QCM sur les rayonnements et l'optique
Nessuna cartaQuestions à choix multiples couvrant les concepts de rayonnement, d'optique et de physique médicale.
Table des Matières
Rayonnement
Le rayonnement désigne l'émission et la propagation d'énergie sous forme d'ondes ou de particules. En physique médicale, il est crucial pour le diagnostic et le traitement.
1. Concepts Fondamentaux du Rayonnement
Masse d'un électron: La masse d'un électron est d'environ kg. Elle est bien inférieure à celle d'un proton ou d'un neutron. L'équivalent énergétique de la masse d'un électron est de 511 keV.
Unité de masse atomique (uma): L'uma est définie comme 1/12 de la masse d'un atome de carbone 12. Elle est équivalente à g et à 931,5 MeV en énergie. C'est une unité fondamentale en physique nucléaire.
Effet Auger: C'est un processus de désexcitation atomique où l'émission d'un électron des couches atomiques profondes est observée suite à un réarrangement électronique, souvent après l'émission d'un photon X caractéristique ou une capture électronique.
Isotopes: Des noyaux atomiques sont appelés isotopes s'ils ont le même nombre de protons (même numéro atomique Z) mais des nombres de neutrons différents, et donc des masses différentes.
Transformation radioactive:
Excès de protons: Les noyaux en excès de protons se désintègrent par émission bêta plus () ou par capture électronique (CE).
Émission bêta moins (): C'est une transformation isobarique (le nombre de masse A reste constant) où un neutron se transforme en proton, un électron et un anti-neutrino. Il en résulte un noyau de charge supérieure (Z+1).
Émission bêta plus (): C'est également une transformation isobarique
où un proton se transforme en neutron, un positon et un neutrino. Elle survient en cas d'excès de protons et nécessite un seuil énergétique de 1,022 MeV.
Phénomène d'annihilation: Résultat de la rencontre d'un positon et d'un électron, produisant deux photons de 511 keV chacun, émis à 180° l'un de l'autre. Cet effet secondaire est observé après une émission .
Capture électronique (CE): Un noyau capture un électron des couches profondes, transformant un proton en neutron. Ses effets secondaires sont l'émission d'électrons Auger et de photons X. C'est une transformation isobarique.
Conversion interne (CI): où l'énergie d'un noyau excité est transférée directement à un électron atomique, qui est éjecté de l'atome. Ses effets secondaires sont similaires à ceux de la capture électronique (électrons Auger, photons X).
Émission alpha (): Est une transformation de noyaux lourds (, souvent des noyaux de nombre de neutrons supérieur à 126), où un noyau d'hélium (He) est émis. C'est une transformation non isobarique et le spectre est discret.
2. Radioactivité et Mesure
Activité d'un échantillon radioactif:
L'unité du système international (SI) est le Becquerel (Bq), qui correspond à une désintégration par seconde.
L'ancien unité est le Curie (Ci), . Un Curie représente l'activité d'approximativement 1 gramme de radium 226.
L'activité après un temps est , où est la période physique.
Technétium 99m (Tc):
C'est un radioélément fréquemment utilisé en scintigraphie.
Il a une demi-vie physique de 6 heures.
Il résulte de la transformation du Molybdène 99 (Mo) par émission bêta moins.
Il se désintègre par émission gamma de 140 keV en Technétium 99 stable.
Demi-vie physique (): Temps nécessaire pour que la moitié des noyaux radioactifs d'un échantillon se désintègrent. Elle est caractéristique du radioélément et ne peut pas être modifiée par des actions chimiques ou physiques.
3. Interactions des Rayonnements avec la Matière
Rayonnements ionisants chargés: Comprennent les particules alpha () et les électrons (particules bêta ).
Transfert linéique d'énergie (TEL):
Exprimé en keV/m dans l'eau.
Interactions des particules chargées lourdes (ex: particules ):
Interaction quasi-constante et peu aléatoire, principalement avec les électrons atomiques.
Trajectoire courte et presque rectiligne.
Densité d'ionisation élevée en fin de parcours (pic de Bragg).
Interactions des particules chargées légères (ex: électrons/bêta):
Interaction principalement avec les électrons de la matière, mais aussi avec les noyaux atomiques (rayonnement de freinage ou Bremsstrahlung).
Trajectoire sinueuse et brisée.
Profondeur de pénétration plus importante que pour les particules lourdes.
Le rayonnement de freinage est généré par la décélération des électrons à proximité des noyaux.
Interactions des photons (X et ) avec la matière:
Effet photoélectrique: Prédomine pour des rayonnements de faible énergie et des cibles à Z (numéro atomique)
élevé. L'énergie du photon est entièrement absorbée par un électron atomique, éjectant cet électron. Il peut être suivi de l'émission de photons X de fluorescence et d'électrons Auger.
Effet Compton: Prédomine pour des énergies intermédiaires. Le photon incident interagit avec un électron périphérique (libre ou faiblement lié), transférant une partie de son énergie et changeant de direction (photon diffusé).
Matérialisation (Production de paire): Se produit pour des photons de très haute énergie ( MeV) à proximité du champ coulombien d'un noyau. Le photon se transforme en une paire électron/positon (). Le positon s'annihile ensuite, produisant deux photons de 511 keV. Prédomine pour des hautes énergies et des cibles à Z élevé.
4. Dosimétrie et Radioprotection
Dose absorbée (D):
Quantité d'énergie déposée par unité de masse de matière (J/kg).
Unité SI: Gray (Gy); ancienne unité: Rad. .
Le débit de dose absorbée est la dose absorbée par unité de temps.
Radiolyse de l'eau:
Interaction des rayonnements ionisants avec l'eau, produisant des radicaux libres très réactifs (ex: H°, OH°, ).
Ces radicaux peuvent recombiner pour former de l'eau oxygénée () ou de l'hydrogène ().
Ils sont à l'origine de dommages biologiques indirects à l'ADN et aux lipides membranaires.
La présence d'oxygène augmente la formation de radicaux oxydants (, ), augmentant la radiosensibilité.
Dommages à l'ADN: Les rayonnements ionisants peuvent provoquer des cassures simples ou doubles brins, des altérations des bases et des sucres, et des modifications structurales (effets directs) ou par l'intermédiaire des radicaux libres (effets indirects).
Effets cellulaires de la radioexposition:
La mort mitotique est la perte irréversible de la capacité de prolifération, même si la cellule reste métaboliquement active.
La radiosensibilité des cellules varie selon leur stade dans le cycle cellulaire (la phase M et G2 sont les plus radiosensibles, la phase S est moins radiosensible).
Les cellules jeunes, indifférenciées et à forte activité mitotique sont plus radiosensibles (loi de Bergonié et Tribondeau). Ex: cellules souches de la moelle osseuse, spermatogonies, cellules basales de l'épiderme.
Effets déterministes (non stochastiques):
Apparaissent au-delà d'un seuil de dose (ex: 0,2 Gy pour les plus sensibles).
La gravité de l'effet est proportionnelle à la dose reçue (ex: nécrose, stérilité, cataracte).
Apparaissent dans les heures à quelques mois après l'exposition.
Ex: nécrose de la peau (>25 Gy), cataracte (>10 Gy), stérilité masculine (>2 Gy), stérilité féminine (>3 Gy).
Effets stochastiques:
Peuvent apparaître quelle que soit la dose (pas de seuil, ou seuil très bas).
La fréquence de l'effet augmente avec la dose, mais la gravité est indépendante de la dose.
L'apparition est tardive (années, décennies).
Ex: cancers (thyroïde, leucémies), effets génétiques.
Dose équivalente ():
Produit de la dose absorbée (D) par un facteur de pondération radiologique ().
Unité SI: Sievert (Sv).
Pour les rayonnements alpha, . Pour les rayons X et gamma, .
Dose efficace ():
Somme des doses équivalentes reçues par chaque organe ou tissu, multipliée par un facteur de pondération tissulaire ().
.
Unité SI: Sievert (Sv).
Radioprotection:
Principe de justification: toute exposition doit être justifiée par les avantages qu'elle procure.
Limites annuelles d'exposition:
Public: 1 mSv.
Travailleurs (catégorie A): 20 mSv (corps entier).
Femme enceinte: 1 mSv sur les 9 mois consécutifs.
Cristallin des travailleurs: 20 mSv.
Peau et extrémités des travailleurs: 500 mSv.
Moyens de protection:
Distance: doubler la distance à la source divise la dose par 4.
Temps: réduire le temps d'exposition.
Écrans: utilisation de matériaux denses (Plomb, Béton) pour les rayons X et gamma.
5. Applications Médicales des Rayonnements
Tube de Coolidge (production de rayons X):
Enceinte sous vide pour éviter les interactions indésirables des électrons.
Le faisceau d'électrons est dirigé vers une anode inclinée.
L'énergie des rayons X augmente avec la tension appliquée.
Le flux de rayons X augmente avec l'intensité du courant de chauffage.
Rayons X: Ondes électromagnétiques ionisantes de haute énergie, utilisées en imagerie radiologique (ni en échographie, ni en échographie).
Produits de contraste radiologiques: Substances radio-opaques (à Z élevé comme l'iode, la baryte) ou radio-transparents (air, CO2) utilisées pour améliorer le contraste des organes en radiologie conventionnelle et TDM.
Imagerie radiologique conventionnelle:
L'image est agrandie si l'objet est proche de la source de RX.
La qualité est améliorée en plaçant le sujet près du détecteur, en utilisant des sources ponctuelles et des grilles anti-diffusantes.
Tomodensitométrie (TDM):
Avantageuse par l'élimination des superpositions d'organes, offrant des images en coupes.
Permet une meilleure localisation anatomique et spatiale.
Scintigraphie:
Imagerie fonctionnelle exploitant des radio-isotopes émetteurs gamma.
Le Technétium 99m est un marqueur courant.
Utilisée notamment pour l'imagerie du squelette osseux.
Imagerie PET (Tomographie par Émission de Positons):
Utilise des radio-isotopes émetteurs de positons (ex: Fluor 18, demi-vie 110 min).
Le FDG (Fluorodéoxyglucose marqué au F) est couramment utilisé pour le bilan des pathologies néoplasiques.
S'appuie sur le phénomène d'annihilation (détection de deux photons de 511 keV en coïncidence).
Examen du patient à jeun, contre-indiqué chez la femme enceinte.
Ultrasons:
Ondes de pression (acoustiques) non électromagnétiques.
Fréquences de 20 kHz à 1 GHz pour l'imagerie médicale et la thérapie.
Atténuation par absorption, diffusion et réfraction.
Effets thermiques et mécaniques (cavitation) en thérapie.
Ne traversent pas bien l'air (poumon) et les gaz (estomac, os denses).
Radiothérapie:
Radiothérapie externe transcutanée: Utilise des faisceaux d'électrons ou de rayons gamma (cobalt, accélérateurs de particules). Le fractionnement des doses est un principe clé. L'oxygène est un radiosensibilisateur.
Curiethérapie (radiothérapie interne): Implantation de sources radioactives (ex: Iridium 192, Iode 125) au contact direct
ou à l'intérieur de la tumeur.
Radiothérapie interne vectorisée (RIV): Utilise des radio-isotopes émetteurs bêta couplés à des molécules ciblées pour irradier spécifiquement les tumeurs. Plus efficace sur les petites tumeurs.
Optique
L'optique en contexte médical se concentre sur la compréhension de la vision et la correction des défauts de réfraction de l'œil humain.
1. Dioptres et Lentilles
Distance focale image (): La distance entre le sommet d'un dioptre (ou d'une lentille) et son foyer image. Pour un dioptre, , où est l'indice de l'espace image et la puissance du dioptre. S'exprime en mètres.
Puissance d'un dioptre (): S'exprime en dioptries (D).
Si , le dioptre est convergent, le foyer image est réel (situé dans l'espace image).
Si , le dioptre est divergent, le foyer image est virtuel (situé dans l'espace image).
Dioptre cylindrique: Possède deux méridiens principaux avec des puissances différentes. D'un point lumineux à l'infini, il donne deux focales images (une verticale et une horizontale).
Cristallin: Lentille biconvexe de l'œil, de puissance accommodative variable. Sa puissance totale moyenne est d'environ 22 D. Il se situe entre l'humeur aqueuse et l'humeur vitrée.
Œil réduit: Un modèle simplifié de l'œil, souvent un dioptre sphérique unique séparant l'air de l'eau. Sa puissance est d'environ 60 D et sa distance focale image de 22 mm.
2. Défauts de Réfraction et Accommodation
Punctum proximum (PP): Point conjugué de la rétine lorsque l'œil accommode au maximum. C'est le point le plus proche vu net.
Punctum remotum (PR): Point conjugué de la rétine lorsque l'œil est au repos (sans accommodation). C'est le point le plus éloigné vu net.
Pour un œil normal (emmétrope), le PR est à l'infini.
Presbytie: Diminution de l'amplitude d'accommodation avec l'âge, rendant difficile la vision de près (PP s'éloigne). Souvent traitée par des verres convergents.
Myopie:
L'œil est trop puissant ou trop long. L'image d'un objet à l'infini se forme en avant de la rétine.
Le PR est réel et situé à une distance finie devant l'œil.
Correction: verres divergents (lentilles concaves). Le degré de myopie est mesuré par .
Hypermétropie:
L'œil est trop court ou pas assez puissant. L'image d'un objet à l'infini se formerait derrière la rétine.
Le PR est virtuel et situé derrière la rétine.
Correction: verres convergents (lentilles convexes). Le manque de puissance est mesuré par (où PR est négatif).
Astigmatisme:
Défaut de courbure de la cornée ou du cristallin, entraînant des puissances différentes selon les méridiens.
Un point lumineux est focalisé en deux lignes focales distinctes.
Correction: verres cylindriques (pour les astigmatismes simples) ou sphéro-cylindriques (pour les astigmatismes composés).
3. Physiologie de la Vision
Récepteurs rétiniens:
Cônes: Responsables de la vision photopique (diurne, couleurs, haute acuité), prédominent au centre de la rétine (fovéa).
Bâtonnets: Responsables de la vision scotopique (nocturne, faible luminosité, achromatique, faible acuité), prédominent en périphérie.
Courbe d'efficacité lumineuse:
Vision photopique: pic à environ 555 nm (jaune-vert).
Vision scotopique: pic à environ 510 nm (bleu-vert), décalage vers les courtes longueurs d'onde.
Vision des couleurs (théorie trichromatique):
Trois types de cônes sensibles à différentes longueurs d'onde (rouge, vert, bleu). Ces couleurs sont les primaires additives.
Le mélange de couleurs complémentaires (ex: pourpre et vert) donne du blanc.
Dyschromatopsies (anomalies de la vision des couleurs):
Héréditaires (ex: daltonisme, souvent masculine, liée au chromosome X) ou acquises.
Dichromatopsies: Absence d'un type de cônes (protanopes: rouge, deutéranopes: vert, tritanopes: bleu).
Peuvent affecter certains métiers.
Milieu Intérieur
Le milieu intérieur est l'environnement liquide dans lequel baignent les cellules de l'organisme, dont l'homéostasie est régulée par de nombreux mécanismes physiologiques.
1. Concepts Physiques Fondamentaux
Pression:
Dimension: .
Unité SI: Pascal (Pa). Autres unités: mmHg, cm d'eau, Bar.
. (souvent approximé à 100 Pa dans les exercices). .
Potentiel chimique ():
Quantité d'énergie par unité de quantité de matière (J/mol).
Il est d'autant plus élevé que la concentration ou la pression partielle du soluté (ou gaz) est élevée.
Dipôle électrique: Deux charges ponctuelles de signes opposés. Un dipôle moléculaire peut être permanent (charge dissymétrique en permanence) ou induit/instantané (dissymétrie apparaissant sous l'effet d'un champ électrique ou d'un mouvement d'électrons).
Abaissement cryoscopique (): Diminution du point de congélation d'un solvant due à la présence de solutés.
(avec pour l'eau).
Permet de calculer l'osmolalité des liquides biologiques.
Viscosité (): Résistance d'un fluide à l'écoulement.
Dimension: .
Unité SI: Pa.s (Poiseuille, Pl). Ancien unité: Poise (P), .
Dépend de la nature du solvant, des solutés (concentration, forme), de la température (diminue quand la température augmente).
Viscosité sanguine: augmente avec l'hématocrite, la viscosité plasmatique, la concentration en macromolécules linéaires (ex: fibrinogène). Elle diminue avec la dilution ou le diamètre du vaisseau.
Loi d'Henry: La solubilité d'un gaz dans un liquide est proportionnelle à sa pression partielle au-dessus du liquide, et dépend de la nature du liquide, du gaz et de la température.
Conditions STPD (Standard Temperature, Pressure, Dry): Température de (273 K), pression de 1 atm ( Pa), gaz sec (non saturé en vapeur d'eau).
2. Fluides et Écoulements
Écoulements laminaires:
Silencieux, sans tourbillons.
Nombre de Reynolds (Re) inférieur à 1500 (ou 2000 selon les sources).
Faible consommation d'énergie (par frottements).
Les vecteurs vitesses des particules sont parallèles entre eux.
Écoulements turbulents:
Bruyants, avec tourbillons.
Nombre de Reynolds (Re) supérieur à 1500 (ou 2000).
Consommation d'énergie élevée.
Nombre de Reynolds (Re): Nombre sans dimension qui permet de caractériser un écoulement (laminaire ou turbulent). Il dépend de la masse volumique, de la vitesse d'écoulement, du diamètre du conduit et du coefficient de viscosité.
Équation de Bernoulli: Pour un fluide parfait incompresible en écoulement permanent, l'énergie totale (pression + cinétique + potentielle) reste constante le long d'une ligne de courant.
Dans une canalisation horizontale à débit constant, si la section diminue, la vitesse augmente et la pression diminue (effet Venturi).
Loi de Laplace: Relie la tension pariétale (T) d'un vaisseau (ou sphère) à la pression transmurale (P) et au rayon (R).
Pour une sphère: .
Pour un cylindre (artère): .
Les anévrismes sont plus probables aux zones de forte tension (paroi la plus sollicitée).
3. Transport et Échanges dans l'Organisme
Eau corporelle: Environ 60-68% de la masse corporelle totale chez l'adulte normal. 2/3 intracellulaire, 1/3 extracellulaire (plasma + interstitiel).
Pression oncotique (ou colloïde osmotique): Pression osmotique exercée par les macromolécules (principalement les protéines) incapables de traverser une membrane.
Pression oncotique plasmatique normale: environ 28 mmHg à .
Elle retient l'eau dans le secteur vasculaire. Une diminution peut entraîner des œdèmes.
Elle est due à la concentration, au volume exclu et à la pression de Donnan des protéines.
Œdèmes: Accumulation excessive de liquide dans le milieu interstitiel. Causes: augmentation de la pression hydrostatique (insuffisance cardiaque, trouble du retour veineux), diminution de la pression oncotique plasmatique (dénutrition, cirrhose), augmentation de la perméabilité capillaire (inflammation, infection).
Membranes biologiques:
Membrane du globule rouge: Perméable à l'eau, mais considérée comme imperméable au sodium.
Hémolyse: Destruction du globule rouge par éclatement en solution hypotonique (concentration inférieure à 170 mmol/L de NaCL ou 270 mmol/L d'osmolalité).
Membrane hémiperméable/dialysante: Perméable au solvant et aux petits ions/molécules, mais imperméable aux grosses molécules. La membrane capillaire est dialysante.
Vitesse de sédimentation (VS): Mesure la vitesse à laquelle les globules rouges sédimentent dans un échantillon de sang.
Normale: < 10 mm à la première heure.
Augmente en cas d'augmentation des macromolécules linéaires (fibrinogène) lors d'inflammation ou d'infection.
Transport des gaz (O2 et CO2) dans le sang:
O2: Principalement transporté sous forme combinée à l'hémoglobine (97-
98%). Faible part dissoute.
CO2: Transporté sous forme dissoute, sous forme combinée à l'hémoglobine (carbamates), et surtout sous forme de bicarbonates ().
Anhydrase carbonique: Enzyme érythrocytaire qui catalyse la formation d'acide carbonique () à partir de CO2 et H2O, jouant un rôle crucial dans le transport du CO2 et la régulation du pH.
Courbe de dissociation de l'oxyhémoglobine (CDO):
Courbe sigmoïde (non linéaire) représentant la saturation de l'hémoglobine en fonction de la pression partielle d'O2 ().
La P50 (PO2 à 50% de saturation) est un indicateur de l'affinité de l'hémoglobine pour l'O2 (normale: 27 mmHg).
Déplacement de la courbe vers la droite (diminution de l'affinité, augmentation de la P50): augmentation de PCO2, diminution du pH (effet Bohr), augmentation de la température, augmentation du 2,3-DPG.
Déplacement vers la gauche: effets inverses.
pH de l'organisme:
Quasiment constant, très finement régulé.
pH artériel normal: .
Régulé par les tampons sanguins (bicarbonates, phosphates, protéines), les poumons (élimination du CO2) et les reins (excrétion des acides et bases, réabsorption des bicarbonates).
Les vomissements entraînent une fuite d'ions et une alcalose métabolique. L'hyperventilation entraîne une alcalose respiratoire (due à l'abaissement de la ).
4. Système Cardiovasculaire
Sang: Fluide non Newtonien (sa viscosité varie avec le gradient de vitesse et le diamètre des vaisseaux).
Circulation sanguine:
La vitesse du sang diminue de l'aorte vers les capillaires (où le lit vasculaire est le plus large).
Les globules rouges circulent en file indienne dans les capillaires.
La pression artérielle est mesurée à hauteur du cœur.
Cœur:
Travail du cœur: principalement un travail de pression (pour propulser le sang), avec une composante cinétique.
Éjection: environ 70 ml par systole du ventricule gauche.
Tissu cardiaque:
Tissu myocardique: Responsable de la contraction.
Tissu nodal: Responsable de l'élaboration et de la conduction de l'influx électrique (automatisme cardiaque). Comprend le nœud sinusal (pacemaker principal), le nœud auriculo-ventriculaire, le faisceau de His et les fibres de Purkinje.
Potentiel d'action des cellules nodales: Possède une pente de dépolarisation diastolique spontanée instable (responsable de l'automatisme) et n'a pas de plateau marqué.
Électrocardiogramme (ECG):
Enregistre l'activité électrique du cœur.
Onde P: Dépolarisation des oreillettes.
Intervalle PR: Temps de conduction auriculo-ventriculaire (normal < 0,20 s).
Complexe QRS: Dépolarisation des ventricules.
Segment ST et Onde T: Repolarisation ventriculaire.
Rythme sinusal: chaque QRS est précédé d'une onde P.
Dérivations: 6 périphériques (3 bipolaires D1, D2, D3; 3 unipolaires augmentées aVR, aVL, aVF) et 6 précordiales
(V1-V6).
5. Diagramme de Davenport
Outil graphique pour analyser les troubles de l'équilibre acido-basique.
La ligne tampon normale (représentant la saturation de l'hémoglobine) est une ligne oblique.
La ligne iso-pH est verticale à un certain pH (ex: 7,40).
Les isobares (lignes de même ) sont courbées.
Les alcaloses métaboliques sont situées au-dessus de la ligne tampon normale.
Key takeaways / Résumé des points clés
Le Becquerel (Bq) est l'unité SI de l'activité radioactive, .
L'uma équivaut à 931,5 MeV.
L'effet Auger et les photons X de fluorescence sont des désexcitations après capture électronique ou effet photoélectrique.
Les rayonnements alpha sont des particules chargées lourdes avec un haut TEL et une courte portée.
Les rayonnements bêta et les électrons sont des particules chargées légères pouvant générer du rayonnement de freinage.
Les photons (X et ) interagissent principalement par effet photoélectrique (basses énergies, Z élevé), effet Compton (énergies intermédiaires), et matérialisation (hautes énergies, Z élevé MeV).
La dose absorbée s'exprime en Gy (J/kg) et la dose équivalente/efficace en Sv.
Les effets déterministes ont un seuil et une gravité dose-dépendante, tandis que les effets stochastiques n'ont pas de seuil et leur fréquence est dose-dépendante.
Le Technétium 99m est un émetteur gamma de 6 heures de demi-vie, majeur en scintigraphie.
La PET-CT combine anatomie et fonctionnel avec des émetteurs de positons (ex: F-FDG) et utilise l'annihilation.
Les ultrasons sont des ondes de pression utilisées en imagerie et thérapie, atténuées par les gaz et l'os.
L'œil est un système optique complexe avec des défauts de réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) corrigés par des lentilles.
Le milieu intérieur maintient l'homéostasie, régule le pH, la pression oncotique, et facilite le transport des gaz.
Le sang est un fluide non Newtonien, la viscosité sanguine est influencée par l'hématocrite et les macromolécules.
La courbe de dissociation de l'oxyhémoglobine et l'effet Bohr décrivent l'affinité de l'hémoglobine pour l'O2.
L'ECG analyse l'activité électrique cardiaque, et le diagramme de Davenport les troubles acido-basi
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