Fundamentals of Statics: Forces, Moments, and Equilibrium
50 cardsThis note provides a comprehensive overview of the fundamental principles of statics, covering forces, moments, equilibrium conditions, and systems of forces. It delves into graphical statics, centroids, moments of inertia, and the resolution of static problems in both 2D and 3D. The document also includes numerous examples and applications to solidify understanding.
50 cards
Notes de cours : Statique des Corps Indéformables
La statique est une branche de la mécanique qui étudie les lois de composition des forces et les conditions d'équilibre des corps matériels soumis à l'action de ces forces. Elle est essentielle pour comprendre la stabilité des structures et des systèmes mécaniques. Ce cours, bien que théorique, met l'accent sur les applications pratiques dans le domaine de l'ingénierie.
Chapitre 0. Introduction
La mécanique rationnelle étudie les lois générales du mouvement et de l'équilibre des corps matériels sous l'action de forces. Elle se divise en trois parties :
Statique : Étude de l'équilibre des corps sous l'action de forces.
Cinématique : Étude des propriétés géométriques du mouvement des corps, sans considérer les forces.
Dynamique : Étude des lois du mouvement des corps matériels sous l'action de forces extérieures.
Selon la nature de l'objet étudié, la mécanique se subdivise en :
Mécanique duLa mécanique rationnelle est une branche de la physique qui étudie les lois générales du mouvement et de l'équilibre des corps matériels soumis à des forces. Elle est traditionnellement divisée en trois parties principales : la statique, la cinématique et la dynamique.
Objet du cours
La statique est la partie de la mécanique rationnelle qui se concentre sur l'étude de la composition des forces et les conditions d'équilibre des corps matériels. Elle considère les corps comme parfaitement rigides ou indéformables, où la distance entre deux points ne varie pas. Bien que les déformations soient négligeables pour l'équilibre, elles sont cruciales pour l'étude de la rupture et de l'hyperstaticité.
Rappels sur les forces et les moments de forces
Le concept de force est intuitif et provient de l'expérience quotidienne. C'est une grandeur vectorielle caractérisée par une direction, un sens, une intensité (module) et un point d'application. Les forces peuvent être classées selon leur sens (motrice ou résistante) et leur action (de contact – concentrées ou réparties – ou à distance).
Unités de forces
Dans le Système International (SI), l'unité de force est le newton [N].
Définition : Le newton est la force qui communique à une masse de un kilogramme une accélération de .
L'ancien système (MKpS) utilisait le kilogramme-force [kgf] ou kilogramme-poids [kgp].
Définition : Le kilogramme-force est la force qui communique à une masse de un kilogramme une accélération de .
La relation est : .Il est crucial de ne pas confondre la masse (quantité de matière, en [kg]) et le poids (force d'attraction gravitationnelle, en [N]). Le poids d'une masse de _1 kg_ est d'environ _9.81 N_ en Belgique.
Moments de forces
Le moment d'une force est une grandeur physique qui mesure la capacité d'une force à produire une rotation autour d'un point ou d'un axe.
Définition et introduction
L'efficacité d'une force à produire une rotation dépend non seulement de son intensité mais aussi de son "bras de levier". Le moment d'une force par rapport à un point P est noté .
Moment d'une force par rapport à un point
Le moment d'une force par rapport à un point P est un vecteur défini par le produit vectoriel : $ où :
P est le point par rapport auquel le moment est calculé.
A est un point quelconque sur la ligne d'action de la force .
Les propriétés du moment vectoriel sont :
Il est lié au point P.
Il est perpendiculaire au plan formé par et P.
Son sens est donné par la règle de la main droite (formant un trièdre direct avec et ).
Son module est : d$ est le bras de levier, la distance perpendiculaire entre P et la ligne d'action de .
L'unité de moment est le newton mètre (Nm).
Remarques importantes :
est indépendant du point A choisi sur la ligne d'action de , car est un _vecteur glissant_.
Le moment d'une force est toujours défini _par rapport à un point donné_. Changer le point de référence modifie généralement le moment.
si P est sur la ligne d'action de ou si .
Le moment d'une force est à la _rotation_ ce que la force est à la _translation_.
Expression analytique
Pour une force appliquée en A et un point P , le moment est donné par le déterminant : (0, 0, 0) \vec{m}_{P'}(f) = \vec{m}_P(f) + \vec{P'P} \times \vec{f} = \vec{m}_P(f) - \vec{PP'} \times \vec{f} " data-type="inline-math"> \vec{m}_a(f) = (\vec{m}_P(f) \bullet \vec{1}_a) \vec{1}_a " data-type="inline-math">\vec{1}_aa \vec{m}_a(f) = \vec{m}_P(f') " data-type="inline-math">\vec{m}_a(f)a \vec{m}_O(f) = \vec{m}_{Ox}(f) + \vec{m}_{Oy}(f) + \vec{m}_{Oz}(f) " data-type="inline-math"> \vec{F} = \sum_{i=1}^{n} \vec{f}_i " data-type="inline-math">\vec{F}\vec{F}$ est un _vecteur libre_ dont le point d'application n'est pas encore défini.
Vecteur "Moment résultant"
Le moment résultant est la somme vectorielle des moments de chaque force par rapport au point P : ' in math mode at position 67: …an data-latex="̲ Les composante…" style="color:#cc0000">undefined \vec{M}_{P
'}(f) = \vec{M}_P(f) - \vec{P P'} \times \vec{f} ' in math mode at position 49: …an data-latex="̲ \vec{M}_P(f) =…" style="color:#cc0000"></p><p>En particulier :</p><p><span data-latex="$ \vec{M}_P(f) = \vec{M}_O(f) - \vec{OP} \times \vec{f} " data-type="inline-math"></span></p><p>2.2.3. Moment d'une force par rapport à un axe</p><p>A) Définitions</p><p>Le moment par rapport à un axe est la composante du moment qui est utile pour la rotation d'un solide autour de cet axe.</p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p>Le <strong>moment de </strong><span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span><strong> par rapport à un axe </strong><span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> est la projection sur cet axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> du moment de la force par rapport à un point quelconque P de l'axe.</p></li><li><p>Alternativement, le <strong>moment de </strong><span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span><strong> par rapport à un axe </strong><span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> est le moment de la projection de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> sur un plan <span data-latex="\pi" data-type="inline-math"></span> perpendiculaire à l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>, par rapport au point P d'intersection de l'axe et du plan <span data-latex="\pi" data-type="inline-math"></span>.</p></li></ol><p>Ce moment <span data-latex="\vec{m}_a(f)" data-type="inline-math"></span> est un vecteur aligné avec l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>.</p><p>B) Expression vectorielle</p><p>En utilisant la première définition :</p><p><span data-latex=" \vec{m}_a(f) = (\vec{m}_P(f) \bullet \vec{1}_a) \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span></p><p>où <span data-latex="\vec{1}_a" data-type="inline-math"></span> est le vecteur unitaire de l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Le module</p><p>de la projection est :</p><p></p><p><span data-latex=" m_a(f) = \vec{m}_P(f) \bullet \vec{1}_a = (\vec{PA} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span></p><p>Donc, l'expression vectorielle s'écrit :</p><p><span data-latex=" \vec{m}_a(f) = [(\vec{PA} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a] \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span></p><p>Propriétés :</p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="\vec{m}_a(f)" data-type="inline-math"></span> est un <strong>vecteur glissant</strong> sur l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{m}_a(f) = \vec{0}" data-type="inline-math"></span> si la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> rencontre l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> ou si la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> est parallèle à l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p>Le moment d'une force par rapport à un axe est <strong>indépendant du point P choisi sur la droite</strong>. Si P et P' sont deux points sur l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> : <span data-latex=" [(\overrightarrow{PA} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a] \vec{1}_a = [(\overrightarrow{P'A} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a] \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Cela se justifie car " data-type="inline-math"></span>\overrightarrow{P'P}<span data-latex=" est colinéaire à " data-type="inline-math"></span>\vec{1}_a<span data-latex=", donc " data-type="inline-math"></span>(\overrightarrow{P'P} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a = 0.</p></li></ol><p>C) Expression analytique</p><p>Pour des axes de coordonnées (Ox, Oy, Oz), le moment par rapport à l'axe Ox est la composante <span data-latex="\vec{m}_{Ox}(f)" data-type="inline-math"></span> du moment total <span data-latex="\vec{m}_O(f)" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Si</p><p>P est l'origine O, et une force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> est appliquée en A <span data-latex="(x_A, y_A, z_A)" data-type="inline-math"></span> :</p><p></p><p><span data-latex=" \vec{m}_{Ox}(f) = (y_A f_z - z_A f_y) \vec{1}_x " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \vec{m}_{Oy}(f) = (z_A f_x - x_A f_z) \vec{1}_y " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \vec{m}_{Oz}(f) = (x_A f_y - y_A f_x) \vec{1}_z " data-type="inline-math"></span></p><p>Le moment total par rapport à l'origine O est la somme de ces moments axiaux :</p><p><span data-latex=" \vec{m}_O(f) = \vec{m}_{Ox}(f) + \vec{m}_{Oy}(f) + \vec{m}_{Oz}(f) " data-type="inline-math"></span></p><h2>Chapitre 3. Systèmes de Forces</h2><p>Ce chapitre aborde la notion de <strong>systèmes de forces</strong>, c'est-à-dire l'ensemble des forces agissant simultanément sur un corps. L'objectif est de réduire ces systèmes complexes à des éléments plus simples (résultante et moment résultant) qui décrivent les mêmes effets de translation et de rotation.</p><h3>3.1. Vecteurs caractéristiques d'un système de forces</h3><p>3.1.1. Définition</p><p>Un <strong>système de forces</strong> est l'ensemble des forces <span data-latex="\vec{f}_i" data-type="inline-math"></span> (où <span data-latex="1 \leq i \leq n" data-type="inline-math"></span>) qui agissent simultanément sur un point matériel ou un solide. Ces forces sont représentées par des vecteurs, généralement glissants ou</p><p>parfois liés.</p><p></p><p>Les effets de translation et de rotation du solide, dus à chaque force et chaque moment, s'additionnent vectoriellement. Si un autre système de forces produit le même mouvement, il est dit <strong>équivalent</strong>. Tout système de forces peut être remplacé par deux vecteurs "équivalents" :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Le <strong>vecteur "résultante" des forces </strong><span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p>Le <strong>vecteur "moment résultant" </strong><span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> par rapport à un point P.</p></li></ul><p>Ces deux vecteurs sont appelés <strong>vecteurs caractéristiques</strong> du système de forces.</p><p>3.1.2. Vecteur "Résultante" des forces</p><blockquote><p><strong>Définition :</strong> La <strong>résultante </strong><span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est la somme vectorielle de toutes les forces qui composent le système. <span data-latex=" \vec{F} = \vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \vec{f}_3 + \dots = \sum_{i=1}^{n} \vec{f}_i " data-type="inline-math"></span></p></blockquote><p>Dans une base orthonormée Oxyz, les composantes de <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> sont :</p><p><span data-latex=" F_x = \sum_{i=1}^{n} f_{ix}; \quad F_y = \sum_{i=1}^{n} f_{iy}; \quad F_z = \sum_{i=1}^{n} f_{iz} " data-type="inline-math"></span></p><p>La résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est un <strong>vecteur libre</strong> ; elle n'a pas de point d'application déterminé sur le solide.</p><p>3.1.3. Vecteur "Moment résultant"</p><blockquote><p><strong>Définition :</strong> Le <strong>moment résultant </strong><span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> est la somme vectorielle des moments de chacune des forces par rapport au point P.</span></p></blockquote><p></p><p>\boxed{\vec{M}_P = \vec{m}_P(f_1) + \vec{m}_P(f_2) + \vec{m}_P(f_3) + \dots = \sum_{i=1}^{n} \vec{m}_P(f_i)} <span class="katex-error" title="ParseError: KaTeX parse error: Can't use function '' in math mode at position 180: …an data-latex="̲ \vec{M}_O = M_…" style="color:#cc0000"></p><p>Si le moment résultant est calculé par rapport à l'origine O (<span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>), ses composantes sont :</p><p><span data-latex=" \vec{M}_O = M_{Ox} \vec{1}_x + M_{Oy} \vec{1}_y + M_{Oz} \vec{1}_z " data-type="inline-math"></span></p><p>Où <span data-latex="M_{Ox(y,z)}" data-type="inline-math"></span> est le moment résultant par rapport à l'axe x (y, z).</p><p><strong>Formule de changement de centre des moments résultants :</strong></p><blockquote><p><span data-latex=" \boxed{\vec{M}_P = \vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F}} " data-type="inline-math"></span></p></blockquote><p>Cette relation découle directement de la formule de changement de centre pour une seule force, appliquée à la somme de toutes les forces.</p><p>3.1.4. Invariants d'un système de forces et leur réduction</p><p>Lorsqu'on réduit un système de forces, on cherche à le remplacer par des éléments équivalents pour simplifier l'analyse de ses effets.</p><p>A) <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est un invariant vectoriel</p><p>La résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est un <strong>invariant vectoriel</strong>. Elle est indépendante du choix du point par rapport auquel les moments sont calculés et du système d'axes</p><p>utilisé.</p><p></p><p>B) <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> n'est pas un invariant vectoriel</p><p>Le moment résultant <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> <strong>n'est pas un invariant vectoriel</strong>. Il dépend du point P par rapport auquel il est calculé. Il est crucial de spécifier ce point de référence.</p><p>C) <span data-latex="\vec{M}_P \bullet \vec{F}" data-type="inline-math"></span> est un invariant scalaire</p><p>Le produit scalaire <span data-latex="\vec{M}_P \bullet \vec{F}" data-type="inline-math"></span> est un <strong>invariant scalaire</strong>. <span data-latex=" \vec{M}_P \bullet \vec{F} = (\vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F}) \bullet \vec{F} = \vec{M}_O \bullet \vec{F} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Ceci montre que la projection de " data-type="inline-math"></span>\vec{M}_P<span data-latex=" sur la direction de " data-type="inline-math"></span>\vec{F}$ est constante, quel que soit le point P.</p><p><strong>Remarques :</strong></p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p>Pour un système de forces <strong>coplanaires</strong> dans Oxy, <span data-latex="\vec{M}_P \bullet \vec{F} = 0" data-type="inline-math"></span>, car <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> est perpendiculaire au plan des forces (suivant <span data-latex="\vec{1}_z" data-type="inline-math"></span>).</p></li><li><p>Si <span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>, alors <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> devient un <strong>invariant vectoriel</strong> : <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>. Le moment résultant est le même pour tout point de l'espace.</p></li></ol><h3>3.2. Réduction d'un système de forces</h3><p>3.2.1. Principe</p><p>Réduire un système de forces <span data-latex="\vec{f}_i" data-type="inline-math"></span> en un point O consiste à le remplacer par ses deux vecteurs caractéristiques : la résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et le moment résultant <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Cas particuliers de réduction :</p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le système de forces est équivalent à <span data-latex="\vec{0}" data-type="inline-math"></span> en tous points de l'espace. Le corps est en <strong>équilibre</strong>.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le systeme se réduit au seul vecteur <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span> en tout point de l'espace. Le seul mouvement possible est une <strong>rotation</strong> (cas des couples de forces).</p></li><li><p><span data-latex="\vec{F} \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le seul mouvement possible est une <strong>translation</strong>.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{F} \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le système est réduit à une force <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et un moment <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span>. Il existe des points où <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> est nul ou minimal.</p></li></ol><p>3.2.2. Forces concourantes (Théorème de Varignon)</p><p>Si toutes les forces <span data-latex="\vec{f}_1, \ldots, \vec{f}_n" data-type="inline-math"></span> sont <strong>concourantes</strong> en un point A :</p><blockquote><p><strong>Théorème de Varignon :</strong> Dans un système de forces concourantes en A, le moment résultant (par rapport à un point quelconque O) est égal au moment de la résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> (par rapport au même point O), si <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est localisée sur une ligne d'action passant par A. <span data-latex="$ \vec{M}_O = \vec{OA} \times \vec{F} = \vec{m}_O(F) " data-type="inline-math"></span></p></blockquote><p>Pour tout point P sur la ligne d'action de <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> passant par A (</p><p>appelée <strong>axe central</strong> dans ce cas), le moment résultant <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{m}_P(F) = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>. La réduction du système se résume à la seule résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span>.</p><p></p><p>3.2.3. Axe Central d'un système de force</p><blockquote><p><strong>Définition :</strong> L'<strong>axe central (AC)</strong> d'un système de forces est le lieu géométrique des points par rapport auxquels le moment résultant est minimum.</p></blockquote><p><strong>Conséquence :</strong> Les vecteurs résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et moment résultant <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> (avec <span data-latex="P \in AC" data-type="inline-math"></span>) sont colinéaires. Le moment résultant est minimal et aligné avec la résultante des forces.</p><p>3.2.4. Forces quelconques dans l'espace</p><p>Pour un systeme de forces quelconque dans l'espace, la réduction en un point Q donne une résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et un moment résultant <span data-latex="\vec{M}_Q" data-type="inline-math"></span> qui ne sont pas nécessairement alignés. L'invariant scalaire <span data-latex="\vec{F} \bullet \vec{M}_Q" data-type="inline-math"></span> reste constant.</p><p>L'axe central est défini comme le lieu des points P pour lesquels <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> sont alignés. Cela implique que <span data-latex="\|\vec{M}_P\|" data-type="inline-math"></span> est minimum.</p><p>L'équation vectorielle de l'axe central est donnée par :</p><p><span data-latex=" \boxed{\vec{OP} = \frac{\vec{F} \times \vec{M}_O}{\left\|\vec{F}\right\|^2} + m \vec{F} \quad (m \in \mathbb{R})} " data-type="inline-math"></span></p><p>où <span data-latex="\vec{OP}" data-type="inline-math"></span> est le vecteur position d'un point P sur l'axe central. Le premier terme représente le point P' (point de percée de l'axe central dans le plan perpendiculaire à <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> passant par O) :</p><p><span data-latex=" \vec{OP}' = \frac{\vec{F} \times \vec{M}_O}{\left\|\vec{F}\right\|^2} " data-type="inline-math"></span></p><p>La valeur minimale du moment résultant est :</p><p><span data-latex=" \left\| \vec{M}_{P\min} \right\| = \frac{\left| \vec{F} \cdot \vec{M}_Q \right|}{\left\| \vec{F} \right\|} " data-type="inline-math"></span></p><p>Les équations cartésiennes de l'axe central sont déterminées à partir des équations paramétriques : <span data-latex=" \left\{ \begin{array}{l} x = X + m F_x \\ y = Y + m F_y \\ z = Z + m F_z \end{array} \right. " data-type="inline-math"></span></p><p>où <span data-latex="(X,Y,Z)" data-type="inline-math"></span> sont les composantes de <span data-latex="\vec{OP}'" data-type="inline-math"></span>.</p><p>3.2.5. Forces coplanaires quelconques</p><p>Dans un plan Oxy, un système de forces <span data-latex="\vec{f}_i" data-type="inline-math"></span> se réduit en O à une résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et un moment <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span> perpendiculaire au plan. L'équation de l'axe central pour des forces coplanaires est :</p><p><span data-latex=" \boxed{x F_y - y F_x = M_{Oz}} " data-type="inline-math"></span></p><p>Ceci représente une droite dans le plan. Pour tout point P appartenant à cet axe central, <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>, ce qui est bien le moment résultant minimum. La réduction du système en un point de l'axe central donne la seule résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span>.</p><p>3.2.6. Forces parallèles</p><p>Pour un système de forces parallèles, l'axe central est particulier.</p><p>A) Coplanaires</p><p>Si des forces parallèles et coplanaires sont, par exemple, parallèles à l'axe Oy à des abscisses <span data-latex="x_i" data-type="inline-math"></span> :</p><p>L'équation de l'axe central est :</p><p><span data-latex=" x_{AC} = \dfrac{F_y M_{Oz}}{\left\| \vec{F}_y \right\|^2} " data-type="inline-math"></span></p><p>Une autre forme, issue du théorème de Varignon étendu, est :</p><p><span data-latex=" x_{AC} = \dfrac{\sum_{i=1}^{n} (x_i f_{iy})}{F_y} " data-type="inline-math"></span></p><p>La réduction consiste alors en la seule force <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> appliquée au point <span data-latex="x_{AC}" data-type="inline-math"></span>.</p><p>B) Forces parallèles dans l'espace</p><p>Si les forces parallèles sont dans l'espace (ex: parallèles à Oz) :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>On peut utiliser la formule générale de l'axe central : <span data-latex="\vec{OP} = \frac{\vec{F} \times \vec{M}_O}{\left\| \vec{F} \right\|^2} + m \vec{F}" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p>Ou, avec le théorème de Varignon étendu, les équations de l'axe central sont : <span data-latex=" x_{AC} = \frac{\sum_{i=1}^{n} (x_i f_{iz})}{F_z} \quad \text{et} \quad y_{AC} = \frac{\sum_{i=1}^{n} (y_i f_{iz})}{F_z} " data-type="inline-math"></span>$ La position de l'axe central est indépendante du choix du système d'axes.</p></li></ul><p>C) Cas particulier : le couple de forces</p><p>Un <strong>couple de forces</strong> est un système de deux forces opposées (même module, sens contraires, parallèles mais non colinéaires). Sa résultante <span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>.</p><p>L'action d'un couple se réduit à un effet de rotation, caractérisé par le <strong>moment du couple</strong> <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>, qui est <strong>indépendant du point</strong> par rapport auquel il est calculé.</p><p><span data-latex="$ \vec{M}_O = \vec{m}_O(f_1) + \vec{m}_O(f_2) = \vec{OA} \times \vec{f}_1 + \vec{OB} \times \vec{f}_2 " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Comme " data-type="inline-math"></span>\vec{f}_2 = -\vec{f}_1<span data-latex=" et " data-type="inline-math"></span>\vec{M}_P = \vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F} = \vec{M}_O<span data-latex=" (car " data-type="inline-math"></span>\vec{F} = \vec{0}).</p><p></p><p>Le module du moment du couple est <span data-latex="\left\| \vec{M}_O \right\| = \left\| \vec{f}_1 \right\| d" data-type="inline-math"></span>, où <span data-latex="d" data-type="inline-math"></span> est la distance perpendiculaire entre les deux forces (bras de levier).</p><p>Deux couples sont équivalents s'ils ont le même moment. Cela signifie qu'ils doivent être dans des plans parallèles et que le produit force-distance reste constant.</p><h3>3.3. Modifications à l'intérieur d'un système de forces</h3><p>3.3.1. Changement du point d'application d'une force</p><p>Une force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> appliquée en A peut être déplacée vers un point B (non situé sur la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span>) si l'on ajoute un <strong>couple de transport</strong> dont le moment est <span data-latex="\vec{m}_B(f) = \vec{BA} \times \vec{f}" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Ce nouveau système (force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> en B + couple <span data-latex="\vec{m}_B(f)" data-type="inline-math"></span>) est équivalent au système initial (force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> en A).</p><p>3.3.2. Décomposition d'une force</p><p>Une force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> peut être décomposée en plusieurs forces.</p><ul><li><p><strong>Décomposition en forces concourantes :</strong> Si la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> passe par un point A, <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> peut être remplacée par <span data-latex="\vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \dots" data-type="inline-math"></span> dont les lignes d'action passent aussi par A.</p></li><li><p><strong>Décomposition en forces parallèles :</strong> <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> peut être remplacée par <span data-latex="\vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \dots" data-type="inline-math"></span> dont les lignes d'action sont parallèles à <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span>, à condition que leur somme algébrique soit <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> et que leur moment résultant par rapport à un point P sur la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> soit nul.</p><p>Pour deux forces parallèles <span data-latex="\vec{f}_1" data-type="inline-math"></span> et <span data-latex="\vec{f}_2" data-type="inline-math"></span> :</p><p><span data-latex=" \left\{ \begin{array}{l} \vec{f} = \vec{f}_1 + \vec{f}_2 \\ \left\| \vec{f}_1 \right\| d_1 = \left\| \vec{f}_2 \right\| d_2 \end{array} \right. " data-type="inline-math"></span></p></li></ul><p>3.3.3. Remplacement du vecteur moment</p><p>Un moment <span data-latex="\vec{m}_O(f)" data-type="inline-math"></span> appliqué en O peut être remplacé par un couple de forces <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> et <span data-latex="-\vec{f}" data-type="inline-math"></span> dans un plan perpendiculaire à <span data-latex="\vec{m}_O(f)" data-type="inline-math"></span>, espacées d'une distance <span data-latex="d" data-type="inline-math"></span> telle que <span data-latex="\left\| \vec{f} \right\| d = \left\| \vec{m}_O(f) \right\|" data-type="inline-math"></span>. Il existe une infinité de possibilités pour choisir la direction et le module de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> et la distance <span data-latex="d" data-type="inline-math"></span>.</p><h2>Chapitre 4. Géométrie des Masses</h2><p>Ce chapitre introduit les concepts de <strong>géométrie des masses</strong>, qui englobe la définition et les propriétés de paramètres caractérisant les systèmes matériels. Ces paramètres fournissent une information globale sur la distribution de la masse et sont fondamentaux pour l'étude dynamique des systèmes.</p><h3>4.1. Description d'un système matériel</h3><p>4.1.1. Notion de point matériel</p><p>Un <strong>point matériel</strong> est une idéalisation : un point doué de masse, sans dimension (ni volume, ni surface). Cette abstraction est utile lorsque les dimensions d'un objet peuvent être négligées dans l'étude de son mouvement ou de son équilibre.</p><p>4.1.2. Systèmes matériels</p><p>Un <strong>système de points matériels</strong> ou <strong>système matériel</strong> est un ensemble (fini ou non) de points matériels.</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Si le nombre de points est fini, la <strong>masse totale </strong><span data-latex="m" data-type="inline-math"></span> du système est la somme des masses <span data-latex="m_i" data-type="inline-math"></span> de chaque point : <span data-latex="m = \sum_{i=1}^{n} m_i" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p>Pour une représentation continue (objets avec un grand nombre de points matériels très rapprochés), on associe à chaque élément différentiel <span data-latex="d\Omega" data-type="inline-math"></span> (longueur, surface, volume) une masse élémentaire <span data-latex="dm = \rho \, d\Omega" data-type="inline-math"></span>, où <span data-latex="\rho" data-type="inline-math"></span> est la masse unitaire (par unité de longueur, surface ou volume).</p></li></ul><p>La masse totale d'un système continu <span data-latex="S" data-type="inline-math"></span> est <span data-latex="m = \int_S dm = \int_S \rho \, d\Omega" data-type="inline-math"></span>.</p><p>4.1.3. Utilité de la géométrie des masses</p><p>La géométrie des masses caractérise les systèmes matériels par :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Le <strong>centre de masse</strong> : un point moyen qui fournit une information globale sur la situation du système.</p></li><li><p>Les <strong>moments et produits d'inertie</strong> : des paramètres qui caractérisent la dispersion (ou concentration) des points du système autour d'un point, d'une droite ou d'un plan donnés.</p></li></ul><p>Ces paramètres jouent un rôle fondamental dans l'étude dynamique des systèmes, en plus de leur rôle de caractérisation globale.</p><h3>4.2. Centre de masse</h3><p>4.2.1. Définition du centre de masse</p><p>Le <strong>centre de masse (G)</strong>, également appelé <strong>centre d'inertie</strong> ou <strong>barycentre</strong>, est un point unique associé à un système de masses.</p><p>A) Expression vectorielle</p><p>Pour un système de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points <span data-latex="A_i" data-type="inline-math"></span> de masses <span data-latex="m_i" data-type="inline-math"></span> et une masse totale <span data-latex="m = \sum m_i &gt; 0" data-type="inline-math"></span>, le point G est défini par la relation :</p><p><span data-latex=" m \vec{OG} = \sum_{i=1}^{n} m_i \vec{OA_i} " data-type="inline-math"></span></p><p>Ce qui donne :</p><p><span data-latex=" \boxed{\vec{OG} = \frac{\sum_{i=1}^{n} m_i \vec{OA_i}}{m}} " data-type="inline-math"></span></p><p>Le point G ainsi défini est indépendant du point O choisi comme origine.</p><p><strong>Remarques :</strong></p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p>Il peut être utile, pour certains problèmes, d'admettre des points à <strong>masse négative</strong>, à condition que la masse totale du système reste positive.</p></li><li><p><strong>Définition dynamique :</strong> Le centre d'inertie est le point dont le vecteur position représente la vitesse moyenne du système dans l'espace.</p></li><li><p><strong>Définition intrinsèque :</strong> G est également défini par <span data-latex="\sum m_i \vec{GA_i} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>, ce qui revient à placer l'origine du système d'axes en G.</p></li><li><p>Pour les <strong>répartitions continues de masses</strong>, la somme est remplacée par une intégrale : <span data-latex=" m \vec{OG} = \int_S \vec{OA} \, dm = \int_S \vec{OA} \, \rho \, d\Omega " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" où " data-type="inline-math"></span>d\Omega$ est un élément différentiel de courbe, de surface ou de volume.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{OA}" data-type="inline-math"></span> représente le vecteur position du centre de gravité de l'élément <span data-latex="dm" data-type="inline-math"></span>.</p></li></ol><p>B) Coordonnées du centre de masse</p><p>À partir de l'expression vectorielle,</p><p>les coordonnées du centre de masse <span data-latex="G(x_G, y_G, z_G)" data-type="inline-math"></span> sont :</p><p></p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Pour un système de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points <span data-latex="A_i(x_i, y_i, z_i)" data-type="inline-math"></span> : <span data-latex="$ x_G = \frac{\sum m_i x_{A_i}}{m}; \quad y_G = \frac{\sum m_i y_{A_i}}{m}; \quad z_G = \frac{\sum m_i z_{A_i}}{m} " data-type="inline-math"></span></p></li><li><p>Pour un système continu <span data-latex="S" data-type="inline-math"></span> (avec <span data-latex="G_{dm}(x_{Gdm}, y_{Gdm}, z_{Gdm})" data-type="inline-math"></span> les coordonnées du centre de la masse <span data-latex="dm" data-type="inline-math"></span>) : <span data-latex=" x_G = \frac{\int_S x_{Gdm} dm}{m}; \quad y_G = \frac{\int_S y_{Gdm} dm}{m}; \quad z_G = \frac{\int_S z_{Gdm} dm}{m} " data-type="inline-math"></span>$</p></li></ul><p>4.2.2. Centre de masse et centre de gravité</p><p>A) Champ gravifique uniforme</p><p>Le <strong>centre de gravité</strong> est défini comme le point d'application de la résultante des forces de pesanteur.</p><p>Dans un <strong>champ gravifique uniforme</strong> (où le vecteur accélération de la pesanteur \vec</p><p>{g} est constant en grandeur et en direction), le centre de gravité est <strong>confondu avec le centre de masse</strong> G.</p><p></p><p>Ceci est démontré en suspendant un système en différents points. La verticale passant par le point de suspension à l'équilibre doit passer par le centre de gravité. Puisque les forces <span data-latex="\vec{p}_i = m_i \vec{g}" data-type="inline-math"></span> sont toutes parallèles, la résultante <span data-latex="\vec{P} = \sum m_i \vec{g}" data-type="inline-math"></span> est appliquée sur son axe central. Les coordonnées de cet axe central, <span data-latex="x_{d1}" data-type="inline-math"></span> et <span data-latex="y_{d1}" data-type="inline-math"></span>, s'écrivent :</p><p><span data-latex="$ x_{d1} = \frac{\sum x_i m_i}{m}; \quad y_{d1} = \frac{\sum y_i m_i}{m} " data-type="inline-math"></span></p><p>Ces expressions sont identiques à celles du centre de masse, prouvant que G se trouve sur cet axe central. La généralisation pour les systèmes continus est similaire en remplaçant les sommes par des intégrales.</p><p>B) Solide homogène</p><p>Un systeme <span data-latex="S" data-type="inline-math"></span> est <strong>homogène</strong> si sa masse unitaire <span data-latex="\rho" data-type="inline-math"></span> (par unité de longueur, surface ou volume) est constante pour tout élément différentiel <span data-latex="d\Omega" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Dans ce cas, <span data-latex="\rho" data-type="inline-math"></span> se simplifie dans les expressions des coordonnées du centre de masse :</p><p><span data-latex=" x_G = \frac{\int_S x_{G d\Omega} d\Omega}{\int_S d\Omega} " data-type="inline-math"></span></p><p>Ce qui signifie que pour un solide volumique homogène, le centre de masse est confondu avec le <strong>"centre de volume"</strong>. Les mêmes simplifications s'appliquent pour les centres de surface et de ligne.</p><p><strong>Remarque :</strong> Sauf mention contraire, les systèmes matériels seront considérés comme homogènes et placés dans un champ gravifique constant.</p><p>4.2.3.</p><p>Systèmes à symétrie matérielle</p><p>Un <strong>élément de symétrie matérielle</strong> (centre, axe ou plan) d'un système est un élément de symétrie pour lequel deux points correspondants ont la même masse (symétrie géométrique et massique).</p><blockquote><p>Si un système possède un élément de symétrie matérielle, le centre de masse du système <strong>appartient à cet élément de symétrie</strong>.</p></blockquote><p>Ceci est dû au fait que le centre de masse est unique. Si G n'appartenait pas à l'élément de symétrie, son symétrique G'' serait aussi un centre de masse, ce qui contredirait l'unicité.</p><p>4.2.4. Cas particuliers : les systèmes rectilignes et les systèmes plans</p><p>Si un système de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points matériels est contenu dans une droite ou un plan, son centre de masse G appartient à cette droite ou à ce plan.</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Si le système est rectiligne (le long de l'axe Ox), alors <span data-latex="y_G = z_G = 0" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p>Si le système est plan (dans le plan Oxy), alors <span data-latex="z_G = 0" data-type="inline-math"></span>.</p></li></ul><p>Pour un système rectiligne le long d'une droite <span data-latex="d" data-type="inline-math"></span> définie par O et un vecteur unitaire <span data-latex="\vec{1}_d" data-type="inline-math"></span>, avec <span data-latex="\vec{OA_i} = k_i \vec{1}_d" data-type="inline-math"></span> :</p><p><span data-latex=" \boxed{\vec{OG} = \frac{\sum m_i k_i}{m} \vec{1}_d} " data-type="inline-math"></span>$</p><p>Ceci prouve que G se situe sur la droite </p><p>d.</p><p></p><p><strong>Remarque :</strong> Pour des systèmes courbes (non rectilignes) ou des surfaces non planes, le centre de masse n'appartient pas nécessairement à la courbe ou à la surface elle-même. Le centre de masse n'est pas forcément un point matériel du système.</p><p>4.2.5. Théorèmes de Guldin</p><p>Les théorèmes de Guldin permettent de calculer des aires ou des volumes de révolution à partir de la surface ou de la ligne génératrice et de la position de son centre de masse.</p><p>A) Premier théorème</p><blockquote><p>Le <strong>premier théorème de Guldin</strong> énonce que la surface de révolution engendrée par une ligne tournant autour d'un axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> (situé dans son plan et ne la traversant pas) est égale au produit de la longueur de la ligne par la circonférence que décrit son centre de masse. <span data-latex="$ \boxed{A_l = 2\pi r_G s} " data-type="inline-math"></span>$ Où :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="A_l" data-type="inline-math"></span> est l'aire de la surface de révolution.</p></li><li><p><span data-latex="s" data-type="inline-math"></span> est la longueur de la ligne génératrice.</p></li><li><p><span data-latex="r_G" data-type="inline-math"></span> est la distance du centre de masse G de la ligne à l'axe de rotation.</p></li></ul></blockquote><p>Il est démontré en considérant un élément d'arc <span data-latex="ds" data-type="inline-math"></span> qui engendre un tronc de cône d'aire latérale <span data-latex="dA = 2\pi y \, ds" data-type="inline-math"></span>. L'intégration sur toute la ligne <span data-latex="s" data-type="inline-math"></span> conduit à A_l = 2\pi \int_s y \, ds = 2\pi s (\frac{1}{s}\int_</p><p>s y \, ds) = 2\pi s y_G = 2\pi s r_G.</p><p></p><p>B) Second théorème</p><blockquote><p>Le <strong>second théorème de Guldin</strong> énonce que le volume de révolution engendré par une surface tournant autour d'un axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> (situé dans son plan et ne la traversant pas) est égal au produit de l'aire de cette surface par la circonférence que décrit son centre de masse. <span data-latex="$ \boxed{V_A = 2\pi r_G A} " data-type="inline-math"></span>$ Où :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="V_A" data-type="inline-math"></span> est le volume de révolution.</p></li><li><p><span data-latex="A" data-type="inline-math"></span> est l'aire de la surface génératrice.</p></li><li><p><span data-latex="r_G" data-type="inline-math"></span> est la distance du centre de masse G de la surface à l'axe de rotation.</p></li></ul></blockquote><p>Il est démontré en considérant un élément de surface <span data-latex="dA" data-type="inline-math"></span> qui engendre un volume élémentaire <span data-latex="dV = 2\pi y \, dA" data-type="inline-math"></span>. L'intégration sur toute la surface <span data-latex="A" data-type="inline-math"></span> conduit à <span data-latex="V_A = 2\pi \int_A y \, dA = 2\pi A (\frac{1}{A}\int_A y \, dA) = 2\pi A y_G = 2\pi A r_G" data-type="inline-math"></span>.</p><p><strong>Remarque :</strong> Il n'existe pas de troisième théorème de Guldin car la rotation d'un volume engendrerait une forme en 4 dimensions.</p><p>4.2.6. Principe de subdivision</p><blockquote><p>Si un système <span data-latex="S" data-type="inline-math"></span> de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points matériels <span data-latex="A_i" data-type="inline-math"></span> peut être subdivisé en un nombre fini de sous-ensembles disjoints, son centre de masse global peut être obtenu à partir des centres de masse de ces sous-ensembles, chacun étant doté de la masse totale du sous-ensemble.</p></blockquote><p>Ce principe est un cas particulier de la définition générale du centre de masse. Il est très</p><p>utile pour calculer le centre de masse de formes complexes en les décomposant en formes plus simples dont les centres de masse sont connus.</p><p></p><p>Une technique courante est d'utiliser des parties "négatives" pour représenter des découpes (par exemple, un carré avec un trou peut être vu comme un grand carré "positif" moins un petit carré "négatif").</p><h3>4.3. Moments d'inertie</h3><p>4.3.1. Introduction</p><p>Le moment d'inertie caractérise la répartition des masses (ou surfaces, ou lignes) autour d'un point ou d'un axe. Il est crucial car il influence la "réponse" d'un corps à la rotation, même si son centre de masse est identique, la dispersion de la masse peut varier. Par exemple, une poutre rectangulaire posée "à plat" ou sur sa "tranche" aura des propriétés de résistance différentes.</p><p>4.3.2. Définition du moment d'inertie</p><blockquote><p>Le <strong>moment d'inertie (</strong><span data-latex="J_r" data-type="inline-math"></span><strong>)</strong> d'un systeme par rapport à un élément de référence <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span> (qui peut être un point, une droite ou un plan) est la somme des produits des masses élémentaires du systeme par le carré de leur distance à l'élément de référence <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span>. <span data-latex="$ \boxed{J_r = \sum_{i=1}^{n} m_i d_i^2} \quad \text{(unité : kg m²)} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Pour un système continu " data-type="inline-math"></span>S<span data-latex=" : " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \boxed{J_r = \int_S d^2 \, dm} \quad \text{(unité : kg m²)} " data-type="inline-math"></span></p></blockquote><p></p><p>Où <span data-latex="d" data-type="inline-math"></span> est la distance entre le centre de gravité de la masse élémentaire <span data-latex="dm" data-type="inline-math"></span> et l'élément de référence <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Le moment d'inertie est d'autant plus grand que les masses sont éloignées de l'élément de référence.</p><p>Pour les moments d'inertie par rapport aux axes de coordonnées (Ox, Oy, Oz), en utilisant les coordonnées <span data-latex="(x, y, z)" data-type="inline-math"></span> d'une masse infinitésimale <span data-latex="dm" data-type="inline-math"></span> :</p><p><span data-latex=" J_x = \int_S (y^2 + z^2) dm " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_y = \int_S (z^2 + x^2) dm " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_z = \int_S (x^2 + y^2) dm " data-type="inline-math"></span></p><p>Pour un système discret de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points matériels :</p><p><span data-latex=" J_x = \sum_{i=1}^{n} m_i (y_i^2 + z_i^2) " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_y = \sum_{i=1}^{n} m_i (z_i^2 + x_i^2) " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_z = \sum_{i=1}^{n} m_i (x_i^2 + y_i^2) " data-type="inline-math"></span></p><p>4.3.3. Moment d'inertie d'un corps de révolution</p><p>Pour un corps de révolution, le moment d'inertie par rapport à son axe de révolution peut être calculé en découpant le volume en disques minces. Si <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span> est le rayon d'un disque à une hauteur <span data-latex="h" data-type="inline-math"></span> :</p><p></span> \boxed{J_{\overline</p><p>{OO'}}} = \frac{\pi}{2} \int_{0}^{H} r^{4} \, \rho \, dh <span class="katex-error" title="ParseError: KaTeX parse error: Can't use function '' in math mode at position 1399: …an data-latex="̲ \boxed{J_a = J…" style="color:#cc0000">undefined</span> \boxed{i_{g_r} = \sqrt{\frac{J_r}{m}}} \quad \text{(unité</p><p>: m)} <span class="katex-error" title="ParseError: KaTeX parse error: Can't use function '' in math mode at position 531: …an data-latex="̲ J_O = \int_S \…" style="color:#cc0000"></p><p>Il représente la distance à laquelle toute la masse <span data-latex="m" data-type="inline-math"></span> devrait être concentrée par rapport à l'axe de référence pour avoir une inertie équivalente.</p><p>4.3.6. Moment d'inertie polaire</p><p>Le <strong>moment d'inertie polaire (</strong><span data-latex="J_O" data-type="inline-math"></span><strong>)</strong> est le moment d'inertie par rapport à un pôle O (un point), généralement le centre du système d'axes utilisé.</p><p>Il est défini comme :</p><p><span data-latex=" J_O = \int_S \rho^2 \, dm \quad \text{ou} \quad \sum_i \rho_i^2 \, m_i " data-type="inline-math"></span></p><p>où <span data-latex="\rho" data-type="inline-math"></span> est la distance du pôle O à la masse élémentaire <span data-latex="dm" data-type="inline-math"></span>.</p><p>En coordonnées cartésiennes, puisque <span data-latex="\rho^2 = x^2 + y^2 + z^2" data-type="inline-math"></span> :</p><p><span data-latex=" \boxed{J_O = \int_S (x^2 + y^2 + z^2) dm = \frac{1}{2} (J_{Ox} + J_{Oy} + J_{Oz})} " data-type="inline-math"></span></p><p>4.3.7. Produit d'inertie (moment d'inertie centrifuge)</p><p>Les <strong>produits d'inertie (</strong><span data-latex="J_{xy}, J_{yz}, J_{zx}" data-type="inline-math"></span><strong>)</strong> sont définis comme :</p><p><span data-latex=" \left\{J_{xy} = \int_S x y \, dm \quad \text{ou} \quad \sum_{i=1}^n x_i y_i m_i \right\} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \left\{J_{yz} = \int_S y z \, dm \quad \text{ou} \quad \sum_{i=1}^n y_i z_i m_i \right\} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span>$ \left\{J_{zx} = \int_S x z \, dm \quad \text{</p><p>ou} \quad \sum_{i=1}^n x_i z_i m_i \right\}
Les produits d'inertie (aussi appelés moments d'inertie centrifuges) caractérisent le degré de déséquilibre dynamique des masses d'un corps en rotation. Pour un équilibre complet autour de l'axe z, et .
Un axe pour lequel les produits d'inertie (qui incluent cet axe dans leur indice, e.g., , ) sont nuls est appelé axe principal d'inertie par rapport au point O. Si un solide admet un plan de symétrie, l'axe perpendiculaire à ce plan et passant par le point O est un axe principal d'inertie.
L'axe principal d'inertie passant par le centre d'inertie du corps est appelé Axe Central Principal d'Inertie (A.C.P.I.).
Le théorème de Huyghens s'applique aussi aux produits d'inertie :
Le produit d'inertie d'un corps par rapport à deux axes donnés est égal au produit d'inertie par rapport à des axes parallèles aux premiers et passant par le centre de masse du corps (produit d'inertie propre), augmenté du produit de la masse totale du corps par le produit des distances entre les axes. $
4.3.8. Moments d'inertie par rapport à toutes les droites issues d'un point
Le moment d'inertie par rapport à une droite passant par l'origine O, dont le vecteur unitaire a pour composantes , est donné par :
$
varie avec la direction de la droite . Il existe trois directions orthogonales pour lesquelles le moment d'inertie est un extremum local : ce sont les axes principaux d'inertie en ce point. Si le point est le centre de masse G, on parle d'axes centraux principaux d'inertie (A.C.P.I.).
4.3.9. Cas particuliers : les systèmes plans
Les systèmes plans sont particulièrement importants en Résistance des Matériaux pour l'étude des sections de poutre. Pour un plan Oxy, la coordonnée est nulle. Les moments d'inertie deviennent des moments de surface ou moments quadratiques.
A) Moments de surface (moment d'inertie statique ou quadratique)
En remplaçant ) sont :
\boxed{I_a = I_{x_G} + A d_{ax}^2} " data-type="inline-math"> \boxed{I_{xy} = \int_D x y \, dA} " data-type="inline-math"> \boxed{I_O = I_x + I_y} " data-type="inline-math"> \boxed{i_{g,r} = \sqrt{\frac{I_r}{A}}} \quad \text{(unité : m)} " data-type="inline-math"> \boxed{I_a = I_x \cos^2 \alpha + I_y \sin^2 \alpha - I_{xy} \sin(2\alpha)} " data-type="inline-math"> \boxed{\alpha = \frac {1}{2} \arctan \left(\frac {2 I _ {x y}}{I _ {y} - I _ {x}}\right) + k \frac {\pi}{2}} " data-type="inline-math">$
Il y a deux axes principaux d'inertie, perpendiculaires entre eux. S'ils passent par le centre de masse G, ce sont les axes centraux principaux d'inertie (A.C.P.I.).
Cas particuliers :
Si , alors .
Si Ox ou Oy est un axe de symétrie matérielle, alors , et les axes Ox et Oy sont des axes principaux.
Si et (pour des axes centrés en G), alors est constant pour tout , et il y a une infinité d'A.C.P.I. (ex: cercles, carrés).
4.3.10. Ordre de calcul
Pour des figures planes complexes, l'ordre recommandé pour déterminer les A.C.P.I. et leurs moments d'inertie est :
Choisir un système d'axes rectangulaires arbitraire, diviser la figure en parties simples et déterminer son centre de gravité G.
Placer un système d'axes centraux (passant par G) parallèle au système initial. Utiliser le théorème d'Huyghens pour calculer , et pour ce système d'axes centré en G.
Déterminer l'angle d'inclinaison des A.C.P.I. à l'aide de la formule .
Calculer les valeurs des moments d'inertie centraux principaux I_{</p></li></ol><p></p><p>vectorielles fondamentales :</p><p></p><blockquote><p><span data-latex=" \boxed{\begin{array}{l} \vec{F} = \sum_{i=1}^{n} \vec{f}_i = \vec{0} \quad \text{(Équilibre de translation : la somme vectorielle des forces est nulle)} \\ \vec{M}_P = \sum_{i=1}^{n} \vec{m}_P(f_i) = \vec{0} \quad \text{(Équilibre de rotation : la somme des moments de forces par rapport à un point P quelconque est nulle)} \end{array}} " data-type="inline-math"> \boxed{\left\{ \begin{array}{l} F_x = \sum f_{ix} = 0 \\ F_y = \sum f_{iy} = 0 \\ F_z = \sum f_{iz} = 0 \end{array} \right.} \quad \text{et} \quad \boxed{\left\{ \begin{array}{l} M_{Ox} = \sum m_{Ox}(f_i) = 0 \\ M_{Oy} = \sum m_{Oy}(f_i) = 0 \\ M_{Oz} = \sum m_{Oz}(f_i) = 0 \end{array} \right.} " data-type="inline-math"> \boxed{\left\{ \begin{array}{l} F_x = \sum f_{ix} = 0 \\ F_y = \sum f_{iy} = 0 \\ M_{Oz} = \sum m_{Oz}(f_i) = 0 \end{array} \right.} " data-type="inline-math">undefined \boxed{\frac{\left\| \vec{f}_1 \right\|}{\sin \alpha} = \frac{\left\| \vec{f}_2 \right\|}{\sin \beta} = \frac{\left\| \vec{f}_3 \right\|}{\sin \gamma}} " data-type="inline-math"> \boxed{\left\| \vec{f}_1 \right\|^2 = \left\| \vec{f}_2 \right\|^2 + \left\| \vec{f}_3 \right\|^2 - 2 \left\| \vec{f}_2 \right\| \left\| \vec{f}_3 \right\| \cos \alpha} " data-type="inline-math">$
5.1.6. Propriété remarquable
La projection sur un plan d'un système de forces en équilibre est un système de forces (coplanaires) en équilibre.
Cette propriété est utile pour simplifier l'étude de l'équilibre de corps soumis à des forces non coplanaires, en la ramenant à un problème de forces coplanaires (par exemple, en choisissant un plan de symétrie si le corps en possède un).
5.2. Les liaisons
5.2.1. Les forces de liaison
Un solide est dit libre si aucun dispositif ne s'oppose à son mouvement. S'il est géné dans son mouvement (par un appui), ce dispositif est appelé liaison. L'étude de l'équilibre implique de déterminer les forces de liaison (ou réactions d'appui) qui naissent au contact du corps avec son environnement extérieur. Ces réactions sont toujours considérées comme des forces appliquées par l'extérieur sur le corps étudié.
Les forces intérieures (entre parties d'un même système) ne sont jamais prises en compte dans l'étude d'équilibre du système global, car elles se neutralisent par paires avec des résultantes et moments nuls.
Les forces qui contribuent à l'équilibre sont les forces extérieures actives (connues) et les forces extérieures réactives ou réactions d'appui (souvent inconnues).
5.2.2. Isolement d'un solide
Pour résoudre un problème de statique, il est impératif d'isoler le solide ou l'élément dont on étudie l'équilibre. Cela signifie de le représenter en y indiquant toutes les actions (poids, forces de contact, etc.) qui s'y exercent : toutes les forces actives et réactives. Les éléments connus (direction, intensité, sens, point d'application, distances) doivent être clairement indiqués.
5.2.3. Cas des ensembles de solides
Lorsqu'un ensemble de solides est étudié, les actions mutuelles entre eux deviennent des efforts intérieurs et ne sont pas comptabilisées comme des actions extérieures pour l'ensemble du système. Le principe fondamental de la statique s'applique de la même manière.
Cependant, si après suppression des appuis, la construction perd sa rigidité, il est nécessaire d'examiner l'équilibre de chaque pièce individuellement. Ceci introduit des "forces intérieures" qui deviennent des forces extérieures pour chaque pièce isolée. Pour une construction plane composée de n corps et soumise à un système plan de forces, on obtient équations pour inconnues.
5.2.4. Les différents types d'appui
La nature des réactions d'appui dépend des degrés de liberté du solide qui sont contraints.
Un déplacement linéaire est contrecarré par une force dans la direction opposée.
Une rotation est empêchée par un moment autour de l'axe de rotation.
Conséquences :
Pas de force réactive dans une direction où le mouvement est possible.
Pas de moment réactif si l'appui permet une rotation autour d'un axe.
Voici des types d'appuis courants :
A) Généralités
Un dispositif matériel s'opposant au mouvement.
B) Appui mobile dans le plan ou dans l'espace
Degrés de liberté : 2 (rotation + translation parallèle à la surface d'appui).
Réaction : perpendiculaire à la surface d'appui, pas de moment réactif.
Inconnues : la grandeur de la force réactive.
C) Appui fixe dans le plan
Degrés de liberté : 1 (rotation).
Réaction : inclinée d'un angle par rapport à la perpendiculaire, pas de moment réactif.
Start a quiz
Test your knowledge with interactive questions