Types de relations inter-organismes
Keine KartenDéfinition des différents types de relations entre organismes vivants : vie libre, saprophytisme, commensalisme, symbiose et parasitisme.
Parasitisme et Amibiase :
Le Guide Essentiel
Le parasitisme est une interaction biologique où un organisme (le parasite) vit aux dépens d'un autre (l'hôte), lui procurant un biotope et des nutriments, tout en lui causant un préjudice.
I. Relations entre Organismes
Vie libre : Indépendance métabolique.
Saprophytisme : Nutrition par matières organiques en décomposition.
Commensalisme : Consommation de matières organiques sur un hôte sans nuisance.
Symbiose : Coopération mutuellement bénéfique (ex: flores intestinales).
Parasitisme : Le parasite vit aux dépens de l'hôte, lui causant des dommages.
Le prédateur tue sa proie pour se nourrir.
II. Classification Biologique
La hiérarchie de classification (règne à espèce) est fondamentale pour identifier les parasites spécifiques. Les terminaisons ...idae ou ...inae caractérisent respectivement les familles et sous-familles.
Règne
Embranchement
Classe
Ordre
Famille / Sous-famille (...idae / ...inae)
Genre / Sous-genre
Espèce / Sous-espèce
III. Les Cycles Évolutifs des Parasites
Les parasites ont des cycles de vie variés pour leur transmission.
Cycle direct : transmission simple, courte ou longue.
Cycle indirect : nécessite un ou plusieurs hôtes intermédiaires.
Types d'Hôtes
Hôte définitif : héberge la forme adulte
ou sexuellement mature du parasite (ex: l'Homme pour Entamoeba histolytica).
Hôte intermédiaire : héberge les formes larvaires ou asexuées, peut être passif ou actif.
IV. Les Amibes
Les amibes sont des protozoaires rhizopodes. On distingue deux catégories principales :
A. Les Amibes du tube digestif
Entamoeba histolytica : La seule amibe pathogène du tube digestif humain.
Autres amibes non pathogènes courantes : Entamoeba coli, Entamoeba hartmanni, Endolimax nana, Iodamoeba butschlii, Dientamoeba fragilis.
B. Les Amibes telluriques ou libres
Présentes dans tous les milieux naturels (eaux douces, sol, air), elles peuvent causer des pathologies graves chez l'homme de manière accidentelle.
Naegleria fowleri
Cycle évolutif à trois stades : trophozoïte, forme flagellée, kyste.
Contamination via la voie nasale (bain en eau polluée).
Cause une Méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP) au pronostic très grave.
Acanthamoeba castellanii
Cycle à deux stades : forme végétative et forme kystique.
Contamination par voie aérienne, peau, œil.
Provoque l'Encéphalite amibienne granulomateuse et la Kératite amibienne +++ (très importante).
V. L'Amibiase : Infection à Entamoeba histolytica
L'amibiase est l'état dans lequel l'organisme humain héberge Entamoeba histolytica.
Forme asymptomatique : Amibiase infestation.
Forme symptomatique : Amibiase maladie.
Amibiase intestinale : Dysenterie amibienne (diarrhées glairo-sanglantes).
Amibiase extra-intestinale : Abcès hépatique et autres localisations (poumon, cerveau, peau).
A. Épidémiologie
Cosmopolite, mais endémique dans les régions intertropicales.
Maladie liée au péril fécal.
OMS : 10% de la population mondiale affectée, 40 000 à 100 000 décès/an.
B. Caractéristiques de Entamoeba histolytica
Taxonomie : Embranchement Sarcomastigophora, Sous-embranchement Sarcodina (Rhizopode), Classe Lobosasida, Ordre Amoebidae, Famille Entamoebidae, Genre Entamoeba, Espèce Entamoeba histolytica.
Formes :
Deux formes végétatives (multiplication) : E. histolytica minuta et E. histolytica histolytica.
Une forme kystique : assure la résistance et la dissémination.
Biologie :
Déplacement : pseudopodes.
Nutrition : phagocytose et osmose.
Habitat : Cæcum et côlon droit.
Cycle évolutif : Cycle monoxène (un seul hôte, l'Homme).
Contamination oro-fécale : directe, indirecte, passive.
Cycle non pathogène : intraluminal.
Cycle pathogène : envahissement de la muqueuse intestinale.
Relation Hôte / Parasite :
Facteurs liés à l'hôte : pathologie existante, malnutrition, immunodépression.
Facteurs liés au parasite : souches virulentes ou non virulentes.
VI. Manifestations Cliniques de l'Amibiase
Incubation : 2 à 4 semaines.
Dysenterie amibienne :
Diarrhées abondantes (5 à 20 selles/jour), afécales, glaires et sang ("crachat rectal").
Épreintes : douleurs coliques intenses précédant la défécation.
Ténesmes : contractions douloureuses et inefficaces du sphincter anal.
Faux besoins d'aller à la selle.
Apyrexie (pas de fièvre), état général conservé initialement.
Amoebome : Tumeur inflammatoire.
Abcès amibien hépatique : Triade de Fontan : douleur, fièvre, hépatomégalie.
Complications : Colopathie post-amibienne, appendicite, péritonite, localisations extra-digestives.
VII. Diagnostic
Amibiase intestinale :
Examen parasitologique des selles (EPS).
Coproantigènes (ELISA).
Biologie moléculaire (PCR).
Cultures (milieu de Dobell).
Amibiase extra-intestinale :
Signes biologiques non spécifiques.
Sérologie amibienne.
VIII. Traitement
Amoebicides tissulaires : Métronidazole (Flagyl®), Tinidazole, Secnidazole, Ornidazole (dose typique adulte : 1 à 2 g/j pendant 10j).
Amoebicides de contact : Tiliquinol-Tilbroquinol (Intetrix®).
En cas d'abcès : Traitement médical, ponction évacuatrice transcutanée (échoguidée), chirurgie si nécessaire.
IX. Prophylaxie
A. Prophylaxie individuelle
Respect des règles d'hygiène : lavage des mains, aliments, eau.
B. Prophylaxie collective
Interdiction de l'engrais humain.
Installation de latrines et de réseaux d'eau potable.
Lutte contre les insectes.
Traitement systématique des porteurs sains.
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