La Boîte à Merveilles: Résumé et Analyse des Personnages

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Ce document offre une explication détaillée des trois premiers chapitres de "La Boîte à Merveilles" d'Ahmed Sefrioui, en se concentrant sur le résumé des événements et une analyse approfondie des principaux personnages, de leurs interactions et des thèmes abordés. Il explore les thèmes de la solitude, de l'enfance, de la tradition et des relations humaines, tels que dépeints dans le récit.

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La répétition espacée te présente chaque carte au moment optimal pour la mémoriser durablement, en espaçant les révisions de façon croissante.
Question
Pourquoi Lalla Aïcha et Lalla Zoubida décident-elles de consulter Sidi El Arafi ?
Réponse
Elles sont toutes les deux malheureuses et cherchent des conseils et du réconfort auprès de ce voyant aveugle réputé.
Question
Quel conseil Sidi El Arafi donne-t-il au jeune Sidi Mohammed ?
Réponse
Il lui conseille de regarder en lui-même pour trouver ses propres trésors et de ne plus être triste de sa solitude.
Question
Que prédit Sidi El Arafi à Lalla Aïcha ?
Réponse
Il lui annonce que sa blessure est profonde mais que la guérison est proche et que son 'nid sera de nouveau reconstruit'.
Question
Quelle nouvelle inattendue un messager apporte-t-il un matin ?
Réponse
Un messager de la campagne apporte des provisions (œufs, beurre, huile) et un peu d'argent de la part du père.
Question
Qui est Salama la marieuse ?
Réponse
Salama est une marieuse professionnelle, une femme imposante qui a servi d'intermédiaire pour le second mariage de Moulay Larbi.
Question
Selon Salama, pourquoi Moulay Larbi a-t-il voulu une deuxième épouse ?
Réponse
Il désirait ardemment avoir un enfant, un héritier, ce que son mariage avec Lalla Aïcha ne lui avait pas donné.
Question
Qui est le narrateur principal de 'La Boîte à Merveilles' ?
Réponse
Le narrateur est Sidi Mohammed, un jeune garçon de six ans qui vit dans l'ancienne médina de Fès.
Question
Pourquoi la maison où vit le narrateur est-elle appelée Dar Chouafa ?
Réponse
Elle est appelée ainsi car une voyante (chouafa), la principale locataire, habite au rez-de-chaussée et y pratique son art.
Question
Que contient la Boîte à Merveilles de Sidi Mohammed ?
Réponse
Elle contient des objets hétéroclites comme des boutons, des clous, des boules de verre, qui sont ses seuls amis et trésors.
Question
Quelle est la particularité des mardis pour les élèves du Msid ?
Réponse
Le mardi est un jour néfaste pour les élèves du Msid, consacré à la récitation des leçons et souvent associé aux punitions du fqih.
Question
Qui sont Rahma et Zineb par rapport au narrateur ?
Réponse
Rahma est la voisine du premier étage et Zineb est sa fille. Le narrateur ne l'aime pas beaucoup.
Question
Pourquoi le narrateur et sa mère visitent-ils le sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb ?
Réponse
Pour guérir le narrateur de sa pâleur et de sa tristesse en buvant l'eau du sanctuaire, sur le conseil de Lalla Aïcha.
Question
Quel événement malheureux arrive au narrateur à Sidi Ali Boughaleb ?
Réponse
En voulant caresser un chat, le narrateur reçoit un grand coup de griffe qui le fait hurler de douleur.
Question
Quel incident majeur se produit au bain maure (hammam) ?
Réponse
Le narrateur, effrayé et mal à l'aise par la promiscuité et la chaleur, vit cette sortie comme une descente en Enfer.
Question
Quelle est la cause de la grande dispute entre Lalla Zoubida et Rahma ?
Réponse
Rahma a fait sa lessive un lundi, jour traditionnellement réservé à Lalla Zoubida pour cette tâche, ce qui a provoqué une violente querelle.
Question
Comment se termine la dispute entre Lalla Zoubida et Rahma ?
Réponse
Le narrateur, ne supportant plus les cris, s'évanouit, ce qui met fin à la dispute.
Question
Comment l'arrivée de la lampe à pétrole change-t-elle la vie de la famille ?
Réponse
La lampe à pétrole, qui remplace les bougies, est une source de fierté et de joie, surtout pour la mère, Lalla Zoubida.
Question
Qu'arrive-t-il à Zineb lorsqu'elle accompagne sa mère à un baptême ?
Réponse
Zineb se perd dans la foule au quartier Kalklyine, provoquant le désespoir de sa mère Rahma.
Question
Zineb est-elle finalement retrouvée ?
Réponse
Elle est retrouvée saine et sauve à Dar Kitoun, la maison des Idrissides, par Lalla Aïcha et Fatma Bziouya.
Question
Qu'organise Rahma pour remercier Dieu d'avoir retrouvé sa fille ?
Réponse
Rahma organise un repas pour les pauvres, avec du couscous, pour remercier Dieu.
Question
Comment Salama décrit-elle la fille du coiffeur ?
Réponse
Comme une jeune femme folle, capricieuse, dépensière, paresseuse et irrespectueuse envers son mari Moulay Larbi.
Question
Comment la vie de la mère et du fils change-t-elle après le départ du père ?
Réponse
Leur vie devient précaire et triste ; la mère fait une cuisine maigre, rit moins et se sent de plus en plus seule.
Question
Qui était Abdallah l'épicier pour le narrateur ?
Réponse
Abdallah est un conteur d'histoires qui alimente l'imagination du narrateur avec ses récits de rois et de pays merveilleux.
Question
Pourquoi Lalla Aïcha est-elle bouleversée lors de la visite du narrateur et de sa mère ?
Réponse
Son mari, Moulay Larbi, a été escroqué par son associé Abdelkader et a perdu son capital.
Question
Comment Lalla Aïcha aide-t-elle son mari Moulay Larbi après sa dispute avec son associé ?
Réponse
Elle vend tous ses bijoux et son mobilier pour permettre à son mari de monter un nouvel atelier et de ne pas perdre la face.
Question
Quel événement triste survient dans le voisinage juste avant l'Achoura ?
Réponse
La mort de Sidi Mohammed ben Tahar, le coiffeur, un voisin connu et apprécié de tous.
Question
Comment les élèves préparent-ils le Msid pour la fête de l'Achoura ?
Réponse
Ils nettoient et badigeonnent les murs à la chaux, lavent le sol, et préparent les lustres et les veilleuses à huile.
Question
Quels vêtements neufs le narrateur reçoit-il pour l'Achoura ?
Réponse
Il reçoit une chemise neuve, un gilet rouge à soutaches, des babouches neuves et une sacoche brodée.
Question
Quel est le métier du père du narrateur, Maalem Abdeslem ?
Réponse
Il est tisserand. Il fabrique des djellabas en laine, puis décide de se lancer dans la confection de haïks.
Question
Pourquoi le narrateur redoute-t-il la visite chez le coiffeur Si Abderrahman ?
Réponse
Il n'aime pas le coiffeur et sait qu'il sera un jour chargé de le circoncire, une perspective qui l'effraie.
Question
Comment le narrateur et les autres enfants célèbrent-ils l'Achoura sur les terrasses ?
Réponse
Ils jouent de la musique avec des trompettes, des tambourins et des bendirs, créant un grand concert bruyant.
Question
Comment se déroule la veillée de l'Achoura au Msid ?
Réponse
Les élèves, richement vêtus, chantent des versets coraniques et des cantiques toute la nuit dans le Msid illuminé de centaines de veilleuses.
Question
Quelle 'catastrophe' frappe la famille au chapitre VIII ?
Réponse
Le père, Maalem Abdeslem, perd son capital au souk des bijoux après une dispute avec un courtier (dellal).
Question
Quelle décision le père prend-il après avoir perdu son capital ?
Réponse
Il décide de quitter Fès pour aller travailler comme moissonneur dans les environs afin de reconstituer son capital.
Question
Quelle est la nouvelle source de chagrin de Lalla Aïcha au chapitre VIII ?
Réponse
Son mari, Moulay Larbi, l'a abandonnée pour épouser une seconde femme, la fille du coiffeur Si Abderrahman.
Question
Comment la mère du narrateur, Lalla Zoubida, réagit-elle au départ de son mari ?
Réponse
Elle est dévastée, se sent abandonnée et orpheline, et passe ses journées dans la tristesse et l'inquiétude.
Question
Qui est Driss le teigneux ?
Réponse
C'est l'apprenti du père du narrateur. Il fait les courses et les commissions pour la famille et l'atelier.
Question
Quelle bonne nouvelle Zineb annonce-t-elle à Lalla Zoubida à la fin du roman ?
Réponse
Zineb annonce avoir vu Maalem Abdeslem, le père du narrateur, dans la rue, signifiant son retour.
Question
Quel est le métier de Driss El Aouad, le mari de Rahma ?
Réponse
Il est fabricant de charrues.
Question
À quoi le narrateur compare-t-il les bijoux ?
Réponse
Il compare la beauté des bijoux à celle des fleurs, une comparaison qui fait rire ses parents mais qui est pour lui essentielle.
Question
Où l'école (le Msid) est-elle déplacée pendant les chaleurs de l'été ?
Réponse
L'école est installée dans un petit sanctuaire voisin, plus frais, où se trouve la tombe d'un saint inconnu.
Question
Quelle est l'origine familiale des parents du narrateur ?
Réponse
Ils sont d'origine montagnarde, se considérant comme des 'seigneurs paysans', ce que la mère évoque avec fierté.
Question
Que contenait le cabas que le père rapporta à son retour ?
Réponse
Il contenait deux poulets, des œufs, un pot de beurre, de l'huile, des olives et de la galette paysanne.
Question
Comment se nomme l'école coranique fréquentée par le narrateur ?
Réponse
L'école est appelée le Msid.
Question
Quel sentiment le narrateur éprouve-t-il au début du roman ?
Réponse
Il ressent un profond sentiment de solitude, qu'il sent peser sur lui, particulièrement le soir.
Question
Qui était Lalla Kanza ?
Réponse
C'était la chouafa (voyante) qui habitait au rez-de-chaussée de Dar Chouafa et qui organisait des séances de musique Gnaoua.
Question
Quel événement heureux est annoncé à la fin du roman concernant Moulay Larbi ?
Réponse
Le divorce entre Moulay Larbi et la fille du coiffeur a été prononcé, laissant présager sa réconciliation avec Lalla Aïcha.
Question
Quels objets le narrateur reçoit-il de son père en prévision de l'Achoura ?
Réponse
Il reçoit un tambour en sablier, un chariot en bois et une nouvelle trompette.
Question
Quelle était la fonction du fqih au Msid ?
Réponse
Le fqih était le maître de l'école coranique, chargé d'enseigner le Coran aux enfants, souvent à l'aide de sa baguette de cognassier.
Question
Comment le narrateur se sentait-il à la fin du roman après le retour de son père ?
Réponse
Il se sentit triste et seul, puis retrouva du réconfort en ouvrant sa Boîte à Merveilles, où l'attendaient ses rêves.

Extrait de "La Boîte à Merveilles" d'Ahmed Sefrioui

Cet extrait présente les premiers chapitres du roman "La Boîte à Merveilles" d'Ahmed Sefrioui, offrant un aperçu de l'enfance du narrateur dans la ville de Fès.Le texte explore la solitude de l'enfant, sa perception du monde des adultes, ses interactions avec les habitants de Dar Chouafa, ses visites au Msid et au bain maure, ainsi que le rôle central de sa boîte à merveilles.

Chapitre I : L'enfance et les premiers contacts avec le monde

  • La solitude du narrateur : le jeune garçon, âgé de sixans, se sent profondément seul. Il observe le monde des adultes avec une certaine distance, ses tentatives d'amitié avec d'autres enfants étant éphémères.
  • La maison de la voyante (Dar Chouafa) :
    • Description d'un lieu central, habité par une voyante de renom.
    • Les rituels Gnaouas : séances de musique et de danses qui troublent le sommeil du narrateur, le plongeant dans un univers mystérieux et parfois effrayant,peuplé de jnouns (démons).
    • Les habitants des étages supérieurs : les Driss El Aouad et sa famille (Rahma et Zineb, que le narrateur n'apprécie pas) au premier étage, et la famille du narrateur partageant le deuxième étage avec Fatma Bziouya.
  • Le Msid (école coranique) :
    • Lieu d'apprentissage rigoureux où le fqih (maître coranique) inspire crainte et respect.
    • Le narrateur crie les versets gravés sur sa planchette, une activité quotidienne.
  • Le bain maure :
    • Une expérience traumatisante pour le jeune narrateur,marquée par la promiscuité, le bruit, la chaleur et une "odeur de péché".
    • Description des femmes qui s'affairent, des rituels de lavage et des commérages.
    • L'épisode de l'orange et de l'œuf dur : petitesconsolations dans un environnement hostile.
  • La Boîte à Merveilles :
    • Objet refuge pour le narrateur, contenant des "trésors" hétéroclites (boutons de porcelaine, billes de verre, etc.).
    • Chaque objet possède une "mystérieuse beauté intraduisible", lui donnant une âme et une vertu de talisman.
    • Elle est le lieu de ses jeux d’imagination et de ses moments de réconfort face à la solitude.
  • La vie quotidienne et les relations familiales :
    • Les récits de la mère sur les événements du bain maure, souvent rejoués pour les voisines.
    • La dispute entre la mère et Rahma au sujet de la lessive,révélant les tensions et les rivalités féminines.
    • Le père, figure silencieuse mais respectée, cherche à apaiser les conflits. Son récit sur Abdallah l'épicier introduit l'idée d'un monde de rêve et d'invisible.
    • Le rôle du père comme soutien et protecteur.
    • La quête de sens du narrateur : "Moi, je ne voulais rien imiter, je voulais connaître."

Chapitre II : Maladie, pèlerinageet découverte de soi

  • Le Msid et la peur du fqih : les mardis sont des jours redoutés, associés au châtiment et à la souffrance physique.
  • La maladie du narrateur : une migraine de la mère etla pâleur de l'enfant entraînent une visite de Lalla Aïcha, une voisine.
  • Le pèlerinage à Sidi Ali Boughaleb :
    • Lalla Aïcha convainc la mère d'emmener l'enfant ausanctuaire pour lui rendre santé et joie. Sidi Ali Boughaleb est le "patron des médecins et des barbiers".
    • Description du trajet : les deux femmes chuchotent et donnent des conseils de prudence au narrateur.
    • Lieu de pèlerinage : cimetière,marchands, youyous, et le mausolée lui-même. Le narrateur est fasciné par les chats du sanctuaire.
    • Un incident avec un chat au sanctuaire entraîne une blessure du narrateur et ses hurlements, symbolisant son malaise dans le monde extérieur.
  • Le retour à la maison et la famille :
    • Le père demande à ne pas envoyer le narrateur au Msid, montrant sa sollicitude.
    • Les moineaux : leur "dialogue passionné" sur les figues sèches montrela sensibilité du narrateur et sa capacité à communiquer avec la nature.
    • Les bruits matinaux de Dar Chouafa : la Chouafa, Zineb et Rahma, leurs querelles quotidiennes, les salutations rituelles entre voisines.
    • La Chouafa et ses prédictions : elle flatte la mère en prédisant un bel avenir pour le narrateur.
    • Le Sfeni (beignet) : Fatma Bziouya en offre, un geste de bonne entente malgré les tensions. Le narrateur est gourmand decette douceur.
    • Le radis de Rahma : un cadeau de la voisine, mais repoussant pour le narrateur, qui le jette.
    • Le cabochon de verre : offert par Rahma, il est perçu par le narrateur comme un "bijou fabuleux" et un "talisman", mais pour sa mère, ce n'est qu'un "bout de verre". Ce contraste souligne la richesse de l'imagination de l'enfant face à la trivialité du monde adulte.

Chapitre III : Le tempsdu Msid et les innovations matérielles

  • Le retour au Msid : après le repos, le narrateur retrouve l'école coranique, les rituels d'apprentissage et la figure du fqih.
  • L'importance persistante du Msid :la récitation de la première sourate du Coran et des vers de Bnou Achir, marquant la fin de la journée et le retour à la maison.
  • La lampe à pétrole :
    • Découverte fascinante dans la chambre de Fatma Bziouya.
    • Contraste avec la bougie : source de lumière nouvelle, mais la mère s'interroge sur les dangers potentiels (explosion, odeur).
    • Le père, indifférent initialement, est finalement convaincu par l'argument que « lesgens "bien" s'éclairent au pétrole ».
  • La vie familiale et les commérages :
    • Les repas : des pieds de mouton aux pois chiches, un mets apprécié par le narrateur.
    • Les conversationsde la mère : critique des bougies, éloge de la modernité (lampe à pétrole).
  • Le drame de Zineb :
    • Disparition de Zineb lors d'une sortie pour un baptême, provoquant une grande émotion et de l'agitation dans la maison.
    • La réaction des femmes : lamentations, pleurs collectifs, compassion pour Rahma.
    • La révélation du narrateur : il pleure parce qu'il a faim, soulignant son innocence et son pragmatisme enfantin.
  • La recherche et le retour de Zineb :
    • Le dévouement d'Allal le jardinier, mari de Fatma Bziouya.
    • Les crieurs publics et larécompense promise.
    • Fatma Bziouya et la mère vont à Moulay Idriss et à Dar Kitoun (la maison des Idrissides), où Zineb est finalement retrouvée.
    • La retrouvaille estl'occasion d'un repas pour les pauvres, avec la participation des femmes de la maison qui cuisinent sur la terrasse.
  • Le rôle des aveugles : invités au repas, ils psalmodient des versets sacrés, conférant une atmosphère solennelle.
  • La Boîte à Merveilles :
    • Les objets sont temporairement "inertes, maussades, un peu hostiles" après le drame.
    • La magie de l'imagination : la boîte devient un "palais de rêve", les objets des "princesses", "esclaves", "jouvenceaux", illustrant la capacité du narrateur à transformer la réalité.
    • Perte de la magie : la boîte redevient un "cabochon de verre, des boutons et des clous sans âme et sans mystère", suscitant la tristesse du narrateur.

Chapitre IV : Visite à Lalla Aïcha et jeux d'enfants

  • Préparatifs de la visite : la mère prépare des gâteaux pour la visite chezLalla Aïcha.
  • Le rôle de Driss le teigneux : il apporte les provisions, un geste de loyauté envers la famille du narrateur.
  • La demeure de Lalla Aïcha : située dans une impasse, "Zankat Hajjama", elle a connu des jours meilleurs. Sa propreté minutieuse et ses coussins brodés reflètent un certain confort.
  • Les conversations entre femmes :
    • Lalla Aïcha raconte ses maux (douleurs articulaires, rage de dents).
    • La mèrefait des portraits des voisins, sans méchanceté mais avec liberté.
    • La mère critique le mari de Rahma et celui de Fatma Bziouya, et même le père du narrateur.
    • Lalla Aïcha évoque les mérites de ses voisines.
  • L'image des parents :
    • Le narrateur admire son père pour son physique et son calme.
    • Il souligne le contraste entre ses parents : le père parle peu et prie beaucoup, la mère parle beaucoup et prie moins.
  • Les jeux d'enfants :
    • Le salon de réception sur la terrasse : recréation de l'univers des adultes avec des objets détournés (boîte de conserve comme samovar).
    • Le jeu de la mariée : la petite sœurest choisie, la grande joue le rôle de la negafa (femme qui organise les cérémonies).
    • Le drame du jeu : la terre jetée sur la mariée déclenche une bagarre et les pleurs des enfants, le narrateur ne sait pas pourquoi il pleure.
  • Les portraits des femmes par la mère : la mère décrit la beauté de Rahma et Fatma, montrant sa capacité à les apprécier malgré les querelles. Elle parle de leur beauté physique, mais trouve que la Chouafa, Tante Kanza, aune beauté royale.
  • La figure du Pacha : le mot "pacha" évoque l'injustice et la cruauté du pouvoir, suscitant la peur chez les "petites gens". Le narrateur écrit une chanson satirique sur le pacha.
  • Le conflitde Moulay Larbi : le mari de Lalla Aïcha s'est disputé avec son associé Abdelkader.
  • La déception et la sagesse du père : le père explique la querelle et la décision des experts en faveur d'Abdelkader. Il soulignel'erreur humaine et la justice divine.
  • Les récits d'Abdallah l'épicier :
    • Le père raconte les histoires d'Abdallah, souvent étranges et sans morale explicite.
    • Abdallah est un personnage mystérieux, il ne possèdeque peu de marchandises mais beaucoup d'histoires.
    • Il prétend ne rien savoir, insistant sur le fait que les vrais savants disent la vérité et ne racontent pas d'histoires.
    • Son livre de lecture, c'est son "cœur", soulignant l'importance de l'expérience personnelle et de l'oralité.
    • Les réactions diverses face à Abdallah : certains l'aiment, d'autres le détestent ou le traitent de sorcier.
    • L'épisode de Lahbib et Abdennebi :une dispute sur la vertu d'Abdallah, illustrant les interprétations contrastées.

Chapitre V : Préparatifs de l'Achoura et retrouvailles familiales

  • Préparatifs de l'Achoura :
    • Le Msid prépare la fête du Nouvel An : illumination, blanchiment à la chaux, remplacement des nattes.
    • Le fqih demande la contribution des parents pour l'huile d'olive.
  • L'absence de la mère et lapeur du narrateur : le narrateur se retrouve seul quand sa mère part avec Lalla Aïcha. Ses objets familiers se transforment en monstres, illustrant sa peur de la solitude et de l'abandon.
  • Les commérages et les secrets : la mère raconteà Fatma Bziouya le malheur de Lalla Aïcha, dont le mari a tout perdu.
  • La générosité de Lalla Aïcha : elle a vendu ses biens précieux pour aider son mari à retrouver son métier.
  • La mort du coiffeur :
    • La nouvelle de la mort de Sidi Mohammed ben Tahar, le coiffeur, provoque des lamentations chez les femmes.
    • Le narrateur est tiraillé entre l'émotion collective et son propre désir de pleurer.
  • Le sens de la mort chez l'enfant :
    • Le narrateur imagine l'enterrement, se voit lui-même mort avec des anges l'accompagnant.
    • Il refuse finalement la mort en s'accrochant à la vie.
  • Les récits du père :
    • Le père raconte l'histoire du boutiquier qui n'accompagnait que les morts riches, révélant ensuite qu'il ne les accompagnait pas tous.
    • Le narrateur s'imagineque les solitaires sont accompagnés par des anges.
  • La maladie du narrateur : fièvre, cauchemars et la sollicitude de ses parents.

Chapitre VI : L'Achoura : joie et apprentissage

  • Les préparatifs de l'Achoura au Msid :
    • Nettoyage et décoration de l'école coranique : blanchiment des murs à la chaux, frottage des sols.
    • Le narrateur participe avec enthousiasme aux travaux, échappant aux leçons habituelles.
    • La hiérarchie des tâches : les "grands" s'occupent du nettoyage des murs, les plus jeunes du frottage du sol.
  • La journée de fête :
    • Le narrateur est heureux de l'absence du fqih et de sa baguette.
    • La promesse de nouveaux vêtements (chemise, gilet, babouches) le remplit de joie.
    • Il pardonne à tout le monde, symbolisant un état de grâcelié à la fête.
  • Les jeux du narrateur :
    • Seul sur la terrasse, il se livre à des jeux d'imagination : la baguette devient un sabre, un cheval, il incarne un "cavalier courageux".
    • Le rappel à la "dignité" par sa mère souligne le décalage entre ses mondes réel et imaginaire.
  • Le souk des tissus (Kissaria) :
    • Le narrateur accompagne sa mère pouracheter ses vêtements de fête.
    • Description des tissus et broderies, illustrant la richesse de l'artisanat.
    • La scène du marchandage : la mère négocie habilement le prix du gilet, montrant son art de la persuasion.
    • Lagénérosité et l'habileté au marchandage.
  • Les "insultes" de la mère : en colère, la mère traite le narrateur de "juif" ou de "chien galeux", mais il ne retient que l'insulte qui le sort du rêve, le ramenant à la réalité.
  • Les prédictions de Kanza :
    • La Chouafa demande à la mère d'acheter de la satinette noire pour calmer le roi Bel Lahmer (un génie).
    • Elle attribue les maux à l'action de Lalla Mira (autre génie) et demande une robe jaune pour y remédier.
  • Les commérages continues :
    • La voisine de Lalla Aïcha raconte les malheurs de Moulay Larbi, mari de Lalla Aïcha, et critique la duplicité des hommes.
    • La mère raconte ses retrouvailles avec Rahma.
  • La visite à Rahma : admirationmutuelle pour les achats, le narrateur se sent prince avec son gilet rouge.
  • L'histoire de l'oncle Othman :
    • Rahma raconte l'histoire de l'oncle Othman et de sa jeune épouse Khadija.
    • La mésaventure de l'oncle Othman au marché (le chien qui vole sa babouche, la rose offerte à Khadija).
    • Le rire des femmes et l'enthousiasme du narrateur face aux histoires.

Chapitre VII : La veille de l'Achoura et la visite du barbier

  • Les préparatifs avant l’Achoura :
    • Les femmes jouent des tambourins et des bendirs.
    • Le narrateur a une trompetteet désire d'autres instruments.
    • Le Msid est décoré de lustres avec des veilleuses colorées.
  • Une ambiance de fête :
    • Les chants en l'honneur du Prophète et les prières au Msid.
    • L'absence de la baguette du fqih.
  • La recherche du pétrole : l'oubli de la mère, le service de Driss El Aouad, la lumière de la lampe à pétrole.
  • La visite à Kanza : le narrateur offre de la menthe à la Chouafa et goute des grains de sésame qu'elle lui offre.
  • La promesse du père : le père promet au narrateur de l'emmener au soukpour choisir des jouets et des cierges.
  • La crainte du barbier : le narrateur redoute la visite chez le barbier, Si Abderrahman, car il associe le barbier à des souvenirs douloureux (la circoncision).
  • La boutique du barbier :
    • Description des instruments et des pratiques (saignée).
    • Le barbier vante les mérites du barbier et se montre admiratif des objets de l'enfance.
    • L'oncle Hammad et sa recette médicinale.
    • Le monologue du barbier sur la rue, sa beauté et ses spectacles.
  • La réputation de Moulay Larbi : le barbier dévoile la prospérité de Moulay Larbi grâce au sacrifice de Lalla Aïcha.
  • Le mariage de Sidi Ahmed : le barbier anticipe les réponses de Sidi Ahmed et le félicite pour son mariage.
  • Le rasage du narrateur : une expérience désagréable, qui le plonge dans une torpeur.
  • Leconcert d'instruments : le narrateur rejoint Zineb et d'autres enfants pour jouer de leurs instruments.
  • La rencontre avec Zhor : Zhor, amie de la mère, apparaît et partage les commérages sur le mariage de la fille du coiffeur.
  • Laprophétie de Salama :
    • Salama la marieuse raconte le début de la chute de Moulay Larbi : ses douleurs à ne pas avoir d'enfants et le souhait d'avoir une seconde femme.
    • Elle décrit la nouvelle épouse, la fille du coiffeur, comme une jeune femme capricieuse et matérialiste.
    • Moulay Larbi a de plus en plus de mal à supporter cette vie, préférant dormir à son atelier.

Chapitre VIII : Les changements et l'absence du père

  • L'après-Achoura : retour à la monotonie, invasion des mouches et punaises.
  • Le changement d'école : le Msid, trop chaud, est déplacé vers un mausolée plus frais, qui abrite la tombe d'un saint.
  • Le Msid transformé : le narrateur apprécie la nouvelle ambiance et s'améliore dans ses études.
  • Les louanges du fqih : le fqih félicite le père pour l'assiduité du narrateur.
  • Lavision du "savant" : le narrateur imagine le savant comme un homme obèse, qu'il ne veut pas devenir.
  • Le départ du père :
    • Le père renonce à son métier de tisserand de djellabas de laine et veut se lancer dansla fabrication de haïks de coton.
    • Il annonce son intention d'emmener la mère et le narrateur au souk des bijoux pour acheter des "bracelets soleil et lune" (or et argent) à la mère.
    • Le narrateur exprime la beauté des bijoux enles comparant aux fleurs, ce qui amuse ses parents.
    • La mère et Fatma Bziouya marchotent dans l'escalier, puis la mère part à la Kissaria.
    • La visite chez les bijoutiers : le narrateur est déçu par l'aspect commercialdes bijoux, qui ne lui évoquent plus la magie.
    • Le marchandage des bracelets : longue et difficile, la mère montre sa fermeté.
    • Le drame du souk : le père perd l'argent de l'achat des bracelets, provoquant de l'agitation. Lenarrateur est inquiet.
    • La réaction de la mère : douleur silencieuse, désespoir.
    • La décision du père : il part travailler en dehors de Fès comme moissonneur pour retrouver leur capital.
    • Le narrateur se sent abandonné et sombre dans l'angoisse. Ilrêve des bijoux qui se transforment en joyaux.

Chapitre IX : Guérison et rêves d'enfant

  • La maladie du narrateur : fièvre et cauchemars.
  • La présence silencieuse de la mère :elle veille sur lui, mais ne peut le réconforter.
  • L'arrivée du père : il est pâle et fatigué, ses yeux sont creusés ("deux trous noirs").
  • Le dîner silencieux : l'ambiance est lourde, le narrateurne supporte pas l'odeur du safran.
  • Le malheur dévoilé : le père révèle avoir perdu tout le capital dans la cohue du souk, il va partir travailler à la campagne.
  • La réaction de la mère : elle est dévastée et en veut aux "bracelets de mauvais augure".
  • Le départ du père à l'aube : il part avec peu de bagages, laissant la mère et le narrateur dans une profonde tristesse.
  • La solitude et l'angoisse: le narrateur se sent orphelin, exposé au jugement des voisins.
  • Le rôle du père : il représente "la force, l'aventure, la sécurité, la paix".
  • Les rêves de l'enfant : le narrateur formule ses désirs futurs : une belledjellaba, des beignets, quarante chats, une maison avec un bigaradier.
  • La visite de Fatma Bziouya : elle apporte du "tadeffi" (potage à la menthe sauvage) pour le narrateur malade.
  • Le refus du narrateur : il refuse de manger la soupe piquante, mais finit par céder devant la gentillesse de Fatma.
  • La guérison et les vacances imposées : le narrateur se sent mieux et profite de quelques jours de repos.
  • Les commérages des femmes : elles commentent l'état de santé du narrateur. Tante Kanza raconte une histoire sur une femme enceinte et un morceau de fromage, illustrant les superstitions populaires.
  • La conversation des femmes :
    • Rahma : "Les temps deviennent durs pourles pauvres gens".
    • La chouafa : souhaite le bonheur des hommes.
  • Les prédictions de Sidi El Arafi : les paroles de Sidi El Arafi réconfortent le narrateur et Lalla Aïcha.
  • Les pèlerinages de la mère : la mère emmène le narrateur aux sanctuaires des saints pour demander leur aide.
  • Le messager du père :
    • Un inconnu vient apporter des nouvelles et de l'argent du père.
    • La mère est remplie de joie et de gratitude.
    • Les voisines sont curieuses de la situation.
  • La visite de Lalla Aïcha : elle vient annoncer une "surprise", le retour à la raison deMoulay Larbi.

Chapitre X : La quête du voyant et la richesse intérieure

  • La chasse aux mouches de Lalla Aïcha : elle se bat avec les mouches, signe de son agitation.
  • L'arrivée de Salama : marieuse professionnelle, elle est "plus large que haute" et impressionne le narrateur.
  • Le thé : tradition d'accueil, même en période d'épreuve.
  • Les récits de mariages : Salama raconte l'histoire du mariage de Moulay Larbi avec la fille du coiffeur.
  • L'interruption du narrateur : il doit aller aux cabinets, ce qui provoque la colère des femmes.
  • La dispute et la réprimande : le narrateur est querellé par une femme et défendu par Salama.
  • Le cadeau de Salama : elle offre une corne de gazelle au narrateur.
  • Le jugement de Salama :
    • Elle critique la nouvelle épouse de Moulay Larbi,la jugeant capricieuse et paresseuse.
    • Elle souligne les épreuves de Moulay Larbi et l'ingratitude de la fille du coiffeur.
    • Elle estime que Lalla Aïcha était la seule femme digne de Moulay Larbi.
  • L'arrivée de Zhor : elle confirme les difficultés de Moulay Larbi avec sa jeune épouse.
  • La réaction des femmes : elles se déchaînent contre la famille du coiffeur, les considérant comme le "rebut de la société".
  • Le silence du narrateur : il ne comprend pas le sens des mots, mais est sensible à la "musique des syllabes".

Chapitre XI : Le retour du père et la dissolution du rêve d'enfant

  • L'annoncedu retour du père :
    • La voix de Kanza chantonne un couplet d'amour.
    • Le narrateur se promet de composer des chansons sur les femmes.
    • Zineb annonce le retour du père.
  • Les réactions :
    • Le narrateur cherche à réconforter sa mère.
    • La mère est abasourdie par la joie.
    • Les you-you des voisines célèbrent le retour.
  • Lesretrouvailles avec le père :
    • Le père arrive avec des poulets et des provisions, portant les marques de son travail à la campagne.
    • Le narrateur retrouve sa confiance en voyant son père.
  • Les récits dunarrateur : il raconte les événements de l'absence du père, enjolivés par son imagination.
  • Le divorce de Moulay Larbi : Driss El Aouad annonce le divorce. Le père est soulagé, y voyant une punition pour la folie deMoulay Larbi.
  • La Boîte à Merveilles :
    • Le narrateur y cherche refuge quand il se sent seul et triste.
    • Elle représente son monde imaginaire, peuplé d'amis héroïques.
    • Lesobjets sont "inertes" et "maussades" quand le narrateur est dégoûté.

Chapitre XII : Le renouveau et la fin du roman

  • Un nouveau souffle : la mère, retrouvant sa joie, chasseles mouches, tandis que le narrateur s'amuse.
  • La surprise de Lalla Aïcha : elle annonce à la mère une "surprise", qui s'avère être le retour à la raison de Moulay Larbi.
  • L'histoire de Salama : elleraconte les détails de la vie de Moulay Larbi et de la fille du coiffeur, montrant la cupidité de cette dernière et la misère de Moulay Larbi.
  • La réaction des femmes : elles condamnent la fille du coiffeur, la jugeant indigne.
  • L'accident du thé : le narrateur, pris par l'histoire, renverse son thé.
  • Le retour du père :
    • Le père revient avec des poulets et des provisions.
    • Le narrateur retrouve sa confiance et sajoie.
    • Le divorce de Moulay Larbi est annoncé, ce qui satisfait le père.
  • La Boîte à Merveilles :
    • Elle redevient un refuge, un lieu de rêves.
    • Lenarrateur se réfugie dans son imaginaire, ses objets redeviennent vivants.

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