Révision chimie 

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Étude des différents types de forces intermoléculaires et leurs influences sur les propriétés physiques de la matière.

Chapitre 1 : Introduction à la Chimie Générale

Ce chapitre couvre les bases des mesures en laboratoire, la manipulation des chiffres et les méthodes de résolution de problèmes.

1.3 Mesures expérimentales

  • Grandeur physique : Toute propriété d'un corps ou phénomène qui peut être quantifiée.

  • Système International (SI) : Constitué de 7 grandeurs de base.

    • Grandeur et Unité SI :

    Grandeur

    Unité

    Symbole

    Longueur

    mètre

    ml

    Masse

    kilogramme

    kg

    Temps

    seconde

    s

    Intensité du courant électrique

    ampère

    A

    Température

    kelvin

    K

    Quantité de matière

    mole

    • mol

    Intensité lumineuse

    candela

    cd

  • Grandeurs dérivées : Combinent les grandeurs de base.

    • Exemples :

    • Charge : Intensité de courant Temps ()

      • Fréquence : Temps ()

      • Pression : Force Surface ()

  • Préfixes du Système International : Utilisés pour exprimer de grandes ou petites valeurs.

    Préfixe

    Symbole

    Valeur

    Téra-

    T

    Giga-

    G

    Méga-

    M

    Kilo-

    k

    Déci-

    d

    Centi-

    c

    Milli-

    m

    Micro-

    Nano-

    n

    Pico-

    p

1.4 Manipulation des nombres

  • Chiffres significatifs (CS) : Indiquent la précision d'une mesure.

    • Dépend du degré de certitude.

    • Égal au nombre de chiffres certains plus un.

  • Détermination de l'incertitude expérimentale :

    • Appareils gradués :

Incertitude = moitié de la plus petite division.

Appareils non-gradués : sur le dernier chiffre (convention par défaut).

Expression d'une mesure expérimentale :

  • L'incertitude fixe le nombre de CS.

  • Le nombre de décimales de la grandeur et de l'incertitude doit être le même.

  • On ne garde qu'un seul CS pour l'incertitude absolue.

  • Règles de détermination des chiffres significatifs (pour grandeurs théoriques) :

    • Tout chiffre différent de zéro est significatif (ex: 845 cm = 3 CS).

    • Les zéros entre deux chiffres significatifs sont significatifs (ex: 606 m = 3 CS).

    • Les zéros à gauche du premier chiffre non-nul ne sont pas significatifs (ex: 0,08 mL = 1 CS).

    • Les zéros à droite du dernier chiffre non-nul sont significatifs si après une virgule (ex: 2,0 mg = 2 CS).

    • Les zéros à droite d'un nombre sans virgule peuvent être ambigus.

  • Notation scientifique : Permet de lever les ambiguïtés et simplifier l'écriture.

    • Forme générale : , où et .

  • Chiffres significatifs du résultat d'un calcul :

    • Addition et soustraction : Le résultat a le même nombre de décimales que le nombre avec le moins de décimales.

    • Multiplication et division : Le résultat a le même nombre de CS que le nombre avec le moins de CS.

  • Exceptions : Valeurs exactes : Ont un nombre infini de CS (ex: la constante , définitions de conversion, comptage d'objets discrets).

1.5 Résolution de problèmes et conversion d'unités

  • Facteurs de conversion : Rapports entre différentes unités exprimant la même quantité physique.

    • Ne modifient pas la quantité physique, seulement son unité.

  • Analyse dimensionnelle : Méthode utilisant des facteurs de conversion pour résoudre des problèmes et changer d'unités.

    • Permet de vérifier la cohérence des unités.

    • Stratégie générale : unité de départ (unités intermédiaires / unité de départ) (unité désirée / unités intermédiaires) = unité désirée.

Chapitre 2 : Atomes, Molécules et Ions

Ce chapitre introduit les concepts fondamentaux de la structure atomique, du tableau périodique et de la nomenclature chimique.

2.1 La théorie atomique

  • Atome : La plus petite partie d'un élément qui peut se combiner chimiquement.

  • Principes de la théorie atomique (Dalton) :

    • Les éléments sont composés d'atomes.

    • Les atomes d'un même élément sont identiques ; ils sont différents des atomes d'autres éléments.

    • Les composés sont formés d'atomes de plusieurs éléments dans des proportions fixes.

    • Les réactions chimiques sont des réarrangements d'atomes.

2.2 Structure de l'atome

  • Modèle planétaire de Rutherford-Bohr : Décrit l'atome avec un noyau central et des électrons en orbites.

  • Particules subatomiques :

    Particule

    Symbole

    Masse (kg)

    Charge (C)

    Électron

    Proton

    Neutron

    0

2.3 Le numéro atomique, le nombre de masse et les isotopes

  • Symbolisme de l'atome :

  • X : Symbole chimique de l'élément.

    • Z : Numéro atomique (nombre de protons).

    • A : Nombre de masse (protons + neutrons).

    • n : Charge (protons - électrons).

  • Relations :

  • Isotopes : Atomes du même élément (même Z) mais avec un nombre de neutrons différent (donc A différent).

2.4 Le tableau périodique

  • Classification : Organise les éléments selon leurs propriétés similaires.

  • Définitions e. t propriétés :

    • Périodes : Lignes horizontales (correspondent aux couches électroniques).

    • Familles (Groupes) : Colonnes verticales (correspondent au nombre d'électrons de valence).

    • Familles importantes : Alcalins (1A), Alcalino-terreux (2A), Halogènes (7A), Gaz inertes (8A).

    • Métaux : Conducteurs, perdent facilement des électrons (forment des cations).

    • Non-métaux : Isolants, gagnent difficilement des électrons (forment des anions).

    • Métalloïdes : Propriétés intermédiaires entre métaux et non-métaux.

2.5 Les formules chimiques

  • Symboles : Représentent la composition d'une substance pure.

    • Formule empirique : Rapport le plus simple des atomes dans un composé.

    • Formule moléculaire : Nombre exact d'atomes de chaque élément dans une molécule ().

2.6 Les composés chimiques

  • Composés ioniques : Formés entre un métal et un non-métal avec transfert d'électrons.

    • Ions : Atomes chargés.

    • Anion : Gagne des électrons ().

    • Cation : Perd des électrons ().

    • Monoatomiques (ex: ) ou Polyatomiques (ex: ).

    • Le composé est globalement neutre.

  • Composés covalents : Formés entre non-métaux (ou métalloïdes) avec partage d'électrons.

    • Pas de vrais ions, juste des charges partielles.

    • Écriture : l'élément le moins électronégatif est placé en premier.

2.7 La nomenclature des composés inorganiques

  • Nomenclature classique (ou traditionnelle) : La plus utilisée, mais demande plus de mémorisation.

  • I. Nomenclature des ions :

    • Cation (métal qui perd des électrons) :

      • Nom = Ion + Nom du métal (ex: ion sodium).

      • Si plusieurs charges possibles, utiliser des chiffres romains (ex: ion fer (II)).

      • Exceptions : Cations polyatomiques (ex: ion ammonium).

    • Anion monoatomique (non-métal qui gagne des électrons) :

      • Nom = Ion + Racine de l'élément + "-ure" (ex: ion fluorure).

      • Exceptions : ion oxyde, ion sulfure, ion nitrure.

    • Anion polyatomique : À mémoriser.

      • Oxanions (contenant de l'oxygène) :

      • 2 possibilités : "-ate" (plus d'O) ou "-ite" (moins d'O).

      • 4 possibilités : "per-...-ate", "...-ate", "...-ite", "hypo-...-ite" (par ordre décroissant d'oxygènes).

  • II. Nomenclature des composés binaires (Anion + Cation) :

    • Composés ioniques (Métal + Non-métal) : Nom = Anion + "de" + Cation (ex: chlorure de sodium).

    • Composés covalents (Non-métal + Non-métal) :

      • Nom = Anion + "de" + Cation (l'élément le plus électronégatif est l'anion).

      • Utiliser des préfixes grecs pour les répétitions (ex: monoxyde de carbone, dioxyde de carbone).

      • Noms familiers pour certains ( eau, ammoniac, méthane).

  • III. Nomenclature des acides et des bases :

    • Acides (produisent en solution) :

      • Hydracides (pas d'oxygène) : Acide + Racine + "-hydrique" (ex: acide chlorhydrique).

      • Oxacides ( + Oxanion) : Changer la terminaison de l'oxanion (-ate -ique, -ite -eux).

      • Ions dérivés d'oxacides (perte partielle de ) : ajouter "hydrogéno-" (ex: ion dihydrogénophosphate).

    • Bases (produisent en solution) : Utilise les règles des composés ioniques (ex: hydroxyde de sodium).

  • IV. Nomenclature des hydrates : Composés ayantun nombre déterminé de molécules d'eau attachées.

    • Formule : sel ionique .

    • Nom = Nom Normal + Préfixe + "hydraté" (ex: chlorure de barium dihydraté).

Chapitre 3 : Stoechiométrie

Ce chapitre traite des relations quantitatives entre réactifs et produits dans les réactionschimiques, y compris les masses atomiques, le concept de mole, le pourcentage massique et l'équilibrage des équations.

3.1 La masse atomique

  • Masse relative : Masse d'un seul atome en unités de masse atomique (u).

  • Unité de masse atomique (u) : Étalon défini comme de la masse d'un atome de .

    • .

  • Masse atomique moyenne : Moyenne pondérée du mélange naturel d'isotopes d'un élément.

    • , où est l'abondance naturelle de l'isotope de masse .

  • Masse moléculaire (ou masse formulaire) : Somme des massesatomiques moyennes des atomes dans une molécule.

3.2 Le nombre d'Avogadro et le concept de mole

  • Nombre d'Avogadro : Quantité de matière.

    • .

  • Masse molaire () : Masse d'une mole de substance (en g/mol).

    • Pour une molécule, c'est la somme des masses molaires de chaque atome.

  • Relations : Masse (), nombre de moles () et nombre d'atomes ou de molécules ().

3.3 La pourcentage massique

  • Pourcentage en masse : Pourcentage de chaque élément dans un composé.

    • .

    • : nombre d'atomes de l'élément par molécule,: masse molaire de l'élément, : masse molaire de la molécule.

  • Importance : Détermination de la formule empirique et moléculaire à partir de l'analyse élémentaire.

3.4 Les réactions et les équations chimiques

  • Réactions chimiques : Transformations impliquant le réarrangement d'atomes.

  • Équation chimique : Représentation symbolique des réactions.

    • Réactifs Produits.

    • Respecte la conservation de la masse, de la charge et du nombre de chacun des éléments.

    • Coefficients stoechiométriques : Indiquent les proportions des espèces.

  • Nombre d'oxydation (NO) / Degréd'oxydation (DO) : Charge hypothétique d'un atome dans une molécule si les électrons étaient entièrement transférés.

    • Oxydation : Le NO augmente (perte d'électrons).

    • Réduction : Le NO diminue (gain d'électrons).

  • Règles pour le calcul des NO :

    1. Les atomes dans leur forme élémentaire ont .

    2. Les métaux ont un NO positif (Alcalins +1, Alcalino-terreux +2).

    3. L'oxygène a (sauf peroxydes et superoxydes).

    4. L'hydrogène a (sauf lié à un métal).

    5. Les halogènes ont si liés à un métal (F est toujours -1).

    6. La somme des NO dans une molécule est égale à sa charge totale.

3.5 L'équilibragedes équations chimiques

  • Coefficients stoechiométriques : Peuvent être déterminés par tâtonnement ou algébriquement.

  • Méthode des demi-réactions (pour oxydoréduction) :

    1. Écrire l'équation non équilibrée.

    2. Séparer en deux demi-réactions (oxydation et réduction).

    3. Équilibrer les atomes autres que O et H.

    4. Équilibrer O et H ( et en milieu acide, en milieu basique).

    5. Équilibrer les charges en ajoutant des électrons.

    6. Égaliser le nombre d'électrons et additionner les demi-réactions.

3.6 La stoechiométrie

  • Relations quantitatives entre produits et réactifs.

  • Méthode des moles : Les coefficients stoechiométriques représentent le nombre de moles.

  • Concentration molaire volumique () : Quantité de soluté par unité de volume de solution ().

  • Calculs stoechiométriques : Utilisation des relations d'équivalence entre masses, moles, volumes.

  • Le réactif limitant : Réactif épuisé en premier, détermine la quantité maximale de produit.

  • Réactifs en excès : Les autres réactifs.

3.7 La stoechiométrie des gaz

  • État gazeux : Caractérisé par quantité (), volume (), température () et pression ().

  • Loi des gaz parfaits : , où .

  • Conditions TPN : , .

  • Équation de travail générale : .

  • Masse volumique () et masse molaire () : , .

  • Loi d'Avogadro : À et fixées, le volume molaire est le même pour tous les gaz.

  • Pression totale d'un mélange de gaz() : Somme des pressions partielles () des constituants ().

  • Théorie cinétique des gaz : Explique le comportement des gaz au niveau moléculaire.

    • Grandes distances intermoléculaires, mouvement constant, collisions élastiques.

    • Pas de forces attractives/répulsives.

    • Énergie cinétique moyenne proportionnelle à la température absolue ().

3.8 Le rendement des réactions

  • Rendement théorique : Quantité de produit attendue si la réaction est complète.

  • Rendement réel : Quantité de produit obtenue expérimentalement.

  • Pourcentage de rendement : .

Chapitre 4 : La Structure Électronique des Atomes

Ce chapitreexplore l'évolution des théories atomiques, de la mécanique classique à la mécanique quantique, et introduit les concepts de quanta, d'orbitales atomiques et de nombres quantiques.

4.1 La théorie des quanta

  • Ondes et rayonnement électromagnétique : Lumière comme vibration transmettant de l'énergie.

    • Caractéristiques d'une onde : longueur d'onde (), fréquence (), amplitude (), vitesse de propagation ().

  • Théorie des quanta (Planck) : L'énergie se transmet en paquets discrets appelés quanta ou photons.

  • Effet photoélectrique : Éjection d'électrons d'un métal par la lumière,expliquée par l'énergie des photons ().

4.2 Le modèle de Bohr

  • Spectre d'émission des gaz : Est discontinu, suggérant des niveaux d'énergie quantifiés.

  • Énergies de l'électron (lié) quantifiées : , où et est le niveauénergétique.

    • Absorption : Passage à un niveau supérieur.

    • Émission : Passage à un niveau inférieur ; l'énergie du photon émis est .

  • Imperfections : Ne fonctionne pas pour les atomes polyélectroniques, n'explique pas la quantification des orbites.

4.3 Le développement de la mécanique quantique

  • Dualité onde-particule (De Broglie) : Particules (comme les électrons) possèdent des propriétés ondulatoires ().

  • Principe d'incertitude (Heisenberg) : Impossibilité de connaître simultanément et précisément la position et la quantité de mouvement d'une particule ().

  • Équation de Schrödinger : Décrit le comportement ondulatoire des électrons, prédisant des états stationnaires avec des énergies quantifiées ().

  • Orbitale atomique : Fonction d'onde de l'électron,représentant la distribution de probabilité de présence de l'électron dans l'espace.

4.4 Les nombres quantiques

  • État de l'électron : Spécifié par 4 nombres quantiques :

    • : Principal (taille et énergie, ).

    • : Secondaire ou azimutal (forme de l'orbitale, ).

    • : Magnétique (orientation spatiale, ).

    • : Spin (propriété magnétique intrinsèque, ou ).

  • Le spin : Propriété magnétique des particules (ne signifie pas rotation réelle).

4.5 Les états quantiques

  • Spin-Orbitale atomique : Onde stationnaire définie par les 4 nombres quantiques ().

  • Notation : .

    Nombre d'orbitales

    Symbole de l'orbitale

    1

    0

    0

    1

    2

    0

    0

    1

    1

    -1, 0, +1

    3

    3

    0

    0

    1

    1

    -1, 0, +1

    3

    2

    -2, -1, 0, +1, +2

    5

4.6 Les orbitales atomiques

  • Orbitales () : Forme sphérique, 1 orbitale par couche , avec surfaces nodales.

  • Orbitales (): Forme bilobée, 3 orbitales par couche (à partir de ), avec 1 noeud angulaire et noeuds radiaux.

  • Orbitales () : Forme à 4 lobes, 5 orbitales par couche (à partir de ), avec 2 noeuds angulaires et noeuds radiaux.

  • Orbitales () : Formecomplexe à 8 lobes, 7 orbitales par couche (à partir de ), avec 3 noeuds angulaires et noeuds radiaux.

4.7 L'énergie et la taille des orbitales atomiques

  • Énergie des orbitales :

    • Atomes à un électron : dépend seulement de ().

    • Atomes polyélectroniques : dépend de et de . L'énergie augmente selon .

  • État fondamental : État de plus basse énergie possible.

  • Dégénérescence : Plusieurs orbitales de même énergie.

  • Énergie et taille :

    • La taille d'une orbitale augmente avec .

    • L'énergie diminue avec (devient plus négative).

Chapitre 5: Configurations Électroniques et Tableau Périodique

Ce chapitre détaille comment la structure électronique des atomes est déterminée et comment elle explique les propriétés périodiques des éléments.

5.1 Le développement du tableau périodique

  • Mendeleïev : Classification des éléments en fonction de leurs propriétés, permettant de prédire des éléments non découverts.

  • Aujourd'hui : Classement selon le nombre de protons (numéro atomique).

5.2Les orbitales des atomes polyélectroniques

  • Énergie des orbitales atomiques : Augmente avec .

  • Règle de Klechkovski : Ordre de remplissage des orbitales ().

5.3 Les configurations électroniques

  • Configuration électronique : Distribution des électrons dans les orbitales atomiques.

  • État fondamental : Distribution avec la plus basse énergie possible.

  • Trois règles de remplissage :

    • Principe d'exclusion de Pauli : Deux électrons d'un mêmeatome ne peuvent avoir les 4 mêmes nombres quantiques (max. 2 électrons par orbitale avec spins opposés).

    • Principe de l'aufbau : Remplir les orbitales de plus basse énergie en premier.

    • Règlede Hund : Dans une sous-couche dégénérée, les électrons occupent autant d'orbitales que possible avec des spins parallèles avant de s'apparier.

  • Propriétés magnétiques :

    • Diamagnétique : Tous les électrons sont appariés (spin total nul).

    • Paramagnétique : Un ou plusieurs électrons non appariés (spin total non-nul, génère un champ magnétique).

  • Notation abrégée : Utilisation du symbole du gaz rare précédent pour les électrons de cœur.

  • Électrons de valence : Électrons de la couche la plus élevée.

  • Électrons de cœur : Électrons des couches internes.

  • Éléments de transition : Remplissent les orbitales .

  • Lanthanides et Actinides : Remplissent les orbitales .

5.4 Les configurations électroniques et le tableau périodique

  • Constitution du tableau périodique : Divisé en 4 blocs (, , , ).

    • Bloc: groupes 1A et 2A.

    • Bloc : groupes 3A à 8A.

    • Bloc : groupes B (métaux de transition).

    • Bloc : lanthanides et actinides.

    • Éléments représentatifs : Blocs et .

  • Configuration électronique des ions :

    • Cations : Enlever les électrons de la plus haute énergie ( le plus élevé, puis le plus élevé).

    • Anions : Ajouter des électrons aux orbitales libres de plus basse énergie.

    • Espèces isoélectroniques : Substances différentes ayant le même nombre d'électrons et la même configuration.

5.5 Les variations périodiques des propriétés physiques

  • Charge nucléaire effective () : Charge ressentie par les électrons de valence (inférieure à due à l'écran des électrons internes). .

  • Rayon atomique :

    • Diminue en traversant une période (augmentation de ).

    • Augmente en descendant un groupe (augmentation de la tailledes orbitales de valence).

  • Rayon ionique :

    • Anion ( ajoutés) : Augmente le rayon.

    • Cation ( enlevés) : Diminue lerayon.

5.6 L'énergie d'ionisation

  • Énergie d'ionisation () : Énergie minimale pour arracher un électron d'un atome gazeux à l'état fondamental().

    • Augmente avec la charge effective.

    • Ionisation séquentielle : .

5.7 L'affinité électronique

  • Affinité électronique () : Variation d'énergie associée à la capture d'un électron par un atome gazeux ().

    • Généralement négative (stabilisation) sauf pour les gaz rares.

    • Augmente en traversant une période, varie peu dans un groupe.

5.8 L'électronégativité

  • Électronégativité : Capacité d'un atome à attirer les électrons dans une liaison chimique.

    • Augmente avec la charge effective.

    • Impact sur le degré de partage des électrons dans une liaison.

5.9 Les éléments du tableau périodique

  • Caractère métallique : Diminue de gauche à droite dans une période.

    • Métaux : Malléables, ductiles, conducteurs, faible énergie d'ionisation et affinité électronique (forment des cations).

    • Non-métaux : Durs, cassants, isolants, énergie d'ionisation et affinité électronique élevées (forment des anions).

    • Métalloïdes : Propriétés intermédiaires.

5.10 Les variations périodiques des éléments représentatifs

  • Tendances générales :

    • Métaux non-combinés :réducteurs (libèrent facilement des électrons).

    • Non-métaux non-combinés : oxydants (acceptent facilement des électrons).

  • Parenté diagonale : Similarités de propriétés entre des éléments diagonalement adjacents (ex : Li et Mg) dues à des tailles atomiques comparables.

  • L'hydrogène : Un orphelin aux propriétés uniques ( proton, hydrure).

  • Groupe 1A(Alcalins) : Très réactifs, forment des cations monovalents (+1), la réactivité augmente en descendant le groupe.

  • Groupe 2A (Alcalino-terreux) : Moins réactifs que les alcalins, forment descations divalents (+2), le caractère métallique et réducteur augmente en descendant le groupe.

  • Groupe 3A (Famille du Bore) : Le caractère métallique augmente vers le bas, B est un métalloïde, Al est un métal qui forme des composés covalents.

  • Groupe 4A (Famille du Carbone) : Le caractère métallique augmente vers le bas, C est un non-métal, Si et Ge sont des métalloïdes, Sn et Pb sont des métaux.

  • Groupe 5A (Famille de l'Azote) : N et P sont non-métaux, As et Sb métalloïdes, Bi métal.

  • Groupe 6A (Famille de l'Oxygène) : O, S, Se non-métaux, Te etPo métalloïdes.

  • Groupe 7A (Halogènes) : Tous non-métaux, très réactifs, pouvoir oxydant augmente vers le haut, forment des halogénures X-.

  • Groupe 8A (Gaz rares) :Monoatomiques, très peu réactifs, énergie d'ionisation élevée, affinité électronique nulle.

  • Oxydes : Le caractère covalent et l'acidité augmentent de gauche à droite dans une période.

    • Oxydes basiques : , .

    • Oxydes amphotères : .

    • Oxydes acides : , , , .

Chapitre 6 : La Liaison Chimique

Ce chapitre introduit les concepts fondamentaux de la liaison chimique, y compris les liaisons ioniqueset covalentes, l'électronégativité et les structures de Lewis.

6.1 La formation des liaisons

  • Tendance à l'énergie minimale : Les atomes forment des liaisons pour atteindre une configuration électronique stable (configuration d'un gaz noble).

6.2 Liaison ionique et liaison covalente : Électronégativité

  • Types de liaisons chimiques :

    • Liaison ionique : Transfert complet d'électrons entre un métal et un non-métal, formant des ions et un réseau cristallin.

    • Liaison covalente : Partage d'électrons entre deux non-métaux.

      • Nonpolaire : Partage égal des électrons (faible différence d'électronégativité).

      • Polaire : Partage inégal, formation de charges partielles et (différence d'électronégativité modérée).

    • Liaison métallique : Partage d'électrons de valence en commun au sein d'un cristal métallique.

  • Pourcentage de caractère ionique : Mesure ledegré ionique d'une liaison (, pour molécules diatomiques).

6.3 La liaison ionique

  • Cristal ionique : Assemblage régulier d'ions.

    • Formation par transfert d'électrons.

    • Interaction électrostatique régie par la loi de Coulomb.

6.4 La notation de Lewis

  • Représentation d'un élément : Symbole entouré de points (électrons de valence).

  • Représentation de la formation des composés ioniques : Montre le transfert d'électrons (ex: ).

6.5 La liaison covalente et la structure des molécules

  • Mécanisme : Recouvrement d'orbitales atomiques, formant des doublets à partir d'électrons célibataires.

  • État de valence : Nombre de liaisons covalentes qu'un atome peut former.

    • H : 1 liaison ; N : 3 liaisons ; O : 2 liaisons ; Halogènes : 1 liaison.

    • C : Toujours tétravalent (4 liaisons), nécessite une réorganisation des électrons de valence.

    • Éléments de la période 3 et plus : Peuvent étendre leur octet (utiliser orbitales ).

  • Structures de Lewis : Représentation des liaisons (liaisons et doublets libres).

    • Doublet liant : Participe à une liaison.

    • Doublet libre : Ne participe à aucune liaison.

    • Formation de liaisons multiples : Partage de plusieurs paires d'électrons.

  • Règle de l'octet : Tendance des atomes à former des liaisons jusqu'à être entourés de8 électrons (2 pour H).

  • Structures de Kékulé : Simplification des structures de Lewis où un trait représente une liaison.

  • Stratégie générale pour établir la structure de Lewis :

Identifier l'atome central (le moins électronégatif, valence la plus élevée).

  1. Établir le squelette (symétrique, compact).

  2. Dessiner les électrons de valence.

  3. Former des doublets avec les électrons célibataires.

  4. Vérifier la règle de l'octet.

  • Méthode alternative :

    1. Déterminer le nombre total d'électrons de valence à partager.

    2. Établir le squelette, unir par des liaisons simples.

    3. Placer les doublets libres, puis former des liaisons multiples si nécessaire.

  • Exceptions à la règle de l'octet :

    • Octet incomplet : Atomes comme Be et B.

    • Octet étendu : Utilisation des orbitales (pour les éléments de la période 3 et au-delà).

    • Molécules à nombre impair d'électrons (radicaux) : Très réactifs.

  • Structure des ions : Semblable aux molécules neutres, avec un déficit ou un surplus d'électrons.

  • Charge formelle : Charge électrique idéalisée d'un atome dans une molécule (somme des c.f. égale à 0 pour les molécules neutres, ou à la charge de l'ion). C.F. = Nbre d'e- de valence - (Nbre d'e- non liants + Nbre deliaisons).

  • Liaison de coordinence : Le doublet liant est fourni par un seul atome (liaison dative).

  • Liaison (Sigma) : Recouvrement axial des orbitales, symétriecylindrique, constitue la première liaison entre deux atomes.

  • Liaison (Pi) : Recouvrement latéral des orbitales , symétrie planaire, constitue la deuxième et troisième liaison dans les liaisons multiples.

Chapitre 7 : La Liaison Chimique II

Ce chapitre développe les concepts de géométrie moléculaire, de polarité et d'hybridation des orbitales atomiques, ainsi que le concept de résonance.

7.1 La géométrie des molécules

  • Disposition tridimensionnelle des atomes : Influence les propriétés physiques et chimiques.

  • Théorie RPEV (Répulsion des Paires d'Électrons de Valence) : Prédit la géométrie en minimisant les répulsions entre lespaquets d'électrons de la couche de valence.

    • Paquets d'électrons : Liaisons simples, doubles, triples, et doublets libres.

    • Les doublets libres sont plus volumineux que les doublets liants.

    • La répulsion diminuedans l'ordre : doublet libre-doublet libre > doublet libre-doublet liant > doublet liant-doublet liant.

Géométrie de répulsion : Disposition des paquets d'électrons.

  • Géométrie moléculaire : Disposition des atomes (ignorant les doublets libres).

  • Résume de la méthode RPEV :

    1. Écrire la structure de Lewis.

    2. Compter les paquets d'électrons autour de l'atome central.

    3. Prédire la géométrie de répulsion et la géométrie moléculaire.

    4. Prédire les angles de liaison en tenant compte de l'espace occupé par chaque paquet d'électrons.

7.2 La polarité des molécules

  • Dipôle : Séparation de charge dans une molécule due à des liaisons polaires.

  • Moment dipolaire () : Somme vectorielle des dipôles partiels de chaque liaison.

    • Si : Molécule non polaire.

    • Si : Molécule polaire.

  • Influence de la géométrie sur la polarité : La symétrie moléculaire peut annuler les moments dipolaires des liaisons individuelles (ex : est non polaire malgré ses liaisons polaires).

7.3L'hybridation des orbitales atomiques

  • Théorie LCAO (Linear Combination of Atomic Orbitals) : Explique la formation de liaisons en combinant des orbitales atomiques pour former des orbitales moléculaires.

  • Hybridation : Mélange d'orbitales atomiques d'un même atome pour former de nouvelles orbitales hybrides, qui sont identiques en énergie et en forme.

    • : Une orbitale + trois orbitales quatre orbitales .

      • Géométrie tétraédrique, angles de liaison de (ex: , ).

    • : Une orbitale + deux orbitales trois orbitales .

      • Géométrie trigonale plane, angles de liaison de (ex: ,).

    • : Une orbitale + une orbitale deux orbitales .

      • Géométrie linéaire, angles deliaison de (ex: , ).

    • : Une orbitale + trois orbitales + une orbitale .

    • : Une orbitale + trois orbitales + deux orbitales .

  • Hybridation et liaisons multiples : Les orbitales hybrides forment des liaisons , tandis que les orbitales non hybridées forment des liaisons .

7.4 Le concept de résonance

  • Résonance : Descriptionde molécules pour lesquelles une seule structure de Lewis ne suffit pas à expliquer les propriétés.

    • La structure réelle est un hybride de résonance de plusieurs structures de Lewis possibles.

  • Hybride de résonance :Représentation de systèmes d'électrons délocalisés (ex : benzène, ion carbonate).

  • Critères structurels : Présence d'électrons , doublets libres, charges ou orbitales vides conjuguées.

Chapitre 8 : Forces Intermoléculaires

Ce chapitre se concentre sur les forces qui existent entre les molécules, expliquant les propriétés des états condensés de la matière et les changements de phase.

8.1 La théorie cinétique des liquides et des solides

  • États de la matière :

    État

    Volume

    Forme

    Masse volumique

    Compressibilité

    Mouvement des molécules

    Gaz

    Non défini

    Non défini

    Basse

    Élevée

    Très libre

    Liquide

    Défini

    Non défini

    Élevée

    Très légère

    Glissent librement

    Solide

    Défini

    Définie

    Élevée

    Pratiquement nulle

    Vibrent enposition fixe

8.2 Les forces intermoléculaires

  • Forces de Van der Waals : Forces attractives qui permettent l'existence des phases condensées.

    • Plusfaibles que les liaisons chimiques (forces intramoléculaires).

    • Forces dipôle-dipôle (Keesom) : Interactions entre molécules polaires, dues à l'attraction entre charges partielles opposées.

    • Forces dipôle-dipôle induit (Debye) : Interactions entre une molécule polaire et une molécule non polaire, où le dipôle permanent induit un dipôle temporaire dans la molécule non polaire.

    • Forces de dispersion (London) : Existent dans toutes les molécules, résultent de dipôles instantanés et induits, augmentent avec la polarisabilité.

  • Forces ion-dipôle : Interactions entre un ion et une molécule polaire.

  • Liaison hydrogène (PontH) : Cas particulier des forces dipôle-dipôle, se produit lorsque l'hydrogène est lié à un atome très électronégatif (O, N ou F).

8.3 L'état liquide

  • Tension superficielle : Énergie requise pour augmenter la surface d'un liquide, due aux forces intermoléculaires asymétriques à la surface.

  • Capillarité : Phénomène où un liquide monte ou descend dans un tube étroit selon l'équilibre entre forcesde cohésion et d'adhésion.

  • Viscosité : Résistance à l'écoulement d'un liquide.

  • Eau : Propriétés uniques dues aux liaisons hydrogène.

    • Constante diélectrique élevée (excellent solvant).

    • Chaleur spécifique élevée (régulateur thermique).

    • Masse volumique : liquide > solide (la glace flotte).

  • Structure de la glace : Tétraédrique, avec chaque atome O formant deux liaisons H.

8.6 Les changements de phase

  • Phase : Partie homogène d'un système.

  • Changement de phase : Passaged'un état à l'autre, implique une variation d'énergie.

    • Fusion/Congélation (solide liquide).

    • Vaporisation/Condensation (liquide gaz).

    • Sublimation/Déposition (solide gaz).

  • Pression de vapeur : Pression à l'équilibre entre phase liquide et phase vapeur.

  • Chaleur molaire de vaporisation () : Énergiepour vaporiser une mole de liquide.

  • Point d'ébullition : Température où la pression de vapeur est égale à la pression extérieure.

  • Point critique () : Au-delà de ces conditions, un gaz ne peut pas être liquéfié.

  • Point de fusion : Température où solide et liquide coexistent en équilibre.

  • Chaleur molaire de fusion () : Énergie pour faire fondre une mole de solide.

  • Chaleur molaire de sublimation () : Énergie pour sublimer une mole de solide ().

8.7 Les diagrammes de phases

  • Diagramme de phases : Représente les conditions de température et de pression où une substance se trouve dans une phase donnée.

    • Pointtriple : Où les trois phases (solide, liquide, gaz) coexistent en équilibre.

    • Point critique : Limite où la phase liquide cesse d'être distincte de la phase gazeuse.

    • Pour l'eau, la pente de la courbe solide-liquide est négative, ce quisignifie que la glace fond sous pression.

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