Géographie du tourisme en France
15 cardsCe document explore la géographie du tourisme en France, ses enjeux épistémologiques, l'évolution de ses pratiques et de ses acteurs, ainsi que ses effets spatiaux différenciés sur les territoires.
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Le tourisme fascine par sa complexité, incarnant un paradoxe entre une puissance macro-économique mondiale et des impacts micro-locaux parfois conflictuels. En France, cette activité représente une part significative du PIB, mais son développement n'est pas uniforme et génère des effets spatiaux différenciés.
Chiffres clés et paradoxe macro-micro
- Accueille 100 millions de visiteurs internationaux, générant 1,6 milliard de nuitées touristiques et 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
- En 2021, le secteur du tourisme représente 3 % du PIB français (75 milliards d'euros), atteignant 74 % de son niveau d'avant la crise sanitaire.
- Les volumes de nuitées des résidents français sont restés stables en 2021par rapport à 2019, mais les flux internationaux ont montré un retard de 38 % des revenus par rapport à 2019 (35 milliards d'euros) malgré un rebond par rapport à 2020 (29 milliards d'euros).
La Corse : un exemple de tension locale
La Corse est emblématique des tensions entre développement touristique et préservation locale. Bien que le tourisme soit une "mono-industrie de vacances" essentielle (~10,6 % des emplois vs < 4 % en moyenne nationale, et2,5 milliards d'euros au PIB régional), l'Assemblée Corse a voté l'instauration de quotas sur trois sites emblématiques dès l'été : les îles Lavezzi, les aiguilles de Bavella et la vallée de la Restonica. L'accès à ces sites nécessite désormais une réservation anticipée avec priorité aux résidents.
Ces mesures rappellent la réservation obligatoire pour accéder à la calanque de Sugiton à Marseille depuis juin 2024. Une forte médiatisation de ces décisions interroge leur logique touristique, s'agissant parfois d'espaces majoritairement fréquentés par des locaux. Elles peuvent être perçues comme des opérations de communication, voire d'écoblanchiment, détournant l'attention des enjeux ailleurs.
Le problème central est : "En quoi le tourisme, phénomène massif et croissant en France, marque-t-il lesterritoires de façon différenciée ?"
I. Géographie du tourisme : enjeux épistémologiques
Le tourisme est confronté à un paradoxe puissant et à une confrontation d'échelles. En 2023, il représente 8 % du PIB, mais son poidséconomique varie fortement selon les territoires : 25 % à 30 % dans les Landes, en Haute-Savoie, ou dans l'Hérault – des départements littoraux et montagneux.
Échelle micro : les tensions locales
À l'échelle micro, destensions apparaissent, notamment avec l'« Airbnbisation » et l'importance des séjours de courte durée. La thèse de V. Piganiol sur les effets d'Airbnb à Bordeaux illustre des frictions croissantes entre résidents permanents et temporaires. La majorité des touristes sont domestiques, et l'excursionnisme s'inscrit davantage dans un cadre de loisirs que de tourisme au sens strict.
Le tourisme, initialement une pratique élitiste (le mot fut introduit par Stendhal en France), s'est progressivement démocratisé, menant à l'émergence de sites spécialisés (ex. : Brighton et Bath).
A) Définitions et vocabulaire
Selon l'OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), un touriste international est « une personne voyageant dans un pays autre que son lieu de résidence habituel pourune période supérieure à 24 heures et inférieure à un an, dont le motif principal de visite est autre que l'exercice d'une activité rémunérée permanente dans le pays visité et hors des lieux du quotidien ».
Pour l'équipe MIT (Mondialisation, Immobilité, Territoires), le tourisme (tourism, 1811 ; tourisme, 1841) est un « système d'acteurs, de lieux et de pratiques permettant aux individus la recréation par le déplacement et l'habiter temporairede lieux autres ».
Concepts associés :
- Bleisure : mot-valise combinant Business et Leisure.
- Touristgaze (John Urry) : le regard touristique, une disposition d'esprit où le touriste est sensible à son environnement en fonction de ses attentes et de son imaginaire. L'accent est mis sur les représentations et l'imaginaire.
B) D'une géographie descriptive à une géographie systémique : le spatial turn
Le schéma simplifié des temps et catégories d'activités de loisir-tourisme (Cazes, 1992) met en évidence l'évolution du secteur.

Le Tableau 2 présente des exemples de pratiques de mobilité et leur codification géographique, illustrant la complexité et la diversité des déplacements.
| Exemple de pratique | Code géographique | Attribution | Domaine | Source |
|---|---|---|---|---|
| Un tennisman français allant, comme toutes les semaines, à un tournoi de tennis, cette fois-ci aux États-Unis, auquel il a déjà participé 3 fois | Quotidien-Obligation-Familier-Loistain-Non exotique | Q-O-F-L-NE | Travail | Le Monde (2006) |
| Une tenanos philippine travaillant à LosAngeles rentre à la maison pour la première fois depuis 18 mois | Hors-quotidien-Chess-Familier-Loistain-Non exotique | HQ-O-F-L-NE | Sociabilité | Hochschild (2002) |
| Un migrant marocain s'installe à Lecco | Quotidien-Chess-Non familier-LoistainExotique | Ceriani (2004) | ||
| Des athlètes kenyans s'installent pendant 3 mois à Boulder (Colo., USA) dans un camp d'entraînement | Hors quotidien-Obligation-Non familier-LoistainExotique | HQ-O-F-L-E | New York Times (2006) | |
| Un consultant britannique a installé à Singapore, après des étapes dans les principales métropoles mondiales | Quotidien-Obligation-Non familier-LoistainExotique | Beavernock (2004) |
1) Une géographie initiale de l'exploration
Historiquement, le tourisme est lié à l'exploration, àl'envie de découvrir l'altérité. Le regard du touriste, même sur des espaces non reconnus comme touristiques, contribue à leur mise en tourisme (ex. : villes nouvelles des années 1960 comme Cergy, MLV). Le regard romantique du XIXe siècle a liéreprésentations paysagères et imaginaire, créant des récits autour de lieux comme le Château de Neuschwanstein, ouvert en 1886 et attirant 1,4 million de visiteurs en 2015.
Stendhal, entre récit et guide touristique
- Mémoire d'un touriste (1838) : place la France au centre.
- Stendhal est le premier à se revendiquer « Touriste ».
- Son œuvre mélange invention, plagiat et observation,recherchant les paysages et chroniquant la vie sociale de la province.
- Il favorise la diffusion du tourisme en France, notamment en Île-de-France, en Provence et dans la Vallée du Rhône.
- Ses récits se sont transformés en guides de voyage, comme l'Itinéraire descriptif et historique de la Suisse de Joanne.
2) Géographie du tourisme et sciences sociales
La distinction entre voyageur (idéal, autonome, individuel, en quête d'expérience et d'authenticité) ettouriste (pris dans un système collectif, souvent un archétype de la reconnaissance via l'écran, associé au tourisme de masse) a longtemps positionné le second dans une acception péjorative (l'Idiot du voyage de J.-D. Urbain, réhabilitant le touriste). Cette disjonction a suscité des débats en sociologie et économie, légitimant la géographie du tourisme comme champ d'étude légitime, explorant les systèmes de transport, de marketing et d'hôtellerie.
Des épistèmês concurrentes
- La première approche privilégie une géographie descriptive, segmentant le tourisme par type (balnéaire, de montagne), utilisant des données quantitatives (nombre de touristes, flux).
- La seconde approche, celle de l'équipe MIT, met l'accent sur les touristes et leurs pratiques, considérant que le choix de destination répond à un projet précis : se « recréer ». Cette approche gagne en visibilité et en cohérence conceptuelle.
Le spatial turn
Le spatial turn, théoriséepar Jacques Lévy (1999), a transformé les sciences sociales en circulant des concepts et modèles entre géographie, sociologie, anthropologie, histoire et philosophie. Martin Heidegger (Bâtir, habiter, penser, 1951) et Henri Lefebvre (La productionde l'espace, 1974) ont posé les bases d'un être humain ontologiquement spatial.
La dimension spatiale n'est pas un principe déterministe, mais un champ d'expérimentation et d'hypothèses, révélant des relations de centre/périphérie ou proche/lointain, et faisant émerger les réseaux (ex. : la République des lettres des XVIIe et XVIIIe siècles). L'équipe MIT est l'héritière de ces courants, avec des axes de recherche sur les expériences sensibles, l'imaginaire, les représentations, les territorialités et les mobilités.
Lente légitimation des « sciences du tourisme »
La persistance d'une vision péjorative du touriste, souvent associé à la quête de performance et de rapidité (le Guide du Routard parlant d'un « touriste qui s'ignore »), a contraint le touriste à justifier son statut en cherchant à retrouver la qualité de voyageur.
Justifier le statut de touriste en retrouvant la qualité de voyageur
- La quête de l'authentique : primat des émotions avant, pendant et après le déplacement.
- La multiplication des voyages cherche à se démarquer du tourisme ordinaire par des destinations ou des expériences vécues.
- J.-D. Urbain distingue les pratiques « initiales »(visite habituelle), « expérimentales » (vernissage), et « interstitielles » (être enfermé dans un musée la nuit).
Le tourisme comme aventure : l'exemple antarctique
Le tourisme polaire, valorisant socialement, comme le tourisme antarctique,est un exemple de « tourisme de la dernière chance » ou de « mémoire » (valorisé car la région est menacée). C'est un tourisme de luxe, proposé par des opérateurs suisses, incluant conférences et sorties sur la banquise.
C) Les pratiques de l'individu touristique : enjeux sociologiques d'un mobile
1) Les lieux touristiques : archétypes des « non-lieux » (Augé, 1992) ?
Marc Augé a théorisé les non-lieux (Non-lieux ou une anthropologie de la surmodernité) comme des espaces de transit ou de consommation (gares, aéroports, hôtels de chaînes) où l'individu est réduit à son statut de consommateur. Pour les géographes, cependant, tous les territoires sont localisables, et un lieu ne peut être un non-lieu.
Les trajectoires des lieux touristiques (sites, comptoirs, villes, stations) sont organisées selon la valorisation de la vue (le paysage) et la structuration du lieu autour d'un point central (établissement thermal, grand hôtel, casino). Les stations balnéaires se sontdéveloppées avec une double implantation (village traditionnel en retrait et front de mer aménagé), comme à Agde ou La Grande Motte. Leur définition juridique remonte à 1919.
2) Voir de ses yeux : le primat de la vision dans l'expérience touristique
La perception joue un rôle clé, et la vitesse de déplacement modifie l'importance des objets. Le tourisme spatial, par exemple, illustre cette quête de la vision. Des entreprises privées (Blue Origin, SpaceX) tentent de démocratiser les vols spatiaux, après le premier touriste spatial DennisTito en 2001.
3) Création d'un « homo turisticus » (Debarbieux)
Cette expression souligne l'émergence d'un individu dont les pratiques et les représentations sont profondément influencées par le phénomène touristique.
II. Le tourisme, outil d'« invention du monde » (Stock in Lévy 2008) par les acteurs
Le tourisme est un système complexe regroupant des acteurs interdépendants. Les transports et les gestionnaires d'infrastructures sont cruciaux pour l'accessibilité.

Acteurs des mobilités touristiques :
1) Les transporteurs et gestionnaires d'infrastructures :
- Le réseau aéroportuaire français est l'un des plus maillés d'Europe, mais cache une forte hiérarchisation. Roissy-CDG (67 millions de passagers) et Orly (32 millions) représentent 75% des flux parisiens. La reprise post-COVID est différenciée, bénéficiant aux low-costs (Ryanair) au détriment des aéroports régionaux traditionnels et des vols d'affaires (remplacés par la visioconférence). L'aéroport de Beauvais, "Paris-Beauvais",connait une forte dynamique haussière, posant des questions de conflits d'usage (nuisances sonores).
- La connectivité maritime : la France est en retard. Le tourisme de croisière, dominé par des compagnies américaines et MSC, est un vecteur d'urbanisation. Marseille est devenue un port d'escale majeur grâce à une politique volontariste (Euroméditerranée, Mucem, Capital Européenne de la Culture 2013), mais seulement pour les escales, pas de port de base.
- Le réseau ferroviaire : sous-investissement chronique, archipellisation du territoire (D. Harvey, "space-time compression") avec des TGV qui desservent principalement les métropoles. Les gares deviennent des lieux de sociabilité et de commerce (ex. : Gare Saint-Lazare avec63 boutiques).
2) Les hébergeurs :
- Concurrence exacerbée par les plateformes numériques comme Airbnb (2009), qui comptait 150 millions d'utilisateurs en 2014. La France est le 2e marché Airbnb après les États-Unis, avec une polarisation sur les grands lieux touristiques (Île-de-France, Pays Basque, Bordeaux).
- Les acteurs hôteliers traditionnels, comme Accor (7e mondial avec 7050 hôtels), sont dominés par des groupes américains (Marriott International) et chinois.
- Les campings connaissent une littoralisation marquée.
3) L'État et les collectivités locales :
- Acteurs centraux dela mise en tourisme, ils édictent les normes, financent les infrastructures et instaurent les cadres réglementaires.
- Le marketing territorial est devenu une compétence locale (ex. : Lyon Rouge de Lyon, Stratégie de Saint-Barthélémy).
- Lesmarques territoriales, comme « Aveyron : vivre le vrai », prolifèrent et utilisent des symboles forts (ex. : le phare pour la Bretagne).
4) Prestataires de services touristiques et inscription territoriale :

2) Un effet sur l'emploi, reflet de l'intégration inégale de l'économie des régions à la mondialisation touristique
La France aconnu une année record en 2022, avec des recettes touristiques internationales estimées à 58 milliards d'euros, dépassant les niveaux pré-COVID. Les clientèles européennes et américaines ont dynamisé le secteur, les Asiatiques étant encore peu nombreux. La hausse des recherches Google liées au tourismeen France (+20 % pour les États-Unis) et l'inflation ont favorisé cette reprise. Les clientèles les plus dépensières sont belges, britanniques, allemandes et américaines.
L'INSEE montre des effets variés sur l'emploi touristique local. Certains départements connaissent une surreprésentation de l'emploi touristique (Alpes, Pyrénées, Charente-Maritime, Seine-et-Marne, Meuse, Paris), tandis que la « diagonale du vide » bénéficie d'un développement touristique important.

Le tourisme entraîne aussi gentrification et muséification dans les zones trèsfréquentées.
Des pratiques diversifiées spatialement inscrites différenciant les territoires
L'espace français est inégalement valorisé : l'Île-de-France, les Alpes et la Provence attirent les touristes internationaux, tandis que les littoraux, l'Alsace et leslieux de mémoire (plages du débarquement) ont aussi leur importance. Les sites emblématiques de la France, comme la Tour Eiffel ou Versailles, sont des hauts lieux du tourisme international. Les Calanques de Marseille ou les falaises d'Étretat sont des sites moins médiatisés, qui relèvent davantage de l'écotourisme.
III. Ses effets spatiaux : urbanisation, mobilité, multifonctionnalité, dépendance
A) Les effets très marqués de la littoralisation, facteurs d'urbanisation
1) Le tourisme de croisière à Marseille (Mondou, 2014)
Le nombre de croisiéristes à Marseille a doublé entre 2001 et 2013, atteignant 2 millions de passagers et plaçant la ville au 6e rang européen. Marseille bénéficie d'une zonede chalandise importante, d'un réseau d'infrastructures de transport et de largissements permettant l'accueil des plus grands bateaux.
Une politique volontariste des acteurs locaux (Ville de Marseille, Chambre de Commerce et d'Industrie, Euroméditerranée) a réaménagé le port (terminal J4, Mucem) afin d'améliorer son attractivité. Cet éloignement du centre-ville, cependant, limite les retombées économiques pour les commerçants locaux. Mais il permet à Marseille de se positionner sur la carte touristique européenne. La ville offre une imagetrès iconique avec Notre-Dame de la Garde, le Vieux-Port et le Panier.
2) Tourisme, ville événementielle et sport mobile : mise en tourisme du marathon
Les événements (festivals, Tour de France, marathons) sont des leviers touristiques importants. Le marathon, attribut des grandes métropoles (New York, Londres, Paris), valorise les sites touristiques et attire des participants du monde entier. Le concept de ville événementielle, à la fois éphémère et festive, est développé même dans des villes moyennes (Annecy)ou non touristiques (Douai).
Le Run in Lyon 2017 a mis en valeur les hauts lieux touristiques lyonnais classés à l'UNESCO (Parc de la Tête d'Or, Vieux-Lyon). Le Tour de France traverse des espaces urbains et ruraux, offrant une vitrine médiatique aux départements, comme le Jura ou la Dordogne. Ces événements ont un effet limité mais positif sur les nuitées touristiques.
B) La (sur)valorisation de la mobilité et des « lieux de transports » (Lombard, Steck, 2005)
La mise en tourisme nécessite parfois des mobilités spécifiques et l'hypermobilité devient un outil de distinction.
- L'altiport de Courchevel (1961), avec sa piste courte et sa fortepente, permet un accès direct aux stations de 2nde génération. L'intermodalité (aéroports de Chambéry, Annecy ; réseau de bus) est clé pour l'accès aux Alpes françaises, même si la « difficulté d'accès » est une construction identitaire.
- L'intermodalité dans le Jura (ex. : Les Rousses) avec des navettes train-car depuis Dole illustre le développement d'un hinterland touristique.
- Le Guide Vert Michelin, originellement lié à l'industrie du pneu, a promu le tourisme culturel populaire et ses itinéraires historiques.
- L'aménagement des côtes (ports, casinos) à des fins touristiques, comme à Gruissan ou La Grande Motte, transforme radicalement les paysages.
C) Des pratiques diversifiées spatialement inscrites différenciant les territoires
Parcs d'attractions :
- Disneyland Paris est un pôle d'attraction majeur, générant 2,2 Mrds € de CA et 30 000 salariés. Associé au centre commercial Val d'Europe et au développement d'une urbanisation périphérique, il est le 4e opérateur européen de parcs de loisirs (Snelac).
- La Compagnie des Alpes, opérant 11 stations de ski et 12 destinations de loisirs (Parc Astérix,Futuroscope), est un acteur public-privé (Caisse des Dépôts).
Tourisme de Nature : Espaces protégés et PNR (Parcs Naturels Régionaux)
La « nature » est une construction sociale valorisée, notamment dans les espacesde faible densité. Les PNR, créés en 1967, ont cinq missions :
- Aménagement du territoire.
- Développement économique et social durable.
- Accueil, éducation et information du public.
- Expérimentation et recherche.
Ils sont pilotés par des chartes (10 à 15 ans) et basés sur une démarche bottom-up, permettant une approche majeure de protection et de valorisation du patrimoine.
Tourismede mémoire : La Somme
La Somme, davantage marquée par la mémoire du Commonwealth (Anglais, Canadiens), s'est construite autour du « circuit du souvenir », l'historial de Péronne et des mémoriaux nationaux.

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