Introduction à l'anatomie générale humaine
10 cardsCe document présente une vue d'ensemble de l'anatomie générale du corps humain, couvrant la structure, la fonction et les relations des différents systèmes et organes. Il aborde également l'histoire de l'anatomie et ses applications médicales.
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Anatomie générale
L'anatomie est la science qui étudie l'organisation du corps humain, ses composants, leurs relations et leurs modifications. Elle est fondamentale pour la médecine, l'imagerie médicale et la chirurgie.
I. Définitions
Signification étymologique : Le mot "anatomie" vient du grec tomein ("couper") et ana ("de bas en haut"), désignant l'acte de dissection pour étudier les organes.
Signification scientifique : L'anatomie est l'étude descriptive des composants du corps, de leurs relations et de leurs modifications fonctionnelles, en tenant compte de l'évolution (organogenèse, biométrie) et de la comparaison (anthropologie physique, anatomie comparée).
Signification médicale : Connaître l'anatomie permet de reconnaître les organes sains pour différencier les situations pathologiques. C'est une science morphologique, comme l'histologie, l'embryologie ou l'anatomie pathologique.
II. Principes généraux de l'anatomie
La compréhension de l'anatomie repose sur la maîtrise de sa terminologie, de son orientation et de son organisation.
A. Terminologie anatomique
Historique :
Aristote (IVe siècle av. J.-C.) : Premières descriptions anatomiques basées sur des comparaisons avec des objets connus (ex: "trochlée" pour poulie, "processus styloïde" pour stylet).
Galien de Pergame (IIe siècle ap. J.-C.) : Unification du vocabulaire, retenant un terme unique par structure.
André Vésale (Renaissance) : Révolutionne l'anatomie en la rendant scientifique par l'observation directe et la confrontation des travaux. Publication du De Humani Corporis Fabrica (1543) avec illustrations. Introduction des éponymes.
Nomina Anatomica (Bâle, 1895) : Uniformisation et simplification de la nomenclature par les anatomistes germanophones (terme unique, latin comme langue commune, suppression des éponymes).
Parisiensa Nomina Anatomica (Paris, 1955) : Adoption internationale de la nomenclature.
Terminologia Anatomica (1998) : Dernière édition, comprenant environ six mille termes, traduite dans toutes les langues.
Importance : Langue commune à tous les médecins, utilisée dans les revues scientifiques.
B. Orientation
Le corps humain est décrit dans un espace à trois dimensions, en référence à des plans et une position standard.
1. Position anatomique de référence
Celle d'un corps humain vivant, debout, membres supérieurs le long du corps, paumes en avant, pieds joints, regard horizontal (défini par le plan de Francfort). Le côté droit est la référence pour les structures paires et symétriques. L'anatomie de référence est celle d'un homme adulte de taille moyenne.
2. Orientation générale
Plan transversal (ou horizontal, ou axial) : Parallèle au sol.
Au niveau du tronc : crânial (vers l'extrémité supérieure), caudal (vers l'extrémité inférieure).
Au niveau des membres : proximal (proche de la racine), distal (éloigné de la racine).
Plan frontal (ou coronal) : Vertical, orienté de droite à gauche.
Antérieur (ou ventral) : plus proche de la paroi ventrale.
Postérieur (ou dorsal) : plus proche de la paroi postérieure.
Plan sagittal : Vertical, orienté d'avant en arrière.
Plan sagittal médian : Passe par la ligne médiane du corps, définissant un côté droit et un côté gauche.
Homolatéral : Situé du même côté du corps.
Contre-latéral : Situé du côté opposé.
Plan sagittal paramédian : Parallèle au plan médian, décalé latéralement.
Médial : En dedans de ce plan, proche du plan sagittal médian.
Latéral : En dehors du plan paramédian.
3. Orientation spécifique
Avant-bras : Radial (bord latéral), ulnaire (bord médial).
Jambe : Tibial (bord médial), fibulaire ou péronier (bord latéral).
Main : Face antérieure palmaire, face postérieure dorsale.
Pied : Face supérieure dorsale, face inférieure plantaire.
Autres termes :
Interne/Externe : Par rapport à une cavité.
Superficiel/Profond : Par rapport à la surface du corps.
Supérieur/Inférieur : Rapports verticaux entre structures contiguës.
C. Organisation
L'organisation anatomique peut être descriptive ou topographique.
1. Organisation descriptive
Les structures du corps sont orientées vers deux fonctions vitales :
Vie de relation : Échanges avec l'extérieur.
Appareil locomoteur : Systèmes squelettique, articulaire, musculaire.
Appareil ou système nerveux.
Appareil sensoriel.
Vie végétative : Entretien du corps.
Appareil circulatoire (cardiovasculaire) : Cœur, systèmes artériel, veineux, lymphatique.
Appareil digestif.
Appareil respiratoire.
Appareil urinaire.
Appareil de la reproduction.
Un système regroupe des organes de même structure. Un appareil regroupe des systèmes contribuant à une même fonction.
2. Organisation topographique
Le corps est divisé en régions (tête, cou, thorax, abdomen, bassin, membres supérieurs et inférieurs), elles-mêmes subdivisées en loges ou compartiments. L'anatomie topographique étudie les relations réciproques des organes, essentielle en anatomie médico-chirurgicale et pour l'interprétation de l'imagerie médicale (scanner, IRM).
III. Différents aspects de l'anatomie
Anatomie fonctionnelle : Étude des modifications morphologiques normales d'un élément anatomique lors de son fonctionnement.
Anatomie générale : Étude des propriétés de chaque structure anatomique, quelle que soit sa situation.
Biométrie et anthropologie physique : Comparaison des individus.
Anatomie comparée : Anatomie zoologique.
Organogenèse et ontogenèse : Anatomie du développement.
Anatomie plastique ou de surface : Anatomie artistique.
Paléoanthropologie : Anatomie de l'évolution.
POINTS CLÉS
L'anatomie est la science de l'organisation du corps humain.
Elle est un vocabulaire, une représentation tridimensionnelle et une organisation basée sur la fonction et la structure.
Pour chaque organe, l'anatomie est descriptive et topographique (relations avec les autres organes).
ENTRAÎNEMENT
QCM
Quelle est la langue internationale de l'anatomie ?
A. L'anglais.
B. L'allemand.
C. Le grec.
D. Le latin.
E. Le français.
Le plan qui définit des structures en crânial et caudal, est le plan :
A. Frontal.
B. Coronal.
C. Sagittal.
D. Transversal.
E. Vertical.
Un système définit des éléments anatomiques :
A. Qui sont situés dans la même région.
B. Qui ont la même structure.
C. Qui ont la même fonction.
D. Qui répondent à la même vie animale.
E. Qui sont inhomogènes.
La coupe représentée est une coupe frontale, parce que (une réponse inexacte) :

A. Le cou est à la partie supérieure.
B. Le cœur est situé en dessous du diaphragme.
C. Les deux poumons sont visibles.
D. Le gril costal est sectionné.
E. Le sternum est visible.
La posture de référence du corps humain en anatomie est un homme (une inexacte) :
A. Vivant.
B. Debout.
C. Pieds joints.
D. La paume regardant en dedans.
E. La tête orientée dans le plan de Francfort.
En sciences, l'anatomie des animaux est aussi dénommée :
A. Biométrie.
B. Organogenèse.
C. Anthropologie.
D. Anatomie comparée.
E. Anatomie générale.
Anatomie et médecine
L'anatomie est une science fondamentale en médecine, dont l'intégration a permis des avancées significatives dans le diagnostic et le traitement des maladies.
I. Savoir
L'histoire de la médecine est marquée par l'évolution de la compréhension du corps humain.
1. La révolution hippocratique : naissance de l'art médical
Hippocrate (460-377 av. J.-C.) : Initiateur de l'observation clinique. Il a formulé que la santé obéit aux lois de la nature et que la maladie est un dérèglement prévisible et analysable. Sa médecine reposait sur l'équilibre des quatre humeurs (sang, lymphe, bile jaune, bile noire). Il a également posé les bases de l'éthique médicale avec son serment.
2. La révolution aristotélicienne : l'anatomie comme philosophie de l'Homme
Aristote (384-322 av. J.-C.) : Philosophe qui a cherché à définir la place de l'Homme dans la nature. Son œuvre anatomique était descriptive, topographique, fonctionnelle et comparée, analysant les propriétés anatomiques de l'homme par rapport aux animaux.
3. La médecine hippocratique
Galien (131-201 ap. J.-C.) : Amplifia et transmit le message hippocratique. Il unifia le vocabulaire anatomique et réalisa de nombreuses dissections animales. Cependant, il ne fit pas toujours le lien entre ses connaissances anatomiques et ses observations cliniques, sauf pour les fractures.
4. Aristote et ses successeurs
Hérophile (330-260 av. J.-C.) et Érasistrate (300-230 av. J.-C.) : Développèrent l'anatomie humaine à Alexandrie, où les dissections humaines étaient autorisées dans des cas spécifiques.
5. En conclusion
Hippocrate se concentra sur les symptômes et leur interprétation, sans une connaissance anatomique précise.
Aristote utilisa l'anatomie pour différencier l'homme des animaux.
Galien, bien que grand anatomiste, ne réussit pas pleinement à lier l'anatomie à la clinique, à l'exception des fractures.
II. Comprendre
La transmission du savoir anatomique a été un défi historique.
1. Au Moyen Âge
La médecine et l'anatomie se sont longtemps limitées à la répétition des écrits de Galien.
Création d'écoles de médecine (Salerne, Montpellier) basées sur la tradition hippocratique, souvent transmise par les savoirs arabes et juifs.
Les dissections étaient interdites, puis autorisées pour les chirurgiens anatomistes (ex: Guy de Chauliac) sur des condamnés à mort, dans le but de faire progresser la chirurgie.
2. La révolution de l'imprimerie
Gutenberg (1450) : L'invention de l'imprimerie permit la diffusion massive des textes anciens, rendant le savoir accessible à un plus grand nombre.
3. Léonard de Vinci
Léonard de Vinci (1452-1519) : Anatomiste admirable, ses dessins anatomiques montraient une grande perfection et des coupes topographiques en avance sur son temps. Cependant, il ne publia pas ses travaux.
4. La révolution anatomique : André Vésale
André Vésale (1514-1564) : Premier à étudier l'anatomie comme une science basée sur l'observation directe. Il corrigea les erreurs de ses prédécesseurs et publia le De Humani Corporis Fabrica (1543), un ouvrage illustré et critique.
Dans la lignée de Vésale, William Harvey (1578-1657) publia en 1628 la première description de la circulation sanguine.
5. La révolution chirurgicale : Ambroise Paré
Ambroise Paré (1509-1590) : Contemporain de Vésale, il développa la chirurgie en s'appuyant sur l'anatomie, inventant notamment la ligature des artères. Il est considéré comme le père de la chirurgie moderne.
6. Essor de l'anatomie en tant que science médicale
À partir de Vésale, l'anatomie devint la seule science médicale enseignée, connaissant un essor prodigieux (ex: étude du système nerveux par Nicolas Sténon, Thomas Willis, Félix Vicq d'Azyr).
Au XVIIIe siècle, l'anatomie fut une source d'inspiration pour les artistes et les inventeurs.
7. La médecine des XVIIe et XVIIIe siècles
La médecine restait souvent attachée à la théorie des humeurs, mais la chirurgie, grâce à des figures comme François Gigot de Lapeyronie, s'affirma comme une discipline enseignée et reconnue, intégrant l'anatomie.
III. Agir
L'anatomie a transformé la pratique médicale.
1. La méthode anatomoclinique
Xavier Bichat : Inventeur de la méthode anatomoclinique, un nouveau paradigme où la maladie est liée à un organe malade. Il promut les autopsies pour comprendre les symptômes post-mortem.
Naissance de l'anatomie pathologique (Dupuytren, Laennec, Cruveilhier), reliant symptômes et lésions anatomiques (ex: localisations cérébrales par Broca, auscultation pulmonaire par Laennec).
2. L'anesthésie
L'anesthésie a permis à la chirurgie d'étendre son champ d'action, exigeant une connaissance anatomique précise pour des actes plus préservateurs.
3. La révolution de l'imagerie : l'anatomie du vivant
Roentgen (1895) : Découverte des rayons X, utilisés pour visualiser les os, puis les conduits et vaisseaux.
Hounsfield (1960) : Invention du scanner à rayons X (tomodensitométrie, TDM), permettant des coupes anatomiques sur le vivant.
Imagerie par résonance magnétique (IRM) (1980) : Permet des coupes sans irradiation, avec une définition proche de l'anatomie post-mortem.
4. Que devient l'anatomie ?
L'anatomie reste indispensable pour l'interprétation des images, la chirurgie (variations anatomiques, rapports) et l'examen clinique.
Elle est à la croisée des connaissances nouvelles (génétique, biologie moléculaire) et des techniques (biomatériaux), rappelant l'importance du corps humain en médecine.
Il existe de multiples formes d'anatomie : descriptive, topographique, fonctionnelle, appliquée à l'imagerie, la chirurgie, la neurosciences, etc.
POINTS CLÉS
La médecine et l'anatomie ont émergé comme démarches logiques dans l'Antiquité grecque et latine (Hippocrate, Aristote, Galien), sans lien initial entre elles.
L'anatomie a connu une révolution scientifique avec Vésale au XVIe siècle, tandis que la médecine restait empirique.
La révolution anatomoclinique, initiée par Xavier Bichat au XIXe siècle, a relié la pathologie à un dysfonctionnement organique.
L'anatomie est aujourd'hui la base indispensable des progrès techniques en imagerie et en chirurgie.
La génomique et la protéomique doivent toujours se référer à l'organe anatomique dont elles étudient les mécanismes.
ENTRAÎNEMENT
QCM
Qui est considéré comme le premier anatomiste de l'Antiquité ?
A. Platon.
B. Aristote.
C. Hippocrate.
D. Ptolémée Sôter.
E. Galien.
Quelle est la première faculté de médecine d'inspiration hippocratique encore existante ?
A. Cos.
B. Athènes.
C. Rome.
D. Salerne.
E. Montpellier.
Qui est considéré comme le père de l'anatomie moderne ?
A. Guy de Chauliac.
B. Ambroise Paré.
C. André Vésale.
D. William Harvey.
E. Nicolas Sténon.
Concernant la méthode anatomoclinique (une réponse inexacte) :
A. Elle a été inventée par Bordeu et Barthez.
B. Elle consiste à relier un symptôme à un organe malade.
C. Elle a été appliquée à tous les organes.
D. Elle a donné naissance à l'anatomopathologie.
E. Elle est apparue au XIXe siècle.
Dans quel domaine médical Charcot a-t-il appliqué la méthode anatomoclinique ?
A. Urologie.
B. Cardiologie.
C. Pneumologie.
D. Neurologie.
E. Chirurgie.
Dans quel domaine médical, l'anatomie n'a pas aujourd'hui d'applications directes ?
A. Imagerie.
B. Chirurgie.
C. Robotique.
D. Biologie moléculaire.
E. Médecine.
Appareil osseux
Les os sont des organes durs et blancs, reliés par des articulations et enveloppés de périoste. L'ensemble des os forme le squelette.
I. Formation des os
L'ossification se déroule de deux manières principales :
1. Ossification enchondrale
Formation de l'os à partir d'une maquette cartilagineuse. Elle comprend plusieurs phases :
Édification d'une enveloppe d'os périchondral puis périostique autour de l'ébauche cartilagineuse.
Transformation du cartilage en os enchondral.
Persistance d'un cartilage de conjugaison (ou plaque épiphysaire) entre l'épiphyse et la diaphyse des os longs, permettant la croissance en longueur.
Résorption de l'os enchondral au centre de la diaphyse pour former le canal médullaire.
Remplacement de l'os périostique et enchondral par de l'os compact.
L'ossification débute souvent au point d'ossification central.
2. Ossification membraneuse
Formation directe de l'os à partir du tissu conjonctif, sans ébauche cartilagineuse. Elle concerne les os de la calvaria (voûte du crâne), de la face et la clavicule. L'os fibreux initial est remplacé par de l'os compact.
3. Croissance osseuse
En épaisseur : Assurée par le périoste.
En longueur (os longs) : Assurée par le cartilage de conjugaison.
En surface (os du crâne) : Par la périphérie au niveau des sutures osseuses (articulations fibreuses non encore ossifiées).
II. Description du squelette
Le squelette humain est constitué de 208 os constants, pouvant varier avec des os surnuméraires.
A. Squelette axial
1. Définition
Comprend les os de la colonne vertébrale, de la tête, du thorax et l'os hyoïde.
2. Constitution
a. Colonne vertébrale
Séparée en deux parties :
Colonne mobile : Vertèbres indépendantes et mobiles.
7 vertèbres cervicales.
12 vertèbres thoraciques.
5 vertèbres lombales.
Colonne fixe : Vertèbres soudées.
Sacrum : 5 vertèbres sacrales fusionnées.
Coccyx : Os situé à la partie caudale.
b. Tête
Comprend les os du crâne et les os de la face.
Os du crâne :
Os pairs :
Os pariétal : Partie latérale de la calvaria, ne participe pas à la base du crâne.
Os temporal : Formé de la partie squameuse (calvaria), pétreuse (base du crâne) et tympanique (méat acoustique externe). Contient les trois osselets de l'ouïe (malleus, incus, stapes).
Os impairs :
Os frontal : Partie antérieure du crâne, au-dessus de la face. Contient les sinus frontaux.
Os ethmoïdal : Os central de la base du crâne et de la face. Composé d'une lame verticale (lame perpendiculaire, crista galli), une lame criblée (passage du nerf olfactif) et deux masses latérales (labyrinthes ethmoïdaux, sinus ethmoïdaux).
Os sphénoïdal : Partie moyenne de la base du crâne. Contient la selle turcique (logement de l'hypophyse), petites et grandes ailes, processus ptérygoïdes.
Os occipital.
Os de la face : Limitent les cavités orale, nasale et orbitaires.
Os zygomatique (pair) : Participe aux parois latérale et inférieure de l'orbite.
Os nasal (pair) : Partie antérieure de la face, entre les orbites.
Os lacrymal (pair) : Participe à la fosse du sac lacrymal, paroi médiale de l'orbite.
Vomer (impair) : Constitue le septum nasal (partie postérieure et inférieure).
Cornet nasal inférieur (pair) : Partie inférieure de la paroi latérale de la cavité nasale.
Os palatin (pair) : Forme la partie postérieure du palais osseux, participe à la paroi latérale de la cavité nasale et au plancher de l'orbite.
Os maxillaire (pair) : Squelette de la mâchoire supérieure. Participe à l'orbite, la cavité nasale, le palais osseux. Porte les dents supérieures. Contient le sinus maxillaire.
Mandibule (impair) : Forme la cavité orale. En forme de "fer à cheval" avec un corps et deux branches (processus condylaire). Porte les dents inférieures.
Les cavités de la face :
Cavité nasale : Médiane, séparée par le septum nasal. Limitée par les narines (avant) et les choanes (arrière).
Orbites : Deux cavités profondes contenant le bulbe de l'œil et ses annexes.
Fosse infratemporale : Située en dedans de la mandibule, en arrière du maxillaire.
Cavité orale : Segment initial du tube digestif. Limitée par le maxillaire et le palatin (haut), la mandibule (bas), et les arcades dentaires (avant).
c. Squelette thoracique
Comprend 12 paires de côtes et le sternum (os plat antérieur et médian).
Vraies côtes (1-7) : Attachées en arrière aux vertèbres et en avant au sternum.
Fausses côtes (8-10) : Fixées en avant au cartilage sus-jacent.
Côtes flottantes (11-12) : Non fixées en avant au sternum.
d. Os hyoïde
Os impair et médian en forme de "U", situé à la jonction face-cou, au-dessus du larynx. Il n'est articulé avec aucun autre os, mais suspendu par des insertions musculaires.
B. Squelette appendiculaire
1. Définition
Constitué par les os des membres supérieurs et inférieurs.
2. Constitution
Formé d'une ceinture, d'un stylopode (un os), d'un zygopode (deux os), d'os de transition et de cinq rayons distaux.
a. Membre supérieur
Ceinture scapulaire : Attache le membre supérieur au thorax.
Clavicule : Os allongé, antéro-supérieur du thorax.
Scapula : Os plat, postéro-supérieur du thorax.
Membre supérieur proprement dit :
Humérus : Os du bras. Articulé avec la scapula (épaule) et les os de l'avant-bras (coude).
Radius et ulna : Os de l'avant-bras. Radius (latéral), ulna (médial). Articulés entre eux (radio-ulnaires proximale et distale) et avec le carpe (poignet).
Os du carpe : 8 os disposés en deux rangées (proximale et distale).
Proximale : scaphoïde, lunatum, triquetrum, pisiforme.
Distale : trapèze, trapézoïde, capitatum, hamatum.
Os métacarpiens : 5 os (I à V) formant la paume de la main.
Doigts de la main : Phalanges (2 pour le pouce, 3 pour les autres).
b. Membre inférieur
Ceinture pelvienne : Attache le membre inférieur au sacrum. Formée par les deux os coxaux.
Chaque os coxal est formé de l'ilium (partie supérieure), l'ischium (postéro-inférieure) et le pubis (antéro-inférieure).
Ces trois parties se rejoignent au niveau de l'acétabulum (articulation coxofémorale avec le fémur).
Membre inférieur proprement dit :
Fémur : Os de la cuisse. Articulé avec l'os coxal et le tibia/patella.
Patella : Os antérieur du genou, dans le tendon du quadriceps fémoral.
Tibia et fibula : Os de la jambe. Tibia (médial), fibula (latéral). Unis par la membrane interosseuse et articulations tibiofibulaires. Articulés avec le talus (cheville).
Os du tarse : Groupés en deux rangées (postérieure et antérieure).
Postérieure : calcaneus, talus.
Antérieure : cuboïde, naviculaire, trois cunéiformes.
Os métatarsiens : 5 os (I à V) formant la moitié antérieure du pied.
Orteils : Phalanges (2 pour l'hallux, 3 pour les autres).
III. Classification
Les os sont classés selon leurs trois dimensions : longueur, largeur, épaisseur.
A. Os longs
Définition : Longueur prédomine sur les deux autres dimensions.
Morphologie externe : Une diaphyse (partie intermédiaire allongée) et deux épiphyses (extrémités, proximale et distale, portant les surfaces articulaires). La métaphyse est la zone de croissance chez l'enfant.
Morphologie interne : Diaphyse en os compact circulaire entourant le canal médullaire.
Exemple : Le fémur (os de la cuisse) avec sa ligne âpre, tête fémorale, trochanters et condyles.
B. Os plats
Définition : Longueur et largeur prédominent sur l'épaisseur.
Morphologie externe : Deux faces et des bords.
Morphologie interne : Deux lames d'os compact (table externe et interne) séparées par de l'os spongieux (diploë).
Exemple : Les os de la voûte du crâne.
C. Os courts
Définition : Les trois dimensions sont à peu près égales.
Morphologie externe : Généralement six faces.
Morphologie interne : Enveloppe mince d'os compact entourant de l'os spongieux.
Exemple : Les os du carpe.
D. Os irréguliers
Définition : Forme irrégulière ne rentrant pas dans les catégories précédentes.
Description : Dépend de chaque os.
Os rayonnés : Corps avec prolongements symétriques (ex: vertèbres, sphénoïdes).
Os pneumatiques : Creusés d'une cavité (ex: maxillaire avec le sinus maxillaire).
IV. Constitution et architecture
Les os sont constitués de tissu osseux recouvert de périoste (sauf surfaces articulaires).
A. Tissu osseux
Os compact (lamellaire, haversien) : Formé de systèmes de Havers (canal central, lamelles concentriques, ostéocytes). Présent dans les diaphyses des os longs.
Os spongieux (aréolaire) : Formé de lamelles minces délimitant des cavités remplies de moelle osseuse et de capillaires. Présent dans les épiphyses des os longs et l'épaisseur des os courts/plats.
B. Périoste
Gaine fibreuse et vasculaire recouvrant les os, sauf les zones de cartilage articulaire.
C. Moelle osseuse
Remplit le canal médullaire et les aréoles de l'os spongieux.
Moelle rouge : Rôle d'ostéogenèse et d'hématopoïèse. Localisée dans l'os spongieux de certaines épiphyses chez l'adulte.
Moelle jaune : Adipeuse, réserve de graisse. Localisée dans les canaux médullaires et épiphyses des os longs chez l'adulte.
V. Vascularisation et innervation
A. Vascularisation
Os longs : Artères diaphysaires (foramen nourricier), épiphysaires et métaphysaires (cercle périarticulaire), périostées (périphérie corticale).
Os plats : Artères nourricières multiples, artères périostées.
Os courts : Uniquement artères périostées.
Les veines sont satellites des artères. Les lymphatiques forment un réseau périosté.
B. Innervation
Filets nerveux vasomoteurs accompagnant les vaisseaux. Fibres nerveuses sensitives dans le périoste.
VI. Configuration extérieure des os
A. Saillies osseuses
Articulaires :
Tête : Très saillante, séparée par un col.
Condyle : Moins saillante, sans col.
Non articulaires (zones d'insertion) :
Processus : Saillie volumineuse.
Tubérosité : Saillie moins en relief.
Tubercule : Saillie peu étendue.
Épine : Saillie en forme de pointe.
Crête : Saillie allongée linéaire.
Exemple : Le fémur avec sa ligne âpre, trochanters, condyles et épicondyles.
B. Dépressions osseuses
Articulaires : Cavités articulaires.
Non articulaires :
Fosses : Dépressions volumineuses (muscles, organes).
Sillons : Passage de vaisseaux ou nerfs.
C. Foramens
Orifices creusés dans un os (nourriciers, vasculaires) ou circonscrits par plusieurs os (passage de vaisseaux, nerfs, organes).
D. Incisures
Échancrures sur le bord d'un os.
Exemple : L'os coxal avec l'acétabulum, fosse iliaque externe, foramen obturé, sillon obturateur, épines iliaque et ischiatique, incisures ischiatiques.
VII. Fonctions
L'os assure trois fonctions essentielles :
Statique et locomotion : Constitution du squelette.
Stockage : Éléments minéraux (calcium).
Hématopoïèse : Moelle osseuse (formation des cellules sanguines).
VIII. Applications cliniques
Les os sont examinés par palpation (repères osseux) et imagerie.
Imagerie :
Radiographies simples : Recherche de fractures, tumeurs.
Scanner à rayons X (TDM) : Coupes dans les trois plans, reconstructions 3D.
Imagerie par résonance magnétique (IRM) : Visualisation des surfaces articulaires et structures ligamentaires.
Scintigraphie osseuse : Évaluation de l'activité osseuse (remaniement, production, destruction).
Examen direct : En médecine légale et paléoanthropologie (stature, âge, sexe).
POINTS CLÉS
L'ensemble des os constitue le squelette.
Les os longs sont constitués d'une diaphyse (partie intermédiaire allongée) et de deux épiphyses (extrémités), séparées par la métaphyse.
Les os plats (ex: voûte du crâne) sont formés de deux lames d'os compact séparées par de l'os spongieux.
Les saillies osseuses non articulaires sont : processus, tubérosité, tubercule, épine, crête.
Les saillies osseuses articulaires sont appelées tête (très saillante) ou condyle (peu saillante).
Les dépressions osseuses non articulaires sont les fosses et les sillons.
Les os se forment par ossification enchondrale (à partir d'une ébauche cartilagineuse) ou membraneuse (à l'intérieur du tissu conjonctif).
ENTRAÎNEMENT
QCM
Parmi ces os, lequel ou lesquels appartiennent à la ceinture scapulaire ?
A. Humérus.
B. Clavicule.
C. Os coxal.
D. Vertèbre thoracique.
E. Scapula.
Parmi ces saillies osseuses, laquelle ou lesquelles sont présentes sur le fémur?
A. Grand trochanter.
B. Condyle.
C. Tête humérale.
D. Ligne âpre.
E. Épine ischiatique.
Parmi ces os, lequel ne participe pas à la formation de la face?
A. Os lacrymal.
B. Vomer.
C. Os pariétal.
D. Os zygomatique.
E. Os palatin.
Parmi ces os, lequel n'est pas un os de la voûte du crâne?
A. Os frontal.
B. Os occipital.
C. Os temporal.
D. Os ethmoïde.
E. Os pariétal.
Parmi ces saillies osseuses, laquelle ou lesquelles sont articulaires?
A. Ligne.
B. Tête.
C. Processus.
D. Tubérosité.
E. Condyle.
Parmi les propositions suivantes concernant les vertèbres, laquelle ou lesquelles sont exactes?
A. Il existe normalement sept vertèbres cervicales.
B. Il existe normalement six vertèbres sacrales fusionnées qui forment le sacrum.
C. Il existe normalement quatorze vertèbres thoraciques.
D. Il existe normalement cinq vertèbres lombales.
E. Il existe normalement sept vertèbres lombales.
Sur cette vue antérieure des os du poignet et de la main :

Quel est l'os représenté par la flèche ?
A. Trapèze.
B. Pisiforme.
C. Capitatum.
D. Scaphoïde.
E. Hamatum.
Sur cette coupe frontale du crâne et de la face :

L'élément représenté par la flèche est :
A. La lame criblée de l'ethmoïde.
B. La lame perpendiculaire de l'ethmoïde.
C. Le vomer.
D. Le palatin.
E. Le cornet nasal inférieur.
Parmi les os suivants, lequel n'est pas un os court?
A. Vertèbre cervicale.
B. Trapèze.
C. Lunatum.
D. Triquetrum.
E. Capitatum.
Parmi les os suivants, lequel n'est pas un os plat?
A. Os frontal.
B. Trapèze.
C. Os occipital.
D. Os pariétal.
E. Os temporal.
Dents
La denture humaine adulte est composée de 32 dents, réparties également entre les arcades maxillaire (supérieure) et mandibulaire (inférieure).
I. Description et structure d'une dent type
A. Description
Chaque dent est composée de deux parties principales : la couronne et la racine, séparées par le collet.
Couronne : Partie visible de la dent, recouverte d'émail. Elle présente des reliefs appelés cuspides.
Racine : Partie cachée sous la gencive, recouverte de cément. Elle peut être unique, double ou triple. L'apex est l'extrémité de la racine.
B. Structure
La dent est creusée d'une cavité dentaire (ou pulpaire) contenant la pulpe (tissu conjonctif riche en vaisseaux et nerfs). Elle est constituée de trois tissus calcifiés :
Émail : Recouvre la couronne. Très résistant, c'est le tissu le plus minéralisé de l'organisme.
Cément : Recouvre la racine.
Dentine (ou ivoire) : Constitue l'essentiel du volume de la dent, sous l'émail et le cément. Elle est innervée.
C. Articulation dentoalvéolaire
La racine est fixée dans l'alvéole dentaire (cavité osseuse du maxillaire ou de la mandibule) par une articulation fibreuse appelée syndesmose dentoalvéolaire ou gomphose. Le desmodonte (ou ligament alvéolodentaire) est l'ensemble des fibres collagènes qui la maintiennent. Le parodonte (ou périodonte) comprend le mur alvéolaire, le desmodonte, le cément et le tissu conjonctif lâche.
D. Référentiels d'orientation
Cinq faces sont définies pour chaque dent :
Face occlusale : Sur la couronne, opposée à l'apex, utilisée pour la mastication.
Face vestibulaire : Tournée vers le vestibule de la cavité orale (peut être labiale vers la lèvre ou jugale vers la joue).
Face linguale : Tournée vers la langue (équivalent : face palatine pour les dents supérieures).
Face mésiale : La plus proche de la ligne médiane.
Face distale : La plus éloignée de la ligne médiane.
II. Les quatre types de dents
Sur les huit dents de chaque hémi-arcade, on distingue :
Incisives (2) : Dents antérieures aplaties, racine unique. Les supérieures centrales sont plus grandes que les latérales ; les inférieures latérales sont plus grandes que les centrales.
Canine (1) : Une seule cuspide, racine puissante. La plus longue des dents, "clef de voûte" de l'arcade.
Prémolaires (2) : Généralement deux cuspides, parfois trois. Les supérieures ont souvent deux racines, les inférieures une seule.
Molaires (3) : Taille décroissante de la première à la troisième. Les supérieures ont généralement quatre cuspides, les inférieures quatre à cinq. Possèdent deux ou trois racines. La troisième molaire (M3), ou "dent de sagesse", peut être absente.
III. Dentition - Dents déciduales et dents permanentes
La dentition est le processus de croissance et d'apparition des dents. L'étude de la dentition est un marqueur précis de l'âge chez l'enfant.
1. Denture déciduale
Aussi appelée temporaire, lactéale ou "de lait".
Composée de 20 dents (5 par hémi-arcade : 2 incisives, 1 canine, 2 prémolaires).
Éruption entre 6 mois et 30 mois.
Chute vers 11 ans, remplacées par les dents permanentes.
2. Denture définitive
Aussi appelée permanente ou adulte.
Composée de 32 dents (8 par hémi-arcade : 2 incisives, 1 canine, 2 prémolaires, 3 molaires).
La première dent permanente (M1, "dent de six ans") apparaît vers 6 ans.
Les incisives apparaissent entre 7 et 8 ans.
Les canines et prémolaires éruptent entre 9 et 12 ans.
La deuxième molaire (M2, "dent de douze ans") apparaît vers 12 ans.
La troisième molaire (M3, "dent de sagesse") apparaît entre 18 et 20 ans.
Il existe une période de denture mixte (6 à 11 ans) avec coexistence de dents déciduales et permanentes.
Numérotation internationale des dents
Système à deux chiffres :
Premier chiffre (dizaines) : Hémi-arcade.
Denture permanente : 1 (maxillaire droit), 2 (maxillaire gauche), 3 (mandibulaire gauche), 4 (mandibulaire droit).
Denture déciduale : 5 (maxillaire droit), 6 (maxillaire gauche), 7 (mandibulaire gauche), 8 (mandibulaire droit).
Second chiffre (unités) : Position de la dent sur l'hémi-arcade.
1 (incisive centrale), 2 (incisive latérale), 3 (canine), 4 (première prémolaire/molaire), 5 (deuxième prémolaire/molaire), 6 (première molaire), 7 (deuxième molaire), 8 (troisième molaire).
Exemple : Dent 33 = canine inférieure gauche. Dent 73 = canine inférieure gauche de lait.
IV. Vieillissement dentaire
Le vieillissement entraîne une usure des surfaces occlusales, une modification de la teinte de la dentine et une réduction du volume pulpaire. Ces caractéristiques sont utilisées pour estimer l'âge en médecine légale.
POINTS CLÉS
La denture humaine adulte comprend 32 dents.
Chaque dent a une couronne et une racine, séparées par le collet.
La dent contient une cavité pulpaire riche en vaisseaux et nerfs.
Les dents sont composées d'émail, de cément et de dentine.
La racine est fixée dans l'alvéole par une syndesmose dentoalvéolaire (gomphose).
Quatre types de dents : incisives, canines, prémolaires, molaires.
La denture déciduale (enfant) comprend 20 dents (2 incisives, 1 canine, 2 prémolaires).
ENTRAÎNEMENT
QCM
La denture humaine adulte comprend normalement :
A. Trente-six dents.
B. Deux incisives par hémi-arcade.
C. Deux canines par hémi-arcade.
D. Seize dents implantées dans des alvéoles de l'os maxillaire.
E. Trois molaires auxquelles s'ajoute la dent de sagesse.
Parmi les propositions suivantes concernant la structure de la dent, lesquelles sont exactes?
A. L'émail recouvre la couronne.
B. La dentine recouvre la racine.
C. Le cément recouvre la dentine.
D. L'émail recouvre la dentine.
E. L'émail est richement innervé.
Parmi les propositions suivantes concernant les faces des dents, lesquelles sont exactes?
A. La face occlusale appartient à la couronne.
B. Les faces occlusales des dents maxillaires font face aux faces occlusales des dents mandibulaires.
C. La face vestibulaire est tournée vers la langue.
D. La face palatine est un synonyme de face vestibulaire pour les dents supérieures.
E. La face mésiale est la face la plus éloignée de la troisième molaire.
Parmi les propositions suivantes concernant les différents types de dents adultes, lesquelles sont exactes?
A. Les incisives présentent une racine unique.
B. Pour les incisives supérieures, l'incisive centrale est toujours plus grande que la latérale.
C. Les prémolaires présentent en général deux cuspides et une racine.
D. Les molaires présentent une taille qui augmente de la première à la troisième.
E. Les molaires supérieures présentent généralement cinq cuspides.
Parmi les propositions suivantes concernant la denture déciduale, lesquelles sont exactes?
A. Les garçons présentent des éruptions dentaires plus précoces que les filles.
B. Il existe cinq dents déciduales par hémi-arcade.
C. Les dents déciduales sont au nombre de vingt-quatre au total.
D. Les premières dents à apparaître sont les incisives centrales supérieures.
E. Les dernières dents déciduales apparaissent vers six ans.
Parmi les propositions suivantes concernant les dentures déciduale et permanente, lesquelles sont exactes?
A. Les molaires n'ont pas d'équivalent décidual.
B. La dernière dent déciduale chute vers dix-huit ans ("dent de sagesse").
C. La première dent permanente, apparaissant vers six ans, est la première molaire.
D. L'éruption des canines a lieu entre six et huit ans.
E. Il existe une période de denture mixte avec une coexistence de dents déciduales et de dents permanentes.
Parmi les propositions suivantes concernant la numérotation internationale des dents, lesquelles sont exactes?
A. La dent 11 désigne l'incisive centrale permanente supérieure droite.
B. La dent 27 désigne la deuxième molaire permanente inférieure droite.
C. La dent 51 désigne l'incisive centrale déciduale supérieure gauche.
D. La dent 57 est une des dents déciduales.
E. Les dents 23, 33, 53, 83 sont des canines.
QROC
Énumérer les trois types de tissus dentaires.
Les trois types de tissus dentaires sont l'émail, le cément et la dentine (ou ivoire).
Citer les éléments constitutifs du parodonte (ou périodonte).
Les éléments constitutifs du parodonte sont le mur alvéolaire, le desmodonte (ligament alvéolodentaire), le cément et le tissu conjonctif lâche contenant des vaisseaux et des nerfs.
Citer les cinq faces d'une dent dans le référentiel d'orientation dentaire.
Les cinq faces d'une dent sont la face occlusale, la face vestibulaire (labiale ou jugale), la face linguale (ou palatine), la face mésiale et la face distale.
Donner la formule dentaire d'une hémi-arcade pour la denture permanente.
La formule dentaire d'une hémi-arcade pour la denture permanente est : 2 incisives, 1 canine, 2 prémolaires, 3 molaires (I2 C1 P2 M3).
Citer les caractéristiques principales des molaires supérieures.
Les molaires supérieures présentent généralement quatre cuspides disposées en trapèze et possèdent de deux à trois racines. Leur taille diminue de la première à la troisième molaire.
Donner la formule dentaire d'une hémi-arcade pour la denture déciduale.
La formule dentaire d'une hémi-arcade pour la denture déciduale est : 2 incisives, 1 canine, 2 prémolaires (I2 C1 P2).
Donner les dates approximatives d'éruption des molaires permanentes.
Les molaires permanentes éruptent approximativement : la première molaire (M1) vers 6 ans, la deuxième molaire (M2) vers 12 ans, et la troisième molaire (M3) entre 18 et 20 ans.
Définir les "dents de sagesse".
Les "dents de sagesse" sont les troisièmes molaires (M3), dont l'éruption se fait généralement tardivement, entre 18 et 20 ans, à l'âge adulte. Elles peuvent être absentes chez certains individus.
Donner les numéros des premières prémolaires déciduales et permanentes dans le système international.
Premières prémolaires déciduales : 54, 64, 74, 84.
Premières prémolaires permanentes : 14, 24, 34, 44.
Système articulaire
Le système articulaire est composé d'articulations, dont la fonction est essentielle au mouvement. Une articulation est le moyen d'union entre des pièces osseuses ou cartilagineuses. L'étude du système articulaire est l'arthrologie.
Il existe trois types principaux d'articulations, classées selon leur structure :
Les articulations fibreuses.
Les articulations cartilagineuses.
Les articulations synoviales.
Les articulations fibreuses et cartilagineuses sont des articulations solides, sans cavité articulaire, contrairement aux articulations synoviales.
I. Articulations fibreuses
Les surfaces osseuses sont unies par du tissu conjonctif, sans cartilage articulaire. L'interligne articulaire est occupé par du tissu fibreux. Ces articulations sont immobiles.
Sutures : Le tissu fibreux s'ossifie progressivement pour former une suture (plane, écailleuse ou dentelée). Exemple : Articulations entre les os du crâne.
Syndesmoses : Les surfaces osseuses sont éloignées et unies par du tissu conjonctif. Exemple : Membrane interosseuse de l'avant-bras, ligaments jaunes des vertèbres.
Schyndilèse : Crête osseuse s'articulant avec une rainure. Exemple : Vomer et os sphénoïdal.
Gomphose : Articulation fibreuse particulière unissant une dent à son alvéole dentaire par le périodonte d'insertion.
II. Articulations cartilagineuses
Elles regroupent les synchondroses et les symphyses (ou amphiarthroses).
Synchondroses : Articulations temporaires où le cartilage hyalin s'ossifie pour former une synostose. Exemple : Articulation sphéno-occipitale, cartilage de conjugaison des os longs.
Symphyses (ou amphiarthroses) : Surfaces osseuses unies par du fibrocartilage renforcé par des ligaments. Mobilité réduite. Exemple : Articulations entre les corps vertébraux, symphyse pubienne.
III. Articulations synoviales
Aussi appelées diarthroses, ce sont les articulations les plus élaborées, permettant une grande amplitude de mouvement. Elles sont caractérisées par une cavité articulaire et une membrane synoviale.
A. Constitution
Formées de surfaces articulaires (osseuses ou fibrocartilagineuses) et de moyens d'union.
1. Surfaces articulaires
Osseuses : Lisses, recouvertes de cartilage articulaire (hyalin), non vascularisé, nourri par la synovie (liquide synovial).
Fibrocartilagineuses : Interposées en cas d'incongruence articulaire. Non vascularisées et non innervées.
Labrum (ou bourrelet articulaire) : Triangulaire en coupe, augmente la profondeur et la surface articulaire. Exemple : Cavité glénoïdale de la scapula.
Ménisque : Interposé entre deux surfaces osseuses, triangulaire en coupe. Exemple : Genou.
Disque : Lentille biconcave formant une cloison complète dans la cavité articulaire, délimitant deux cavités secondaires. Exemple : Articulation temporomandibulaire.
2. Moyens d'union
Capsule articulaire : Manchon fibreux s'insérant autour des surfaces articulaires.
Membrane fibreuse : Partie externe, d'épaisseur variable.
Membrane synoviale : Partie interne, tapisse la capsule et les surfaces osseuses non cartilagineuses. Richement vascularisée et innervée, elle sécrète la synovie.
Ligaments : Lames fibreuses résistantes unissant les pièces articulaires.
Ligaments capsulaires : Épaississements de la membrane fibreuse.
Ligaments extracapsulaires : Indépendants de la capsule.
Ligaments intracapsulaires : À l'intérieur de la capsule mais hors de la cavité articulaire (ex: ligaments croisés du genou).
B. Classification des articulations synoviales
1. Classification morphologique (selon la forme des surfaces articulaires)
Articulations sphéroïdes (ou énarthroses) : Deux surfaces sphériques inversées (ex: scapulohumérale, coxofémorale). Grande mobilité (3 plans).
Articulations ellipsoïdes (ou condylaires) : Deux surfaces ellipsoïdales, concave et convexe (ex: radiocarpienne).
Articulations sellaires (ou en selle) : Deux surfaces convexes dans un sens et concaves dans l'autre (ex: carpométacarpienne du pouce).
Ginglymes (ou articulations trochléennes) : Deux surfaces en forme de poulie (ex: huméroulnaire du coude).
Articulations trochoïdes : Deux surfaces cylindriques (ex: radio-ulnaire proximale).
Articulations planes (ou arthrodies) : Deux surfaces planes (ex: zygapophysaires des vertèbres thoraciques, acromioclaviculaire). Mobilité réduite.
2. Classification fonctionnelle (selon le nombre d'axes de mouvement)
Les mouvements s'effectuent autour d'un, deux ou trois axes, définissant les degrés de liberté.
Mouvements autour d'un axe sagittal :
Abduction : Écarte un segment du plan médian.
Adduction : Rapproche le segment du plan médian.
Mouvements autour d'un axe transversal :
Flexion : Ferme l'articulation.
Extension : Ouvre l'articulation.
Mouvements autour d'un axe vertical :
Rotation latérale : Porte la face antérieure du segment vers l'extérieur.
Rotation médiale : Porte la face antérieure du segment vers l'intérieur.
Articulations à un axe mécanique : Trochoïdes et trochléennes.
Articulations à deux axes mécaniques : Ellipsoïdes et sellaires.
Articulations à trois axes mécaniques : Sphéroïdes (permettent la circumduction).
Articulations planes : Mouvements de glissement limités sans axe directeur.
Mécanique articulaire :
Position de repos : Relaxation maximale de la capsule, position antalgique.
Position de fonction : Position la plus adaptée à une fonction donnée, utilisée pour l'immobilisation.
3. Classification selon le type des surfaces articulaires
Articulations simples : Un seul type d'articulation dans une même cavité.
Articulations complexes : Plusieurs types d'articulations dans une même cavité (ex: coude, genou).
IV. Sysarcoses, ou articulations fasciales
Formées par l'interposition d'un muscle entre deux surfaces osseuses. Les mouvements se font par glissement des fascias. Exemple : Muscle dentelé antérieur entre la scapula et le gril costal.
V. Vascularisation et innervation
Les articulations, notamment synoviales, sont richement vascularisées (cercles artériels et veineux périarticulaires) et innervées (nerfs cérébrospinaux et végétatifs). Les récepteurs sensitifs dans la capsule et les ligaments jouent un rôle clé dans la posture et la régulation des mouvements.
VI. Développement des articulations
Les ébauches cartilagineuses sont séparées par du mésenchyme indifférencié, qui évolue différemment selon le type d'articulation :
Articulations fibreuses : Mésenchyme évolue en tissu fibreux (syndesmose) ou s'ossifie (suture).
Articulations cartilagineuses : Mésenchyme évolue en fibrocartilage.
Articulations synoviales : Mésenchyme se creuse d'une cavité articulaire et se différencie en membrane capsulaire.
VII. Exploration
Examen clinique : Évalue l'amplitude et la direction des mouvements (passif et actif).
Imagerie :
Radiographie standard : Visualisation des surfaces osseuses et de l'interligne articulaire.
Arthrographie : Opacification des cavités articulaires (peut être couplée au scanner : arthro-scanner).
Échographie et IRM : Visualisation du cartilage articulaire et des fibrocartilages.
Arthroscopie : Endoscopie directe des cavités articulaires.
POINTS CLÉS
Trois types d'articulations : fibreuses, cartilagineuses, synoviales.
Les articulations synoviales sont les plus élaborées et permettent les mouvements les plus amples.
Les articulations synoviales se caractérisent par une cavité articulaire et une membrane synoviale.
Les surfaces articulaires synoviales sont recouvertes de cartilage hyalin.
Les articulations synoviales sphéroïdes ont trois degrés de liberté, permettant des mouvements dans les trois plans de l'espace.
ENTRAÎNEMENT
QCM
Quelles sont les caractéristiques des articulations fibreuses?
A. Elles sont immobiles.
B. Elles ont une cavité articulaire large.
C. Les surfaces osseuses sont unies par du fibrocartilage.
D. Les surfaces osseuses sont unies par du tissu conjonctif.
E. Ce sont les articulations les plus fréquentes au niveau des membres.
Parmi ces différents types d'articulations, lesquels sont mobiles?
A. Les syndesmoses.
B. Les synostoses.
C. Les articulations synoviales.
D. Les amphiarthroses.
E. Les sysarcoses.
Parmi ces articulations, lesquelles ont une cavité articulaire?
A. Les syndesmoses.
B. Les synchondroses.
C. Les articulations sellaires.
D. Les arthrodies.
E. Les ginglymes.
L'articulation qui unit deux surfaces osseuses en forme de poulie, l'une creuse, l'autre pleine, est :
A. Sphéroïde.
B. Une articulation condylaire.
C. Une articulation sellaire.
D. Une ginglyme.
E. Une articulation trochoïde.
Parmi ces articulations synoviales, laquelle (ou lesquelles) a (ou ont) trois degrés de liberté?
A. Les articulations trochoïdes.
B. Les articulations sphéroïdes.
C. Les articulations condylaires.
D. Les articulations en selle.
E. Les arthrodies.
Parmi ces articulations synoviales, laquelle (ou lesquelles) a (ou ont) un degré de liberté ?
A. Les articulations trochoïdes.
B. Les ginglymes.
C. Les articulations condylaires.
D. Les articulations en selle.
E. Les arthrodies.
Quelles sont les caractéristiques des articulations synoviales?
A. Elles ont une cavité articulaire.
B. Elles ont une membrane synoviale.
C. Les surfaces osseuses sont unies par du fibrocartilage.
D. Elles constituent la majorité des articulations des membres.
E. Elles sont fréquentes au niveau du crâne.
Un ménisque :
A. Est constitué de cartilage hyalin.
B. Est triangulaire sur une coupe transversale.
C. Divise la cavité articulaire en deux cavités secondaires distinctes.
D. Est richement vascularisé.
E. Adhère à la capsule articulaire.
La position de fonction d'une articulation :
A. Est la position de repos de l'articulation.
B. Permet la relaxation maximale de la capsule articulaire.
C. Doit être la position d'immobilisation de l'articulation.
D. Est la position antalgique de l'articulation.
E. Est la position d'une articulation la plus adaptée à une fonction donnée.
Système musculaire
Le système musculaire, étudié par la myologie, est constitué par l'ensemble des muscles. Un muscle est un organe contractile possédant des propriétés d'excitabilité, d'élasticité et de tonus.
I. Définitions
Il existe deux grands groupes musculaires : les muscles rouges (striés) et les muscles blancs (lisses), qui diffèrent par leur structure, propriétés, innervation et fonction.
Muscles rouges (striés) : Contraction volontaire, dépendent du système nerveux cérébrospinal. Innervés par des fibres myélinisées (conduction rapide). Appartiennent à la vie de relation. Représentent environ 2/5 du poids corporel.
Muscles blancs (lisses) : Contraction involontaire, dépendent du système nerveux végétatif. Innervés par des fibres amyéliniques (conduction lente). Appartiennent à la vie végétative.
II. Muscles striés, ou muscles rouges
A. Description
La plupart des muscles striés sont formés d'une partie intermédiaire, le ventre, et de deux extrémités tendineuses.
Ventre : Partie contractile, charnue, rouge, composée de fibres musculaires (myocytes). Chaque fibre est entourée d'endomysium, contient des myofibrilles striées et est enveloppée par le sarcolemme. Les fibres sont regroupées en faisceaux par le périmysium, et le muscle entier est recouvert par l'épimysium.
Extrémités tendineuses : Non contractiles, inextensibles, blanches et résistantes. Composées de tissu conjonctif fibreux (fibres de collagène). Peuvent être cylindriques (tendons) ou en lames larges (aponévroses).
B. Insertions musculaires
Les muscles peuvent s'insérer sur les os, cloisons intermusculaires, arcades fibreuses, muqueuses (langue) ou derme. Les insertions sont directes (fibres charnues) ou indirectes (tendons, aponévroses). La plupart ont une insertion proximale (proche de la colonne vertébrale) et une distale (plus éloignée).
C. Classification
1. Selon leurs insertions
Muscles squelettiques : Deux insertions osseuses. Permettent le mouvement des articulations qu'ils croisent (environ 500).
Muscles peauciers : Une insertion osseuse et une sous-cutanée. Responsables des plissements de la peau (ex: muscles de la mimique).
2. Selon leur morphologie
Muscles longs : Longueur > largeur et épaisseur (fusiformes).
Muscles plats (ou larges) : Longueur et largeur > épaisseur (triangulaires ou rectangulaires).
Muscles courts : Dimensions sensiblement égales.
Muscles annulaires : Circulaires ou semi-circulaires. Permettent la fermeture d'un orifice naturel (ex: orbiculaire des lèvres, sphincters).
3. Selon le nombre de ventres et de tendons
Muscles simples (monogastriques) : Un seul corps charnu.
Muscles composés (polygastriques) : Plusieurs ventres.
Biceps : Deux ventres (ex: biceps brachial).
Triceps/Quadriceps : Trois/quatre chefs musculaires proximaux.
Digastriques : Deux ventres réunis par une partie tendineuse intermédiaire (ex: omohyoïdien).
Muscles avec plusieurs ventres superposés (ex: droit de l'abdomen).
Peuvent avoir un ou plusieurs tendons distaux pour un ventre unique (ex: fléchisseur des doigts).
D. Texture et fibres musculaires
La texture est définie par la direction des fibres tendineuses par rapport aux fibres musculaires.
Muscles plats et fusiformes : Fibres musculaires et tendineuses dans la même direction ou convergentes. Mouvements importants mais peu puissants.
Muscles penniformes : Fibres musculaires insérées obliquement sur un tendon axial (penniformes, semi-penniformes, multipennés). Mouvements puissants mais réduits.
a. Types de fibres musculaires
Fibres de type I : Contraction lente et soutenue (anaérobie, infatigables). Majoritaires dans les muscles posturaux.
Fibres de type II : Contraction rapide.
Type IIA : Aérobie et anaérobie. Contractions rapides et soutenues.
Type IIB : Aérobie stricte, fatigables. Les plus puissantes mais limitées dans le temps.
E. Structures annexes
Fascias : Enveloppes fibreuses entourant un muscle ou groupe de muscles. Peuvent former des septums intermusculaires.
Bourses synoviales (ou séreuses) : Cavités remplies de synovie, facilitent le glissement entre structures (tendons, muscles, os, peau).
Gaines tendineuses :
Gaines fibreuses : Ponts de tissu fibreux fixés à l'os, formant un canal ostéofibreux.
Gaines synoviales : Entourent certains tendons, facilitent le glissement, contiennent du liquide synovial. Le mésotendon assure le passage des vaisseaux et nerfs.
Loges musculaires : Espaces inextensibles délimités par fascias, septums, os et membranes interosseuses. Contiennent des muscles de fonction similaire. Une augmentation de pression peut entraîner ischémie ou atteinte nerveuse.
F. Vascularisation et innervation
1. Vaisseaux musculaires
Artères : Nombreuses, proviennent des troncs artériels voisins. Pénètrent par un point constant dans les muscles importants. Se divisent en capillaires parallèles aux fibres. Nombreuses anastomoses.
Veines : Nombreuses, satellites des artères, valvulées. Rôle de pompe veineuse.
Lymphatiques : Accompagnent artères et nerfs.
2. Innervation musculaire
Double : sensitive et motrice.
Innervation motrice : Fibres myélinisées. Chaque fibre nerveuse forme une unité motrice avec des fibres musculaires. La plaque motrice est la jonction neuromusculaire.
Innervation sensitive : Fibres myélinisées avec récepteurs dans le ventre musculaire (étirement, tension) et les tendons (position des membres). Essentielle pour la posture et la coordination.
G. Anatomie fonctionnelle
La contraction musculaire peut être statique ou dynamique.
Contraction statique (isométrique) : Le muscle produit une force sans raccourcissement, sans mouvement articulaire.
Contraction dynamique (isotonique) : Entraîne le raccourcissement du muscle et le mouvement articulaire.
Muscles agonistes : Initient le mouvement.
Muscles antagonistes : S'opposent aux agonistes.
Synergie musculaire : Contraction coordonnée de plusieurs muscles pour un mouvement précis.
Muscle polyarticulaire : Croise plusieurs articulations (ex: biceps brachial).
Chaîne musculaire : Regroupe des muscles de différentes régions contribuant à une même fonction (ex: station debout).
H. Exploration
Examen clinique : Évalue la symétrie, force, tonus musculaire, mouvements volontaires et involontaires.
Imagerie : Échographie et IRM visualisent tendons, fascias, fibres musculaires (claquage).
Explorations fonctionnelles : Électromyographie (différencie troubles musculaires et nerveux).
III. Muscles lisses, ou muscles blancs
Plus nombreux que les muscles striés. Formés de cellules fusiformes, non striées, plus petites que les myocytes striés.
Peuvent être regroupés en muscles individualisés (tubulaires, annulaires, plats, sacculaires) ou isolés dans le tissu conjonctif.
Peu vascularisés (couleur blanc rosé).
Innervation pauvre, involontaire, dépend des fibres amyéliniques du système nerveux végétatif. La transmission de l'influx est souvent de proche en proche.
POINTS CLÉS
Deux grands groupes musculaires : muscles rouges (striés, volontaires) et muscles blancs (lisses, involontaires).
Les muscles rouges sont formés d'un ventre charnu contractile et d'extrémités tendineuses non contractiles.
Les fibres musculaires de type I (anaérobie) sont majoritaires dans les muscles posturaux.
Les fibres de type II (aérobie) permettent une contraction plus rapide et puissante, mais moins soutenue.
Les loges musculaires sont inextensibles et contiennent des muscles de fonction similaire.
ENTRAÎNEMENT
QCM
Les myocytes des muscles striés :
A. Sont abondants dans les extrémités tendineuses des muscles striés.
B. Sont constitués de myofibrilles lisses.
C. Sont constitués de myofibrilles striées.
D. Sont entourés par le périmysium.
E. Sont entourés par l'endomysium.
Les muscles striés peuvent s'insérer sur :
A. Les os.
B. Les cloisons intermusculaires.
C. Les arcades fibreuses.
D. Les muqueuses.
E. Le cartilage hyalin.
Les fibres musculaires de type I :
A. Sont des fibres infatigables.
B. Sont des fibres anaérobies.
C. Sont majoritaires dans les muscles responsables de la posture.
D. Sont à contraction rapide.
E. Permettent une contraction puissante mais limitée dans le temps.
Les enveloppes fibreuses qui entourent un muscle ou un groupe de muscles sont :
A. Des bourses synoviales.
B. Des fascias.
C. Des cloisons intermusculaires.
D. Des gaines fibreuses.
E. Des gaines synoviales.
Les loges musculaires sont limitées par :
A. Les fascias.
B. Les bourses synoviales.
C. Les septums intermusculaires.
D. Les os.
E. Les membranes interosseuses.
Les artères des muscles striés :
A. Vascularisent essentiellement le tendon musculaire.
B. Sont nombreuses.
C. Pénètrent les muscles fonctionnellement importants par un point constant.
D. Se divisent dans le muscle en capillaires parallèles aux fibres musculaires.
E. Proviennent des troncs artériels voisins.
Les muscles lisses :
A. Appartiennent à la vie de relation.
B. Ont une contraction volontaire.
C. Sont rouges.
D. Sont innervés par des fibres amyéliniques.
E. Sont formés de cellules musculaires plus petites que celles des muscles striés.
Une contraction isométrique :
A. Est une contraction statique.
B. Est une contraction dynamique.
C. Est une contraction isotonique.
D. Entraîne un raccourcissement musculaire.
E. Entraîne un mouvement articulaire.
Colonne vertébrale
La colonne vertébrale est l'axe central du squelette, située au niveau médian et dorsal du corps. Elle est formée par l'empilement de vertèbres et sert de support à toutes les autres pièces du squelette.
I. Généralités sur les vertèbres
Toutes les vertèbres sont bâties sur le même modèle, comprenant un corps vertébral, un arc vertébral et des processus.
1. Corps vertébral
Médian, ventral (antérieur), massif, il est l'élément clé de la statique vertébrale. Chaque corps est séparé par un disque intervertébral.
2. Arc vertébral
Aussi appelé arc neural, postérieur (dorsal), il est constitué des pédicules (pont d'union avec le corps) et des lames (lame osseuse se dirigeant en arrière et en dedans).
3. Processus vertébraux
Au nombre de sept :
Deux processus transverses (latéraux).
Quatre processus articulaires (deux supérieurs, deux inférieurs) qui s'articulent entre eux (articulation zygapophysaire).
Un processus épineux (impair, médian, dorsal), palpable cliniquement.
4. Foramen vertébral
Limité par la face dorsale du corps vertébral et l'arc vertébral. L'ensemble des foramens vertébraux forme le canal vertébral, qui contient la moelle spinale et les racines spinales. La moelle spinale s'étend de C1 à L2. Les racines spinales forment la queue de cheval en dessous de la terminaison de la moelle.
Le canal vertébral contient également les méninges spinales (dure-mère, arachnoïde, pie-mère) et l'espace extradural (ou épidural, péridural) entre la paroi du canal et les méninges, contenant vaisseaux et graisse.
II. Généralités sur la colonne vertébrale
La colonne vertébrale est divisée en segments de haut en bas :
7 vertèbres cervicales (C1 à C7).
12 vertèbres thoraciques (T1 à T12).
5 vertèbres lombales (L1 à L5).
5 vertèbres sacrales (S1 à S5).
Un nombre variable (généralement 4) de vertèbres coccygiennes.
Le promontoire est le bord supérieur de la première vertèbre sacrale.
Colonne fixe : Sacrum (vertèbres sacrales soudées) et coccyx (fusion des éléments coccygiens).
Colonne mobile : Vertèbres cervicales, thoraciques et lombales.
La charnière lombosacrale est la jonction entre la colonne mobile et fixe.
Fonctions de la colonne vertébrale :
Statique : Station érigée.
Dynamique : Mouvements et marche.
Protection : Système nerveux central.
Courbures de la colonne vertébrale
Rectiligne dans le plan frontal, la colonne présente des courbures dans le plan sagittal :
Lordose cervicale : Convexe en avant (centrée en C5).
Cyphose thoracique : Concave en avant (centrée sur T6).
Lordose lombale : Convexe en avant (centrée sur L3).
Courbure sacrale/coccygienne : Concave en avant.
III. Segments vertébraux
A. Colonne cervicale (7 vertèbres)
Squelette du cou, fait partie de la colonne mobile. Présente une lordose cervicale.
1. Vertèbre cervicale modale (C3 à C6)
Corps vertébral : Rectangulaire, avec un uncus (processus uncinatus).
Foramen vertébral : Triangulaire à base ventrale.
Processus transverses : Orientés en avant, forment des gouttières transversaires (passage du nerf spinal cervical) et sont perforés d'un foramen transversaire (passage de l'artère vertébrale, plexus veineux, nerf vertébral).
Processus articulaires : Dirigés verticalement, surfaces planes (articulation plane) orientées à 45°, permettant flexion-extension et latéralité.
Processus épineux : Prismatiques, triangulaires, longs, bifides (bituberculeux).
2. Variations
Atlas (C1) : Deux masses latérales réunies par deux arcs osseux.
Axis (C2) : Corps surmonté du processus odontoïde (ou dent de l'axis) s'articulant avec l'arc antérieur de l'atlas.
C7 : Processus épineux très long, unituberculeux et palpable.
B. Colonne thoracique (12 vertèbres)
S'articule avec les côtes, forme le thorax. Fait partie de la colonne mobile. Présente une cyphose thoracique centrée sur T6.
1. Vertèbre thoracique modale (T4 à T8)
Corps vertébral : Arrondi ou en demi-cylindre, avec deux demi-facettes articulaires costales.
Foramen vertébral : Cylindrique.
Processus transverses : Dirigés en dehors et en arrière, avec une surface articulaire costale.
Processus articulaires : Dirigés verticalement, facette plane (arthrodie), presque verticale, limitant la flexion-extension mais permettant inclinaison latérale et rotation.
Processus épineux : Prismatiques, triangulaires, longs, obliques vers le bas.
2. Variations
T1, T11, T12 : Corps avec facette costale complète.
T1 : Vertèbre de transition.
T12 : Vertèbre de transition avec L1.
T11 et T12 : Processus transverses sans surface costale.
C. Colonne lombale (5 vertèbres)
Soutient le poids du tronc, forme le squelette de l'abdomen. Fait partie de la colonne mobile. Présente une lordose lombale centrée sur L3.
1. Vertèbre lombale modale (L2, L3, L4)
Corps vertébral : Réniforme.
Foramen vertébral : Triangulaire.
Processus transverse : Costiforme.
Processus articulaires : Inférieur taillé en segment de cylindre creux, supérieur en segment de cylindre plein avec tubercule mamillaire. Articulation trochoïde.
Processus épineux : Massifs, trapus.
2. Variations
L1 : Vertèbre de transition.
L5 : Cunéiforme, peut s'hypertrophier et s'appuyer sur le sacrum (sacralisation).
D. Sacrum et coccyx
Forment la partie caudale de la colonne (colonne fixe). Transmettent le poids du corps aux membres inférieurs via les os coxaux.
1. Sacrum
Base : Promontoire (bord supérieur de S1) et aile du sacrum (s'articule avec les os coxaux).
Foramen vertébral et canal vertébral : Contiennent la queue de cheval.
Processus articulaires supérieurs : S'articulent avec les processus articulaires inférieurs de L5.
Sommet : S'articule avec la base du coccyx.
Face antérieure (pelvienne) : Lisse, avec des foramens sacraux antérieurs (passage des branches antérieures des nerfs spinaux sacraux).
Face dorsale : Foramens sacraux postérieurs (passage des branches postérieures des nerfs spinaux sacraux).
IV. Jointures et ligaments
Tous les éléments de deux vertèbres voisines sont reliés, sauf au niveau des pédicules.
Corps vertébraux : Reliés par le disque intervertébral (jointure cartilagineuse, nucleus pulposus, annulus fibrosus), permettant des mouvements dans toutes les directions. Maintenus par les ligaments longitudinaux antérieur et postérieur.
Processus articulaires : Jointures synoviales orientant les mouvements vertébraux.
Lames : Reliées par les ligaments jaunes (élastiques).
Processus transverses ou épineux : Reliés par des ligaments ou muscles intertransversaires ou interépineux.
La colonne vertébrale dynamique permet une grande amplitude de mouvements (flexion, extension, rotation, inclinaison latérale).
V. Foramen intervertébral
Orifice délimité par les pédicules, le corps vertébral, le disque intervertébral et les processus articulaires. Il forme un canal intervertébral où chemine le nerf spinal (système nerveux périphérique, issu de la fusion des racines antérieure et postérieure de la moelle spinale) et le ganglion nerveux spinal (sensitif).
VI. Examen clinique
Palpation des processus épineux et évaluation de la mobilité vertébrale. Complété par radiographies, scanner, IRM. Les hernies discales sont une pathologie fréquente, notamment au niveau lombal.
POINTS CLÉS
La colonne vertébrale est l'axe osseux du squelette.
Elle est formée de la superposition d'éléments identiques, les vertèbres.
Les vertèbres possèdent un corps, un arc vertébral et des processus.
Les vertèbres se différencient en fonction de l'étage où elles sont situées.
La colonne vertébrale a une triple fonction : statique, dynamique, de protection du système nerveux (moelle spinale).
ENTRAÎNEMENT
QCM
Lesquels des éléments suivants n'appartiennent pas à l'arc vertébral?
A. Le corps vertébral.
B. Le pédicule.
C. Le processus articulaire.
D. La lame.
E. Le processus épineux.
Quels éléments sont contenus dans le canal vertébral?
A. La moelle spinale jusqu'en regard de la vertèbre L5.
B. La dure-mère jusqu'en regard de la deuxième pièce sacrale.
C. Des plexus veineux vertébraux.
D. Des artères.
E. De la graisse.
Quelles sont les caractéristiques des vertèbres cervicales?
A. La première vertèbre cervicale se dénomme l'axis.
B. Le corps est rectangulaire.
C. Le processus transverse comporte un foramen.
D. Elles présentent une courbure concave en avant.
E. Le processus épineux est bituberculé.
Quelles sont les caractéristiques des vertèbres thoraciques?
A. Le corps vertébral est arrondi.
B. Le canal vertébral est cylindrique.
C. Le processus intervertébral laisse passer les racines spinales thoraciques.
D. Le sommet de la courbure thoracique est la vertèbre T6.
E. Le processus transverse est dirigé en avant.
Quelles sont les caractéristiques des vertèbres lombales?
A. Le corps vertébral est plus volumineux qu'au niveau thoracique.
B. Les processus articulaires sont des articulations planes.
C. Les processus transverses sont qualifiés de costiformes.
D. Les disques intervertébraux peuvent donner lieu à des hernies discales.
E. Les racines spinales naissent en regard du foramen intervertébral correspondant.
QROC
Quel est le nom des deux premières vertèbres cervicales?
Les deux premières vertèbres cervicales sont l'Atlas (C1) et l'Axis (C2).
Quelles sont les limites du foramen intervertébral?
Les limites du foramen intervertébral sont : en haut, le pédicule sus-jacent ; en bas, le pédicule sous-jacent ; en avant, la partie inférieure et postérieure du corps vertébral et du disque intervertébral ; en arrière, la colonne des processus articulaires.
Système nerveux central
Le système nerveux central (SNC), ou névraxe, correspond aux structures contenues dans le canal vertébral et le crâne. Il est composé de substance grise (cellules nerveuses) et de substance blanche (prolongements des cellules nerveuses).
Au niveau microscopique, il contient des neurones (unités fonctionnelles transmettant l'influx nerveux) et des cellules gliales (cellules de soutien).
I. Généralités
A. Description générale
Moelle spinale : Contenue dans le canal vertébral. Substance grise centrale, substance blanche périphérique.
Encéphale : Contenu dans la boîte crânienne. Substance grise périphérique (cortex) et profonde (noyaux gris centraux), substance blanche centrale. Subdivisé en :
Tronc cérébral : Moelle allongée (bulbe), pont, mésencéphale.
Cervelet.
Diencéphale.
Télencéphale (hémisphères cérébraux).
Enveloppes : Les méninges (dure-mère, arachnoïde, pie-mère).
Cavités : Remplies de liquide cérébrospinal (ventricules dans l'encéphale, canal de l'épendyme dans la moelle spinale).
Vascularisation : Assurée par les artères carotides internes (avant) et l'artère basilaire (arrière, formée par les artères vertébrales). Le cercle artériel de la base du cerveau (polygone de Willis) assure la suppléance.
B. Fonctions
Le SNC assure la fonction de vie de relation (échanges avec l'extérieur, adaptation, coordination) et est le siège des fonctions cognitives (langage, mémoire, idéation), praxiques et exécutives.
II. Moelle spinale
A. Situation
S'étend de C1 à L2, suivant la courbure du canal vertébral. En raison de la croissance différentielle, les segments médullaires ne sont pas en regard des vertèbres correspondantes à l'âge adulte (la moelle est plus courte que le canal vertébral).
Moelle cervicale : C1 à C7.
Moelle thoracique : C7 à T10.
Moelle lombale : T10 à T12.
Moelle sacrale : T12 à L2.
B. Morphologie
Long cordon aplati, environ 1 cm de diamètre et 42 cm de long.
1. Division rostrocaudale
Renflements : Deux renflements (cervical C5-T1 et lombal T10-L5) correspondant à une plus grande densité de neurones pour les membres.
Épicône : L5 à S2 (innervation membres inférieurs et petit bassin).
Cône terminal : S3 au coccyx (innervation périnée).
Filum terminale : Suite du cône terminal, atteint le cul-de-sac dural.
En dessous du cône terminal, le canal vertébral contient la queue de cheval (racines lombales et sacrales, filum terminale).
2. Division externe
Subdivisée en cordons par quatre sillons longitudinaux :
Sillon médian antérieur (fissure médiane ventrale).
Sillon médian postérieur (sillon médian dorsal).
Sillons collatéraux antérieur et postérieur (émergence des racines des nerfs spinaux).
Racines des nerfs spinaux :
Racines antérieures : Motrices (efférentes).
Racines postérieures : Sensitives (afférentes), avec le ganglion spinal.
31 paires de nerfs spinaux (8 cervicaux, 12 thoraciques, 5 lombaux, 5 sacraux, 1 coccygien).
3. Division interne
Substance grise centrale et substance blanche périphérique.
Substance grise : En forme de papillon ou "H". Comprend une corne dorsale (sensitive), une corne ventrale (motrice) et, à l'étage thoracique, une corne latérale (végétative).
Substance blanche : Formée de cordons (antérieurs, latéraux, postérieurs) contenant les axones myélinisés des voies ascendantes, descendantes et d'association.
4. Division régionale
Le volume de la moelle varie : plus de substance blanche en haut, plus de corps cellulaires aux renflements.
5. Division fonctionnelle
La moelle est formée de segments médullaires (métamères), chacun correspondant à un territoire fonctionnel : dermatome (cutané), myotome (musculaire), sclérotome (radiculaire).
C. Vascularisation
1. Vascularisation artérielle
Assurée par les artères spinales antérieure et postérieures (issues des artères vertébrales) et les artères spinales segmentaires (issues de l'aorte). Les artères médullaires segmentaires (dont l'artère d'Adamkiewicz) contribuent à l'irrigation, mais avec une grande variabilité.
2. Vascularisation veineuse
Organisation similaire aux artères (veines spinales antérieure et postérieure).
D. Fonctions
Passage des voies ascendantes et descendantes, et siège de l'arc réflexe (transmission de l'influx sensitif aux motoneurones).
III. Tronc cérébral
A. Situation
Partie du SNC entre la moelle spinale (bas) et le diencéphale (haut). Comprend (de bas en haut) : la moelle allongée (bulbe), le pont, le mésencéphale (cerveau moyen). Situé dans la fosse postérieure du crâne, en avant du cervelet.
B. Morphologie
1. Morphologie externe
Face ventrale : Fissure médiane ventrale (moelle allongée), gouttière basilaire (pont), pédoncules cérébraux (mésencéphale).
Faces latérales : Sillons latéraux, pédoncules cérébelleux.
Face dorsale : Sillon médian dorsal (moelle allongée), voile médullaire supérieur (pont), colliculus supérieurs et inférieurs (mésencéphale).
2. Morphologie interne
Contient les noyaux (partie dorsale, tegmentum) et les faisceaux ascendants/descendants (partie ventrale).
C. Vascularisation
1. Vascularisation artérielle
Par les artères vertébrales (formant l'artère basilaire). L'artère basilaire donne des rameaux pour le cervelet et le tronc cérébral (paramédianes, circonférentielles courtes et longues - artères cérébelleuses). Les artères vertébrales donnent aussi les artères cérébelleuses postérieures et inférieures, et les artères spinales.
2. Vascularisation veineuse
Les plexus veineux se jettent dans les sinus veineux dure-mériens.
D. Fonctions
Lieu de passage des faisceaux ascendants, descendants et d'association entre la moelle et le cerveau.
IV. Cervelet
A. Situation
Situé dans la fosse crânienne postérieure, en arrière de la moelle allongée et du pont, séparé par le quatrième ventricule. Relié au tronc cérébral par les pédoncules cérébelleux (supérieur, moyen, inférieur).
B. Morphologie
Présente un vermis (partie centrale médiane) et deux hémisphères cérébelleux (parties latérales subdivisées en lobules).
C. Vascularisation
1. Vascularisation artérielle
Par les artères cérébelleuses (supérieures, antérieures, inférieures) issues du tronc basilaire, et les artères cérébelleuses postérieures et inférieures issues des artères vertébrales.
2. Vascularisation veineuse
Les plexus veineux se jettent dans les sinus dure-mériens.
D. Fonctions
Organe d'intégration et de coordination des mouvements et du tonus musculaire.
V. Diencéphale
A. Situation
Portion de l'encéphale unissant le mésencéphale aux hémisphères cérébraux (cerveau intermédiaire).
B. Morphologie
Constitué du troisième ventricule (cavité interne) et de quatre étages (de haut en bas) :
Épithalamus : Étage supérieur et médial. Comprend la glande pinéale (épiphyse).
Thalamus : Noyau gris central le plus volumineux. Lieu de terminaison de la plupart des voies sensitives. Composé de noyaux spécifiques (connectés au cortex) et aspécifiques (connectés au tronc cérébral ou diencéphale).
Subthalamus : Étage inférieur. Comprend le noyau subthalamique.
Hypothalamus : Étage inférieur et ventral. Comprend des noyaux hypothalamiques et des faisceaux. Relié à l'hypophyse par la tige pituitaire.
C. Vascularisation
Principalement par les branches des artères communicante postérieure et cérébrale postérieure.
D. Fonctions
Thalamus : Centre de relais et d'intégration des afférences corticales, rôle dans la motricité extrapyramidale, régulation cérébelleuse, comportements émotionnels, éveil et vigilance.
Subthalamus : Rôle dans le tonus musculaire et la facilitation des mouvements.
Hypothalamus : Fonction endocrine et sécrétoire (centre de contrôle des fonctions végétatives et endocriniennes). Rôle trophotrope (faim, satiété), hypophysiotrope (contrôle hormonal), ergotrope (dynamisme, éveil).
VI. Noyaux gris centraux
A. Situation
Ensemble de noyaux situés au "centre" de l'encéphale, à différents niveaux :
Télencéphaliques : Complexe amygdalien, noyau caudé, putamen, pallidum.
Diencéphaliques : Thalamus, noyau subthalamique.
Mésencéphaliques : Locus niger (substance noire).
B. Morphologie
Noyau caudé : En forme de "fer à cheval", s'enroule autour du thalamus. Comprend une tête, un corps et une queue.
Putamen : En forme de base de pyramide tronquée, entre la capsule externe et le pallidum.
Pallidum (globus pallidus) : En forme de sommet de pyramide tronquée, entre le putamen et la capsule interne. Comprend deux parties (interne et externe).
Le noyau caudé et le putamen forment le striatum. Le putamen et le pallidum forment le noyau lenticulaire.
Locus niger (substance noire) : De coloration noirâtre, situé principalement dans le tegmentum du mésencéphale.
C. Vascularisation
Dépend des branches profondes issues de l'artère cérébrale antérieure, l'artère choroïdienne antérieure et l'artère cérébrale postérieure.
D. Fonctions
Noyau caudé, putamen, pallidum : Relais sous-corticaux du système moteur extrapyramidal.
Locus niger : Motricité involontaire et initiation du mouvement.
VII. Télencéphale (hémisphères cérébraux)
A. Situation
1. Lobes
Chaque hémisphère cérébral est constitué de cinq lobes :
Lobe frontal : En avant du sillon central, au-dessus du sillon latéral.
Lobe temporal : En dessous des lobes frontal et pariétal, en avant de l'occipital, en dessous du sillon latéral.
Lobe pariétal : Entre le frontal (avant), l'occipital (arrière) et le temporal (bas).
Lobe occipital : En arrière du pariétal et du temporal.
Insula : Lobe enfoui dans le plancher de la fosse latérale.
2. Sillons
Délimitent des circonvolutions (gyrus).
Sillons latéraux :
Sillon latéral (de Sylvius) : Sépare le lobe temporal.
Sillon central (de Rolando) : Sépare les lobes frontal et pariétal.
Sillon pariéto-occipital : Sépare les lobes pariétal et occipital.
Sillons médiaux : Sillon cingulaire, sillon central, sillon pariéto-occipital, scissure calcarine.
3. Commissures
Faisceaux de fibres reliant les parties du cerveau :
Interhémisphériques : Corps calleux, commissures blanches antérieure et postérieure.
Intrahémisphériques : Fibres en "U".
Mixte : Fornix (anciennement trigone cérébral).
B. Morphologie
Le cortex (substance grise) est formé de six couches (moléculaire, granulaire externe, pyramidale externe, granulaire interne, pyramidale interne, fusiforme polymorphe).
C. Vascularisation
Dépend des branches superficielles de l'artère cérébrale antérieure et de l'artère cérébrale moyenne. La face médiale des lobes temporaux et occipitaux est vascularisée par les branches de l'artère cérébrale postérieure.
D. Fonctions
Lobe frontal : Motricité (cortex moteur), activité intellectuelle et psychomotrice (préfrontal), vie végétative et émotionnelle (orbitaire, médial).
Lobe temporal : Audition (gyrus transverse, planum temporale), langage (gyrus temporal), mémoire (hippocampe).
Lobe pariétal : Sensibilité (cortex post-central), stéréognosie, praxies, gnosies.
Lobe occipital : Vision (cortex visuel primaire et associatif).
Insula : Fonctions olfactives, végétatives, gustatives, somato-sensorielles, auditives et visuelles.
VIII. Cavités
A. Situation
Dilatations des cavités épendymaires du SNC. Canal de l'épendyme dans la moelle spinale, ventricules dans l'encéphale. Les ventricules sont remplis de liquide cérébrospinal et tapissés d'épendyme. Les plexus choroïdes sécrètent le liquide cérébrospinal.
Quatre cavités ventriculaires :
Quatrième ventricule (V4) : Impair et médian, dans la fosse postérieure cérébrale.
Troisième ventricule (V3) : Impair et médian, dans le diencéphale.
Ventricules latéraux (VL) : Pairs et symétriques, cavités télencéphaliques.
B. Morphologie
1. Quatrième ventricule
Deux parois : ventrale (fosse rhomboïde/plancher) et dorsale (toit, avec le foramen de Magendie).
2. Troisième ventricule
Forme quadrangulaire. Plancher, toit (toile choroïdienne), faces latérales (thalamus, hypothalamus). Communique avec V4 par l'aqueduc cérébral mésencéphalique (de Sylvius) et avec les VL par les foramens interventriculaires (trous de Monro).
3. Ventricules latéraux
En forme de "fer à cheval" avec cinq parties : trois cornes (frontale, temporale, occipitale), un corps et un carrefour.
C. Fonctions
Lieu d'élaboration et de transit du liquide cérébrospinal.
IX. Méninges
A. Situation
Enveloppes fibreuses de la moelle spinale et de l'encéphale.
Méninges vertébrales : De C1 à S2, en continuité avec les méninges crâniennes.
Méninges crâniennes : De la base à la voûte crânienne.
B. Morphologie
Trois membranes concentriques séparées par des espaces.
Dure-mère (pachyméninge) : Épaisse et résistante.
Spinale : Fourreau dural cylindrique, émet des prolongements autour des nerfs spinaux.
Crânienne : Renferme les sinus de la dure-mère (grands sinus veineux du cerveau) et envoie des prolongements (faux du cerveau, tente du cervelet). Accolée à l'os.
Arachnoïde (leptoméninge) : Mince, séparée de la dure-mère par l'espace sous-dural (virtuel). Les villosités arachnoïdiennes résorbent le liquide cérébrospinal.
Pie-mère (leptoméninge) : Membrane porte-vaisseaux, recouvre directement la surface du SNC. Séparée de l'arachnoïde par l'espace sous-arachnoïdien (rempli de liquide cérébrospinal).
C. Vascularisation
1. Vascularisation artérielle
Dure-mère par rameaux des artères méningées (crânienne) et spinales (vertébrale). Arachnoïde et pie-mère par plexus artériels anastomotiques des artères cérébrales et spinales.
2. Vascularisation veineuse
Veines méningées crâniennes se jettent dans les sinus de la dure-mère. Veines méningées spinales se jettent dans les plexus intrarachidiens.
D. Fonctions
Enveloppes protectrices et nourricières du névraxe et des nerfs crâniens.
POINTS CLÉS
Le système nerveux central est formé de neurones (substance grise) et de fibres nerveuses (substance blanche).
Dans la moelle spinale, la substance grise est centrale, la substance blanche périphérique. Dans l'encéphale, la substance grise est périphérique ou profonde, la substance blanche centrale.
La moelle spinale est une succession de segments médullaires (métamères).
Le tronc cérébral (moelle allongée, pont, mésencéphale) est entre la moelle spinale et le diencéphale.
Le thalamus est le plus volumineux noyau du diencéphale.
Les hémisphères cérébraux ont quatre lobes apparents (frontal, temporal, pariétal, occipital) et un lobe enfoui (insula).
Le SNC est protégé par trois méninges : dure-mère, arachnoïde, pie-mère.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Artères de la base du cerveau".

QCM
Concernant les méninges :
A. La dure-mère, membrane épaisse et résistante, est moulée sur le canal vertébral et la boîte crânienne.
B. L'espace entre la dure-mère et l'arachnoïde est l'espace extradural.
C. Les villosités arachnoïdiennes sécrètent le liquide cérébrospinal.
D. Les toiles choroïdiennes supérieure et inférieure correspondent à un repli de pie-mère.
E. La dure-mère crânienne est vascularisée par les rameaux des artères méningées.
Concernant la moelle spinale :
A. Les racines antérieures des nerfs spinaux sont sensitives.
B. Le renflement cervical correspond au segment médullaire C5 à T1.
C. La substance grise est centrale et la substance blanche est périphérique.
D. La corne ventrale est organisée en six lames numérotées d'1 à V1.
E. La colonne médiale de la corne ventrale innerve les muscles axiaux.
Concernant la moelle spinale :
A. Les racines des nerfs spinaux émergent des sillons collatéraux antérieur et postérieur.
B. Le renflement lombal correspond au segment médullaire T10 à L5.
C. La moelle spinale se termine généralement en regard des vertèbres L3-L4.
D. Le filum terminale atteint le cul-de-sac dural.
E. La substance intermédiaire centrale est formée d'interneurones.
Concernant le cervelet :
A. Il est situé dans la fosse crânienne postérieure.
B. Il est séparé de la moelle allongée par le troisième ventricule.
C. Il est vascularisé par les artères cérébrales moyennes.
D. Le pédoncule cérébelleux moyen unit le mésencéphale au cervelet.
E. Le pédoncule cérébelleux inférieur unit la moelle allongée au cervelet.
Concernant le diencéphale :
A. L'épithalamus est situé à l'étage supérieur et médial du diencéphale.
B. L'hypothalamus est un centre de relais et d'intégration de la plupart des différences corticales, notamment somesthésiques et sensorielles.
C. Le thalamus est le noyau gris central le plus volumineux, constitué lui-même de différents noyaux.
D. Le quatrième ventricule appartient au diencéphale.
E. L'hypothalamus est relié à la glande pinéale par la tige pituitaire.
Concernant le diencéphale :
A. La glande pinéale est située à la face postérieure du troisième ventricule.
B. L'hypothalamus est situé à l'étage supérieur du diencéphale.
C. Le thalamus ne comprend que des noyaux spécifiques connectés au tronc cérébral.
D. Le diencéphale est vascularisé par les branches des artères communicante antérieure et cérébrale moyenne.
E. L'hypothalamus est un centre de contrôle des fonctions végétatives et endocriniennes.
Concernant les noyaux gris centraux :
A. Le noyau caudé s'enroule autour du thalamus.
B. Le noyau caudé forme avec le putamen le noyau lenticulaire.
C. Le putamen forme avec le pallidum le striatum.
D. Le putamen se situe entre la capsule externe en dehors et le pallidum en dedans.
E. Le pallidum se situe entre le putamen en dehors et la capsule interne en dedans.
Concernant les hémisphères cérébraux :
A. Le lobe frontal s'étend du pôle frontal au sillon frontal inférieur.
B. Le lobe temporal se situe au-dessus du sillon latéral.
C. Le lobe pariétal se situe en arrière du sillon central.
D. Le lobe occipital supporte la fonction auditive.
E. L'insula est enfouie sous la scissure latérale.
QROC
Citer les enveloppes méningées.
Les enveloppes méningées sont, de dehors en dedans : la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère.
Donner la définition d'un sinus crânien.
Un sinus crânien est une veine contenue dans un dédoublement de la dure-mère.
Quels sont les principaux sillons de la moelle spinale ?
Les principaux sillons de la moelle spinale sont : le sillon médian antérieur, les sillons collatéraux antérieurs et postérieurs et le sillon médian postérieur.
Donner le nom des différentes parties des cavités de l'encéphale.
Les différentes parties des cavités de l'encéphale sont : les ventricules latéraux (VL), le foramen interventriculaire (trou de Monro), le troisième ventricule (V3), l'aqueduc du mésencéphale (de Sylvius), le quatrième ventricule (V4).
Donner le nom des différents lobes du cerveau.
Les différents lobes du cerveau sont : le lobe frontal, le lobe temporal, le lobe pariétal, le lobe occipital et l'insula.
Citer les constituants du diencéphale.
Les constituants du diencéphale sont : le troisième ventricule (V3), l'épithalamus, le thalamus, le subthalamus et l'hypothalamus.
Donner le nom des différentes scissures du télencéphale.
Les différentes scissures (sillons) du télencéphale sont : le sillon latéral (de Sylvius), le sillon central (de Rolando), le sillon pariéto-occipital, le sillon cingulaire et la scissure calcarine.
Décrire les couches du cortex cérébral.
Le cortex cérébral est formé de six couches, de la plus externe à la plus interne :
Moléculaire : Contient des fibres (axones et dendrites).
Granulaire externe : Neurones granulaires (récepteurs).
Pyramidale externe : Cellules pyramidales (effectrices).
Granulaire interne : Voies de la sensibilité.
Pyramidale interne : Motricité.
Fusiforme polymorphe.
Quelles sont les trois parties du tronc cérébral ?
Les trois parties du tronc cérébral sont : la moelle allongée (bulbe), le pont et le mésencéphale.
Décrire la vascularisation artérielle du tronc cérébral.
La vascularisation artérielle du tronc cérébral s'effectue par les deux artères vertébrales qui convergent pour former le tronc basilaire. De ce dernier naissent des rameaux artériels destinés à vasculariser le cervelet et le tronc cérébral : des artères paramédianes, des artères circonférentielles courtes et des artères circonférentielles longues (ou artères cérébelleuses). La moelle allongée est vascularisée par la partie supérieure des artères spinales (postérieures et antérieure) naissant des artères vertébrales.
Système nerveux périphérique
Le système nerveux périphérique (SNP) comprend toutes les structures nerveuses situées en dehors du canal vertébral et du crâne.
I. Généralités
A. Description générale
Le SNP est constitué par les nerfs (spinaux et crâniens), les plexus et les ganglions, qui relient le système nerveux central (SNC) aux effecteurs et récepteurs de l'organisme.
Nerfs périphériques : Fibres entourées de gaines de myéline.
Nerfs moteurs (efférents) : Transmettent le message du SNC aux muscles. Corps cellulaires dans le SNC (noyaux du tronc cérébral pour les nerfs crâniens, corne antérieure de la moelle spinale pour les nerfs spinaux).
Nerfs sensitifs (afférents) : Transmettent le message des récepteurs au SNC. Corps cellulaires en dehors du SNC, dans un ganglion sensitif (ganglion spinal ou sur le trajet d'un nerf crânien).
Nerfs mixtes : Moteurs et sensitifs.
Nerfs sensoriels : Afférents, transmettent le message des organes des sens au SNC.
Plexus : Réseaux anastomotiques de nerfs périphériques, innervant principalement les membres et le pelvis.
Ganglions nerveux : Amas de corps cellulaires neuronaux.
Ganglions sensitifs spinaux et crâniens : Contiennent les corps cellulaires des neurones sensitifs pseudo-unipolaires.
Ganglions sympathiques et parasympathiques : Contiennent les corps cellulaires des neurones végétatifs post-ganglionnaires, avec de nombreuses synapses.
Le SNP comprend deux parties :
Le système nerveux somatique (ou somitique) : Nerfs spinaux, crâniens et plexus.
Le système nerveux autonome (ou végétatif, ou viscéral) : Subdivisé en système sympathique et parasympathique.
B. Fonctions
Système nerveux somatique : Innervation motrice, sensitive et sensorielle de l'organisme.
Système nerveux autonome : Responsable des fonctions vitales (rythme cardiaque, sécrétions, etc.).
II. Système nerveux somatique
A. Nerfs spinaux
1. Définitions
Nerfs mixtes issus de la fusion de deux racines :
Racines antérieures : Motrices (efférentes).
Racines postérieures : Sensitives (afférentes), avec le ganglion spinal.
Les nerfs spinaux émergent des foramens intervertébraux (sauf au sacrum). Chaque nerf se subdivise en :
Rameau spinal postérieur : Innerve un territoire dorsal paravertébral (cutané, musculaire, osseux), reproduisant la métamérie.
Rameau spinal antérieur : Innerve un territoire latéral et ventral (cutané, musculaire, osseux), reproduisant la métamérie (sauf au niveau des plexus).
Il existe 31 segments médullaires et 31 paires de nerfs spinaux (8 cervicaux, 12 thoraciques, 5 lombaux, 5 sacraux, 1 coccygien). Chaque segment médullaire prend en charge un dermatome (territoire sensitif) et un myotome (territoire moteur).
Les plexus cervical, brachial, lombal et sacral sont des réseaux anastomotiques de rameaux antérieurs de nerfs spinaux.
2. Plexus
a. Plexus cervical
Formé par les rameaux antérieurs des 4 premiers nerfs cervicaux (C1-C4). Donne des branches :
Collatérales : Motrices et anastomotiques.
Terminales : Sensitives (plexus cervical superficiel) et motrices (plexus cervical profond).
Le nerf phrénique (C3-C5) est une branche importante, innervant le diaphragme.
b. Plexus brachial
Formé par les rameaux antérieurs de C5-T1 (et anastomose de C4). Innerve principalement le membre supérieur. Présente un trajet supraclaviculaire et infraclaviculaire.
Troncs (primaires) : Supérieur (C5-C6), moyen (C7), inférieur (C8-T1).
Faisceaux (troncs secondaires) : Postérieur (divisions postérieures des 3 troncs), latéral (divisions antérieures des troncs supérieur et moyen), médial (division antérieure du tronc inférieur).
Nerfs principaux : Issus des faisceaux, innervent le membre supérieur (ex: nerf axillaire, nerf radial, nerf musculocutané, nerf médian, nerf ulnaire).
c. Plexus lombal
Formé par les rameaux ventraux de L1-L4, à l'intérieur du muscle psoas majeur. Ses branches principales sont le nerf fémoral (compartiment antérieur de la cuisse) et le nerf obturateur (compartiment médial de la cuisse).
Autres branches : nerf ilio-hypogastrique, nerf ilio-inguinal, nerf cutané latéral de la cuisse, nerf génitofémoral.
d. Plexus sacral
Formé par les fibres des racines sacrales S1-S3 et le tronc lombosacral (L4-L5). Converge vers le foramen ischiatique. Sa branche terminale est le nerf ischiatique (ou sciatique), qui innerve le membre inférieur.
B. Nerfs crâniens
1. Définitions
12 paires de nerfs périphériques innervant principalement la tête et le cou.
Nerfs sensoriels : I (olfactif), II (optique), VIIbis (intermédiaire), VIII (vestibulocochléaire).
Nerfs moteurs purs : IV (trochléaire), VI (abducens), XI (accessoire), XII (hypoglosse).
Nerfs moteurs végétatifs : III (oculomoteur), VII (facial).
Nerfs sensitifs purs : Racine sensitive du V (trijumeau).
Nerfs sensitifs végétatifs : VIIbis.
Nerfs mixtes : V (sensitivomoteur), IX (glossopharyngien), X (vague).
2. Origine réelle des nerfs crâniens
Les noyaux des nerfs crâniens (sauf I et II) sont répartis le long de colonnes dans le tronc cérébral (moelle allongée, pont, mésencéphale).
Colonnes : Somatomotrice (III, IV, VI, XII), branchiomotrice (V moteur, VII, noyau ambigu pour IX, X, XI), viscéromotrice (parasympathique III, VII, IX, X), viscérosensitive (IX, X), sensitive brachiale (V sensitif, VIIbis, IX, X), somatosensitive (VIII).
Les nerfs I et II sont des expansions directes du SNC.
3. Origine apparente, trajet, terminaison
Les origines apparentes sont dans le tronc cérébral (sauf I et II). Tous traversent un foramen ou canal de la base du crâne.
4. Fonctions
I (olfactif) : Olfaction.
II (optique) : Vision.
III (oculomoteur) : Motricité extrinsèque de l'œil (muscles droits, oblique inférieur, élévateur de la paupière), motricité intrinsèque (myosis, accommodation).
IV (trochléaire) : Muscle oblique supérieur de l'œil.
V (trijumeau) : Sensibilité de la face (ophtalmique, maxillaire, mandibulaire), motricité des muscles masticateurs.
VI (abducens) : Muscle droit latéral de l'œil (abduction).
VII (facial) et VIIbis (intermédiaire) : Motricité faciale, gustation (2/3 antérieurs de la langue), sensibilité de l'oreille, sécrétions lacrymales et nasales.
VIII (vestibulocochléaire) : Audition et équilibre.
IX (glossopharyngien) : Motricité bucopharyngée, gustation (1/3 postérieur de la langue), sensibilité du pharynx, régulation tension artérielle.
X (vague) : Motricité bucopharyngée et laryngée, gustation (base de la langue, épiglotte), sensibilité de la dure-mère, conduit auditif externe, trachée, œsophage, larynx. Innervation parasympathique des organes thoracoabdominaux.
XI (accessoire) : Muscles trapèze et sternocléidomastoïdien.
XII (hypoglosse) : Motricité de l'hémilangue homolatérale.
III. Système nerveux autonome
A. Définitions
Comprend deux contingents antagonistes : sympathique et parasympathique. Régule les fonctions végétatives inconscientes.
Chaque système comprend : des centres nerveux végétatifs (SNC), des voies végétatives (SNP), des ganglions végétatifs (SNP).
B. Système nerveux sympathique
Neuromédiateurs : adrénaline et noradrénaline. Comprend des fibres motrices et sensitives.
1. Constitution
a. Fibres sympathiques motrices
Centres nerveux : Corne latérale de la moelle thoracique (T1 à L2).
Voies végétatives :
Neurones préganglionnaires : Courts, myélinisés. Cheminent dans la racine ventrale, empruntent les nerfs spinaux, sortent par les rameaux communicants blancs pour atteindre le tronc sympathique paravertébral.
Neurones postganglionnaires : Longs.
Ganglions végétatifs :
Tronc sympathique paravertébral (chaîne latérovertébrale) : De part et d'autre de la colonne vertébrale. Formé de ganglions étagés (cervicaux, thoraciques, lombaux, sacraux). Lieu de transit des fibres sympathiques.
Chaîne prévertébrale (chaîne préviscérale) : De part et d'autre de l'aorte abdominale. Reliée au tronc paravertébral par les nerfs splanchniques. Contient les ganglions préviscéraux (cœliaques, mésentériques).
Les neurones préganglionnaires peuvent :
Faire synapse directement dans le ganglion avec un neurone postganglionnaire, dont l'axone forme le rameau communicant gris (non myélinisé), rejoignant le nerf spinal.
Cheminer le long du tronc paravertébral (ascendant ou descendant) avant de faire synapse.
Traverser le tronc paravertébral pour rejoindre la chaîne prévertébrale (nerf splanchnique) et faire synapse dans un ganglion préviscéral.
Faire synapse dans les ganglions cervicaux et thoraciques pour innerver les organes thoraciques (cœur).
b. Fibres sympathiques sensitives
Montent via les nerfs splanchniques. Corps cellulaire dans le ganglion spinal. Atteignent la corne postérieure de la moelle via la racine postérieure du nerf spinal. Expliquent la douleur projetée (convergence des sensibilités viscérale et cutanée).
2. Fonction
Prépare le corps à l'action (stress, menace). Effets : mydriase (dilatation pupille), tachycardie (augmentation rythme cardiaque), vasoconstriction périphérique (augmentation tension artérielle), ralentissement péristaltisme.
C. Système nerveux parasympathique
Neuromédiateur : acétylcholine.
1. Constitution
a. Centres nerveux végétatifs
Tronc cérébral : Noyaux étagés du parasympathique crânien (dont le noyau cardio-pneumo-entérique à l'origine du nerf vague X).
Moelle spinale : Portion caudale du renflement lombal (noyau du parasympathique pelvien, S2-S4).
b. Voies végétatives
Tronc cérébral : Fibres cheminent dans les nerfs crâniens (III, VII, IX, X) vers les ganglions préviscéraux. Le nerf X (vague) est le principal nerf parasympathique.
Moelle lombale : Fibres des noyaux du parasympathique pelvien rejoignent le plexus sacral puis les nerfs splanchniques pelviens vers le plexus hypogastrique inférieur et les ganglions des organes pelviens.
c. Ganglions végétatifs
Exemples : ganglion ciliaire, ptérygopalatin, submandibulaire, sublingual, otique, ganglions des viscères abdominaux, ganglion du plexus hypogastrique.
2. Fonction
Met les organes au repos, stimule le système digestif. Contrebalance le système sympathique. Effets : myosis (contraction pupille), bradycardie (diminution rythme cardiaque), vasodilatation périphérique (diminution tension artérielle), accélération péristaltisme.
POINTS CLÉS
Le système nerveux périphérique est constitué des nerfs (spinaux et crâniens), plexus et ganglions reliant le SNC aux effecteurs et récepteurs.
Le système nerveux somatique est formé des nerfs spinaux, crâniens et plexus.
Le système nerveux autonome est formé des systèmes sympathique et parasympathique.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Système nerveux autonome".

QCM
Le plexus cervical :
A. Est formé par l'anastomose des cinq premiers rameaux ventraux des racines cervicales.
B. Donne des branches sensitives terminales pour la région occipitale, auriculaire, cervicale et supraclaviculaire.
C. Comporte des branches anastomotiques avec le système parasympathique, les nerfs XI et XII.
D. Donne le nerf récurrent.
E. Donne le nerf phrénique.
Concernant le plexus brachial :
A. Le faisceau postérieur est formé par la division postérieure des trois troncs.
B. Le faisceau latéral est formé par les divisions antérieures des troncs supérieur et inférieur.
C. Le faisceau médial est formé par la division antérieure du tronc inférieur.
D. Le nerf radial vient du faisceau latéral.
E. Le nerf médian vient des faisceaux médial et latéral.
Concernant le plexus lombal :
A. Le nerf iliohypogastrique et le nerf ilio-inguinal naissent de L1.
B. Le nerf cutané latéral de la cuisse naît de L2 et émerge au bord latéral du muscle psoas majeur.
C. Le nerf génitofémoral naît de L3 et émerge au bord antérieur du muscle psoas majeur.
D. Le nerf fémoral naît de L2-L3.
E. Le nerf obturateur naît de L2-L3-L4.
Concernant le plexus sacral :
A. Il est constitué de fibres venant des racines S1, S2, S3 et du tronc lombosacral.
B. Le tronc lombosacral est constitué par L3 et une anastomose de L5.
C. Les racines sacrales et le tronc lombosacral convergent vers le foramen sciatique pour fusionner.
D. Les nerfs de l'obturateur interne, du glutéal supérieur et inférieur sortent au-dessus du muscle piriforme.
E. Le nerf sciatique est la branche terminale du plexus sacral.
Concernant les nerfs crâniens :
A. Le nerf olfactif est la deuxième paire crânienne.
B. Le nerf optique naît au niveau de l'œil.
C. Le nerf oculomoteur sort du tronc cérébral à l'étage mésencéphalique.
D. Le nerf trochléaire innerve le muscle oblique inférieur de l'œil.
E. Le nerf trijumeau sort du tronc cérébral à l'étage pontique.
Concernant les nerfs crâniens :
A. Le nerf abducens innerve le muscle droit latéral de l'œil.
B. Le nerf facial se termine dans la parotide.
C. Le nerf auditif contient un contingent cochléaire et vestibulaire.
D. Le nerf glossopharyngien innerve le larynx.
E. Le nerf vague sort du crâne par le foramen pétreux.
Concernant les nerfs crâniens :
A. Le nerf vague est responsable de la motricité buccopharyngée.
B. Le nerf spinal a une origine spinale et bulbaire.
C. Le nerf spinal innerve les muscles trapèze et élévateur de la scapula.
D. Le nerf hypoglosse sort du tronc cérébral à l'étage de la moelle allongée.
E. Le nerf hypoglosse innerve l'hémilangue controlatérale.
Concernant le système autonome sympathique :
A. Les centres nerveux du système nerveux sympathique sont situés au niveau de la corne antérieure de la moelle dorsale et lombale.
B. Les rameaux communicants blancs relient le nerf spinal au tronc sympathique paravertébral.
C. Les rameaux communicants blancs sont exclusivement localisés au niveau de la moelle lombale.
D. La chaîne prévertébrale est reliée au tronc prévertébral par les nerfs splanchniques.
E. La chaîne prévertébrale est située de part et d'autre de l'aorte abdominale.
Concernant le système autonome parasympathique :
A. Le neuromédiateur du système autonome parasympathique est l'adrénaline.
B. Les centres nerveux du système nerveux parasympathique sont situés au niveau de la substance réticulée du tronc cérébral et du renflement lombal de la moelle.
C. Au niveau du tronc cérébral, les fibres du système autonome parasympathique cheminent dans les nerfs I, II, III et X.
D. Le nerf X est le principal nerf du système autonome parasympathique.
E. Le système autonome parasympathique stimule le système digestif.
L'activation du système autonome parasympathique donne :
A. Un myosis.
B. Une tachycardie.
C. Une baisse de la pression artérielle.
D. Une accélération du péristaltisme.
E. Une vasoconstriction périphérique.
QROC
Donner les branches de terminaison du faisceau postérieur du plexus brachial.
Les branches de terminaison du faisceau postérieur du plexus brachial sont le nerf axillaire et le nerf radial.
Donner les racines spinales constitutives du plexus brachial.
Les racines spinales constitutives du plexus brachial sont C5, C6, C7, C8 et T1, avec un rameau anastomotique de C4.
Citer les nerfs moteurs de l'œil.
Les nerfs moteurs de l'œil sont le nerf oculomoteur (III), le nerf trochléaire (IV) et le nerf abducens (VI).
Définir le système nerveux autonome.
Le système nerveux autonome (ou végétatif) est un réseau nerveux diffus, comprenant les systèmes sympathique et parasympathique, qui régule les fonctions vitales inconscientes des viscères et des glandes de l'organisme.
Citer les grandes fonctions du système nerveux sympathique.
Les grandes fonctions du système nerveux sympathique sont de préparer le corps à l'action en réponse à un stress ou une menace, notamment en augmentant le rythme cardiaque, la tension artérielle, dilatant les pupilles et ralentissant le péristaltisme.
Citer les ganglions du système nerveux parasympathique.
Les ganglions du système nerveux parasympathique incluent : le ganglion ciliaire, le ganglion ptérygopalatin, le ganglion submandibulaire, le ganglion sublingual, le ganglion otique, les ganglions des viscères abdominaux et le ganglion du plexus hypogastrique au niveau du petit bassin.
Donner les branches de terminaison du plexus lombal.
Les branches de terminaison du plexus lombal sont : le nerf iliohypogastrique, le nerf ilio-inguinal, le nerf cutané latéral de la cuisse, le nerf génitofémoral, le nerf fémoral et le nerf obturateur.
Donner la constitution du plexus sacral.
Le plexus sacral est constitué des fibres provenant des racines sacrales S1, S2 et S3, ainsi que du tronc lombosacral (L4 et L5).
Citer les nerfs crâniens dont les noyaux sont situés dans la colonne branchiomotrice du tronc cérébral.
Les nerfs crâniens dont les noyaux sont situés dans la colonne branchiomotrice du tronc cérébral sont : le nerf trijumeau (V) moteur, le nerf facial (VII) et le noyau ambigu (pour les nerfs glossopharyngien (IX), vague (X) et accessoire (XI)).
Organes sensoriels
Les organes sensoriels permettent de capter les informations de l'environnement via les cinq sens. Ce chapitre se concentre sur la vision, l'audition, l'équilibre, l'olfaction et la gustation, localisés dans la tête et dépendant des nerfs crâniens.
I. Appareil de l'olfaction
L'olfaction capte les odeurs et transmet l'information aux centres nerveux.
A. Cavité nasale
Cavité médiane de la face, divisée par le septum nasal en deux fosses nasales. La muqueuse olfactive est située sur la partie haute de la paroi latérale et le toit (lame criblée de l'ethmoïde). Elle contient les cellules réceptrices olfactives.
B. Nerf olfactif
Première paire de nerfs crâniens (I), nerfs sensoriels purs. Origine réelle au niveau des cellules olfactives (neuroépithélium de la muqueuse olfactive). Les axones traversent la lame criblée de l'ethmoïde. Origine apparente au niveau du bulbe olfactif, qui se prolonge par le tractus olfactif puis le trigone olfactif et les stries olfactives (latérale, médiale, accessoire).
C. Centres olfactifs
Les tractus olfactifs se terminent au niveau du rhinencéphale et du centre olfactif postérieur (espace perforé antérieur).
II. Appareil de la vision
L'appareil de la vision reçoit et classe les informations visuelles via le bulbe oculaire, qui les transmet aux voies optiques et au cortex occipital.
A. Bulbe oculaire
Organe récepteur sensoriel de la vision, situé dans la cavité orbitaire. Composé de trois tuniques et trois milieux transparents.
Tuniques :
Externe (fibreuse) : Cornée (transparente, antérieure) et sclère (blanche, postérieure, donne insertion aux muscles oculomoteurs).
Intermédiaire (uvée) : Choroïde (vasculaire, postérieure), iris (diaphragme antérieur avec pupille, muscles sphincter et dilatateur), corps ciliaire (anneau entre choroïde et iris, muscle ciliaire pour l'accommodation, procès ciliaires sécrétant l'humeur aqueuse).
Interne : Rétine (postérieure, contient les cellules sensorielles - cônes et bâtonnets - et la macula pour la vision précise).
Milieux transparents : Humeur aqueuse, cristallin (lentille biconvexe pour la focalisation et l'accommodation), corps vitré (substance gélatineuse).
B. Annexes du globe oculaire
Paupières : Voiles musculo-membraneux mobiles, protègent le globe oculaire, répartissent le film lacrymal.
Conjonctive : Muqueuse transparente tapissant l'intérieur des paupières et l'avant de la sclère, protège et facilite le glissement.
Muscles du globe oculaire : 7 muscles striés dans l'orbite (4 droits, 2 obliques, 1 élévateur de la paupière). Permettent l'orientation du regard (abduction/adduction, élévation/abaissement, intorsion/extorsion).
Appareil lacrymal : Glandes lacrymales (sécrètent les larmes) et voies lacrymales (drainage via canalicules, sac lacrymal, conduit lacrymonasal vers la cavité nasale).
C. Vascularisation
Artère ophtalmique : Branche de l'artère carotide interne, donne l'artère centrale de la rétine.
Veines ophtalmiques : Drainent le sang vers le sinus caverneux.
D. Nerf optique : voies visuelles extracrâniennes
Deuxième paire de nerfs crâniens (II), nerf sensoriel de la vision. Formé des axones des cellules ganglionnaires de la rétine. S'anastomose avec le nerf optique controlatéral pour former le chiasma optique.
E. Voies visuelles intracrâniennes
Les fibres nasales croisent au chiasma optique, les fibres maculaires et temporales restent ipsilatérales. Après le chiasma, les voies optiques deviennent les tractus optiques, puis les radiations optiques (après relais dans les corps géniculés latéraux) qui atteignent le cortex occipital (sillon calcarin).
F. Nerfs moteurs du bulbe de l'œil
Nerf oculomoteur (III) : Innerve la plupart des muscles extrinsèques de l'œil et les muscles intrinsèques (myosis).
Nerf trochléaire (IV) : Innerve le muscle oblique supérieur.
Nerf abducens (VI) : Innerve le muscle droit latéral.
III. Appareil de l'audition
Comprend l'oreille externe, moyenne et interne, ainsi que le nerf vestibulocochléaire.
A. Oreille externe
Auricule : Structure pavillonnaire cartilagineuse.
Méat acoustique externe : Canal fibrocartilagineux et osseux, fermé par la membrane du tympan. Transmet les sons.
B. Oreille moyenne
Cavité tympanique : Comprend la caisse du tympan (contient la chaîne ossiculaire) et l'antre mastoïdien.
Trompe auditive : Relie le rhinopharynx à la cavité tympanique, équilibre les pressions.
Membrane tympanique : Elliptique, transmet l'énergie sonore.
Chaîne ossiculaire : 3 osselets (malleus, incus, stapes), unis par des articulations. Transmet l'énergie sonore à l'oreille interne via la fenêtre ovale.
C. Oreille interne
Formée de cavités : labyrinthes osseux et membraneux, et méat acoustique interne. Le labyrinthe osseux (cochlée, vestibule, canaux semicirculaires) contient le labyrinthe membraneux. L'espace périlymphatique est rempli de périlymphe.
1. Labyrinthes osseux et membraneux
Cochlée osseuse et membraneuse : Cavité osseuse en spirale (2 tours 3/4). Contient le conduit cochléaire (labyrinthe membraneux, rempli d'endolymphe), qui porte l'organe spiral (de l'audition). Les vibrations du stapes créent des ondes de pression dans la périlymphe, transmises au conduit cochléaire, provoquant des mouvements de la membrane basilaire et la conversion en influx nerveux par les cellules ciliées.
Vestibule osseux et membraneux : Comprend l'utricule, le saccule et les canaux semicirculaires.
Saccule et utricule : Évaluent les accélérations linéaires (statique) grâce aux otoconies.
Canaux semicirculaires : Mesurent les accélérations angulaires (cinétique) grâce aux organes sensoriels dans leurs ampoules.
2. Méat acoustique interne
Canal osseux de l'os pétreux, contient le nerf facial (VII et VIIbis) et le nerf vestibulocochléaire (VIII).
D. Nerf vestibulocochléaire
Huitième paire de nerfs crâniens (VIII), nerfs sensoriels de l'audition et de l'équilibre. Origine du nerf vestibulaire : ganglion vestibulaire (de Scarpa). Origine du nerf cochléaire : ganglion spiral (de Corti).
IV. Appareil de la gustation
Débute dans la cavité orale, où la langue recueille les sensations gustatives. L'innervation sensitive et sensorielle est assurée par différents nerfs crâniens.
A. Langue
Organe musculomuqueux, avec une racine (fixe) et un corps (mobile). Le "V" lingual, formé par les papilles circumvallées, marque la limite entre les deux parties.
B. Papilles linguales
Papilles circumvallées : Portent de multiples bourgeons du goût.
Papilles fongiformes : Réparties sur les 2/3 antérieurs de la langue, portent quelques bourgeons du goût.
Papilles filiformes : Les plus nombreuses, sensitives.
Innervation sensorielle : nerf intermédiaire (VIIbis) pour les 2/3 antérieurs, nerf glossopharyngien (IX) pour le "V" lingual et la partie postérieure.
C. Voies de la gustation
Nerf lingual : Branche terminale sensitive du nerf mandibulaire (V3).
Nerf intermédiaire (VIIbis) : Nerf sensoriel gustatif associé au nerf facial. Forme la corde du tympan, s'anastomose avec le nerf lingual.
Nerf glossopharyngien (IX) : Nerf sensoriel pour le "V" lingual et la partie postérieure de la langue.
Nerf vague (X) : Contribue au contingent sensoriel gustatif.
POINTS CLÉS
La muqueuse olfactive est dans la partie haute des fosses nasales. Les nerfs olfactifs (I) sont les nerfs crâniens de l'olfaction.
Le bulbe oculaire est l'organe récepteur de la vision, la rétine contient les cellules sensorielles. Le nerf optique (II) est le nerf de la vision.
L'appareil de l'audition et de l'équilibre (cochlée et vestibule) sont dans le rocher de l'os temporal. Ils donnent le nerf vestibulocochléaire (VIII).
La langue est l'organe de la gustation, innervée par les nerfs intermédiaire (VIIbis), glossopharyngien (IX) et vague (X).
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Globe oculaire".

Document 2 : "Oreille".

QCM
Concernant les voies olfactives, quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. La muqueuse olfactive est située à la partie inférieure de la cavité nasale.
B. Les nerfs olfactifs représentent la première paire de nerfs crâniens.
C. Les cellules réceptrices olfactives forment les nerfs olfactifs.
D. Le tractus olfactif se poursuit par deux stries blanches, une supérieure et une inférieure.
E. Le bulbe olfactif constitue le lobe olfactif médian.
Concernant les muscles oculomoteurs, quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. Le muscle releveur de la paupière s'insère au niveau de la sclère du bulbe oculaire.
B. La mobilité du bulbe oculaire dépend de six muscles oculomoteurs.
C. Le muscle droit médial est innervé par le nerf abducens.
D. Les deux muscles obliques (supérieurs et inférieurs) s'insèrent en arrière de l'équateur.
E. Le muscle droit supérieur est innervé par le nerf oculomoteur.
Concernant les voies lacrymales, quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. Les glandes lacrymales sécrètent la totalité du film lacrymal.
B. Les larmes sont drainées dans l'angle médial des paupières.
C. Les glandes lacrymales sont situées à la partie supéro-interne de l'orbite.
D. Le conduit lacrymonasal s'ouvre dans les cavités nasales.
E. Les larmes ne jouent pas de rôle dans la mobilité du bulbe oculaire.
Concernant les voies visuelles, quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. Le bulbe oculaire comporte trois enveloppes dont une intermédiaire formée de l'iris et de la sclère.
B. Le cristallin est une lentille biconvexe, transparente, avasculaire qui permet les phénomènes d'accommodation.
C. La rétine est la tunique interne du bulbe oculaire et la couche des cellules sensorielles forme sa couche la plus externe.
D. L'appareil lacrymal est constitué des glandes lacrymales sécrétant les larmes et des voies lacrymales constituant un système de drainage.
E. Les muscles oculomoteurs sont au nombre de quatre muscles droits et un muscle oblique.
Concernant les voies visuelles quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. La section du nerf optique entraîne une cécité unilatérale homolatérale.
B. Le chiasma optique est situé dans l'orbite.
C. La macula est la partie centrale du cristallin.
D. L'innervation du sphincter irien par le sympathique entraîne une mydriase.
E. L'innervation du sphincter irien par le parasympathique est véhiculée par le nerf IV.
Concernant les éléments du bulbe oculaire, quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. Le cristallin change de forme pour permettre la mise au point sur la rétine.
B. La cornée est transparente et fait partie de la couche externe du bulbe oculaire.
C. Le corps ciliaire constitue le diaphragme de l'œil.
D. La rétine contient l'organe sensoriel de l'œil.
E. Les cellules réceptrices sont situées à la partie la plus interne de la rétine.
Concernant les voies vestibulocochléaires quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. L'oreille moyenne est constituée de la cavité tympanique, de la trompe auditive, de la membrane tympanique et de la chaîne ossiculaire.
B. La chaîne ossiculaire comprend le malleus, l'incus et le stapes, situés dans la caisse du tympan de l'oreille moyenne.
C. La trompe auditive est un conduit appartenant à l'oreille moyenne faisant communiquer le larynx avec la caisse du tympan.
D. Le labyrinthe osseux postérieur est formé de la cochlée, et le labyrinthe osseux antérieur est constitué du vestibule et trois canaux semicirculaires.
E. Le nerf vestibulaire a pour rôle la fonction sensorielle de l'équilibre statique et cinétique et le nerf cochléaire a pour rôle la fonction sensorielle de l'audition.
Concernant l'appareil vestibulaire, quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. L'appareil sensoriel de l'audition et l'appareil de l'équilibre sont couplés et leur système de réception est intégré dans l'oreille interne.
B. Le vestibule membraneux comprend l'utricule, le saccule et les canaux semicirculaires.
C. Les otoconies sont des cristaux qui lors des déplacements entraînent des cils et sont situés dans l'utricule et le saccule.
D. Le saccule évalue les accélérations linéaires.
E. Les canaux semicirculaires sont orientés dans les deux plans de l'espace pour mesurer les accélérations angulaires.
Concernant les voies gustatives quelle(s) sont la (les) proposition(s) qui est (sont) exacte(s) ?
A. La langue est un organe musculomuqueux.
B. La langue comprend deux parties.
C. Le nerf lingual est le nerf sensitif de la langue.
D. Le nerf intermédiaire est le rameau sensoriel gustatif accompagnant le nerf facial.
E. Les bourgeons du goût situés sur le dos de la langue forment le "V" lingual.
QROC
Quelle est l'origine apparente des nerfs olfactifs ?
L'origine apparente des nerfs olfactifs est le bulbe olfactif.
Comment se nomme la zone de vision centrale et la plus précise de la rétine?
La zone de vision centrale et la plus précise de la rétine se nomme la macula (ou fovéa maculaire).
Dans quelle cavité est contenue la chaîne ossiculaire et quels os la composent?
La chaîne ossiculaire est contenue dans la caisse du tympan (oreille moyenne) et est composée du malleus, de l'incus et du stapes.
Quels sont les nerfs responsables de la gustation et leur territoire?
Les nerfs responsables de la gustation sont : le nerf intermédiaire (VIIbis) pour les deux tiers antérieurs de la langue, le nerf glossopharyngien (IX) pour le "V" lingual et la partie postérieure de la langue, et le nerf vague (X) pour la base de la langue et l'épiglotte.
Comment se nomment les récepteurs de l'appareil du goût?
Les récepteurs de l'appareil du goût se nomment les bourgeons du goût.
Tégument commun
Le tégument commun est la structure anatomique recouvrant l'ensemble de la surface du corps. Il comprend la peau, le tissu sous-cutané (hypoderme) et les annexes cutanées (follicules pilosébacés, glandes sudorales et ongles).
I. Peau
La peau (cutis) est composée de deux parties : l'épiderme et le derme. Elle est attachée aux structures sous-jacentes par les retinaculums de la peau. Elle est en continuité avec les muqueuses au niveau des orifices du corps via des semi-muqueuses.
Origine embryologique : Épiderme (ectodermique), derme (mésodermique).
Dermatoglyphes : Dessins caractéristiques (empreintes digitales) sur les régions palmoplantaires.
Aréole : Zone pigmentée autour du mamelon.
A. Épiderme
Couche superficielle de la peau, épithélium pavimenteux stratifié kératinisé. Son épaisseur varie. Il présente cinq couches, de la profondeur vers la superficie :
Stratum basale (couche basale) : Au contact de la membrane basale. Contient :
Kératinocytes : Cellules les plus nombreuses, assurent le renouvellement de l'épiderme.
Mélanocytes : Cellules dendritiques produisant la mélanine (pigment responsable de la couleur de la peau).
Cellules de Merkel : Récepteurs sensoriels.
Cellules de Langerhans : Rôle immunitaire.
Stratum spinosum (couche épineuse).
Stratum granulosum (couche granuleuse).
Stratum lucidum (couche claire) : Surtout visible dans les régions palmoplantaires.
Stratum corneum (couche cornée) : Couche la plus superficielle, composée de kératinocytes anucléés desquamant.
II. Tissu sous-cutané, ou hypoderme
Présente trois constituants :
Pannicule adipeux (corps adipeux de l'hypoderme) : Lobules graisseux composés d'adipocytes.
Septums fibreux interlobulaires.
Éléments musculaires (muscles peauciers) : Principalement à l'extrémité céphalique, mais aussi paume de la main, scrotum, grandes lèvres, aréole (responsables du télotisme).
L'hypoderme est d'épaisseur variable, épais dans les zones d'amortissement (pulpe des doigts, talons). Certaines zones (paupières, pavillon de l'oreille) n'ont pas de graisse sous-cutanée.
III. Annexes épithéliales de la peau : phanères et glandes cutanées
A. Poils et follicules pilo-sébacés
Deux types de peau : peau de base (avec poils) et peau glabre (sans poils). Le nombre de poils varie. Chaque poil correspond à un follicule pilaire avec une glande sébacée.
1. Organisation du follicule pilo-sébacé
Bulbe : Partie profonde renflée, contient la matrice pilaire (croissance du poil) et la papille pilaire (tissu conjonctif et vaisseaux).
Gaines folliculaires : Couches cellulaires concentriques (externe et interne).
Tige pilaire (poil) : Composée de cuticule, cortex et moelle. Riche en kératines.
Glande sébacée : Multilobée, sécrétion holocrine (sébum). Glandes de Zeis (cils), glandes de Meibomius (paupières).
Muscle arrecteur du poil (pilomoteur) : Faisceau de fibres musculaires lisses, provoque l'érection du poil ("chair de poule") et la compression des glandes sébacées. Innervé par des fibres sympathiques.
Disque pilaire ("Haarscheibe") : Organe tactile riche en cellules de Merkel.
2. Types de poils
Poils terminaux : Longs, solides, pigmentés.
Duvets : Fins, souples, peu pigmentés.
Poils intermédiaires.
Lanugo : Poils fins transitoires chez les nouveau-nés.
La pilosité varie selon les individus, le sexe et les régions (cheveux, sourcils, cils, vibrisses, barbe, moustache, poils axillaires et pubiens).
B. Glandes sudorifères
Présentes sur toute la surface corporelle, sécrètent la sueur, rôle essentiel dans la thermorégulation et l'équilibre hydroélectrolytique. Deux types :
Glandes sudorifères eccrines : Sur tout le revêtement cutané. Portion sécrétoire profonde (glomérule sudorifère), tubule excréteur (acrosyringium) s'abouchant par le pore sudoral.
Glandes sudorifères apocrines : Plus grandes, sécrétion par décapitation apicale. Présentes dans la fosse axillaire, région aréolaire (glandes de Montgomery), ombilicale, périnéale. Se développent à la puberté. Glandes cérumineuses (méat acoustique externe) et ciliaires (paupières) sont des variétés spécialisées.
C. Ongles
Spécialisations épidermiques kératinisées sur la phalange distale des doigts et orteils. Croissance continue. Trois parties :
Corps de l'ongle (tablette unguéale) : Bords (occulte, libre, latéraux), faces (superficielle, profonde). La lunule est une zone blanchâtre proximale.
Matrice de l'ongle : Tissu formateur du corps de l'ongle.
Lit de l'ongle : Zone d'accolement de la face profonde de l'ongle (épithélium : hyponychium).
IV. Vascularisation et innervation de la peau
1. Vascularisation
Capillaires présents dans tout le derme, particulièrement dans les papilles dermiques.
2. Innervation
Centrifuge : Vasomotricité, contrôle de la sécrétion sudorale, arrection du poil.
Centripète (sensitive) : Terminaisons libres, cellules de Merkel, annexes aux poils, corpuscules spécialisés.
Corpuscules de Meissner : Dans les papilles dermiques, pour le toucher. Abondants dans la pulpe des doigts.
Corpuscules de Vater-Pacini : Dans l'hypoderme palmoplantaire et génital, en "bulbe d'oignon".
Corpuscules génitaux : Gland, petites lèvres, clitoris.
Organes cutanéomuqueux : Autour des orifices digestifs.
POINTS CLÉS
Le tégument commun comprend la peau, l'hypoderme et les annexes cutanées.
La peau est composée de l'épiderme et du derme.
L'épiderme est un épithélium stratifié kératinisé à cinq couches (basale, épineuse, granuleuse, claire, cornée).
L'épiderme contient kératinocytes, mélanocytes (produisant la mélanine), cellules de Merkel et cellules de Langerhans.
Chaque poil est associé à un follicule pilaire et une glande sébacée (sécrétion holocrine).
Les glandes sudorifères (eccrines et apocrines) sécrètent la sueur et régulent la thermorégulation.
ENTRAÎNEMENT
QCM
Parmi les propositions suivantes concernant la peau, lesquelles sont exactes?
A. L'épiderme et le derme sont d'origine embryologique ectodermique.
B. L'hypoderme est d'origine embryologique entodermique.
C. Le derme est essentiellement constitué par des fibres de collagène.
D. Le derme est dépourvu d'éléments vasculonerveux.
E. Les muscles peauciers sont situés dans l'hypoderme.
Parmi les propositions suivantes concernant l'épiderme, lesquelles sont exactes?
A. Les kératinocytes sont présents dans toutes les couches de l'épiderme.
B. Dans le stratum basale, les kératinocytes ont un aspect lamellaire.
C. Le stratum lucidum est surtout visible dans les régions palmoplantaires.
D. Les kératinocytes du stratum corneum sont anucléés.
E. Les cellules de Langerhans ont un rôle immunitaire.
Parmi les propositions suivantes concernant les mélanocytes, lesquelles sont exactes?
A. Ils sont aussi dénommés cellules de Merkel.
B. Ils dérivent de la crête neurale.
C. Ils ont, entre autres, un rôle de capteurs nerveux sensitifs.
D. Les mélanosomes contenant la mélanine sont exclusivement présents dans les mélanocytes.
E. La couleur plus ou moins foncée de la peau dépend du nombre de mélanocytes.
Parmi les propositions suivantes concernant la structure du poil, lesquels sont exactes?
A. La moelle, ou medulla centrale, de la tige pilaire est la zone responsable de la croissance du poil.
B. Les cellules de la tige pilaire sont très riches en kératines.
C. Le muscle arrecteur du poil est innervé par des fibres sympathiques.
D. Le disque pilaire constitue un organe tactile particulièrement riche en cellules de Merkel.
E. Un corpuscule de Vater-Pacini est présent au niveau de la plupart des bulbes pilaires.
Parmi les propositions suivantes concernant les poils, lesquels sont exactes?
A. Les cils et les sourcils sont dépourvus de muscle arrecteur.
B. Le lanugo correspond à des poils très fins transitoires observés chez les nouveau-nés.
C. Les cheveux, la moustache et la barbe sont les seuls poils à croissance continue.
D. La croissance des cheveux est d'environ 0,3 à 0,5 mm par jour.
E. Les poils et les ongles sont des phanères.
Parmi les propositions suivantes concernant les glandes cutanées, lesquels sont exactes?
A. Chaque follicule pileux présente une glande sébacée.
B. Les glandes sébacées sont des glandes à sécrétion holocrine.
C. Les glandes sudorifères apocrines sont présentes principalement dans les régions palmoplantaires.
D. Les glandes cérumineuses sont des variétés de glandes sudorifères apocrines.
E. Le glomérule sudorifère des glandes eccrines est situé dans l'épiderme.
Parmi les propositions suivantes concernant les ongles, lesquels sont exactes?
A. Les ongles sont des formations acellulaires.
B. L'hyponychium correspond au bord proximal occulte de l'ongle.
C. L'éponychium recouvre le bord proximal occulte de l'ongle.
D. La croissance des ongles est d'environ 0,3 à 0,5 mm par jour.
E. La cuticule est la zone de croissance de l'ongle.
QROC
Citer les différentes couches de l'épiderme, de la profondeur à la superficie.
Les différentes couches de l'épiderme, de la profondeur à la superficie, sont : le stratum basale, le stratum spinosum, le stratum granulosum, le stratum lucidum et le stratum corneum.
Citer les principaux types cellulaires de l'épiderme.
Les principaux types cellulaires de l'épiderme sont les kératinocytes, les mélanocytes, les cellules de Merkel et les cellules de Langerhans.
Dans quelles cellules sont présents les mélanosomes contenant la mélanine?
Les mélanosomes contenant la mélanine sont présents dans les mélanocytes.
Quelles sont les cellules à l'origine des réactions immunitaires cutanées?
Les cellules à l'origine des réactions immunitaires cutanées sont les cellules de Langerhans.
Citer les deux principaux types de glandes cutanées.
Les deux principaux types de glandes cutanées sont les glandes sébacées et les glandes sudorifères.
Citer les différents types de sécrétion des glandes cutanées.
Les différents types de sécrétion des glandes cutanées sont : la sécrétion holocrine (glandes sébacées) et la sécrétion eccrine ou apocrine (glandes sudorifères).
Donner la localisation des glandes sudorifères apocrines.
Les glandes sudorifères apocrines sont localisées principalement dans la fosse axillaire, la région aréolaire, la région ombilicale et la région périnéale.
Définir l'hyponychium.
L'hyponychium est l'épithélium du lit de l'ongle, correspondant à la zone d'accolement de la face profonde de l'ongle.
Donner le siège des corpuscules de Meissner.
Les corpuscules de Meissner siègent dans les papilles dermiques, particulièrement abondants au niveau de la pulpe des doigts.
Quel est l'aspect morphologique des corpuscules de Vater-Pacini?
Les corpuscules de Vater-Pacini ont un aspect morphologique caractéristique en lamelles concentriques, souvent décrit comme un "bulbe d'oignon".
Appareil cardiovasculaire
La circulation sanguine s'effectue dans un système tubulaire fermé, composé d'un élément central, le cœur, et de structures périphériques, les vaisseaux. L'étude du cœur est la cardiologie, celle du système circulatoire est l'angéiologie (ou angiologie).
Le cœur est une pompe centrale. Les vaisseaux sanguins comprennent les artères (éloignent le sang du cœur) et les veines (ramènent le sang au cœur). Les veines drainent également les vaisseaux lymphatiques terminaux.
I. Circulation du sang
La circulation se fait dans un seul sens grâce aux valves. Il existe deux circulations :
La circulation générale (systémique, ou "grande circulation").
La circulation pulmonaire ("petite circulation").
1. Circulation générale
Comprend le ventricule gauche, l'aorte, le système artériel, le réseau capillaire des organes, le système veineux, les veines caves et l'atrium droit. Elle assure l'oxygénation des tissus.
2. Circulation pulmonaire
Comprend le ventricule droit, le tronc pulmonaire, les artères pulmonaires, le réseau capillaire pulmonaire, les veines pulmonaires et l'atrium gauche. Elle assure l'oxygénation du sang.
II. Le cœur
A. Définition
Organe musculaire creux, central, assurant la propulsion du sang.
B. Situation
Situé dans le médiastin moyen, en arrière du sternum, entre les poumons, au-dessus du diaphragme. Son axe est oblique en bas, en avant et à gauche. Il est entouré du péricarde.
C. Anatomie descriptive
Comprend quatre cavités : deux atriums (oreillettes) et deux ventricules. Il est divisé en un cœur droit et un cœur gauche.
a. Cœur droit
Véhicule le sang non oxygéné. Comprend l'atrium droit (reçoit les veines caves), l'orifice atrioventriculaire droit (valve tricuspide) et le ventricule droit (éjecte le sang dans le tronc pulmonaire via la valve pulmonaire).
b. Cœur gauche
Véhicule le sang oxygéné. Comprend l'atrium gauche (reçoit les veines pulmonaires), l'orifice atrioventriculaire gauche (valve mitrale) et le ventricule gauche (éjecte le sang dans l'aorte via la valve aortique).
c. Septums
Les cœurs droit et gauche sont séparés par le septum interatrial et le septum interventriculaire. Les sillons interventriculaires (antérieur et postérieur) séparent les ventricules en surface.
D. Structure
1. Tuniques cardiaques
Épicarde : Feuillet viscéral du péricarde séreux.
Myocarde : Couche musculaire fonctionnelle.
Endocarde : Épithélium vasculaire (endothélium) tapissant les cavités.
2. Valves cardiaques
Système anti-retour, toutes tricuspides sauf la mitrale (bicuspide).
Valves atrioventriculaires (tricuspide, mitrale) : Organisation en appareil valvulaire (anneau, feuillets, cordages tendineux, muscles papillaires). Fonctionnent en systole pour résister à l'éjection sanguine.
Valves artérielles (aortique, pulmonaire) : Feuillets appendus à la paroi du vaisseau ("nid de pigeon"). Fonctionnent en diastole pour résister au reflux sanguin.
E. Vascularisation
1. Artères coronaires
Vascularisent le myocarde. Deux artères : coronaire droite et coronaire gauche (donne l'artère interventriculaire antérieure et l'artère circonflexe). Naissent de l'aorte ascendante, cheminent dans les sillons auriculoventriculaires. Perfusées en diastole. L'exploration se fait par coronarographie.
2. Drainage veineux
Assuré par la grande veine du cœur, qui participe au sinus coronaire, s'abouchant dans l'atrium droit.
F. Innervation
1. Innervation intrinsèque
Assurée par le tissu cardionecteur (système de conduction cardiaque) : nœud sinusal, nœud atrioventriculaire, faisceau de His, réseau de Purkinje.
2. Innervation extrinsèque
Dépend des systèmes végétatifs sympathique (ganglions cervicaux) et parasympathique (nerf vague), via les nerfs cardiaques. Régule le rythme cardiaque.
III. Système artériel
Les artères éloignent le sang du cœur. La plupart proviennent de l'aorte (sang oxygéné). L'artère pulmonaire éloigne le sang non oxygéné du ventricule droit.
A. Structure
Trois tuniques :
Adventice (externe) : Conjonctive, contient vaisseaux et nerfs de l'artère.
Média (intermédiaire) : Musculo-élastique, épaisseur variable selon la pression.
Intima (interne) : Supporte l'endothélium (couche cellulaire continue, anti-coagulante).
Plus l'artère est proche du cœur, plus la composante élastique est importante ; plus elle est éloignée, plus la composante musculaire est importante.
B. Arborisation artérielle
Les artères se ramifient en artérioles, puis en capillaires.
Aorte : Principale artère du corps.
Aorte ascendante : Donne les artères coronaires.
Arc aortique : Donne le tronc artériel brachiocéphalique, l'artère carotide commune gauche et l'artère subclavière gauche.
Aorte thoracique descendante : Donne les artères intercostales postérieures, bronchiques, œsophagiennes, médiastinales, péricardiques, phréniques supérieures.
Aorte abdominale : Donne le tronc cœliaque, les artères mésentériques supérieure et inférieure, les artères rénales, génitales, lombaires, sacrées médianes. Se termine en artères iliaques communes.
Artères des membres supérieurs : Artère subclavière, axillaire, brachiale, radiale, ulnaire.
Artères des membres inférieurs : Artère iliaque externe, fémorale, poplitée, tibiale, fibulaire.
C. Notion d'anastomose et de territoire terminal
Une anastomose est une communication entre deux vaisseaux. Un territoire terminal est une zone vascularisée par une artère sans anastomose significative. L'obstruction d'une artère terminale entraîne une ischémie (souffrance et destruction tissulaire) et un infarctus.
IV. Système veineux
Les veines ramènent le sang vers le cœur.
A. Structure
Paroi fine avec endothélium et couche mince de fibres musculaires lisses. Deux types de veines dans les membres :
Veines superficielles : Sous-cutanées.
Veines profondes : Musculaires.
B. Organisation
Les veines sont généralement satellites des artères correspondantes. Elles se jettent dans les veines caves (supérieure et inférieure) qui se drainent dans l'atrium droit.
Veine cave supérieure : Draine la tête, le cou, les membres supérieurs et le thorax. Formée par les troncs veineux brachiocéphaliques.
Veine cave inférieure : Draine l'abdomen, le pelvis et les membres inférieurs. Formée par les veines iliaques communes.
Système porte hépatique : Draine le sang veineux du tube digestif vers le foie via la veine porte.
C. Valves veineuses
Présentes dans les veines des membres et du cou, empêchent le reflux sanguin. Leur dysfonctionnement peut entraîner des varices.
V. Système lymphatique
Système de drainage parallèle au système veineux, ramène la lymphe (liquide interstitiel) vers le cœur.
Vaisseaux lymphatiques : Débutent en cul-de-sac dans les tissus, convergent vers les nœuds lymphatiques (ganglions lymphatiques) qui filtrent la lymphe.
Troncs lymphatiques : Se jettent dans les conduits lymphatiques (conduit thoracique, conduit lymphatique droit) qui se drainent dans le système veineux (confluence jugulo-subclavière).
POINTS CLÉS
Le système cardiovasculaire comprend le cœur et les vaisseaux (artères, veines, lymphatiques).
La circulation est divisée en générale (systémique) et pulmonaire.
Le cœur est une pompe à quatre cavités (2 atriums, 2 ventricules), séparées par des septums.
Le cœur est vascularisé par les artères coronaires et innervé par un tissu cardionecteur et le système nerveux végétatif.
Les artères éloignent le sang du cœur, les veines le ramènent.
Le système lymphatique draine la lymphe et participe à l'immunité.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Cœur".

Document 2 : "Vascularisation artérielle du cœur".

QCM
Concernant la circulation sanguine, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. La circulation du sang ne se fait que dans un seul sens.
B. La circulation générale est aussi dénommée grande circulation.
C. La circulation pulmonaire est aussi dénommée grande circulation.
D. La désaturation du sang se produit au niveau des capillaires des différents organes.
E. La circulation pulmonaire est la circulation de l'oxygénation des tissus.
Concernant le cœur, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Le cœur est situé dans le médiastin postérieur.
B. L'axe du cœur est oblique en bas, en avant et à gauche.
C. Le cœur droit véhicule le sang oxygéné.
D. Le cœur gauche véhicule le sang riche en oxygène.
E. Les cœurs droit et gauche sont séparés par un septum interatrial et un septum interventriculaire.
Concernant les tuniques cardiaques, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. L'épicarde est le feuillet pariétal du péricarde séreux.
B. Le myocarde est la couche musculaire fonctionnelle.
C. L'endocarde est l'épithélium vasculaire tapissant les cavités.
D. Le myocarde est la couche la plus interne du cœur.
E. L'endocarde est la couche la plus externe du cœur.
Concernant les valves cardiaques, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Toutes les valves cardiaques sont tricuspides.
B. La valve mitrale n'a que deux valvules.
C. Les valves atrioventriculaires fonctionnent en systole.
D. Les valves artérielles présentent un appareil sous-valvulaire.
E. Les valves artérielles fonctionnent en diastole.
Concernant la vascularisation du cœur, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Le cœur est vascularisé par une seule artère coronaire.
B. La coronaire gauche donne l'artère interventriculaire antérieure et l'artère circonflexe.
C. Les artères coronaires naissent de l'aorte ascendante.
D. Les artères coronaires sont perfusées en systole.
E. Le sinus coronaire s'abouche dans l'atrium droit.
Concernant l'innervation du cœur, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Le tissu cardionecteur est le système de conduction cardiaque.
B. Le nœud sinusal est situé dans l'atrium gauche.
C. Le faisceau de His est situé dans l'atrium droit.
D. L'innervation extrinsèque dépend des systèmes sympathique et parasympathique.
E. L'innervation extrinsèque participe à la régulation du rythme cardiaque.
Concernant la structure artérielle, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. L'adventice est la tunique externe.
B. La média est la tunique musculo-élastique.
C. L'intima supporte l'endothélium.
D. Plus l'artère est proche du cœur, plus la composante musculaire est importante.
E. L'endothélium favorise la coagulation en situation normale.
Concernant l'arborisation artérielle, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. L'aorte est la principale artère du corps.
B. L'arc aortique donne l'artère carotide commune droite.
C. L'aorte abdominale donne le tronc cœliaque.
D. L'artère fémorale est une artère du membre inférieur.
E. L'artère radiale est une artère du membre inférieur.
Concernant le système veineux, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les veines ramènent le sang oxygéné vers le cœur.
B. Les veines superficielles sont sous-cutanées.
C. Les veines profondes sont musculaires.
D. Les veines caves se drainent dans l'atrium droit.
E. Le système porte hépatique draine le sang veineux du tube digestif vers le foie.
Concernant le système lymphatique, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Le système lymphatique est un système de drainage parallèle au système veineux.
B. La lymphe est un liquide sanguin.
C. Les nœuds lymphatiques filtrent la lymphe.
D. Le conduit thoracique se draine dans le système veineux.
E. Le système lymphatique ne participe pas à l'immunité.
Appareil digestif
L'appareil digestif est un long tube s'étendant de la cavité orale à l'anus, auquel sont rattachées des glandes annexes.
I. Constitution du tube digestif
Le tube digestif est divisé en deux parties : l'intestin céphalique et l'intestin tronculaire.
A. Organes de l'intestin céphalique
Cavité orale : Segment initial, contient la langue et les dents.
Pharynx : Carrefour aérodigestif.
Glandes salivaires : Annexes de la cavité orale (parotide, submandibulaire, sublinguale).
B. Organes de l'intestin tronculaire
Œsophage : Conduit vertical (25 cm) acheminant le bol alimentaire vers l'estomac. Traverse les régions cervicale, thoracique et abdominale.
Estomac : Segment dilaté, entre le cardia et le pylore. Comprend un fundus, un corps et un antre.
Intestin grêle : Conduit de 6 à 7 mètres, divisé en :
Duodénum : En forme de "C", enchâsse la tête du pancréas. Reçoit les conduits biliaires et pancréatiques.
Jéjunum et iléum : Parties mobiles, forment des anses.
Gros intestin : Conduit de 1,5 mètre, divisé en :
Cæcum : Sac initial, avec l'appendice vermiforme.
Côlon : Ascendant (droit, fixe), transverse (mobile), descendant (gauche, fixe), sigmoïde (mobile).
Rectum : Segment terminal (15 cm), fixe, se termine par le canal anal.
II. Glandes annexes
A. Glandes salivaires
Glande parotide : La plus volumineuse, en arrière de la mandibule. Conduit parotidien (de Sténon) s'abouche dans la cavité orale.
Glande submandibulaire : Sous la mandibule. Conduit submandibulaire s'abouche dans la cavité orale.
Glande sublinguale : La plus petite, sous la langue. Nombreux conduits s'abouchant dans la cavité orale.
B. Foie et voies biliaires
1. Anatomie du foie
La plus volumineuse glande annexe, située dans l'abdomen. Fonctions exocrine (bile) et endocrine (métabolisme). Divisé en lobes (droit, gauche, carré, caudé) et segmenté selon la distribution portale (8 segments).
2. Voies biliaires
Drainent la bile du foie vers le duodénum. Comprend les conduits hépatiques (droit et gauche), le conduit hépatique commun, le conduit cystique (de la vésicule biliaire) et le conduit cholédoque. Le conduit cholédoque et le conduit pancréatique principal s'abouchent dans le duodénum via l'ampoule biliopancréatique (de Vater).
C. Pancréas
1. Glande pancréatique
Glande exocrine (enzymes digestives) et endocrine (îlots pancréatiques pour insuline, glucagon). Située en avant de la colonne vertébrale. Comprend une tête (enchâssée dans le duodénum), un col (isthme), un corps et une queue (en rapport avec la rate).
2. Conduits excréteurs
Conduit pancréatique principal (de Wirsung) : S'abouche dans l'ampoule biliopancréatique.
Conduit pancréatique accessoire (de Santorini) : S'abouche dans le duodénum.
D. Rate
Organe lymphoïde intra-abdominal, situé dans la loge sous-phrénique gauche. Rôle immunitaire et hématologique.
III. Vascularisation digestive
Assurée par des branches de l'aorte abdominale :
Tronc cœliaque : Naît de T12. Donne l'artère hépatique commune, l'artère splénique et l'artère gastrique gauche. Vascularise les organes supramésocoliques (estomac, foie, rate, pancréas, duodénum).
Artère mésentérique supérieure : Naît de L1. Vascularise l'intestin grêle, le côlon droit et l'appendice.
Artère mésentérique inférieure : Naît de L3. Vascularise le côlon à partir des 2/3 gauches du côlon transverse jusqu'à la partie supérieure du rectum.
Le système porte hépatique draine le sang veineux du tube digestif vers le foie.
IV. Péritoine
Membrane séreuse continue délimitant la cavité péritonéale.
Feuillet pariétal : Tapisse les parois de la cavité abdominopelvienne.
Feuillet viscéral : Recouvre les viscères.
On distingue les organes péritonisés (entièrement recouverts), rétropéritonéaux (en arrière du péritoine) et sous-péritonéaux (sous le péritoine).
Mésos : Replis péritonéaux qui relient les organes à la paroi (ex: mésentère, mésocôlon).
Omentums (épiploons) : Replis péritonéaux entre deux organes (ex: petit omentum entre foie et estomac, grand omentum entre estomac et côlon transverse).
Bourse omentale : Diverticule de la cavité péritonéale derrière l'estomac.
POINTS CLÉS
L'appareil digestif est un tube de la cavité orale à l'anus, avec des glandes annexes (salivaires, foie, rate, pancréas).
L'œsophage achemine le bol alimentaire.
Le duodénum est solidaire du pancréas et reçoit les conduits biliaires et pancréatiques.
Le côlon a des parties fixes (ascendant, descendant) et mobiles (transverse, sigmoïde).
Le rectum fait suite au côlon sigmoïde.
La veine porte transporte le sang veineux digestif vers le foie, qui est segmenté selon la distribution portale.
Le tronc cœliaque, l'artère mésentérique supérieure et l'artère mésentérique inférieure vascularisent les organes digestifs.
Le péritoine est la membrane séreuse recouvrant la plupart des organes digestifs. La bourse omentale est un diverticule derrière l'estomac.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Organes de l'abdomen".

Document 2 : "Vascularisation artérielle digestive".

QCM
Quels organes appartiennent à l'étage supramésocolique de l'abdomen ?
A. L'estomac.
B. La rate.
C. Le côlon ascendant.
D. Le rectum.
E. Le foie.
Quels organes sont fixes dans la cavité péritonéale?
A. Le côlon transverse.
B. Le côlon ascendant.
C. Le rectum.
D. Le côlon sigmoïde.
E. L'intestin grêle.
Quels organes sont mobiles dans la cavité péritonéale?
A. L'intestin grêle.
B. Le côlon transverse.
C. Le côlon sigmoïde.
D. Le deuxième duodénum.
E. Le troisième duodénum.
Quels organes sont vascularisés par le tronc cœliaque?
A. Le foie.
B. La rate.
C. L'intestin grêle.
D. Le duodénum.
E. L'estomac.
Quels organes sont vascularisés en même temps par deux des trois troncs artériels digestifs?
A. L'estomac.
B. Le duodénum.
C. Le pancréas.
D. Le côlon transverse.
E. Le foie.
Organes génito-urinaires
L'appareil urinaire et les appareils génitaux partagent une origine embryologique commune. Ils sont situés dans l'abdomen (rétropéritonéal) et le pelvis (sous le péritoine).
I. Organes urinaires
A. Reins
Organes sécrétant l'urine, au nombre de deux, dans les fosses lombales (rétropéritonéales). Maintiennent l'homéostasie, excrètent les métabolites, sécrètent la rénine, l'érythropoïétine et la vitamine D. L'urine passe des reins aux uretères, puis à la vessie et est éliminée par l'urètre.
Situation : Rein droit un peu plus bas que le gauche.
Morphologie : Forme de haricot, avec un hile rénal (passage des vaisseaux et du pelvis rénal) s'ouvrant dans le sinus rénal.
Structure : Entourés d'une capsule fibreuse. Parenchyme rénal divisé en zone médullaire (pyramides rénales) et zone corticale (corpuscules rénaux).
Rapports :
Postérieurs : Dernières côtes, diaphragme, culs-de-sac pleuraux, muscles psoas et carré des lombes.
Antérieurs : Viscères abdominaux (foie, côlon, duodénum à droite ; pancréas, rate, côlon à gauche).
Vascularisation : Artère rénale (branche de l'aorte abdominale) se divise en troncs prépyélique et rétropyélique.
B. Loge rénale
Les reins sont contenus dans l'espace périrénal, délimité par le fascia rénal (ou fascia de Gerota). Cet espace contient également la glande surrénale et de la graisse.
C. Voies excrétrices
Conduisent l'urine du rein à l'extérieur.
1. Calices rénaux
Petits calices (7 à 13) recueillent l'urine des papilles rénales. Se réunissent en grands calices (2 à 3), qui forment le pelvis rénal.
2. Pelvis rénal (bassinet)
Situé dans le sinus rénal, se prolonge par l'uretère lombal à la jonction pyélo-urétérale. Élément le plus postérieur du pédicule rénal.
3. Uretères
Fins conduits musculaires (25 cm) acheminant l'urine du pelvis rénal à la vessie. Trois portions :
Lombo-iliaque : Fait suite au pelvis rénal, traverse la région rétropéritonéale. Croisé par les vaisseaux génitaux.
Pelvienne : Fait suite à l'uretère lombo-iliaque.
Chez l'homme : Longe l'artère iliaque interne, séparé du rectum par le cul-de-sac rectovésical.
Chez la femme : Longe l'artère iliaque interne, en rapport avec l'ovaire, passe sous le ligament large (croisé par l'artère utérine).
Intramurale : Traverse la paroi vésicale, formant un mécanisme de valve anti-reflux. Se termine par les méats urétéraux, délimitant le trigone vésical avec le col vésical.
D. Vessie
Réservoir de l'urine, situé sous le péritoine dans la loge antérieure du pelvis minor. Organe musculaire creux. Présente une face supérieure mobile (dôme), une face antérieure et inférieure, une face postérieure fixe (base) et un apex.
Muscles : Le détrusor (muscle lisse) constitue la paroi. Le sphincter interne de l'urètre (lisse, involontaire) et le sphincter externe de l'urètre (strié, volontaire) contrôlent la miction.
E. Urètre masculin
Conduit urinaire et génital (12 cm). Trois portions : prostatique, membranacée, spongieuse. Les deux premières forment l'urètre postérieur (fixe), la dernière l'urètre antérieur (mobile).
F. Urètre féminin
Uniquement urinaire (3 cm). Trajet périnéal, repose sur la face antérieure du vagin. Se termine par le méat urétral dans le pudendum féminin. Entouré par le sphincter strié urétral.
II. Organes génitaux masculins
A. Testicules
Glandes sexuelles primaires (gonades) de l'homme. Fonctions exocrine (spermatozoïdes) et endocrine (testostérone). Situés dans le scrotum. Composés de tubules séminifères (production de spermatozoïdes) et de cellules interstitielles (de Leydig) (production de testostérone).
Épididyme : Organe allongé sur le bord postérieur du testicule. Comprend une tête, un corps et une queue. Lieu de maturation et de stockage des spermatozozoïdes.
B. Voies spermatiques
Conduisent les spermatozoïdes de l'épididyme à l'urètre.
Conduits déférents : Font suite à la queue de l'épididyme, se terminent à la base de la prostate. Canaux blanchâtres (40 cm), avec des portions scrotale, funiculaire, inguinale et pelvienne. Se dilatent en ampoule du conduit déférent et rejoignent la vésicule séminale pour former le canal éjaculateur.
Vésicules séminales : Glandes paires et symétriques, situées entre le rectum et la vessie. Sécrètent un liquide riche en fructose.
Canaux éjaculateurs : Formés par la confluence du conduit déférent et de la vésicule séminale. Traversent la prostate et s'abouchent dans l'urètre prostatique au niveau du colliculus séminal.
C. Prostate
Glande impaire et médiane, située sous la vessie, traversée par l'urètre. Sécrète une partie du liquide séminal. Composée de lobes (antérieur, postérieur, latéraux, médian) et de zones (péri-urétrale, de transition, centrale, périphérique).
D. Pénis
Organe de la copulation et de la miction. Composé de corps caverneux (responsables de l'érection) et d'un corps spongieux (contient l'urètre, forme le gland). Le ligament suspenseur du pénis l'attache au pubis.
III. Organes génitaux féminins
A. Ovaires
Glandes sexuelles primaires (gonades) de la femme. Fonctions exocrine (ovules) et endocrine (œstrogènes, progestérone). Situés dans la cavité péritonéale, contre la paroi pelvienne (fosse ovarienne de Krause).
Morphologie : Ovoïde, surface avec cicatrices d'ovulation.
Rattachements : Ligament suspenseur de l'ovaire, ligament propre de l'ovaire, ligament tubo-ovarien.
Vascularisation : Artère ovarique, artère utérine.
B. Utérus
Organe de la gestation. Forme de cône aplati. Comprend trois parties : corps, isthme et col. Habituellement antéversé et antéfléchi. Recouvert de péritoine formant les ligaments larges, le cul-de-sac vésico-utérin et le cul-de-sac recto-utérin.
C. Trompes utérines
Conduits (10-12 cm) reliant l'ovaire à l'utérus. Trois parties : infundibulum (avec fimbriae), ampoule (lieu de la fécondation), isthme.
D. Vagin
Conduit musculo-membraneux (8 cm) reliant l'utérus au pudendum féminin. En rapport avec la vessie et l'urètre (avant), le rectum (arrière). Le fornix vaginal s'insère autour du col de l'utérus.
E. Pudendum féminin
Ensemble des organes génitaux externes de la femme. Comprend les grandes et petites lèvres de la vulve, le clitoris, le méat urétral et le vestibule du vagin. Contient des formations érectiles (bulbes vestibulaires, corps caverneux du clitoris).
F. Clitoris
Organe érectile, homologue du pénis masculin. Composé de deux corps caverneux et d'un gland.
POINTS CLÉS
Les reins sont les organes urinaires principaux, situés rétropéritonéalement.
Les uretères acheminent l'urine des reins à la vessie, qui est un réservoir musculaire.
L'urètre masculin est urinaire et génital, l'urètre féminin est uniquement urinaire.
Les testicules (gonades masculines) produisent spermatozoïdes et testostérone.
Les voies spermatiques (épididyme, conduits déférents, vésicules séminales, canaux éjaculateurs) transportent les spermatozoïdes.
La prostate est une glande annexe des voies spermatiques.
Le pénis est l'organe de la copulation.
Les ovaires (gonades féminines) produisent ovules et hormones sexuelles.
L'utérus est l'organe de la gestation, les trompes utérines relient l'ovaire à l'utérus.
Le vagin est le conduit entre l'utérus et le pudendum féminin, qui regroupe les organes génitaux externes.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Appareil urinaire".

Document 2 : "Appareil génital masculin".

QCM
Concernant les reins, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les reins sont des organes sécrétant l'urine.
B. Le rein droit est situé plus haut que le rein gauche.
C. Le hile rénal communique avec le sinus rénal.
D. Le parenchyme rénal est divisé en zone médullaire et corticale.
E. Les reins sont en rapport direct avec le péritoine.
Concernant les voies excrétrices urinaires, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Le pelvis rénal est situé dans le sinus rénal.
B. L'uretère lombal est la portion la plus proximale de l'uretère.
C. L'uretère est croisé en avant par les vaisseaux génitaux.
D. L'uretère pelvien est le même chez l'homme et la femme.
E. La portion intramurale de l'uretère forme un mécanisme de valve anti-reflux.
Concernant la vessie, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. La vessie est le réservoir de l'urine.
B. La vessie est située au-dessus du péritoine.
C. Le détrusor est le muscle lisse de la paroi vésicale.
D. Le sphincter interne de l'urètre est volontaire.
E. Le trigone vésical est délimité par les méats urétéraux et le col vésical.
Concernant les organes génitaux masculins, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les testicules sont les glandes sexuelles primaires.
B. L'épididyme est le lieu de production des spermatozoïdes.
C. Les conduits déférents transportent les spermatozoïdes.
D. Les vésicules séminales sécrètent un liquide riche en fructose.
E. Le pénis est composé uniquement de corps caverneux.
Concernant les organes génitaux féminins, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les ovaires sont les glandes sexuelles primaires.
B. L'utérus est habituellement rétrofléchi.
C. Les trompes utérines relient l'ovaire à l'utérus.
D. Le vagin est un conduit musculo-membraneux.
E. Le clitoris est l'homologue du pénis masculin.
Appareil respiratoire
L'appareil respiratoire regroupe les organes assurant la respiration, fonction vitale d'échange gazeux entre les poumons et l'air atmosphérique.
Il se compose :
Des voies aériennes (cavités nasales, pharynx, larynx, trachée, bronches).
Des poumons (contenant les alvéoles pulmonaires, surface d'échange).
Des plèvres (enveloppes séreuses des poumons).
Des muscles respiratoires (assurent la circulation de l'air).
De la circulation sanguine pulmonaire.
I. Voies aériennes
Divisées en étages supérieur et inférieur.
Voies aériennes supérieures : Dans la tête et le cou (cavités nasales, sinus paranasaux, pharynx, larynx).
Voies aériennes inférieures : Dans le cou et le thorax (trachée, arbre bronchique jusqu'aux alvéoles).
A. Cavités nasales
Cavités médianes et irrégulières de la face, partie initiale de l'appareil respiratoire. Séparées par le septum nasal. Ouvertes en avant par les narines, en arrière par les choanes. Tapissées d'une muqueuse respiratoire ciliée et d'une muqueuse olfactive. Les cornets nasaux augmentent la surface muqueuse pour filtration, réchauffement et humidification de l'air.
Communiquent avec les sinus paranasaux (ethmoïdaux, frontaux, sphénoïdaux, maxillaires), qui allègent le massif facial et servent de caisses de résonance.
B. Pharynx
Carrefour aérodigestif, conduit musculomembraneux vertical. Divisé en :
Nasopharynx (rhinopharynx) : Prolonge les cavités nasales. Contient l'orifice de la trompe auditive et les tonsilles (végétations).
Oropharynx : S'ouvre sur la cavité orale. Carrefour entre voies aériennes et digestives.
Laryngopharynx (hypopharynx) : Communique avec le larynx et l'œsophage.
C. Larynx
Conduit des voies aériennes et organe de la phonation. Composé d'un squelette cartilagineux (cartilage thyroïde, cricoïde, épiglottique, aryténoïdes) relié par ligaments et membranes, animé par des muscles.
L'épiglotte protège les voies aériennes lors de la déglutition.
Les plis vocaux (recouvrant les ligaments vocaux) et la glotte (fente glottique) sont essentiels à la phonation.
Les plis vestibulaires créent la fente vestibulaire au-dessus de la glotte.
D. Trachée
Conduit fibrocartilagineux (10-12 cm) faisant suite au larynx. Composée d'anneaux cartilagineux incomplets. Se divise en deux bronches principales (droite et gauche) au niveau de la carène.
E. Bronches
Les bronches principales se ramifient en arbre bronchique. La bronche principale droite est plus courte, large et verticale que la gauche.
Se divisent en bronches lobaires, puis en bronches segmentaires (segmentation bronchopulmonaire).
Les bronches segmentaires mènent aux bronchioles (sans cartilage), puis aux bronchioles terminales, respiratoires et enfin aux conduits alvéolaires aboutissant aux alvéoles pulmonaires.
F. Moyens d'exploration morphologique des voies aériennes
L'endoscopie (rhinoscopie, laryngoscopie, bronchoscopie) permet une vision directe. L'examen au miroir est possible pour le pharynx et le larynx.
II. Poumons
Organes de la respiration, lieu des échanges gazeux.
A. Description
Deux poumons (droit et gauche), occupant la majeure partie de la cavité thoracique, délimitant le médiastin. Forme pyramidale avec une base diaphragmatique et un apex subclavière. Deux faces : médiale (contre le médiastin) et latérale (contre les côtes).
Lobes pulmonaires : Séparés par des scissures lobaires.
Droit : 3 lobes (supérieur, moyen, inférieur) et 2 scissures (grande et petite).
Gauche : 2 lobes (supérieur, inférieur) et 1 scissure oblique.
Chaque lobe est subdivisé en segments bronchopulmonaires (10 à droite, 8 à gauche).
B. Alvéoles pulmonaires
Dilatations sacciformes dans les lobules pulmonaires. Lieu des échanges gazeux. Surface d'échange d'environ 100 m². Entourées d'un riche réseau capillaire (membrane alvéolocapillaire).
C. Hile et pédicule pulmonaire
Le hile pulmonaire est la région sur la face médiale des poumons où pénètrent les bronches principales, les vaisseaux nourriciers et la vascularisation fonctionnelle. L'ensemble forme le pédicule pulmonaire.
Pédicule nourricier : Artères et veines bronchiques, lymphatiques, nerfs bronchiques.
Innervation bronchique : Végétative (sympathique pour bronchodilatation, parasympathique pour bronchoconstriction).
D. Moyens d'exploration morphologique des poumons
Radiographie du thorax et scanner thoracique sont les références.
III. Plèvres
Enveloppes séreuses des poumons, composées de deux feuillets (viscéral et pariétal) permettant le glissement lors des mouvements respiratoires. La cavité pleurale est virtuelle, en pression négative.
Plèvre pariétale : Recouvre la cavité pleurale (parties costale, diaphragmatique, médiastinale) et le dôme pleural.
Plèvre viscérale : Recouvre la surface des poumons (sauf le hile), s'insinue dans les scissures interlobaires.
Récessus pleuraux : Angles où le feuillet pariétal se réfléchit (ex: costodiaphragmatique, non rempli par le poumon en respiration calme).
IV. Muscles respiratoires
Permettent l'inspiration (phénomène actif) et l'expiration (phénomène passif).
Muscle inspirateur principal : Le diaphragme. Sépare les cavités thoracique et abdominale. Sa contraction abaisse le centre tendineux, augmentant le volume thoracique. Innervé par le nerf phrénique.
Muscles respiratoires de la respiration forcée : Muscles élévateurs des côtes (scalènes, sternocléidomastoïdien, pectoraux, grand dorsal, dentelé antérieur).
Contraction des muscles de la paroi abdominale : Favorise l'expiration forcée et l'ascension du diaphragme.
V. Circulation pulmonaire
Assure la vascularisation fonctionnelle des poumons.
Le tronc pulmonaire naît du ventricule droit, se divise en deux artères pulmonaires (droite et gauche).
Les branches des artères pulmonaires suivent la segmentation bronchique, formant un réseau capillaire autour des alvéoles.
Les veines pulmonaires (deux à droite, deux à gauche) se réunissent et se jettent dans l'atrium gauche.
POINTS CLÉS
L'appareil respiratoire a pour fonction l'oxygénation du sang.
Il comprend des voies respiratoires supérieures (fosses nasales, pharynx, larynx) et inférieures (trachée, bronches) et les poumons pour les échanges gazeux.
Les poumons sont divisés en lobes et segments.
La plèvre est la membrane séreuse qui entoure chaque poumon.
Les poumons possèdent un pédicule fonctionnel (artère pulmonaire, veines pulmonaires, bronches) et un pédicule nourricier (artère bronchique, veine bronchique, lymphatiques, nerfs).
Le diaphragme est le muscle inspirateur principal.
La mécanique respiratoire est liée à l'abaissement du diaphragme et à l'élargissement de la cage thoracique.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Poumons : racines et hiles".

Document 2 : "Paroi latérale de la cavité nasale".

QCM
Concernant le larynx, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Le larynx est un conduit des voies aériennes.
B. Le larynx est l'organe de la phonation.
C. Le cartilage thyroïde est le plus petit des cartilages du larynx.
D. L'épiglotte protège les voies aériennes inférieures.
E. La glotte est située au-dessus des plis vestibulaires.
Concernant la trachée, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. La trachée fait suite au larynx.
B. La trachée est un conduit fibrocartilagineux.
C. La trachée se divise en deux bronches principales.
D. La trachée est composée d'anneaux cartilagineux complets.
E. La carène est située à la partie supérieure de la trachée.
Concernant les poumons, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les poumons sont les organes de la respiration.
B. Le poumon droit a deux lobes.
C. Le poumon gauche a deux lobes.
D. Les poumons délimitent le médiastin.
E. L'apex pulmonaire saille dans la région subclavière.
Concernant les plèvres, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les plèvres sont les enveloppes séreuses des poumons.
B. La cavité pleurale est remplie d'air.
C. La plèvre pariétale recouvre la cavité pleurale.
D. La plèvre viscérale est très adhérente à la surface pulmonaire.
E. Le récessus costodiaphragmatique est un cul-de-sac pleural.
Concernant les bronches, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. La bronche principale gauche est plus courte et large que la droite.
B. La bronche principale droite est plus verticale que la gauche.
C. Les bronches lobaires se divisent en bronches segmentaires.
D. Les bronches principales sont des éléments des pédicules pulmonaires.
E. Les segments bronchiques ont un squelette fibromusculaire non cartilagineux.
La segmentation pulmonaire :
A. Le poumon droit présente trois lobes.
B. Elle se superpose à la segmentation bronchique.
C. Le lobe inférieur de chaque poumon est constitué de cinq segments.
D. Le lobe moyen gauche est constitué de deux segments.
E. La portion caudale du lobe supérieur du poumon gauche est dénommée culmen.
Le diaphragme :
A. Est un muscle digastrique.
B. Est un muscle inspiratoire.
C. Est innervé par les nerfs pneumogastriques.
D. Ses piliers s'insèrent sur la colonne thoracique.
E. Sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale.
Le pédicule pulmonaire :
A. Les artères bronchiques sont extrapédiculaires et proviennent directement de l'aorte thoracique.
B. Les veines bronchiques se drainent dans la veine cave supérieure.
C. Il existe une veine pulmonaire à droite et à gauche.
D. Les vaisseaux nourriciers comprennent les artères et les veines bronchiques, des vaisseaux lymphatiques et les nerfs bronchiques.
E. Les artères bronchiques suivent les ramifications de l'arbre bronchique.
Les cavités nasales :
A. Elles s'ouvrent dans l'oropharynx par les choanes.
B. Elles sont tapissées d'une muqueuse respiratoire ciliée et d'une muqueuse olfactive.
C. Les cavités nasales communiquent avec les sinus paranasaux.
D. Les cornets nasaux font saillie dans les cavités nasales.
E. Elles sont séparées par un septum nasal ostéocartilagineux.
Les alvéoles pulmonaires :
A. Sont des dilatations sacciformes situées à l'intérieur des lobules pulmonaires.
B. Sont le lieu des échanges gazeux.
C. Constituent une surface d'échange d'environ 10 m².
D. Sont richement vascularisés.
E. Se remplissent d'air atmosphérique par les conduits alvéolaires.
QROC
Énumérer les cartilages du larynx.
Les cartilages du larynx sont : le cartilage thyroïde, le cartilage cricoïde, le cartilage épiglottique et les cartilages aryténoïdes.
Quelle est la bronche principale la plus verticale ?
La bronche principale droite est la plus verticale.
Quel est le principal muscle inspiratoire?
Le principal muscle inspiratoire est le diaphragme.
Quels sont les vaisseaux nourriciers du pédicule pulmonaire ?
Les vaisseaux nourriciers du pédicule pulmonaire sont les artères et les veines bronchiques, ainsi que les collecteurs lymphatiques.
Quelle est l'origine de l'artère pulmonaire ?
L'artère pulmonaire naît du ventricule droit au niveau de l'orifice pulmonaire.
Appareil endocrinien
L'appareil endocrinien regroupe les glandes et cellules endocrines qui régulent et coordonnent les activités métaboliques de l'organisme via la sécrétion d'hormones directement dans le sang.
Les glandes endocrines (hypophyse, corps pinéal, thyroïde, parathyroïdes, thymus, surrénales) se distinguent des glandes exocrines par l'absence de canaux excréteurs.
Les cellules endocrines disséminées appartiennent à des organes amphicrines (ex: îlots pancréatiques, cellules interstitielles des testicules et ovaires).
L'hypothalamus est un organe neuroendocrine qui, avec l'hypophyse, forme l'axe hypothalamohypophysaire, centre de contrôle des fonctions endocrines.
I. Axe hypothalamohypophysaire
A. Hypophyse
Glande endocrine (glande pituitaire) appendue au diencéphale, située dans la loge hypophysaire de la selle turcique (os sphénoïdal). Reliée à l'hypothalamus par le pédoncule hypophysaire. Composée de deux lobes :
Lobe antérieur (adénohypophyse) : Origine pharyngienne. Sécrète des hormones (FSH, LH, TSH, ACTH, GH, MSH, prolactine) sous l'action de facteurs hypothalamiques.
Lobe postérieur (neurohypophyse) : Origine nerveuse. Relié à l'infundibulum de l'hypothalamus. Stocke les hormones hypothalamiques.
B. Hypothalamus
Étage inférieur et ventral du diencéphale, forme le plancher et une partie de la paroi latérale du troisième ventricule. Comprend trois régions :
Région rostrale (antérieure) : Fonction endocrine (sécrétion de vasopressine et ocytocine par les noyaux supraoptique et paraventriculaire, transmises à la neurohypophyse).
Région moyenne : Fonction sécrétoire (sécrétion de facteurs stimulants ou inhibiteurs - releasing/inhibiting factors - par les noyaux du tuber cinereum, transmis à l'adénohypophyse via le système porte hypophysaire). Assure un rôle hypophysiotrope.
Région caudale (postérieure) : Fonction végétative et rôle dans l'éveil.
II. Corps pinéal
Aussi appelé épiphyse. Petite glande endocrine située à la partie postérieure du troisième ventricule. Sécrète la mélatonine, régulant les rythmes circadiens.
III. Glande thyroïde
Glande endocrine située dans la région antérieure du cou, en avant de la trachée et du larynx. Composée de deux lobes (droit et gauche) unis par un isthme. Sécrète les hormones thyroïdiennes (T3, T4) et la calcitonine. Richement vascularisée et innervée. En rapport étroit avec les glandes parathyroïdes et les nerfs laryngés inférieurs (récurrents).
IV. Glandes parathyroïdes
Quatre petites glandes endocrines (supérieures et inférieures) situées sur la face postérieure de la glande thyroïde. Sécrètent la parathormone, régulant le métabolisme du calcium et du phosphore.
V. Thymus
Organe lymphoïde et endocrine situé dans le médiastin antérieur. Rôle important dans la maturation des lymphocytes T (thymocytes) chez l'enfant. Atteint son développement maximal à la puberté, puis involue.
VI. Glandes surrénales
Paires, situées dans l'abdomen (rétropéritonéales), au-dessus des reins. Composées de deux organes endocrines distincts :
Corticosurrénale (périphérique) : Produit des corticostéroïdes (minéralocorticoïdes, glucocorticoïdes, stéroïdes sexuels).
Médullosurrénale (centrale) : Produit des catécholamines (adrénaline, noradrénaline).
VII. Îlots pancréatiques
Partie endocrine du pancréas, disséminés dans le parenchyme glandulaire. Sécrètent le glucagon (cellules ), l'insuline (cellules ) et la somatostatine (cellules ), jouant un rôle majeur dans le métabolisme glucidique.
VIII. Cellules interstitielles des testicules et des ovaires
Les gonades (testicules et ovaires) ont une fonction exocrine (production de gamètes) et endocrine (production d'hormones stéroïdes sexuelles).
Testicules : Les cellules de Leydig (interstitielles) produisent les androgènes (testostérone).
Ovaires : Les follicules ovariens produisent les œstrogènes. Après l'ovulation, le corps jaune produit la progestérone.
POINTS CLÉS
L'axe hypothalamohypophysaire est le centre de régulation de l'appareil endocrinien.
La glande thyroïde est en rapport étroit avec les quatre glandes parathyroïdes et les deux nerfs laryngés inférieurs.
Les glandes parathyroïdes régulent le métabolisme du calcium.
L'hypophyse et les glandes surrénales contiennent chacune deux entités endocrines d'origines et physiologies différentes.
Les glandes surrénales sont paires et rétropéritonéales.
ENTRAÎNEMENT
DOC
Document 1 : "Glandes surrénales".

Document 2 : "Vue transversale de la glande thyroïde".

QCM
Concernant l'hypophyse, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. L'hypophyse est une glande endocrine.
B. L'hypophyse est située dans la fosse crânienne postérieure.
C. Le lobe antérieur de l'hypophyse est d'origine pharyngienne.
D. Le lobe postérieur de l'hypophyse est d'origine nerveuse.
E. Le lobe antérieur de l'hypophyse sécrète la mélatonine.
Concernant l'hypothalamus, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. L'hypothalamus est un organe neuroendocrine.
B. L'hypothalamus est situé dans le mésencéphale.
C. La région rostrale de l'hypothalamus a une fonction endocrine.
D. L'hypothalamus assure un rôle hypophysiotrope.
E. La région caudale de l'hypothalamus a une fonction trophotrope.
Concernant la glande thyroïde, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. La glande thyroïde est située dans la région antérieure du cou.
B. La glande thyroïde est composée d'un seul lobe.
C. La glande thyroïde sécrète les hormones thyroïdiennes.
D. La glande thyroïde est en rapport étroit avec les nerfs laryngés inférieurs.
E. La glande thyroïde est en rapport étroit avec les glandes surrénales.
Concernant les glandes parathyroïdes, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les glandes parathyroïdes sont au nombre de quatre.
B. Les glandes parathyroïdes sont situées sur la face antérieure de la glande thyroïde.
C. Les glandes parathyroïdes sécrètent la parathormone.
D. Les glandes parathyroïdes régulent le métabolisme du calcium.
E. Les glandes parathyroïdes sont d'origine embryologique différente de la thyroïde.
Concernant les glandes surrénales, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les glandes surrénales sont paires.
B. Les glandes surrénales sont situées rétropéritonéalement.
C. La corticosurrénale produit des corticostéroïdes.
D. La médullosurrénale produit des catécholamines.
E. La corticosurrénale et la médullosurrénale ont la même origine embryologique.
Concernant les îlots pancréatiques, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les îlots pancréatiques sont la partie endocrine du pancréas.
B. Les îlots pancréatiques sécrètent l'insuline.
C. Les îlots pancréatiques sécrètent le glucagon.
D. Les îlots pancréatiques sont la partie exocrine du pancréas.
E. Les îlots pancréatiques sont absents chez les diabétiques.
Concernant les gonades, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les testicules produisent des spermatozoïdes.
B. Les ovaires produisent des ovules.
C. Les cellules de Leydig produisent la testostérone.
D. Les follicules ovariens produisent les œstrogènes.
E. Le corps jaune produit les androgènes.
Croissance et sénescence
L'anatomie varie tout au long de la vie. La maturité (20-50 ans) est une période de stabilité. La croissance précède cette période, et la sénescence la suit, entraînant des modifications anatomiques.
I. Croissance
A. Modes de croissance cellulaire
Hyperplasie cellulaire (croissance multiplicative) : Multiplication des cellules. Prédomine pendant le développement prénatal et postnatal jusqu'à l'âge adulte (ex: croissance osseuse).
Hypertrophie cellulaire (croissance auxétique) : Augmentation du volume d'une cellule. Prédomine chez l'adulte (ex: augmentation de la masse grasse par hypertrophie des adipocytes).
B. Étapes de la croissance
1. Croissance prénatale
Phase de division cellulaire : Deux premières semaines (œuf ou blastocyste).
Période embryonnaire (3e-8e semaine) : Embryogenèse (division cellulaire sans organisation définitive) puis organogenèse (différenciation et mise en place des organes définitifs). Croissance allométrique (chaque organe a sa propre vitesse).
Période fœtale (3e-9e mois) : Croissance proprement dite. Croissance isométrique (proportionnelle et progressive de tous les organes). La mesure vertex-coccyx est utilisée.
2. Croissance postnatale
De la naissance à l'âge adulte. Peut être étudiée globalement ou par appareil.
Croissance globale : Stagnation entre 4 et 12 ans, accélération à la puberté.
Croissance osseuse : Apparition de points d'ossification secondaires. Le cartilage de conjugaison permet la croissance en longueur. La station érigée crée des courbures vertébrales. Les fontanelles du crâne permettent l'expansion de l'encéphale.
Croissance de l'appareil cardiorespiratoire : Cœur diminue en taille relative. Appareil respiratoire s'expand à la naissance. Nombre d'alvéoles fixé à 9 ans.
Croissance de l'appareil digestif : Éruption des dents. Glandes salivaires augmentent de taille. Estomac augmente de volume et change d'orientation. Nombre de villosités intestinales fixé à 10 ans. Foie diminue en taille relative.
Croissance du système nerveux central : Nombre de neurones fixé au 3e mois, mais augmentation de taille, développement dendritique et myélinisation continuent.
Croissance de l'appareil génito-urinaire : Reins et néphrons (nombre fixé avant naissance) grandissent. Vessie descend dans le pelvis. Gonades et organes génitaux externes évoluent lentement avant la puberté, puis augmentent brutalement.
3. Indices de maturité
Permettent une chronologie du développement, importants en médecine légale.
Âge osseux : Radiographies de la main/poignet, bassin (indice de Risser).
Âge dentaire : Éruption et développement des dents.
Maturation sexuelle : Caractères sexuels secondaires à la puberté.
Âge neurologique : Acquisition des compétences psychomotrices.
Âge mental : Moins fiable, dépend de facteurs socioculturels.
II. Maturité
A. Définition
Période de maintien global des fonctions (20-50 ans). La sénescence commence, mais les diminutions fonctionnelles sont peu perceptibles.
B. Au plan anatomique
Correspond à l'anatomie modale décrite dans les livres.
III. Sénescence
A. Définition
Ensemble des modifications liées à l'âge après la maturité. Processus continu sans début incontestable.
B. Étapes de la sénescence
1. Première phase : chute de la sécrétion des hormones sexuelles
Chez la femme (ménopause) : Diminution brutale des œstrogènes et progestérone (vers 55 ans). Entraîne ostéoporose, augmentation de la masse graisseuse, atrophie cutanéomuqueuse, asthénie.
Chez l'homme : Processus plus progressif (à partir de 45-50 ans).
2. Seconde phase : sénescence proprement dite
Se termine à la fin de la vie.
Sénescence globale : Diminution du nombre de cellules, de la masse active (muscles, organes), augmentation de la masse inerte (graisse).
Vieillissement cutané et des phanères : Le plus visible. Cheveux blancs, diminution de l'élasticité de la peau. Diminution de l'épaisseur de l'épiderme, atrophie du derme et de l'hypoderme.
Sénescence de l'appareil locomoteur : Raréfaction osseuse (ostéoporose), augmentation du diamètre osseux, diminution de la taille corporelle (tassements vertébraux, aplatissement disques). Modifications faciales. Diminution de la masse musculaire.
Sénescence de l'appareil cardiorespiratoire : Diminution de la capacité ventilatoire (calcification cartilages costaux). Augmentation de la tension artérielle (perte de souplesse artérielle).
Sénescence de l'appareil digestif : Atrophie muqueuse gastrique, diminution sécrétion acide. Organes (foie) diminuent de taille.
Sénescence du système nerveux central et sensoriel : Diminution du nombre de neurones, du poids du cerveau. Ralentissement transmission synaptique, allongement temps de conduction nerveuse, diminution mémoire immédiate et attention. Altération audition (cochlée) et équilibre (système vestibulaire).
POINTS CLÉS
L'anatomie est dynamique et évolue avec la croissance et la sénescence.
La croissance cellulaire se fait par hyperplasie (multiplication) et hypertrophie (augmentation de volume).
La croissance prénatale comprend l'embryogenèse et l'organogenèse (croissance allométrique) puis la croissance fœtale (isométrique).
La croissance postnatale est marquée par des phases de stagnation et d'accélération (puberté).
L'âge osseux, dentaire, la maturation sexuelle et l'âge neurologique sont des indices de maturité.
La sénescence est l'ensemble des modifications liées à l'âge, marquée par une diminution des fonctions et une raréfaction osseuse.
ENTRAÎNEMENT
QCM
Parmi les propositions suivantes, laquelle caractérise l'hyperplasie cellulaire ?
A. Augmentation de la taille des cellules.
B. Augmentation de la matrice extracellulaire.
C. Augmentation du nombre des cellules.
D. Augmentation de la taille du noyau.
E. Variations de la forme des cellules.
Parmi les propositions suivantes, laquelle caractérise l'hypertrophie cellulaire ?
A. Augmentation de la taille des cellules.
B. Augmentation de la matrice extracellulaire.
C. Augmentation du nombre des cellules.
D. Augmentation de la taille du noyau.
E. Variations de la forme des cellules.
Parmi les techniques de mesure suivantes, laquelle est la plus utilisée pour la mesure de la croissance anténatale ?
A. Mesure de la taille entre le sommet du crâne et le talon.
B. Mesure de la taille entre le sommet du crâne et le coccyx.
C. Mesure de la taille entre la première vertèbre cervicale et le coccyx.
D. Mesure de la longueur du pied.
E. Mesure de la taille de l'utérus.
Au cours de quel mois de la vie intra-utérine se déroule l'organogenèse ?
A. Premier mois.
B. Deuxième mois.
C. Troisième mois.
D. Quatrième mois.
E. Cinquième mois.
Parmi les propositions suivantes concernant le développement du système cardiorespiratoire, laquelle ou lesquelles sont exactes ?
A. La taille relative du cœur diminue au cours de la croissance postnatale.
B. La taille relative du cœur augmente pendant la période postnatale.
C. Le nombre des alvéoles pulmonaires est fixé à la naissance.
D. Le nombre des alvéoles pulmonaires est fixé à partir de neuf ans.
E. Le nombre des alvéoles pulmonaires est fixé à partir de l'âge adulte.
Parmi les propositions suivantes concernant le développement du système génito-urinaire, laquelle ou lesquelles sont exactes ?
A. Les reins sont totalement fonctionnels à la naissance.
B. Chez le nouveau-né la vessie est située dans le pelvis.
C. Le testicule est le plus souvent situé dans le scrotum à la naissance.
D. Les glandes mammaires peuvent augmenter de taille pendant la période néonatale pour diminuer ensuite.
E. La prostate n'apparaît chez le garçon qu'après la puberté.
Parmi les éléments suivants, lequel ou lesquels peuvent être considérés comme de bons marqueurs de la maturité d'un enfant ?
A. L'âge osseux.
B. L'épaisseur de la peau.
C. L'éruption des dents.
D. L'examen neurologique.
E. La taille des globes oculaires.
Parmi les éléments suivants, lequel ou lesquels sont liés à la ménopause ?
A. Diminution de production d'œstrogènes.
B. Diminution de la graisse.
C. Diminution de la teneur en calcium des os.
D. Atrophie cutanée.
E. Atrophie muqueuse.
Parmi les éléments suivants, lequel ou lesquels sont liés au vieillissement?
A. Augmentation de la masse graisseuse.
B. Diminution de la masse musculaire.
C. Diminution du volume cardiaque.
D. Diminution du volume des reins.
E. Augmentation de la durée du sommeil.
Parmi les éléments suivants, lequel ou lesquels sont liés au vieillissement des organes sensoriels ?
A. Myopie.
B. Diminution des capacités d'accommodation.
C. Dégénérescence des cellules de la rétine.
D. Diminution de l'audition.
E. Diminution de l'équilibre.
QROC
Qu'est-ce que l'hyperplasie cellulaire ?
L'hyperplasie cellulaire est un mode de croissance caractérisé par l'augmentation du nombre des cellules.
Quelles sont les différentes phases de la croissance prénatale?
Les différentes phases de la croissance prénatale sont : la phase de division cellulaire (2 premières semaines), la période embryonnaire (3e-8e semaine, avec embryogenèse et organogenèse) et la période fœtale (3e-9e mois).
Sur une courbe de croissance d'un enfant quelles sont les différentes phases que l'on peut observer?
Sur une courbe de croissance d'un enfant, on peut observer une stagnation entre 4 et 12 ans, puis une accélération au cours de la puberté, suivie d'un nouveau ralentissement après la puberté.
Quels éléments anatomiques appartenant au squelette permettent la croissance de l'encéphale de l'enfant dans les deux premières années de la vie ?
Les sutures crâniennes et les fontanelles (antérieure et postérieure) permettent la croissance de l'encéphale de l'enfant dans les deux premières années de la vie.
Citer trois indices de maturité d'une enfant. Donner les grandes caractéristiques de chacun.
Trois indices de maturité d'un enfant sont :
L'âge osseux : Évalué par l'apparition des points d'ossification secondaires sur les radiographies (ex: main et poignet, bassin).
L'âge dentaire : Basé sur la chronologie de l'éruption et du développement des dents.
La maturation sexuelle : Déterminée par l'apparition des caractères sexuels secondaires à la puberté.
À quel âge apparaissent les premières dents définitives? Quelles sont les premières dents définitives à apparaître?
Les premières dents définitives apparaissent vers six ans. Ce sont les premières molaires (M1).
Décrire en quelques mots les grandes caractéristiques des deux étapes de la sénescence?
La sénescence se caractérise par deux étapes :
La première phase est marquée par la chute de la sécrétion des hormones sexuelles (ex: ménopause chez la femme), entraînant des modifications hormonales et leurs conséquences (ostéoporose, atrophie cutanée).
La seconde phase (sénescence proprement dite) est caractérisée par une diminution globale du nombre de cellules, une augmentation de la masse graisseuse et une diminution de la masse active de l'organisme, affectant tous les systèmes (cutané, locomoteur, cardiorespiratoire, digestif, nerveux, sensoriel).
Quelles sont les grandes caractéristiques du vieillissement cutané ?
Le vieillissement cutané se caractérise par une diminution de l'épaisseur de l'épiderme, une atrophie du derme (diminution des fibres d'élastine) et une atrophie de l'hypoderme. Cliniquement, cela se traduit par une peau fragile, une perte d'élasticité, un retard à la cicatrisation et une diminution des capacités de thermorégulation.
Quelles sont les grandes caractéristiques de la sénescence de l'appareil locomoteur?
La sénescence de l'appareil locomoteur est marquée par une raréfaction osseuse (ostéoporose), une augmentation du diamètre osseux, une diminution de la taille corporelle (tassements vertébraux, aplatissement des disques), des modifications faciales et une diminution progressive de la masse musculaire.
Quelles sont les grandes caractéristiques du vieillissement de la vision?
Le vieillissement de la vision est caractérisé par une diminution des capacités d'accommodation (presbytie), une diminution de l'acuité visuelle, et une altération de la vision nocturne et des contrastes.
Morphologie comparée et évolutive
La compréhension des structures anatomiques repose sur l'étude de l'ontogenèse (développement de l'individu) et de la phylogenèse (développement et évolution des espèces). La phylogenèse est abordée par l'anatomie comparée et la paléontologie. Appliquées à l'espèce humaine, ces études relèvent de l'anthropologie physique et de la paléoanthropologie.
L'exemple du squelette est pertinent pour ses applications en anatomie fonctionnelle, biomécanique et étude des fossiles.
I. Morphologie humaine, relations phylogénétiques entre espèces animales
A. Caractéristiques communes aux Vertébrés tétrapodes
L'espèce humaine appartient au règne animal, embranchement des Vertébrés (squelette interne, colonne vertébrale). Parmi les Vertébrés, l'homme est un tétrapode (quatre membres).
Plan de base des membres : Identique pour tous les tétrapodes, dans le sens proximo-distal :
Ceinture (scapulaire ou pelvienne).
Stylopode (un os : humérus ou fémur).
Zygopode (deux os parallèles : radius + ulna ou tibia + fibula).
Autopode (main ou pied) avec cinq rayons digitaux (pentadactylie) :
Basipode (carpe ou tarse).
Métapode (os métacarpiens ou métatarsiens).
Acropode (phalanges des doigts ou des orteils).
B. Caractéristiques communes aux Mammifères
L'espèce humaine appartient à la classe des Mammifères, partageant des caractéristiques :
Vertébrés amniotes (développement embryonnaire intra-utérin).
Corps couvert de poils (pilifère).
Homéothermie (régulation température corporelle).
Glandes mammaires (sécrétant le lait).
Crâne de morphologie spécifique (articulation temporomandibulaire caractéristique).
Denture caractéristique (incisives, canines, prémolaires, molaires).
La classe des Mammifères est très diverse. L'espèce humaine appartient à l'ordre des Primates.
C. Caractéristiques communes aux Primates
Environ 250 espèces vivantes. Caractères communs (non spécifiques isolément) :
Mammifères peu spécialisés.
Conservation du plan de base des membres des vertébrés tétrapodes primitifs (pentadactylie, radius et ulna
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