Epithelial Tissues and Glandular Secretions
99 cardsClassification, distribution, and specialized functions of epithelial tissues, including their role in forming glands and their various secretory mechanisms.
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Les Tissus Épithéliaux : Structure, Fonction et Classification
Les tissus épithéliaux sont l'un des quatre types de tissus fondamentaux du corps. Ils se caractérisent par leur capacité à recouvrir les surfaces externes et internes de l'organisme, ainsi qu'à former la substance principale des glandes. Ces tissus jouent des rôles essentiels dans la protection, la sécrétion, l'absorption, la filtration et la perception sensorielle.I. Caractéristiques Générales des Cellules Épithéliales
Les cellules épithéliales possèdent plusieurs propriétés distinctives qui leur confèrent leurs fonctions uniques.A. Cellules Étroitement Jointives et Cohésives
Les cellules épithéliales sont organisées en couches continues, avec très peu d'espace intercellulaire. Cette organisation est maintenue par des dispositifs spécialisés d'adhérence qui assurent la cohésion entre les cellules elles-mêmes et entre les cellules et leur environnement, notamment le tissu conjonctif sous-jacent.B. Structures Caractéristiques Communes
Plusieurs structures sont typiques des épithéliums :- Les desmosomes ( adherens) et les hémidesmosomes : Ces jonctions d'ancrage sont cruciales pour la stabilité mécanique des épithéliums. Les desmosomes lient deux cellules adjacentes, tandis que les hémidesmosomes ancrent les cellules épithéliales à la lame basale.
- La lame basale : Il s'agit d'une couche extracellulaire acellulaire sur laquelle reposent les cellules épithéliales. Elle n'est pas spécifique aux épithéliums et peut être élaborée par d'autres types cellulaires (cellules musculaires, adipocytes, cellules de Schwann, astrocytes). Son absence est un critère d'exclusion pour la définition d'un épithélium (ex: épendymocytes, odontoblastes). Elle permet l'adhérence des cellules épithéliales au tissu conjonctif sous-jacent et participe à la nutrition par diffusion.
- Les filaments intermédiaires de cytokératine : Ces filaments du cytosquelette sont spécifiques des épithéliums. Ils s'accrochent aux plaques des desmosomes et des hémidesmosomes, renforçant ainsi la résistance mécanique de
Les Tissus Épithéliaux : Structure, Fonction et Classification
Les tissus épithéliaux sont l'un des quatre types fondamentaux de tissus biologiques dans le corps. Ils sont caractérisés par des cellules étroitement jointives, polaires, reposant sur une lame basale et présentant des spécialisations fonctionnelles. Ces tissus jouent des rôles cruciaux dans la protection, la sécrétion, l'absorption, la filtration et la réception sensorielle.I. Caractéristiques Générales des Cellules Épithéliales
Les cellules épithéliales possèdent plusieurs propriétés distinctives qui les différencient des autres types cellulaires.A. Cohésion et Adhérence
Les cellules épithéliales sont étroitement jointives et cohésives, entre elles et avec leur environnement. Cette cohésion est assurée par des dispositifs spécialisés d'adhérence. l'épithélium.
C. Polarisation des Cellules Épithéliales
Un épithélium est un ensemble polarisé de cellules, c'est-à-dire que chaque cellule possède fonctionnellement et structurellement deux pôles distincts :- Le pôle apical : Situé en surface, il est en regard de la lumière d'une cavité naturelle ou de l'extérieur. Il peut présenter des différenciations spécialisées adaptées à la fonction de l'épithélium, comme les cils ou les microvillosités.
- Le pôle baso-latéral : Il repose sur le tissu conjonctif via la lame basale. C'est une zone de spécialisation jonctionnelle riche en jonctions intercellulaires et jonctions cellules-matrice extracellulaire.
II. Système de Jonctions Intercellulaires
Les jonctions intercellulaires sont des structures essentielles qui assurent la cohésion et la communication entre les cellules épithéliales.A. Jonctions entre les Parties Latérales des Cellules Épithéliales
| Type de Jonction | Description et Rôle | Apparence en Microscopie |
|---|---|---|
| Jonctions serrées (tight junctions ou zonula occludens) | Elles créent une barrière imper
B. Structures Caractéristiques CommunesCertaines structures sont fréquemment retrouvées dans les épithéliums :
|
Non directement visibles en microscopie optique standard. |
| Ceinture adhérente (zonula adherens) | Ces jonctions d'ancrage entourent la cellule comme une ceinture, contribuant à la stabilité mécanique de l'épithélium. Elles sont associées aux filaments d'actine. | Non directement visibles en microscopie optique standard. |
| Desmosomes (macula adherens) | Ces jonctions en forme de "bouton-pression" sont des points d'ancrage solides qui, leur forte concentration dans la couche épineuse de l'épiderme peut donner un aspect en "épines" au corps muqueux de Malpighi.
C. Polarisation CellulaireUn épithélium est un ensemble polarisé de cellules maintiennent les cellules étroitement liées. Ils sont associés aux filaments intermédiaires de cytokératine. Ils confèrent une stabilité mécanique majeure, notamment visible sous forme d'« épines » dans la couche spineuse de l'épiderme (corps muqueux de Malpighi). |
Aspect en "épines" en microscopie optique. Peuvent être mis en relief par immunohistochimie. |
| Jonctions communicantes (gap junctions) | Elles permettent la diffusion sélective de petites molécules et d'ions entre les cellules, facilitant la communication intercellulaire directe. Bien que peu nombreuses dans les épithéliums adultes, elles sont très fréquentes pendant l'embryogenèse (organisation spatiale) et dans le muscle cardiaque (transmission des signaux pour la contraction). | Non directement visibles en microscopie optique standard. | , ce qui signifie que chaque cellule possède une orientation structurelle et fonctionnelle définie.
B. Jonctions entre le Pôle Basal des Cellules Épithéliales et la Matrice Extracellulaire
- Les hémidesmosomes : Ces jonctions ancrent fermement le pôle basal des cellules épithéliales à la lame basale et, indirectement, au tissu conjonctif sous-jacent. Ils sont essentiels pour la fixation et la stabilité de l'épithélium.
III. Filaments Intermédiaires Spécifiques : Les Cytokératines
Les cytokératines sont une famille de protéines qui constituent les filaments intermédiaires spécifiques des cellules épithéliales. Elles jouent un rôle crucial dans le maintien de l'intégrité structurale et la résistance mécanique des épithéliums.A. Structure des Cytokératines
- Il repose sur le tissu conjonctif par l'intermédiaire de la lame basale.
- C'est une zone de spécialisation jonctionnelle, comprenant des jonctions intercellulaires (latérales) et des jonctions cellule-matrice extracellulaire (basale).
- Les jonctions serrées (également appelées ou ) ceinturent la cellule à l'extrémité apicale des surfaces latérales.
- Elles définissent et maintiennent la séparation entre le domaine apical et le domaine baso-latéral, empêchant la migration
Il existe environ 20 types de cytokératines, numérotées de CK1 à CK20 :
- CK1 à CK8 : cytokératines basiques.
- CK9 à CK20 : cytokératines acides.
B. Expression Différentielle et Intérêt Médical
L'expression des paires de cytokératines varie en fonction de plusieurs facteurs :- La position des cellules dans l'épithélium : Par exemple, dans l'épiderme, les cellules de la couche basale expriment CK5/CK14, tandis que les couches supra-basales expriment CK1/CK10 des protéines membranaires d'un pôle à l'autre et créant une barrière sélective pour le passage des molécules entre les cellules (barrière paracellulaire).
II. Système de Jonctions Cellulaires dans les Épithéliums
Le système de jonctions est fondamental pour l'intégrité et la fonction des épithéliums.A. Jonctions entre les Parties Latérales des Cellules Épithéliales
Ces jonctions sont cruciales pour l'adhérence cellule-cellule et la rég.- Anticorps dirigés contre CK7 : en faveur d'un cancer du sein ou d'un cancer broncho-pulmonaire.
- Anticorps dirigés contre CK20 : en faveur d'un cancer colo-rectal.
IV. Les Deux Types Fondamentaux d'Épithéliums
On distingue deux grandes catégories d'épithéliums selon leur fonction principale.A. Épithélium de Revêtement
L'épithélium de revêtement recouvre les surfaces extérieures du corps (comme la peau, composée de l'épiderme + derme) et les cavités de l'organisme.- Cavités prolongeant le milieu extérieur : tube digestif, voies respiratoires, voies uro-génitales. Ces surfaces sont tapissées par des muqueuses, qui sont composées de l'épithélium lui-même et d'un tissu conjonctif sous-jacent appelé chorion.
- Cavités closes, sans ouvertures vers l'extérieur : plèvre, péricarde, péritoine. Ces membranes sont appelées séreuses et sont composées d'un type d'épithélium particulier, le mésothélium, et d'une couche sous-mésothéliale.
-
Jonctions serrées ( ou ) :
- Elles sont principalement localisées entre les cellules épithéliales.
- Elles forment une barrière d'étanchéité qui contrôle le passage des substances entre les cellules (voie paracellulaire) et empêche la migration latérale des protéines et lipides membranaires, maintenant ainsi la polarisation cellulaire.
-
Ceinture adhérente () :
- Située juste en dessous des jonctions serrées, elle est aussi une jonction d'ancrage.
- Elle relie le réseau de filaments d'actine d'une cellule à celui de la cellule voisine, offrant une stabilité mécanique.
-
Desmosomes () :
- Ce sont des jonctions d'ancrage ponctuelles qui confèrent une très grande résistance aux contraintes de cisaillement.
- Ils attachent les filaments intermédiaires de cytokératine d'une cellule à ceux de la cellule adjacente, renforçant la cohésion tissulaire.
-
Jonctions communicantes (
- Avasculaire : Son apport nutritif (nutriments et oxygène) se fait par diffusion à travers la lame basale, provenant des capillaires sanguins du derme ou du chorion sous-jacent.
- Présence de terminaisons nerveuses :
- Réceptrices : pour la fonction sensorielle de l'épithélium (ex: touché, douleur).
- Effectrices : si l'épithélium possède également une activité de sécrétion.
B. Épithélium Glandulaire
L'épithélium glandulaire est spécialisé dans l'élaboration et la sécrétion de substances appelées produits de sécrétion. Ces produits ne sont pas utilisés par les cellules sécrétrices elles-mêmes mais sont excrétés pour l'usagetype="inline-math">) :- Elles permettent le passage direct et sélectif de petites molécules (ions, métabolites) entre les cytoplasmes de cellules adjacentes, facilitant la communication intercellulaire et la coordination fonctionnelle.
- Elles sont peu nombreuses dans les épithéliums adultes mais très fréquentes pendant l'embryogenèse pour l'organisation spatiale des cellules.
- Elles sont également très abondantes dans le muscle cardiaque, où elles assurent la transmission rapide des signaux électriques pour une contraction synchronisée.
B. Jonctions entre le Pôle Basal des Cellules Épithéliales et la Matrice Extracellulaire
Ces jonctions sont essentielles pour l'ancrage de l'épithélium à son support conjonctif.-
Hémidesmosomes d'autres éléments de l'organisme, ce qui est parfois qualifié de "fonction altruiste".
V. Classification des Épithéliums de Revêtement
Les épithéliums de revêtement sont classifiés selon plusieurs critères morphologiques et fonctionnels.A. Selon la Forme des Cellules les Plus Superficielles
Forme Description Pavimenteux Cellules plus larges que hautes (aplati). Cubique Cellules aussi hautes que larges. Prismatique ou Cylindrique Cellules plus hautes que larges. B. Selon le Nombre de Couches Cellulaires
Nombre de Couches Description Épithélium simple ou unistratifié Composé d'une seule couche cellulaire. Toutes les cellules sont ancrées par leur pôle basal à la lame basale. Épithélium (pluri)stratifié Composé de plusieurs couches cellulaires. Seules les cellules de la couche basale (inférieure) sont ancrées à la lame basale. Les cellules des couches supérieures ne le sont pas. Épithélium pseudostratifié Apparaît comme ayant plusieurs couches sous microscope, mais en réalité, le pôle basal de *toutes* les cellules est ancré sur la lame basale, même si elles n'atteignent pas toutes la surface. Les noyaux sont situés à des hauteurs différentes, donnant une fausse impression de stratification. :
- Ils ancrent le pôle basal des cellules épithéliales à la lame basale.
- Ils relient les filaments intermédiaires de cytokératine de la cellule aux protéines de la lame basale, assurant une forte adhérence.
C. Visibilité en Microscopie
Les jonctions intercellulaires ne sont pas directement visibles en microscopie optique standard. Cependant :- L'aspect en "épines" de la couche épineuse de l'épiderme (ou corps muqueux de Malpighi) est indirectement lié à la présence de nombreux desmosomes.
- Elles peuvent être mises en évidence par des techniques d'immunohistochimie en utilisant des anticorps spécifiques dirigés contre leurs protéines constitutives.
III. Filaments Intermédiaires Spécifiques : Les Cytokératines
Les cytokératines sont une famille de protéines essentielles à la structure des épithéliums et ont une grande utilité en pathologie.A. Composition et Polymérisation
Il existe 20 types de cytokératines, numérotées de CK1 à CK20 :- CK1 à CK8 : cytokératines basiques.
- CK9 à CK20 : cytokératines acides.
- Ces cytokératines s'associent toujours par paire, une CK basique avec une CK acide, pour former des dimères qui polymérisent ensuite en filaments intermédiaires résistants.
B. Expression Différentielle
L'expression des paires de cytokératines est fonction de :- La position des cellules dansC. Selon la Spécialisation des Cellules les Plus Superficielles (Différenciations Apicales)
Le pôle apical des cellules épithéliales peut présenter des spécialisations distinctes, adaptées à des fonctions spécifiques.
1. Microvillosités
Les microvillosités sont des expansions cytoplasmiques de la membrane apicale qui augmentent considérablement la surface d'échange des cellules épithéliales. Elles sont particulièrement développées dans les épithéliums spécialisés dans l'absorption.- Microvillosités simples : Courtes, non systématisées, irrégulières. Présentes à la surface de la plupart des cellules épithéliales.
- Plateau strié : Visible en microscopie optique. Il s'agit de microvillosités régulières en longueur () et en largeur (). C'est la caractéristique principale de l'entérocyte (cellules de l'intestin grêle), optimisant l'absorption des nutriments.
- Bordure en brosse : Visible en microscopie optique. Les microvillosités sont de largeur régulière () mais de longueurs plus importantes et irrégulières (). On la trouve dans les tubes contournés proximaux des reins, où elle participe intensivement à la réabsorption de l'épithélium :
- Exemple dans l'épiderme : les cellules de la couche basale expriment les paires CK5/CK14, tandis que les cellules des couches suprabasales expriment CK1/CK10.
- Le type d'épithélium.
- L'organe dans lequel il se trouve.
C. Intérêt en Pratique Médicale
L'expression différentielle des cytokératines a un intérêt majeur en ictus pour la recherche de cellules tumorales (carcinomes) :- Les anticorps dirigés contre la CK7 sont souvent utilisés pour identifier des cancers du sein ou des cancers broncho-pulmonaires.
- Les anticorps dirigés contre la CK20 sont en faveur d'un cancer colo-rectal ou l'urine primitive.
- Stéréocils : Bien qu'appelés "stéréocils", ce ne sont histologiquement pas de vrais cils mais des microvillosités très longues et ramifiées (spécialisations des microvillosités). Ils sont trouvés dans le canal épididymaire et le canal déférent, où ils augmentent la surface pour l'absorption et le transport.
2. Cils
Les cils sont des prolongements mobiles de la membrane apicale, capables de mouvements synchronisés. Ils sont retrouvés dans les épithéliums de l'urothélium.
IV. Les Deux Types d'Épithéliums
Il existe deux grandes catégories d'épithéliums dans l'organisme, chacun ayant des fonctions distinctes.A. Épithélium de Revêtement
L'épithélium de revêtement recouvre les surfaces du corps et des cavités.-
Exemples de localisation :
- La surface du corps : la peau (composée de l'épiderme, qui est épithélial, et du derme, qui est conjonctif).
- Les cavités de l'organisme :
- Cavités prolongeant le milieu extérieur : tube digestif, voies respiratoires, voies uro-génitales. Ces surfaces sont souvent désignées comme muqueuses (épithélium + chorion, un tissu conjonctif sous-jacent).
- Cavités closes, sans ouvertures vers l'extérieur : plèvre (poumons), péricarde (cœur), péritoine (organes abdominaux). Ces revêtements sont appelés séreuses (mésothélium, qui est un épithélium pavimenteux simple, + couche sous-mésothéliale).
-
Caractéristiques dont la fonction est de faire déplacer des substances à leur surface. Exemples : les épithéliums respiratoires (pour l'escalator muco-ciliaire) et tubaires (trompes utérines pour le transport de l'ovocyte).
D. Selon l'Existence d'une Fonction Glandulaire Exocrine/Endocrine Associée
Certains épithéliums de revêtement peuvent contenir des cellules glandulaires, soit isolées, soit groupées.- Cellules glandulaires isolées : C'est le cas des cellules caliciformes (ou cellules à pôle muqueux "ouvert") que l'on trouve dans les épithéliums intestinaux et respiratoires. Elles produisent du mucus.
- Îlots de cellules glandulaires : Des groupes de cellules glandulaires peuvent être dispersés dans l'épithélium de revêtement, comme dans l'épithélium urétral.
- Épithélium de revêtement entièrement constitué de cellules glandulaires : Un exemple est l'épithélium de surface à pôle muqueux "fermé" de l'estomac, où toutes les cellules sont spécialisées dans la sécrétion (de mucus protecteur).
VI. Répartition des Épithéliums de Revêtement dans l'Organisme
La combinaison des critères de forme et de stratification permet de décrire les différents types d'épithéliums présents dans l'organisme.A. Épithéliums Pavimenteux
1. Pavimenteux Simple
C'est un épithélium uni-stratifié dont les cellules sont aplaties.- Localisations :
- Revêtement des alvéoles pulmonaires.
- Cellules mésothél :
- Avasculaire : Les épithéliums de revêtement ne sont pas vascularisés. Leur nutrition en nutriments et oxygène se fait par diffusion à travers la lame basale à partir des capillaires situés dans le tissu conjonctif sous-jacent (derme ou chorion).
- Présence de nombreuses terminaisons nerveuses :
- Réceptrices : assurent la fonction sensorielle de l'épithélium (ex: toucher, température, douleur dans la peau).
- Effectrices : associées à une activité de sécrétion, quand la libération d'une substance est déclenchée par un signal nerveux.
B. Épithélium Glandulaire
L'épithélium glandulaire est spécialisé dans l'élaboration et la sécrétion de produits spécifiques.- Ces produits (hormones, enzymes, mucus, etc.) ne sont pas utilisés par les cellules sécrétrices elles-mêmes.
- Ils sont excrétés pour être utilisés par d'autres éléments de l'organisme ou la "collectivité" cellulaire, ce qui représente une fonction altruiste des cellules glandulaires.
V. Classification des Épithéliums de Revêtement
La classification des épithéliums de revêtement se base sur plusieurs critères : la forme des cellules superficielles, le nombre de couches cellulaires et la spécialisation de surface.A. Classification Selon la Forme des Cellules les Plus Superficielles
Le critère le plus important est la forme des cellules les plus apicales.- Pavimenteux : Cellules plus larges que hautes, très aplaties, comme des pavésiales des séreuses (plèvre, péricarde, péritoine).
- L'endothélium, qui tapisse les cavités cardiaques et les vaisseaux sanguins et lymphatiques. C'est un cas particulier : bien que pavimenteux simple, il possède des filaments intermédiaires de vimentine (pas de cytokératine) et sa lame basale peut être discontinue voire absente. Il joue un rôle majeur dans la coagulation et le tonus musculaire des vaisseaux.
2. Pavimenteux Stratifié (Malpighien)
Composé de plusieurs couches de cellules, avec des cellules aplaties en surface.- Non kératinisé : Présent dans les voies aéro-digestives supérieures (cavité buccale, œsophage), le bas appareil génital féminin (exocol, vagin). Son rôle principal est la protection mécanique. On distingue une couche superficielle (pavimenteuse), une couche intermédiaire et une couche basale (cubique ou cylindrique).
- Kératinisé : Caractéristique de la peau (épiderme). La couche la plus superficielle est constituée de cornéocytes, des cellules mortes, anucléées et remplies de kératine. La kératine forme une barrière protectrice très efficace. Cet épithélium est composé de la couche cornée, de la couche granuleuse, de la couche spineuse (cellules à épines, riches en desmosomes) et de la couche basale.
B. Épithéliums Cubiques
1. Cubique Simple
Épithélium uni-stratifié de cellules aussi hautes que larges.- Localisation : Canaux biliaires intra-hépatiques.
2. Cubique Bistratifié
Épithélium composé de deux couches de cellules cubiques. Bien que rare, on le trouve dans les conduits excréteurs de certaines glandes, notamment les glandes salivaires et sudoripares.C. Épithéli.
- Cubique : Cellules dont la hauteur est comparable à la largeur, souvent avec un noyau sphérique et central.
- Prismatique ou cylindrique : Cellules plus hautes que larges, avec un noyau généralement ovoïde et situé vers le pôle basal.
B. Classification Selon le Nombre de Couches Cellulaires
Ce critère permet de distinguer les épithéliums simples des épithéliums stratifiés.-
Épithélium simple ou unistratifié :
- Il est constitué d'une seule couche cellulaire.
- Toutes les cellules sont ancrées par leur pôle basal à la lame basale et atteignent la surface apicale.
-
Épithélium (pluri)stratifié :
- Il est composé de plusieurs couches cellulaires.
- Seules les cellules de la couche la plus basale sont ancrées à la lame basale. Les cellules des couches supérieures n'ont pas de contact direct avec la lame basale.
-
Épithélium pseudostratifié :
ums Cylindriques Simples
Épithélium uni-stratifié de cellules plus hautes que larges.
- Localisation générale : Tube digestif (estomac, intestin grêle, côlon, rectum), vésicule biliaire, tractus génital féminin (trompes et cavités utérines, endocol).
- À bordure en brosse : Caractéristiques du tube contourné proximal du néphron (rein). Les cellules cylindriques y sont adaptées aux échanges hydro-ioniques et à la réabsorption de l'ultrafiltrat urinaire glomérulaire, grâce à leur très grande surface d'échange.
- À plateau strié et cellules caliciformes : Exemple de l'épithélium intestinal.
- Les entérocytes sont des cellules cylindriques absorbantes avec un plateau strié très
- Il donne l'illusion de plusieurs couches cellulaires car les noyaux sont situés à différents niveaux.
- Cependant, le pôle basal de toutes les cellules est ancré à la lame basale par des prolongements cytoplasmiques, même si toutes n'atteignent pas la surface apicale. Un exemple classique est l'épithélium respiratoire.
C. Classification Selon la Spécialisation de Surface des Cellules
Les différenciations apicales sont des adaptations fonctionnelles majeures.- Microvillosités développé.
- Les cellules caliciformes sont des cellules cylindriques mucosécrétantes, dites "à pôle apical ouvert", en forme de calice. Elles produisent du mucus pour la lubrification et la protection du tube digestif.
- Les entérocytes sont des cellules cylindriques absorbantes avec un plateau strié très
- À cellules mucosécrétantes à pôle apical fermé : Typique de l'épithélium de surface gastrique. Ces cellules produisent un mucus épais qui recouvre la muqueuse gastrique, la protégeant ainsi contre l'acidité extrême du bol alimentaire. Ce mucus est mis en évidence par une coloration PAS (Periodic Acid-Schiff).
D. Épithélium Cylindrique Pseudostratifié : Épithélium Respiratoire
- Localisation : Tapisse la majeure partie de la portion conductrice des voies respiratoires (trachée, bron : Augmentent considérablement la surface d'échange des cellules épithéliales, essentielles pour l'absorption.
- Simples : Courtes, non systématisées, irrégulières, présentes sur la surface de la plupart des cellules épithéliales pour des échanges de base.
- Plateau strié : Visible en microscopie optique, caractérisé par des microvillosités régulières en longueur () et en largeur (). C'est la structure pathognomonique (spécifique) de l'entérocyte (cellules intestinales absorbantes).
- Bordure en brosse : Visible en microscopie optique, microvillosités de largeur régulière () mais de longueurs plus importantes et irrégulières (). Typique des cellules des tubes contournés proximaux des reins, où elles participent activement à la réabsorption de l'urine primitive.
- Stéréocils : Longues microvillosités immobiles, retrouvées dans le canal épididymaire et le canal déférent, où elles jouent un rôle dans l'absorption et la concentration du liquide.
- Cils : Structures mobiles (actifs), retrouvées dans les épithéliums qui doivent déplacer des substances à leur surface. Typiques des épithéliums respiratoires et tubaires (trompes utérines). Leur battement synchronisé permet le mouvement du mucus chargé de particules ou des ovocytes.
D. Classification Selon l'Existence d'une Fonction Glandulaire
Les épithéliums de revêtement peuvent contenir des cellules glandulaires intégrées.-
Cellules glandulaires isolées :
- Exemple : cellules caliciformes ou à pôle muqueux "ouvert", dispersées parmi les cellules non-sécrétrices des épithéliums intestinaux et respiratoires. Elles produisent du mucus.
-
Îlots de cellules glandulaires :
- Groupements de cellules glandulaires au sein d'un épithélium de revêtement, comme dans l'ép-ciliaire. Les particules étrangères inhalées sont captées par le mucus produit par les cellules caliciformes, puis rejetées hors des voies respiratoires par le mouvement rythmique des cils.
E. Épithélium Cylindrique Stratifié : Exceptionnel
Ce type d'épithélium est rare.- Particularité : Les cellules superficielles sont prismatiques.
- Exemple : La conjonctive palpébrale, où il est bistratifié et comporte des cellules caliciformes.
F. Épithélium Pseudostratifié Transitionnel (Urothélium)
- Type particulier d'épithélium stratifié ou pseudostratifié, appelé urothélium.
- Localisation : Principalement dans les voies excrétrices urinaires (bassinet, uretère, vessie, partie initiale de l'urètre).
- Particularité : Le nombre de rangées de noyaux et l'épaisseur de l'épithélium changent en fonction de la contraction ou de la dilatation de la paroi (vessie vide ou pleine). Cetteithélium urétral.
-
Épithélium de revêtement entièrement constitué de cellules glandulaires :
- Exemple : l'épithélium de surface gastrique, composé de cellules à pôle muqueux "fermé" qui sécrètent un mucus protecteur de manière continue.
VI. Répartition et Exemples d'Épithéliums de Revêtement dans l'Organisme
La variété des épithéliums reflète la diversité de leurs fonctions.A. Épithéliums Pavimenteux
D'une forme aplatie, ces cellules sont particulièrement adaptées aux échanges ou à la protection mécanique.
-
Simple :
- Revêtement des alvéoles pulmonaires, où elles facilitent les échanges gazeux ( plasticité lui permet de résister à la distension sans subir de dommages.
- Cellules superficielles : Dites "recouvrantes" ou "en raquette" en raison de leur capacité à s'aplatir ou à devenir plus cubiques selon l'état de distension de l'organe. Elles sont souvent binucléées et possèdent une membrane apicale épaissie et riche en protéines spécialisées (uroplaquines) qui confèrent une grande imperméabilité.
VII. Les Épithéliums Glandulaires
Les épithéliums glandulaires sont constitubarrière sang-air très mince). - Cellules mésothéliales (mésothélium) des séreuses (plèvre, péricarde, péritoine), minimisant les frictions entre les organes.
-
Stratifié (Malpighien) : Couches multiples de cellules pavimenteuses.
- Non kératinisé : Présent dans des zones humides soumises à l'abrasion. Composé d'une couche superficielle (pavimenteuse), une couche intermédiaire et une couche basale (cellules germinatives). Exemples : voies aéro-digestives supérieures (cavité buccale, œsophage), bas appareil génital féminin (exocol, vagin). Son rôle principal est la protection mécanique.
-
Kératinisé : Caractéristique de l'épiderme de la peau. Les cellulesés de cellules spécialisées dans la production et l'excrétion de substances.
A. Phases de la Fonction Glandulaire
La fonction glandulaire se déroule en trois phases caractéristiques :- Sécrétion : Élaboration de produits à partir de métabolites circulant dans les vaisseaux sanguins des tissus conjonctifs voisins. Ces métabolites sont captés au pôle basal de la cellule glandulaire. La sécrétion peut être continue ou discontinue.
- Stockage : Les produits élaborés sont souvent stockés temporairement dans la cellule (ex: sous forme de granules de sécrétion) avant d'être libérés.
- Excrétion : Libération des produits dans le milieu extérieur ou intérieur. L'excrétion n'est jamais continue.
B. Formations Glandulaires
Les cellules glandulaires peuvent s'organiser de différentes manières :- Glandes intra-murales : Cellules glandulaires groupées en structures microscopiques situées dans la paroi des organes (ex: glandes bronchiques, glandes de l'estomac). Elles peuvent avoir une cavité propre et un épithélium propre.
- Organes glandulaires : Lorsqu'un grand nombre de cellules glandulaires se regroupent pour constituer un organe individualisé, entouré d'une capsule de tissu conjonctif et possédant sa propre vascularisation (ex: glande salivaire sous-maxillaire, pancréas, foie).
C. Les 3 Types de Glandes
On distingue trois grands types de glandes selon leur mode de déversement des produits de sécrétion.1. Glandes Exocrines
Elles déversent leur produit de sécrétion vers le milieu superficielles se différencient en cornéocytes : cellules mortes, anucléées et remplies de kératine (une protéine très résistante). Ce type d'épithélium comporte :- Couche cornée (la plus externe et kératinisée).
- Couche granuleuse.
- Couche épineuse (cellules à épines, riches en desmosomes).
- Couche basale (cellules souches pour le renouvellement).
B. Cas Particulier de l'Endothélium
L'endothélium est un épithélium pavimenteux simple qui tapisse l'appareil cardiovasculaire.
extérieur (corps, lumière d'un organe creux, ou surface de la peau) de manière directe ou par l'intermédiaire d'un canal excréteur. Exemples : glandes salivaires, sudoripares, sébacées, pancréas exocrine, foie.2. Glandes Endocrines
Elles déversent leur produit de sécrétion (appelé hormone) directement dans la circulation sanguine. Les cellules sont organisées de manière à présenter un pôle sécrétoire orienté vers les capillaires sanguins. Les hormones agissent sur des cellules cibles à distance. Ex- Localisation : Cavités cardiaques et vaisseaux sanguins et lymphatiques.
-
Rôles majeurs :
- Coagulation sanguine.
- Participation au tonus musculaire des vaisseaux via des interactions avec les cellules musculaires lisses de la paroi vasculaire.
-
Histologie :
- Tissu pavimenteux simple.
- Présence de filaments intermédiaires de vimentine (par opposition aux cytokératines des autres épithéliums), ce qui souligne sa nature particulière.
- Lame basale plus ou moins discontinue, voire absente dans certains capillaires.
C. Épithéliums Cubiques
Leurs cellules ont une hauteur et une largeur similaires, souvent impliquées dans la sécrétion ou l'absorption.
emples : thyroïde, surrénales, hypophyse.3. Glandes Amphicrines
Ces glandes possèdent à la fois une fonction exocrine et une fonction endocrine. Exemple typique : le pancréas- Fonction endocrine : assurée par les îlots de Langerhans, qui sécrètent des hormones comme l'insuline et le glucagon directement dans le sang.
- Fonction exocrine : assurée par les acini glandulaires, qui produisent des enzymes digestives déversées dans le tube digestif via des canaux excréteurs.
VIII. Classification des Glandes Exocrines
Les glandes exocrines sont classifiées selon trois critères clés : le mode excrétoire, la forme de l'unité sécrétrice et la forme du canal excréteur, et la nature du produit de sécrétion.A. Selon le
-
Simple :
- Revêt les canaux biliaires intrahépatiques.
- Absent des follicules thyroïdiens (l'épithélium thyroïdien est cubique simple).
-
Bistratifié :
- Rare, retrouvé dans les conduits excréteurs de certaines glandes, notamment les glandes salivaires et sudoripares, offrant une protection et un support pour le transport des sécrétions.
D. Épithéliums Cylindriques Sim Mode Excrétoire
- Revêt les canaux biliaires intrahépatiques.
- Absent des follicules thyroïdiens (l'épithélium thyroïdien est cubique simple).
- Rare, retrouvé dans les conduits excréteurs de certaines glandes, notamment les glandes salivaires et sudoripares, offrant une protection et un support pour le transport des sécrétions.
| Mode Excrétoire | Description | Exemples |
|---|---|---|
| Mérocrine ou Eccrine | Mode le plus fréquent. Le produit de sécrétion est stocké dans des vésicules et libéré par exocytose. L'intégrité de la membrane cellulaire est respectée. | Glandes coliques, glandes salivaires, pancréas exocrine, la plupart des glandes sudoripares. |
| Apocrine | Concerne les produits de sécrétion lipidiques ou non entourés d'une membrane. Le produit s'accumule au pôle apical, formant une protubérance qui se détache ("décapitation").ples
Caractérisés par des cellules plus hautes que larges, avec des fonctions d'absorption et de sécrétion.
E. Épithélium Cylindrique PseudostratifiéIl donne l'apparence de plusieurs couches mais toutes les cellules touchent la lame basale.
|
Glandes mammaires (en lactation), glandes sudoripares apocrines (présentes dans les aisselles, l'aréole, la région anogénitale). |
| Holocrine | Le produit de sécrétion s'accumule et remplit presque tout le cytoplasme de la cellule. La cellule dégénère et est détruite, étant éliminée en totalité avec rupture de toutes ses membranes, libérant ainsi son contenu. La cellule doit être constamment renouvelée. | Glandes sébacées (produisent le sébum). |
B. Selon l'Unité Sécrétrice ("Cul de Sac") et la Forme du Canal Excréteur
1. Unités Sécrétrices
| Unité Sécrétrice | Description |
|---|---|
| Tubule (glande tubuleuse) | Forme un tube de calibre régulier, qui peut être droit, flexueux ou contourné. |
| Acinus (glande acineuse) | Forme sphérique. Peut avoir une petite lumière centrale bordée par des cellules en cône tronqué (forme typique acineuse) ou une lumière plus large avec une paroi fine (parfois appelée glande alvéolaire). |
| Formes mixtes (glande tubulo-acineuse) | Combinent des unités tubuleuses et acineuses. |
2. Forme.
G. Épithélium Pseudostratifié Transitionnel (Urothélium)
- Cet épithélium est également appelé urothélium.
- Localisation : Retrouvé dans les voies excrétrices urinaires : bassinet, uretère, vessie, et la partie initiale de l'urètre.
- Particularité : Le nombre de rangées de noyaux et la forme des cellules changent en fonction de la contraction/dilatation de la paroi des cavités urinaires (vessie vide ou pleine). Les cellules peuvent s'aplatir et s'étirer.
-
Cellules superficielles : Appelées cellules recou du Canal Excréteur
- Glande simple : Possède un canal excréteur simple, non ramifié, qui peut desservir une ou plusieurs unités sécrétrices.
- Exemples : glandes coliques (tubuleuses simples), glandes sudorales eccrines (tubuleuses simples contournées), glandes sébacées (acineuses simples branchées).
- Glande composée : Possède un canal excréteur ramifié ("arborisation"), desservant plusieurs unités sécrétrices élémentaires. Le tissu conjonctif peut former des septa (petites cloisons) séparant des groupes d'unités sécrétrices en lobules.
- Exemples : glandes salivaires majeures, pancréas exocrine, glandes mammaires (composées alvéolaires).
C. Selon la Nature du Produit de Sécrétion
1. Sécrétion Séreuse
- Produits : Fluides aqueux riches en protéines, notamment des enzymes.
- Exemples : enzymes digestives (trypsine du pancréas, amylase de la parotide, pepsine de l'estomac fundique), peptides antibactériens (lysozyme, lactoferrine).
- Cellules glandulaires exocrines séreuses : Cellules souvent de forme pyramidale, fortement polarisées, avec un noyau basal rond. Le cytoplasme apical est riche en granules de sécrétion (grains de zymogène, précurseurs inactifs des enzymes).
- Glandes purement séreuses : Formées d'acini à lumière centrale étroite.
- vrantes
- Glande simple : Possède un canal excréteur simple, non ramifié, qui peut desservir une ou plusieurs unités sécrétrices.
VII. Les Épithéliums Glandulaires
Les épithéliums glandulaires sont spécialisés dans la production et la libération de substances.A. Phases de la Fonction Glandulaire
La fonction glandulaire implique typiquement trois phases :- Sécrétion : Continue ou discontinue, à partir de métabolites captés au pôle basal des cellules depuis les capillaires du tissu conjonctif voisin.
- Stockage : Accumulation des produits élaborés dans le cytoplasme (souvent sous forme de grains de sécrétion).
- Excrétion : Libération des produits, qui n'est jamais continue.
B. FormationsExemples : glande parotide, pancréas exocrine, glandes lacrymales.
2. Sécrétion Muqueuse
- Produits : Les mucines, qui sont des glycoprotéines formant un gel hydraté (95% d'eau), visqueux et filant appelé mucus.
- Rôles : Lubrifiant (facilitant le passage des aliments, etc.), barrière de protection de l'épithélium de surface contre diverses agressions (pH extrêmes, enzymes digestives, bactéries).
- Cellules glandulaires exocrines muqueuses :
- Cellules caliciformes (épithéliums respiratoire et intestinal).
- Cellules muqueuses à pôle muqueux fermé (épithélium gastrique).
En microscopie optique, ces cellules ont un cytoplasme clair (les mucines étant dissoutes lors de la préparation) et un noyau aplati et refoulé au pôle basal.
- Glandes purement muqueuses ( Glandulaires
Les cellules glandulaires peuvent s'organiser de différentes manières.
- Rôles : Lubrifiant (facilitant le passage des aliments, etc.), barrière de protection de l'épithélium de surface contre diverses agressions (pH extrêmes, enzymes digestives, bactéries).
- Cellules caliciformes (épithéliums respiratoire et intestinal).
- Cellules muqueuses à pôle muqueux fermé (épithélium gastrique).
-
Cellules glandulaires groupées : Elles peuvent former des structures microscopiquement ou anatomiquement individualisées, avec une cavité propre et un épithélium propre.
- Glandes intra-murales : Situeées dans la paroi d'organes (ex: glandes bronchiques, glandes de l'estomac).
- Organes glandulaires : Lorsqu'un regroupement important de cellules glandulaires constitue à lui seul un organe, entouré d'une capsule de tissu conjonctif et ayant sa propre vascularisation (ex: glande salivaire sous-maxillaire, pancréas, thyroïde).
C. Les Trois Types de Glandes Selon le Mode de Libération
La destination du produit de sécrétion définit le type de glande.-
Glandes exocrines :
- Libèrent leur produit de sécrétion dans le milieu extérieur (surface de la peau, lumière d'un organe creux) directement ou par l'intermédiaire d'un canal excréteur.
- Exemples : glandes sudoripares, glandes salivaires, glandes digestives.
-
Glandes endocrines :
- Déversent leur produit de sécrétion (messagers chimiques appelés hormones) directement dans la circulation sanguine.
- Les cellules sont organisées de manière à présenter un pôle sécrétoire orienté vers les capillaires sanguins.
- Exemples : thyroïde, surrénales, hypophyse.
-
Glandes amphicrines :
- Possèdent à la fois une fonctionintra-murales) : Formées d'acini à lumière large.
- Exemples : glandes de l'estomac antro-pylorique, glandes de Brunner du duodénum (protègent la muqueuse duodénale de l'acidité gastrique), glandes de l'endocol utérin.
3. Sécrétion Hydroélectrolytique
- Produits : Principalement de l'acide chlorhydrique () et le facteur intrinsèque.
- Cellules : Les cellules bordantes (ou oxyntiques) des glandes fundiques de l'estomac. Ce sont de grandes cellules éosinophiles (qui se colorent avec l'éosine) et sont très riches en mitochondries, nécessaire à la production d'ATP pour la pompe à protons.
4. Sécrétion Lipidique ou Lipido-protéique
- Produits : Lipides (sébum) ou lipides et protéines (lait).
- Exemples : Glandes sébacées, glandes mammaires en lactation.
- Aspect microscopique : En microscopie optique, ces glandes apparaissent souvent claires car les lipides sont dissous lors des préparations histologiques.
5. Sécrétion Séro-muqueuse (Glandes Mixtes)
Combinaison des fonctions des cellules séreuses et muqueuses. Les mucines produites par les cellules muqueuses sont fluidifiées par les sécrétions aqueuses des cellules séreuses. Exemple : les glandes salivaires sous-maxillaires exocrine et une fonction endocrine. - Possèdent à la fois une fonctionintra-murales) : Formées d'acini à lumière large.
- Exemple classique : le pancréas.
- La fonction endocrine est assurée par les îlots de Langerhans (sécrétion d'insuline et de glucagon dans le sang).
- La fonction exocrine est assurée par les acini glandulaires (sécrétion d'enzymes digestives dans le tube digestif via des canaux).
VIII. Classification des Glandes Exocrines
Les glandes exocrines sont classées selon plusieurs critères.A. Classification Selon le Mode Excrétoire
Ce critère décrit la manière dont la cellule libère sa sécrétion.
-
Excrétion mérocrine (ou eccrine) :
- C'est le
- Les cellules séreuses contribuent à la première phase de la digestion (amylase, lipase) et à la protection antimicrobienne (lysozyme).
- Les cellules muqueuses sécrètent des mucines pour la lubrification, essentielle à la digestion et à la protection de la muqueuse buccale.
D. Cellules Myoépithéliales
Ces cellules sont une particularité de certaines glandes exocrines.- Morphologie et localisation : Elles sont étoilées ou fusiformes et sont situées entre la lame basale et le pôle basal des cellules épithéliales de la portion sécrétrice ou excrétrice.
- Fonction : Elles possèdent à la fois des caractéristiques contractiles (comme les cellules musculaires lisses) et épithéliales. Leur contraction facilite l'expulsion rapide ("express") du produit de sécrétionmode excrétoire le plus fréquent.
- Le produit de sécrétion (stocké dans des vésicules) est libéré par exocytose. L'intégrité de la membrane cellulaire est entièrement respectée.
- Exemples : cellules caliciformes du côlon, cellules des glandes salivaires, pancréas exocrine, glandes sudoripares eccrines.
-
Excrétion apocrine :
- Concerne les cellules dont le produit de sécrétion est lipidique et n'est pas entouré d'une membrane.
- Le produit s'accumule au pôle apical, formant une "voussure" qui se détache par "décapitation".
- Le produit de sécrétion est éliminé avec une petite couronne de cytoplasme entourée de membrane plasmique.
- Caractéristique des glandes mammaires au moment de la lactation et des glandes sudoripares apocrines.
-
Excrétion holocrine :
- Accumulation massive du produit de sécrétion qui remplit la quasi-totalité du cytoplasme.
- La cellule entière subit une dégénérescence et une destruction complète, étant éliminée en totalité avec rupture des membranes cellulaires, libérant ainsi son contenu.
- Exemple : glandes sébacées (produisant le sébum). Les cellules basales se renouvellent pour remplacer celles qui sont détruites.
B. Classification Selon l'Unité Sécrétrice (Cul-de-sac)
L'unité d'élaboration des produits. Ces unités sont parfois appelées « hors de la lumière des glandes.
- C'est le
- Localisation :
- Glandes sudorales eccrines et apocrines.
- Glandes mammaires.
- Glandes salivaires (parotide, partie séreuse des glandes submandibulaires et sublinguales).
- Glandes lacrymales.
- Elles sont absentes du pancréas.
- Étude immunohistochimique : Elles peuvent être mises en évidence par immunohistochimie en utilisant un anticorps anti-actine musculaire lisse, qui les colore spécifiquement, par exemple en brun à la périphérie d'acini.
IX. Glandes Endocrines
Les glandes endocrines se distinguent par l'absence de canaux excréteurs et le culs de sac sécréteurs ».-
Tubule glande tubuleuse :
- Unité en forme de tube de calibre régulier, pouvant être droit, flexueux ou contourné.
- Exemples : glandes coliques (tubuleuses simples), glandes sudorales eccrines (tubuleuses simples contournées).
-
Acinus glande acineuse (ou alvéolaire) :
- Unité sphérique.
- Peut avoir une lumière très petite bordée par des cellules en forme de cône tronqué (acinus séreux) ou une lumière plus large avec une paroi fine (acinus muqueux, parfois appelé alvéole déversement direct de leurs hormones dans la circulation sanguine.
A. Organisation des Cellules Endocrines
- Cellules endocrines isolées : Elles font partie du système neuroendocrinien diffus (SNED).
- Exemples : Cellules neuroendocrines des appareils digestif et respiratoire, cellules de Merkel de la peau (situées au niveau d'un follicule pileux).
- Organisation en tissu épithélial (microscopique) : Formations microscopiques de tissu glandulaire endocrine intégrées dans un organe non endocrine.
- Exemple : les îlots de Langerhans du pancréas, qui produisent l'insuline et le glucagon.
- Formations macroscopiques (organes) : Les glandes endocrines peuvent constituer des organes à part entière.
- Exemple : la glande thyroïde, les glandes surrénales, l'hypophyse.
B. Deux Organisations Architecturales Principales
Les cellules endocrines s'agencent principalement selon deux schémas :Organisation Architecturale Description Exemples Motif En cordons Les cellules s'organisent en cordons épais, séparés par de l'espace de tissu conjonctif riche en capillaires sanguins. La plupart des glandes endocrines adoptent cette architecture (favorisant l'accès au sang). Glandes surrénales, parathyroïdes). - Exemples : parotide (séreuse), pancréas (séreuse), glandes mammaires (alvéolaire).
- Formes mixtes glande tubulo-acineuse (ou tubulo-alvéolaire) :
- Combinaison d'unités tubuleuses et acineuses.
- Exemple : glandes salivaires submandibulaires et sublinguales.
C. Classification Selon la Forme du Canal Excréteur
Définit la complexité de l'architecture glandulaire.
-
Glande simple :
- Possède un seul canal excréteur, non ramifié, qui peut desservir une ou plusieurs unités sécrétrices.
- Exemples :
- Glandes coliques : tubuleuses simples.
- Glandes sudorales eccrines : tubuleuses simples contournées.
- Glandes sébacées : acineuses simples branchées.
, adénohypophyse.
Capillaires bordant des amas cellulaires (cordons). En vésicules Les cellules forment des structures sphériques appelées follicules ou vésicules, qui délimitent une lumière centrale remplie d'un colloïde (produit de stockage). Ces vésicules sont bordées par un épithélium cubique simple. Glande thyroïde. Follicules thyroïdiens remplis de colloïde. X
- Cellules endocrines isolées : Elles font partie du système neuroendocrinien diffus (SNED).
-
Glande composée :
- Son canal excréteur est ramifié, formant une "arborisation".
- Elle regroupe plusieurs unités sécrétrices élémentaires.
- Le tissu conjonctif peut former de petites cloisons séparant des groupes d'unités sécrétrices en lobules.
- Exemple : glande mammaire (acineuse composée), grandes glandes salivaires (parotide, submandibulaire).
D. Classification Selon la Nature du Produit de Sécrétion
. Conclusion et Points Clés Les tissus épithéliaux sont incroyablement diversifiés, mais partagent des caractéristiques fondamentales qui sous-tendent leurs fonctions spécialisées. Leur polarisation, leurs jonctions intercellulaires robustes et leurs lames basales leur confèrent une intégrité structurelle et fonctionnelle essentielle. La compréhension de leur classification, de leurs différenciations et de leurs localisations est cruciale non seulement en histologie, mais également pour l'interprétation diagnostique en pathologie (ex: diagnostic des carcinomes).La nature biochimique de la sécrétion influence la morphologie cellulaire.
-
Sécrétion SÉREUSE :
-
Sécrétions : Fluides aqueux, riches en protéines, souvent des enzymes.
- Enzymes digestives : trypsine (pancréas), amylase (parotide), pepsine (estomac fundique).
- Peptides antibactériens : lysozyme, lactoferrine.
-
Cellules glandulaires exocrines séreuses :
- Exemple : cellules principales des glandes du corps de l'estomac (glandes fundiques) qui produisent la pepsine.
-
Glandes purement séreuses :
- Structurées en acinus (souvent une petite sphère à lumière centrale étroite).
- Les cellules sont de forme pyramidale, fortement polarisées, avec un noyau basal et un cytoplasme apical contenant des grains de sécrétion (souvent des grains de zymogène, précurseurs inactifs d'enzymes, de couleur pourpre en histologie).
- Exemples : parotide, pancréas exocrine, glandes lacrymales.
-
Sécrétions : Fluides aqueux, riches en protéines, souvent des enzymes.
-
Sécrétion MUQUEUSE :
-
Mucines : Glycoprotéines qui, une fois hydratées, constituent le mucus.
- Le mucus est un gel hydraté (95% d'eau), visqueux et filant.
- Rôles : lubrifiant (tube digestif, voies respiratoires) et barrière de protection de l'épithélium de surface contre des agressions variées (pH extrêmes, activité enzymatique, bactéries).
-
Cellules glandulaires exocrines muqueuses :
- Cellules caliciformes : dans les épithéliums respiratoires et intestinaux.
- Cellules muqueuses à pôle muqueux fermé : épithélium gastrique.
-
Glandes purement muqueuses (intra-murales) :
- Structurées en acinus à lumière large (ou alvéoles).
- Les cellules ont des contours nets, un noyau aplati et refoulé au pôle basal (par l'accumulation de mucines), et un cytoplasme clair car les mucines sont souvent lavées lors de la préparation histologique.
- Exemples : glandes de l'estomac antro-pylorique, glandes de Brunner du duodénum (protègent la muqueuse duodénale de l'acidité gastrique), glandes de l'endocol utérin.
-
Mucines : Glycoprotéines qui, une fois hydratées, constituent le mucus.
-
Sécrétion HYDROÉLECTROLYTIQUE :
- Cellules bordantes (ou pariétales) : Grandes, éosinophiles (riches en mitochondries).
- Sécrètent de l'acide chlorhydrique ().
- Retrouvées dans les glandes fundiques du corps de l'estomac.
-
Sécrétion LIPIQUE ou LIPIDO-PROTÉIQUE :
- Exemples : glandes sébacées (sébum), glandes mammaires en lactation (lait).
- En microscopie optique, ces glandes apparaissent souvent d'aspect clair car les lipides sont dissous lors de la préparation des échantillons à base de paraffine, laissant des vacuoles vides.
-
Sécrétion SÉRO-MUQUEUSE (Glandes mixtes) :
- Les glandes mixtes combinent les fonctions séreuses et muqueuses.
- Les mucines produites par les cellules muqueuses sont fluidifiées par les sécrétions aqueuses des cellules séreuses.
- Exemple : la salive est une sécrétion séro-muqueuse.
- Cellules séreuses : contiennent des enzymes (amylase, lipase pour la 1ère phase de la digestion) et des substances antimicrobiennes (lysozyme).
- Cellules muqueuses : produisent des mucines pour la lubrification et la protection.
- Exemple histologique : les glandes salivaires sous-maxillaires.
E. Cellules Myoépithéliales
Ces cellules sont une composante importante de nombreuses glandes exocrines.
-
Morphologie et localisation :
- Cellules étoilées ou fusiformes.
- Situées entre la lame basale et le pôle basal des cellules épithéliales de la portion sécrétrice ou excrétrice des glandes.
- Double nature : Elles sont à la fois contractiles et épithéliales.
- Fonction : Leur contraction facilite l'expulsion rapide ("express") du produit de sécrétion hors de la lumière des glandes.
-
Localisation :
- Glandes sudorales eccrines et apocrines.
- Glandes mammaires.
- Glandes salivaires (parotide, partie séreuse des glandes submandibulaires et sublinguales).
- Glandes lacrymales.
- Absence : Absentes du pancréas.
- Étude immunohistochimique : Les cellules myoépithéliales peuvent être mises en évidence par un anticorps anti-actine musculaire lisse, montrant une coloration brune à leur périphérie autour des acini.
IX. Les Glandes Endocrines
Les glandes endocrines sont responsables de la production d'hormones déversées dans la circulation sanguine.A. Organisation des Cellules Endocrines
Les cellules endocrines peuvent exister sous différentes formes organisationnelles.
-
Cellules endocrines isolées :
- Faisant partie du système neuroendocrinien diffus.
- Exemples : cellules neuroendocrines des appareils digestif et respiratoire, cellules de Merkel dans la peau (impliquées dans la sensation tactile).
-
Organisation en tissu épithélial :
- Formations microscopiques de tissu glandulaire endocrine au sein d'un organe non endocrine.
- Exemple : les îlots de Langerhans du pancréas, qui sont dispersés dans le tissu exocrine pancréatique.
- Formations macroscopiques : organes endocrines à part entière.
- Exemple : la glande thyroïde, les glandes surrénales, l'hypophyse.
- Formations microscopiques de tissu glandulaire endocrine au sein d'un organe non endocrine.
B. Deux Principales Organisations Architecturales
La disposition des cellules endocrines est souvent adaptée pour faciliter leur fonction de sécrétion dans le sang.
-
En cordons :
- Les cellules endocrines sont organisées en cordons épais, séparés par des espaces de tissu conjonctif riches en capillaires sanguins.
- Ceci permet une diffusion rapide des hormones vers le sang.
- C'est l'organisation de la plupart des glandes endocrines (ex: glandes surrénales, hypophyse, parathyroïdes).
-
En vésicules (follicules) :
- Structure caractérisée par une lumière large, bordée par un épithélium cubique simple.
- Le produit de sécrétion peut être stocké dans la lumière avant sa libération.
- Exemple unique : la glande thyroïde, où les cellules folliculaires stockent la thyroglobuline (précurseur des hormones thyroïdiennes) dans la lumière du follicule thyroïdien.
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