Lithiase Urinaire : Composition, Diagnostic, Traitement

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Analyse complète des calculs urinaires, y compris leur composition, étiologie, diagnostic et traitement. Comprend également la prévention de récidives et des études de cas.

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Question
Un pH urinaire bas favorise quel type de calcul ?
Answer
Un pH urinaire acide (inférieur à 6.0) favorise la cristallisation de l'acide urique.
Question
Quand une colique néphrétique est-elle dite compliquée ?
Answer
Lorsqu'elle est hyperalgique, fébrile (signe d'infection), ou qu'elle provoque une anurie (absence d'émission d'urine).
Question
D'où vient le mot lithiase ?
Answer
Du mot grec « lithos » signifiant pierre. La lithiase est la maladie qui cause la formation de calculs.
Question
Qu'est-ce qu'une colique néphrétique ?
Answer
Une douleur aiguë due à la mobilisation d'un calcul dans l'uretère, provoquant une obstruction et une mise en tension des voies urinaires.
Question
Quelles sont les trois complications majeures d'un calcul urinaire ?
Answer
La colique néphrétique, la pyélonéphrite obstructive (infection) et l'insuffisance rénale.
Question
Quel est le risque de récidive de la lithiase urinaire à 5 ans ?
Answer
Le risque de récidive est supérieur à 50% dans les 5 ans suivant le premier épisode.
Question
Quel est le type de calcul urinaire le plus fréquent ?
Answer
La lithiase calcique, principalement composée d'oxalate de calcium (Whewellite, Weddellite) ou de phosphate de calcium.
Question
Quelle est la composition de la Whewellite ?
Answer
Oxalate de calcium monohydraté. C'est le composant le plus commun, constituant 50% des calculs.
Question
Quelle est la composition de la Weddellite ?
Answer
Oxalate de calcium dihydraté, qui représente environ 25% des calculs calciques.
Question
Quelle est la cause de la lithiase phospho-ammoniacomagnésienne (Struvite) ?
Answer
Une infection urinaire chronique par des germes qui produisent une enzyme appelée uréase.
Question
Quel type de lithiase est associé à une maladie héréditaire de l'enfant ?
Answer
La lithiase cystinique, causée par une anomalie génétique du transport de l'acide aminé cystine.
Question
Quels facteurs nutritionnels augmentent le risque de lithiase ?
Answer
Une alimentation riche en protéines animales, en sel, en sucres rapides et pauvre en fibres.
Question
Quel est le phénomène initial de la formation d'un calcul ?
Answer
La sursaturation de l'urine : la concentration des substances formant les cristaux dépasse leur limite de solubilité.
Question
Quel est le principal inhibiteur naturel de la cristallisation dans l'urine ?
Answer
Le citrate, qui se lie au calcium pour former un complexe soluble, empêchant sa liaison avec l'oxalate.
Question
Quelles sont les 5 étapes de la lithogenèse ?
Answer
1. Sursaturation, 2. Germination, 3. Croissance, 4. Agrégation, 5. Rétention cristalline.
Question
Décrivez la douleur typique d'une colique néphrétique.
Answer
Aiguë, intense, unilatérale, lombo-abdominale, irradiant vers les organes génitaux externes, sans position soulageant la douleur.
Question
Quels signes accompagnent souvent une colique néphrétique ?
Answer
Hématurie (sang dans les urines), pollakiurie (envies fréquentes d'uriner), nausées, vomissements et constipation.
Question
Quelle technique est utilisée pour analyser la composition exacte d'un calcul ?
Answer
L'analyse morpho-constitutionnelle par spectrométrie infrarouge, qui identifie la structure et les composants du calcul.
Question
Qu'est-ce qu'une lithiase active ?
Answer
Une maladie lithiasique est dite active s'il y a plus de 0,6 nouveau calcul par an, soit environ 2 calculs en 3 ans.
Question
Quelle est la cause principale d'un calcul de type I (Whewellite) ?
Answer
L'hyperoxalurie, un excès d'oxalate dans les urines, souvent lié à une malabsorption intestinale ou une surproduction par le foie.
Question
Quelle est la cause principale d'un calcul de type II (Weddellite) ?
Answer
L'hypercalciurie, une concentration excessive de calcium dans les urines, quelle qu'en soit l'origine.
Question
Quelle est la cause des calculs de type IVb/IVc (Struvite) ?
Answer
Une infection urinaire causée par des bactéries possédant une enzyme uréase.
Question
Qu'est-ce qu'un calcul coralliforme ?
Answer
Un calcul de grande taille (souvent de struvite) qui moule l'ensemble des cavités du rein, pouvant entraîner sa destruction progressive.
Question
Quelle est la cause des calculs de type V (Cystine) ?
Answer
La cystinurie congénitale, une maladie héréditaire qui entraîne une fuite rénale de cystine.
Question
Quelles conditions favorisent les calculs de type III (acide urique) ?
Answer
Un pH urinaire chroniquement acide (inférieur à 6) et une hyperuricurie (excès d'acide urique dans les urines).
Question
La prise de vitamine C à forte dose peut-elle causer des calculs ?
Answer
Oui, elle favorise la synthèse d'acide oxalique par le foie, augmentant le risque d'oxalurie et de calculs d'oxalate.
Question
Quel est le traitement médical d'une colique néphrétique non compliquée ?
Answer
Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) injectables, complétés par des antalgiques puissants comme la morphine si besoin.
Question
Pourquoi la cure de diurèse est-elle contre-indiquée en phase aiguë ?
Answer
Car elle augmente la pression dans les voies urinaires en amont de l'obstacle, ce qui aggrave la douleur et le risque de rupture.
Question
Quel est le traitement d'urgence d'une colique néphrétique compliquée ?
Answer
La dérivation des urines par la pose d'une sonde JJ ou une néphrostomie percutanée pour lever l'obstacle.
Question
Qu'est-ce qu'une sonde JJ ?
Answer
Une endoprothèse (tube flexible) placée dans l'uretère, entre le rein et la vessie, pour contourner un obstacle et permettre l'écoulement de l'urine.
Question
Quels types de calculs peuvent être dissous par alcalinisation urinaire ?
Answer
Les calculs d'acide urique et, plus difficilement, les calculs de cystine.
Question
Qu'est-ce que la lithotritie extracorporelle (LEC) ?
Answer
Une technique qui utilise des ondes de choc pour fragmenter un calcul rénal (de moins de 20 mm) de l'extérieur du corps.
Question
Quand réalise-t-on une néphrolithotomie percutanée (NLPC) ?
Answer
Pour traiter les calculs rénaux de grande taille (supérieurs à 20 mm) par une extraction chirurgicale à travers une petite incision dans le dos.
Question
Quelle est la mesure préventive la plus importante contre les calculs ?
Answer
Un apport hydrique abondant et bien réparti sur la journée, afin d'assurer une diurèse (volume d'urine) supérieure à 2 litres par jour.
Question
Comment prévenir la récidive en cas d'hypercalciurie idiopathique ?
Answer
En contrôlant les apports en sel, protéines et sucres, et parfois avec des diurétiques thiazidiques qui réduisent le calcium urinaire.
Question
Quels aliments éviter en cas d'hyperoxalurie ?
Answer
Les aliments très riches en oxalate, comme le chocolat, la rhubarbe, les épinards, le thé fort et les fruits à coque.
Question
Quelle est la double stratégie de prévention de la lithiase urique ?
Answer
Réduire la consommation d'aliments riches en purines (abats) et maintenir un pH urinaire cible de 6.5 par alcalinisation.
Question
Que nécessite la prévention de la lithiase infectieuse ?
Answer
L'ablation chirurgicale complète de tous les fragments de calculs et un traitement antibiotique prolongé pour éradiquer l'infection.
Question
Quelles mesures diététiques pour prévenir la lithiase cystinique ?
Answer
Maintenir une hyperdiurèse, limiter les apports en sel et en méthionine (protéines animales), et alcaliniser les urines (pH > 7,5).
Question
Comment un déficit en citrate favorise-t-il les calculs ?
Answer
Le citrate est un inhibiteur qui se lie au calcium. En son absence, le calcium reste libre pour former des cristaux avec l'oxalate ou le phosphate.
Question
Un pH urinaire élevé favorise quel type de calcul ?
Answer
Un pH urinaire alcalin (élevé) favorise la précipitation du phosphate de calcium (carbapatite).
Question
Quel est l'examen d'imagerie de référence pour diagnostiquer un calcul ?
Answer
Le scanner abdomino-pelvien sans injection de produit de contraste, qui visualise presque tous les types de calculs.
Question
Quel pourcentage de calculs est expulsé spontanément ?
Answer
Environ 80% des calculs, en particulier les plus petits, sont expulsés spontanément sans nécessiter d'intervention chirurgicale.
Question
La lithiase urinaire touche-t-elle plus les hommes ou les femmes ?
Answer
Elle est deux fois plus fréquente chez l'homme (10% de prévalence) que chez la femme (5%).
Question
Quelle maladie digestive est associée aux calculs d'oxalate de calcium (Whewellite) ?
Answer
Les maladies de l'intestin grêle (maladie de Crohn, résection) qui provoquent une hyperoxalurie par malabsorption des graisses.
Question
Quel est l'effet d'un excès de sel sur le risque de calculs ?
Answer
L'excès de sel augmente l'excrétion urinaire de calcium (hypercalciurie), ce qui favorise la formation de calculs calciques.

La lithiase urinaire

La lithiase est une maladie caractérisée par la formation de calculs (pierres) dans l'appareil urinaire. Ces calculs peuvent entraîner des complications comme la colique néphrétique, la pyélonéphrite obstructive ou l'insuffisance rénale.

1. Définitions

  • Lithiase : Du grec "lithos", signifiant pierre, désigne la maladie.
  • Calcul : Du grec "calculus", signifiant caillou, désigne la concrétion solide.

Un calcul est asymptomatique lorsqu'il est dans les reins, mais il se manifeste quand il migre dans les uretères, surtout si son diamètre excède celui des uretères et qu'il se bloque. Cela provoque une mise en tension des cavités urinaires et une douleur intense appelée colique néphrétique.

  • Colique néphrétique (CN) : Douleur intense due à la mobilisation d'un calcul.

Les facteurs de risque métaboliques incluent une anomalie de composition de l'urine. Une concentration excessive de substances dans l'urine mène à la formation de cristaux, qui constituent la genèse du calcul et, par conséquent, une cascade de complications.

2. Épidémiologie

  • Maladie fréquente en France et dans les pays développés (alimentation) :
    • 10% des hommes.
    • 5% des femmes.
    • Plus de 100 000 coliques néphrétiques par an.
  • Maladie récidivante :
    • >50% des cas à 5 ans, 75% à 20 ans.
    • Délai moyen de récidive : 4 ans.
  • 80% des calculs sont expulsés spontanément.
  • 3% des causes d'insuffisance rénale terminale (dialyse) sont dues à une maladie lithiasique non ou mal suivie.

3. Composition des calculs

Type de lithiase Composition Fréquence approximative Caractéristiques / Étiologie
Lithiase calcique Oxalate de calcium monohydraté (Whewellite) 50%
Oxalate de calcium dihydraté (Weddellite) 25%
Phosphate de calcium (carbapatite, brushite) 15%
Lithiase urique Acide urique 6%
Lithiase phospho-ammoniacomagnésienne Struvite 2% Souvent liée à une infection urinaire chronique.
Lithiase cystinique Cystine 1% Maladie héréditaire de l'enfant.
Lithiase médicamenteuse 1%
Lithiase rares 2,8-dihydrocyadénine, xanthine
  • 75% des lithiases sont oxalo-calciques.
  • La fréquence augmente avec les facteurs nutritionnels : régime riche en protéines, sel, sucres rapides et pauvre en fibres.

4. Physiopathologie : Cristallogenèse et Lithogenèse

La formation des calculs est initiée par la cristallogenèse, c'est-à-dire la formation de cristaux.

4.1. Cristallogenèse

Les cristaux se forment en raison d'une sursaturation des promoteurs de cristaux (calcium, phosphore, oxalate, acide urique, cystine) dans l'urine, c'est-à-dire une concentration supérieure au seuil de solubilité.

Cette sursaturation est causée par :

  • Excrétion élevée des promoteurs.
  • Faible volume urinaire avec excrétion normale des promoteurs.
  • Déficit en inhibiteurs de cristallisation, comme le citrate (anion qui complexe le Ca2+, rendant le citrate de Ca2+ plus soluble que l'oxalate de Ca2+).
  • pH urinaire anormal, qui favorise la cristallisation de certains éléments.

4.2. Causes de la sursaturation

  • Apports hydriques faibles.
  • Excès alimentaires.
  • Hyperabsorption intestinale.
  • Médicaments lithogènes.
  • Infections urinaires.
  • Pathologies digestives.
  • Déficit en inhibiteurs (citrate).
  • Anomalies tubulaires innées ou acquises.
  • Anomalies métaboliques (production excessive de promoteurs).
  • pH urinaire trop faible ou trop élevé.

4.3. Lithogenèse (processus global)

  1. Sursaturation (augmentation de la concentration molaire ou diminution de l'ionisation).
  2. Germination cristalline.
  3. Croissance cristalline.
  4. Agrégation cristalline.
  5. Rétention cristalline.

5. Diagnostic

Le diagnostic part souvent de la complication : la colique néphrétique.

5.1. Colique néphrétique (CN)

5.1.1. CN non compliquée
  • Plus fréquente chez l'homme.
  • Circonstances favorisantes : voyage (variation de pression en altitude), effort physique.
  • Douleur : aiguë, très intense, unilatérale, lombo-abdominale, irradiant vers les organes génitaux externes, sans position antalgique.
  • Signes associés : hématurie, pollakiurie, nausées, vomissements, constipation par iléus réflexe.
  • Confirmation par imagerie : Abdomen Sans Préparation (ASP), échographie, TDM sans injection, Urographie Intra Veineuse (UIV).
5.1.2. CN compliquée (Nécessite une hospitalisation)
  • CN hyperalgique : Douleur intense et inefficace aux traitements, signale un obstacle complet de la voie excrétrice.
  • CN fébrile : Pyélonéphrite aiguë obstructive (surinfection urinaire en amont de l'obstacle).
  • Anurie : Obstruction rénale complète sur un rein unique ou CN bilatérale.

5.2. Lithiase

5.2.1. Paramètres à évaluer
  • Activité : Chronique ou aiguë (via l'interrogatoire).
  • Imagerie : Nombre, taille, densité, localisation des calculs (scanner abdomino-pelvien).
  • Nature : Morphologie et composition des calculs (analyse indispensable d'un calcul récupéré).
5.2.2. Moyens d'évaluation
  • Interrogatoire.
  • Imagerie (échographie, ASP, UIV, TDM).
  • Analyse morpho-constitutionnelle du calcul.
5.2.3. Activité lithiasique
  • Activité urologique : Fréquence des manifestations cliniques.
  • Activité métabolique : Nombre de nouveaux calculs ou augmentation du volume/temps. Une lithiase active est définie par plus de 0,6 calcul/an (soit 2 calculs en 3 ans), nécessitant une investigation et correction de la cause.
5.2.4. Analyse du calcul
  • Typage morphologique et analyse par spectrométrie infrarouge : Permet de déterminer la composition et guide l'enquête métabolique. Il existe 6 types principaux de calculs.
    • Calcique : Type I, II, IV.
    • Infectieux (Struvite, carbapatite) : Type IVb, c.
    • Cystine : Type V.
    • Urique : Type III.
    • Médicaments : Type VI.
  • L'analyse chimique est proscrite car elle ne permet pas de déterminer les causes et entraîne la perte du calcul.

5.3. Exemples de lithiases et leurs étiologies

  • Lithiase calcique - Type I : Whewellite (oxalate de calcium monohydraté)
    • Étiologie : Hyperoxalurie (débit ou concentration), résection du grêle/malabsorption.
    • Aspect : Empreinte papillaire.
  • Lithiase calcique - Type II : Weddellite (oxalate de calcium dihydraté)
    • Étiologie : Hypercalciurie de toutes origines (hyperparathyroïdie primitive), ± hyperoxalurie nutritionnelle.
    • Aspect : Empreinte papillaire.
  • Type IVb ou IVc : Carbapatite – Struvite
    • Étiologie : Infection urinaire à germe uréasique. Peut détruire le rein avec un calcul coralliforme.
  • Faiblement opaque : Type V : Cystine (rare sauf en pédiatrie)
    • Étiologie : Cystinurie congénitale (fuite de cystine). Le traitement peut impliquer un changement de rein.
  • Type III : Acide urique ou urate
    • Étiologie : Urine acide (pH < 6), hyperuricurie (goutte, consommation de purines, syndrome myéloprolifératif, diarrhée, iléite, iléostomie).
    • Aspect : Très orangé.

5.4. Enquête étiologique complémentaire

  • Antécédents familiaux : Anomalies génétiques, lithiases précoces.
  • Antécédents personnels : Habitus, mode de vie, enquête diététique, médicaments (1% des lithiases), maladies digestives (résections), mucoviscidose, goutte, endocrinopathie (hyperparathyroïdie primaire), syndrome de Gougerot-Sjögren, infection urinaire/uropathie/Cacchi Ricci.
  • Enquête diététique : Quantité et nature des boissons, apports en produits laitiers, protéines animales, sel, sucres rapides, calories, aliments riches en oxalate (chocolat, rhubarbe, oseille), régimes particuliers.
  • Médicaments :
    • Désordres métaboliques : Calcium-Vit D (calciurie), Vit C forte dose (oxalurie), Acétazolamide (pH urinaire élevé, hypocitraturie, hypercalciurie), abus de laxatifs.
    • Précipitation urinaire : Antibiotiques (Bactrim, Rocephine, Amoxicilline, Quinolones), antiviraux (indinavir, aciclovir), antiacides (silicate de Mg).
  • Maladies digestives :
    • Entéropathies (intestin grêle, résection, iléites) : Calculs de Whewellite (facteurs de risque : diarrhée, faible volume urinaire, hyperoxalurie, hypocitraturie).
    • Maladies coliques (résection, iléostomie, colites) : Calculs d'acide urique (faible volume urinaire, urine acide).

5.5. Examens paracliniques (à réaliser à régime libre, ambulatoire, à 1 mois de tout épisode urologique)

  • Sanguins : Créatinine, calcium, urée, acide urique, ionogramme sanguin, phosphore, magnésium, protides, glycémie, parathormone, vitamine D.
  • Urines de 24h : Volume, créatinine, urée, acide urique, sodium, calcium, ionogramme urinaire, phosphore, magnésium, oxalate, citrate, ammonium, protéines, glucose, cystine.
  • Urines du lever : pH, densité, Examen CytoBactériologique des Urines (ECBU), cristallurie.

6. Principes des traitements

6.1. Traitement de la colique néphrétique (lever l'obstacle)

6.1.1. Traitement médical
  • AINS injectables.
  • Morphine IV.
  • ± Antispasmodiques.
  • Pas de cure de diurèse en urgence.
6.1.2. Traitement chirurgical (pour les CN compliquées)
  • CN hyperalgique : Pose d'une sonde JJ (pour refouler le calcul et permettre l'écoulement de l'urine).
  • Pyélonéphrite aiguë obstructive (PNA) : Dérivation urinaire (néphrostomie ou sonde urétérale) + antibiothérapie prolongée.
  • Anurie : Sonde JJ ou dérivation urinaire.
  • Dans tous les cas : S'assurer de l'expulsion du calcul et le récupérer pour analyse.

6.2. Traitement des calculs

6.2.1. Traitement médical
  • Pour les calculs solubles (acide urique, cystine) : alcalinisation urinaire (bicarbonate de potassium ou de sodium pour augmenter le pH urinaire et prévenir/dissoudre les calculs).
6.2.2. Traitement chirurgical
  • Calcul rénal :
    • < 20mm : Lithotritie Extra Corporelle (LEC) pour fragmenter le calcul (évacuation spontanée des fragments).
    • > 20mm : Néphro-Lithotomie Percutanée (NLPC) ± LEC.
    • Rarement : Chirurgie à ciel ouvert.
  • Calcul urétéral :
    • < 10mm : LEC.
    • > 10mm : Urétéroscopie.

6.3. Traitement préventif

  • Apport hydrique : Réparti sur 24h, suffisant pour une diurèse > 2L/jour.
  • Hypercalciurie idiopathique :
    • Apport calcique normal : 800mg/jour.
    • Apport protidique contrôlé : 1g/kg/jour.
    • Apport en sel contrôlé : 6g/jour.
    • Éviter les sucres rapides.
    • Diurétique thiazidique : Esidrex® (Hydrochlorothiazide) 25mg/jour.
    • Citrate de potassium : Foncitril®.
  • Hyperoxalurie :
    • Éviction des aliments riches en oxalate.
    • Éviter les régimes pauvres en calcium.
    • Diurétique hypocalciuriant.
    • Citrate de potassium.
  • Lithiase urique :
    • Réduire les aliments riches en purines (abats, hareng).
    • Alcalinisation urinaire pour un pH à 6.5.
  • Lithiase infectieuse :
    • Ablation chirurgicale des calculs.
    • Antibiothérapie prolongée (3 mois).
  • Lithiase cystinique :
    • Éviction des aliments riches en méthionine, limitation du sel.
    • Alcalinisation urinaire pour un pH entre 7 et 8.
    • D-pénicillamine.

Conclusion

Les explorations pour les patients lithiasiques sont simples et économiques si elles sont bien ciblées en fonction du type de calcul et du contexte clinique. La prévention permet de réduire le nombre d'actes radiologiques et urologiques, améliorant le dépistage des patients à risque et diminuant les récidives. Cette approche est coût-efficace (plus de 2000€/patient/an).

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