Cours complet d'urologie clinique

100 cards

Ce cours couvre l'anatomie et la physiologie de l'appareil urinaire, les méthodes d'exploration clinique, la sémiologie, les principaux syndromes urologiques, ainsi que les pathologies urinaires acquises, génitales, infantiles, les traitements de la lithiase, infections, tumeurs, malformations congénitales, dialyse péritonéale et transplantation rénale.

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Review
Question
À quel volume vésical l'envie d'uriner survient-elle ?
Answer
L'envie d'uriner survient à environ 300cc d'urine.
Question
Qu'est-ce que l'incontinence urinaire ?
Answer
Perte involontaire d'urines par l'urètre ou un orifice anormal.
Question
Qu'est-ce que les brûlures mictionnelles ?
Answer
Ce sont des sensations de gêne durant la miction, souvent ressenties dans l'urètre.
Question
Qu'est-ce que la rétention vésicale complète ?
Answer
Impossibilité d'uriner malgré un besoin urgent et impérieux.
Question
Qu'est-ce que la pneumaturie ?
Answer
Présence de gaz dans l'urine, souvent signe d'une fistule entre l'appareil urinaire et l'intestin.
Question
Quel germe cause la tuberculose de l'appareil urinaire ?
Answer
Le Bacille de Koch est le germe responsable de la tuberculose de l'appareil urinaire.
Question
Quel pourcentage des hypertensions essentielles sont dues à une sténose rénale ?
Answer
15 à 30% des hypertensions artérielles essentielles sont dues à des lésions artérielles sténosantes rénales.
Question
Où nait l'adénome prostatique dans la prostate ?
Answer
L'adénome prostatique naît dans la portion crâniale de la prostate.
Question
Quels sont les quatre types de calculs rénaux les plus fréquents ?
Answer
Les calculs d'oxalate de calcium, de phosphate de chaux, d'acide urique/urates et phosphates ammoniaco-magnésiens.
Question
Quels sont les quatre signes subjectifs de l'adénome prostatique ?
Answer
Les quatre signes subjectifs de l'adénome prostatique sont : la pollakiurie (diurne et nocturne), la dysurie avec jet filiforme, l'hématurie initiale, et les accidents infectieux.
Question
Quels sont les signes cliniques de la rupture urétrale ?
Answer
La rupture urétrale peut se manifester par une douleur vive, une urétrorragie, un hématome, une difficulté à uriner (globe vésical), et une échymose périnéale ou pénienne.
Question
Quelles sont les complications de la prostatite aiguë ?
Answer
Les complications incluent l'épididymite, l'abcès prostatique avec drainage potentiel, et le passage à la prostatite chronique.
Question
À quel âge le cancer prostatique survient-il principalement ?
Answer
Le cancer de la prostate survient principalement chez l'homme après la cinquantaine.
Question
Quelles sont les complications de la gonorrhée ?
Answer
Les complications incluent l'épididymite, la prostatite, la sténose urétrale, et l'infertilité.
Question
Qu'est-ce qu'un angiome rénal ?
Answer
Tumeur bénigne d'origine vasculaire, souvent asymptomatique ou causant une hématurie indolore.
Question
Citez les trois causes principales de l'infarctus rénal.
Answer
Les trois causes principales sont : traumatisme de l'artère rénale, thrombose de la veine rénale, et embolie de l'artère rénale.
Question
Où survient la rupture urétrale postérieure ?
Answer
La rupture urétrale postérieure survient généralement à l’urètre postérieur, souvent associée à une fracture du bassin.
Question
Quels sont les trois conditions nécessaires à la formation d'une lithiase ?
Answer
Il faut une substance précipitable, des conditions favorables à la précipitation, et des conditions pétrifiantes.
Question
Quel examen physique est capital pour diagnostiquer le cancer prostatique ?
Answer
Le toucher rectal est l'examen capital pour diagnostiquer le cancer de la prostate.
Question
Quels sont les signes d'extension tumorale du cancer prostatique ?
Answer
Les signes d'extension tumorale incluent les douleurs sacrées, pelviennes et crurales, la douleur sciatique, les œdèmes d'un membre inférieur, l'insuffisance rénale, et l'anurie.
Question
Définissez l'énurésie.
Answer
Miction nocturne involontaire et inconsciente, complète et active. Normale avant 2-3 ans, elle peut être fonctionnelle ou due à un retard de maturation.
Question
Qu'est-ce qu'une rupture urétrale ?
Answer
Une rupture urétrale est une déchirure de l'urètre, souvent causée par un traumatisme, pouvant entraîner une douleur vive, une urétrorragie, un hématome et une difficulté à uriner.
Question
Quels sont les inconvénients de l'oestrogénothérapie ?
Answer
Les principaux inconvénients sont la gynécomastie, l'impuissance sexuelle, et la fragilisation avec risque d'accidents vasculo-cérébraux.
Question
Comment s'effectue le transport de l'urine dans les uretères ?
Answer
Les uretères transportent l'urine de la papille rénale à la vessie par des contractions péristaltiques de haut en bas, à une vitesse de 2 à 6 cm/seconde.
Question
Définissez la colique néphrétique.
Answer
Douleur paroxystique, lombaire ou abdominale, causée par une distension rapide de la voie excrétrice haute.
Question
Définissez la dysurie.
Answer
La dysurie est une difficulté à uriner.
Question
À partir de quel âge l'énurésie devient-elle pathologique ?
Answer
L'énurésie est physiologique durant les 2-3 premières années. Elle devient pathologique si elle persiste au-delà de 6-7 ans, nécessitant des explorations urologiques.
Question
Quels sont les trois objectifs chirurgicaux du traitement de la tuberculose urinaire ?
Answer
Les trois objectifs chirurgicaux sont : enlever le foyer bacillaire non guéri, rétablir le libre passage des urines, et restaurer la capacité vésicale.
Question
Décrivez la cystite tuberculeuse comme forme de début.
Answer
La cystite tuberculeuse, souvent forme de début, se manifeste par une pollakiurie, des brûlures mictionnelles et une pyurie sans germe identifiable, résistant aux traitements usuels.
Question
Quel est le principe du traitement antiandrogénique du cancer ?
Answer
Le traitement antiandrogénique vise à priver le cancer de prostate des androgènes dont il a besoin pour se développer, selon les travaux de Huggins.
Question
Quel est le germe responsable ?
Answer
Le gonocoque, un diplocoque gram négatif, est le germe responsable.
Question
À quel âge la tuberculose urinaire survient-elle principalement ?
Answer
La tuberculose urinaire survient principalement chez l'adulte jeune (20-40 ans).
Question
Quels sont les deux signes vésicaux principaux de la bilharziose ?
Answer
Les deux signes vésicaux principaux de la bilharziose sont la pollakiurie intense et la hématurie terminale.
Question
Décrivez le toucher rectal dans la prostatite aiguë.
Answer
Le toucher rectal révèle une prostate augmentée de volume, tendue, succulente et très douloureuse.
Question
Qu'est-ce qu'une prostatite aiguë ?
Answer
C'est une inflammation aiguë de la prostate, souvent causée par des germes banaux après une urétrite, ou par le gonocoque.
Question
Quels sont les trois buts du traitement de la rupture urétrale ?
Answer
Les trois buts sont : drainer les urines, évacuer l'hématome, et réparer la déchirure urétrale.
Question
À quel(s) niveau(x) vertébral(aux) le rein est-il situé ?
Answer
Les reins sont situés à la hauteur des vertèbres D12, L1 et L2. Le rein droit est légèrement plus bas que le gauche.
Question
Quel rôle joue la stase urinaire dans la lithiase ?
Answer
Elle favorise la précipitation des sels minéraux et l'infection, deux conditions essentielles à la formation des calculs.
Question
Définissez l'hématurie et ses trois types selon le tube.
Answer
L'hématurie est la présence de sang dans les urines. Les trois types sont : initiale (premier tube), terminale (dernier tube), et totale (trois tubes).
Question
Quelles sont les causes principales de pollakiurie ?
Answer
Pollakiurie : diminution capacité vésicale, inflammation vésicale, résidu post-mictionnel, maladies vésicales, maladies juxta-vésicales.
Question
Décrivez les deux phases de l'évolution de la dysurie.
Answer
La première phase est la compensation (pollakiurie, jet faible). La deuxième est la dysurie décompensée, avec troubles fonctionnels et organiques.
Question
Qu'est-ce que l'infarctus rénal ?
Answer
L'infarctus rénal est la nécrose du rein due à une ischémie aiguë, causée par un traumatisme artériel, une thrombose veineuse, une embolie ou la drépanocytose.
Question
Décrivez le signe de CHEVASSU négatif dans l'adénome.
Answer
Le signe de CHEVASSU négatif, dans le contexte de l'adénome prostatique, signifie que le béniqué métallique est perceptible lors du toucher rectal.
Question
Pourquoi le cancer prostatique a-t-il une période de latence ?
Answer
Le cancer de la prostate naît dans la portion caudale, évoluant loin de l'urètre, ce qui crée une longue période de latence clinique.
Question
Où survient la rupture urétrale antérieure ?
Answer
Elle survient au niveau de l'urètre antérieur, fréquemment dans l'urètre moyen suite à un choc direct sur le périnée.
Question
Pourquoi la brièveté de l'urètre féminin favorise-t-elle les infections vésicales ?
Answer
Sa brièveté (3 cm) rapproche la vessie de l'extérieur, facilitant ainsi la remontée des bactéries et les infections vésicales.
Question
Qu'est-ce qui cause l'hyperconcentration urinaire ?
Answer
L’hyperconcentration urinaire est causée par un manque de solvant (eau) résultant d’un apport hydrique insuffisant ou de pertes d’eau exagérées.
Question
Dans quelle portion prostatique le cancer se développe-t-il ?
Answer
Le cancer de la prostate naît dans la portion caudale de la prostate.
Question
Citez les complications de la rupture urétrale ?
Answer
L'infection de l'hématome, le rétrécissement urétral, l'incontinence urinaire, et l'impuissance sexuelle.
Question
Quel médicament est utilisé en oestrogénothérapie ?
Answer
L’Oestrogénothérapie (ex: Distilbène) est utilisée dans le traitement antiandrogénique du cancer de la prostate.
Question
Quelle est la fréquence normale des mictions par 24 heures ?
Answer
Un individu normal a en moyenne 4 à 5 mictions par 24 heures.
Question
Quels examens paracliniques diagnostiquent la tuberculose urinaire ?
Answer
La tuberculose urinaire est diagnostiquée par un examen des urines (BK +, culture sur Lowenstein, inoculation au cobaye) et par radiologie (UIV, échographie).
Question
Décrivez les deux zones du parenchyme rénal.
Answer
Le parenchyme rénal comprend une corticale périphérique jaunâtre et une médullaire centrale rouge sombre.
Question
Qu'est-ce qu'un calcul coralliforme ?
Answer
Un calcul coralliforme moule complètement le bassinet et les calices, prenant ainsi leur forme.
Question
Quels sont les quatre composants de l'appareil urinaire ?
Answer
Les quatre composants de l'appareil urinaire sont : les reins, les uretères, la vessie et l'urètre.
Question
Quel est le principal signe clinique de l'angiome rénal ?
Answer
L'hématurie, souvent totale et indolore, est le signe clinique principal.
Question
Quel est le poids moyen d'un adénome prostatique ?
Answer
Le poids moyen d'un adénome prostatique varie de 30-40g à plus de 200g.
Question
Quelle est la longueur de l'urètre chez la femme ?
Answer
Chez la femme, l'urètre est court, mesurant environ 3 cm de longueur.
Question
Définissez la lithiase urinaire.
Answer
Maladie due à la présence de calculs dans la voie excréto-urinaire. C'est la pathologie la plus fréquente en urologie.
Question
Définissez les diverticules vésicaux et leur formation.
Answer
Les diverticules vésicaux sont des poches formées lorsque la musculeuse de la vessie cède sous une hyperpression, ne laissant que la muqueuse faire hernie. Ils emmagasinent l'urine et empêchent la vidange complète.
Question
Qu'est-ce que le résidu post-mictionnel ?
Answer
C'est la sensation de ne pas avoir vidé complètement sa vessie après une miction.
Question
Quel diagnostic révèle des œufs avec épéron terminal ?
Answer
Le diagnostic de Bilharziose révèle des œufs avec épéron terminal dans les urines.
Question
Qu'est-ce que la pyurie ?
Answer
La pyurie est la présence de pus dans les urines, souvent signe d'une infection urinaire.
Question
Qu'est-ce qu'une vessie de lutte ?
Answer
Une vessie de lutte est une vessie forcée qui a abandonné la lutte contre un obstacle, entraînant une hypertrophie du détrusor et la formation de diverticules.
Question
Définissez l'hydronéphrose.
Answer
Dilatation aseptique des cavités excrétrices du rein due à un obstacle sur la voie excrétrice.
Question
Qu'est-ce que l'anurie ?
Answer
C'est une diminution de la diurèse inférieure à 200 ml par 24 heures.
Question
Quel parasite provoque la bilharziose urinaire ?
Answer
Le Schistosoma hématobium provoque la bilharziose urinaire.
Question
Quel groupe d'âge est le plus atteint par la lithiase ?
Answer
L'adulte est très atteint, particulièrement entre 30 et 50 ans.
Question
Comment l'infection urinaire favorise-t-elle la lithiase ?
Answer
L'infection urinaire favorise la lithiase par la stase urinaire qu'elle entraîne, la modification du pH urinaire, et la lésion de l'épithélium.
Question
Quels sont les cinq signes cliniques de la lithiase rénale ?
Answer
La lithiase rénale se manifeste par une douleur typique, une hématurie totale, des urines troubles, parfois une hypertension artérielle, et une diminution de la diurèse.
Question
Où nait le cancer prostatique dans la prostate ?
Answer
Le cancer prostatique naît dans la portion caudale de la prostate.
Question
Quelles sont les trois causes principales de l'hydronéphrose ?
Answer
Les trois causes principales sont : obstruction des voies excrétrices (calculs, tumeurs, sténoses), malformations congénitales (mégauretère, anomalies de la jonction pyélo-urétérale) et troubles fonctionnels (atonie urétérale).
Question
Comment le pH urinaire influence-t-il la formation des calculs ?
Answer
Un pH urinaire alcalin favorise la formation de calculs phosphatiques, tandis qu'un pH très acide favorise les lithiases uriques.
Question
Qu'est-ce qu'une pyonéphrose ?
Answer
La pyonéphrose est une destruction complète du rein, qui devient une poche de pus sans fonction, souvent suite à une pyélonéphrite mal soignée.
Question
Qu'est-ce qu'une sténose artérielle rénale ?
Answer
Une sténose artérielle rénale est un rétrécissement de l'artère rénale, souvent dû à l'athérome ou à une hyperplasie fibreuse, pouvant causer une hypertension artérielle.
Question
Quelles sont les conséquences post-opératoires de l'adénomectomie sur la fécondité ?
Answer
L'adénomectomie peut entraîner une éjaculation rétrograde ou, si les vésicules séminales sont retirées, la suppression de la fécondité.
Question
Quel test biologique sanguin augmente dans le cancer prostatique avec métastases osseuses ?
Answer
Les phosphatases acides sont très augmentées dans les formes de cancer de la prostate avec métastases osseuses.
Question
Quels examens paracliniques évaluent l'adénome prostatique ?
Answer
Les examens paracliniques incluent l'UIV, l'échographie, la cytobactériologie des urines, et le dosage de l'urée et de la créatinine.
Question
Qu'est-ce que la gonorrhée ?
Answer
Infection sexuellement transmissible due au gonocoque, affectant l'urètre antérieur chez l'homme, causant des brûlures mictionnelles et un écoulement.
Question
Quelles sont les deux portions de la prostate selon GIL VERNET ?
Answer
Les deux portions de la prostate selon Gil Vernet sont la portion crâniale et la portion caudale.
Question
Quels sont les deux traitements du rétrécissement urétral ?
Answer
Les deux traitements sont la dilatation par bougies/béniqués et l'urétroplastie.
Question
Quel est le délai d'apparition de l'écoulement ?
Answer
Le délai d'apparition de l'écoulement dépend de la cause. Pour la gonorrhée, il est de 2 à 5 jours après le rapport.
Question
À quel âge l'adénome prostatique apparaît-il généralement ?
Answer
L'adénome prostatique apparaît généralement à partir de 60 ans.
Question
Qu'est-ce que l'adénome prostatique ?
Answer
Hypertrophie bénigne de la prostate. Tumeur non maligne, fréquente chez l'homme après 60 ans. L'adénome naît dans la portion crâniale de la prostate et se développe vers le haut (col vésical) ou vers le rectum, causant pollakiurie et rétention d'urines.
Question
Quelles sont les causes de l'orchi-épididymite ?
Answer
L'orchi-épididymite est souvent causée par une gonococcie mal soignée, une prostatite, des manœuvres endo-urétrales ou une infection générale.
Question
Décrivez les trois directions d'évolution du cancer prostatique.
Answer
Le cancer de la prostate évolue à l'intérieur de la glande, autour de la prostate, ou à distance par métastases.
Question
Qu'est-ce que l'orchi-épididymite ?
Answer
L'orchi-épididymite est une infection concomitante du testicule et de l'épididyme, fréquente chez le sujet jeune.
Question
Quelles germes causent la prostatite aiguë ?
Answer
Les germes courants incluent les staphylocoques et les bactéries Gram négatif, ainsi que le gonocoque et les parasites comme le Trichomonas.
Question
Décrivez l'écoulement uréthral dans la gonorrhée.
Answer
Dans la gonorrhée masculine, l'écoulement urétral est purulent et abondant.
Question
Décrivez la forme aiguë de l'orchi-épididymite.
Answer
La forme aiguë se caractérise par une douleur vive dans le scrotum, une fièvre, et une tuméfaction douloureuse du testicule et de l'épididyme.
Question
Quel examen diagnostique précise le rétrécissement urétral ?
Answer
L'examen diagnostique qui précise le rétrécissement urétral est l'urétrographie rétrograde.
Question
Quelles sont les causes du rétrécissement urétral ?
Answer
Les causes incluent les infections (urétrite, prostatite), les traumatismes (rupture urétrale), les interventions chirurgicales, et les malformations congénitales (hypospadias).
Question
Qu'est-ce qu'une sténose urétrale ou rétrécissement urétral ?
Answer
Une sténose urétrale est un rétrécissement de l'urètre. Elle peut être acquise, par exemple, suite à une gonorrhée mal soignée ou à un sondage traumatique.
Question
Quel débit sanguin rénal normal permet la filtration ?
Answer
Le débit sanguin rénal normal est de 1200 cc par minute, soit 20% du débit cardiaque.
Question
Qu'est-ce que la pollakiurie ?
Answer
C'est l'augmentation de la fréquence des mictions, de jour comme de nuit.
Question
Quelle est la longueur de l'urètre chez l'homme ?
Answer
Chez l'homme, l'urètre mesure environ 20 cm.
Question
Qu'est-ce que la miction par regorgement ?
Answer
Perte d'urine due à une rétention chronique ou une vessie flasque, résultant en un écoulement permanent goutte à goutte.
Question
Quel est le traitement chirurgical principal de l'adénome ?
Answer
Le traitement chirurgical principal est l'adénomectomie, réalisable par voie endoscopique ou trans-vésicale.
Question
Citez les anomalies au toucher rectal du cancer prostatique.
Answer
La prostate est augmentée de volume, dure, irrégulière, multinodulaire, avec des limites floues et peut être douloureuse à la palpation.
Question
Qu'est-ce qu'un séminome testiculaire ?
Answer
Le séminome est une tumeur testiculaire maligne fréquente chez l'adulte jeune (20-35 ans), développée à partir des cellules indifférenciées de la lignée séminale.

Introduction à l'Urologie : Anatomie, Pathologies et Explorations

L'urologie est la spécialité médicale et chirurgicale qui prend en charge les affections des reins, des voies excrétrices urinaires (uretères, vessie, urètre) et de l'appareil génital masculin. Cette synthèse aborde les rappels anatomiques et physiologiques, les méthodes d'exploration clinique, la terminologie sémiologique, les grands syndromes urologiques, ainsi que des pathologies urinaires acquises et spécifiques à l'homme et à la femme, et l'urologie infantile, incluant les techniques de dialyse et de transplantation rénale.

Chapitre I : Rappels Anatomiques et Physiologiques

L'appareil urinaire est composé de deux reins qui produisent l'urine, de deux uretères qui la drainent, d'une vessie qui l'accumule et d'un urètre qui l'évacue. Le rein est un organe rétropéritonéal, mobile, mesurant environ 13 cm chez l'homme et pesant 150g. À la coupe, on distingue une capsule fibreuse, un parenchyme avec une corticale jaunâtre périphérique et une médullaire rouge sombre contenant les pyramides de Malpighi. Les uretères mesurent 25 cm et ont un trajet oblique dans la paroi vésicale pour prévenir le reflux. La vessie comprend une partie inférieure fixe (trigone, méats urétéraux, orifice urétral) et une partie supérieure mobile (calotte vésicale). Sa musculature est constituée du détrusor et du sphincter interne.

L'urètre est différent chez l'homme et la femme : il est court (3 cm) chez la femme, favorisant les infections, et long (20 cm) chez l'homme, entourant la prostate dans sa partie haute. Le rein est très vascularisé, recevant 1200cc de sang par minute. L'urètre possède un péristaltisme qui transporte l'urine de haut en bas. Chez l'homme, les organes génitaux externes comprennent la verge (corps caverneux, corps spongieux, gland, méat urétral) et le scrotum contenant les testicules (de consistance ferme, coiffés par l'épididyme) et le cordon spermatique. Des anomalies peuvent inclure l'épispadias (méat sur la face supérieure) ou l'hypospadias (méat sur la face inférieure), des nodules des corps caverneux (maladie de Lapeyronie) ou le priapisme. Le périnée est une zone très sensible. Le toucher rectal est un examen urologique essentiel.

Chez la femme, la vessie est séparée du vagin par une mince cloison. Le méat urétral peut être mal implanté, favorisant les infections, et une cystocèle peut être visible lors de la poussée.

Chapitre II : Méthodes d’Exploration en Clinique

Le diagnostic en urologie repose sur l'interrogatoire, l'examen clinique et les examens paracliniques.

1. L'Interrogatoire

Il vise à recueillir les plaintes du patient, telles que :

  • Des douleurs (lombaires, urétrales, scrotales, péniennes).
  • Des troubles de la miction (dysurie, rétention complète ou incomplète).
  • Des modifications qualitatives des urines (hématurie, pyurie, pneumaturie, fécalurie, chylurie).
  • Des modifications de la diurèse (polyurie, oligurie, anurie).
  • Des écoulements urétraux (sanglants, purulents).
  • Des troubles génitaux de la libido.
  • La stérilité (masculine ou féminine).
  • La découverte d'une tuméfaction anormale.

2. L'Examen Clinique

Comprend :

  • Inspection : morphologie du patient, examen des organes génitaux externes, observation de la miction (forme et quantité du jet, qualité des urines). L'odeur et l'aspect des urines (jaune claire, foncée, trouble) sont évalués. Un «faux trouble» disparaît au chauffage ou à l'acidification, contrairement à un «vrai trouble» (sang, pus).
  • Palpation : abdomen, fosses lombaires (pour rechercher masses ou douleurs).

3. Examens Paracliniques

Essentiels pour le diagnostic :

  • Cytobactériologie des urines : nécessite un prélèvement correct.
  • Dosage de l'urée et de la créatinine.
  • Urographie IntraVeineuse (UIV) : examen clé, mais attention aux intolérances à l'iode (contre-indication absolue en cas de maladie de Kahler).
  • Échographie.

Chapitre III : Définition des Termes Sémiologiques

  • Pollakiurie : augmentation de la fréquence des mictions (normale : 4-5/24h). Peut être causée par une diminution de la capacité vésicale, des états inflammatoires ou un résidu post-mictionnel.
  • Dysurie : difficulté à uriner.
  • Énurésie : miction inconsciente et involontaire la nuit (physiologique avant 2-3 ans, pathologique après 6-7 ans).
  • Anurie : diurèse inférieure à 200 ml/24h (différencier prérénale, rénale, postrénale).
  • Brûlures mictionnelles : sensation de gêne pendant la miction (cystite, prostatite).
  • Miction par regorgement ou fausse incontinence : perte d'urine goutte à goutte due à une rétention chronique.
  • Rétention vésicale complète : impossibilité d'uriner malgré un besoin pressant.
  • Résidu post-mictionnel : sensation d'urine restante après une miction.
  • Interruption du jet : arrêt brutal du jet urinaire, pouvant indiquer un calcul vésical.
  • Pneumaturie : présence de gaz dans l'urine, souvent signe de fistule urinaire-intestinale.
  • Distension vésicale : vessie forcée ayant abandonné la lutte contre l'obstacle (2-4 litres).

Chapitre IV : Grands Syndromes Urologiques

1. Saignements Urinaires

  • Hématurie : présence de sang dans les urines. Peut être "en cours" (visible) ou "passée" (déclarée par le patient).
    • Hématurie initiale : atteinte cervico-prostatique.
    • Hématurie terminale : atteinte vésicale.
    • Hématurie totale : atteinte rénale.
    Causes : tumeurs, lithiases, maladies hémorragiques (polykystose rénale, glomérulonéphrite, bilharziose vésicale, urétrite postérieure), causes générales (hémopathies, anticoagulants).
  • Urétrorragie : écoulement de sang par l'urètre en dehors de la miction.

2. Pyurie

Présence de pus dans les urines. Causes : rétention urinaire, altération de l'urothélium, calculs, malformations congénitales, infections pér-organes (abcès).

3. Pollakiurie et Brûlures Mictionnelles

Souvent associées et signe de maladie basse (vésicale ou juxta-vésicale). L'association avec la pyurie est caractéristique de la cystite.

  • Causes vésicales : inflammations (tuberculose, bilharziose), tumeurs malignes, traumatismes (lithiases), irradiations pelviennes, vessies de petite capacité, rétention vésicale incomplète.
  • Causes juxta-vésicales : urétérocèle, calculs urétéraux, méga-uretère ; chez la femme (urétrite) ; chez l'homme (maladies prostatiques pour l'urètre postérieur, gonorrhée pour l'urètre antérieur).

4. Dysurie et Rétention d'Urines

Évoluent en deux phases : compensation (pollakiurie, jet filiforme) puis décompensation. La décompensation peut entraîner des troubles fonctionnels et organiques. La vessie développe une vessie de lutte (hypertrophie du détrusor, trabéculations, diverticules) et peut aboutir à une rétention vésicale incomplète ou complète. Le retentissement urétéral et rénal peut provoquer une insuffisance rénale. Les causes sont des obstacles (maladies du col vésical, adénome prostatique, cancer prostatique, sténose urétrale, tumeurs pelviennes) ou des dysfonctions neurologiques.

5. Incontinence Urinaire

Perte involontaire d'urine. Causes communes : distension vésicale, petites vessies scléreuses, impériosité mictionnelle, désordres neurologiques, malformations sphinctériennes, causes psychologiques (énurésie). Spécifique à l'homme : après chirurgie cervico-prostatique, épispadias. Spécifique à la femme : après opérations gynécologiques, accouchements (fistules vésico-vaginales).

6. Coliques Néphrétiques

Douleur lombaire paroxystique par distension rapide de la voie excrétrice haute. Causes : obstacles (lithiase), malformations obstructives, sténoses (tuberculose, bilharziose), tumeurs locales, compressions extrinsèques.

Chapitre V : Pathologie Urinaire Acquise

A. Tuberculose de l'Appareil Urinaire

Surtout chez l'adulte jeune, secondaire à une primo-infection. Le Bacille de Koch diffuse par voie sanguine. Lésions initiales dans la corticale rénale évoluant vers la tuberculose ulcéro-caséeuse, puis la pyonéphrose. Atteint aussi les voies excrétrices (épaississement pariétal, œdème, perte de contractilité du détrusor, petite vessie rétractile) et les organes génitaux (sténose urétrale). Clinique polymorphe : cystite aiguë (pollakiurie, brûlures, pyurie, hématurie terminale, résistante aux traitements habituels), épididymite, coliques néphrétiques sans calcul, lombalgies. Diagnostic par examen des urines (BK+), culture sur Lowenstein, UIV. Traitement médical (antituberculeux) et chirurgical (néphrectomie si destruction rénale, plasties pour rétablir le passage ou la capacité vésicale).

B. Bilharziose

Provoquée par le Schistosoma haematobium, localisée au bas appareil. Les œufs se déposent dans les veines du petit bassin et atteignent la paroi vésicale, urétérale. Provoque une inflammation avec granulations, puis sclérose rétractile de la paroi vésicale ("vessie rétractile"), pouvant dégénérer en cancer. Clinique : fièvre, frissons, courbatures, œdèmes ; signes vésicaux : pollakiurie intense, hématurie terminale. Diagnostic par œufs dans les urines, éosinophilie, intradermoréaction, cystoscopie, UIV. Traitement médical (antiparasitaires comme Biltricide) et chirurgical (réimplantation urétérale, agrandissement vésical, cystectomie en cas de cancer).

C. Filariose Urinaire

Due au Filaire de Bancroft. Signes : chylurie (rarement pure), hématurie, prurit. Diagnostic par microfilaires dans les urines/sang, intradermoréaction, UIV montrant des fistules lymphatico-urinaires. Traitement médical (anti-filaires), parfois chirurgical si destruction rénale.

D. Lithiase

Présence de calculs dans les voies excrétrices. Fréquente, surtout chez l'homme adulte (30-50 ans). Causes prédisposantes : hérédité, sédentarité, régime riche. Pathogénie : substance précipitable (cystine, xanthine, calcium), conditions favorables à la précipitation (hyperconcentration, modification du pH urinaire, stase urinaire, infection urinaire), conditions pétrifiantes (corps étrangers). Les lithiases les plus fréquentes sont rénales et urétérales.

  • Lithiase Rénale : sièges variés (néphrocalcinose, calices, bassinet). Calculs d'oxalate de calcium (durs, bruns-rouges), phosphate de chaux (noirs), phosphate ammoniaco-magnésien (blancs), acide urique (jaunes). Retentissement variable : bien toléré ou obstruction, œdème, dilatation, pyonéphrose. Clinique : douleur, hématurie totale, urines troubles, HTA, oligurie.
  • Lithiase Urétérale : calcul dans l'uretère. Douleur dominante (colique néphrétique), hématurie, signes vésicaux (pollakiurie, brûlures, dysurie). Peut entraîner rupture urétérale, anurie, état de mal néphrétique.
  • Lithiase Vésicale : douleur hypogastrique, urétrale, pollakiurie, hématurie inconstante, dysurie (souvent avec interruption brutale du jet). Chez l'enfant : incontinence urinaire diurne et nocturne.
  • Lithiase Urétrale : enclavement d'un calcul dans l'urètre. Plus fréquente chez l'homme. Douleur périnéale ou urétrale, dysurie, pollakiurie.

E. Tumeurs Épithéliales

Peuvent être pédiculées (papillome, polype), sessiles ou infiltrantes. Les tumeurs malignes donnent des métastases osseuses et pulmonaires. La tumeur de la vessie est fréquente, surtout chez l'homme, souvent sur cystites chroniques (bilharziennes). Symptômes : hématurie (dominante), rétention par caillots, troubles mictionnels, cystite rebelle. Le traitement dépend du type, du volume et de la situation de la tumeur (chirurgie : réimplantation, enterocystoplastie).

A. Traumatismes du Rein et de son Pédicule

Contusion du rein : Homme (30-50 ans), choc direct lombaire. Lésions : ruptures rénales partielles ou totales, ruptures du pédicule, fractures de côtes, déchirures péritonéales. Signes dominants : hématurie, hématome. Complications : hématonéphrose, hydronéphrose, anurie, mort. Traitement médical ou chirurgical (néphrectomie si broiement ou rupture irréparable). Les plaies du rein (armes à feu, armes blanches) sont plus graves, pouvant entraîner hémorragie, infection et néphrite suppurée.

B. Infections Non Spécifiques du Rein

  • Pyélonéphrite : inflammation et infection du rein et du bassinet (souvent par colibacille). Diagnostic par clinique, urines, UIV.
  • Pyonéphrite : lésion infectieuse collectée ou diffuse du parenchyme rénal (staphylocoque doré). Diagnostic par clinique, urines, UIV, hémoculture.
  • Périnéphrite et Phlegmon Périnéphritique : collection suppurée de la graisse périrénale. Affection grave. Formes suraiguës, aiguës, lentes (phlegmon ligneux). Traitement : antibiotiques, drainage chirurgical.

C. Tumeurs du Rein

  • Cancer du Rein : rare, chez l'adulte (40-70 ans). Aspect nodulaire ou diffus infiltrant. Épithélioma. Signes : hématurie (premier signe, totale, capricieuse), douleurs lombaires, varicocèles (à droite, diagnostic de grande valeur), pâleur. Traitement chirurgical (néphrectomie élargie ou partielle), chimiothérapie inefficace.
  • Maladie Polykystique du Rein : congénitale, souvent héréditaire, bilatérale. Le rein est très augmenté de volume, bosselé par des kystes. Évolution lente vers l'insuffisance rénale. Clinique : tumeur lombo-abdominale bilatérale, lombalgies, hématuries, infections, HTA. Traitement : régime riche en NaCl, antibiotiques, ponction des kystes (opération de Rovsing), transplantation rénale.

Hydronéphrose

Dilatation aseptique des cavités excrétrices du rein. Causes : malformations congénitales de l'uretère (rétrécissement, méga-uretère), obstacles acquis (tuberculose, calcul, tumeurs pelviennes, hypertrophie prostatique), troubles fonctionnels (atonie urétérale). Clinique : douleur variable, signes associés, masse rénale augmentée de volume, ballottante. Complications : douleur forte, hématurie, infection (pyélonéphrite, pyonéphrose), anurie, rupture intrapéritonéale. Traitement causal (lever l'obstacle, drainer la poche).

Grand Kyste Solitaire

Kyste bénin, non communicant avec les voies excrétrices, contenant un liquide citrin. Souvent asymptomatique ou gêne. Peut provoquer hématurie totale, capricieuse, indolore. Diagnostic par échographie, UIV, artériographie. Traitement : abstention, ponction transpariétale ou chirurgie si gênant.

Angiome Rénal

Tumeur bénigne vasculaire. Muette si sous-capsulaire. Peut provoquer hématurie totale, capricieuse, indolore. Traitement : néphrectomie partielle ou totale.

Lésions Artérielles Sténosantes

Causes d'HTA (15-30%). Athérome de l'artère rénale, hyperplasie fibreuse, sténose congénitale. Conséquences : atrophie rénale, ischémie rénale, HTA (souvent maligne et rebelle au traitement). Diagnostic par UIV (rein petit ou muet), cathétérisme urétéral séparé, angiographie. Traitement : néphrectomie, désobstruction artérielle, pontage.

Infarctus Rénal

Nécrose du rein par ischémie aiguë. Causes : traumatisme de l'artère rénale, thrombose de la veine rénale, embolie de l'artère rénale, drépanocytose. Clinique aiguë : douleur lombaire violente, choc, oligurie, fièvre, hématurie. Traitement : néphrectomie.

Chapitre VI : Pathologie Uro-Génitale chez l'Homme

Adénome de la Prostate

Hypertrophie bénigne de la prostate, très fréquente après 60 ans. Origine hormonale probable. L'adénome naît dans la portion crâniale de la prostate. Clinique : pollakiurie diurne et nocturne, dysurie, hématurie initiale, accidents infectieux. Toucher rectal : prostate augmentée de volume, ferme, lisse, non douloureuse. Diagnostic par UIV, urétro-cystographie. Traitement : prévention (phytothérapie, Proscar), chirurgical (adénomectomie endoscopique ou trans-vésicale).

Cancer de la Prostate

Très fréquent après la cinquantaine. Siège dans la portion caudale, évolue longtemps sans symptômes. Extension vers l'intérieur de la glande, autour de la prostate, puis à distance (os, lymphatiques). Clinique tardive : douleurs sacrées, pelviennes, sciatiques, oedème, anémie, insuffisance rénale. Troubles mictionnels (dysurie rapide, pollakiurie nocturne, hématurie initiale ou terminale). Toucher rectal : prostate augmentée, dure, irrégulière, douloureuse. Examens paracliniques : radiographie (métastases osseuses), UIV, urétrographie, labo (VS, anémie, phosphatases acides), cytologie, biopsie (diagnostic de certitude). Traitement : anti-androgénique (œstrogénothérapie, castration chirurgicale), radiothérapie (moins efficace), prostatectomie (cas vus tôt).

Prostatite Non Tuberculeuse

Inflammation aiguë de la prostate. Causes : germes banaux, gonocoque, parasites, manœuvres endo-urétrales, dissémination hématogène. Clinique : signes généraux (fièvre, frissons), troubles mictionnels, toucher rectal (prostate augmentée, tendue, douloureuse). Évolution favorable sous traitement, mais possibles complications : épididymite aiguë, abcès prostatique, chronicité. Traitement : hygiéno-diététique, antibiotiques, incision-drainage si abcès.

Rupture de l'Urètre

Localisation antérieure (choc direct périnéal) ou postérieure (traumatisme, fracture du bassin). Clinique : douleur, urétrorragie, hématome (pénien, périnéal, pelvien), globe vésical. Diagnostic par urétrographie. Complications graves : infection de l'hématome, rétrécissement urétral, incontinence, impuissance, stérilité. Traitement urgent : drainer les urines, évacuer l'hématome, réparer la déchirure (sondage ou chirurgie).

Orchi-épididymite Non Tuberculeuse

Infection concomitante du testicule et de l'épididyme. Fréquente chez le jeune. Causes : gonococcie, prostatite, manœuvres endo-urétrales, infections générales (oreillons). Forme aiguë : douleur scrotale vive, fièvre, tuméfaction. Forme chronique : tuméfaction scrotale indolore. Traitement : soulager la douleur, antibiotiques.

Rétrécissement Inflammatoire Urétra

Sténose urétrale des années après la cause initiale. Causes : gonococcie mal soignée (urètre antérieur), iatrogène (sonde vésicale prolongée), sondage traumatique. Diagnostic par clinique, antécédents, exploration du canal (explorateurs à boule), urétrographie rétrograde. Traitement : dilatation (bougies, béniqués) ou urétroplastie (opération de Monseur).

Gonococcie

Maladie urétrale très contagieuse due au Neisseria gonorrhoeae. Écoulement urétral purulent, mictions fréquentes et douloureuses, œdème du prépuce. Complications : urétrite prolongée, prostatite aiguë/chronique, épididymite aiguë (pouvant laisser un noyau obstructif menant à l'azoospermie ou rétrécissement urétral). Traitement antibiotique.

Tumeurs du Testicule

Presque toutes malignes, fréquentes chez l'adulte jeune (20-35 ans). Types : séminome (le plus fréquent), embryomes (tissus étrangers), ou mixte. Clinique : augmentation de volume de l'hémibourse (sans raison, découverte fortuite), gêne, sensation de lourdeur, parfois gynécomastie. Examen : masse testiculaire grosse, déformée, sans sensibilité particulière. Diagnostic par biopsie. Dosages des prolans urinaires (pour chorio-épithéliome). Traitement : castration chirurgicale (même en cas de métastases), radiothérapie (séminomes), chimiothérapie (chorio-épithéliomes).

Varicocèle

Dilatation variqueuse des veines du cordon spermatique. Bénigne, mais peut affecter la spermatogenèse. Surtout à gauche. Clinique : souvent silencieuse, sensation de gêne, hémibourse abaissée, masse mollasse palpable qui s'atténue en position allongée. Complications : oligozoospermie, stérilité. Traitement : souvent aucun, ligature chirurgicale en cas de stérilité.

Hydrocèle

Épanchement liquidien clair dans la cavité vaginale du testicule. Peut être congénitale (avec canal péritonéo-vaginal fermé ou communicant) ou secondaire à une infection. Clinique : tuméfaction des bourses, de volume variable, rénitente, fluctuante, translucide (diagnostic différentiel avec hématocèle, hernie, cancer). Traitement : ponction évacuatrice (peu efficace, contre-indiquée si communicante), ponction avec anti-inflammatoire, ou chirurgie (retournement ou résection de la vaginale).

Infertilité Masculine

Deux mécanismes :

  • Anomalie de production/maturation des spermatozoïdes (stérilité sécrétoire) : syndrome de Klinefelter, orchite ourlienne, ectopie testiculaire, varicocèle, troubles nutritionnels.
  • Anomalie de progression des spermatozoïdes (stérilité excrétrice) : congénitale (absence de déférent), infectieuse (gonococcie, tuberculose), chirurgicale ou traumatique.

Diagnostic par spermogramme (anomalies quantitatives et qualitatives), dosage des gonadotrophines, des 17-cétostéroïdes, étude du métabolisme de base, biopsie testiculaire. Traitement selon l'origine.

Chapitre VII : Pathologie Urinaire de la Femme

Endométriose Vésicale

Prolifération ectopique de tissu endométrial dans la paroi vésicale, subissant des modifications cycliques. Clinique : douleurs hypogastriques, dysurie, pollakiurie, mictions impérieuses, hématurie, tous ces signes étant cycliques (apparaissent avec les règles). La cystoscopie montre une masse trigonale micropolykystique qui s'affaisse après les règles. Traitement : hormonal (Norstéroïdes) ou castration (physiothérapique ou chirurgicale).

Fistules Vésico-Génitales

Fistules vésico-utérines (rares, compliquent les césariennes : aménorrhée, hématuries cycliques) ou vésico-vaginales (plus fréquentes, complications chirurgicales ou obstétricales).

Chapitre VIII : Urologie Infantile (Anomalies Congénitales)

A. Anomalies du Rein

  • Agénésie rénale : absence totale unilatérale d'un rein.
  • Hypoplasie rénale : diminution congénitale du poids du rein.
  • Dysplasie rénale : hypoplasie avec présence de tissus étrangers au rein.
  • Rein en fer à cheval : fusion des pôles inférieurs.

B. Anomalies de l'Uretère

  • Anomalies obstructives de la jonction pyélo-urétérale : ± 40% des uropathies malformatives. Diagnostic par UIV. Traitement chirurgical.
  • Méga-uretère Congénital : dilatation primitive de l'uretère. Peut être total ou pelvien. Clinique : épisodes infectieux, douleurs abdominales, hématuries. Complications : lithiase, destruction rénale. Traitement chirurgical ou antibiotique prolongé.

C. Anomalies de l'Urètre et de la Vessie

  • Épispadias et Exstrophie Vésicale : ouverture dorsale de l'urètre et absence de fermeture de la paroi vésicale. Souvent associées. Traitement chirurgical décevant.
  • Hypospadias : ouverture ventrale du méat urétral en arrière du gland. Conséquences : troubles du jet urinaire, éjaculation, stérilité, psychologiques. Ne jamais circoncire avant la plastie.

1. Testicule Non Descendu

Peut être une ectopie testiculaire (trajet aberrant) ou une cryptorchidie (arrêt du testicule dans son trajet normal). Fréquence : 1/500 naissances. Conséquences : gêne psychologique, stérilité (atrophie), risque de cancérisation. Traitement : médical (gonadotrophines chorioniques) avant 5-10 ans, ou chirurgical (orchidopexie) entre 5 et 12 ans. Après la puberté, ablation si risque de cancérisation.

2. Phimosis et Paraphimosis

  • Phimosis : sténose primitive de l'orifice préputial (impossibilité de décalottage). Clinique : urines filiformes, gonflement préputial, goutte à goutte post-mictionnel. Traitement : circoncision.
  • Paraphimosis : rétraction du prépuce derrière le sillon balano-préputial (urgence). Clinique : œdème du prépuce et du gland. Traitement : réduction manuelle, section libératrice.

Vessie Neurogène par Anomalies Congénitales Vertébro-Médullaires (Spina Bifida)

Entraîne une paralysie des membres inférieurs et des troubles vésicaux.

4. Tumeurs Embryonnaires (Néphroblastomes)

Néphroblastome ou tumeur de Wilms : tumeur très fréquente chez l'enfant de moins de 5 ans. Tissu embryonnaire indifférencié. Clinique : masse palpable lombaire, douleur abdominale, altération de l'état général, anémie, HTA. Diagnostic par clinique, dosage de l'acide vanyl-mandélique (normal), Rx thorax, UIV, laparotomie. La découverte précoce est cruciale.

Torsion du Cordon Spermatique

Urgence chirurgicale. Peut être supra ou intra-vaginale. Entraîne rapidement la nécrose testiculaire, puis atrophie et risque de cancérisation. Traitement : détorsion chirurgicale immédiate si vue tôt, fixation testiculaire. Si vue tard, ablation du testicule atrophié.

Chapitre IX : Dialyse Péritonéale et Rein Artificiel

La dialyse est une méthode d'épuration du sang en cas d'insuffisance rénale. La dialyse péritonéale utilise le péritoine comme membrane de filtration. Le rein artificiel (hémodialyse) est plus maniable. Développé depuis 1944 par Kolff, les modèles modernes sont efficaces et sûrs. La transplantation rénale offre une solution durable, dépendant de la technique chirurgicale et surtout de la tolérance immunologique du receveur.

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