c7 mobilité sociale

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Analyse des définitions, mesures (tables de mobilité), trajectoires intergénérationnelles, différences de genre, fluidité sociale et facteurs tels que structure socioprofessionnelle, formation et capital familial influençant la mobilité sociale aujourd'hui.

La Mobilité Sociale : Caractéristiques et Facteurs

La mobilité sociale désigne le changement de position ou de statut social des individus au sein d'une société. Elle est un indicateur crucial dans les sociétés démocratiques, signalant que les places sociales ne sont pas uniquement déterminées par l'héritage ou la naissance. Comprendre ses mécanismes, ses formes et ses facteurs est essentiel pour analyser l'égalité des chances et la dynamique sociale.

I- Définition et mesure de la mobilité sociale

La mobilité sociale peut être observée sous diverses formes, bien que les sociologues se concentrent principalement sur la mobilité intergénérationnelle.

A- Les différentes formes de mobilité sociale

  • La mobilité intragénérationnelle: Elle concerne les changements de position sociale au cours de la vie d'un individu.
    • La mobilité géographique: Changement de lieu de résidence (à l'intérieur d'un pays ou entre pays). Exemple: Un jeune diplômé quittant sa région natale pour trouver un emploi dans une grande métropole.
    • La mobilité professionnelle: Changement de position sociale ou de métier au cours de la carrière. Exemple: Un ouvrier qui, après une formation, devient chef d'équipe, ou un employé qui crée sa propre entreprise.
  • La mobilité sociale intergénérationnelle: C'est le changement de position sociale d'un individu par rapport à ses parents. Elle est généralement mesurée à l'aide de la nomenclature des Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS).
    • La mobilité sociale ascendante: L'enfant occupe une PCS jugée supérieure à celle de ses parents. Exemple: Le fils d'un ouvrier qui devient cadre, ou la fille d'une infirmière qui devient médecin.
    • La mobilité sociale descendante (ou déclassement): L'enfant occupe une PCS inférieure à celle de ses parents. Exemple: Le fils d'un avocat qui devient boulanger, ou la fille d'un professeur qui devient caissière.
    • L'immobilité sociale (ou reproduction sociale): L'enfant appartient à la même PCS ou à une PCS très proche de celle de ses parents. Exemple: Le fils d'un agriculteur qui reprend l'exploitation familiale, ou la fille d'un avocat qui devient elle-même avocate.
  • La mobilité horizontale: Changement entre deux professions considérées comme étant de statut social équivalent. Exemple: Un agriculteur qui devient artisan. Dans ce cas, il est difficile de déterminer si la trajectoire est ascendante ou descendante.
  • La mobilité de statut: Changement entre une profession indépendante et une profession salariée (ou inversement). Exemple: Un enfant de commerçant indépendant qui devient salarié. Il est également difficile de classer clairement cette mobilité comme ascendante ou descendante sans informations supplémentaires sur le prestige ou les revenus.

B- La mesure de la mobilité sociale : les tables de mobilité

Les sociologues utilisent des tables de mobilité pour mesurer la mobilité intergénérationnelle. Ce sont des tableaux à double entrée qui croisent la PCS d'un individu avec celle de son père ou de sa mère. Elles sont construites à partir d'enquêtes régulières de l'INSEE. Les individus interrogés (souvent âgés de 40 à 59 ans) déclarent leur propre PCS et celle de leurs parents au même âge. Il existe deux types de tables de mobilité :
  • Les tables de destinée: Elles répondent à la question "Que sont devenus les enfants de telle ou telle PCS ?". Elles indiquent la répartition des descendants (fils ou filles) d'une catégorie socioprofessionnelle donnée dans les différentes PCS. Dans ces tables, le total de chaque ligne (PCS du père/de la mère) est égal à 100%.

    Exemple de lecture (selon la table fournie, fictive pour l'exemple mais basée sur la structure) : Si l'on observe la ligne "Agriculteurs exploitants" dans une table de destinée des hommes, on pourrait lire que 29,3% des fils d'agriculteurs sont eux-mêmes agriculteurs, 12,6% sont devenus cadres, et 9,3% sont devenus ouvriers peu qualifiés. La colonne "Ensemble" des fils représente la structure socioprofessionnelle de la génération des enfants interrogés.

    Lecture d'exemple de la table de destinée : En 2023, 11,2 % des hommes ayant un père agriculteur exploitant sont artisans, commerçants ou chefs d’entreprise. Parmi les fils de cadres et professions intellectuelles supérieures, 53,8 % sont restés cadres.

  • Les tables de recrutement (ou d'origine): Elles répondent à la question "D'où viennent les individus qui appartiennent à telle ou telle PCS ?". Elles montrent l'origine sociale des individus d'une PCS donnée. Dans ces tables, le total de chaque colonne (PCS du fils/de la fille) est égal à 100%. Tableau de recrutement social des hommes

    Exemple de lecture (selon la table fournie) : Si l'on observe la ligne "ACCE" pour la PCS du père et la colonne "ACCE" pour la PCS du fils, on peut lire 84,1%. Cela signifie que parmi les fils agriculteurs, 84,1% avaient un père agriculteur. La ligne "Ensemble" des pères représente la structure socioprofessionnelle de la génération des parents.

    Lecture d'exemple de la table de recrutement : En 2015, parmi les hommes de 40 à 59 ans appartenant à la PCS agriculteurs, 84,1 % avaient un père agriculteur. Parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures, 5,1 % avaient un père agriculteur et 30,3 % avaient un père cadre.

La diagonale de ces tables est particulièrement importante car elle représente l'immobilité sociale (dans les tables de destinée) ou l'autorecrutement (dans les tables de recrutement), c'est-à-dire la proportion d'individus qui occupent la même position sociale que leurs parents.

C- Intérêt et limites des tables de mobilité

Intérêts des tables de mobilité :
  • Elles permettent de quantifier l'ampleur de la mobilité sociale (ascendante, descendante) et de la reproduction sociale.
  • Elles donnent une vision chiffrée des déplacements entre les PCS, y compris les mobilités horizontales ou de statut.
  • Elles sont un outil de comparaison des sociétés et des périodes historiques en termes de mobilité.
Limites des tables de mobilité :
  • Sous-estimation de la mobilité sociale réelle: Les PCS sont des catégories agrégées et hétérogènes. Une mobilité à l'intérieur d'une même PCS (par exemple, un artisan cordonnier devenant entrepreneur avec 500 employés, tous deux classés comme "artisans, commerçants et chefs d’entreprise") n'est pas capturée, alors qu'elle peut représenter une ascension sociale significative en termes de revenus et de prestige. Les "trajets courts" sont difficiles à identifier avec précision.
  • Non prise en compte historique de la mobilité sociale des femmes: Pendant longtemps, les études se sont concentrées sur la mobilité des hommes par rapport à leurs pères. Avec l'augmentation de l'activité professionnelle des femmes, il est devenu essentiel d'analyser leurs trajectoires par rapport à leurs pères et à leurs mères.
  • Absence de prise en compte de l'évolution du statut ou du prestige: Le prestige associé à une profession peut changer au fil du temps. Un instituteur aujourd'hui n'a pas le même statut social qu'il y a 50 ans, même si la PCS reste la même. Une immobilité apparente peut masquer un déclassement symbolique.
  • La subjectivité de la mobilité: La perception individuelle de la mobilité peut différer de la classification objective. Un individu peut choisir une trajectoire considérée comme descendante par les tables (par exemple, un cadre parisien devenant éleveur en zone rurale) mais la vivre comme une ascension en termes de qualité de vie ou de valeurs personnelles.

II- Les caractéristiques contemporaines de la mobilité sociale (observation trajectoires sociales)

L'analyse contemporaine de la mobilité sociale révèle des dynamiques complexes, notamment des distinctions marquées entre les trajectoires masculines et féminines.

A- Les différentes trajectoires possibles

Les trajectoires sociales observées en France en 2023 montrent une prédominance de la mobilité ascendante, particulièrement pour les femmes.
  • Mobilité ascendante: 67,3% des femmes de 35 à 59 ans, filles d'ouvrières ou d'employées peu qualifiées, ont connu une mobilité ascendante. Ce chiffre est de 50,5% pour les filles d'ouvrières ou employées qualifiées, et 30,3% des filles de professions intermédiaires sont devenues Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS). Cependant, cette mobilité est souvent une "mobilité de proximité", c'est-à-dire que les individus accèdent à des PCS proches de leur origine. Par exemple, seulement 10,5% des filles d'ouvrières ou employées peu qualifiées sont devenues cadres, tandis que 31,8% sont devenues ouvrières ou employées qualifiées.
  • Reproduction sociale: Elle reste forte, surtout en haut de l'échelle sociale. En 2023, 46,2% des filles de CPIS étaient également CPIS, et 37,3% des filles de professions intermédiaires (PI) exerçaient aussi une PI.
  • Déclassement: Il est moins fréquent que la mobilité ascendante. Seulement 4,9% des filles de CPIS sont devenues Employées ou Ouvrières Peu Qualifiées (EOPQ) et 8,4% des filles de PI ont connu un déclassement.

B- Les différences entre mobilité féminine et masculine

Les données récentes mettent en lumière des spécificités importantes dans les trajectoires de mobilité selon le genre.
  • La reproduction sociale chez les femmes est moins importante que chez les hommes. En 2015, 30% des femmes étaient immobiles par rapport à leur mère, contre 33% des hommes par rapport à leur père.
  • La mobilité ascendante des femmes a progressé plus rapidement que celle des hommes. Entre 1977 et 2015, la mobilité ascendante des femmes par rapport à leur mère est passée de 16% à 40%, tandis que celle des hommes par rapport à leur père n'a que légèrement augmenté (de 24% à 26%).
  • La mobilité sociale descendante est plus fréquente chez les hommes (30% de trajectoires descendantes par rapport à leur père) que chez les femmes (11% par rapport à leur mère).
En résumé, la mobilité sociale féminine est globalement plus importante (qu'elle soit ascendante ou descendante) par rapport à celle masculine. Cette plus grande mobilité des femmes est cependant nuancée: elle s'explique en partie par une position sociale de départ plus basse des mères, ce qui facilite une ascension relative pour les filles. De plus, si l'on compare la position sociale des filles par rapport à leurs pères, elles connaissent moins de mobilité ascendante et plus de reproduction que les hommes.

III- Mobilité observée, fluidité sociale

Il est crucial de distinguer la mobilité observée (ce que les tables mesurent directement) de la fluidité sociale, qui renvoie à l'égalité des chances.

A- Mobilité observée et mobilité structurelle

La mobilité observée dans les tables de mobilité est le résultat de deux composantes:
  • La mobilité structurelle: Elle est liée aux évolutions de la structure socioprofessionnelle de la société. Par exemple, la disparition de certains métiers et l'apparition de nouveaux créent des déplacements de population active.
  • La mobilité nette (ou fluidité sociale): C'est la part de la mobilité qui ne s'explique pas par les changements de la structure des emplois. Elle reflète les changements de position dus à des facteurs individuels ou à une plus grande égalité des chances.
La période des Trente Glorieuses (1945-1975) est un exemple frappant de mobilité sociale structurelle. La forte croissance économique et les mutations sectorielles ont entraîné:
  • Une expansion de certains groupes socioprofessionnels: Les employés, professions intermédiaires et cadres ont vu leur part augmenter significativement (tertiarisation de l'économie, augmentation des besoins en emplois qualifiés). Cela a favorisé une mobilité ascendante pour les enfants d'ouvriers, d'employés et d'agriculteurs.
  • Un déclin numérique de certaines catégories: Les agriculteurs, artisans, commerçants et ouvriers ont vu leur part diminuer (concentration des entreprises, salarisation, désindustrialisation). Cette situation a réduit la reproduction sociale dans ces catégories et a souvent entraîné une mobilité (parfois descendante ou de statut sans réelle ascension) pour leurs enfants.
Cependant, la mobilité structurelle tend à diminuer aujourd'hui en raison du ralentissement des transformations économiques. En 2014-2015, elle représentait 18% des trajectoires sociales des hommes de 40 à 59 ans, contre 25% en 2003. Parallèlement, la mobilité nette a progressé (de 39% à 45% chez les hommes entre 2003 et 2015), tandis que l'immobilité sociale est restée stable (environ 37%).

B- La distinction mobilité sociale/fluidité sociale

La fluidité sociale se concentre sur la mobilité indépendante des évolutions structurelles. Elle mesure la mobilité relative, c'est-à-dire le degré d'égalité des chances d'accès aux différentes positions sociales. Elle est souvent mesurée par l'odds ratio (rapport des chances relatives). Un odds ratio compare les chances relatives pour deux groupes sociaux d'accéder à une certaine position sociale plutôt qu'à une autre.
  • Exemple: Si un fils de cadre a 90 fois plus de chances qu'un fils d'ouvrier de devenir cadre plutôt qu'ouvrier, l'odds ratio est de 90.
En France, la fluidité sociale a progressé entre 1977 et 2003, l'écart de chances de devenir cadre entre les fils de cadres et d'ouvriers ayant fortement diminué (passant de 90 fois plus de chances à 27,5 fois en 2015). Cependant, une stabilité de la fluidité sociale est observée depuis 2003, ce qui suggère une difficulté à réduire davantage les inégalités d'accès aux positions les plus élevées. En conclusion, une société plus mobile (en termes de mobilité observée) n'est pas nécessairement plus fluide. Il peut y avoir de nombreux déplacements entre les générations (ascendants ou descendants), sans que cela n'implique une réelle progression dans l'égalité des chances d'accès aux positions sociales.

IV- Les facteurs de la mobilité sociale

Plusieurs facteurs expliquent la mobilité sociale, qu'elle soit structurelle ou nette, et influencent la reproduction sociale.

A- L’évolution de la structure socioprofessionnelle

Comme vu précédemment, l'évolution de la structure des emplois est un facteur majeur de mobilité.
  • Les Trente Glorieuses ont été un moteur de mobilité structurelle grâce à la croissance économique et aux mutations des secteurs d'activité.
    • Tertiérisation de l'économie et augmentation des besoins en emplois qualifiés: Cela a entraîné une expansion des emplois d'employés, de professions intermédiaires et de cadres, favorisant la mobilité ascendante pour les enfants des catégories populaires.
    • Concentration des entreprises, salarisation et désindustrialisation: Ces phénomènes ont provoqué le déclin des agriculteurs, artisans, commerçants et ouvriers, réduisant la reproduction sociale dans ces catégories et augmentant la mobilité de leurs enfants.
La mobilité structurelle, bien que toujours présente, tend à diminuer. En 2015, elle expliquait 18% de la mobilité masculine et 35% de la mobilité féminine, contre 20% pour les hommes en 1977. Cela signifie que d'autres facteurs que les mutations des emplois jouent un rôle croissant dans la mobilité observée.

B- Le rôle de la formation et du diplôme

La démocratisation scolaire est un facteur clé de mobilité sociale, visant à favoriser l'égalité des chances.
  • Massification scolaire: Les politiques éducatives (collège unique en 1975, scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, création du bac professionnel en 1985, objectif de 50% de diplômés du supérieur) ont permis une augmentation significative du nombre d'étudiants et de diplômés. Cette massification a accompagné les mutations des emplois vers plus de qualification et a favorisé une plus grande fluidité sociale en réduisant les inégalités d'accès aux positions élevées. En 2021, 50,3% des 25-34 ans ont obtenu un diplôme du supérieur.
Cependant, la démocratisation scolaire présente des limites et des paradoxes:
  • Démocratisation ségrégative: L'accès à un diplôme supérieur ne garantit pas un rendement égal en fonction de l'origine sociale et du genre.
    • Les jeunes des classes populaires sont plus souvent orientés vers des filières professionnelles ou technologiques, des études courtes ou des filières universitaires moins valorisées.
    • Les "grandes écoles" conservent un recrutement élitiste, souvent en raison de frais de scolarité élevés et de stratégies familiales.
    • Le capital social (réseau de relations) familial, théorisé par Pierre Bourdieu, influence le rendement du diplôme, permettant aux enfants de milieux favorisés d'accéder aux meilleurs postes.
    • Le capital culturel (diplômes, biens culturels, savoir-être) transmis par la socialisation primaire des familles favorisées facilite la réussite scolaire et l'accès à des positions valorisées.
  • Influence de la socialisation genrée: Les choix d'études des filles diffèrent de ceux des garçons, les amenant à investir des secteurs professionnels moins qualifiés et moins prestigieux, ce qui peut expliquer une mobilité plutôt descendante par rapport à leurs pères.
  • Le déclassement scolaire (ou "paradoxe d'Anderson"): La croissance des emplois qualifiés n'étant pas toujours proportionnelle à l'augmentation du nombre de diplômés, cela peut entraîner une dévalorisation des diplômes. Obtenir un diplôme supérieur à celui de ses parents ne garantit plus une position sociale plus élevée. Ce phénomène affecte particulièrement les jeunes issus de milieux populaires.
    • Exemple: Le métier de professeur, qui nécessitait le bac dans les années 1960-70 et était très valorisé, exige aujourd'hui un bac+5 pour un statut perçu comme moins prestigieux.

C- Les ressources et configurations familiales

Les ressources et la structure des familles jouent un rôle déterminant dans la mobilité sociale ou la reproduction.
  • Ressources familiales inégales (selon Pierre Bourdieu):
    • Le capital économique (revenus, patrimoine) favorise la réussite scolaire (cours particuliers, matériel informatique, séjours linguistiques) et peut faciliter la reprise d'une entreprise familiale (agriculteur, commerçant).
    • Le capital culturel (diplômes, biens culturels, vocabulaire étendu, aisance oratoire) est transmis lors de la socialisation primaire et permet aux enfants des familles favorisées d'être plus à l'aise à l'école et d'accéder à des positions valorisées.
    • Le capital social (réseau de relations) améliore le rendement social du diplôme, offrant des opportunités de stages et d'emplois de meilleure qualité.
  • L'homogamie sociale: La tendance à choisir un conjoint ayant une position sociale, un diplôme ou une origine sociale similaire renforce la concentration des ressources au sein des familles, ce qui facilite leur transmission aux enfants et contribue à la reproduction sociale.
  • Configurations familiales:
    • La situation conjugale des parents (divorce), l'origine migratoire, l'histoire familiale, la taille et la composition de la fratrie influencent le niveau de formation et la mobilité sociale des enfants.
    • Les enfants de familles moins nombreuses réussissent souvent mieux à l'école, de même que ceux qui bénéficient d'une chambre individuelle.
    • Des études montrent que les enfants de parents séparés sont plus souvent en difficulté scolaire, et que les aînés réussissent généralement mieux scolairement que les cadets, quel que soit leur milieu social ou leur genre.
  • Les réussites paradoxales: Le sociologue Bernard Lahire a étudié les cas d'enfants de milieux modestes qui connaissent une ascension sociale remarquable. Il a montré que l'intérêt des parents pour la scolarité de l'enfant, même sans ressources importantes, peut être un facteur déterminant de réussite.

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