Lésions courantes de la jambe, cheville et pied

38 cards

Revue complète des pathologies musculosquelettiques du membre inférieur, incluant le syndrome de stress tibial médial, le syndrome des loges, les tendinopathies (Achille, tibial postérieur), les entorses ligamentaires et la fasciite plantaire, avec évaluations cliniques et facteurs de risque.

20 cards

Review
Question

What is the most common location of pain in medial tibial stress syndrome (MTSS)?

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Answer

The distal 2/32/3 of the posteromedial tibial border.

Question

What is the primary pathophysiological mechanism proposed for MTSS?

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Answer

Unclear — proposed mechanisms include periostitis from fascial traction, local bone stress reactions, and cortical bone micro-trauma.

Question

What clinical sign is characteristic of Achilles tendinopathy upon palpation?

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Answer

Pain on palpation, 2–6 cm above the distal insertion (posterior heel), and possible tendon thickening.

Question

What is the most common ligament injured in lateral collateral ligament (LCL) injuries?

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Answer

Anterior Talofibular Ligament (ATFL) — involved in 90% of all LCL injuries.

Question

Name three intrinsic risk factors for medial tibial stress syndrome.

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Answer

Increased BMI, excessive foot pronation, and female sex.

Question

Describe the characteristic pain pattern in early-stage MTSS versus later-stage MTSS.

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Answer

Early-stage: pain at the start of exercise that decreases with warm-up. Later-stage: pain present even during rest.

Question

What is sinus tarsi syndrome and what structures are involved in the inflammation?

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Answer

Lateral ankle pain from inflamed tissue inside the sinus tarsi tunnel — specifically the cervical ligament and root of the inferior extensor retinaculum.

Question

Syndesmosis injuries typically take how much longer to rehabilitate compared to lateral ankle sprains?

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Answer

Roughly double the time.

Question

Describe the mechanism of injury for a syndesmosis injury (high ankle sprain).

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Answer

External rotation stress and dorsiflexion of the foot, displacing the fibula and tearing the syndesmosis.

Question

Name the three ligaments that comprise the lateral collateral ligament complex of the ankle.

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Answer

Anterior Talofibular Ligament (ATFL), Calcaneofibular Ligament (CFL), and Posterior Talofibular Ligament (PTFL).

Question

What percentage of runners are affected by medial tibial stress syndrome?

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Answer

Up to 20% of runners.

Question

Grade III (severe) gastrocnemius tear: what is the percentage of muscle fibre disruption and what clinical sign may be present?

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Answer

50%–100% of fibres disrupted (complete disruption); a palpable defect may be present.

Question

Describe the mechanism of injury for Achilles tendon rupture.

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Answer

Pushing off with the weight-bearing forefoot and knee extended, involving eccentric ankle dorsiflexion with excessive stretch and rapid forceful contraction.

Question

What is the Thompson Squeeze Test and what does a positive result indicate?

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Answer

Calf squeeze test where the examiner squeezes the calf; a negative result (no passive plantarflexion of the foot) indicates Achilles tendon rupture.

Question

Grade I (mild) gastrocnemius tear: what percentage of muscle fibres are disrupted and can the patient usually continue activity?

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Answer

< 10% of fibres disrupted; the patient can usually continue activity.

Question

What is chronic exertional compartment syndrome (CECS) and how does increased pressure develop?

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Answer

A condition where muscles expand within a tight fascia during exercise, causing pain. Fibrosis reduces fascial elasticity, preventing normal expansion under exertion.

Question

List three intrinsic risk factors for Achilles tendinopathy.

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Answer

• Elevated BMI • Systemic conditions (DM, hypercholesterolaemia, inflammatory arthritis) • Biomechanical factors (PF weakness, supinated/rigid foot)

Question

What special diagnostic test is used to confirm chronic exertional compartment syndrome?

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Answer

Intracompartmental pressure measurements.

Question

What is the most common type of Achilles tendinopathy and where does it typically occur?

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Answer

Mid-portion Achilles tendinopathy; typically occurs in the mid-tendon area (rarely insertional).

Question

Name the defining characteristic of CECS pain that distinguishes it from other leg injuries.

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Answer

Pain that increases with exertion and resolves within minutes of stopping activity.

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Study notes

Douleurs du mollet et syndromes compartimentaux

Le mollet est le siège de deux pathologies majeures chez l'athlète : le ==syndrome de stress tibial médial== (MTSS, « shin splints ») et le ==syndrome compartimentai chronique à l'effort== (CECS). Bien qu'elles affectent le même région, elles diffèrent radicalement par mécanisme, présentation et palpation — et c'est cette distinction que l'examen teste.

Le MTSS est une douleur d'effort localisée aux deux tiers distaux de la face postéromediale du tibia, causée par une traction fasciale répétée sur le périoste et des micro-traumatismes corticaux. La douleur est diffuse (zone de ~5 cm), palpable tendrement et s'aggrave en fin de course. Les facteurs de risque clés sont la ==pronation excessive== (pied orienté vers l'intérieur), l'IMC élevé, les erreurs d'entraînement (augmentation trop rapide du volume) et les rotations excessives de la hanche. À l'examen, recherchez l'alignement en pronation, évaluez la longueur et l'endurance du triceps surae (gastrocnémien et soléaire), et palpez précisément la bordure médiale du tibia pour confirmer la tendresse.

Le CECS est une augmentation de pression intracompartimentale lors de l'effort qui réduit la perfusion tissulaire — un phénomène inverse du MTSS. La pathogenèse reste obscure (inflammation ? fibrose fasciale ?), mais le symptôme clé est un douleur et une sensation d'étirement qui augmentent progressivement à l'effort et disparaissent dans les minutes suivant l'arrêt. Piège majeur : le CECS est asymptomatique au repos. À la palpation, le compartiment peut sembler normal ou légèrement tendu, ce qui trompe de nombreux cliniciens. L'examen biomécanique inclut l'évaluation de la longueur du soléaire et du gastrocnémien, ainsi que le contrôle pelvien et de la hanche lors de la course.

Critère MTSS CECS
Localisation 2/3 distaux face postéromediale du tibia Compartiments fermés (antérieur, latéral, postérieur profond/superficiel)
Douleur au repos Oui (surtout après activité) Non
Palpation Tendresse linéaire sur périoste Normal ou légèrement tendu
Facteur de risque principal Pronation excessive, erreurs d'entraînement Fibrosis fasciale, rigidité musculaire
Mécanisme Traction fasciale, micro-traumatismes corticaux Hypertension compartimentale à l'effort
Clé diagnostique Douleur pendant et après l'exercice Symptômes PENDANT l'effort, résolution rapide après

Les pièges les plus fréquents à l'examen : (1) confondre MTSS avec une ==fracture de stress tibiale== — la fracture est localisée, ponctuelle et plus invalidante, tandis que MTSS est diffuse et permet souvent de continuer l'activité avec douleur ; (2) oublier que CECS n'a pas de stigmates palpables au repos, ce qui permet facilement de passer à côté si vous n'interrogez pas spécifiquement sur le moment d'apparition de la douleur ; (3) négliger la biomécanique globale (alignement pelvien, contrôle hip-genou) qui gouverne la charge sur le mollet.

Tendinopathies et ruptures : Achille et gastrocnémien

Les lésions tendineuses et musculaires de la région postérieure du mollet incluent la ==tendinopathie achilléenne== (dégénérative, progressive) et la ==rupture achilléenne== (traumatique, urgence clinique), ainsi que les déchirures du gastrocnémien. La distinction entre lésion réactive, dysréparation et dégénérative repose sur le modèle d'adaptation : un tendon survalorisé (reactive) peut évoluer vers dysréparation ou dégénération si l'équilibre charge-adaptation n'est pas rétabli.

Tendinopathie achilléenne/tɛndinopatʃi aʃilɛn/nom féminin

Pathologie dégénérative du tendon d'Achille, le plus souvent en portion moyenne (rare : insertion distale). Caractérisée par des changements structuraux du collagène suite à surcharge chronique, non par une inflammation active.

« Un coureur présentant une tendinopathie achilléenne rapporte une raideur matinale qui diminue à l'effort, avec douleur à la palpation 2-6 cm au-dessus du talon. »

Facteurs de risque intrinsèques : augmentation de l'indice de masse corporelle, maladies systémiques (diabète, hypercholestérolémie), médicaments (fluoroquinolones, stéroïdes), faiblesse de la flexion plantaire, déficit de dorsiflexion, rigidité articulaire, pied supinateur. Facteurs extrinsèques : augmentation soudaine de la charge (distance, intensité, fréquence), changement de chaussure ou surface, activités explosives (sauts, atterrissages). Le piège classique : confondre la raideur matinale typique de la tendinopathie avec une inflammation active—c'est un signe d'adaptation dégénérative, pas une flambée inflammatoire.

La ==rupture achilléenne== est une urgence clinique : mécanisme typique = poussée explosive en extension du genou sur avant-pied en appui, suivi d'un snap audible, impotence fonctionnelle immédiate, ecchymose et œdème. Le test de Thompson (compression du mollet en décubitus ventral) est pathognomique : absence de flexion plantaire = rupture complète. Signes associés : faiblesse de la flexion plantaire, incapacité à se mettre sur les orteils. Pièges d'examen : une rupture partielle peut conserver une flexion plantaire faible (test Thompson faux négatif) ; l'absence d'œdème immédiat ne réfute pas le diagnostic.

Grading des lésions musculairesnom masculin

Classification de la sévérité des déchirures musculaires (gastrocnémien, soleus) en trois grades basés sur le pourcentage de fibres musculaires rompues et la fonctionnalité.

« Une déchirure Grade II du gastrocnémien provoque une gêne à la marche avec ecchymose modérée, tandis qu'une Grade III laisse un déficit palpable et une impotence quasi-complète. »

Grade I (bénin) : rupture de < 10 % des fibres, douleur discrète, marche possible, perte minimale de ROM et force. Grade II (modéré) : rupture de 10–50 % des fibres, douleur et gêne fonctionnelle marquées, difficulté à marcher, possibilité d'ecchymose. Grade III (sévère) : rupture de 50–100 % des fibres, déficit palpable possible, déficit majeur de force et ROM, impotence. Le mécanisme typique est l'allongement excentrique : contraction musculaire rapide et forcée en allongement simultané (ex : freinage rapide lors d'un saut ou d'une foulée descendante). Les signes incluent douleur immédiate, œdème (variable selon le grade), marche antalgique, tendresse à la palpation au site de la déchirure (ventre musculaire médial du gastrocnémien surtout).

Entorses et ligaments : cheville latérale, médiale et syndesmose

Les entorses de la cheville sont classées en trois grades selon le degré de disruption fibreuse, l'inflammation et la laxité articulaire. Le ==Grade I== (disruption partielle) montre une tendresse localisée, une inflammation minimale et une ROM normale avec douleur au mouvement. Le ==Grade II== (disruption modérée) présente une tendresse importante, une inflammation considérable sur toute l'articulation et une laxité augmentée avec point final défini. Le ==Grade III== (disruption complète) se caractérise par un « pop » audible, une laxité significative SANS point final et potentiellement une hémorragie intra-articulaire.

L'entorse latérale représente 90 % des entorses de cheville. L'==ATFL (Anterior Talofibular Ligament)== est touché dans la majorité des cas (inversion ± plantarflex/neutre/dorsiflexion). Le test de l'==anterior drawer== évalue cette lésion : translation antérieure de l'astragale. La ==CFL (Calcaneofibular Ligament)== se déchire généralement après ou simultanément à l'ATFL ; le ==talar tilt test== détecte son atteinte (inversion forcée). La ==PTFL (Posterior Talofibular Ligament)== est rare, sauf en cas de luxation. Piège classique : confusion entre temps d'examen — les tests sont plus fiables 4-5 jours après la blessure.

Test spécial Ligament évalué Résultat positif
Anterior drawer ATFL Translation antérieure de l'astragale
Talar tilt CFL Inversion accrue sans point final
Palpation + gonflement ATFL/CFL Hématome/œdème latéral
Anterior drawer + talar tilt positifs ATFL + CFL Entorse déstabilisante (Grade III)

L'entorse du ==ligament deltoidien (médial)== survient lors d'une ==éversion forcée== — souvent par contact direct. Douleur médiale, gonflement rapide ou retardé en zone médiale. Piège d'examen : ne pas confondre avec l'inversion latérale. Le deltoidien est fréquemment associé à une lésion de syndesmose (« high ankle sprain »).

La ==syndesmose (high ankle sprain)== implique les ligaments tibiofibulaires et se produit lors d'une ==rotation externe== du pied en dorsiflexion — déplaçant le fibula. Elle représente 13 % des fractures de cheville. Signes : douleur proximale aux ligaments tibiofibulaires, bleu plus haut que les entorses latérales, sensation d'instabilité en appui. Tests spéciaux : ==squeeze test== (compression des fibulas → douleur proximale) et ==external rotation test== (rotation externe en dorsiflexion reproduit la douleur). POINT CLÉ POUR L'EXAMEN : la syndesmose nécessite le DOUBLE du temps de rééducation par rapport aux ligaments collatéraux latéraux — c'est un piège classique. Radiographie fréquemment requise.

Pathologies du pied et du tarse : hérédo-familiale, syndesmosale et plantaire

==Sinus tarsi syndrome== est une douleur latérale antérieure de la cheville, causée par une inflammation du tunnel du sinus tarsi (ligament cervical et racine du rétinaculum extenseur inférieur). Le facteur de risque principal est l'hypermobilité articulation talocruale et sous-talienne consécutive à des entorses répétées. La douleur s'installe progressivement après une instabilité ou une entorse aiguë.

Signes cliniques : douleur antérolatérale de cheville, sensation d'instabilité en inversion/éversion, douleur en fin d'amplitude passive d'inversion et d'éversion, souvent douleur matinale sévère qui diminue au réchauffement. À l'évaluation, cherchez l'alignement du membre inférieur (arche haute vs. basse), effectuez des glissements antéro-postérieurs de la cheville et testez le talar tilt. Le diagnostic repose avant tout sur l'historique et la reproduction de la douleur, pas sur un test spécifique fiable.

==Tendinopathie tibiale postérieure== résulte d'une dégénérescence du tendon tibial postérieur due à une surcharge répétée, fréquente chez les femmes d'âge moyen et les danseuses. La douleur siège à la face médiale postérieure de la cheville, au niveau de la tubérosité naviculaire. Signes clés : difficulté à se tenir sur les orteils, faiblesse et douleur à l'inversion résistée, tendon sensible à la palpation, talus restant en valgus lors d'un test de relevé de talon. Les facteurs de risque incluent un pied cavus, un alignement tibial varus et un IMC élevé.

==Fasciite/fasciopathie plantaire== provoque une douleur au talon, localisée près de l'insertion calcanéenne du fascia plantaire pendant l'appui. Important : la douleur plantaire n'est pas toujours d'origine fasciale — d'autres structures s'insèrent près du tubercule calcanéen (ligament court plantaire, fléchisseur commun des orteils, abducteurs) et peuvent être douloureuses. Le windlass mechanism (élévation de l'arche lors de la dorsiflexion de l'hallux en charge) explique pourquoi le fascia s'étire et se tend lors de la marche — tests reproductifs : palpation du tubercule médial du calcanéum et windlass test (dorsiflexion passive de l'hallux reproduisant la douleur). La raideur matinale et la douleur après immobilisation prolongée qui diminuent avec le mouvement sont pathognomoniques.

Pathologie Localisation douleur Signe clé Test reproductif
Sinus tarsi syndrome Antérolatéral cheville Instabilité inversion/éversion Talar tilt ; douleur fin d'amplitude
Tendinopathie tibiale postérieure Médiale postérieure cheville Faiblesse relevé talon Inversion résistée ; heel raise test
Fasciite plantaire Talon (insertion calcanéenne) Raideur matinale diminuant au mouvement Palpation tubercule médial ; windlass test

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