Tuberculose Urogénitale : Définition, Diagnostic et Traitement

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Question
Quelle est la définition de la tuberculose urogénitale?
Réponse
Ensemble des manifestations secondaires à la localisation des bacilles de Koch (BK) au niveau de l’appareil urinaire et/ou génital.
Question
Citez trois intérêts de l'étude de la tuberculose urogénitale.
Réponse
Les intérêts de l'étude de la tuberculose urogénitale sont : épidémiologique (fréquence mal connue, recrudescence avec le VIH), diagnostique (polymorphisme anatomoclinique, diagnostic tardif) et pronostique (atteinte rénale et de la reproduction).
Question
Citez deux méthodes de confirmation bactériologique des BK dans les urines.
Réponse
Les deux méthodes de confirmation bactériologique des BK dans les urines sont : 1. Culture sur milieu de Lowenstein-Jensen 2. PCR / GeneXpert
Question
Quel est l'examen clé pour le diagnostic bactériologique de la tuberculose urogénitale?
Réponse
L'examen clé pour le diagnostic bactériologique de la tuberculose urogénitale est l'ECBU (Examen CytoBactériologique des Urines), réalisé sur trois jours consécutifs.
Question
Quelle est la caractéristique histologique de la tuberculose urogénitale?
Réponse
La caractéristique histologique de la tuberculose urogénitale est la présence d\'un granulome épithélioïde gigantocellulaire, souvent centré par une nécrose caséeuse.
Question
Quelles sont les lésions destructrices visibles à l'Uro TDM?
Réponse
L'Uro TDM révèle des lésions destructrices sous forme d'hypodensités, telles que des cavernes intraparenchymateuses avec des contours irréguliers, pouvant mener à un rein muet.
Question
Quels sont les signes radiologiques d'une tuberculose rénale à l'ASP?
Réponse
Sur un ASP, la tuberculose rénale peut se manifester par des calcifications ou un aspect de rein mastic (tigré avec opacités floues).
Question
Quels sont les signes cliniques d'une localisation urétérale de la tuberculose?
Réponse
La localisation urétérale de la tuberculose se manifeste par une crise de colique néphrétique. L'échographie peut montrer une urétérohydronéphrose.
Question
Quels sont les signes fonctionnels d'une tuberculose rénale?
Réponse
Les signes fonctionnels d'une tuberculose rénale sont : hématurie (spontanée, totale, capricieuse, indolore) et douleurs lombaires (sourdres ou à type de colique néphrétique).
Question
Quelles sont les atteintes génitales chez la femme?
Réponse
Chez la femme, la tuberculose génitale atteint principalement les trompes de Fallope, les ovaires et l'endomètre, pouvant évoluer vers la stérilité.
Question
Citez deux molécules antituberculeuses majeures et leurs effets secondaires.
Réponse
Les deux molécules antituberculeuses majeures sont l'Isoniazide (risque de polynévrite, hépatotoxicité) et la Rifampicine (hépatotoxicité).
Question
Quelle est la porte d'entrée la plus fréquente du BK dans l'appareil urogénital?
Réponse
La porte d'entrée la plus fréquente du BK dans l'appareil urogénital est la voie hématogène, secondaire à une localisation pulmonaire.
Question
Comment se manifeste une tuberculose vésicale à la cystoscopie?
Réponse
À la cystoscopie, une tuberculose vésicale se manifeste par une muqueuse inflammatoire, des ulcérations aux bords déchiquetés et des granulations blanchâtres.
Question
Décrivez la manœuvre de Guyon.
Réponse
La manœuvre de Guyon consiste à placer le patient en décubitus dorsal, genoux semi-fléchis. L'examinateur se place du côté à examiner, une main dans la fosse lombaire, l'autre déprimant la paroi abdominale antérieure. Elle permet de rechercher une masse lombaire et le ballottement rénal.
Question
Quand réalise-t-on une néphrectomie totale dans la tuberculose urogénitale?
Réponse
Une néphrectomie totale est indiquée en cas de pyonéphrose dans le cadre de la tuberculose urogénitale.
Question
Quelle chirurgie est indiquée pour une petite vessie tuberculeuse?
Réponse
L'entérocystoplastie d'agrandissement est indiquée pour une petite vessie tuberculeuse.
Question
Citez deux complications possibles de la tuberculose urogénitale.
Réponse
Les complications possibles de la tuberculose urogénitale incluent la pyonéphrose, l\'hypertension artérielle (HTA) et l\'insuffisance rénale.
Question
Quel est le schéma thérapeutique standard de la tuberculose urogénitale?
Réponse
Le schéma thérapeutique standard pour la tuberculose urogénitale est une polychimiothérapie de 6 mois : 2 mois de RHZE suivis de 4 mois de RH.
Question
Quelles sont les atteintes génitales chez l'homme?
Réponse
Chez l'homme, la tuberculose génitale peut causer une orchite, une épididymite chronique, une déférentite, une prostatite, pouvant mener à la fistulisation et à l'infertilité.
Question
Quel est le germe responsable de la tuberculose urogénitale?
Réponse
Le germe responsable de la tuberculose urogénitale est le bacille de Koch (BK), appartenant au complexe Mycobacterium tuberculosis.
Question
Quels sont les signes généraux d'imprégnation tuberculeuse?
Réponse
Les signes généraux d\'imprégnation tuberculeuse incluent la fièvre vespéro-nocturne et l\'asthénie-graisse-émaciation (AEG).
Question
Comment réalise-t-on la manœuvre de Guyon?
Réponse
Le patient est en décubitus dorsal, genoux semi-fléchis. L'examinateur se place du côté à examiner, une main dans la fosse lombaire, l'autre déprime la paroi abdominale antérieure.
Question
Quel est l'examen clé pour la bactériologie urinaire?
Réponse
L'examen clé pour la bactériologie urinaire est l'ECBU (Examen CytoBactériologique des Urines), réalisé sur 3 jours consécutifs.
Question
Quelle est la fréquence de la tuberculose urogénitale par rapport aux autres localisations?
Réponse
La tuberculose urogénitale est la 3ème localisation tuberculeuse, et sa fréquence est en augmentation avec l'avènement du VIH/SIDA.
Question
Quelle est la signification d'une IDRT positive?
Réponse
Une IDRT positive signifie une induration de la peau supérieure à 8 mm, indiquant une réaction cutanée à la tuberculine.
Question
Quels sont les diagnostics différentiels de la tuberculose urogénitale?
Réponse
Les diagnostics différentiels de la tuberculose urogénitale incluent la bilharziose urogénitale, le cancer du rein, la pyélonéphrite chronique, et les orchiépididymites chroniques à germes non spécifiques.
Question
Quel est le schéma thérapeutique standard?
Réponse
Le schéma thérapeutique standard pour la tuberculose urogénitale est une polychimiothérapie de 6 mois : 2 mois de RHZE suivis de 4 mois de RH.
Question
Quelles sont les lésions sténosantes visibles à l'Uro TDM?
Réponse
Les lésions sténosantes visibles à l'Uro TDM incluent une tige calicielle rétrécie ou gommée, un bassinet rétracté, et des images de soustraction.
Question
Quelle est la caractéristique histologique de la tuberculose urogénitale?
Réponse
La caractéristique histologique de la tuberculose urogénitale est la présence d'un granulome épithélioïde gigantocellulaire, souvent centré par une nécrose caséeuse.
Question
Pourquoi le diagnostic est-il difficile chez le sujet âgé?
Réponse
Chez le sujet âgé, la tuberculose urogénitale simule souvent d\'autres affections, ce qui retarde le diagnostic.
Question
Quelles sont les complications possibles en l'absence de traitement précoce?
Réponse
Les complications possibles incluent la pyonéphrose, l'hypertension artérielle et l'insuffisance rénale.
Question
Comment se manifeste une tuberculose vésicale à la cystoscopie?
Réponse
La cystoscopie révèle une muqueuse vésicale inflammatoire avec des ulcérations à bords déchiquetés et des granulations blanchâtres.
Question
Quelle est la porte d'entrée la plus fréquente du BK dans l'appareil urogénital?
Réponse
La porte d'entrée la plus fréquente du BK dans l'appareil urogénital est la voie hématogène, secondaire à une localisation pulmonaire.
Question
Quels sont les signes radiologiques d'une tuberculose rénale à l'ASP?
Réponse
Sur l'ASP, la tuberculose rénale peut se manifester par des calcifications ou un aspect de rein mastic (tigré avec opacités floues).
Question
Quelles sont les atteintes génitales chez l'homme?
Réponse
Chez l'homme, la tuberculose génitale peut causer une orchite, une épididymite chronique, une déférentite, une prostatite, pouvant mener à l'infertilité ou à la fistulisation.
Question
Quels sont les signes cliniques d'une localisation urétérale?
Réponse
La localisation urétérale de la tuberculose se manifeste par une crise de colique néphrétique, visible à l'échographie par une urétérohydronéphrose.
Question
Quelle est l'indication chirurgicale en cas de pyonéphrose?
Réponse
En cas de pyonéphrose, l'indication chirurgicale est la néphrectomie totale.
Question
Citez trois molécules d'antituberculeux majeurs.
Réponse
Les trois antituberculeux majeurs sont : Isoniazide, Rifampicine, Ethambutol.
Question
Quelle est l'indication chirurgicale pour une petite vessie tuberculeuse?
Réponse
L'indication chirurgicale pour une petite vessie tuberculeuse est une entérocystoplastie d'agrandissement.
Question
Quels sont les éléments de surveillance clinique du traitement?
Réponse
La surveillance clinique du traitement de la tuberculose urogénitale repose sur le suivi du poids, de la température, des signes fonctionnels et de l'examen physique.
Question
Quelle chirurgie est indiquée pour une sténose de l'uretère pelvien?
Réponse
Le traitement d'une sténose du bas uretère est la réimplantation urétéro-vésicale, qui consiste à reconnecter l'uretère à la vessie.
Question
Qu'est-ce qu'une image d'amputation calicielle à l'Uro-TDM?
Réponse
C'est l'absence de visualisation d'une tige calicielle, indiquant son obstruction (sténose) et l'exclusion de la production d'urine de ce calice.
Question
Quels sont les signes biologiques d'orientation vers une tuberculose urogénitale?
Réponse
Une hyperleucocytose avec hyperlymphocytose, une VS accélérée et une CRP positive sont des signes d'orientation non spécifiques.
Question
Décrivez la triade clinique classique de la tuberculose vésicale.
Réponse
La triade classique est : pollakiurie, brûlures mictionnelles et pyurie aseptique (leucocytes dans les urines sans germes standards).
Question
Quel est un diagnostic différentiel majeur de la tuberculose urogénitale?
Réponse
La bilharziose urogénitale, qui se distingue par l'hyperéosinophilie et la présence d'œufs à la biopsie vésicale.
Question
Quelle est l'apparence d'une épididymite tuberculeuse à l'examen physique?
Réponse
L'épididyme, augmenté de volume et nodulaire, peut coiffer le testicule en 'cimier de casque', une présentation très évocatrice.
Question
Citez deux voies de diffusion du BK à partir du rein.
Réponse
La diffusion se fait par voie canalaire (descend le long des urines) et par voie spermatique rétrograde (remonte le cours du sperme).
Question
Quel est l'effet secondaire principal de l'Éthambutol?
Réponse
Son effet secondaire le plus redouté est la névrite optique rétrobulbaire, imposant une surveillance de la vision.
Question
Quels sont les deux buts du traitement curatif de la tuberculose urogénitale?
Réponse
Les buts sont de stériliser le foyer infectieux pour stopper la maladie et de prévenir ou traiter les complications (séquelles).
Question
Comment la tuberculose urogénitale peut-elle se manifester chez l'enfant?
Réponse
Elle est rare et peut se révéler par une énurésie (pipi au lit), surtout en l'absence de vaccination par le BCG.

TUBERCULOSE UROGÉNITALE

I. Introduction

1. Définition

Ensemble des manifestations secondaires à la localisation des bacilles de Koch (BK) au niveau de l’appareil urinaire et/ou génital.

2. Intérêt

  • Épidémiologique : Fréquence mal connue (3ème localisation tuberculeuse), en recrudescence avec l’avènement du VIH/SIDA.
  • Diagnostique : Polymorphisme anatomoclinique, diagnostic souvent tardif.
  • Pronostique : Affection grave pouvant engager le pronostic fonctionnel rénal et la reproduction.
  • Thérapeutique : Traitement efficace par les antituberculeux majeurs, chirurgie des séquelles, prévention +++ par vaccination BCG et traitement correct des primo-infections tuberculeuses (PIT).

II. Signes

A. Tuberculose rénale de l’adulte jeune (Forme typique)

1. Signes cliniques

1.1. Signes fonctionnels

  • Hématurie : Spontanée, totale, capricieuse, indolore.
  • Douleurs lombaires : Sourdes ou à type de colique néphrétique.
  • Compléter l’interrogatoire : Notion de contage, vaccination BCG, antécédents de PIT.

1.2. Signes généraux

  • Signes d’imprégnation tuberculeuse : fièvre vespéro-nocturne, altération de l'état général (AEG).

1.3. Signes physiques

  • Examen des fosses lombaires :
    • Technique (manœuvre de Guyon) : Patient en décubitus dorsal, genoux semi-fléchis, abdomen relâché. L’examinateur se place du côté à examiner, une main postérieure dans la fosse lombaire, l’autre main déprime la paroi antérieure de l’abdomen de l’hypochondre à la fosse iliaque.
    • Résultats : Masse donnant le contact lombaire et le ballottement rénal, parfois normal.
  • Examen complet : Points urétéraux, hypogastre, organes génitaux externes (OGE), touchers pelviens, autres appareils.

2. Signes paracliniques

2.1. Intradermoréaction à la tuberculine (IDRT)

  • Positive : induration > 8 mm.

2.2. Biologie

  • Bilan d’orientation (Syndrome Inflammatoire Biologique Non Spécifique - SIBNS) : Hyperleucocytose avec hyperlymphocytose, vitesse de sédimentation (VS) accélérée, protéine C réactive (CRP) positive.
  • Bilan de confirmation (Bactériologie) : Examen cytobactériologique des urines (ECBU) (examen clé +++) : 3 jours de suite à mi-jet sur les urines du matin (restriction hydrique depuis la veille).
    • Examen direct avec coloration de Ziehl-Nielsen : Rarement positif / mise en évidence de bacilles acido-alcoolo-résistants (BAAR).
    • Culture sur milieu de Lowenstein-Jensen.
    • PCR / GeneXpert : Plus sensible.
  • Bilan de retentissement : Fonction rénale (créatininémie).
  • Bilan terrain : Sérologie rétrovirale proposée au patient.

2.3. Imagerie

  • Abdomen sans préparation (ASP) : Calcifications, rein mastic (aspect tigré avec opacités à contours flous).
  • Échographie : État du parenchyme rénal à la recherche de cavernes, la taille et échostructure des reins, l’importance d’une dilatation pyélo-calicielle.
  • Uro-TDM (avec clichés d’UIV) +++ :
    • Lésions destructrices sous forme d’hypodensités : cavernes intraparenchymateuses (images d’addition), contours irréguliers déformés (encoches), parfois rein muet.
    • Lésions sténosantes : Tige calicielle rétrécie, gommée, bassinet rétracté (images de soustraction).
    • Images d’amputation : Exclusion des tiges calicielles.
    • Calcifications intrarénales.
  • Autres : UPR (Urographie par voie rétrograde), scintigraphie DMSA (valeur fonctionnelle des reins), IRM.

2.4. Histologie

  • Granulome épithélioïde gigantocellulaire centré par une nécrose caséeuse.

3. Bilan d’évolutivité

  • Clinique : Examen clinique complet : pleuro-pulmonaire, spléno-ganglionnaire, cardiaque, digestif, neurologique, locomoteur (coxalgie), à la recherche de signes évocateurs.
  • Paraclinique :
    • Radiographie thorax.
    • Fond d'œil (FO) (tubercules de Bouchut), ponction lombaire (PL) (méningite lymphocytaire avec hypoglycorachie).
    • Bilan cardiaque, hépatique.
    • Échographie abdominale (rein, foie).
    • Radio ostéo-articulaire.
    • PCR : crachats, sang, liquide pleural, péritonéal, urines.

4. Évolution

4.1. Éléments de surveillance

  • Clinique : Poids, température, signes fonctionnels, examen physique.
  • Paraclinique : Numération formule sanguine (NFS), CRP, urée-créatinine, bactériologie si (+), UIV, échographie.

4.2. Modalités évolutives

  • Sous traitement précoce, l’évolution est favorable avec régression des signes et disparition de BK dans les urines.
  • Ailleurs, les complications sont possibles : pyonéphrose, hypertension artérielle (HTA), insuffisance rénale.

B. Formes cliniques

1. Formes topographiques

1.1. Autres formes urinaires

  • Localisation urétérale : Sténose urétérale.
    • Clinique : Crise de colique néphrétique.
    • Échographie : Urétérohydronéphrose, UIV : aspect de "trop belle image urétérale".
  • Localisation vésicale :
    • Clinique : Triade : pollakiurie, brûlures mictionnelles, pyurie aseptique.
    • Cystoscopie : Muqueuse vésicale inflammatoire, avec ulcérations à bords déchiquetés et granulations blanchâtres.
    • Évolution : Petite vessie tuberculeuse (UCRM - Uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle) : pollakiurie invalidante ou incontinence urinaire.

1.2. Tuberculose génitale

  • Chez l’homme : Lésions génitales pouvant évoluer vers la fistulisation et vers l'infertilité.
    • Orchite.
    • Épididymite traînante (subaiguë ou chronique), peu douloureuse, avec nodule épididymaire caudal ou bipolaire, parfois pris en masse qui vient coiffer le testicule en "cimier de casque".
    • Déférentite en crayon ou monoliforme.
    • Prostatite, nodule prostatique.
  • Chez la femme :
    • Atteintes : Trompes de Fallope, ovaires, endomètre.
    • Diagnostic est souvent histologique.
    • Évolution vers la stérilité.

2. Formes selon le terrain

  • Enfant : Rare, absence de vaccination BCG++, peut se révéler par une énurésie.
  • Sujet âgé : Simule d’autres affections égarant le diagnostic.
  • Immunodéprimé : Localisations souvent multiples, évolution rapide vers des complications.
  • TUG et VIH : Diagnostic difficile dû à l’anergie tuberculinique, localisations multiples.

III. Diagnostic

1. Diagnostic positif

  • Clinique : Signes urinaires ou génitaux.
  • Paraclinique : IDRT, ECBU avec recherche de BK, imagerie.

2. Diagnostic différentiel

  • Bilharziose uro-génitale :
    • Hématurie, signes de cystite.
    • NFS : hyperéosinophilie.
    • ASP : calcifications, aspect de "vessie porcelaine".
    • Cystoscopie + biopsie : granulations en "grain de semoule", "grains d’acné", bilharziome.
  • Cancer du rein.
  • Autres : Pyélonéphrite chronique, orchiépididymite chronique à germes non spécifiques, cystite à germes non spécifiques.

3. Diagnostic étiologique

  • Germe : BK : BAAR, appartenant au complexe Mycobacterium tuberculosis (tuberculosis +++).
  • Porte d’entrée : Secondaire à une autre localisation tuberculeuse : poumon +++, os ou ganglions.
    • L’inoculation rénale se faisant par voie hématogène.
    • Puis diffusion du BK du parenchyme rénal infecté par :
      • Voie canalaire : descend le cours de l’urine dans les cavités excrétrices.
      • Voie spermatique rétrograde : remonte le cours du sperme.
  • Terrain : Tout le monde mais surtout les immunodéprimés (VIH+++), les non-vaccinés, conditions socio-économiques défavorables.

IV. Traitement

1. Traitement curatif

1.1. Buts

  • Stabiliser le foyer infectieux.
  • Éviter/traiter les complications.

1.2. Moyens

  • Médicaux :
    • Anti-tuberculeux :
      • Le traitement est le même que celui de la tuberculose pulmonaire : polychimiothérapie utilisée sur une période prolongée de 6 mois.
      • Molécules :
        • Isoniazide : 5 mg/kg/j (risque de polynévrite, hépatotoxicité).
        • Rifampicine : 10 mg/kg/j (hépatotoxicité).
        • Éthambutol : 15 mg/kg/j (risque de névrite optique rétrobulbaire).
        • Pyrazinamide : 30 mg/kg/j (hépatotoxicité).
        • Streptomycine (risque d’atteinte auditive, toxicité rénale).
      • Schéma thérapeutique : 2 RHZE / 4 RH (2 mois de Rifampicine, Isoniazide, Pyrazinamide, Éthambutol / 4 mois de Rifampicine, Isoniazide).
      • Surveillance du traitement : Clinique, bilan hépatique, bactériologie.
    • Épuration extra-rénale (EER), Assistance Médicale à la Procréation (AMP).
  • Chirurgicaux :
    • Chirurgie d’exérèse :
      • Appareil urinaire : Néphrectomie totale, néphrectomie partielle, spéléotomie, spélectomie.
      • Appareil génital : Épididymectomie, orchidectomie, résection trans-urétrale de la prostate (RTUP).
    • Chirurgie réparatrice :
      • Néphrostomie d’attente.
      • Résection anastomose, entérouretéroplastie.
      • Réimplantation urétéro-vésicale.
      • Entérocystoplastie d’agrandissement.
      • Urétrotomies internes endoscopiques, urétroplasties avec ou sans lambeau.
      • Transplantation.

3. Indications

  • Antituberculeux dans tous les cas.
  • Traitement des complications/séquelles :
    • Pyonéphrose : Néphrectomie totale.
    • Lésions rénales avec exclusion : Néphrectomie partielle.
    • Exclusion de cavernes : Spéléotomie/spélectomie.
    • Sténose urétérale haute : Résection anastomose, entérouretéroplastie.
    • Sténose urétérale basse : Réimplantation urétéro-vésicale.
    • Petite vessie : Entérocystoplastie d’agrandissement.
    • Sténose urétrale : Urétrotomie interne endoscopique, urétroplastie.
    • Épididymite : Épididymectomie.
    • Orchite avec fonte caséeuse : Orchidectomie.
    • Cavernes intra-prostatiques : RTUP.
    • Infertilité : Assistance médicale à la procréation.
    • Insuffisance rénale (IR) : EER, transplantation.

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