Actes de commerce et statut du commerçant

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Ce document détaille les actes de commerce, leur classification (par nature, forme, accessoire, mixte), le régime juridique applicable, ainsi que le statut du commerçant, ses droits, obligations et les distinctions avec d'autres professions comme l'artisan. Il aborde également les implications du statut matrimonial et du PACS sur l'activité commerciale.

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Review
Question
Comment la preuve est-elle administrée en matière d'actes de commerce entre commerçants ?
Answer
La preuve est libre et peut être apportée par tous moyens (témoignages, mails, factures...).
Question
Qu'est-ce qu'un acte de commerce par accessoire ?
Answer
Un acte civilement accompli par un commerçant, mais qui devient commercial car il est réalisé pour les besoins de son commerce.
Question
Quelle est la particularité d'un acte mixte ?
Answer
Il s'agit d'un acte qui est commercial pour une partie (ex: un vendeur professionnel) et civil pour l'autre (ex: un consommateur).
Question
Une société (SA, SARL) exerçant une activité civile est-elle de nature civile ou commerciale ?
Answer
Elle reste commerciale, car il s'agit d'une société commerciale par la forme, peu importe son objet social.
Question
Quels sont les trois critères définissant un commerçant selon le Code de commerce ?
Answer
Le commerçant accomplit des actes de commerce à titre de profession habituelle et de manière indépendante.
Question
Qui sont les juges siégeant au Tribunal de commerce ?
Answer
Ce sont des juges consulaires : des commerçants ou dirigeants d'entreprise élus par leurs pairs, et non des magistrats de carrière.
Question
Quelle est la règle concernant la solidarité entre plusieurs débiteurs commerçants ?
Answer
La solidarité est présumée. Le créancier peut réclamer la totalité de la dette à un seul des codébiteurs.
Question
Quelle est la conséquence de l'immatriculation au RCS pour une personne physique ?
Answer
L'immatriculation fait naître une présomption simple de commercialité, qui peut être contestée par les tiers.
Question
Quel est le délai de prescription de droit commun pour les obligations commerciales ?
Answer
Le délai de prescription est de cinq ans (prescription quinquennale).
Question
Pour quel motif principal une profession (avocat, fonctionnaire) peut-elle être déclarée incompatible avec l'activité de commerçant ?
Answer
Pour garantir l'impartialité et le dévouement à l'intérêt général, jugés incompatibles avec la recherche de profit commercial.
Question
Un mineur émancipé peut-il être commerçant ?
Answer
Non, sauf s'il y est autorisé par le juge des tutelles lors de l'émancipation ou par le président du tribunal judiciaire après.
Question
En cas d'acte mixte, quel tribunal peut saisir le demandeur non-commerçant ?
Answer
Le non-commerçant dispose d'une option de juridiction : il peut choisir entre le tribunal judiciaire ou le tribunal de commerce.
Question
Qu'est-ce que la règle de la cogestion dans le régime matrimonial de la communauté légale ?
Answer
Pour les actes graves (ex: vendre le fonds de commerce commun), le consentement des deux époux est nécessaire.
Question
Qu'est-ce qu'un commerçant de fait ?
Answer
Une personne qui remplit les conditions de fond pour être commerçant mais n'est pas immatriculée. Il a les obligations sans avoir les droits.
Question
Quelle est la durée de conservation obligatoire des documents comptables pour un commerçant ?
Answer
Les documents comptables doivent être conservés pendant une durée de dix ans.
Question
Qu'est-ce qu'un acte de commerce par la forme ?
Answer
Un acte qui est toujours commercial, quelle que soit sa nature ou la personne qui l'accomplit. Exemple : la lettre de change.
Question
Quels sont les trois statuts possibles pour le conjoint du commerçant qui participe à l'activité ?
Answer
Il doit choisir entre le statut de conjoint salarié, conjoint associé ou conjoint collaborateur.
Question
Comment le nouveau statut de l'entrepreneur individuel protège-t-il son patrimoine personnel ?
Answer
Il instaure une séparation automatique des patrimoines personnel et professionnel, sans démarche particulière à effectuer.
Question
Quelle est la principale différence jurisprudentielle entre un commerçant et un artisan ?
Answer
L'artisan tire ses revenus de son travail manuel personnel et ne doit pas spéculer sur les matériaux ou la main-d’œuvre.
Question
Quelle est la différence entre une clause compromissoire et un compromis d'arbitrage ?
Answer
La clause compromissoire est prévue avant tout litige. Le compromis est un accord pour recourir à l'arbitrage une fois le litige né.
Question
Un mineur émancipé peut-il exercer le commerce ?
Answer
Oui, mais uniquement sur autorisation du juge (juge des tutelles ou président du tribunal judiciaire selon le cas).
Question
Quel est le principe de preuve entre commerçants ?
Answer
La preuve est libre (art. L110-3). Les actes de commerce peuvent se prouver par tous moyens à leur égard.
Question
Que signifie la présomption de solidarité entre codébiteurs commerçants ?
Answer
Elle signifie que le créancier peut réclamer la totalité de la dette à n'importe lequel des débiteurs, sans devoir les diviser.
Question
Quelle condition transforme l'achat pour revendre en acte de commerce ?
Answer
L'intention de l'acquéreur, au moment de l'achat, de revendre le bien avec un profit.
Question
Quel titre est toujours un acte de commerce par la forme ?
Answer
La lettre de change. Elle est commerciale quels que soient son objet ou la qualité des signataires.
Question
Qu'est-ce qu'un acte de commerce par accessoire subjectif ?
Answer
Un acte civil accompli par un commerçant pour les besoins de son activité, qui devient commercial par rattachement.
Question
Comment définit-on un acte mixte ?
Answer
Un acte juridique qui est commercial pour une partie et civil pour l'autre, comme une vente entre un commerçant et un consommateur.
Question
Qu'est-ce qui caractérise un acte de commerce par nature ?
Answer
Ce sont les actes listés par le Code de commerce (art. L110-1), considérés commerciaux en raison de leur objet ou de leur forme.
Question
Une société à objet civil peut-elle être commerciale ?
Answer
Oui, si elle est une société commerciale par la forme (ex: SARL, SA). Sa nature commerciale l'emporte sur son activité civile.
Question
Quels sont les trois critères pour être qualifié de commerçant ?
Answer
Exercer des actes de commerce, en faire sa profession habituelle, et agir à titre indépendant.
Question
Pourquoi un agent commercial n'est-il pas qualifié de commerçant ?
Answer
Car il agit en tant que mandataire au nom et pour le compte de son mandant et n'agit donc pas à titre personnel et indépendant.
Question
Qu'est-ce que l'anatocisme et sa particularité en droit commercial ?
Answer
C'est la capitalisation des intérêts échus. Le droit commercial l'autorise pour une durée inférieure à un an, contrairement à la règle générale du droit civil.
Question
L'exploitation d'une mine est-elle une activité civile ou commerciale ?
Answer
C'est une activité commerciale par une dérogation expresse de la loi, bien qu'il s'agisse d'une activité d'extraction et non d'achat pour la revente.
Question
Pourquoi une activité agricole n'est-elle pas considérée comme commerciale ?
Answer
Car elle ne repose pas sur un achat préalable pour revendre. L'agriculteur tire essentiellement ses produits de la terre, ce qui en fait une activité civile.
Question
Quelle est la durée maximale pour exercer sous le statut de conjoint collaborateur ?
Answer
Ce statut est désormais limité à une durée de cinq ans, au-delà de laquelle un autre statut (salarié ou associé) doit être choisi.
Question
Quelle est la principale fonction d'une société de domiciliation ?
Answer
Elle fournit une adresse de siège social et des services à des entreprises, leur permettant de s'immatriculer sans louer de local dédié.
Question
Par défaut, quel statut s'applique au conjoint qui participe régulièrement à l'activité ?
Answer
À défaut de choix déclaré, le conjoint est automatiquement réputé avoir le statut de conjoint salarié, lui garantissant une protection sociale complète.
Question
Dans quel cas le silence peut-il valoir acceptation en droit commercial ?
Answer
Le silence vaut acceptation en cas de relations d'affaires antérieures entre commerçants, ou si les usages d'une profession le prévoient.
Question
Quel est le principe fondamental régissant l'accès aux professions commerciales ?
Answer
C'est le principe constitutionnel de la liberté du commerce et de l'industrie, qui garantit à chacun la liberté d'exercer l'activité de son choix.
Question
Qu'illustre l'affaire Bordas à propos du nom de famille ?
Answer
Un nom de famille utilisé comme nom commercial devient une propriété incorporelle de l'entreprise, distincte de la personne qui le porte.
Question
Entre qui une clause attributive de compétence territoriale est-elle valable ?
Answer
Elle n'est valable qu'entre personnes ayant toutes contracté en qualité de commerçant, comme le stipule l'article 48 du Code de procédure civile.
Question
Pour un artisan, quel critère principal sa définition jurisprudentielle retient-elle ?
Answer
L'artisan tire l'essentiel de ses revenus de son travail manuel personnel et ne doit pas spéculer sur la main-d'œuvre ou les matériaux.
Question
Pourquoi le cautionnement par un dirigeant d'une dette commerciale est-il commercial ?
Answer
Il devient commercial par accessoire objectif. L'acte se rattache à une obligation principale, la dette de la société, qui est commerciale.
Question
Dans quel cas le silence d'un commerçant vaut-il acceptation d'une offre ?
Answer
Lors de relations d'affaires antérieures entre les parties, ou si les usages de la profession le prévoient expressément.
Question
Qu'est-ce que l'anatocisme et sa particularité en droit commercial ?
Answer
C'est la capitalisation des intérêts. En droit commercial, elle est autorisée pour des périodes inférieures à un an (ex: trimestrielle), contrairement au droit civil.
Question
Quels documents forment les comptes annuels d'un commerçant ?
Answer
Le bilan, le compte de résultat et une annexe. Ils forment un tout indissociable et doivent donner une image fidèle de l'entreprise.
Question
Quelle est la conséquence de l'usage d'un nom de famille comme nom commercial ?
Answer
Le nom devient un élément incorporel du fonds de commerce. Il peut être cédé avec le fonds et son titulaire d'origine en perd l'usage exclusif.
Question
Un majeur sous curatelle peut-il être commerçant ?
Answer
Oui, mais il doit être assisté par son curateur pour tous les actes de disposition (les actes les plus importants engageant son patrimoine).
Question
Qu'est-ce qu'une interdiction professionnelle d'exercer le commerce ?
Answer
Une peine complémentaire ou alternative prononcée par un juge pénal pour écarter des personnes condamnées de la vie des affaires.
Question
Sous le régime de la communauté, quels actes requièrent la cogestion ?
Answer
Les actes graves comme la vente du fonds de commerce commun ou la constitution d'une hypothèque sur un immeuble commun, nécessitant l'accord des deux époux.
Question
Une clause attributive de compétence territoriale est-elle valable dans un acte mixte ?
Answer
Non, cette clause qui permet de choisir un tribunal n'est valable que si elle est convenue entre commerçants.
Question
En quoi consiste la faculté de remplacement en droit commercial ?
Answer
Elle permet à un acheteur qui n'a pas été livré de se fournir chez un autre vendeur, aux frais du vendeur initial défaillant.
Question
Quels sont les deux livres comptables obligatoires pour tout commerçant ?
Answer
Le livre-journal, qui enregistre les mouvements chronologiquement, et le grand-livre, qui les ventile par compte.
Question
À quels trois grands principes les comptes annuels doivent-ils répondre ?
Answer
Ils doivent être établis dans le respect des principes de régularité, de sincérité et donner une image fidèle de l'entreprise.
Question
Qu'est-ce qu'un acte de commerce par accessoire objectif ?
Answer
C'est un acte civil (ex: cautionnement, gage) qui devient commercial car il garantit une dette commerciale, indépendamment de la qualité de son auteur.
Question
Un majeur sous curatelle peut-il être commerçant ?
Answer
Oui, mais il doit être assisté par son curateur pour tous les actes de disposition importants, comme la vente du fonds de commerce.
Question
Pourquoi un franchisé est-il un commerçant, malgré sa dépendance économique ?
Answer
Parce qu'il exploite son activité en son nom propre et à ses risques, ce qui caractérise l'indépendance juridique.
Question
Quel est un exemple de prescription spéciale plus courte en droit commercial ?
Answer
En droit des transports, l'action en justice pour perte ou avarie de la marchandise se prescrit par un an.
Question
Quelle est la mission principale d'une autorité administrative indépendante (AAI) comme l'AMF ?
Answer
Réguler un secteur économique (ex: marchés financiers) en toute indépendance, avec un pouvoir de contrôle et de sanction.
Question
Quel régime s'applique par défaut aux partenaires pacsés depuis 2017 ?
Answer
Le régime de la séparation des patrimoines, où chaque partenaire est seul responsable de ses dettes professionnelles.
Question
Quels sont les deux livres comptables que tout commerçant doit obligatoirement tenir ?
Answer
Le livre-journal, qui enregistre les mouvements chronologiquement, et le grand livre, qui centralise les écritures par compte.
Question
Que permet la jurisprudence avec la théorie des gares principales ?
Answer
Elle permet de saisir le tribunal du lieu d'une succursale si le litige se rapporte à l'activité de cet établissement secondaire.
Question
Qu'est-ce que la faculté de remplacement en droit commercial ?
Answer
Elle permet à l'acheteur, en cas de non-livraison, de se fournir auprès d'un autre vendeur aux frais du vendeur défaillant.
Question
À partir de quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale ?
Answer
Une société acquiert la personnalité morale à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).
Question
Quelle est la particularité du délai de prescription en matière de transport de marchandises ?
Answer
Il est particulièrement court : l'action en justice pour avarie, perte ou retard se prescrit par un an.
Question
Quel organisme gère le guichet unique pour les formalités d'entreprises ?
Answer
C'est l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) qui gère le guichet unique électronique centralisant toutes les formalités.
Question
Comment le silence peut-il valoir acceptation entre commerçants ?
Answer
Le silence vaut acceptation en cas de relations d'affaires antérieures ou si les usages de la profession le prévoient.
Question
En quoi le régime de la communauté légale affecte-t-il l'autonomie du commerçant ?
Answer
Pour les actes graves (vente du fonds de commerce, hypothèque...), le régime de la cogestion impose d'obtenir le consentement du conjoint.
Question
Quelle est la mission principale de l'Autorité des marchés financiers (AMF) ?
Answer
Elle a pour mission la protection de l'épargne, la bonne information des investisseurs et le bon fonctionnement des marchés d'instruments financiers.
Question
Quelle est la conséquence si une personne viole une règle d'incompatibilité et exerce le commerce ?
Answer
Elle est qualifiée de commerçant de fait : elle a toutes les obligations d'un commerçant mais ne peut se prévaloir d'aucun des droits attachés à ce statut.
Question
Qu'est-ce que la théorie de l'accessoire civil ?
Answer
Un acte de commerce (ex: achat pour revente) accompli par un non-commerçant pour son activité civile principale (ex: artisan) est requalifié en acte civil.
Question
Un débiteur commerçant peut-il obtenir un délai de grâce ?
Answer
Oui, comme un débiteur civil (art. 1343-5 CC), mais les juges l'accordent avec une plus grande sévérité en matière commerciale.
Question
Dans un acte mixte, comment la partie non-commerçante peut-elle prouver un fait ?
Answer
Elle bénéficie de la liberté de la preuve du droit commercial et peut utiliser tous les moyens contre le commerçant.
Question
Pourquoi un commerçant doit-il avoir un compte bancaire ?
Answer
Pour régler par chèque, virement ou carte les opérations dépassant un certain montant et verser les salaires supérieurs à 1500 €.
Question
En quoi consiste le principe du patrimoine d'affectation pour un entrepreneur ?
Answer
Il permet de scinder son patrimoine en deux, protégeant ainsi ses biens personnels qui ne peuvent plus être saisis pour des dettes professionnelles.
Question
Qu'est-ce qu'une société créée de fait entre conjoints ?
Answer
Une situation où ils se comportent comme des associés (apports, etc.) sans contrat, les qualifiant de commerçants et les rendant indéfiniment responsables des dettes.
Question
L'entreprise de location de meubles est-elle civile ou commerciale ?
Answer
Elle accomplit des actes de commerce par nature, contrairement à la location d'immeubles, qui est une activité civile.
Question
Pour quels litiges principaux le Tribunal de commerce est-il compétent ?
Answer
Pour les litiges entre commerçants ou artisans, les contestations relatives aux sociétés commerciales, et celles concernant les actes de commerce.
Question
Quelle condition de taille définit légalement un artisan ?
Answer
L'entreprise artisanale ne doit pas employer plus de dix salariés, sans compter les apprentis et les membres de la famille.
Question
Quelle est la nature juridique d'une Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) ?
Answer
C'est un établissement public économique de l'État dont les membres sont des commerçants élus par leurs pairs pour les représenter.
Question
En matière d'acte mixte, quelle règle de preuve s'applique si le demandeur est non-commerçant ?
Answer
Le non-commerçant peut prouver contre le commerçant par tous moyens (principe de liberté de la preuve), appliquant la règle la plus favorable.
Question
Un majeur sous tutelle peut-il être commerçant ?
Answer
Non, une personne sous tutelle est en situation d'incapacité commerciale et ne peut exercer le commerce, même par l'intermédiaire de son tuteur.
Question
Quelle option de compétence territoriale est offerte en matière contractuelle ?
Answer
Le demandeur peut saisir au choix le tribunal du lieu où demeure le défendeur, ou celui du lieu de livraison de la chose ou d'exécution du service.
Question
Quels sont les trois avantages principaux reconnus à l'arbitrage ?
Answer
La rapidité, la discrétion de la procédure, et la compétence technique des arbitres choisis par les parties pour un domaine spécifique.
Question
Quel est le délai imposé à une personne physique pour demander son immatriculation au RCS ?
Answer
Elle doit s'immatriculer dans les quinze jours suivant le début de son activité commerciale.
Question
Que signifie la présomption de commercialité pour les actes d'un commerçant ?
Answer
Tous les actes accomplis par un commerçant sont présumés avoir été faits pour les besoins de son commerce, sauf preuve contraire.
Question
Quel délit pénal sanctionne le fait de tenir une comptabilité fictive ou incomplète ?
Answer
Le délit de banqueroute, qui peut être prononcé en cas de procédure collective si une gestion malhonnête est avérée.
Question
Que permettait l'EIRL avant sa suppression en 2022 ?
Answer
Elle permettait de créer un patrimoine d'affectation pour l'activité professionnelle, séparé du patrimoine personnel, sans créer de société.
Question
Qu'est-ce qu'une société créée de fait ?
Answer
Une société qui existe dans les faits (apports, participation aux résultats, affectio societatis) mais sans avoir été immatriculée, engageant la responsabilité des associés.
Question
Quelles sont les trois conditions du statut de conjoint collaborateur ?
Answer
Il exerce une activité régulière, ne perçoit aucune rémunération et n'a pas la qualité d'associé.
Question
Quelle est la mission de l'Autorité de la concurrence ?
Answer
Elle a pour mission de contrôler et de sanctionner les pratiques anticoncurrentielles, comme les ententes illicites ou les abus de position dominante.
Question
Un majeur sous tutelle peut-il devenir commerçant ?
Answer
Non, un majeur sous tutelle est frappé d'une incapacité générale. Il ne peut exercer le commerce, même par l'intermédiaire de son tuteur.
Question
Quelles sont les deux conditions pour appliquer la liberté de la preuve en matière commerciale ?
Answer
Il faut que l'acte soit qualifié d'acte de commerce et que la preuve soit rapportée à l'égard d'un commerçant.
Question
À quelle condition une entreprise de spectacles publics est-elle commerciale ?
Answer
Elle est commerciale si elle est exploitée dans une intention de profit, et non dans un but désintéressé comme le ferait une association.
Question
Le commerçant doit-il obligatoirement posséder un compte bancaire ?
Answer
Oui, tout commerçant doit ouvrir un compte bancaire dédié à son activité, notamment pour régler les opérations dépassant un certain montant.
Question
Une société peut-elle être domiciliée chez son dirigeant si le bail l'interdit ?
Answer
Oui, mais cette domiciliation est alors provisoire. Elle est limitée à une durée maximale de cinq ans à compter de l'immatriculation.
Question
Quel est le sort de l'EIRL depuis la loi de 2022 ?
Answer
Le statut de l'EIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée) a été supprimé au profit du nouveau statut unique de l'entrepreneur individuel.
Question
Quel est le rôle d'un syndicat professionnel ?
Answer
Sa mission est l'étude et la défense des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux, collectifs ou individuels, des personnes visées par ses statuts.
Question
La location d'immeubles est-elle un acte de commerce par nature ?
Answer
Non, la location d'immeubles reste une activité civile. Seule l'entreprise de location de meubles est considérée comme un acte de commerce par nature.
Question
Qu'est-ce qu'un conjoint collaborateur ?
Answer
Un conjoint qui exerce une activité régulière dans l'entreprise, sans être rémunéré et sans avoir la qualité d'associé.

Chapitre 1 - Domaine du droit commercial : les actes de commerce et les commerçants

Section 1 - Les actes de commerce

Paragraphe 1 - La détermination des actes de commerce

A - Les actes de commerce par nature

Le Code de commerce ne fournit pas de définition générale de l'acte de commerce. Il s'agit donc de tous les actes énumérés par l'article L110-1 du Code de commerce, considérés par la loi comme commerciaux par eux-mêmes, soit en raison de leur objet, soit en raison de leur forme.

  1. L'objet (les actes de commerce par l'objet)

    • Activités de distribution

      • L'achat de biens meubles pour les revendre :

        • Il peut s'agir de meubles corporels (marchandises, matières premières) ou incorporels (fonds de commerce, brevets).

        • L'intention de revente avec profit au moment de l'achat est cruciale, même si aucun profit n'est finalement réalisé.

        • Exemple : Le commerçant détaillant achète des marchandises au grossiste avec l'intention de les revendre avec profit. La revente elle-même est un acte de commerce.

        • Exclusion : Le consommateur n'accomplit pas un acte de commerce car il n'a pas cette intention au moment de l'achat.

      • Jurisprudence : L'exigence d'un achat préalable exclut de la commercialité :

        • Les activités agricoles : les produits proviennent de la terre, sans achat préalable pour revente. Ce sont des activités civiles.

        • Les activités exclusivement intellectuelles : professions libérales, enseignement privé, auteurs d'œuvres intellectuelles, même si elles génèrent du profit.

      • Les activités d'extraction du sol sont considérées comme civiles, sauf dérogation légale (loi de 1910 pour l'exploitation des mines).

      • L'achat d'immeuble pour les revendre :

        • C'est un acte de commerce si l'immeuble est revendu en l'état.

        • Si des constructions sont réalisées (promotion immobilière), l'activité est civile, sauf dispositions légales spécifiques.

      • L'entreprise de fourniture (article L110-1) :

        • Engagement à fournir des biens ou services pendant un certain temps pour un prix déterminé.

        • Implique une répétition dans la durée, excluant les opérations isolées.

        • Peut concerner des biens (eau, journaux, gaz) ou des services.

    • Activités industrielles

      • Exploitation des mines.

      • Entreprises de manufacture : activités de transformation (constructions mécaniques, chimie), de réparation, de construction (travaux publics).

      • La main d'œuvre salariée et les matériels utilisés doivent être suffisamment importants (distinction avec l'artisan).

    • Activités de service

      • Entreprises de transport (compagnies de transport).

      • Entreprises de location de meubles (acte de commerce par nature), contrairement à la location d'immeubles (activité civile).

      • Entreprises d'intermédiaires :

        • Courtiers (mettent en relation les parties).

        • Commissionnaires (agissent pour le compte de quelqu'un).

        • Agents d'affaires (agents immobiliers, agences de publicité).

        • Exception : L'agent commercial n'est pas un commerçant et n'accomplit pas d'acte de commerce car il agit dans le cadre d'un mandat.

      • Activités financières : assurances (sauf mutuelles), secteur bancaire, activités boursières générant des profits importants.

      • Entreprises de spectacles publics : exploitants de salles de théâtre, de concert avec intention de profit. (Exclusion : associations sans but lucratif).

  2. La forme (les actes de commerce par la forme)

    • La lettre de change (ou la traite)

      • C'est un effet de commerce, un titre de crédit permettant à un débiteur d'obtenir un délai de paiement.

      • La lettre de change est toujours commerciale, quel que soit son objet (même civil) et quel que soit l'auteur (même non-commerçant).

      • Exemple : Une lettre de change signée par un artisan pour une activité civile reste un acte de commerce.

    • Les sociétés commerciales par la forme

      • Exemples : Société anonyme (SA), Société à responsabilité limitée (SARL).

      • Une société commerciale par la forme est toujours commerciale, quel que soit son objet ou son activité (même civile).

      • Exemple : Une SARL exerçant une activité libérale (avocat, expert-comptable) reste une société commerciale.

B - Les actes de commerce par accessoire

  1. L'accessoire commercial subjectif

    • Ce sont des actes initialement civils, effectués par un commerçant dans le cadre et pour les besoins de son activité professionnelle.

    • Ces actes sont requalifiés en actes de commerce par accessoire.

    • Exemple : Un commerçant qui achète du mobilier de bureau ou souscrit des assurances professionnelles. Ces actes, bien que civils à l'origine, sont considérés comme commerciaux car liés à son activité.

    • Présomption : Tous les actes accomplis par un commerçant sont présumés l'être pour les besoins de son activité professionnelle et sont donc présumés commerciaux. Cette présomption est simple et peut être renversée.

    • Cette théorie, développée par la jurisprudence, permet de soumettre au même régime juridique tous les actes du commerçant liés à son activité économique.

    • Elle illustre l'influence de la profession de l'auteur sur la qualification juridique de l'acte (conception subjective du droit commercial). Le droit commercial français est à la fois subjectif et objectif.

  2. L'accessoire commercial objectif

    • Il s'agit d'un acte commercial par rattachement à un acte de commerce principal.

    • Il n'est pas nécessaire que l'auteur de l'acte ait la qualité de commerçant.

    • Exemple : Un gage garantissant une dette commerciale est considéré comme un acte de commerce.

    • Application au cautionnement : Le cautionnement d'un dirigeant non-commerçant pour une dette commerciale de sa SARL est un acte commercial par accessoire objectif.

    • Un non-commerçant peut accomplir des actes de commerce ponctuels.

C - Les actes mixtes

Un acte est mixte lorsqu'il est civil pour une partie et commercial pour l'autre. Il existe trois situations principales :

  • Relations entre un commerçant et un consommateur (ex: contrat de vente).

  • Entre deux professionnels dont un seul est commerçant (ex: contrat entre un artisan et un commerçant).

  • Entre deux commerçants, si l'un agit dans sa sphère privée et l'autre dans sa sphère professionnelle.

Exception : Les actes de commerce par la forme (ex: lettre de change) restent toujours commerciaux, même dans un contexte mixte.

La doctrine a tenté de proposer un critère général de l'acte de commerce, mais aucun ne suffit à lui seul :

  • L'acte de profit : Implique la recherche d'un bénéfice. Exact, mais insuffisant car certaines activités lucratives (artisanat, professions libérales, agriculture) ne sont pas commerciales.

  • L'entremise dans la circulation des richesses : Vrai pour de nombreux actes commerciaux, mais l'exploitation des mines (production) est commerciale, et l'agent commercial (intermédiaire) n'est pas commerçant.

  • L'entreprise (organisation et répétition) : Le législateur y fait souvent référence, mais certains actes isolés sont commerciaux, et de nombreuses entreprises sont civiles.

Conclusion : Ces critères doivent se combiner. Toutes les activités non commerciales demeurent civiles (historiques, sociologiques, intellectuelles). La théorie de l'accessoire civil est symétrique à l'accessoire commercial. Exemple : L'achat-revente de shampoing par un coiffeur (artisan) est requalifié en acte civil par accessoire à son activité principale.

Paragraphe 2 - Le régime juridique des actes de commerce

A - Le régime des actes de commerce entre commerçants

Lorsque deux commerçants exécutent des actes de commerce dans le cadre de leur activité professionnelle, le droit commercial s'applique exclusivement.

  1. La conclusion des actes de commerce

    • a. La capacité

      • Capacité juridique : Aptitude à être titulaire de droits (jouissance) et à les exercer seul (exercice).

      • Capacité commerciale : Plus exigeante que la capacité civile en raison des risques (endettement, dépôt de bilan).

      • Principe : Toute personne majeure peut être commerçant et accomplir des actes de commerce.

      • Incapacité de minorité :

        • Mineurs non émancipés : Incapables d'être commerçants. Sanction principale : nullité de l'acte.

        • Mineurs émancipés : Quasi-capacité en civil. En commercial, le principe est l'incapacité.

          • Loi du 15 juin 2010 (art L121-2 Code de commerce) : Peut être commerçant sur autorisation du juge des tutelles (au moment de l'émancipation) ou du président du tribunal judiciaire (après émancipation).

          • Peut vendre un fonds de commerce ou l'apporter en société, ou louer un fonds hérité.

      • Incapacité des majeurs protégés :

        • Tutelle (représentation) : Pas de capacité commerciale, même par l'intermédiaire du tuteur.

        • Curatelle (assistance) : Peut exercer une activité commerciale, mais doit être assisté par son curateur pour les actes de disposition.

    • b. Le consentement

      • Droit civil : Le silence n'a pas d'effet juridique.

      • Droit commercial : Le silence peut valoir acceptation dans deux situations :

        • Relations commerciales établies entre deux commerçants (habitude professionnelle, actes antérieurs).

        • L'émetteur et le destinataire de l'offre appartiennent au même milieu professionnel et les usages professionnels prévoient que le silence vaut acceptation.

    • c. Les règles de preuve

      • Droit civil : Actes juridiques prouvés par écrit (preuve parfaite).

      • Droit commercial : Pour des raisons de rapidité et sécurité, la preuve est libre (tous moyens : témoignages, présomptions, écrits courants, comptabilité régulière).

      • Article L110-3 du Code de commerce : "À l'égard des commerçants, les actes de commerce peuvent se prouver par tous moyens à moins qu'il n'en soit autrement disposé par la loi."

      • Conditions cumulatives pour la liberté de la preuve : Acte de commerce et qualité de commerçant.

      • Exceptions : La loi peut exiger un écrit (ex: vente de fonds de commerce, statuts de société).

  2. L'exécution des actes de commerce

    • a. Le paiement

      • Les règles étaient plus rigoureuses en droit commercial pour assurer la fluidité des paiements.

      • Effets de commerce : Pas de délai de grâce (droit cambiaire).

      • Procédures collectives : Ne s'appliquent plus seulement aux commerçants mais à tous les professionnels. Possibilité de conciliation.

      • Délais de grâce (art 1343-5 Code civil) : Initialement pour débiteurs civils, désormais accessibles aux commerçants, mais avec une plus grande sévérité du juge.

    • b. Le régime des intérêts

      • Intérêts moratoires : En cas de retard de paiement.

      • Intérêts compensatoires : Si la dette n'est pas payée.

      • Intérêt légal : Fixé annuellement par décret (environ 3%).

      • Intérêt conventionnel : Fixé par les parties, doit être conforme à la loi (non usuraire).

      • Taux d'intérêt légal : Identique en droit civil et commercial.

      • Taux usuraire : Taux conventionnel excessif, illicite, sanctionné par l'annulation du taux (application du taux légal) et des sanctions pénales.

      • Anatocisme (capitalisation des intérêts) :

        • Droit civil (art 1343-2 Code civil) : Interdit pour une durée inférieure à un an. Au-delà d'un an, légal si demandé judiciairement ou par convention expresse.

        • Droit commercial : Autorisé pour des durées plus courtes (ex: trimestriel dans un compte courant).

    • c. La solidarité des codébiteurs

      • Définition : Un créancier peut réclamer la totalité de la dette à l'un des codébiteurs.

      • Droit commercial : La solidarité est présumée (coutume). Les parties doivent l'écarter expressément.

      • Droit civil (art 1310 Code civil) : La solidarité ne se présume pas, elle est légale ou conventionnelle.

    • d. La prescription

      • Définition : Délai légal pour faire valoir un droit.

      • Harmonisation (loi du 17 juin 2008) : Le délai de droit commun est de 5 ans en droit civil et commercial.

      • Article L110-4 I du Code de commerce : Les obligations commerciales se prescrivent par 5 ans, sauf prescriptions spéciales plus courtes (ex: 1 an pour les transports, 3 ans en droit des sociétés).

    • e. L'inexécution des actes de commerce

      • Le juge commercial privilégie la préservation du contrat (pragmatisme).

      • Réfection du contrat : Le juge peut modifier le prix en cas de mauvaise exécution.

      • Droit civil : A adopté cette solution depuis 2016 (art 1223 Code civil).

      • Faculté de remplacement : L'acheteur peut se procurer les biens auprès d'un autre vendeur et demander le remboursement des frais au vendeur défaillant.

B - Le régime des actes mixtes

Un acte mixte est civil pour une partie et commercial pour l'autre (ex: commerçant et consommateur).

  1. Le principe de distributivité

    • Compétence :

      • Si le commerçant est demandeur, il doit saisir le tribunal judiciaire.

      • Si le non-commerçant est demandeur, il a le choix entre le tribunal de commerce ou le tribunal judiciaire (option juridictionnelle).

    • Preuve : Le non-commerçant peut prouver par tous moyens contre le commerçant. Le commerçant doit prouver selon les règles du droit civil contre le non-commerçant.

    • Présomption de solidarité passive : Un créancier non-commerçant peut invoquer la présomption de solidarité contre des codébiteurs commerçants. Un créancier commerçant ne peut pas l'invoquer contre des codébiteurs civils.

  2. Les exceptions au principe de distributivité

    • Dans certains cas, une règle unique s'applique aux deux parties, souvent pour protéger la partie non-commerçante (la plus faible).

    • Cette règle peut être issue du droit commercial, du droit civil, ou d'un droit spécifique (ex: droit de la consommation).

    • Exemple :

      • Anciennement, le délai de prescription de 10 ans du droit commercial s'appliquait aux actes mixtes pour éviter un préjudice au non-commerçant. Aujourd'hui, harmonisé à 5 ans.

      • Clause compromissoire : Licite entre commerçants, illicite en droit civil. Dans un acte mixte, elle est illicite pour protéger le non-commerçant, sauf si elle est conclue dans le cadre de l'activité professionnelle des parties (loi du 15 mai 2001).

    • Droit de la consommation : Né dans les années 70 pour protéger le consommateur face aux professionnels. C'est un droit d'ordre public, impératif, qui se substitue au droit commercial et civil dans les relations professionnel-consommateur.

Section 2 - Les commerçants

Paragraphe 1 - Les institutions spécifiques au commerçant

A - Les institutions juridictionnelles

  1. Le tribunal de commerce

    • C'est une juridiction d'exception, dont la compétence est exhaustivement prévue par la loi.

    • Les particularités n'existent qu'en première instance.

    • a) La composition du tribunal de commerce

      • Créés par décret du Conseil d'État (134 tribunaux actuellement, régis par les articles L721 et suivants du Code de commerce).

      • Si absent, le tribunal judiciaire statue commercialement.

      • Les juges sont élus par leurs pairs, bénévoles.

      • Conditions d'éligibilité : Inscription sur les listes électorales des chambres de commerce et d'industrie ou des métiers et de l'artisanat, 30 ans minimum, nationalité française, 5 ans d'activité professionnelle ou de dirigeant d'entreprise.

      • Mandat de 2 ans (premier), puis 4 ans (max 4 mandats successifs, soit 18 ans).

      • Le président est élu pour 4 ans par les juges, après au moins 6 ans de mandat consulaire.

      • Les juges consulaires doivent respecter des règles de déontologie (impartialité, indépendance) et se désister en cas de conflit d'intérêts.

      • Présence d'un ministère public (parquet) pour l'intérêt général (notamment procédures collectives) et d'un greffe (gestion des registres).

    • b) La compétence du tribunal de commerce

      • Compétence d'attribution :

        • Litiges entre commerçants, entre artisans, et entre artisans et commerçants.

        • Contestations relatives aux sociétés commerciales (entre associés, dirigeants).

        • Conflits relatifs aux actes de commerce (ex: lettre de change signée par un artisan).

        • Procédures collectives (redressement, liquidation) pour commerçants et artisans.

        • Litiges relatifs à la vente et au nantissement du fonds de commerce.

      • Compétence territoriale :

        • Règles du Code de procédure civile : tribunal du lieu où demeure le défendeur (art 42 CPC).

        • Commerçant personne physique : lieu du domicile professionnel.

        • Commerçant personne morale : lieu du principal établissement (siège social).

        • Théorie des gares principales : Possibilité de saisir le tribunal du lieu de la succursale si elle est impliquée dans le litige.

        • Extension de compétence (art 46 CPC) :

          • Matière contractuelle : lieu de livraison ou d'exécution de la prestation.

          • Matière délictuelle : lieu du fait dommageable ou du dommage subi.

    • c) Les clauses attributives de compétence

      • Permettent aux parties de désigner un tribunal différent du tribunal normalement compétent.

      • Validité : Dépend du respect de certaines conditions.

      • Compétence territoriale (art 48 CPC) : Valables uniquement entre commerçants.

    • d) La procédure commerciale

      • Similaire au tribunal judiciaire : publique, orale (sauf écrits comme l'assignation, conclusions), contradictoire.

      • Différences : Plus simple, possibilité de juge unique (juge rapporteur), moins onéreuse (avocat non obligatoire), réputée plus rapide (mais certains tribunaux sont encombrés).

      • Taux de ressort : 5000 euros (depuis 2020).

      • Double degré de juridiction : Non applicable, mais pourvoi en cassation possible pour erreurs de droit.

  2. L'arbitrage

    • a) Généralités

      • Les plaideurs demandent à une personne privée (arbitre) de trancher leur litige.

      • Mode de justice privé, non étatique. L'arbitre remplit les fonctions d'un juge, sa légitimité vient des parties.

      • Encadré par le Code de procédure civile, respecte les principes directeurs d'un procès (contradictoire).

      • L'arbitre rend une sentence arbitrale motivée, qui s'impose aux parties.

    • b) Compromis d'arbitrage et clause compromissoire

      • Licéité en commercial : Le recours à l'arbitrage est licite en matière commerciale (contrairement au civil), sauf pour certains domaines (baux commerciaux, procédures collectives).

      • Compromis : Décision de recourir à l'arbitre une fois le litige né.

      • Clause compromissoire : Décision de recourir à l'arbitre avant la naissance du litige.

      • Avantages de l'arbitrage : Rapidité, compétence technique des arbitres, discrétion (sentences non publiées sans consentement des parties).

B - Les institutions administratives

  1. Les institutions de l'État

    • L'État intervient dans l'économie via des autorités administratives rattachées au Premier ministre ou aux ministères.

    • Exemples :

      • Direction générale des finances publiques et du trésor (fiscalité).

      • Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

      • Direction générale des douanes.

  2. Les autorités administratives indépendantes (AAI)

    • L'État délègue une partie de ses pouvoirs à des AAI, dotées de pouvoirs décisionnels et de sanction.

    • Leur indépendance est garantie par leur statut. Elles ont des pouvoirs juridictionnels.

    • Exemples :

      • Autorité des marchés financiers (AMF) : Protège l'épargne, veille au bon fonctionnement des marchés financiers, contrôle les entreprises, peut prononcer des sanctions (interdictions, amendes).

      • Autorité de la concurrence : Contrôle et sanctionne les pratiques anti-concurrentielles (ententes illicites, abus de position dominante).

C - Les institutions professionnelles

  1. Les chambres de commerce et d'industrie (CCI)

    • Établissements économiques publics, institués par décret.

    • Acteurs locaux avec des missions diversifiées (formation, conseil au gouvernement).

    • Membres élus, structurées de manière pyramidale (locales, régionales, nationales).

    • Organisme symétrique pour l'artisanat : chambres des métiers et de l'artisanat.

  2. Les syndicats professionnels

    • Loi du 21 mars 1884 : Proclame la liberté syndicale.

    • Missions (art L2131 Code du travail) : "L'étude et la défense des droits ainsi que des intérêts matériels tant collectifs qu'individuels des personnes mentionnées dans leur statut."

    • Contribuent à l'élaboration du droit professionnel, rôle de conseil juridique.

Paragraphe 2 - La qualité de commerçant

A - Définition du commerçant

Article L121-1 du Code de commerce : "Sont commerçants ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle."

Trois critères cumulatifs :

  1. L'accomplissement d'actes de commerce

    • Exclut les actes de commerce par la forme (réalisables par non-commerçants) et par accessoire subjectif (nécessitent déjà la qualité de commerçant).

    • La catégorie la plus importante est celle des actes de commerce par nature, en particulier par l'objet.

  2. L'exercice à titre de profession habituelle

    • Exercice habituel d'une activité pour se procurer des ressources.

    • Implique la répétition des actes et la recherche d'un profit.

    • Exclut les actes isolés ou ponctuels.

    • N'exclut pas l'interruption (ex: activités saisonnières).

    • N'exige pas que la profession soit unique ou principale (pluriactivité possible, même entre commercial et civil).

    • Limite : Certaines activités sont incompatibles (ex: commerçant et avocat).

  3. L'exercice à titre indépendant

    • Critère jurisprudentiel indispensable.

    • Agir en son nom et pour son compte, rechercher le profit pour soi-même, assumer les risques de perte.

    • Indépendance juridique (non économique). Exemple : Un franchisé est commerçant car juridiquement indépendant.

    • Exclusions :

      • Salarié (agit pour son employeur, lien de subordination).

      • Mandataires (agent commercial).

      • Dirigeants de société (c'est la société qui est commerciale).

      • Courtiers d'assurance.

Conclusion : La qualité de commerçant dépend exclusivement de ces trois conditions de fond. L'immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) n'est qu'une conséquence et une présomption simple de cette qualité, qui peut être renversée.

B - Distinction du commerçant et de l'artisan

  1. Les définitions de l'artisan

    • a) La définition légale (professionnelle, administrative)

      • Article L111-1 du Code de l'artisanat : Personnes physiques et morales employant moins de dix salariés (hors apprentis et famille) exerçant une activité professionnelle indépendante de production, transformation, réparation ou prestation de service figurant sur une liste par décret.

      • Obligation de s'immatriculer au Registre national des entreprises (RNE).

    • b) La définition jurisprudentielle (pour l'application du droit privé)

      • Travail pour son compte.

      • Travail essentiellement manuel (peu de machines sophistiquées, distinction avec l'entreprise de manufacture).

      • Travail personnel (peu ou pas de personnel, ne spécule pas sur la main d'œuvre).

      • Ne doit pas spéculer sur les matériaux et marchandises achetées (l'achat-revente doit rester accessoire). Exemple : Un plombier/chauffagiste dont 5% du CA provient de la revente de MP reste artisan.

  2. Les intérêts de la distinction

    • La distinction s'est atténuée avec l'harmonisation des règles (ex: fonds artisanal, baux commerciaux, procédures collectives, compétence du tribunal de commerce pour les artisans).

    • Règles propres à l'artisan :

      • Régime civil de la preuve.

      • Obligations comptables moins lourdes.

      • Immatriculation au RNE (pas au RCS).

      • Non soumis à la présomption de solidarité passive.

    • Une même personne peut être légalement artisan et jurisprudentiellement commerçant (double immatriculation possible).

Paragraphe 3 - Le statut du commerçant

A - L'accès à la profession commerciale

  1. Principe

    • Liberté du commerce et de l'industrie : Valeur constitutionnelle (DDHC 1789, préambule Constitution 1958).

    • Liberté d'entreprendre.

  2. Limitations

    • a) Liées à l'intérêt général

      • Monopoles d'État (moins fréquents aujourd'hui).

      • Autorisations préalables, agréments, licences, cartes professionnelles.

      • Exigence de diplômes (ex: pharmacien).

    • b) Liées à la personne

      • Incapacité : Âge (mineurs), majeurs protégés (plus strictes qu'en civil).

      • Incompatibilité : Certaines professions sont incompatibles avec l'activité commerciale (officiers ministériels, fonctionnaires, certaines professions libérales comme avocats, experts-comptables).

        • Conséquences : Sanctions disciplinaires, responsabilité civile. Le "commerçant de fait" est soumis aux obligations mais ne peut invoquer les droits.

      • Nationalité :

        • Principe de réciprocité (décret-loi 1958) : Un étranger peut exercer le commerce en France si un Français peut le faire dans son pays.

        • Loi du 7 mars 2016 (art L313-10 Code des étrangers) :

          • Ressortissants UE/EEE : Considérés comme nationaux.

          • Commerçant non-résident : Soumis aux mêmes obligations qu'un Français (immatriculation).

          • Commerçant étranger résident : Peut demander une carte de séjour temporaire (mention de la profession, contrôle de viabilité économique), puis une carte pluriannuelle (4 ans). La carte de résident (10 ans) permet d'exercer la profession de son choix.

      • Interdiction professionnelle : Écarter les personnes dangereuses ou à la moralité douteuse.

        • Article L131-27 alinéa 2 du Code pénal : Interdiction d'exercer une profession commerciale ou industrielle, de diriger, administrer, gérer ou contrôler une entreprise commerciale.

        • Prononcée :

          • À titre de peine complémentaire d'un crime ou délit (définitive ou temporaire, max 15 ans).

          • À titre de peine alternative à une sanction pénale (max 5 ans, matière délictuelle).

B - Les droits et obligations des commerçants

Un commerçant ne peut exercer ses droits que s'il exerce régulièrement le commerce et est immatriculé.

  1. Les droits

    • Droit d'être électeur et éligible aux tribunaux de commerce et CCI.

    • Droit au renouvellement indéfini du bail commercial.

    • Droit de prouver par tous moyens (liberté de la preuve, comptabilité régulière).

    • Droit de donner son fonds de commerce en location-gérance.

    • Droit de demander l'ouverture d'une procédure de conciliation en cas de difficultés financières.

    • Droit de recourir à l'arbitrage (clause compromissoire).

  2. Les obligations

    • a) Au regard de la gestion interne

      • La comptabilité (art L123-12 à L123-23 Code de commerce) :

        • Obligation de tenir une comptabilité (journaux, grand livre), en euros et en français.

        • Intérêts : Procédures collectives, fiscalité, preuve, bonne gestion.

        • Établir des comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) à la clôture de l'exercice.

        • Principes : Régularité, sincérité, image fidèle.

        • Conservation des documents pendant 10 ans.

        • Possibilité de comptes simplifiés pour certains commerçants.

        • Sanctions : Responsabilité civile, sanctions pénales (faux en écriture, banqueroute).

      • La détention d'un compte bancaire :

        • Obligation d'ouvrir un compte bancaire pour les opérations (chèques, virements, cartes de paiement) dépassant 1000 euros et les salaires supérieurs à 1500 euros.

      • La facturation :

        • Obligation d'établir des factures pour tout achat de produits ou prestation de services professionnels (art L441-9).

        • Intérêts : Preuve, support de crédit, outil fiscal (TVA), caractérisation de la revente à perte.

        • Mentions obligatoires : noms et adresses des parties, date, désignation des produits/services, prix, réductions, délais de paiement, etc.

    • b) À l'égard des organismes professionnels

      • Obligation de s'affilier à des organismes de protection sociale (caisse d'assurance maladie, vieillesse).

    • c) À l'égard des tiers : immatriculation et autres obligations

      • Immatriculation au RCS :

        • Objectif : Renseigner le public, publicité légale (JAL, BODACC).

        • Personnes physiques : Dans les 15 jours du début d'activité (ou 1 mois avant). Sanction : injonction du juge, statut de commerçant de fait.

        • Sociétés : Acquiert la personnalité morale à l'immatriculation.

        • Procédure (loi PACTE 2019) : Guichet unique de formalité des entreprises (désormais INPI). Dépôt d'un dossier unique, transmis au greffe du tribunal de commerce et au RNE.

        • Contrôle du greffe : 5 jours pour décider. Si immatriculation, obtention d'un numéro d'identification (RCS + SIRENE/SIRET).

        • Effets :

          • Personne physique : Présomption simple de commercialité (peut être renversée par les tiers). Le commerçant immatriculé ne peut pas refuser sa qualité de commerçant aux tiers (sauf mauvaise foi).

          • Commerçant de fait : Soumis aux obligations, mais ne peut invoquer les droits.

      • Autres obligations :

        • Respecter le droit de la concurrence et le droit de la consommation.

        • Répondre des dommages causés aux tiers (responsabilité civile).

        • Se soumettre aux procédures collectives en cas de cessation de paiement.

        • Demander la radiation du RCS (1 mois pour personnes physiques, après liquidation pour sociétés).

    • d) À l'égard de l'État

      • Obligations fiscales (impôts directs et indirects).

C - Le statut privé du commerçant

L'activité commerciale peut influencer la vie privée et le statut matrimonial du commerçant.

  1. Le patrimoine du commerçant

    • Principe d'unité du patrimoine : Chaque personne n'a qu'un seul patrimoine, sans distinction entre biens personnels et professionnels.

    • Conséquence : Les créanciers professionnels peuvent saisir l'intégralité des biens du commerçant, y compris personnels.

    • Évolutions pour protéger le patrimoine personnel :

      • Création de personnes morales (sociétés) : Séparation des patrimoines (société vs associé).

      • Sociétés unipersonnelles (UERL 1985) : Permet à un seul commerçant de créer une société et de séparer les patrimoines.

      • Loi du 1er août 2003 : Déclaration d'insaisissabilité de la résidence principale par les créanciers professionnels (notariée).

      • Loi du 4 août 2008 : Extension de l'insaisissabilité à tous les immeubles du chef d'entreprise.

      • Loi du 6 août 2015 : Insaisissabilité automatique de la résidence principale.

      • Loi du 15 juin 2010 (EIRL) : Permet de séparer le patrimoine professionnel du personnel pour l'entreprise individuelle.

      • Loi du 14 février 2022 : Nouveau statut unique protecteur pour les entrepreneurs individuels. Séparation automatique des patrimoines dès l'immatriculation. Suppression progressive de l'EIRL.

  2. Le nom du commerçant

    • Un commerçant peut utiliser son nom de famille ou un nom inventé (nom commercial).

    • Si le nom de famille est utilisé comme nom commercial, il change de nature et devient une propriété incorporelle du fonds de commerce.

    • Conséquence : Le titulaire du nom de famille perd ses droits exclusifs sur ce nom en tant que nom commercial (arrêt Bordas 2003).

  3. Le domicile du commerçant

    • Peut être identique (habitation) ou distinct (professionnel).

    • Le domicile commercial principal est le lieu du principal établissement (personne physique) ou du siège social (personne morale).

    • Solutions pour les jeunes entreprises :

      • Société de domiciliation : Domiciliation collective pour justifier d'un domicile professionnel.

      • Domiciliation au domicile personnel : Autorisée si aucune disposition légale, contractuelle ou règlement de copropriété ne l'interdit. Limitée à 5 ans en cas d'interdiction.

D - Le statut du commerçant marié

Le statut matrimonial peut influencer les pouvoirs de gestion du commerçant.

  1. Le statut matrimonial du commerçant

    • Régime de la séparation des biens : Chaque époux a un patrimoine propre, géré librement. Les créanciers professionnels ne peuvent saisir le patrimoine du conjoint non-commerçant. Souvent choisi par les professionnels indépendants.

    • Régime de la communauté légale réduite aux acquêts (régime supplétif) :

      • Patrimoine propre (biens avant mariage, donations, héritages).

      • Patrimoine commun (biens acquis pendant le mariage).

      • Principe d'autonomie professionnelle (art 223 Code civil) : Chaque époux peut exercer une profession, percevoir ses gains et en disposer.

      • Gestion des biens communs :

        • Actes courants : Gestion concurrente (chaque époux peut agir seul). Les dettes contractées par un époux engagent le patrimoine commun.

        • Exception (art 1421 al 2 Code civil) : L'époux exerçant une profession séparée a seul le pouvoir d'accomplir les actes d'administration et de disposition nécessaires à celle-ci.

        • Actes graves : Cogestion (consentement des deux époux).

          • Art 1422 al 2 Code civil : Affectation d'un bien commun à la garantie de la dette d'un tiers (sûreté).

          • Art 1424 Code civil : Céder ou donner en garantie des immeubles communs, fonds de commerce communs, exploitation dépendant de la communauté, ou donner à bail commercial un immeuble commun.

      • Emprunts :

        • Un seul conjoint emprunte : Engage ses biens propres. Les biens communs ne sont pas engagés (sauf si le conjoint autorise l'emprunt, alors les biens communs sont engagés - art 1415 Code civil).

        • Les deux conjoints co-emprunteurs solidaires : Engagent leurs biens propres et les biens communs.

    • Conseil : Le régime de la communauté légale est risqué pour un commerçant en raison de la complexité de gestion et de l'engagement du patrimoine commun.

  2. Le statut du conjoint du commerçant

    • Si les deux conjoints exercent des activités commerciales indépendantes, ils ont tous deux la qualité de commerçant.

    • Si le conjoint travaille dans la même entreprise, il doit opter pour l'un des trois statuts (art L121-4 Code de commerce) :

    • a) Le conjoint salarié

      • Contrat de travail licite entre époux.

      • Conditions : Participation effective, rémunération, lien de subordination juridique (présumé par la jurisprudence).

      • Bénéficie des règles protectrices des salariés (régime général de sécurité sociale, indemnités, chômage).

      • Loi PACTE : Le statut de conjoint salarié est automatiquement retenu si aucun autre statut n'est déclaré.

    • b) Le conjoint collaborateur

      • Définition (art R121-1 Code de commerce) : Conjoint d'un chef d'entreprise (commercial, artisanal, libéral) exerçant une activité professionnelle régulière sans rémunération et sans être associé.

      • Travail régulier (pas exclusif, mais limité si activité salariée extérieure).

      • Non rémunéré, travail effectif.

      • Déclaré au RCS. N'est pas commerçant, agit comme mandataire du chef d'entreprise (actes de gestion courante).

      • Durée : Limitée à 5 ans (après quoi un autre statut doit être choisi, sinon salarié).

      • Avantages : Électeur/éligible aux tribunaux de commerce, protection sociale modulable, indemnisations en cas de décès du commerçant. S'applique aussi aux pacsés et dirigeants de société.

    • c) Le conjoint associé

      • Les conjoints peuvent créer une société ensemble.

      • Sociétés à risque illimité (ex: SNC) : Risque pour le patrimoine du ménage.

      • Sociétés à risque limité (ex: SARL, SA) : Responsabilité limitée aux apports.

      • Société créée de fait : Les conjoints se comportent comme des associés sans en avoir conscience (apport, participation aux résultats, affectio societatis).

        • Pas de personnalité morale. Les créanciers s'adressent directement aux époux, qui sont tous deux considérés comme commerçants et codébiteurs solidaires.

    • d) Le conjoint co-exploitant

      • Statut jurisprudentiel. Les deux conjoints exercent l'activité commerciale sur un pied d'égalité, avec un pouvoir de gestion autonome.

      • Chacun agit en son nom et pour son compte, ayant tous deux la qualité de commerçant.

E - Le statut du commerçant pacsé

Loi du 15 novembre 1999 : Pacte civil de solidarité (PACS).

  • Régime légal : Séparation des patrimoines (similaire aux mariés en séparation de biens).

  • Chaque partenaire conserve l'administration et la libre disposition de ses biens personnels.

  • Chaque partenaire peut exercer une activité commerciale en toute autonomie.

  • Chaque partenaire est seul responsable des dettes (personnelles ou professionnelles) contractées avant et pendant le PACS.

  • Exception : Dettes de la vie courante (le créancier peut se retourner contre l'autre partenaire).

  • Indivision : Possibilité de prévoir une clause d'indivision sur un bien (au moment du PACS ou par avenant). Les biens acquis tombent alors dans l'indivision.

  • Autonomie professionnelle : Le partenaire commerçant conserve son autonomie, mais pour les biens indivis affectés à l'activité, les actes graves nécessitent l'accord de l'autre partenaire.

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