Plato versus Aristotle: Political Theories Compared

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A comparative overview of the political theories of Plato and Aristotle, focusing on their differing views on ideal governance and the structure of society.

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Domanda
Selon Aristote, quelle est la nature de l'homme par rapport à la cité ?
Risposta
Selon Aristote, l'homme est naturellement un animal politique, vivant en société par nature.
Domanda
Qui a affirmé que les faits sociaux devaient être considérés comme des choses objectives ?
Risposta
Durkheim a affirmé que les faits sociaux devaient être considérés comme des choses objectives.
Domanda
Quelle est la différence principale entre une doctrine et une théorie ?
Risposta
La doctrine transmet une vérité certaine pour susciter l'adhésion, tandis que la théorie vise la compréhension rationnelle des faits.
Domanda
Comment le sacerdotalisme caractérise-t-il la relation entre pouvoir spirituel et temporel ?
Risposta
Le sacerdotalisme affirme la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel, l'Église pouvant destituer les souverains.
Domanda
Quel ouvrage de Saint Augustin expose la théorie des deux cités ?
Risposta
*La Cité de Dieu* de Saint Augustin expose la théorie des deux cités.
Domanda
Quel philosophe a envisagé le cosmos à l'image de la cité grecque centrée autour d'une agora ?
Risposta
Anaximandre a envisagé le cosmos à l'image de la cité grecque centrée autour d'une agora.
Domanda
Quel théologien a conceptualisé la notion de théologie politique en justifiant l'empire romain ?
Risposta
Eusèbe de Césarée a conceptualisé la théologie politique pour justifier l'empire romain.
Domanda
Qui a fondé l'école du Lycée et s'est opposé à Platon par son réalisme ?
Risposta
Aristote a fondé le Lycée et s'opposait à Platon par son réalisme.
Domanda
Quel dialogue de Thucydide illustre l'opposition entre droit et stratégie ?
Risposta
Le dialogue entre les Athéniens et les Méliens illustre l'opposition entre droit et stratégie.
Domanda
Selon Héraclite, quel est le moteur de toute chose ?
Risposta
Selon Héraclite, le conflit, aussi appelé guerre, est le moteur de toute chose.
Domanda
Quel empereur romain stoïcien a restauré l'Empire et prôné l'unité des provinces ?
Risposta
Marc Aurèle, empereur stoïcien, a restauré l'empire et prôné l'unité des provinces.
Domanda
Quel auteur romain, consul et avocat, a cherché à concilier les exigences populaires et sénatoriales ?
Risposta
Cicéron, consul et avocat romain, a cherché à concilier les exigences populaires et sénatoriales.
Domanda
Selon Hésiode, comment est structuré l'univers ?
Risposta
Selon Hésiode, l'univers est une dialectique de forces en mouvement, pétri de contradictions et d'équilibre dynamique entre puissances.
Domanda
Selon Platon, quelles sont les trois classes hiérarchisées d'une cité idéale ?
Risposta
Selon Platon, les trois classes d'une cité idéale sont : les gardiens (sagesse), les auxiliaires (courage) et les manœuvriers (tempérance).
Domanda
Qui est considéré comme le « père de l’histoire et de la géographie » par les Grecs ?
Risposta
Hérodote est considéré comme le « père de l’histoire et de la géographie » par les Grecs.
Domanda
Dans Les Lois de Platon, quelle origine les lois doivent-elles avoir ?
Risposta
Dans Les Lois, Platon stipule que les lois doivent avoir une origine divine.
Domanda
Quelle est la définition du Princeps selon Cicéron ?
Risposta
Pour Cicéron, le Princeps réunit les talents du politique et du savant, et commande par maîtrise intérieure du bien public.
Domanda
Quelle est la définition du citoyen selon Aristote ?
Risposta
Le citoyen participe au pouvoir délibératif ou judiciaire. C'est une personne libre.
Domanda
Quel penseur grec a développé la théorie des régimes mixtes appliquée à la République romaine ?
Risposta
Polybe a développé la théorie des régimes mixtes appliquée à la République romaine.
Domanda
Qui est le fondateur de la philosophie en général et auteur de « La République » ?
Risposta
Platon est le fondateur de la philosophie et l'auteur de « La République ».

Politiques et Relations Internationales : Idées et Inventivité du Politique

1. Introduction aux Idées en Politique

  • Idéalistes vs. Réalistes/Pragmatiques : Opposition souvent artificielle. La perception du réel n'est jamais purement objective.

  • Langage & Représentation : Le langage articule la représentation, induisant des interprétations diverses.

  • Réalité Sociale : Multiples significations (ex: rôle client/vendeur). Les images et préjugés façonnent notre perception.

  • Idées Politiques : Sont des représentations de la réalité.

  • Émile Durkheim (XXe) : Père de la sociologie française holiste. Conçoit les faits sociaux comme objectifs ("considérer les faits sociaux comme des choses").

  • Maurice Hauriou (XXe) : Juriste. L'État devient réel par le subconscient des individus et les idées sont incorporées aux choses.

2. Concepts Fondamentaux

  • Doctrine (docere) : Suppose une vérité à transmettre. Vise la conviction et l'adhésion par des démonstrations.

  • Théorie (théorème) : Vise la compréhension rationnelle. Relie des faits pour interpréter la réalité (Aristote, Auguste Comte, Karl Marx). Implique une prétention scientifique.

  • Idée : Représentation mentale à l'intersection de la réalité objective et de la perception.

  • La Politique : Articulation entre réalité et volonté d'agir sur elle, impliquant des rapports de pouvoir et d'organisation sociale.

  • Alexis de Tocqueville : Utilise le terme "dogme" dans « De la démocratie en Amérique ».

  • Pouvoir des Idées : Les gens "meurent pour des idées".

3. L'Invention du Politique chez les Grecs

  • Trois Phases :

    1. La politique comme organisation inhérente à la société (rapports de pouvoir, mécanismes de transmission/usurpation).

    2. Le politique comme phénomène grec : recherche du bien commun, de la justice. La notion de justice est primordiale et liée à la souveraineté.

  • Conception du Pouvoir Politique : Toujours envisagé en rapport avec la justice.

4. Les Pionniers de la Pensée Grecque (VIIIe siècle av. J.-C.)

  • Hésiode (750-650 av. J.-C.) :

    • L'univers est un équilibre de forces, dialectique, pétri de contradictions et en mouvement.

    • Le cosmos fonctionne comme les cités : idées de mouvement et de relation entre puissances.

  • Homère :

    • Espace politique = espace cosmique : hiérarchie et respect de la place de chacun.

    • Ordre social autour des banquets, famille, liens de dépendance et de soumission.

    • Monarchie dominante (Zeus), le roi est garant de l'ordre social et de l'équilibre.

    • Hiérarchie selon naissance, richesse.

    • Malgré les récits épiques, le politique est présent (ex: l'Iliade, discussion collégiale des stratégies).

5. L'Époque Archaïque et les Philosophes (VIe siècle av. J.-C.)

  • Objet d'étude : La nature, le cosmos.

  • Anaximandre :

    • Cosmos = Cité grecque, centrée autour d'une agora.

    • Cosmologie géométrique axée sur un centre (Terre au centre, équidistance Soleil, Lune, voûte céleste).

    • Principes : centralité, similitude, équidistance.

    • Absence de domination d'un élément sur un autre.

    • Transposition politique : primauté du collectif (centre) sur le particulier (périphérie).

    • Première systématisation de l'opposition public/privé : le pouvoir doit échapper à l'appropriation privée.

6. Le Siècle de Périclès et les Débats Politiques (Ve siècle av. J.-C.)

  • Hérodote :

    • Père de l'histoire et de la géographie.

    • Premier à comparer les peuples de l'Antiquité, personnage fondateur de la science politique européenne.

    • « Les Histoires » : dialogue sur le meilleur mode de gouvernement (Empire Perse).

  • Débat sur les Régimes Politiques (chez Hérodote) :

    • Octanes (défenseur de la démocratie) : Dénonce les déviances tyranniques du pouvoir personnel. Prône des magistrats tirés au sort, redevables au peuple, décisions collégiales, application de règles connues, jugement selon le droit.

    • Mégabyse (défenseur de l'oligarchie) : Préfère un gouvernement aristocratique.

    • Darius (défenseur de la monarchie) : Obtient le suffrage et réinstaure la monarchie en Perse.

    • Leçon : Octanes, pour sa proposition démocratique, est considéré comme dangereux et symboliquement puni.

  • Héraclite (Présocratique) :

    • Penseur réaliste : la réalité est une tension permanente.

    • Au cœur de sa pensée : conflit et changement. Le conflit est le moteur, « La guerre est le père de toute chose ».

    • Conflit fonde le pouvoir, le politique, les structures sociales.

    • Vision lucide : pas d'ordre juste permanent, équilibres temporaires issus de rapports de force. La loi régule.

  • Thucydide :

    • Père du réalisme politique avec une méthode empirique et rigoureuse.

    • « La guerre du Péloponnèse » : dialogue entre Athéniens et Méliens.

      • Méliens : droit, croyance en l'intervention spartiate (convictions).

      • Athéniens : lucidité, stratégie (intérêt).

    • La guerre est un phénomène ordinaire, les États agissent selon leur intérêt, pas une rupture accidentelle.

7. Platon et Aristote : Fondements de la Philosophie Politique

7.1. Platon (Aristocrate, élève de Socrate)

  • Fondateur de la philosophie, créateur de l'Académie.

  • « La République » : traité politique majeur.

  • Constitution d'une Science Politique :

    • Analyse les régimes tels qu'ils *devraient être*. Recherche le meilleur gouvernement.

    • Théorie des cycles politiques (anacyclosis), où l'aristocratie est la forme parfaite, suivie de dégénérescence.

    • Son ambition : remédier à la décadence naturelle par la conception d'une cité idéale.

    • S'oppose aux sophistes (non scientifiques, rhétoriciens) : vise à théoriser la politique au-delà du cas particulier.

    • Veut un système politique inaltérable, vérité pour un ordre stable.

  • « La République » :

    • Critique la démocratie comme règnedes sophistes.

    • Ambitieux : veut recomposer la morale et la politique (vision totalitaire).

    • Les philosophes doivent diriger la cité.

  • Constitution d'une Cité Idéale :

    • Trois classes hiérarchisées, légitimées par la nature et l'inégalité des hommes:

      1. Gardiens (rois philosophes) : la sagesse, gouvernent selon le bien et le vrai.

      2. Auxiliaires (guerriers) : le courage, défendent la cité.

      3. Manœuvriers (artisans, laboureurs) : la tempérance, ne convoitent pas les richesses.

    • Importance capitale de l'éducation pour révéler le caractère et attribuer les classes.

    • Fonde l'eugénisme (contrôle des naissances par les gardiens).

  • « Les Lois » (ouvrage inachevé) :

    • Les lois ont une origine divine, échange constant avec la religion.

    • But : édicter la justice.

    • Égalité distributive (donner plus à ceux qui valent le plus) ≠ Égalité arithmétique (donner la même chose à tous).

    • Modèle de cité : militariste. Les lois sont nécessaires car les individus sont égoïstes et incapables de reconnaître le vrai du faux.

    • Objectif : unité et indivisibilité de la cité, régulation de tous les aspects de la vie privée.

7.2. Aristote (Élève de Platon, réaliste)

  • Fonde l'école du Lycée (Péripatéticiens).

  • « La Politique » : traité sur la politique.

  • « Éthique à Nicomaque » : traité sur la justice.

  • Influence majeure sur la pensée médiévale (redécouvert au XIIIe siècle, Thomas d'Aquin).

  • Origine de la Cité :

    • S'inspire de Platon (besoins réciproques des hommes), mais sans mythe d'Androgyne.

    • Famille = communauté naturelle (union homme/femme pour procréation).

    • Villages nés de la réunion des familles.

    • La cité émerge avec la division du travail social, autarcique.

    • L'homme est naturellement un animal politique (), fait pour vivre en société.

    • La cité est antérieure à la famille, vise un bien suprême (bien public), supérieur au bien privé.

    • La justice est intrinsèquement liée à la cité.

  • Qualité de Citoyen :

    • Celui qui participe au pouvoir délibératif ou judiciaire.

    • Personne libre (≠ esclave, métèque).

  • Classification des Régimes Politiques : Analyse scientifique.

    • Régimes Purs (visent le bien commun) :

      • Monarchie (un seul).

      • Aristocratie (petit nombre).

      • Politéia (régime mixte).

    • Régimes Déviés (visent le bien individuel) :

      • Tyrannie.

      • Oligarchie.

      • Démocratie.

    • Politéia = meilleur régime (mélange démocratique et aristocratique, balance des pouvoirs).

8. Polybe et la Théorie des Régimes Mixtes (IIe siècle av. J.-C.)

  • Penseur Grec, préoccupé par la décadence des régimes politiques (anacyclosis).

  • Société politique = organisme vivant (naissance, développement, mort).

  • Applique son analyse à la société romaine.

  • Théorie des Régimes Mixtes : Reprise par Machiavel, Bodin, Montesquieu.

  • Facteurs de Décadence :

    • Internes : Nécessité naturelle, mœurs, appât des richesses, lutte des classes.

    • Externes : Invasions « barbares ».

  • Rome : Puissance grâce à ses institutions variées. Lien entre forces militaires et régimes politiques.

  • Reprend la classification d'Hérodote (6 régimes: 3 purs, 3 dégénérés). La démocratie est pure, mais l'Ochlocratie (gouvernement de la foule) est dégénérée.

  • Explication de la succession des régimes : Royauté → Despotisme → Aristocratie → ...

  • Constitution Romaine :

    • Consul : pouvoir exécutif monarchique.

    • Sénat : organe aristocratique.

    • Peuple : désigne magistrats, vote lois.

    • Collaboration et paralysie mutuelle entre ces pouvoirs, les obligeant à s'entendre.

    • Premier à souligner la constitution complexe et mixte romaine.

9. Cicéron : Droit, Politique et Philosophie (Ier siècle av. J.-C.)

  • Auteur majeur de l'Occident : pensée juridique, politique et philosophique de haut niveau.

  • Plusieurs fois consul, avocat, théoricien. Un quart des œuvres latines connues de l'Antiquité.

  • Vit en temps de guerre civile, œuvre de paix. Cherche à concilier populaires et sénatoriaux (optimates).

  • Combat les extrémistes, veut fédérer les "gens de bien".

  • Objectif : Établir la légalité républicaine, "les armes doivent céder face à la toge" (primauté du pouvoir civil).

  • Son réformisme = idéal de paix civile.

  • Conception Romaine de la Liberté : Respect du droit, de la République, des institutions. Lutte contre la tyrannie et la royauté.

  • Opposé à la lutte des classes, prône la concorde entre les ordres.

  • Méfiance envers les partis politiques (intérêts matériels).

  • Rôle politique du peuple : la paix publique repose sur lui.

  • L'éloquence et l'Humanitas : Précision du rôle politique du peuple. L'éloquence liée au savoir politique. « L'humanitas » résume la complémentarité entre éloquence et dignité.

  • La Théorie du Princeps :

    • « Le paradoxe des stoïciens » : le meilleur gouverneur est l'« empereur esclave », maître de ses pulsions.

    • Objectif : préserver la liberté du peuple romain par des lois.

    • Princeps : homme imminent, désintéressé, capable de prendre les rênes du pouvoir pour le seul bien public, un martyr de la République.

    • Théoricien de l'état d'exception.

    • Réformateur : capable de réformer les institutions.

  • Reprise Impériale : Le titre de Princeps est récupéré par les empereurs (Auguste), marquant le début des « principats ». Auguste maintient la fiction républicaine tout en instaurant l'Empire.

10. Le Principat et le Stoïcisme Impérial

  • Instabilité : Les premières années du principat.

  • Marc Aurèle (121-181) : Empereur stoïcien.

    • Restaure l'empire à son apogée.

    • Dirigé par un homme seul, moralement bon et juste, agissant dans l'intérêt de tous.

    • Empereur exemplaire, modèle de comportement.

    • Objectif : Unité dans la diversité des provinces.

    • Le stoïcisme est une philosophie d'ouverture sur le monde et d'ordre : lois universelles de la nature.

    • Les hommes sont libres et égaux.

    • Primauté du cosmos (« grand tout ») sur l'individu.

  • Théorie du Princeps et Démocratie Impériale :

    • Vision dualiste du pouvoir : royal et populaire (exclut noblesse).

    • Un homme seul exerçant pour le bien de la communauté = démocratie parfaite.

  • Aelius Aristide (117-185) :

    • Écrit « Éloge de Rome », dresse le portrait de l'empereur idéal et juste qui réalise la démocratie parfaite.

    • Thème de la cosmo-polis (citoyenneté universelle).

    • L'Empire est la réalisation de la démocratie parfaite à l'échelle de la Terre.

  • Philostrate l'Athénien (170-245) : Poursuit l'idée de démocratie impériale et de pouvoir personnel.

11. Le Christianisme et sa Relation au Politique

11.1. Différences Christianisme vs. Religion Romaine Traditionnelle

Caractéristique

Religion Romaine (Païenne)

Christianisme

Type de religion

Polythéiste

Monothéiste

Hiérarchie

Hiérarchie Dieux/Hommes

Égalitariste (tous égaux)

Lien politique

Indissoluble cité/religion (honorer les Dieux)

Indifférent à la politique ("Mon royaume n'est pas de ce monde")

Vie après la mort

Réservée aux héros et grands serviteurs

Éternelle possible pour tous

Nature

Communautaire, familiale, civique (individu peu important)

Lien personnel entre Dieu et le croyant

  • Développement du christianisme inséparable de l'Empire Romain (unité et universalisme).

11.2. Saint Paul (Paul de Tarse, Ier siècle)

  • Un des 12 apôtres, auteur de nombreuses épîtres. Instituteur de l'Église du Christ.

  • Séparation des Sphères :

    • Priorité aux devoirs religieux vs. famille et politique.

    • Hostilité au mariage, valorisation de la virginité ("meilleure façon de servir Dieu").

    • Christ indifférent au politique → séparation des ordres.

  • Dualisme : Origine du péché originel. Conception dualiste entre nature et culture (≠ ordre cosmique romain).

  • Soumission au Politique :

    • « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22,21).

    • Obéissance au politique est voulue par Dieu. Le pouvoir politique représente un ordre divin.

    • Soumission corporelle, de conscience et spirituelle.

    • Conception ministérielle de l'autorité politique.

    • Les empereurs romains = exécutants de Dieu.

    • Les chrétiens se préparent à prendre le pouvoir malgré les persécutions.

  • Conflit sur le Culte Impérial :

    • Les successeurs de Paul face au problème du culte de l'empereur divinisé.

    • Ne pas participer = rupture avec la cité.

    • Théophile d'Antioche : Distingue le culte des honneurs (autorisé) du culte impérial (interdit).

  • Tertullien : Juriste romain.

    • Prône un loyalisme intransigeant à l'État romain pour les chrétiens.

    • Prône le prosélytisme, déstabilisant les religions traditionnelles.

    • Séparation stricte du structurel et du naturel.

  • Persécutions : Non par intolérance religieuse, mais pour raisons politiques.

    • Doctrine de Trajan : persécutions ponctuelles, en cas de dénonciation publique et de persévérance.

    • Progression du christianisme dans l'Empire, surtout en Orient.

11.3. Eusèbe de Césarée et la Théologie Politique (260-339)

  • Évêque important, proche de Constantin (influencé pour la tolérance).

  • Auteur de « l'Histoire ecclésiastique ».

  • Rôle Providentiel de l'Empire :

    • Conceptualise la théologie politique.

    • Unité politique de l'Empire = unité religieuse de la foi chrétienne.

    • L'unification de l'Empire a rendu possible l'unification de la chrétienté.

    • L'Empire Romain a joué un rôle providentiel (mal nécessaire) pour le triomphe de la foi.

    • Édit de Milan (313) : Fin des persécutions, christianisme devient religion officielle.

    • L'Empereur = « serviteur de Dieu », guide le peuple vers le salut.

  • Constantin : Modèle de l'empereur vertueux.

    • Organise l'Église, convoque des conciles (Concile de Nicée, 325).

    • Condamnation de l'arianisme, instauration du Credo, consubstantialité Père/Fils.

  • Césaropapisme : Confusion du politique et du religieux, héritage d'Eusèbe et Constantin.

  • « La vie de Constantin » : Constantin est providentiel, fondateur de l'Empire chrétien bicéphale.

  • Analogie Dieu/Empereur : Dieu autocrate sans égal, l'Empereur doit régner sur Terre comme Dieu règne sur le monde.

  • Absolutiste : Omnipotence de Dieu sur l'Empereur, seul l'absolutisme monarchique peut instaurer la paix.

11.4. Controverses sur la Théologie Politique

  • Edward Gibbon (XVIIIe) : « Histoire sur la chute et la décadence de l'Empire Romain ».

    • Met en avant les causes religieuses de la chute.

    • Constantin aurait agi par génie politique (non foi), utilisant la religion pour asseoir son autorité.

    • Vision anti-chrétienne séduisante pour les Lumières.

  • Carl Schmitt (XXe) : Politologue allemand. « Théologie politique » (1922).

    • Continuité entre théologie politique d'Eusèbe.

  • Erik Peterson : « Le monothéisme comme problème politique ».

    • Impossibilité pour le christianisme d'une théologie politique non blasphématoire.

    • Le christianisme = doctrine du salut, ne cautionne pas la domination politique.

    • Renouveau dans les années 70 : théologie de la libération (Amérique du Sud, anti-impérialiste).

  • Gustavo Gutiérrez : Synthèse Christianisme et Marxisme → contre l'impérialisme nord-américain.

12. Augustin d’Hippone et la Chute de l’Empire Romain

  • Théologien majeur avant Thomas d'Aquin. Penseur de « l'augustinisme politique ».

  • « La Cité de Dieu » (427) : œuvre majeure.

  • Contemporain du sac de Rome (410) par les Wisigoths (Alaric).

  • Théorie des Deux Cités :

    • Défend les chrétiens, accuse les païens de la chute.

    • Réalité entre Cité de Dieu et Cité Terrestre.

    • Deux cités seulement :

      1. Hommes qui vivent selon la chair (mal).

      2. Hommes qui vivent selon l'esprit (bien).

    • Les deux sont en conflit constant.

  • Impossibilité d'Unicité sans Justice :

    • Critique radicale de la Rome païenne : la république romaine n'a jamais existé.

    • « chose publique » = chose du peuple.

    • Rome n'est pas une République car elle ignorait le vrai Dieu et donc la justice.

    • « Là où il n'y a pas justice, il n'y a pas de droit, donc pas de République ».

  • Augustinisme Politique (expression récente, 1934) :

    • Les préceptes divins conditionnent les préceptes politiques.

    • Pas de séparation entre spirituel et temporel. L'État et le droit absorbés par la morale chrétienne.

    • Confusion Église/État, trône/autel.

    • Concrétisation dès 490 (le Pape dicte la conduite de l'empereur).

    • Grégoire Le Grand : Conception ministérielle de l'empire (empereur défend la paix et la foi).

    • Ministerium regis : Le roi remplit les missions de l'Église, protège la chrétienté et la paix.

13. Le Sacerdotalisme et l’Héritage d’Augustin

  • Après Augustin, la pensée évolue vers le Sacerdotalisme, proclamant la supériorité du pouvoir spirituel sur le temporel.

  • L'Église domine le pouvoir politique (épiscopalisme, théocratie pontificale) : elle transmet le pouvoir et peut destituer les princes.

  • Renforcé au XIe siècle par la réforme grégorienne : le Pape est le seul souverain, supérieur aux puissances séculières.

  • Affrontement Église/États séculiers au XIIe siècle.

14. Thomas d'Aquin et la Scolastique

  • Moine italien, maître en théologie.

  • « La Somme Théologique » : Concilie héritage chrétien et philosophie païenne (Aristote).

  • Albert Legrand (son professeur) : Introduit Aristote à l'Université de Paris.

  • Origine des Cités :

    • Cités = institutions humaines, œuvre de Dieu et de la nature.

    • La société politique est essentiellement naturelle.

    • L'homme est fait pour la vie en commun (nature et raison).

    • Cités autonomes.

  • Société et Bien Commun :

    • Société comparée à un corps : chacun a sa place, solidarités, fonction pour le bien commun.

    • Lié à la loi : divine, naturelle, humaine.

  • Question du Pouvoir Politique :

    • Le pouvoir vient du peuple, pas directement du Pape (≠ Paul l'apôtre) → innove.

    • Le peuple choisit son régime politique (mais parle de la "plus saine et grande partie du peuple").

  • Meilleur Régime :

    • Reprend la typologie d'Aristote (régimes purs/dévoyés).

    • La royauté semble le meilleur modèle.

    • Défenseur du régime mixte (royauté, aristocratie, démocratie conjuguées).

  • Naissance du Droit de la Guerre (dans la Somme Théologique) :

    • Guerre juste = 3 conditions :

      1. Autorité d'un prince légitime (protéger la communauté).

      2. Cause juste.

      3. Intention droite (finalité = paix).

    • Ne justifie pas les Croisades.

    • Premier penseur à poser les bases du droit de la guerre.

  • Postérité :

    • Concilie Aristote et pensée chrétienne.

    • Ouvre l'accès à la modernité, grand penseur du droit naturel.

    • Rejeté initialement par l'Église (soupçon d'averroïsme).

15. L'Assaut Impérial contre le Pouvoir Spirituel

15.1. Dante Alighieri (Poète, Homme politique, premier humaniste)

  • Partisan de l'Empire contre la papauté (Gibelin vs. Guelfe).

  • « De Monarchia » : Plaide pour une monarchie universelle sous l'Empereur germanique.

  • Défend la séparation stricte de l'état et de l'Église.

  • L'Empire germanique a une origine divine, libre de l'Église.

  • L'Empereur = seul capable de maintenir la paix.

  • L'Empereur a une emprise totale sur les corps des sujets, l'Église se limite au spirituel. Le Pape n'est plus un concurrent.

15.2. Marsile de Padoue (Théoricien politique, Médecin)

  • Opposé à la papauté, loyal à l'Empire. Recteur de l'Université de Paris.

  • « Defensor Pacis » : Charge doctrinale contre la papauté.

  • Les pouvoirs du Pape sont une usurpation. Le Christ a transmis une mission spirituelle, pas de gouvernance.

  • La hiérarchie pontificale met en péril la paix.

  • La religion est étrangère au politique, l'Église n'a pas de pouvoir régalien.

  • Seule l'autorité temporelle est souveraine (pouvoir de contrainte).

  • Refoule le dualisme chrétien : plaide pour un monisme résolu. L'état absorbe la religion (retour du césaropapisme, religion d'état).

15.3. Guillaume d'Occam (Philosophe, Théologien)

  • Connu pour son nominalisme. Polémiste de l'Empereur Louis IV de Bavière.

  • Souhaite la séparation des sphères Église/État, et la réforme du fonctionnement de l'Église.

  • La hiérarchie ecclésiastique est une aberration.

  • Le pouvoir de l'Église doit être confié à une assemblée (concile) ayant pouvoir de déposer les Papes.

  • L'origine du pouvoir de l'Empereur germanique est divine, exercée après élection.

  • Tout ce qui relève de l'autorité civile (droit, liberté, propriété) dépend de l'Empereur, pas de la papauté.

16. La Royauté Française et l'Hostilité à la Papauté

  • Fin XIIIe siècle, la royauté française combat la papauté pour organiser sa souveraineté.

  • 1296 : Affaire des décimes.

  • 1297 : Bulle Clericis laicos (Philippe le Bel bloque l'exportation d'or/argent vers la papauté).

  • Jean de Paris :

    • « Traité sur le pouvoir du roi et le pouvoir du pape ».

    • Réfute la supériorité pontificale sur les rois.

    • Le pouvoir temporel ne doit rien au spirituel.

    • Organisation politique = phénomène naturel (réf. Aristote), rejette domination universelle de l'Église.

  • Gallicanisme : Propre à la France.

    • Le roi tient son pouvoir directement de Dieu.

    • Le clergé français relève du roi pour le temporel.

    • Clergé = deux maîtres (spirituel : pape, temporel : roi).

    • Le clergé français est un pilier de l'État français.

    • Songe du Vergier (XIVe) : systématisation de la pensée gallicane.

  • Concile de Bâle : Réforme l'Église.

  • 1438 : Pragmatique Sanction de Bourges (Charles VII) :

    • Réforme l'Église française.

    • Affranchit définitivement le clergé de la tutelle pontificale.

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