tissus soumis à des contraintes mécaniques et pour la communication intercellulaire.
Question
Citez deux protéines transmembranaires des jonctions serrées.
Answer
Les claudines et les occludines. Elles établissent des interactions homophiles entre cellules adjacentes.
Question
Quel est le double rôle des jonctions serrées dans un épithélium ?
Answer
1. Assurer l'étanchéité (barrière paracellulaire).
2. Maintenir la polarité fonctionnelle en limitant la fluidité membranaire.
Question
Quelle protéine d'ancrage caractérise les jonctions adhérentes ?
Answer
Les cadhérines, qui assurent une liaison homophile et dépendante du Ca2+.
Question
À quel filament du cytosquelette les desmosomes sont-ils connectés ?
Answer
Aux filaments intermédiaires (ex: kératine) via une plaque de protéines de liaison (desmoplakine).
Question
Quel est le principal modèle d'étude pour les jonctions cellulaires ?
Answer
Les entérocytes, qui sont les cellules épithéliales de l'intestin grêle.
Question
Définissez la communication paracrine.
Answer
Un signal chimique est libéré et agit sur les cellules voisines dans le liquide interstitiel.
Question
Quels sont les deux types de jonctions d'ancrage intercellulaires ?
Answer
Les jonctions adhérentes (zonula adherens) et les desmosomes (macula adherens).
Question
Comment une protéine G hétérotrimérique est-elle activée ?
Answer
Après interaction avec le récepteur activé, la sous-unité α échange son GDP contre un GTP.
Question
Quels sont les trois types de jonctions dans la zone apicale des entérocytes ?
Answer
1. Jonctions serrées (zonula occludens)
2. Jonctions adhérentes (zonula adherens)
3. Desmosomes (macula adherens).
Question
Quel est le rôle de l'IP3 ?
Answer
Il se lie à des canaux sur le réticulum endoplasmique, provoquant la libération de Ca2+ dans le cytosol.
Question
Quelle est la particularité des cadhérines dans la cancérisation ?
Answer
La perte d'expression des cadhérines dans les cellules cancéreuses favorise la perte de cohésion et la formation de métastases.
Question
À quel filament du cytosquelette les jonctions serrées sont-elles connectées ?
Answer
Aux microfilaments d'actine.
Question
Comment les récepteurs à activité tyrosine kinase (RTK) sont-ils activés ?
Answer
La liaison du ligand provoque leur dimérisation et une autophosphorylation croisée sur des résidus tyrosine.
Question
Qu'est-ce qui provoque la fermeture des canaux des jonctions communicantes ?
Answer
Une augmentation de la concentration intracellulaire en Ca2+ ou une diminution du pH.
Question
Quelles cadhérines spécifiques trouve-t-on dans les desmosomes ?
Answer
Les desmogléines et les desmocolines.
Question
Quel ion entre majoritairement dans la cellule via le récepteur nicotinique à l'ACh ?
Answer
L'ion sodium (Na+), ce qui provoque une dépolarisation de la membrane post-synaptique.
Question
Comment le signal de l'AMPc est-il terminé ?
Answer
L'AMPc est rapidement dégradé en AMP par une phosphodiestérase (PDE).
Question
À quel filament du cytosquelette les hémidesmosomes sont-ils liés ?
Answer
Aux filaments intermédiaires de kératine.
Question
Qu'est-ce qu'un contact focal ?
Answer
Une jonction d'ancrage labile et transitoire entre une cellule et la MEC, impliquée dans la motilité cellulaire.
Question
Quels sont les deux seconds messagers produits par la phospholipase C ?
Answer
L'inositol 1,4,5-triphosphate (IP3) et le diacylglycérol (DAG), par clivage du PIP2.
Question
Pour quel type de molécule signal le récepteur est-il généralement intracellulaire ?
Answer
Pour les molécules lipophiles (ex: hormones stéroïdes), qui traversent la membrane plasmique.
Question
Quelle kinase est activée par le DAG et le Ca2+ ?
Answer
La Protéine Kinase C (PKC).
Question
Qu'est-ce qu'un récepteur-canal ?
Answer
Une protéine qui convertit un signal chimique (liaison d'un neurotransmetteur) en un signal électrique (flux d'ions).
Question
Le récepteur à l'insuline est-il un monomère ou un dimère à l'état basal ?
Answer
C'est un dimère préformé (tétramère α2β2), même en l'absence de ligand.
Question
Quelle kinase est la cible principale de l'AMPc ?
Answer
La Protéine Kinase A (PKA).
Question
Quel est l'effet de la sous-unité αi (inhibitrice) d'une protéine G ?
Answer
Elle inhibe l'adénylyl-cyclase, ce qui diminue la concentration d'AMPc intracellulaire.
Question
Quel est l'autre nom des jonctions communicantes ?
Answer
Gap junctions.
Question
Quel est le rôle principal des jonctions communicantes ?
Answer
Permettre le passage direct de petites molécules (< 1200 Da) et d'ions, assurant un couplage métabolique et électrique entre cellules.
Question
Citez les 3 grandes catégories de récepteurs membranaires.
Answer
1. Récepteurs-canaux.
2. Récepteurs couplés aux protéines G (RCPG).
3. Récepteurs couplés à une enzyme.
Question
Quel est le ligand du récepteur nicotinique à la jonction neuromusculaire ?
Answer
L'acétylcholine (ACh).
Question
Quelle est la structure typique d'un RCPG (Récepteur Couplé à une Protéine G) ?
Answer
Une seule chaîne polypeptidique avec 7 domaines transmembranaires en hélice alpha.
Question
Qu'est-ce qu'un second messager ? Donnez deux exemples.
Answer
Petite molécule intracellulaire relayant un signal. Exemples: AMPc, Ca2+, IP3, DAG.
Question
Quelle enzyme est activée par la sous-unité αq d'une protéine G ?
Answer
La phospholipase C (PLC).
Question
Quelle est la réponse cellulaire rapide à la fixation de l'insuline sur son récepteur ?
Answer
Translocation des transporteurs GLUT4 vers la membrane, augmentant l'absorption de glucose.
Question
Comment distingue-t-on les réponses cellulaires rapides et lentes ?
Answer
Rapide: modification de protéines existantes (cytosol).
Lente: changement de l'expression des gènes (nucléaire).

MEMBRANE 2. Interactions entre la membrane et l'environnement extracellulaire

Ce cours explore les mécanismes par lesquels les cellules interagissent avec leur environnement et communiquent entre elles, éléments essentiels à la fonction des organismes pluricellulaires.

Introduction

  • Chez les organismes pluricellulaires, les cellules fonctionnent en communauté au sein de tissus et d'organes. Ces systèmes sont dits intégrés.
  • Les tissus et organes sont soumis à des contraintes mécaniques (tension, compression), nécessitant une forte cohésion entre les cellules et un ancrage à la matrice extracellulaire (MEC).
  • La coordination des fonctions tissulaires et organiquess requiert une communication intercellulaire efficace.

Comment les membranes cellulaires facilitent-elles l'ancrage et la communication ?

I. Jonctions entre membrane, MEC et cytosquelette

Introduction

L'étude des entérocytes (cellules épithéliales de l'intestin grêle) permet de comprendre ces jonctions. Ces cellules sont :

  • Jointives et polarisées (pôle apical et basal).
  • Ancrées sur une membrane basale (une forme de MEC).
  • Caractérisées par des microvillositéspour l'absorption.

Elles sont soumises à des contraintes mécaniques importantes, d'où la nécessité d'une forte cohésion et d'un bon ancrage.

Dans la zone apicale des entérocytes, on identifie trois types de jonctions intercellulaires par microscopie électronique à transmission (MET), toujours présentes dans un ordre spécifique du pôle apical au pôle basal :

  • Jonctions étanches (Zonula occludens) : en haut.
  • Jonctions adhérentes (Zonula adherens) : au milieu.
  • Desmosomes (Macula adherens) : en bas.

Ces jonctions assurent l'organisation et les fonctions spécifiques de l'épithélium.

A. Jonctions entre cellules

1. Jonctions étanches

1.1. Observation au MET
  • Localisation : Zonula occludens, zone apicale des cellules.
  • Distance entremembranes : très étroite (dmin10nmd_{min} \sim 10 \, \text{nm}).
  • Les membranes sont scellées par des protéines, formant des "coutures" en "nid d'abeille".
1.2. Structure
  • Constituants : Trois types de protéines essentielles :
    • Claudine (du latin "claudere": fermer).
    • Occludine (du latin "occludere": enfermer).
    • JAM (Junctional Adhesion Molecules).
  • Ces protéines établissent des interactions homophiles (entre protéines de même type).
  • Elles sont connectées au cytosquelette (actine).
1.3. Rôle
  • Cohésion cellulaire très étroite : elles scellent les membranes des cellules adjacentes.
  • Étanchéité de l'épithélium : elles bloquent le passage des molécules entre les pôles apical et basal (voie paracellulaire). Un traceur ne peut pas traverser lajonction.
  • Maintien de la polarité fonctionnelle : elles limitent la fluidité membranaire, assurant le confinement des protéines de transport à l'apex (ou à la base) des entérocytes, essentiel pour le transport unidirectionnel (ex: glucose).

Ces jonctions sont cruciales pour la fonction de barrière et de transport sélectif des épithéliums.

2. Jonctions d'ancrage

Il existe deux types de jonctions d'ancrage qui se situent sous les jonctions étanches :

  • Jonctions adhérentes (Zonula adherens).
  • Desmosomes (Macula adherens).

Elles présentent une distance légèrement plus large entre les membranes (dmin20nmd_{min} \sim20 \, \text{nm}) et une organisation en trois composants : une partie transmembranaire, une partie cytosolique et des filaments cytosoliques.

2.1. La jonction adhérente
  • Assemblage de protéines Composée de :
    • Protéines d'ancrage : les cadhérines.
    • Protéines de liaison : les caténines (ne forment pas de plaques distinctes).
    • Protéines du cytosquelette: connexion aux microfilaments d'actine.
  • Focus sur les cadhérines :
    • Glycoprotéines associées en dimères.
    • Composées de 3 domaines :
      • Domaine intracellulaire : interagit avec les protéines de liaison.
      • Domaine transmembranaire : ancre la cadhérine à la membrane.
      • Domaine extracellulaire : possède des sites de fixation du Ca²⁺. Ces interactions sont homophiles (entre cadhérines de cellules adjacentes) et Ca²⁺-dépendantes.
    • Les cadhérines forment une famille multigénique (~12 gènes).
    • Leur expression est tissu-spécifique, déterminant la spécificité d'adhérence des types cellulaires.
    • Elles sont impliquées dans la mise en place des tissus embryonnaires, la régulation de la cohésion tissulaire adulte et la cancérisation (les cellules cancéreuses perdent souvent leurs cadhérines, favorisant la migration). Les cadhérines permettent l'inhibition de contact.
2.2. Le desmosome
  • Assemblage de nombreuses protéines :
    • Protéines d'ancrage : cadhérines spécifiques (desmogléines, desmocolines) qui peuvent réaliser des liaisons hétérophiles.
    • Protéines de liaison : (desmoplakine, plakoglobine, plakophiline) organisées en plaques.
    • Protéines du cytosquelette : connexion aux filaments intermédiaires de kératine.
  • Importanceclinique : le pemphigus est une maladie auto-immune où les anticorps attaquent les desmogléines, entraînant une déstructuration des desmosomes et des épithéliums (formation de bulles cutanées).
2.3. Rôlesdes jonctions d'ancrage
  • Très répandues dans les tissus animaux, particulièrement ceux soumis à de fortes tensions mécaniques (ex: épiderme, muscle cardiaque).
  • Attachent mécaniquement les cellules et leur cytosquelette aux cellules voisines, touten laissant un espace pour les fluides extracellulaires.
  • Transmettent les forces et les signaux mécaniques de cellule à cellule.
Bilan : Comparaison entre jonction adhérente et desmosome
Jonction adhérente Desmosome
Localisation Zonula adherens, en ceinture Macula adherens, en plaque
Protéines d'ancrage Cadhérines Cadhérines (desmogléine, desmocolline)
Protéines de liaison Caténines Desmoplakine, plakoglobine, plakophiline
Filaments connectés Microfilaments (actine) Filaments intermédiaires (kératine)

3. Jonctions communicantes (Gapjunctions)

3.1. Observation au MET
  • Localisation : Cellules animales uniquement (SNC, cœur, foie, rétine, vaisseaux sanguins, muscles lisses).
  • Rapprochement des membranes : dmin=23nmd_{min} = 2-3 \, \text{nm}.
  • Forme des plaques discoïdales, composées de petites unités hexagonales appelées connexons (Ø : 8 nm).
3.2. Structure
  • Un connexon estformé de 6 sous-unités appelées connexines.
  • Deux connexons de membranes adjacentes (face à face) forment un canal transmembranaire.
  • L'ouverture du canal est régulée :
    • Fermé si [Ca²⁺] ↑ ou pH ↓.
    • Ouvert (diamètre 2 nm) si [Ca²⁺] ↓ ou pH ↑.
3.3. Rôle
  • Permettent le passage rapidede molécules de cellule à cellule par diffusion passive selon le gradient, avec un filtrage selon la taille (< 1200 Da).
  • Établissent une continuité cytoplasmique entre les cellules.
  • Assurent l'homéostasie cellulaire et tissulaire.
  • Permettent la communication et la synchronisation intercellulaires :
    • Couplage métabolique : diffusion de seconds messagers (AMPc, Ca²⁺).
    • Couplage électrique : rôle de synapse électrique.

Important : les jonctions communicantes ne bloquent pas le passage du liquide extracellulaire entre les membranes plasmiques.

Bilan des jonctions intercellulaires
  • Il existe 4 grands types dejonctions entre cellules rapprochant les membranes : jonctions serrées, jonctions adhérentes, desmosomes, et jonctions communicantes.
  • L'ancrage cellule-cellule est assuré par des protéines transmembranaires.
  • Ces structures ont diverses fonctions enplus de la cohésion : barrière étanche, maintien de la polarité, transmission de forces et signaux mécaniques, homéostasie, communication chimique et électrique.

B. Jonctions entre cellules et MEC

Introduction (Rappel)

La Matrice Extracellulaire (MEC) animale est composée de :

  • Protéines fibreuses (collagène, élastine) : résistance et élasticité.
  • Protéines globulaires (fibronectine, laminine): cohésion et adhérence.
  • Protéoglycanes (acide hyaluronique, chondroïtine sulfate) : souplesse, résistance à la compression, formation de gels.

La MEC remplit de multiples rôles (adhérence,soutien, absorption des chocs, support de migration). Elle est produite principalement par les fibroblastes, dont le déplacement amiboïde nécessite un ancrage temporaire à la MEC.

Quelles structures permettent l'ancrage des cellules à la MEC ?

1. Hémidesmosome (HD)

  • Localisation : pôle basal des cellules épithéliales.
  • Composition :
    • Protéines d'ancrage : les intégrines.
    • Protéines de liaison, organisées en plaque.
    • Protéines du cytosquelette : connexion aux filaments intermédiaires (kératine).
  • Intégrines : glycoprotéines hétérodimères (sous-unités α\alpha et β\beta), Ca²⁺ ou Mg²⁺-dépendantes. Grande diversité, permettant des liaisons faibles avec diverses molécules de la MEC (laminines, fibronectines, collagène).

2. Contactfocal (CF)

  • Localisation : cellules à déplacement amiboïde (ex: fibroblastes, macrophages).
  • Composition :
    • Protéines d'ancrage : les intégrines.
    • Protéines de liaison, organisées en plaque.
    • Protéines du cytosquelette : connexion aux microfilaments (actine), formant des "fibres de stress".

3. Fonctions

Fonctions communes auxHD et CF
  • Ancrage des cellules à la MEC.
  • Transmission de signaux dans les deux directions à travers la membrane plasmique grâce aux intégrines.
  • Maintien de la forme de la cellule.
Fonctions spécifiques aux CF
  • Transmission de forces via les fibres de stress.
  • Ancrage labile permettant le déplacement cellulaire.
Fonctions spécifiques aux HD
  • Maintien de la rigidité cellulaire.

Bilan (I) des jonctions

Les membranes agissent en interface entre la MEC et le cytosquelette via les jonctions cellulaires. Ces jonctions :

  • Jouent un rôle crucial dans la signalisation et la transmission des signaux entre cellules ou entre cellules et MEC.
  • Sont liées au cytosquelette, interconnectant les cytosquelettes des cellules d'un même tissu.
  • Interviennent dans la forme des cellules/tissus et leurspropriétés mécaniques.

Les protéines d'ancrage transmembranaires connectent le cytosquelette aux éléments extracellulaires.

Type de liaison Type de jonction Molécule d'ancrage Ligand extracellulaire Élément du cytosquelette connecté Fonctions
Cellule-cellule Desmosome Cadhérine Cadhérine Filaments intermédiaires (kératine) Solidité, signalisation
Jonction adhérente Cadhérine Cadhérine Microfilaments (actine) Forme, transmission de force, signalisation
Cellule-MEC Hémidesmosome Intégrine Laminine, fibronectine, collagène... Filaments intermédiaires (kératine) Rigidité, forme, signalisation
Contact focal IntégrineLaminine, fibronectine, collagène... Microfilaments (actine) Déplacement, forme, transmission de force, signalisation
Autres jonctions intercellulaires Jonction serrée (étanche) Claudine, occludine, JAM Claudine, occludine, JAM Actine Étanchéité, maintien de la polarité
Jonction communicante Connexine Connexine - Communication intercellulaire (chimique, électrique)

II. Communication via les récepteurs membranaires

Introduction

Les organismes pluricellulaires sontdes systèmes intégrés où la communication intercellulaire est vitale. Un signal est le support physique d'une information.

Deux systèmes principaux de communication existent :

  • La communication hormonale (sang ou fluide, délai moyen àlong).
  • La communication nerveuse (signal électrique/neurotransmetteur, délai court).

Les communications hormonale et nerveuse impliquent un signal chimique.

A. Vue d'ensemble

1. Principe de lacommunication chimique

  • Une cellule émet une molécule signal.
  • Le signal est transporté à distance via un canal de transmission.
  • Seules les cellules possédant un récepteur spécifique au signal le perçoivent.
  • Le signal est transduit via une voie de signalisation.
  • Ceci déclenche une réponse cellulaire adaptée.

2. Types de signaux

Classés selon la distance parcourue par la molécule signal :

Type Distance Réception du signal Canal de transmission
Par contact 0 Contact direct (molécule fixée à cellule émettrice et récepteur)
Autocrine Faible Par la cellule émettrice Liquide interstitiel
Paracrine Faible Par des cellules voisines de la cellule émettrice Liquide interstitiel
Endocrine Grande Par des cellules éloignées de la cellule émettrice Sang
Synaptique Grande Cellule formant une synapse avec le neurone émetteur Fente synaptique (liquide interstitiel)

3. Types de récepteurs

  • Les récepteurs sont spécifiques de leurs ligands en raison de leur complémentarité de forme et de propriétés.
  • Deux grands types de récepteurs selon la nature du signal :
    • Molécule hydrophile (hydrosoluble) : récepteur transmembranaire.
    • Molécule lipophile (liposoluble) : récepteur intracellulaire.
  • Trois grandes catégories de récepteurs transmembranaires :
    • Récepteurs-canaux.
    • Récepteurs couplés aux protéines G (RCPG).
    • Récepteurs couplés à une enzyme.
  • Les récepteurs transmembranairessont des cibles majeures pour les médicaments (ex: 30% des médicaments ciblent des RCPG).

4. Réponses cellulaires

  • Un signal isolé peut induire une réponse spécifique dans une cellule cible donnée.
  • Un mêmesignal peut provoquer des réponses différentes selon le type de cellule cible.
  • La réponse cellulaire finale est le résultat de l'intégration de multiples signaux, parfois contradictoires.

B. Récepteurs-canaux

Introduction

Propriétés d'unrécepteur-canal
  • Protéine activée par la fixation d'un ligand (neurotransmetteur) → "récepteur".
  • Forme un pore permettant un flux sélectif d'ions à travers la membrane →"canal".
  • Convertit un signal chimique en un signal électrique.
  • Protéine multimérique (trimérique, tétramérique ou pentamérique).
  • Localisée dans l'élément postsynaptique.

Modèle d'étude : le récepteur nicotinique à l'acétylcholine (nAChR), important pour la contraction musculaire et les synapses neuro-neuronales et neuro-musculaires.

Remarque : Il existe un récepteur muscarinique à l'acétylcholine qui est un RCPG.

1. Structure du récepteur nicotinique à l'ACh

  • Démarche expérimentale historique : extraction, purification, cristallisation et observation par cristallographie électronique 3D (Nigel Unwin).
  • Résultats :
    • Pentamère : 5 sous-unités (2α, β, γ, δ).
    • Chaque sous-unité est une glycoprotéine avec 4 hélices α transmembranaires (M1-M4).
    • Possède un canal central (Ø ≤ 2 nm) délimité par des hélices α (surtout M2) partiellement hydrophiles.
    • Dimensions : Ø = 8 nm, L = 11 nm.

2. Fonctionnement du récepteur nicotinique à l'ACh

  • La fixation d'acétylcholine (ACh) sur les sous-unités α entraîne un changement de conformation etl'ouverture du canal.
  • Après 1-2 ms, l'ACh se dissocie spontanément et le canal se referme.
  • Caractéristiques du canal :
    • Ions transportés : Na⁺ (également Ca²⁺, K⁺).
    • Transport rapide (~2.1072.10^7 ions/sec), non saturable.
    • Présence d'une période réfractaire (le canal est fermé et ne peut s'ouvrir) due à la sous-unité δ.

C. Récepteurs couplés aux protéines G (RCPG)

1. Vue d'ensemble

1.1. Le récepteur (RCPG)
  • Structure :
    • 7 domaines transmembranaires enhélice α.
    • Domaine N-terminal extracellulaire.
    • Domaine C-terminal intracellulaire.
  • Le site de fixation du ligand est situé dans les domaines transmembranaires.
  • Lafixation de la protéine G se fait au niveau du domaine cytosolique.
1.2. La protéine G
  • Structure : trimérique (sous-unités α, β, γ). Les sous-unités α etγ sont liées aux lipides membranaires. La sous-unité α est liée au GTP ou GDP.
  • Régulation :
    • Forme inactive : liée au GDP.
    • Forme active : liée au GTP.
    • Sous l'action du récepteur, la sous-unité α se dissocie et se déplace dans la membrane.
  • Trois types de protéines G, différant par leurs sous-unités α : Gs (stimulating), Gi (inhibiting), Gq.
1.3. Principe de fonctionnement
  1. État inactivé : le récepteur est dissocié de la protéine G (liée au GDP).
  2. Fixation du ligand sur le récepteur → association de la protéineG avec le récepteur par déplacement latéral.
  3. La protéine G échange le GDP contre du GTP → protéine G (GTP) activée.
  4. La protéine G activée se dissocie et interagit avec des protéines effectrices qu'elle active.

2. Protéines Gs

2.1. L'adénylyl-cyclase
  • Les protéines Gs (sous-unité α) activent l'adénylyl-cyclase.
  • Cette enzyme membranaire catalyse la synthèse d'AMPc (adénosine monophosphate cyclique) à partir d'ATP.
2.2. L'AMPc (adénosine monophosphate cyclique)
  • Petite molécule cyclique, qui joue le rôle de second messager.
  • Sa concentration ([AMPc]) est étroitement contrôlée : synthétisée par l'adénylyl cyclase, dégradée par une phosphodiestérase (durée de vie courte, message bref).
  • L'AMPc peut selier et activer diverses kinases, entraînant une diversité d'effets cellulaires (ex: catabolisme du glycogène par l'adrénaline).
2.3. La Protéine Kinase A (PKA)
  • La PKA est une kinase activée par l'AMPc.
  • Structure : 2 sous-unités catalytiques (activité kinase) et 2 sous-unités régulatrices (inhibent l'activité kinase).
  • La fixation de 4 AMPc surles sous-unités régulatrices entraîne un changement de conformation et la libération des 2 sous-unités catalytiques activées.
  • Les sous-unités catalytiques activées peuvent agir :
    • Dans le cytoplasme : cascade de phosphorylations.
    • Dansle noyau : régulation de l'expression des gènes via l'activation de facteurs de transcription.
2.4. Un exemple

Récepteur bêta 1 à la noradrénaline (couplé à une protéine Gs) : la noradrénaline stimule les cellules cardionectrices du Nœud Sinusal, ce qui augmente la fréquence cardiaque et le volume d'éjection systolique (Cf. UE022).

3. Protéine Gq

3.1. La phospholipase C (PLC)
  • Les protéines Gq activent la phospholipase C.
  • La PLC clive le PIP2 (phosphatidylinositol-biphosphate) en deuxseconds messagers :
    • DAG (diacylglycérol) : reste dans la membrane.
    • IP3 (inositol triphosphate) : libéré dans le cytoplasme.
  • L'IP3 provoque la libération de Ca²⁺ du réticulum endoplasmique (RE) ou des mitochondries.
  • Le DAG (avec Ca²⁺ et phosphatidylsérine) active la protéine kinase C (PKC).
3.2. LeCalcium
  • Le Ca²⁺ est aussi un second messager. Sa concentration cytosolique est faible (< 107mol.L110^{-7} \, \text{mol.L}^{-1}) et étroitement régulée par des transporteurs et des pompes.
  • Ilpeut être stocké dans le RE et la mitochondrie.
  • Le Ca²⁺ se fixe à diverses protéines effectrices (ex: calmoduline) dont il modifie le fonctionnement, entraînant des effets cellulaires variés.
3.3. La protéine kinase C(PKC)
  • La PKC est activée par le DAG et le Ca²⁺.
  • Elle active indirectement des facteurs de transcription (FT) par deux voies :
    • Voie des MAP-kinases.
    • Voie de IK-B/NFκB.
  • La PKC régule ainsi indirectement l'expression des gènes.
3.4. Un exemple

Récepteur alpha 1 à la noradrénaline(couplé à une protéine Gq) : la noradrénaline provoque la vasoconstriction des cellules musculaires lisses de la paroi artérielle.

4. Protéine Gi

  • La protéine Gi a un effet antagoniste àcelui de Gs et Gq.
  • Elle inhibe l'adénylcyclase et la phospholipase C.
  • Autres effets : régulation de canaux ioniques, inhibition de la phospholipase A2.

Exemple : Lerécepteur muscarinique à l'acétylcholine (couplé à une protéine Gi) diminue l'activité des cellules cardionectrices du Nœud Sinusal.

D. Récepteurs couplés à une enzyme

1. Généralités

  • Deux types :
    • Récepteur à enzyme intrinsèque (l'enzyme fait partie du récepteur).
    • Récepteur associé à une enzyme (le récepteur recrute une enzyme).
  • Troiscatégories de récepteurs à activité intrinsèque :
    • Récepteurs à activité Tyrosine kinase (RTK).
    • Récepteurs à activité Sérine/Thréonine kinase.
    • Récepteurs à activité Guanylyl cyclase (synthèse de GMP cyclique).
  • Activation induite par le ligand : auto-phosphorylation ou phosphorylation croisée du récepteur.
  • Activation d'effecteurs (contenant des domaines SH2) en cascade.

2. Récepteurs à activité Tyr-kinase (RTK)

2.1. Récepteur à l'insuline
  • L'insuline est une protéine hormonale hypoglycémiante.
  • Structure du récepteur : dimère liépar des ponts disulfure. Chaque monomère est composé de deux sous-unités (α\alpha et β\beta).
    • α\alpha : fixe l'insuline.
    • β\beta : possède l'activité Tyr kinase.
  • Fonctionnement :
    1. Fixation de l'insuline/récepteur → activation des sous-unités β\beta par changement de conformation → phosphorylation croisée des tyrosines sur les sous-unités β\beta.
    2. Recrutementet phosphorylation de l'IRS-1 (insulin receptor substrate).
    3. Activations en cascade d'enzymes → amplification du signal.
    4. Réponse cellulaire : augmentation du nombre de transporteurs de glucose sur la membrane plasmique (exocytose rapide), synthèsede protéines (réponse lente).
2.2. Récepteur à l'EGF (EGFR)
  • L'EGF (epidermal growth factor) est une protéine, un facteur de croissance (agent mitogène, induisant la prolifération cellulaire).
  • Fonctionnement :
    1. Liaison d'EGF au récepteur → dimérisation et phosphorylation croisée du récepteur.
    2. Recrutement deprotéines via les tyrosines phosphorylées (Tyr-P).
    3. Activation d'une petite protéine G cytosolique (Ras).
    4. Activation de la voie des MAP kinases (cascade de phosphorylations) → amplification du signal.
    5. Réponse cellulaire: mitose → prolifération (réponse importante pour la croissance des cellules épidermiques et épithéliales).

Bilan - RCPG et récepteur couplé à une enzyme

  • Les cascades de phosphorylations sont fréquentes dans les voies de signalisation de ces récepteurs, régulées par des protéines kinases et des phosphatases.
  • Le "switch" phosphorylation-déphosphorylation contrôle l'activité des protéines cibles, et un turn-over rapide est essentiel pour l'efficacité du signal.
  • Ces récepteurs impliquent des mécanismes d'amplification du signal (plus il y a d'étapes, plus l'amplification est grande et la réponse retardée).
  • Les différentes voies de signalisationconvergent et/ou se recoupent, permettant l'intégration du signal.

Principe de fonctionnement commun entre RCPG et récepteur-enzyme.

Bilan (II) de la communication membranaire

  • Les récepteurs sontspécifiques de leur ligand.
  • Il existe 3 types de récepteurs membranaires :
    • Récepteur-canal.
    • Récepteur couplé à une enzyme (intrinsèque ou extrinsèque).
    • Récepteur couplé à une protéine G (Gs, Gq, Gi).
  • Ces récepteurs initient la transduction du signal via une voie de signalisation intracellulaire spécifique à la cellule cible.
  • Lesvoies de signalisation impliquent des seconds messagers (AMPc, IP3, DAG, Ca²⁺) et/ou des cascades de phosphorylations (ex: MAP kinases).
  • Ces voies permettent une amplification du signal (plus d'étapes =plus d'amplification).
  • Les voies se recoupent/convergent, permettant l'intégration du signal.
  • Elles aboutissent à l'activation de protéines effectrices.
  • Le signal doit être bref :des mécanismes d'extinction du signal (ex: phosphodiestérase dégradant l'AMPc) sont présents.

Niveaux de réponse cellulaire

Niveau de réponse Cytosolique Nucléaire
Vitesse Rapide Lente
Effet Régulation de protéines Régulation de l'expression de gènes

La vitesse de réponse dépend de la complexité de la voie de signalisation :

  • Récepteur-canal : réponse très rapide.
  • RCPG : réponse lente.
  • Récepteur-enzyme : réponse plus lente.

SUPPLÉMENTS

Jonctions entre cellules (et MEC) : Les CAM (molécules d'adhérence intercellulaires)

  • Les CAM sont des protéines transmembranaires assurant les interactions cellule-cellule ou cellule-MEC.
  • Elles possèdent 3 domaines :
    • Domaine extracellulaire : interactions (homophiles ou hétérophiles) par liaisons faibles.
    • Domaine transmembranaire : ancrage à la membrane (hélice alpha hydrophobe).
    • Domaine cytosolique : recrutement de protéines de liaison avec le cytosquelette et de signaux moléculaires intracellulaires.
  • 4 grandes familles structurales de CAM :
    • Molécules d'adhérence de la superfamille des immunoglobulines.
    • Sélectines.
    • Cadhérines.
    • Intégrines.

Rôle de lalaminine sur les hémidesmosomes

Les laminines participent à la structuration des hémidesmosomes, comme l'a montré l'étude de souris déficientes en Lamc2 (codant pour une sous-unité de la laminine).

Rôlede la fibronectine dans la migration cellulaire

La fibronectine joue un rôle clé dans les déplacements cellulaires, servant de point d'ancrage sur lequel la cellule exerce une tension pour se déplacer. (Ex: rôle important lors du développement embryonnaire, gastrulation).

Les structures d'ancrage à la MEC ont un rôle de transmission de signaux entre le cytoplasme et la MEC, via les intégrines. Les intégrines peuvent opérer une signalisation bidirectionnelle ("two-way signaling").

Vued'ensemble de la signalisation cellulaire

Les molécules de signalisation hydrophobes diffusent à travers la membrane et se lient à des récepteurs cytosoliques pour réguler l'expression génique. La majorité des molécules hydrophiles se lient à des récepteurs de surface, entraînant une transduction dusignal par des protéines relais ou seconds messagers, ce qui mène à des changements cellulaires rapides (enzymes) ou lents (expression génique).

Récepteurs couplés aux protéines G

Un exemple : le choléra et la coqueluche sont dus à une altération de l'activité des protéines G

  • La toxine du choléra (choléragène) stabilise la forme active GTP-liée de la protéine Gs (Gαs\text{G}_{\alpha \text{s}}), qui active en continu la PKA. Celaouvre les canaux chlorure (CFTR) et inhibe l'échangeur Na⁺-H⁺, entraînant une perte excessive de NaCl et d'eau dans l'intestin (diarrhée).
  • La toxine de la coqueluche (pertussis) modifie la protéine Gi (Gαi{G}_{\alpha \text{i}}), l'empêchant de se dissocier du récepteur activé. Elle ne peut donc plus inhiber l'adényl-cyclase (ce qui entraîne une accumulation d'AMPc).

Récepteurs couplés à une enzyme : Le récepteur à l'EGF (EGFR)

Les RTK (récepteurs à tyrosine kinase) se lient à des facteurs de croissance comme l'EGF. La liaison de l'EGF à son domaineextracellulaire provoque la dimérisation du récepteur et son autophosphorylation croisée. Une protéine adaptatrice (Grb-2) se lie aux phosphotyrosines, recrute Sos, qui active Ras. Ras active ensuite la voie des MAP kinases, conduisant à une cascade de phosphorylations qui stimulent la prolifération cellulaire.

Mécanismes assurant la fin du signal

Pour une signalisation de courte durée et efficace, des mécanismes de désensibilisation (ou d'extinction) du signal sont nécessaires :

  • Séquestration du récepteur.
  • Dégradation du récepteur (lysosomes).
  • Inactivation du récepteur (modifications covalentes ou protéine inhibitrice).
  • Inactivation des protéines de signalisation.
  • Production d'une protéine inhibitrice.

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