Fundamentals of Statics: Forces, Moments, and Equilibrium

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This note provides a comprehensive overview of the fundamental principles of statics, covering forces, moments, equilibrium conditions, and systems of forces. It delves into graphical statics, centroids, moments of inertia, and the resolution of static problems in both 2D and 3D. The document also includes numerous examples and applications to solidify understanding.

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Review
Question
Qu'est-ce que la statique ?
Answer
La statique étudie les lois de composition des forces et les conditions d'équilibre des corps matériels soumis à l'action des forces.
Question
Quelle est l'unité de force dans le système SI ?
Answer
Le newton [N], qui est la force qui communique à une masse de 1 kg une accélération de 1 m/s².
Question
Différence entre masse et poids ?
Answer
La masse est la quantité de matière (kg), tandis que le poids est la force d'attraction de la Terre sur cette masse (N).
Question
Comment définit-on le moment d'une force f\vec{f} par rapport à un point P ?
Answer
C'est le produit vectoriel mP(f)=PA×f\vec{m}_P(f) = \vec{PA} \times \vec{f}, où A est un point sur la ligne d'action de la force.
Question
Qu'est-ce qu'un couple de forces ?
Answer
Un système de deux forces parallèles de même module, de sens contraires, dont l'action se réduit à un effet de rotation pur.
Question
Comment est défini le vecteur "Résultante" d'un système de forces ?
Answer
C'est la somme vectorielle de toutes les forces du système: F=fi\vec{F} = \sum \vec{f}_i.
Question
Comment est défini le "Moment résultant" MP\vec{M}_P d'un système de forces ?
Answer
C'est la somme vectorielle des moments de chaque force par rapport au même point P: MP=mP(fi)\vec{M}_P = \sum \vec{m}_P(f_i).
Question
Quelles sont les deux conditions vectorielles d'équilibre d'un solide ?
Answer
La résultante des forces doit être nulle (F=0\vec{F} = \vec{0}) et le moment résultant par rapport à un point doit être nul (MP=0\vec{M}_P = \vec{0}).
Question
Qu'énonce le théorème de Varignon pour des forces concourantes ?
Answer
Le moment de la résultante des forces est égal à la somme des moments des forces composantes par rapport au même point.
Question
Qu'est-ce que l'axe central d'un système de forces ?
Answer
C'est le lieu géométrique des points où le moment résultant MP\vec{M}_P est minimum et colinéaire à la résultante F\vec{F}.
Question
Qu'est-ce qu'un point matériel ?
Answer
Un corps idéalisé sans dimension mais avec une masse non nulle, dont la position est repérée par un point.
Question
Comment définit-on le centre de masse (G) d'un système de points ?
Answer
Par la relation vectorielle mOG=miOAim \vec{OG} = \sum m_i \vec{OA_i}, où m est la masse totale.
Question
Quand le centre de masse et le centre de gravité sont-ils confondus ?
Answer
Lorsque le système est placé dans un champ gravifique uniforme, où g\vec{g} est constant.
Question
Qu'énonce le premier théorème de Guldin ?
Answer
La surface engendrée par une ligne tournant autour d'un axe est égale à la longueur de la ligne multipliée par la circonférence décrite par son centre de masse.
Question
Qu'énonce le second théorème de Guldin ?
Answer
Le volume engendré par une surface tournant autour d'un axe est égal à l'aire de la surface multipliée par la circonférence décrite par son centre de masse.
Question
Qu'est-ce que le moment d'inertie d'un système par rapport à un axe ?
Answer
La somme des produits des masses élémentaires par le carré de leur distance à cet axe de référence (Jr=Sd2dmJ_r = \int_S d^2 dm).
Question
Qu'énonce le théorème de König-Huyghens ?
Answer
Le moment d'inertie par rapport à un axe est égal à celui par rapport à un axe parallèle passant par G, plus md2m d^2. (Ja=JaG+md2J_a = J_{aG} + m d^2)
Question
Qu'est-ce qu'un appui mobile dans le plan ?
Answer
Un appui dont la réaction est une force unique, perpendiculaire à la surface d'appui, empêchant une seule translation. Il autorise la rotation.
Question
Qu'est-ce qu'un encastrement dans le plan ?
Answer
Une liaison qui empêche toute translation et toute rotation. Elle génère deux composantes de force et un moment de réaction.
Question
Qu'est-ce qu'un système isostatique ?
Answer
Un système où le nombre d'inconnues de liaison correspond exactement au nombre d'équations d'équilibre disponibles.
Question
Qu'est-ce qu'un système hyperstatique ?
Answer
Un système où le nombre d'inconnues de liaison est supérieur au nombre d'équations d'équilibre, nécessitant l'étude des déformations.
Question
Quelle est la condition pour qu'un corps glisse sur un plan ?
Answer
La composante tangentielle de la force appliquée doit être supérieure à la force de frottement statique maximale, rmax=μsn\|\vec{r}_{\max}\| = \mu_s \|\vec{n}\|.
Question
Qu'est-ce que le travail élémentaire d'une force ?
Answer
C'est le produit scalaire de la force par le déplacement infinitésimal: dWf=fdldW_f = \vec{f} \cdot d\vec{l}.
Question
Qu'énonce le principe des travaux virtuels ?
Answer
Pour un système en équilibre, la somme des travaux des forces extérieures actives pour un déplacement virtuel compatible avec les liaisons est nulle.
Question
Qu'est-ce qu'un système triangulé (treillis) ?
Answer
Un assemblage de barres droites formant des triangles juxtaposés, conçu pour être géométriquement indéformable.
Question
Quelle est l'hypothèse sur les efforts dans une barre bi-articulée d'un treillis ?
Answer
Les efforts sont uniquement de traction ou de compression, dirigés selon l'axe de la barre.
Question
Qu'est-ce que la graphostatique ?
Answer
L'ensemble des méthodes graphiques utilisées pour résoudre les problèmes de statique, principalement pour les systèmes de forces coplanaires.
Question
Quelles sont les deux conditions d'équilibre en graphostatique ?
Answer
Le polygone des forces (F=0\vec{F} = \vec{0}) et le polygone funiculaire (MP=0\vec{M}_P = \vec{0}) doivent tous deux être fermés.
Question
Comment définit-on un solide homogène ?
Answer
C'est un système où la masse unitaire (par unité de longueur, de surface ou de volume) est constante pour tout élément.
Question
Où se situe le centre de masse d'un demi-cercle de rayon R ?
Answer
Sur l'axe de symétrie, à une distance yG=4R3πy_G = \frac{4R}{3\pi} de la base.
Question
Où se situe le centre de masse d'une demi-circonférence de rayon R ?
Answer
Sur l'axe de symétrie, à une distance yG=2Rπy_G = \frac{2R}{\pi} du diamètre.
Question
Quel est le moment d'inertie propre d'une section rectangulaire (b×hb \times h) par rapport à son axe central parallèle à bb ?
Answer
IxG=bh312I_{xG} = \frac{bh^3}{12}
Question
Quel est le moment d'inertie d'une section circulaire pleine (diamètre D) par rapport à un diamètre ?
Answer
Ix=πD464I_x = \frac{\pi D^4}{64}
Question
Comment déplace-t-on une force en dehors de sa ligne d'action ?
Answer
En la transportant au nouveau point et en ajoutant un couple de transport, égal au moment de la force initiale par rapport à ce nouveau point.
Question
Qu'est-ce que le rayon de giration ig,ri_{g,r} ?
Answer
La distance où concentrer toute la masse mm pour obtenir le même moment d'inertie JrJ_r. Il est défini par ig,r=Jr/mi_{g,r} = \sqrt{J_r/m}.
Question
Que signifie un produit d'inertie (IxyI_{xy}) nul ?
Answer
Cela indique qu'au moins un des axes (Ox ou Oy) est un axe de symétrie pour la figure.
Question
Quelle est la condition pour qu'un solide soit en équilibre sous l'action de deux forces ?
Answer
Les deux forces doivent être réciproques : opposées, de même module et sur la même ligne d'action.
Question
Quelle est la condition pour qu'un solide soit en équilibre sous l'action de trois forces ?
Answer
Les trois forces doivent être coplanaires, concourantes et leur somme vectorielle doit être nulle (triangle des forces fermé).
Question
Quelle est la particularité des forces intérieures dans l'étude de l'équilibre d'un système ?
Answer
Elles s'annulent deux à deux (action-réaction) et n'interviennent donc pas dans les équations d'équilibre de l'ensemble du système.
Question
Combien d'équations d'équilibre a-t-on pour un solide dans l'espace ?
Answer
Six équations: trois pour la somme des forces (Fx,Fy,Fz=0∑ F_x, ∑ F_y, ∑ F_z = 0) et trois pour la somme des moments (Mx,My,Mz=0∑ M_x, ∑ M_y, ∑ M_z = 0).
Question
Combien d'inconnues de réaction un appui fixe (rotule) introduit-il dans le plan ?
Answer
Deux inconnues: les deux composantes de la force de réaction (fAxf_{Ax} et fAyf_{Ay}). La rotation est permise.
Question
Comment est traité une charge répartie uniforme pour le calcul d'équilibre ?
Answer
Elle est remplacée par sa résultante (force ponctuelle), appliquée au centre de gravité de la zone de répartition.
Question
Qu'est-ce que l'angle d'adhérence ϕ0\phi_0 ?
Answer
C'est l'angle maximum que la réaction d'appui peut faire avec la normale avant qu'il y ait glissement. On a tanϕ0=μs\tan \phi_0 = \mu_s.
Question
Quelle est la position du centre de gravité d'un cône de révolution homogène ?
Answer
Sur son axe de symétrie, à une distance de h/4h/4 de sa base, où hh est la hauteur du cône.
Question
Quel est le moment d'inertie d'un cylindre plein par rapport à son axe de révolution ?
Answer
Jz=12mr02J_z = \frac{1}{2} m r_0^2, où mm est la masse et r0r_0 le rayon.
Question
Qu'est-ce que le moment d'inertie polaire IOI_O pour une surface plane ?
Answer
C'est le moment d'inertie par rapport à un pôle O perpendiculaire au plan. IO=Ix+IyI_O = I_x + I_y.
Question
Que permet la méthode de Crémona ?
Answer
C'est une méthode graphique pour déterminer les efforts de traction et de compression dans les barres d'un système triangulé (treillis).
Question
À quoi sert la droite de Culmann en graphostatique ?
Answer
Elle permet de résoudre graphiquement l'équilibre d'un corps soumis à quatre forces coplanaires non concourantes.
Question
Peut-on faire glisser une force le long de sa ligne d'action sans changer l'équilibre ?
Answer
Oui, pour un solide indéformable, l'effet externe de la force reste identique. C'est le principe du vecteur glissant.
Question
Qu'est-ce qu'un déplacement virtuel ?
Answer
Un déplacement infinitésimal et imaginaire, compatible avec les liaisons, appliqué à un système en équilibre pour analyser ses conditions.

Notes de cours : Statique des Corps Indéformables

La statique est une branche de la mécanique qui étudie les lois de composition des forces et les conditions d'équilibre des corps matériels soumis à l'action de ces forces. Elle est essentielle pour comprendre la stabilité des structures et des systèmes mécaniques. Ce cours, bien que théorique, met l'accent sur les applications pratiques dans le domaine de l'ingénierie.

Chapitre 0. Introduction

La mécanique rationnelle étudie les lois générales du mouvement et de l'équilibre des corps matériels sous l'action de forces. Elle se divise en trois parties :

  • Statique : Étude de l'équilibre des corps sous l'action de forces.

  • Cinématique : Étude des propriétés géométriques du mouvement des corps, sans considérer les forces.

  • Dynamique : Étude des lois du mouvement des corps matériels sous l'action de forces extérieures.

Selon la nature de l'objet étudié, la mécanique se subdivise en :

  • Mécanique duLa mécanique rationnelle est une branche de la physique qui étudie les lois générales du mouvement et de l'équilibre des corps matériels soumis à des forces. Elle est traditionnellement divisée en trois parties principales : la statique, la cinématique et la dynamique.

    Objet du cours

    La statique est la partie de la mécanique rationnelle qui se concentre sur l'étude de la composition des forces et les conditions d'équilibre des corps matériels. Elle considère les corps comme parfaitement rigides ou indéformables, où la distance entre deux points ne varie pas. Bien que les déformations soient négligeables pour l'équilibre, elles sont cruciales pour l'étude de la rupture et de l'hyperstaticité.

    Rappels sur les forces et les moments de forces

    Le concept de force est intuitif et provient de l'expérience quotidienne. C'est une grandeur vectorielle caractérisée par une direction, un sens, une intensité (module) et un point d'application. Les forces peuvent être classées selon leur sens (motrice ou résistante) et leur action (de contact – concentrées ou réparties – ou à distance).

    Unités de forces

    Dans le Système International (SI), l'unité de force est le newton [N].

    Définition : Le newton est la force qui communique à une masse de un kilogramme une accélération de .

    L'ancien système (MKpS) utilisait le kilogramme-force [kgf] ou kilogramme-poids [kgp].

    Définition : Le kilogramme-force est la force qui communique à une masse de un kilogramme une accélération de .
    La relation est :
    .

    Il est crucial de ne pas confondre la masse (quantité de matière, en [kg]) et le poids (force d'attraction gravitationnelle, en [N]). Le poids d'une masse de _1 kg_ est d'environ _9.81 N_ en Belgique.

    Moments de forces

    Le moment d'une force est une grandeur physique qui mesure la capacité d'une force à produire une rotation autour d'un point ou d'un axe.

    Définition et introduction

    L'efficacité d'une force à produire une rotation dépend non seulement de son intensité mais aussi de son "bras de levier". Le moment d'une force par rapport à un point P est noté .

    Moment d'une force par rapport à un point

    Le moment d'une force par rapport à un point P est un vecteur défini par le produit vectoriel : $ où :

    • P est le point par rapport auquel le moment est calculé.

    • A est un point quelconque sur la ligne d'action de la force .


Les propriétés du moment vectoriel sont :

  • Il est lié au point P.

  • Il est perpendiculaire au plan formé par et P.

  • Son sens est donné par la règle de la main droite (formant un trièdre direct avec et ).

  • Son module est : d$ est le bras de levier, la distance perpendiculaire entre P et la ligne d'action de .

  • L'unité de moment est le newton mètre (Nm).


Remarques importantes :

  • est indépendant du point A choisi sur la ligne d'action de , car est un _vecteur glissant_.

  • Le moment d'une force est toujours défini _par rapport à un point donné_. Changer le point de référence modifie généralement le moment.

  • si P est sur la ligne d'action de ou si .

  • Le moment d'une force est à la _rotation_ ce que la force est à la _translation_.

Expression analytique

Pour une force appliquée en A et un point P , le moment est donné par le déterminant : (0, 0, 0)</p><p>Changementdecentredemoment</p><p>Lemomentduneforce<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>connaissant<spandatalatex="mP(f)"datatype="inlinemath"></span>aupointPpeute^trecalculeˊpourunautrepointPparlaformule:<spandatalatex="</p><p>Changement de centre de moment</p><p>Le moment d'une force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> connaissant <span data-latex="\vec{m}_P(f)" data-type="inline-math"></span> au point P peut être calculé pour un autre point P' par la formule : <span data-latex=" \vec{m}_{P'}(f) = \vec{m}_P(f) + \vec{P'P} \times \vec{f} = \vec{m}_P(f) - \vec{PP'} \times \vec{f} " data-type="inline-math"></p><p>Momentduneforceparrapportaˋunaxe</p><p>Lemomentparrapportaˋunaxeestlacomposantedumomentduneforcequiestutileaˋlarotationautourdecetaxe.</p><olclass="tight"datatight="true"><li><p><strong>Premieˋredeˊfinition:</strong>Lemomentde<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>parrapportaˋunaxe<em>a</em>estlaprojectionsurcetaxe<em>a</em>dumomentdelaforceparrapportaˋunpointquelconquePdelaxe.<spandatalatex="</p><p>Moment d'une force par rapport à un axe</p><p>Le moment par rapport à un axe est la composante du moment d'une force qui est utile à la rotation autour de cet axe.</p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p><strong>Première définition :</strong> Le moment de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> par rapport à un axe <em>a</em> est la projection sur cet axe <em>a</em> du moment de la force par rapport à un point quelconque P de l'axe. <span data-latex=" \vec{m}_a(f) = (\vec{m}_P(f) \bullet \vec{1}_a) \vec{1}_a " data-type="inline-math">\vec{1}_aa</p></li><li><p><strong>Deuxieˋmedeˊfinition:</strong>Lemomentde<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>parrapportaˋunaxe<em>a</em>estlemomentdelaprojection<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>de<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>surunplan<spandatalatex="π"datatype="inlinemath"></span>perpendiculaireaˋlaxe<em>a</em>,parrapportaupointPdeperceˊedecetaxedansleplan<spandatalatex="π"datatype="inlinemath"></span>.<spandatalatex="</p></li><li><p><strong>Deuxième définition :</strong> Le moment de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> par rapport à un axe <em>a</em> est le moment de la projection <span data-latex="\vec{f}'" data-type="inline-math"></span> de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> sur un plan <span data-latex="\pi" data-type="inline-math"></span> perpendiculaire à l'axe <em>a</em>, par rapport au point P de percée de cet axe dans le plan <span data-latex="\pi" data-type="inline-math"></span>. <span data-latex=" \vec{m}_a(f) = \vec{m}_P(f') " data-type="inline-math">\vec{m}_a(f)a.</p></li></ol><p><br><strong>Proprieˊteˊs:</strong></p><ulclass="tight"datatight="true"><li><p><spandatalatex="ma(f)"datatype="inlinemath"></span>estunvecteurglissantsurlaxe<spandatalatex="a"datatype="inlinemath"></span>.</p></li><li><p><spandatalatex="ma(f)=0"datatype="inlinemath"></span>silalignedactionde<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>rencontrelaxe<spandatalatex="a"datatype="inlinemath"></span>(cestaˋdiresi<spandatalatex="(PA×f)"datatype="inlinemath"></span>estperpendiculaireaˋlaxe<spandatalatex="a"datatype="inlinemath"></span>)ousilalignedactionde<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>estparalleˋleaˋlaxe<spandatalatex="a"datatype="inlinemath"></span>.</p></li><li><p>Lemomentduneforceparrapportaˋunaxeestindeˊpendantdupointchoisi</p></li></ul><p></p><p>surlaxe.</p><p>Expressionanalytiquedumomentparrapportauxaxesdecoordonneˊes</p><p>Siuneforce<spandatalatex="f"datatype="inlinemath"></span>estappliqueˊeenA<spandatalatex="(xA,yA,zA)"datatype="inlinemath"></span>,etsilonprendlorigineOcommepointP,lesmomentsparrapportauxaxes<spandatalatex="Ox,Oy,Oz"datatype="inlinemath"></span>sont:</p><ulclass="tight"datatight="true"><li><p><spandatalatex="mOx(f)=(yAfzzAfy)1x"datatype="inlinemath"></span></p></li><li><p><spandatalatex="mOy(f)=(zAfxxAfz)1y"datatype="inlinemath"></span></p></li><li><p><spandatalatex="mOz(f)=(xAfyyAfx)1z"datatype="inlinemath"></span></p></li></ul><p>Lemomentreˊsultantparrapportaˋlorigineestlasommevectorielledesescomposantesaxiales:<spandatalatex=".</p></li></ol><p><br><strong>Propriétés :</strong></p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="\vec{m}_a(f)" data-type="inline-math"></span> est un _vecteur glissant_ sur l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{m}_a(f) = \vec{0}" data-type="inline-math"></span> si la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> rencontre l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> (c'est-à-dire si <span data-latex=" (\vec{PA} \times \vec{f}) " data-type="inline-math"></span> est perpendiculaire à l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>) ou si la ligne d'action de <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> est parallèle à l'axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span>.</p></li><li><p>Le moment d'une force par rapport à un axe est indépendant du point choisi</p></li></ul><p></p><p>sur l'axe.</p><p>Expression analytique du moment par rapport aux axes de coordonnées</p><p>Si une force <span data-latex="\vec{f}" data-type="inline-math"></span> est appliquée en A <span data-latex="(x_A, y_A, z_A)" data-type="inline-math"></span>, et si l'on prend l'origine O comme point P, les moments par rapport aux axes <span data-latex="Ox, Oy, Oz" data-type="inline-math"></span> sont :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="\vec{m}_{Ox}(f) = (y_A f_z - z_A f_y) \vec{1}_x" data-type="inline-math"></span></p></li><li><p><span data-latex="\vec{m}_{Oy}(f) = (z_A f_x - x_A f_z) \vec{1}_y" data-type="inline-math"></span></p></li><li><p><span data-latex="\vec{m}_{Oz}(f) = (x_A f_y - y_A f_x) \vec{1}_z" data-type="inline-math"></span></p></li></ul><p>Le moment résultant par rapport à l'origine est la somme vectorielle de ses composantes axiales : <span data-latex=" \vec{m}_O(f) = \vec{m}_{Ox}(f) + \vec{m}_{Oy}(f) + \vec{m}_{Oz}(f) " data-type="inline-math"></p><h2>Systeˋmesdeforces</h2><p>Unsysteˋmedeforcesestlensembledesforces<spandatalatex="fi"datatype="inlinemath"></span>agissantsimultaneˊmentsuruncorps.Cesysteˋmeestrepreˊsenteˊparunensembledevecteursglissants(parfoislieˊs).</p><h3>Vecteurscaracteˊristiquesdunsysteˋmedeforces</h3><p>Leseffetsdunsysteˋmedeforces(translationetrotation)peuvente^trerepreˊsenteˊspardeuxvecteurs"eˊquivalents"ausysteˋme:levecteurreˊsultantedesforcesetlevecteurmomentreˊsultant.</p><p>Deˊfinition</p><p>Lesysteˋmedeforces<spandatalatex="fi"datatype="inlinemath"></span>(ouˋ<spandatalatex="1in"datatype="inlinemath"></span>)estlensembledesforcesagissantsurunsolide.Ilpeute^trereˊduitaˋun<strong>vecteurreˊsultante</strong><spandatalatex="F"datatype="inlinemath"></span>etun<strong>vecteurmomentreˊsultant</strong><spandatalatex="MP"datatype="inlinemath"></span>enunpointP,quireproduisentlesme^meseffetsdetranslationetderotation.</p><p>Vecteur"Reˊsultante"desforces</p><p>Lareˊsultante<spandatalatex="F"datatype="inlinemath"></span>estlasommevectorielledetouteslesforcesdusysteˋme:<spandatalatex="</p><h2>Systèmes de forces</h2><p>Un système de forces est l'ensemble des forces <span data-latex="\vec{f}_i" data-type="inline-math"></span> agissant simultanément sur un corps. Ce système est représenté par un ensemble de _vecteurs glissants_ (parfois liés).</p><h3>Vecteurs caractéristiques d'un système de forces</h3><p>Les effets d'un système de forces (translation et rotation) peuvent être représentés par deux vecteurs "équivalents" au système : le _vecteur résultante des forces_ et le _vecteur moment résultant_.</p><p>Définition</p><p>Le système de forces <span data-latex="\vec{f}_i" data-type="inline-math"></span> (où <span data-latex="1 \leq i \leq n" data-type="inline-math"></span>) est l'ensemble des forces agissant sur un solide. Il peut être réduit à un <strong>vecteur résultante</strong> <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et un <strong>vecteur moment résultant</strong> <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> en un point P, qui reproduisent les mêmes effets de translation et de rotation.</p><p>Vecteur "Résultante" des forces</p><p>La résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est la somme vectorielle de toutes les forces du système : <span data-latex=" \vec{F} = \sum_{i=1}^{n} \vec{f}_i " data-type="inline-math">\vec{F}\vec{F}$ est un _vecteur libre_ dont le point d'application n'est pas encore défini.

Vecteur "Moment résultant"

Le moment résultant est la somme vectorielle des moments de chaque force par rapport au point P : &#x27; in math mode at position 67: …an data-latex=&quot;̲ Les composante…" style="color:#cc0000">undefined \vec{M}_{P

'}(f) = \vec{M}_P(f) - \vec{P P'} \times \vec{f} &#x27; in math mode at position 49: …an data-latex=&quot;̲ \vec{M}_P(f) =…" style="color:#cc0000"></p><p>En particulier :</p><p><span data-latex="$ \vec{M}_P(f) = \vec{M}_O(f) - \vec{OP} \times \vec{f} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2.2.3. Moment d&#x27;une force par rapport à un axe&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A) Définitions&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le moment par rapport à un axe est la composante du moment qui est utile pour la rotation d&#x27;un solide autour de cet axe.&lt;/p&gt;&lt;ol class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;moment de &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; par rapport à un axe &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la projection sur cet axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; du moment de la force par rapport à un point quelconque P de l&#x27;axe.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Alternativement, le &lt;strong&gt;moment de &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; par rapport à un axe &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est le moment de la projection de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; sur un plan &lt;span data-latex=&quot;\pi&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; perpendiculaire à l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, par rapport au point P d&#x27;intersection de l&#x27;axe et du plan &lt;span data-latex=&quot;\pi&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;Ce moment &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_a(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un vecteur aligné avec l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;B) Expression vectorielle&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En utilisant la première définition :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \vec{m}_a(f) = (\vec{m}_P(f) \bullet \vec{1}_a) \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;où &lt;span data-latex=&quot;\vec{1}_a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est le vecteur unitaire de l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le module&lt;/p&gt;&lt;p&gt;de la projection est :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; m_a(f) = \vec{m}_P(f) \bullet \vec{1}_a = (\vec{PA} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Donc, l&#x27;expression vectorielle s&#x27;écrit :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \vec{m}_a(f) = [(\vec{PA} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a] \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Propriétés :&lt;/p&gt;&lt;ol class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_a(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un &lt;strong&gt;vecteur glissant&lt;/strong&gt; sur l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_a(f) = \vec{0}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; si la ligne d&#x27;action de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; rencontre l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; ou si la ligne d&#x27;action de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est parallèle à l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Le moment d&#x27;une force par rapport à un axe est &lt;strong&gt;indépendant du point P choisi sur la droite&lt;/strong&gt;. Si P et P&#x27; sont deux points sur l&#x27;axe &lt;span data-latex=&quot;a&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; : &lt;span data-latex=&quot; [(\overrightarrow{PA} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a] \vec{1}_a = [(\overrightarrow{P'A} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a] \vec{1}_a " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Cela se justifie car " data-type="inline-math"></span>\overrightarrow{P'P}<span data-latex=" est colinéaire à " data-type="inline-math"></span>\vec{1}_a<span data-latex=", donc " data-type="inline-math"></span>(\overrightarrow{P'P} \times \vec{f}) \bullet \vec{1}_a = 0.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p&gt;C) Expression analytique&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour des axes de coordonnées (Ox, Oy, Oz), le moment par rapport à l&#x27;axe Ox est la composante &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_{Ox}(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; du moment total &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_O(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si&lt;/p&gt;&lt;p&gt;P est l&#x27;origine O, et une force &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est appliquée en A &lt;span data-latex=&quot;(x_A, y_A, z_A)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \vec{m}_{Ox}(f) = (y_A f_z - z_A f_y) \vec{1}_x " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \vec{m}_{Oy}(f) = (z_A f_x - x_A f_z) \vec{1}_y " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \vec{m}_{Oz}(f) = (x_A f_y - y_A f_x) \vec{1}_z " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le moment total par rapport à l&#x27;origine O est la somme de ces moments axiaux :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \vec{m}_O(f) = \vec{m}_{Ox}(f) + \vec{m}_{Oy}(f) + \vec{m}_{Oz}(f) " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Chapitre 3. Systèmes de Forces&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce chapitre aborde la notion de &lt;strong&gt;systèmes de forces&lt;/strong&gt;, c&#x27;est-à-dire l&#x27;ensemble des forces agissant simultanément sur un corps. L&#x27;objectif est de réduire ces systèmes complexes à des éléments plus simples (résultante et moment résultant) qui décrivent les mêmes effets de translation et de rotation.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;3.1. Vecteurs caractéristiques d&#x27;un système de forces&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;3.1.1. Définition&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;système de forces&lt;/strong&gt; est l&#x27;ensemble des forces &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; (où &lt;span data-latex=&quot;1 \leq i \leq n&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;) qui agissent simultanément sur un point matériel ou un solide. Ces forces sont représentées par des vecteurs, généralement glissants ou&lt;/p&gt;&lt;p&gt;parfois liés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les effets de translation et de rotation du solide, dus à chaque force et chaque moment, s&#x27;additionnent vectoriellement. Si un autre système de forces produit le même mouvement, il est dit &lt;strong&gt;équivalent&lt;/strong&gt;. Tout système de forces peut être remplacé par deux vecteurs &quot;équivalents&quot; :&lt;/p&gt;&lt;ul class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;vecteur &quot;résultante&quot; des forces &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;vecteur &quot;moment résultant&quot; &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; par rapport à un point P.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Ces deux vecteurs sont appelés &lt;strong&gt;vecteurs caractéristiques&lt;/strong&gt; du système de forces.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.1.2. Vecteur &quot;Résultante&quot; des forces&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Définition :&lt;/strong&gt; La &lt;strong&gt;résultante &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la somme vectorielle de toutes les forces qui composent le système. &lt;span data-latex=&quot; \vec{F} = \vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \vec{f}_3 + \dots = \sum_{i=1}^{n} \vec{f}_i " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Dans une base orthonormée Oxyz, les composantes de &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; sont :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; F_x = \sum_{i=1}^{n} f_{ix}; \quad F_y = \sum_{i=1}^{n} f_{iy}; \quad F_z = \sum_{i=1}^{n} f_{iz} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un &lt;strong&gt;vecteur libre&lt;/strong&gt; ; elle n&#x27;a pas de point d&#x27;application déterminé sur le solide.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.1.3. Vecteur &quot;Moment résultant&quot;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Définition :&lt;/strong&gt; Le &lt;strong&gt;moment résultant &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la somme vectorielle des moments de chacune des forces par rapport au point P.</span></p></blockquote><p></p><p>\boxed{\vec{M}_P = \vec{m}_P(f_1) + \vec{m}_P(f_2) + \vec{m}_P(f_3) + \dots = \sum_{i=1}^{n} \vec{m}_P(f_i)} <span class="katex-error" title="ParseError: KaTeX parse error: Can&#x27;t use function &#x27;' in math mode at position 180: …an data-latex="̲ \vec{M}_O = M_…" style="color:#cc0000">&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si le moment résultant est calculé par rapport à l&#x27;origine O (&lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_O&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;), ses composantes sont :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \vec{M}_O = M_{Ox} \vec{1}_x + M_{Oy} \vec{1}_y + M_{Oz} \vec{1}_z " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Où &lt;span data-latex=&quot;M_{Ox(y,z)}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est le moment résultant par rapport à l&#x27;axe x (y, z).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Formule de changement de centre des moments résultants :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \boxed{\vec{M}_P = \vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F}} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Cette relation découle directement de la formule de changement de centre pour une seule force, appliquée à la somme de toutes les forces.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.1.4. Invariants d&#x27;un système de forces et leur réduction&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lorsqu&#x27;on réduit un système de forces, on cherche à le remplacer par des éléments équivalents pour simplifier l&#x27;analyse de ses effets.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A) &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un invariant vectoriel&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un &lt;strong&gt;invariant vectoriel&lt;/strong&gt;. Elle est indépendante du choix du point par rapport auquel les moments sont calculés et du système d&#x27;axes&lt;/p&gt;&lt;p&gt;utilisé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;B) &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; n&#x27;est pas un invariant vectoriel&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le moment résultant &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;n&#x27;est pas un invariant vectoriel&lt;/strong&gt;. Il dépend du point P par rapport auquel il est calculé. Il est crucial de spécifier ce point de référence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C) &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P \bullet \vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un invariant scalaire&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le produit scalaire &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P \bullet \vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est un &lt;strong&gt;invariant scalaire&lt;/strong&gt;. &lt;span data-latex=&quot; \vec{M}_P \bullet \vec{F} = (\vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F}) \bullet \vec{F} = \vec{M}_O \bullet \vec{F} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Ceci montre que la projection de " data-type="inline-math"></span>\vec{M}_P<span data-latex=" sur la direction de " data-type="inline-math"></span>\vec{F}$ est constante, quel que soit le point P.</p><p><strong>Remarques :</strong></p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p>Pour un système de forces <strong>coplanaires</strong> dans Oxy, <span data-latex="\vec{M}_P \bullet \vec{F} = 0" data-type="inline-math"></span>, car <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> est perpendiculaire au plan des forces (suivant <span data-latex="\vec{1}_z" data-type="inline-math"></span>).</p></li><li><p>Si <span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>, alors <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> devient un <strong>invariant vectoriel</strong> : <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>. Le moment résultant est le même pour tout point de l'espace.</p></li></ol><h3>3.2. Réduction d'un système de forces</h3><p>3.2.1. Principe</p><p>Réduire un système de forces <span data-latex="\vec{f}_i" data-type="inline-math"></span> en un point O consiste à le remplacer par ses deux vecteurs caractéristiques : la résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et le moment résultant <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>.</p><p>Cas particuliers de réduction :</p><ol class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le système de forces est équivalent à <span data-latex="\vec{0}" data-type="inline-math"></span> en tous points de l'espace. Le corps est en <strong>équilibre</strong>.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le systeme se réduit au seul vecteur <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span> en tout point de l'espace. Le seul mouvement possible est une <strong>rotation</strong> (cas des couples de forces).</p></li><li><p><span data-latex="\vec{F} \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O = \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le seul mouvement possible est une <strong>translation</strong>.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{F} \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> et </strong><span data-latex="\vec{M}_O \neq \vec{0}" data-type="inline-math"></span><strong> :</strong> Le système est réduit à une force <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et un moment <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span>. Il existe des points où <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> est nul ou minimal.</p></li></ol><p>3.2.2. Forces concourantes (Théorème de Varignon)</p><p>Si toutes les forces <span data-latex="\vec{f}_1, \ldots, \vec{f}_n" data-type="inline-math"></span> sont <strong>concourantes</strong> en un point A :</p><blockquote><p><strong>Théorème de Varignon :</strong> Dans un système de forces concourantes en A, le moment résultant (par rapport à un point quelconque O) est égal au moment de la résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> (par rapport au même point O), si <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> est localisée sur une ligne d'action passant par A. <span data-latex="$ \vec{M}_O = \vec{OA} \times \vec{F} = \vec{m}_O(F) " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Pour tout point P sur la ligne d&#x27;action de &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; passant par A (&lt;/p&gt;&lt;p&gt;appelée &lt;strong&gt;axe central&lt;/strong&gt; dans ce cas), le moment résultant &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P = \vec{m}_P(F) = \vec{0}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;. La réduction du système se résume à la seule résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.2.3. Axe Central d&#x27;un système de force&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Définition :&lt;/strong&gt; L&#x27;&lt;strong&gt;axe central (AC)&lt;/strong&gt; d&#x27;un système de forces est le lieu géométrique des points par rapport auxquels le moment résultant est minimum.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conséquence :&lt;/strong&gt; Les vecteurs résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et moment résultant &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; (avec &lt;span data-latex=&quot;P \in AC&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;) sont colinéaires. Le moment résultant est minimal et aligné avec la résultante des forces.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.2.4. Forces quelconques dans l&#x27;espace&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un systeme de forces quelconque dans l&#x27;espace, la réduction en un point Q donne une résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et un moment résultant &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_Q&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; qui ne sont pas nécessairement alignés. L&#x27;invariant scalaire &lt;span data-latex=&quot;\vec{F} \bullet \vec{M}_Q&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; reste constant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#x27;axe central est défini comme le lieu des points P pour lesquels &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; sont alignés. Cela implique que &lt;span data-latex=&quot;\|\vec{M}_P\|&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est minimum.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#x27;équation vectorielle de l&#x27;axe central est donnée par :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \boxed{\vec{OP} = \frac{\vec{F} \times \vec{M}_O}{\left\|\vec{F}\right\|^2} + m \vec{F} \quad (m \in \mathbb{R})} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;où &lt;span data-latex=&quot;\vec{OP}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est le vecteur position d&#x27;un point P sur l&#x27;axe central. Le premier terme représente le point P&#x27; (point de percée de l&#x27;axe central dans le plan perpendiculaire à &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; passant par O) :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \vec{OP}' = \frac{\vec{F} \times \vec{M}_O}{\left\|\vec{F}\right\|^2} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La valeur minimale du moment résultant est :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \left\| \vec{M}_{P\min} \right\| = \frac{\left| \vec{F} \cdot \vec{M}_Q \right|}{\left\| \vec{F} \right\|} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les équations cartésiennes de l&#x27;axe central sont déterminées à partir des équations paramétriques : &lt;span data-latex=&quot; \left\{ \begin{array}{l} x = X + m F_x \\ y = Y + m F_y \\ z = Z + m F_z \end{array} \right. " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;où &lt;span data-latex=&quot;(X,Y,Z)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; sont les composantes de &lt;span data-latex=&quot;\vec{OP}&#x27;&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.2.5. Forces coplanaires quelconques&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans un plan Oxy, un système de forces &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; se réduit en O à une résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et un moment &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_O&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; perpendiculaire au plan. L&#x27;équation de l&#x27;axe central pour des forces coplanaires est :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \boxed{x F_y - y F_x = M_{Oz}} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ceci représente une droite dans le plan. Pour tout point P appartenant à cet axe central, &lt;span data-latex=&quot;\vec{M}_P = \vec{0}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, ce qui est bien le moment résultant minimum. La réduction du système en un point de l&#x27;axe central donne la seule résultante &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.2.6. Forces parallèles&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un système de forces parallèles, l&#x27;axe central est particulier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A) Coplanaires&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si des forces parallèles et coplanaires sont, par exemple, parallèles à l&#x27;axe Oy à des abscisses &lt;span data-latex=&quot;x_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L&#x27;équation de l&#x27;axe central est :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; x_{AC} = \dfrac{F_y M_{Oz}}{\left\| \vec{F}_y \right\|^2} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une autre forme, issue du théorème de Varignon étendu, est :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; x_{AC} = \dfrac{\sum_{i=1}^{n} (x_i f_{iy})}{F_y} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réduction consiste alors en la seule force &lt;span data-latex=&quot;\vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; appliquée au point &lt;span data-latex=&quot;x_{AC}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;B) Forces parallèles dans l&#x27;espace&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si les forces parallèles sont dans l&#x27;espace (ex: parallèles à Oz) :&lt;/p&gt;&lt;ul class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;On peut utiliser la formule générale de l&#x27;axe central : &lt;span data-latex=&quot;\vec{OP} = \frac{\vec{F} \times \vec{M}_O}{\left\| \vec{F} \right\|^2} + m \vec{F}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Ou, avec le théorème de Varignon étendu, les équations de l&#x27;axe central sont : &lt;span data-latex=&quot; x_{AC} = \frac{\sum_{i=1}^{n} (x_i f_{iz})}{F_z} \quad \text{et} \quad y_{AC} = \frac{\sum_{i=1}^{n} (y_i f_{iz})}{F_z} " data-type="inline-math"></span>$ La position de l'axe central est indépendante du choix du système d'axes.</p></li></ul><p>C) Cas particulier : le couple de forces</p><p>Un <strong>couple de forces</strong> est un système de deux forces opposées (même module, sens contraires, parallèles mais non colinéaires). Sa résultante <span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>.</p><p>L'action d'un couple se réduit à un effet de rotation, caractérisé par le <strong>moment du couple</strong> <span data-latex="\vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>, qui est <strong>indépendant du point</strong> par rapport auquel il est calculé.</p><p><span data-latex="$ \vec{M}_O = \vec{m}_O(f_1) + \vec{m}_O(f_2) = \vec{OA} \times \vec{f}_1 + \vec{OB} \times \vec{f}_2 " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Comme " data-type="inline-math"></span>\vec{f}_2 = -\vec{f}_1<span data-latex=" et " data-type="inline-math"></span>\vec{M}_P = \vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F} = \vec{M}_O<span data-latex=" (car " data-type="inline-math"></span>\vec{F} = \vec{0}).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le module du moment du couple est &lt;span data-latex=&quot;\left\| \vec{M}_O \right\| = \left\| \vec{f}_1 \right\| d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, où &lt;span data-latex=&quot;d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la distance perpendiculaire entre les deux forces (bras de levier).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deux couples sont équivalents s&#x27;ils ont le même moment. Cela signifie qu&#x27;ils doivent être dans des plans parallèles et que le produit force-distance reste constant.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;3.3. Modifications à l&#x27;intérieur d&#x27;un système de forces&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;3.3.1. Changement du point d&#x27;application d&#x27;une force&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une force &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; appliquée en A peut être déplacée vers un point B (non situé sur la ligne d&#x27;action de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;) si l&#x27;on ajoute un &lt;strong&gt;couple de transport&lt;/strong&gt; dont le moment est &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_B(f) = \vec{BA} \times \vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce nouveau système (force &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; en B + couple &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_B(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;) est équivalent au système initial (force &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; en A).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3.3.2. Décomposition d&#x27;une force&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une force &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; peut être décomposée en plusieurs forces.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Décomposition en forces concourantes :&lt;/strong&gt; Si la ligne d&#x27;action de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; passe par un point A, &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; peut être remplacée par &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \dots&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; dont les lignes d&#x27;action passent aussi par A.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Décomposition en forces parallèles :&lt;/strong&gt; &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; peut être remplacée par &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \dots&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; dont les lignes d&#x27;action sont parallèles à &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, à condition que leur somme algébrique soit &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et que leur moment résultant par rapport à un point P sur la ligne d&#x27;action de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; soit nul.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour deux forces parallèles &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}_1&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}_2&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \left\{ \begin{array}{l} \vec{f} = \vec{f}_1 + \vec{f}_2 \\ \left\| \vec{f}_1 \right\| d_1 = \left\| \vec{f}_2 \right\| d_2 \end{array} \right. " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;3.3.3. Remplacement du vecteur moment&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un moment &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_O(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; appliqué en O peut être remplacé par un couple de forces &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et &lt;span data-latex=&quot;-\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; dans un plan perpendiculaire à &lt;span data-latex=&quot;\vec{m}_O(f)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, espacées d&#x27;une distance &lt;span data-latex=&quot;d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; telle que &lt;span data-latex=&quot;\left\| \vec{f} \right\| d = \left\| \vec{m}_O(f) \right\|&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;. Il existe une infinité de possibilités pour choisir la direction et le module de &lt;span data-latex=&quot;\vec{f}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et la distance &lt;span data-latex=&quot;d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Chapitre 4. Géométrie des Masses&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce chapitre introduit les concepts de &lt;strong&gt;géométrie des masses&lt;/strong&gt;, qui englobe la définition et les propriétés de paramètres caractérisant les systèmes matériels. Ces paramètres fournissent une information globale sur la distribution de la masse et sont fondamentaux pour l&#x27;étude dynamique des systèmes.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;4.1. Description d&#x27;un système matériel&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;4.1.1. Notion de point matériel&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;point matériel&lt;/strong&gt; est une idéalisation : un point doué de masse, sans dimension (ni volume, ni surface). Cette abstraction est utile lorsque les dimensions d&#x27;un objet peuvent être négligées dans l&#x27;étude de son mouvement ou de son équilibre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.1.2. Systèmes matériels&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;système de points matériels&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;système matériel&lt;/strong&gt; est un ensemble (fini ou non) de points matériels.&lt;/p&gt;&lt;ul class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Si le nombre de points est fini, la &lt;strong&gt;masse totale &lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;m&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; du système est la somme des masses &lt;span data-latex=&quot;m_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; de chaque point : &lt;span data-latex=&quot;m = \sum_{i=1}^{n} m_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Pour une représentation continue (objets avec un grand nombre de points matériels très rapprochés), on associe à chaque élément différentiel &lt;span data-latex=&quot;d\Omega&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; (longueur, surface, volume) une masse élémentaire &lt;span data-latex=&quot;dm = \rho \, d\Omega&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, où &lt;span data-latex=&quot;\rho&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la masse unitaire (par unité de longueur, surface ou volume).&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;La masse totale d&#x27;un système continu &lt;span data-latex=&quot;S&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est &lt;span data-latex=&quot;m = \int_S dm = \int_S \rho \, d\Omega&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.1.3. Utilité de la géométrie des masses&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La géométrie des masses caractérise les systèmes matériels par :&lt;/p&gt;&lt;ul class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;centre de masse&lt;/strong&gt; : un point moyen qui fournit une information globale sur la situation du système.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;moments et produits d&#x27;inertie&lt;/strong&gt; : des paramètres qui caractérisent la dispersion (ou concentration) des points du système autour d&#x27;un point, d&#x27;une droite ou d&#x27;un plan donnés.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Ces paramètres jouent un rôle fondamental dans l&#x27;étude dynamique des systèmes, en plus de leur rôle de caractérisation globale.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;4.2. Centre de masse&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;4.2.1. Définition du centre de masse&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;centre de masse (G)&lt;/strong&gt;, également appelé &lt;strong&gt;centre d&#x27;inertie&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;barycentre&lt;/strong&gt;, est un point unique associé à un système de masses.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A) Expression vectorielle&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un système de &lt;span data-latex=&quot;n&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; points &lt;span data-latex=&quot;A_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; de masses &lt;span data-latex=&quot;m_i&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et une masse totale &lt;span data-latex=&quot;m = \sum m_i &amp;gt; 0&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, le point G est défini par la relation :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; m \vec{OG} = \sum_{i=1}^{n} m_i \vec{OA_i} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce qui donne :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \boxed{\vec{OG} = \frac{\sum_{i=1}^{n} m_i \vec{OA_i}}{m}} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le point G ainsi défini est indépendant du point O choisi comme origine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Remarques :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Il peut être utile, pour certains problèmes, d&#x27;admettre des points à &lt;strong&gt;masse négative&lt;/strong&gt;, à condition que la masse totale du système reste positive.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Définition dynamique :&lt;/strong&gt; Le centre d&#x27;inertie est le point dont le vecteur position représente la vitesse moyenne du système dans l&#x27;espace.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Définition intrinsèque :&lt;/strong&gt; G est également défini par &lt;span data-latex=&quot;\sum m_i \vec{GA_i} = \vec{0}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, ce qui revient à placer l&#x27;origine du système d&#x27;axes en G.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Pour les &lt;strong&gt;répartitions continues de masses&lt;/strong&gt;, la somme est remplacée par une intégrale : &lt;span data-latex=&quot; m \vec{OG} = \int_S \vec{OA} \, dm = \int_S \vec{OA} \, \rho \, d\Omega " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" où " data-type="inline-math"></span>d\Omega$ est un élément différentiel de courbe, de surface ou de volume.</p></li><li><p><span data-latex="\vec{OA}" data-type="inline-math"></span> représente le vecteur position du centre de gravité de l'élément <span data-latex="dm" data-type="inline-math"></span>.</p></li></ol><p>B) Coordonnées du centre de masse</p><p>À partir de l'expression vectorielle,</p><p>les coordonnées du centre de masse <span data-latex="G(x_G, y_G, z_G)" data-type="inline-math"></span> sont :</p><p></p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Pour un système de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points <span data-latex="A_i(x_i, y_i, z_i)" data-type="inline-math"></span> : <span data-latex="$ x_G = \frac{\sum m_i x_{A_i}}{m}; \quad y_G = \frac{\sum m_i y_{A_i}}{m}; \quad z_G = \frac{\sum m_i z_{A_i}}{m} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Pour un système continu &lt;span data-latex=&quot;S&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; (avec &lt;span data-latex=&quot;G_{dm}(x_{Gdm}, y_{Gdm}, z_{Gdm})&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; les coordonnées du centre de la masse &lt;span data-latex=&quot;dm&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;) : &lt;span data-latex=&quot; x_G = \frac{\int_S x_{Gdm} dm}{m}; \quad y_G = \frac{\int_S y_{Gdm} dm}{m}; \quad z_G = \frac{\int_S z_{Gdm} dm}{m} " data-type="inline-math"></span>$</p></li></ul><p>4.2.2. Centre de masse et centre de gravité</p><p>A) Champ gravifique uniforme</p><p>Le <strong>centre de gravité</strong> est défini comme le point d'application de la résultante des forces de pesanteur.</p><p>Dans un <strong>champ gravifique uniforme</strong> (où le vecteur accélération de la pesanteur \vec&lt;/p&gt;&lt;p&gt;{g} est constant en grandeur et en direction), le centre de gravité est <strong>confondu avec le centre de masse</strong> G.</p><p></p><p>Ceci est démontré en suspendant un système en différents points. La verticale passant par le point de suspension à l'équilibre doit passer par le centre de gravité. Puisque les forces <span data-latex="\vec{p}_i = m_i \vec{g}" data-type="inline-math"></span> sont toutes parallèles, la résultante <span data-latex="\vec{P} = \sum m_i \vec{g}" data-type="inline-math"></span> est appliquée sur son axe central. Les coordonnées de cet axe central, <span data-latex="x_{d1}" data-type="inline-math"></span> et <span data-latex="y_{d1}" data-type="inline-math"></span>, s'écrivent :</p><p><span data-latex="$ x_{d1} = \frac{\sum x_i m_i}{m}; \quad y_{d1} = \frac{\sum y_i m_i}{m} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces expressions sont identiques à celles du centre de masse, prouvant que G se trouve sur cet axe central. La généralisation pour les systèmes continus est similaire en remplaçant les sommes par des intégrales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;B) Solide homogène&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un systeme &lt;span data-latex=&quot;S&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est &lt;strong&gt;homogène&lt;/strong&gt; si sa masse unitaire &lt;span data-latex=&quot;\rho&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; (par unité de longueur, surface ou volume) est constante pour tout élément différentiel &lt;span data-latex=&quot;d\Omega&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ce cas, &lt;span data-latex=&quot;\rho&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; se simplifie dans les expressions des coordonnées du centre de masse :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; x_G = \frac{\int_S x_{G d\Omega} d\Omega}{\int_S d\Omega} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce qui signifie que pour un solide volumique homogène, le centre de masse est confondu avec le &lt;strong&gt;&quot;centre de volume&quot;&lt;/strong&gt;. Les mêmes simplifications s&#x27;appliquent pour les centres de surface et de ligne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Remarque :&lt;/strong&gt; Sauf mention contraire, les systèmes matériels seront considérés comme homogènes et placés dans un champ gravifique constant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.2.3.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Systèmes à symétrie matérielle&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;élément de symétrie matérielle&lt;/strong&gt; (centre, axe ou plan) d&#x27;un système est un élément de symétrie pour lequel deux points correspondants ont la même masse (symétrie géométrique et massique).&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Si un système possède un élément de symétrie matérielle, le centre de masse du système &lt;strong&gt;appartient à cet élément de symétrie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Ceci est dû au fait que le centre de masse est unique. Si G n&#x27;appartenait pas à l&#x27;élément de symétrie, son symétrique G&#x27;&#x27; serait aussi un centre de masse, ce qui contredirait l&#x27;unicité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.2.4. Cas particuliers : les systèmes rectilignes et les systèmes plans&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si un système de &lt;span data-latex=&quot;n&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; points matériels est contenu dans une droite ou un plan, son centre de masse G appartient à cette droite ou à ce plan.&lt;/p&gt;&lt;ul class=&quot;tight&quot; data-tight=&quot;true&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Si le système est rectiligne (le long de l&#x27;axe Ox), alors &lt;span data-latex=&quot;y_G = z_G = 0&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;p&gt;Si le système est plan (dans le plan Oxy), alors &lt;span data-latex=&quot;z_G = 0&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Pour un système rectiligne le long d&#x27;une droite &lt;span data-latex=&quot;d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; définie par O et un vecteur unitaire &lt;span data-latex=&quot;\vec{1}_d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;, avec &lt;span data-latex=&quot;\vec{OA_i} = k_i \vec{1}_d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \boxed{\vec{OG} = \frac{\sum m_i k_i}{m} \vec{1}_d} " data-type="inline-math"></span>$</p><p>Ceci prouve que G se situe sur la droite &lt;/p&gt;&lt;p&gt;d.</p><p></p><p><strong>Remarque :</strong> Pour des systèmes courbes (non rectilignes) ou des surfaces non planes, le centre de masse n'appartient pas nécessairement à la courbe ou à la surface elle-même. Le centre de masse n'est pas forcément un point matériel du système.</p><p>4.2.5. Théorèmes de Guldin</p><p>Les théorèmes de Guldin permettent de calculer des aires ou des volumes de révolution à partir de la surface ou de la ligne génératrice et de la position de son centre de masse.</p><p>A) Premier théorème</p><blockquote><p>Le <strong>premier théorème de Guldin</strong> énonce que la surface de révolution engendrée par une ligne tournant autour d'un axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> (situé dans son plan et ne la traversant pas) est égale au produit de la longueur de la ligne par la circonférence que décrit son centre de masse. <span data-latex="$ \boxed{A_l = 2\pi r_G s} " data-type="inline-math"></span>$ Où :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="A_l" data-type="inline-math"></span> est l'aire de la surface de révolution.</p></li><li><p><span data-latex="s" data-type="inline-math"></span> est la longueur de la ligne génératrice.</p></li><li><p><span data-latex="r_G" data-type="inline-math"></span> est la distance du centre de masse G de la ligne à l'axe de rotation.</p></li></ul></blockquote><p>Il est démontré en considérant un élément d'arc <span data-latex="ds" data-type="inline-math"></span> qui engendre un tronc de cône d'aire latérale <span data-latex="dA = 2\pi y \, ds" data-type="inline-math"></span>. L'intégration sur toute la ligne <span data-latex="s" data-type="inline-math"></span> conduit à A_l = 2\pi \int_s y \, ds = 2\pi s (\frac{1}{s}\int_&lt;/p&gt;&lt;p&gt;s y \, ds) = 2\pi s y_G = 2\pi s r_G.</p><p></p><p>B) Second théorème</p><blockquote><p>Le <strong>second théorème de Guldin</strong> énonce que le volume de révolution engendré par une surface tournant autour d'un axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> (situé dans son plan et ne la traversant pas) est égal au produit de l'aire de cette surface par la circonférence que décrit son centre de masse. <span data-latex="$ \boxed{V_A = 2\pi r_G A} " data-type="inline-math"></span>$ Où :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p><span data-latex="V_A" data-type="inline-math"></span> est le volume de révolution.</p></li><li><p><span data-latex="A" data-type="inline-math"></span> est l'aire de la surface génératrice.</p></li><li><p><span data-latex="r_G" data-type="inline-math"></span> est la distance du centre de masse G de la surface à l'axe de rotation.</p></li></ul></blockquote><p>Il est démontré en considérant un élément de surface <span data-latex="dA" data-type="inline-math"></span> qui engendre un volume élémentaire <span data-latex="dV = 2\pi y \, dA" data-type="inline-math"></span>. L'intégration sur toute la surface <span data-latex="A" data-type="inline-math"></span> conduit à <span data-latex="V_A = 2\pi \int_A y \, dA = 2\pi A (\frac{1}{A}\int_A y \, dA) = 2\pi A y_G = 2\pi A r_G" data-type="inline-math"></span>.</p><p><strong>Remarque :</strong> Il n'existe pas de troisième théorème de Guldin car la rotation d'un volume engendrerait une forme en 4 dimensions.</p><p>4.2.6. Principe de subdivision</p><blockquote><p>Si un système <span data-latex="S" data-type="inline-math"></span> de <span data-latex="n" data-type="inline-math"></span> points matériels <span data-latex="A_i" data-type="inline-math"></span> peut être subdivisé en un nombre fini de sous-ensembles disjoints, son centre de masse global peut être obtenu à partir des centres de masse de ces sous-ensembles, chacun étant doté de la masse totale du sous-ensemble.</p></blockquote><p>Ce principe est un cas particulier de la définition générale du centre de masse. Il est très</p><p>utile pour calculer le centre de masse de formes complexes en les décomposant en formes plus simples dont les centres de masse sont connus.</p><p></p><p>Une technique courante est d'utiliser des parties "négatives" pour représenter des découpes (par exemple, un carré avec un trou peut être vu comme un grand carré "positif" moins un petit carré "négatif").</p><h3>4.3. Moments d'inertie</h3><p>4.3.1. Introduction</p><p>Le moment d'inertie caractérise la répartition des masses (ou surfaces, ou lignes) autour d'un point ou d'un axe. Il est crucial car il influence la "réponse" d'un corps à la rotation, même si son centre de masse est identique, la dispersion de la masse peut varier. Par exemple, une poutre rectangulaire posée "à plat" ou sur sa "tranche" aura des propriétés de résistance différentes.</p><p>4.3.2. Définition du moment d'inertie</p><blockquote><p>Le <strong>moment d'inertie (</strong><span data-latex="J_r" data-type="inline-math"></span><strong>)</strong> d'un systeme par rapport à un élément de référence <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span> (qui peut être un point, une droite ou un plan) est la somme des produits des masses élémentaires du systeme par le carré de leur distance à l'élément de référence <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span>. <span data-latex="$ \boxed{J_r = \sum_{i=1}^{n} m_i d_i^2} \quad \text{(unité : kg m²)} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" Pour un système continu " data-type="inline-math"></span>S<span data-latex=" : " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \boxed{J_r = \int_S d^2 \, dm} \quad \text{(unité : kg m²)} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Où &lt;span data-latex=&quot;d&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la distance entre le centre de gravité de la masse élémentaire &lt;span data-latex=&quot;dm&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; et l&#x27;élément de référence &lt;span data-latex=&quot;r&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le moment d&#x27;inertie est d&#x27;autant plus grand que les masses sont éloignées de l&#x27;élément de référence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour les moments d&#x27;inertie par rapport aux axes de coordonnées (Ox, Oy, Oz), en utilisant les coordonnées &lt;span data-latex=&quot;(x, y, z)&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; d&#x27;une masse infinitésimale &lt;span data-latex=&quot;dm&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; J_x = \int_S (y^2 + z^2) dm " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_y = \int_S (z^2 + x^2) dm " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_z = \int_S (x^2 + y^2) dm " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un système discret de &lt;span data-latex=&quot;n&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; points matériels :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; J_x = \sum_{i=1}^{n} m_i (y_i^2 + z_i^2) " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_y = \sum_{i=1}^{n} m_i (z_i^2 + x_i^2) " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" J_z = \sum_{i=1}^{n} m_i (x_i^2 + y_i^2) " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.3.3. Moment d&#x27;inertie d&#x27;un corps de révolution&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un corps de révolution, le moment d&#x27;inertie par rapport à son axe de révolution peut être calculé en découpant le volume en disques minces. Si &lt;span data-latex=&quot;r&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est le rayon d&#x27;un disque à une hauteur &lt;span data-latex=&quot;h&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;</span> \boxed{J_{\overline</p><p>{OO'}}} = \frac{\pi}{2} \int_{0}^{H} r^{4} \, \rho \, dh <span class="katex-error" title="ParseError: KaTeX parse error: Can&#x27;t use function &#x27;' in math mode at position 1399: …an data-latex="̲ \boxed{J_a = J…" style="color:#cc0000">undefined</span> \boxed{i_{g_r} = \sqrt{\frac{J_r}{m}}} \quad \text{(unité</p><p>: m)} <span class="katex-error" title="ParseError: KaTeX parse error: Can&#x27;t use function &#x27;' in math mode at position 531: …an data-latex="̲ J_O = \int_S \…" style="color:#cc0000">&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il représente la distance à laquelle toute la masse &lt;span data-latex=&quot;m&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; devrait être concentrée par rapport à l&#x27;axe de référence pour avoir une inertie équivalente.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.3.6. Moment d&#x27;inertie polaire&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;moment d&#x27;inertie polaire (&lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;J_O&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt; est le moment d&#x27;inertie par rapport à un pôle O (un point), généralement le centre du système d&#x27;axes utilisé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est défini comme :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; J_O = \int_S \rho^2 \, dm \quad \text{ou} \quad \sum_i \rho_i^2 \, m_i " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;où &lt;span data-latex=&quot;\rho&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; est la distance du pôle O à la masse élémentaire &lt;span data-latex=&quot;dm&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En coordonnées cartésiennes, puisque &lt;span data-latex=&quot;\rho^2 = x^2 + y^2 + z^2&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \boxed{J_O = \int_S (x^2 + y^2 + z^2) dm = \frac{1}{2} (J_{Ox} + J_{Oy} + J_{Oz})} " data-type="inline-math"></span>&lt;/p&gt;&lt;p&gt;4.3.7. Produit d&#x27;inertie (moment d&#x27;inertie centrifuge)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;produits d&#x27;inertie (&lt;/strong&gt;&lt;span data-latex=&quot;J_{xy}, J_{yz}, J_{zx}&quot; data-type=&quot;inline-math&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt; sont définis comme :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span data-latex=&quot; \left\{J_{xy} = \int_S x y \, dm \quad \text{ou} \quad \sum_{i=1}^n x_i y_i m_i \right\} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" \left\{J_{yz} = \int_S y z \, dm \quad \text{ou} \quad \sum_{i=1}^n y_i z_i m_i \right\} " data-type="inline-math"></span><span data-latex=" " data-type="inline-math"></span>$ \left\{J_{zx} = \int_S x z \, dm \quad \text{</p><p>ou} \quad \sum_{i=1}^n x_i z_i m_i \right\}

Les produits d'inertie (aussi appelés moments d'inertie centrifuges) caractérisent le degré de déséquilibre dynamique des masses d'un corps en rotation. Pour un équilibre complet autour de l'axe z, et .

Un axe pour lequel les produits d'inertie (qui incluent cet axe dans leur indice, e.g., , ) sont nuls est appelé axe principal d'inertie par rapport au point O. Si un solide admet un plan de symétrie, l'axe perpendiculaire à ce plan et passant par le point O est un axe principal d'inertie.

L'axe principal d'inertie passant par le centre d'inertie du corps est appelé Axe Central Principal d'Inertie (A.C.P.I.).

Le théorème de Huyghens s'applique aussi aux produits d'inertie :

Le produit d'inertie d'un corps par rapport à deux axes donnés est égal au produit d'inertie par rapport à des axes parallèles aux premiers et passant par le centre de masse du corps (produit d'inertie propre), augmenté du produit de la masse totale du corps par le produit des distances entre les axes. $

4.3.8. Moments d'inertie par rapport à toutes les droites issues d'un point

Le moment d'inertie par rapport à une droite passant par l'origine O, dont le vecteur unitaire a pour composantes (cosα,</p><p>cosβ,cosγ)(\cos \alpha,</p><p>\cos \beta, \cos \gamma), est donné par :

$

varie avec la direction de la droite . Il existe trois directions orthogonales pour lesquelles le moment d'inertie est un extremum local : ce sont les axes principaux d'inertie en ce point. Si le point est le centre de masse G, on parle d'axes centraux principaux d'inertie (A.C.P.I.).

4.3.9. Cas particuliers : les systèmes plans

Les systèmes plans sont particulièrement importants en Résistance des Matériaux pour l'étude des sections de poutre. Pour un plan Oxy, la coordonnée est nulle. Les moments d'inertie deviennent des moments de surface ou moments quadratiques.

A) Moments de surface (moment d'inertie statique ou quadratique)

En remplaçant </p><p>z=0<spandatalatex="danslesformulesgeˊneˊrales,lesmomentsdinertiedesurface(souventnoteˊs"datatype="inlinemath"></span>I<spandatalatex="aulieude"datatype="inlinemath"></span>J</p><p>z=0<span data-latex=" dans les formules générales, les moments d'inertie de surface (souvent notés " data-type="inline-math"></span>I<span data-latex=" au lieu de " data-type="inline-math"></span>J) sont :

</p><p>Luniteˊest<spandatalatex="m4"datatype="inlinemath"></span>.</p><p>B)TheˊoreˋmedeKo¨nigHuyghens(changementdaxe)</p><p>Pourlessurfacesplanes,letheˊoreˋmedeKo¨nigHuyghens(appeleˊaussitheˊoreˋmedHuyghens)seˊnoncepourunaxe<spandatalatex="a"datatype="inlinemath"></span>paralleˋleaˋunaxe<spandatalatex="xG"datatype="inlinemath"></span>passantparlecentredegraviteˊGdelasurface:</p><p><spandatalatex="</p><p>L'unité est <span data-latex="m^4" data-type="inline-math"></span>.</p><p>B) Théorème de König-Huyghens (changement d'axe)</p><p>Pour les surfaces planes, le théorème de König-Huyghens (appelé aussi théorème d'Huyghens) s'énonce pour un axe <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> parallèle à un axe <span data-latex="x_G" data-type="inline-math"></span> passant par le centre de gravité G de la surface :</p><p><span data-latex=" \boxed{I_a = I_{x_G} + A d_{ax}^2} " data-type="inline-math"></p><p>Ouˋ<spandatalatex="A"datatype="inlinemath"></span>estlasurfacedelasectionet<spandatalatex="dax"datatype="inlinemath"></span>estladistanceentrelesdeuxaxes.<spandatalatex="IxG"datatype="inlinemath"></span>estlemomentdinertiepropredelasurface.Cetheˊoreˋmeestessentielpourcalculerlinertiedeformescomplexesenlesdeˊcomposanteneˊleˊmentssimples.</p><p>C)Produitdinertie</p><p>Pourlessurfacesplanes,leproduitdinertieest:</p><p><spandatalatex="</p><p>Où <span data-latex="A" data-type="inline-math"></span> est la surface de la section et <span data-latex="d_{ax}" data-type="inline-math"></span> est la distance entre les deux axes. <span data-latex="I_{x_G}" data-type="inline-math"></span> est le moment d'inertie propre de la surface. Ce théorème est essentiel pour calculer l'inertie de formes complexes en les décomposant en éléments simples.</p><p>C) Produit d'inertie</p><p>Pour les surfaces planes, le produit d'inertie est :</p><p><span data-latex=" \boxed{I_{xy} = \int_D x y \, dA} " data-type="inline-math"></p><p>Leproduitdinertieestunemesuredelasymeˊtriedelasurface.Silasurfaceposseˋdeaumoinsunaxedesymeˊtriepassantparlorigine,leproduitdinertiepropreparrapportaˋcetaxeestnul.Cestaˋdire:siOxet/ouOyestunaxedesymeˊtrie,alors<spandatalatex="Ixy=0"datatype="inlinemath"></span>.</p><p>D)Inertiepolaire</p><p>Pourunesurfaceplane(2D),linertiepolaire<spandatalatex="IO"datatype="inlinemath"></span>parrapportaupointOestlieˊeauxmomentsdinertieaxiauxpar:</p><p><spandatalatex="</p><p>Le produit d'inertie est une mesure de la symétrie de la surface. Si la surface possède au moins un axe de symétrie passant par l'origine, le produit d'inertie propre par rapport à cet axe est nul. C'est-à-dire : si Ox et/ou Oy est un axe de symétrie, alors <span data-latex="I_{xy}=0" data-type="inline-math"></span>.</p><p>D) Inertie polaire</p><p>Pour une surface plane (2D), l'inertie polaire <span data-latex="I_O" data-type="inline-math"></span> par rapport au point O est liée aux moments d'inertie axiaux par :</p><p><span data-latex=" \boxed{I_O = I_x + I_y} " data-type="inline-math"></p><p>Cetterelationdeˊcouledeladeˊfinitiongeˊneˊraleouˋ<spandatalatex="Iz=Ix+Iy"datatype="inlinemath"></span>en2D.</p><p>E)Rayondegiration</p><p>Pourunesurfaceplanedaire<spandatalatex="A"datatype="inlinemath"></span>,lerayondegiration(<spandatalatex="ig,r"datatype="inlinemath"></span>)parrapportaˋunaxedereˊfeˊrence<spandatalatex="r"datatype="inlinemath"></span>est:</p><p><spandatalatex="</p><p>Cette relation découle de la définition générale où <span data-latex="I_z = I_x + I_y" data-type="inline-math"></span> en 2D.</p><p>E) Rayon de giration</p><p>Pour une surface plane d'aire <span data-latex="A" data-type="inline-math"></span>, le rayon de giration (<span data-latex="i_{g,r}" data-type="inline-math"></span>) par rapport à un axe de référence <span data-latex="r" data-type="inline-math"></span> est :</p><p><span data-latex=" \boxed{i_{g,r} = \sqrt{\frac{I_r}{A}}} \quad \text{(unité : m)} " data-type="inline-math"></p><p>Enreˊsistancedesmateˊriaux,ilquantifielarigiditeˊdunesectionenflexionparrapportaˋsarigiditeˊencompressionetestutiliseˊdanslescalculsdeˊlancementdespoutresauflambage.</p><p>F)Axescentrauxprincipauxdinerties</p><p>Pourunesurfaceplane,lemomentdinertie<spandatalatex="Ia"datatype="inlinemath"></span>parrapportaˋunedroite<spandatalatex="a"datatype="inlinemath"></span>passantparOetfaisantunangle<spandatalatex="α"datatype="inlinemath"></span>avecOxest:</p><p><spandatalatex="</p><p>En résistance des matériaux, il quantifie la rigidité d'une section en flexion par rapport à sa rigidité en compression et est utilisé dans les calculs d'élancement des poutres au flambage.</p><p>F) Axes centraux principaux d'inerties</p><p>Pour une surface plane, le moment d'inertie <span data-latex="I_a" data-type="inline-math"></span> par rapport à une droite <span data-latex="a" data-type="inline-math"></span> passant par O et faisant un angle <span data-latex="\alpha" data-type="inline-math"></span> avec Ox est :</p><p><span data-latex=" \boxed{I_a = I_x \cos^2 \alpha + I_y \sin^2 \alpha - I_{xy} \sin(2\alpha)} " data-type="inline-math"></p><p>Les<strong>axesprincipauxdinertie</strong>sontlesdirectionspourlesquelles<spandatalatex="Ia"datatype="inlinemath"></span>estmaximumouminimum.Langle<spandatalatex="α"datatype="inlinemath"></span>decesaxesestdonneˊpar:</p><p><spandatalatex="</p><p>Les <strong>axes principaux d'inertie</strong> sont les directions pour lesquelles <span data-latex="I_a" data-type="inline-math"></span> est maximum ou minimum. L'angle <span data-latex="\alpha" data-type="inline-math"></span> de ces axes est donné par :</p><p><span data-latex=" \boxed{\alpha = \frac {1}{2} \arctan \left(\frac {2 I _ {x y}}{I _ {y} - I _ {x}}\right) + k \frac {\pi}{2}} " data-type="inline-math">$

Il y a deux axes principaux d'inertie, perpendiculaires entre eux. S'ils passent par le centre de masse G, ce sont les axes centraux principaux d'inertie (A.C.P.I.).

Cas particuliers :

  • Si , alors .

  • Si Ox ou Oy est un axe de symétrie matérielle, alors , et les axes Ox et Oy sont des axes principaux.

  • Si et (pour des axes centrés en G), alors est constant pour tout , et il y a une infinité d'A.C.P.I. (ex: cercles, carrés).

4.3.10. Ordre de calcul

Pour des figures planes complexes, l'ordre recommandé pour déterminer les A.C.P.I. et leurs moments d'inertie est :

  1. Choisir un système d'axes rectangulaires arbitraire, diviser la figure en parties simples et déterminer son centre de gravité G.

  2. Placer un système d'axes centraux (passant par G) parallèle au système initial. Utiliser le théorème d'Huyghens pour calculer , et pour ce système d'axes centré en G.

  3. Déterminer l'angle d'inclinaison des A.C.P.I. à l'aide de la formule .

  4. Calculer les valeurs des moments d'inertie centraux principaux I_{</p></li></ol><p></p><p>vectorielles fondamentales :</p><p></p><blockquote><p><span data-latex=" \boxed{\begin{array}{l} \vec{F} = \sum_{i=1}^{n} \vec{f}_i = \vec{0} \quad \text{(Équilibre de translation : la somme vectorielle des forces est nulle)} \\ \vec{M}_P = \sum_{i=1}^{n} \vec{m}_P(f_i) = \vec{0} \quad \text{(Équilibre de rotation : la somme des moments de forces par rapport à un point P quelconque est nulle)} \end{array}} " data-type="inline-math"></p><p>Comme<spandatalatex="MP=MOOP×F"datatype="inlinemath"></span>,si<spandatalatex="F=0"datatype="inlinemath"></span>,alors<spandatalatex="MP=MO"datatype="inlinemath"></span>.Donc,si<spandatalatex="F=0"datatype="inlinemath"></span>,ilsuffitquelemomentreˊsultantsoitnulparrapportaˋunseulpoint(ex:<spandatalatex="MO=0"datatype="inlinemath"></span>)pourquilsoitnulparrapportaˋtoutautrepointP.</p></blockquote><p>Cesconditionsimpliquentquonpeutmodifierlesysteˋmedesforcesexteˊrieuressansalteˊrerleˊquilibre,tantquelareˊsultante<spandatalatex="F"datatype="inlinemath"></span>etlemomentreˊsultant<spandatalatex="MP"datatype="inlinemath"></span>restentinchangeˊs.Enparticulier,onpeut:</p><ulclass="tight"datatight="true"><li><p>Faireglisseruneforcesursalignedaction(vecteurglissant).</p></li><li><p>Remplacerplusieursforcesconcourantesparleurreˊsultante(theˊoreˋmedeVarignon).</p></li><li><p>Deˊplaceruneforcesurunelignedactionparalleˋleenlaccompagnantd</p></li></ul><p></p><p>uncoupledetransport.</p><ulclass="tight"datatight="true"><li><p>Remplacerunmomentparuncoupledeforceseˊquivalent.</p></li></ul><p>5.1.3.Eˊquationsdeˊquilibre</p><p>Lesdeuxeˊgaliteˊsvectorielles(<spandatalatex="F=0"datatype="inlinemath"></span>et<spandatalatex="MP=0"datatype="inlinemath"></span>)sonttransformeˊeseneˊquationsalgeˊbriquesenprojetantlesvecteurssurlesaxesdecoordonneˊes.</p><p>A)DansunespaceorthonormeˊOxyz</p><p>Ondisposede<strong>sixeˊquationsfondamentalesdeˊquilibre</strong>pourlessolidesindeˊformables:</p><p><spandatalatex="</p><p>Comme <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{M}_O - \vec{OP} \times \vec{F}" data-type="inline-math"></span>, si <span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>, alors <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{M}_O" data-type="inline-math"></span>. Donc, si <span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>, il suffit que le moment résultant soit nul par rapport à un seul point (ex: <span data-latex="\vec{M}_O = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>) pour qu'il soit nul par rapport à tout autre point P.</p></blockquote><p>Ces conditions impliquent qu'on peut modifier le système des forces extérieures sans altérer l'équilibre, tant que la résultante <span data-latex="\vec{F}" data-type="inline-math"></span> et le moment résultant <span data-latex="\vec{M}_P" data-type="inline-math"></span> restent inchangés. En particulier, on peut :</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Faire glisser une force sur sa ligne d'action (vecteur glissant).</p></li><li><p>Remplacer plusieurs forces concourantes par leur résultante (théorème de Varignon).</p></li><li><p>Déplacer une force sur une ligne d'action parallèle en l'accompagnant d</p></li></ul><p></p><p>'un couple de transport.</p><ul class="tight" data-tight="true"><li><p>Remplacer un moment par un couple de forces équivalent.</p></li></ul><p>5.1.3. Équations d'équilibre</p><p>Les deux égalités vectorielles (<span data-latex="\vec{F} = \vec{0}" data-type="inline-math"></span> et <span data-latex="\vec{M}_P = \vec{0}" data-type="inline-math"></span>) sont transformées en équations algébriques en projetant les vecteurs sur les axes de coordonnées.</p><p>A) Dans un espace orthonormé Oxyz</p><p>On dispose de <strong>six équations fondamentales d'équilibre</strong> pour les solides indéformables :</p><p><span data-latex=" \boxed{\left\{ \begin{array}{l} F_x = \sum f_{ix} = 0 \\ F_y = \sum f_{iy} = 0 \\ F_z = \sum f_{iz} = 0 \end{array} \right.} \quad \text{et} \quad \boxed{\left\{ \begin{array}{l} M_{Ox} = \sum m_{Ox}(f_i) = 0 \\ M_{Oy} = \sum m_{Oy}(f_i) = 0 \\ M_{Oz} = \sum m_{Oz}(f_i) = 0 \end{array} \right.} " data-type="inline-math"></p><p>Cesysteˋmepermetdereˊsoudredesprobleˋmescomportantauplus<strong>sixinconnuesscalaires</strong>.</p><p>B)DansunplanorthonormeˊOxy</p><p>Ondisposede<strong>troiseˊquationsdeˊquilibre</strong>:</p><p><spandatalatex="</p><p>Ce système permet de résoudre des problèmes comportant au plus <strong>six inconnues scalaires</strong>.</p><p>B) Dans un plan orthonormé Oxy</p><p>On dispose de <strong>trois équations d'équilibre</strong> :</p><p><span data-latex=" \boxed{\left\{ \begin{array}{l} F_x = \sum f_{ix} = 0 \\ F_y = \sum f_{iy} = 0 \\ M_{Oz} = \sum m_{Oz}(f_i) = 0 \end{array} \right.} " data-type="inline-math">undefined \boxed{\frac{\left\| \vec{f}_1 \right\|}{\sin \alpha} = \frac{\left\| \vec{f}_2 \right\|}{\sin \beta} = \frac{\left\| \vec{f}_3 \right\|}{\sin \gamma}} " data-type="inline-math"></p><p>oulaformuledestrianglesquelconques:</p><p><spandatalatex="</p><p>ou la formule des triangles quelconques :</p><p><span data-latex=" \boxed{\left\| \vec{f}_1 \right\|^2 = \left\| \vec{f}_2 \right\|^2 + \left\| \vec{f}_3 \right\|^2 - 2 \left\| \vec{f}_2 \right\| \left\| \vec{f}_3 \right\| \cos \alpha} " data-type="inline-math">$

    5.1.6. Propriété remarquable

    La projection sur un plan d'un système de forces en équilibre est un système de forces (coplanaires) en équilibre.

    Cette propriété est utile pour simplifier l'étude de l'équilibre de corps soumis à des forces non coplanaires, en la ramenant à un problème de forces coplanaires (par exemple, en choisissant un plan de symétrie si le corps en possède un).

    5.2. Les liaisons

    5.2.1. Les forces de liaison

    Un solide est dit libre si aucun dispositif ne s'oppose à son mouvement. S'il est géné dans son mouvement (par un appui), ce dispositif est appelé liaison. L'étude de l'équilibre implique de déterminer les forces de liaison (ou réactions d'appui) qui naissent au contact du corps avec son environnement extérieur. Ces réactions sont toujours considérées comme des forces appliquées par l'extérieur sur le corps étudié.

    Les forces intérieures (entre parties d'un même système) ne sont jamais prises en compte dans l'étude d'équilibre du système global, car elles se neutralisent par paires avec des résultantes et moments nuls.

    • Les forces qui contribuent à l'équilibre sont les forces extérieures actives (connues) et les forces extérieures réactives ou réactions d'appui (souvent inconnues).

    5.2.2. Isolement d'un solide

    Pour résoudre un problème de statique, il est impératif d'isoler le solide ou l'élément dont on étudie l'équilibre. Cela signifie de le représenter en y indiquant toutes les actions (poids, forces de contact, etc.) qui s'y exercent : toutes les forces actives et réactives. Les éléments connus (direction, intensité, sens, point d'application, distances) doivent être clairement indiqués.

    5.2.3. Cas des ensembles de solides

    Lorsqu'un ensemble de solides est étudié, les actions mutuelles entre eux deviennent des efforts intérieurs et ne sont pas comptabilisées comme des actions extérieures pour l'ensemble du système. Le principe fondamental de la statique s'applique de la même manière.

    Cependant, si après suppression des appuis, la construction perd sa rigidité, il est nécessaire d'examiner l'équilibre de chaque pièce individuellement. Ceci introduit des "forces intérieures" qui deviennent des forces extérieures pour chaque pièce isolée. Pour une construction plane composée de n corps et soumise à un système plan de forces, on obtient équations pour inconnues.

    5.2.4. Les différents types d'appui

    La nature des réactions d'appui dépend des degrés de liberté du solide qui sont contraints.

    • Un déplacement linéaire est contrecarré par une force dans la direction opposée.

    • Une rotation est empêchée par un moment autour de l'axe de rotation.

    Conséquences :

    • Pas de force réactive dans une direction où le mouvement est possible.

    • Pas de moment réactif si l'appui permet une rotation autour d'un axe.

    Voici des types d'appuis courants :

    A) Généralités

    Un dispositif matériel s'opposant au mouvement.

    B) Appui mobile dans le plan ou dans l'espace

    • Degrés de liberté : 2 (rotation + translation parallèle à la surface d'appui).

    • Réaction : perpendiculaire à la surface d'appui, pas de moment réactif.

    • Inconnues : la grandeur de la force réactive.

    C) Appui fixe dans le plan

    • Degrés de liberté : 1 (rotation).

    • Réaction : inclinée d'un angle par rapport à la perpendiculaire, pas de moment réactif.

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