Matrice des priorités et stratégie

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Ce document présente la matrice des priorités d'Ernest, axée sur l'analyse stratégique incluant le marché, les contrats, le diagnostic interne et externe, la motivation, la propriété intellectuelle, les choix stratégiques, l'innovation, la politique économique, la concurrence déloyale, les coûts, les finalités et les parties prenantes.

ERNEST : La Matrice des Priorités pour l'Examen CEJM

La matrice ERNEST est un outil essentiel pour les étudiants se préparant à l'examen de Culture Économique, Juridique et Managériale (CEJM). Elle permet d'identifier les notions les plus récurrentes et donc les plus importantes à maîtriser. L'objectif est de maximiser l'efficacité des révisions en se concentrant sur les concepts "incontournables" qui apparaissent fréquemment dans les sujets d'examen. Un "vert" dans la matrice indique une présence significative de la notion dans les annales, signalant son caractère primordial. Matrice ERNEST : Les priorités de l'examen CEJM

Comprendre la Matrice ERNEST

La matrice présente une liste de notions clés, leur fréquence d'apparition dans les sujets d'examen (ici sur 6 années : 2020 à 2025), et les fiches ERNEST correspondantes à réviser. Une fréquence élevée (par exemple, 5/6 ou 83%) signifie que la notion est quasiment garantie d'être abordée.

Analyse des Notions Incontournables (Fréquence Élevée)

# Notion Fréq Pourcentage Fiches ERNEST à Réviser Détails Essentiels
1 Le marché et ses défaillances 5/6 83% Éco Le marché Ce concept économique est fondamental. Il couvre non seulement le fonctionnement du marché (offre, demande, équilibre) mais aussi les situations où celui-ci ne parvient pas à allouer efficacement les ressources (externalités, biens publics, asymétries d'information, monopoles). Une compréhension approfondie des mécanismes de marché et des interventions étatiques pour corriger ses défaillances est cruciale.
1. Le Marché et ses Défaillances (Économie)
1.1. Le Fonctionnement du Marché
Le marché est un lieu, physique ou virtuel, où se rencontrent l'offre et la demande d'un bien ou d'un service, permettant de déterminer un prix et des quantités d'équilibre.
  • L'offre: Quantité de biens ou services que les producteurs sont prêts à vendre à différents niveaux de prix. Elle est généralement croissante avec le prix.
  • La demande: Quantité de biens ou services que les consommateurs sont prêts à acheter à différents niveaux de prix. Elle est généralement décroissante avec le prix.
  • Le prix et la quantité d'équilibre: Le point où l'offre rencontre la demande, entraînant une allocation optimale des ressources en l'absence de défaillances.
  • Élasticité: Mesure de la sensibilité de l'offre ou de la demande aux variations de prix ou de revenu.
1.2. Les Défaillances du Marché
Les défaillances du marché surviennent lorsque l'allocation des ressources par le marché n'est pas optimale.
  • Externalités: Effets non compensés par le marché sur des tiers.
    • Externalités positives: La recherche, la vaccination (bénéfices sociaux > bénéfices privés). L'État peut subventionner.
    • Externalités négatives: La pollution (coût social > coût privé). L'État peut taxer (taxe Pigou), réglementer ou mettre en place des quotas.
  • Biens publics: Biens non exclusifs (on ne peut empêcher personne de les consommer) et non rivaux (la consommation d'une personne n'empêche pas celle d'une autre). Ex: défense nationale, éclairage public. Le marché ne les produit pas suffisamment (problème du "passager clandestin"). L'État doit les financer.
  • Asymétries d'information: Une partie a plus d'informations que l'autre.
    • Anti-sélection (ou sélection adverse): Avant la transaction (ex: marché des voitures d'occasion, assurances). Les mauvais produits chassent les bons.
    • Aléa moral: Après la transaction (ex: assurance automobile, effort des salariés). Comportement opportuniste.
    L'État peut intervenir par la régulation, la certification, l'information obligatoire.
  • Monopoles et oligopoles: Absence de concurrence parfaite. Les entreprises ont un pouvoir de marché et peuvent fixer des prix supérieurs au coût marginal, réduisant le surplus du consommateur. L'État intervient par le droit de la concurrence.

Notions à Fréquence Élevée (66%)

# Notion Fréq Pourcentage Fiches ERNEST à Réviser Détails Essentiels
2 Contrat de travail & pouvoirs employeur 4/6 66% Droit Les clauses du contrat de travail, Droit Le contrat de travail, Droit La protection du salarié Ceci couvre le cadre juridique de la relation employeur-salarié, les obligations des deux parties, les différents types de contrats, et les limites des pouvoirs de l'employeur. Il est crucial de comprendre les clauses essentielles, la rupture du contrat et la protection des droits du salarié.
3 Diagnostic stratégique (PESTEL, FCS, interne) 4/6 66% Mgt. Le diagnostic interne et externe, Mgt. Les ressources et les compétences Il s'agit des outils et méthodes pour analyser l'environnement externe (PESTEL) et interne (Forces et Faiblesses, Ressources, Compétences) de l'entreprise afin de formuler une stratégie pertinente. Les Facteurs Clés de Succès (FCS) sont également un élément central.
4 Motivation & Styles de management 4/6 66% Mgt. Les facteurs de motivation des salariés, Mgt. Les styles de management Cette notion aborde les théories de la motivation au travail (Maslow, Herzberg, Vroom, Locke) et les différents styles de leadership (autoritaire, participatif, délégatif, transformationnel) et leurs impacts sur la performance et le bien-être des salariés.
5 Propriété intellectuelle 4/6 66% Droit La propriété industrielle, Droit La protection des actifs immatériels, Droit La protection des actifs immatériels (+T2 Concurrence déloyale) Un domaine juridique crucial pour les entreprises innovantes. Il inclut les brevets, marques, droits d'auteur, dessins et modèles. La protection de ces actifs immatériels est essentielle pour la compétitivité et la valorisation de l'innovation.
2. Contrat de Travail et Pouvoirs de l'Employeur (Droit)
2.1. Le Contrat de Travail
C'est un accord par lequel une personne (le salarié) s'engage à travailler pour le compte et sous la subordination d'une autre personne (l'employeur), en contrepartie d'une rémunération.
  • Éléments constitutifs: Prestation de travail, rémunération, lien de subordination.
  • Types de contrats:
    • CDI (Contrat à Durée Indéterminée): Forme normale et générale du contrat de travail.
    • CDD (Contrat à Durée Déterminée): Utilisation encadrée par la loi (remplacement, accroissement temporaire d'activité...).
    • Contrat de mission (intérim), Contrat d'apprentissage, Contrat de professionnalisation.
  • Clauses spécifiques:
    • Clause de non-concurrence: Limite l'activité du salarié après la rupture du contrat, doit être limitée dans le temps et l'espace, et prévoir une contrepartie financière.
    • Clause de mobilité: Permet à l'employeur de changer le lieu de travail du salarié.
    • Clause d'objectif: Fixe des buts à atteindre pour le salarié.
    • Clause de confidentialité: Oblige le salarié à ne pas divulguer d'informations sensibles.
2.2. Les Pouvoirs de l'Employeur et leurs Limites
L'employeur détient trois pouvoirs principaux :
  • Pouvoir de direction: Organiser le travail, donner des ordres, contrôler leur exécution.
  • Pouvoir de sanction: Sanctionner les fautes du salarié (avertissement, blâme, mise à pied, licenciement disciplinaire). Doit respecter le principe du contradictoire et de proportionnalité.
  • Pouvoir réglementaire: Établir des règles générales dans l'entreprise (règlement intérieur).
Ces pouvoirs sont encadrés par la loi, les conventions collectives et la jurisprudence. Ils ne doivent pas être abusifs et doivent respecter les droits et libertés fondamentales des salariés (droit à la vie privée, liberté d'expression).
3. Diagnostic Stratégique (Management)
La phase de diagnostic est essentielle avant toute prise de décision stratégique. Elle vise à comprendre l'environnement de l'entreprise et ses capacités internes.
3.1. Diagnostic Externe
Il analyse l'environnement dans lequel évolue l'entreprise.
  • PESTEL: Outil d'analyse macro-environnementale.
    • Politique: Stabilité gouvernementale, politiques fiscales, réglementation.
    • Économique: Croissance, inflation, taux d'intérêt, pouvoir d'achat.
    • Sociologique: Démographie, modes de vie, valeurs culturelles.
    • Technologique: Innovations, R&D, obsolescence technologique.
    • Écologique: Réglementations environnementales, développement durable, changement climatique.
    • Légal: Droit du travail, droit de la consommation, droit de la concurrence.
  • Analyse de Porter (5 Forces): Analyse micro-environnementale, spécifique au secteur d'activité.
    • Menace des nouveaux entrants.
    • Pouvoir de négociation des fournisseurs.
    • Pouvoir de négociation des clients.
    • Menace des produits de substitution.
    • Intensité de la concurrence intra-sectorielle.
L'objectif est d'identifier les Opportunités (tendances favorables) et les Menaces (risques) pour l'entreprise.
3.2. Diagnostic Interne
Il évalue les ressources et compétences de l'entreprise.
  • Ressources:
    • Matérielles: Usines, machines, équipements.
    • Financières: Capacités d'investissement, fonds propres.
    • Humaines: Effectifs, qualifications, expérience.
    • Immatérielles: Marque, brevets, savoir-faire, réputation, bases de données.
  • Compétences: Ce que l'entreprise sait faire avec ses ressources.
    • Compétences distinctives: Différencient l'entreprise de ses concurrents et constituent un avantage concurrentiel durable (ex: logistique de Zara, design d'Apple).
  • Facteurs Clés de Succès (FCS): Éléments que l'entreprise doit maîtriser pour réussir dans son secteur. Ils découlent de l'analyse externe et interne (ex: pour l'automobile, la sécurité, le design, le réseau de distribution).
L'objectif est d'identifier les Forces (avantages) et les Faiblesses (points à améliorer) de l'entreprise.
4. Motivation et Styles de Management (Management)
4.1. Les Théories de la Motivation
La motivation est l'ensemble des facteurs qui incitent un individu à agir.
  • Théorie de Maslow (pyramide des besoins): Hiérarchie de cinq besoins (physiologiques, sécurité, appartenance, estime, accomplissement de soi). Une fois un niveau satisfait, l'individu cherche à satisfaire le niveau supérieur.
  • Théorie de Herzberg (théorie bi-factorielle):
    • Facteurs d'hygiène: Prévention de l'insatisfaction (salaire, conditions de travail, statut). Leur absence crée de l'insatisfaction, mais leur présence ne génère pas de motivation.
    • Facteurs de motivation: Génèrent la satisfaction (reconnaissance, autonomie, responsabilités, évolution de carrière).
  • Théorie des attentes de Vroom: La motivation est le produit de l'expectative (effort performance), de l'instrumentalité (performance récompense) et de la valence (valeur de la récompense).
  • Théorie de l'équité d'Adams: Les individus comparent leurs contributions/rétributions à celles des autres. Une iniquité perçue peut entraîner une baisse de motivation.
  • Théorie de la fixation des objectifs de Locke: Des objectifs clairs, spécifiques, atteignables mais stimulants, acceptés par l'employé, augmentent la motivation et la performance.
4.2. Les Styles de Management
La manière dont un manager dirige son équipe influence directement la motivation et la performance.
  • Autoritaire: Décisions centralisées, contrôle strict, peu de participation des subordonnés. (Ex: Management de Taylor)
  • Paternaliste: Autoritaire mais avec un souci du bien-être des salariés (avantages sociaux, sécurité).
  • Consultatif / Participatif: Le manager consulte ses équipes avant de prendre des décisions, encourage l'échange.
  • Délégatif: Le manager confie l'autonomie et les responsabilités à ses équipes pour l'exécution des tâches. Adapté aux équipes matures et compétentes.
  • Transformationnel: Inspire et motive les employés à dépasser leurs propres intérêts pour le bien de l'organisation, en se concentrant sur la vision, l'inspiration, la stimulation intellectuelle et la considération individuelle.
5. Propriété Intellectuelle (Droit)
La propriété intellectuelle (PI) protège les créations de l'esprit. Elle se divise en propriété industrielle et propriété littéraire et artistique.
5.1. La Propriété Industrielle
Elle protège les innovations techniques et les signes distinctifs des entreprises.
  • Brevets: Protection d'une invention technique (produit ou procédé).
    • Conditions: Nouveauté, activité inventive (non évidente pour un homme du métier), application industrielle.
    • Durée: 20 ans non renouvelables.
    • Monopole d'exploitation: Le titulaire peut interdire aux tiers l'exploitation de son invention.
  • Marques: Signe distinctif permettant d'identifier les produits ou services d'une entreprise (nom, logo, son, forme).
    • Conditions: Caractère distinctif, licite, disponible.
    • Durée: 10 ans renouvelables indéfiniment.
    • Confère un droit d'usage exclusif.
  • Dessins et modèles: Protection de l'apparence esthétique d'un produit (forme, couleur, texture).
    • Conditions: Nouveauté, caractère propre.
    • Durée: 5 ans renouvelables jusqu'à 25 ans.
5.2. La Propriété Littéraire et Artistique (Droits d'Auteur)
Elle protège les œuvres de l'esprit (livres, musiques, films, logiciels, créations graphiques...).
  • Conditions: Œuvre originale (porte l'empreinte de la personnalité de l'auteur), forme concrète.
  • Droits:
    • Droits moraux: Inaliénables et imprescriptibles (droit de paternité, droit au respect de l'œuvre, droit de divulgation, droit de retrait).
    • Droits patrimoniaux: Droits d'exploitation économique (reproduction, représentation, adaptation). Durée de 70 ans après la mort de l'auteur.
5.3. Protection des Actifs Immatériels et Concurrence Déloyale
La protection de la PI est cruciale pour la valorisation des entreprises. En l'absence de protection par la PI, certains actifs peuvent être protégés par le droit commun de la concurrence déloyale.
  • Concurrence déloyale: Actes qui contreviennent aux usages honnêtes du commerce, causant un préjudice à un concurrent. Ex: parasitisme, dénigrement, imitation.

Notions à Fréquence Moyenne (50%)

# Notion Fréq Pourcentage Fiches ERNEST à Réviser Détails Essentiels
6 Choix stratégiques (globale/ domaine) 3/6 50% Mgt. Les stratégies globales et de domaines, Mgt. Les décisions stratégiques, Mgt. Finalités, RSE et parties prenantes, Mgt. L'innovation Après le diagnostic, l'entreprise doit définir sa stratégie. Il s'agit des différents niveaux de stratégie (corporate/globale et business/domaine), des options stratégiques classiques (spécialisation, diversification, intégration, externalisation) et de leur lien avec les finalités de l'entreprise, la RSE et l'innovation.
7 Contrat (droit commun) 3/6 50% Droit La période précontractuelle, Droit Le contrat Ce thème aborde les principes fondamentaux du droit des contrats en général, les conditions de formation, les étapes précontractuelles, l'exécution et la sanction de l'inexécution. Il s'agit du socle de toute relation contractuelle.
8 Marché du travail 3/6 50% Éco Le marché du travail Analyse spécifique du marché du travail, de ses particularités (offre de travail par les ménages, demande de travail par les entreprises), des taux de chômage, des politiques de l'emploi et des rigidités.
9 Politique économique 3/6 50% Éco. Les politiques économiques Comprend les différents types de politiques économiques (budgétaire, monétaire, structurelle) mises en œuvre par les États et les banques centrales pour atteindre des objectifs macroéconomiques (croissance, plein emploi, stabilité des prix, équilibre extérieur).
6. Choix Stratégiques (Management)
La stratégie est l'ensemble des choix d'allocation de ressources qui engagent l'entreprise sur le long terme pour atteindre ses objectifs.
6.1. Niveaux de Stratégie
  • Stratégie globale (corporate strategy): Concerne l'entreprise dans son ensemble. Quelles activités développer ? Dans quels domaines d'activité stratégiques (DAS) investir ? Ex: diversification, internationalisation.
  • Stratégie de domaine (business strategy): Concerne un DAS spécifique. Comment être compétitif sur ce marché ? Ex: stratégie de domination par les coûts ou de différenciation (Porter).
6.2. Options Stratégiques
  • Spécialisation: Concentrer les ressources sur un seul métier. Avantages: maîtrise, économies d'échelle. Inconvénients: risques liés à la dépendance d'un marché.
  • Diversification: Étendre les activités à de nouveaux métiers.
    • Liée: Nouveaux métiers ayant des points communs avec les activités existantes (technologie, marché).
    • Conglomérale: Nouveaux métiers sans lien apparent.
  • Intégration verticale: Maîtriser différentes étapes de la chaîne de valeur (en amont vers les fournisseurs, en aval vers les clients). Avantages: contrôle, réduction des coûts de transaction. Inconvénients: rigidité, coûts fixes élevés.
  • Externalisation: Confier une activité à un prestataire externe spécialisé. Avantages: flexibilité, accès à l'expertise. Inconvénients: perte de contrôle, dépendance.
  • Internationalisation: Développer les activités à l'étranger.
  • Alliance stratégique / Partenariat: Collaborer avec d'autres entreprises (joint-venture, co-développement).
6.3. Finalités, RSE et Parties Prenantes
La stratégie est influencée par les finalités de l'entreprise (lucrativité, pérennité, sociale, environnementale) et la prise en compte de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). La RSE intègre les préoccupations sociales et environnementales dans les activités commerciales et les relations avec les parties prenantes. Les parties prenantes sont tous les acteurs internes et externes affectés par ou pouvant affecter l'atteinte des objectifs de l'entreprise (salariés, clients, fournisseurs, actionnaires, État, collectivités, ONG). Leur prise en compte est essentielle pour une stratégie durable.
6.4. L'Innovation comme Choix Stratégique
L'innovation est un levier stratégique majeur pour la compétitivité.
  • Innovation de produit: Nouveau bien ou service.
  • Innovation de procédé: Nouvelle méthode de production ou de distribution.
  • Innovation organisationnelle: Nouvelle méthode d'organisation des pratiques.
  • Innovation marketing: Nouvelle méthode de commercialisation.
Elle peut être radicale (rupture) ou incrémentale (amélioration).
7. Contrat (Droit Commun)
Le droit des contrats est une branche du droit civil qui régit les accords de volontés entre personnes.
7.1. La Période Précontractuelle
  • Négociations: Étape de discussion libre. Rupture libre, mais ne doit pas être abusive (faute engageant la responsabilité civile).
  • Avant-contrats: Promesse unilatérale de vente, pacte de préférence. Engagent déjà les parties.
  • Devoir d'information: Les parties doivent s'informer mutuellement sur les éléments déterminants du consentement.
7.2. La Formation du Contrat
Pour être valable, le contrat doit remplir quatre conditions essentielles ( du Code civil) :
  • Consentement des parties: Libre et éclairé. Vices du consentement (erreur, dol, violence) peuvent entraîner la nullité du contrat.
  • Leur capacité de contracter: Être majeur et sain d'esprit.
  • Un contenu licite et certain: L'objet du contrat doit être déterminé ou déterminable, et licite. La cause doit être licite.
7.3. L'Exécution et l'Inexécution du Contrat
  • Force obligatoire: Le contrat légalement formé tient lieu de loi à ceux qui l'ont fait ( Code civil).
  • Bonne foi: Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.
  • Sanctions de l'inexécution:
    • Exécution forcée: Obtenir l'exécution de la prestation due.
    • Réduction du prix: Si exécution imparfaite.
    • Résolution: Annulation rétroactive du contrat pour inexécution grave.
    • Résiliation: Annulation pour l'avenir des contrats à exécution successive.
    • Dommages et intérêts: Réparation du préjudice subi.
    • Exception d'inexécution: Refuser d'exécuter sa propre obligation tant que l'autre partie n'a pas exécuté la sienne.
8. Marché du Travail (Économie)
Le marché du travail est le lieu de rencontre entre l'offre de travail (proposée par les ménages/individus) et la demande de travail (proposée par les entreprises).
8.1. Offre et Demande de Travail
  • Offre de travail: Elle dépend de la taille de la population active, des qualifications, du salaire réel, des préférences travail/loisir.
  • Demande de travail: Elle est le fait des entreprises et dépend du coût du travail, de la productivité, du niveau d'activité économique et de la réglementation.
Le prix d'équilibre est le salaire, et la quantité d'équilibre est le niveau d'emploi.
8.2. Chômage et ses Causes
  • Chômage frictionnel: Lié au temps nécessaire pour trouver un nouvel emploi.
  • Chômage conjoncturel: Lié à un ralentissement de l'activité économique (faible demande globale).
  • Chômage structurel: Lié à des déséquilibres profonds (inadéquation qualifications/emplois, rigidités du marché, délocalisations).
  • Chômage technologique: Lié à l'automatisation et l'introduction de nouvelles technologies.
8.3. Politiques de l'Emploi
  • Politiques passives: Indemnisation du chômage.
  • Politiques actives:
    • Formation professionnelle.
    • Aides à l'embauche.
    • Réduction du coût du travail.
    • Aides à la création d'entreprise.
    • Flexibilisation du marché (réduction des rigidités).
9. Politique Économique (Économie)
Ensemble des interventions des pouvoirs publics visant à réguler l'activité économique pour atteindre des objectifs donnés.
9.1. Objectifs de la Politique Économique (Carré Magique de Kaldor)
  • Croissance économique (taux de croissance du PIB).
  • Plein emploi (faible taux de chômage).
  • Stabilité des prix (faible inflation).
  • Équilibre des échanges extérieurs (balance commerciale équilibrée).
9.2. Les Politiques Conjoncturelles
Visent à agir sur l'activité économique à court terme.
  • Politique budgétaire: Utilisation du budget de l'État (recettes et dépenses).
    • Expansive: Augmentation des dépenses publiques ou baisse des impôts pour stimuler la demande globale (risque d'inflation et de déficit public).
    • Restrictive: Baisse des dépenses ou augmentation des impôts pour freiner l'activité et réduire l'inflation.
  • Politique monétaire: Contrôle de la masse monétaire et des taux d'intérêt par la Banque Centrale (BCE pour la zone euro).
    • Expansive: Baisse des taux directeurs pour favoriser le crédit et l'investissement (risque d'inflation).
    • Restrictive: Augmentation des taux directeurs pour freiner le crédit et l'inflation.
9.3. Les Politiques Structurelles
Visent à modifier en profondeur les structures de l'économie à long terme.
  • Politiques de l'emploi (voir ci-dessus).
  • Politiques industrielles (soutien à certains secteurs).
  • Politiques de concurrence.
  • Politiques de recherche et développement.
  • Réformes des marchés (biens et services, travail).

Notions à Fréquence Plus Faible (33%)

# Notion Fréq Pourcentage Fiches ERNEST à Réviser Détails Essentiels
10 Concurrence déloyale 2/6 33% Droit La concurrence déloyale Bien que moins fréquente seule, elle est souvent liée à la propriété intellectuelle. Il s'agit des pratiques commerciales illicites qui causent un tort à un concurrent (dénigrement, imitation, parasitisme, désorganisation).
11 Coûts & externalisation (éco) 2/6 33% Éco Chaîne de valeur et Externalisation, Éco Chaîne de valeur et Externalisation (T3) + Mgt Le diagnostic interne et externe (T6) Analyse des différents types de coûts (fixes, variables, directs, indirects) et de la décision d'externalisation sous un angle économique (comparaison coûts internes/externes, contrôle, flexibilité). Lié au diagnostic interne.
12 Finalités & Parties prenantes 2/6 33% Mgt. Finalités, RSE et parties prenantes Déjà abordé en partie avec les choix stratégiques. Il est important de bien comprendre les objectifs fondamentaux de l'entreprise (économiques, sociaux, environnementaux) et l'importance de considérer tous les acteurs impliqués (stakeholders) dans sa gestion.
13 Financement de l'entreprise 2/6 33% Mgt. Les sources de financement Étude des différentes manières pour une entreprise de se procurer les capitaux nécessaires à son activité et à ses investissements (fonds propres, emprunts bancaires, marché financier).
14 Logiques entrepreneuriale et managériale 2/6 33% Mgt. La création d'entreprise Distinction entre la logique du créateur d'entreprise (vision, risque, innovation) et celle du manager (organisation, optimisation, contrôle). Lié au processus de création d'entreprise.
15 Plateformes numériques 2/6 33% Éco L'économie du numérique Analyse du fonctionnement spécifique des plateformes numériques (effets de réseau, rôle d'intermédiaire, modèle économique), de leur impact sur la concurrence et l'économie.
10. Concurrence Déloyale (Droit)
La concurrence déloyale est un comportement fautif d'un professionnel qui, par des pratiques contraires aux usages loyaux du commerce, cause un préjudice à un concurrent. Elle est sanctionnée sur le fondement de la responsabilité civile délictuelle ( du Code civil).
10.1. Actes Caractérisant la Concurrence Déloyale
  • Dénigrement: Discréditer les produits, services, ou la réputation d'un concurrent.
  • Imitation/Confusion: Créer une confusion dans l'esprit du public entre deux entreprises, leurs produits ou services (ex: imitation de marque non déposée).
  • Parasitisme: Se placer dans le sillage d'un concurrent pour tirer profit sans bourse délier de ses investissements, de sa notoriété ou de son savoir-faire.
  • Désorganisation: Démarcher la clientèle d'un concurrent de manière illicite, débauchage de salariés clés, divulgation de secrets de fabrication.
10.2. Conditions de la Responsabilité
Pour qu'il y ait concurrence déloyale, il faut prouver :
  • Une faute (l'acte déloyal).
  • Un préjudice (perte de clientèle, atteinte à l'image).
  • Un lien de causalité entre la faute et le préjudice.
La sanction est généralement des dommages et intérêts pour réparer le préjudice, et éventuellement des mesures d'interdiction.
11. Coûts et Externalisation (Économie/Management)
11.1. Typologie des Coûts
La compréhension des coûts est fondamentale pour la gestion et les décisions stratégiques.
  • Coûts fixes: Ne varient pas avec le volume d'activité (loyers, amortissements, salaires des administratifs).
  • Coûts variables: Varient proportionnellement au volume d'activité (matières premières, salaires des ouvriers à la tâche).
  • Coûts directs: Affectables sans ambiguïté à un produit ou une activité (matières premières pour un produit spécifique).
  • Coûts indirects: Nécessitent une clé de répartition pour être affectés (loyer de l'usine pour différents produits).
  • Coût total: Somme des coûts fixes et variables.
  • Coût moyen: Coût total divisé par les quantités produites.
  • Coût marginal: Coût de production d'une unité supplémentaire.
11.2. Décision d'Externalisation
L'externalisation (ou sous-traitance) consiste pour une entreprise à confier une partie de son activité à un prestataire externe.
  • Motivations:
    • Réduction des coûts: Profiter de l'expertise et des économies d'échelle du prestataire.
    • Flexibilité: S'adapter plus facilement aux variations d'activité.
    • Concentration sur le cœur de métier: Permet à l'entreprise de se focaliser sur ses activités stratégiques.
    • Accès à l'expertise: Bénéficier de compétences spécifiques non disponibles en interne.
  • Risques:
    • Perte de contrôle et de savoir-faire.
    • Dépendance vis-à-vis du prestataire.
    • Problèmes de qualité ou de délais.
    • Coûts cachés (suivi, coordination).
  • Chaîne de valeur de Porter: L'externalisation peut concerner les activités de soutien (logistique, RH, systèmes d'information) ou des parties des activités principales (production, marketing). Le diagnostic interne et externe aide à identifier les activités à externaliser ou à intégrer.
12. Finalités et Parties Prenantes (Management)
Voir la section 6.3 pour une explication détaillée. Il est essentiel de comprendre comment les différentes finalités (économiques, sociales, sociétales) de l'entreprise s'articulent et comment elles sont influencées par les attentes et les pouvoirs des diverses parties prenantes. La RSE est un cadre qui permet d'intégrer ces différentes dimensions.
13. Financement de l'Entreprise (Management)
Le financement est le processus par lequel une entreprise se procure les capitaux nécessaires à sa création, son développement et son fonctionnement.
13.1. Sources de Financement Internes (Fonds Propres)
  • Capital social: Apports des actionnaires lors de la création ou d'augmentations de capital.
  • Autofinancement: Réinvestissement des bénéfices (capacité d'autofinancement - CAF). C'est la source la moins risquée.
  • Réserves: Bénéfices mis en réserve.
13.2. Sources de Financement Externes
  • Financement par endettement (dettes financières):
    • Emprunts bancaires: À court, moyen ou long terme.
    • Obligations: Titres de créance émis par l'entreprise sur le marché financier.
    • Crédit-bail: Location de biens d'équipement avec option d'achat.
  • Financement par le marché (capitaux propres externes):
    • Émission d'actions: Ouverture du capital à de nouveaux investisseurs (bourse, capital-risque).
  • Aides publiques et subventions: De l'État, des collectivités, de l'UE.
Le choix des sources de financement dépend de la structure de l'entreprise, de son besoin, du coût du capital, du risque et de la conjoncture économique.
14. Logiques Entrepreneuriale et Managériale (Management)
Ces deux logiques représentent des approches différentes de la gestion d'une organisation.
14.1. La Logique Entrepreneuriale
  • Caractérisée par: La prise de risque, la recherche d'opportunités, l'innovation, la vision à long terme, l'autonomie, la réactivité, la passion, la création de valeur.
  • Concerne principalement: Les fondateurs, les créateurs d'entreprise, les intrapreneurs au sein de grandes organisations.
  • Objectif principal: Lancer et développer une nouvelle activité, souvent avec des ressources limitées.
Ex: Steve Jobs chez Apple, Elon Musk chez Tesla.
14.2. La Logique Managériale
  • Caractérisée par: L'optimisation, l'organisation, le contrôle, la planification, la rationalisation, la gestion des ressources existantes, la performance opérationnelle.
  • Concerne principalement: Les dirigeants et cadres de grandes structures établies.
  • Objectif principal: Assurer la pérennité et la croissance de l'entreprise existante en maximisant l'efficacité.
Ex: Tim Cook chez Apple après Jobs, ou le PDG d'une grande multinationale. Ces deux logiques ne sont pas exclusives et peuvent coexister ou se succéder au cours de la vie d'une entreprise. Une entreprise innovante a besoin d'une forte logique entrepreneuriale à sa création, puis d'une logique managériale solide pour se structurer et se développer.
15. Plateformes Numériques (Économie)
Les plateformes numériques sont des intermédiaires qui mettent en relation différents groupes d'utilisateurs (producteurs et consommateurs, chauffeurs et passagers, etc.) via des infrastructures numériques.
15.1. Caractéristiques des Plateformes
  • Effets de réseau: La valeur de la plateforme augmente avec le nombre d'utilisateurs. Plus il y a de vendeurs sur eBay, plus il y a d'acheteurs potentiels, et vice-versa. Cela crée des "boucles de rétroaction positives".
  • Modèle économique multisided: Elles servent plusieurs "faces" ou groupes de clients différents (ex: Uber sert les chauffeurs et les passagers).
  • Coût marginal quasi nul: Une fois l'infrastructure développée, ajouter un utilisateur supplémentaire coûte très peu.
  • Données massives (Big Data): Les plateformes collectent et analysent d'énormes quantités de données sur les comportements de leurs utilisateurs, ce qui est une source majeure de valeur.
  • Concurrence "Winner-takes-all": Les effets de réseau peuvent conduire à des situations de monopole ou d'oligopole, où quelques plateformes dominantes captent l'essentiel du marché.
15.2. Impacts Économiques
  • Nouvelles formes d'emploi: Économie de la gig economy (travail à la tâche), auto-entrepreneurship.
  • Désintermédiation / Réintermédiation: Elles peuvent supprimer des intermédiaires traditionnels mais en créent de nouveaux.
  • Concurrence: Intensifient la concurrence dans certains secteurs mais peuvent aussi la restreindre par leur position dominante.
  • Innovation: Favorisent l'innovation par la création de nouveaux services et modèles d'affaires.
La régulation des plateformes numériques est un enjeu majeur (protection des données, droit de la concurrence, statut des travailleurs).

Conclusion et Conseils de Révision

La matrice ERNEST met en évidence que certains sujets sont des piliers de l'examen CEJM. Une maîtrise parfaite des notions "vertes" (très fréquentes) est impérative. Les notions à 50% ou 33% ne doivent pas être négligées pour autant, car elles peuvent faire la différence. Il est conseillé de:
  1. Commencer par les notions les plus fréquentes pour construire une base solide.
  2. Approfondir chaque fiche Ernest associée à ces notions.
  3. Faire des liens entre les chapitres (Ex: le diagnostic interne et externe est lié à l'externalisation, la concurrence déloyale à la propriété intellectuelle).
  4. Utiliser les années d'examen (2020-2025) pour repérer les tendances récentes et anticiper les sujets futurs (même si les fréquences sont indicatives).
Une approche structurée et ciblée basée sur cette matrice optimisera considérablement la préparation à l'examen CEJM.

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