Introduction à la science politique et ses concepts
80 carteLa science politique, définie par ses origines complexes et ses diverses approches théoriques, comme la sociologie politique, l'analyse des régimes et les théories de la domination, explore la nature du pouvoir, de l'État et des systèmes politiques. Elle aborde également les concepts de populisme et de démocratie, ainsi que le rôle des partis politiques dans la représentation et la gouvernance.
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Science Politique : Cheat Sheet
La science politique est une branche des sciences sociales qui étudie les faits politiques. Sa définition est complexe en raison de la polysémie du terme "politique".
Distinction des termes autour de la politique
- La politique : L'espace sociétal et l'organisation dans laquelle on vit.
- Le politique : L'entrepreneur politique (élus, administration) qui agit dans l'espace public.
- Les politiques : Actions et productions de l'État et des institutions (politiques publiques).
Relations fondamentales de l'analyse politique (selon Robert Dahl)
- Relation de pouvoir, de gouvernement et d'autorité : (Lasswell).
- Relation fondée sur le territoire : (Weber).
- Relation au sein d'associations autonomes : (Aristote).
Nature de la Science Politique
- Science sociale autonome : (Pierre Bourdieu) Espace d'activités spécialisées avec ses propres enjeux, concurrences et règles.
- Science sociale non autonome : (Durkheim) Aspect émotionnel qui l'exclut du positivisme scientifique.
- Science carrefour : (Maurice Duverger) Point de rencontre de toutes les sciences sociales.
- Science périphérique : (Bruno Etienne).
Sociologie Politique comme discipline autonome
Difficile à définir et à délimiter (Marcel Prélot), elle combine les aspects de la société et du pouvoir.
- La sociologie (Auguste Comte) : Science générale des phénomènes sociaux.
- La politique : Science du pouvoir ou lieu du pouvoir.
Classification des sciences politiques (UNESCO, Maurice Duverger)
- Les institutions politiques.
- La théorie politique.
- Les relations internationales.
- Partis, groupes, opinion publique.
Exemples d'auteurs et d'objets d'étude
- Partis politiques : Moseï Ostrogorski (1903), Maurice Duverger (1951), Sartori.
- Auteurs bordelais : Maurice Duverger, Jean Louis Seurin, Daniel Louis Seiler.
Approches Sociologiques du Politique
Holisme vs Individualisme méthodologique
- Holisme : L'homme est un tout indivisible, expliqué par l'ensemble de ses composantes.
- Holisme méthodologique (individualisme) : Étudie l'individu de manière séparée.
Sociologie d'Émile Durkheim (1858-1917)
Père fondateur de la sociologie française. Se focalise sur l'explication des faits sociaux (manière d'agir, penser, sentir extérieure et coercitive pour l'individu).
- Méthode positiviste : Distinction de la sociologie de la psychologie par son objet.
- Exemple du suicide : Fait social explicable par des déterminants sociaux.
Analyse du suicide
- Intégration : Facteur de protection (Marcel Mauss : théorie du don et contre-don).
- Régulation : Règles et repères sociaux.
Types de suicide
- Suicide altruiste : Trop forte intégration sociale.
- Suicide égoïste/individualiste : Défaut d'intégration, perte de repères.
- Suicide anomique : Dérèglement des sociétés modernes, manque de repères face à une évolution rapide.
- Suicide fataliste : Intégration sociale excessivement contraignante.
Conclusion : Le suicide varie inversement au degré d'intégration sociale ("misère morale").
Sociologie de Max Weber (1864-1920)
Père de la sociologie allemande. Tout part de l'individu ; la société se construit par l'addition des individualités.
- "Être de conscience" : L'homme agit selon sa compréhension et ses intentions (vs Durkheim).
- Interactivité : Le groupe agit sur l'individu, et l'individu agit sur le groupe.
- Trois ordres du monde : Social, économique, politique (l'ordre économique crée des catégories sociales inégalitaires).
Idéaux-types
Concepts abstraits issus de l'observation pour expliquer les situations sociales.
- Action rationnelle en finalité (but) : Combinaison logique de moyens pour un but précis (ex: danse de la pluie).
- Action rationnelle en valeur : Conformité à un devoir ou des exigences, sans tenir compte des conséquences (ex: capitaine coulant son navire).
- Action affectuelle/affective : Dictée par l'humeur, les passions, les sentiments (irréfléchie, irrationnelle).
- Action traditionnelle : Dictée par des coutumes ancrées, omniprésente.
Liens sociaux selon Weber
- Communalisation : Liens de communauté basés sur le sentiment subjectif (Église, nation).
- Sociation (association) : Base sur un compromis d'intérêt rationnellement motivé (partis politiques, clubs).
Sources de légitimation du pouvoir (Weber)
- Légitimité traditionnelle : Respect des coutumes et des anciens.
- Légitimité charismatique : Qualités personnelles du héros (force, courage).
- Légitimité légale-rationnelle : Ordre impersonnel, objectif, soumis aux règles de l'État de droit (appareil bureaucratique).
Caractéristiques de la bureaucratie (selon Weber)
- Devoir public, hiérarchie, division du travail, rémunération par contrat.
- Qualification professionnelle, avancement réglé, non-appropriation du bien public, discipline et contrôle.
Autres auteurs sur l'autorité et le pouvoir
- Stanley Milgram : Acceptation du système autoritaire par positionnement agentique.
- Théodore W. Adorno : Personnalité autoritaire découle de l'éducation ou du groupe social.
- Hannah Arendt : Le pouvoir est un "pouvoir-en-commun", non une propriété individuelle ou un "pouvoir-sur".
- Marianne Weber : Critique de la domination bureaucratique par le mariage (féminisme).
Partie 1 : Les lieux de la politique
Chapitre 1 : La relation au pouvoir comme base de la politique
Section 1 : Le pouvoir politique selon Robert Dahl
- Analyse statique : Le pouvoir est une fonction.
- Diffus : Souveraineté populaire.
- Individualisé : Groupe ou personne.
- Institutionnalisé : Pouvoir étatique (avec risque de personnalisation due à la médiatisation).
- Analyse dynamique : Distinction entre pouvoir et force. Le pouvoir est une relation d'inégalité acceptée basée sur des interactions et des stratégies ("A exerce du pouvoir sur B parce que B obtient de A quelque chose").
Section 2 : La domination légitime comme source du pouvoir politique
Weber distingue trois types de domination (le pouvoir n'a rien à voir avec la force) :
- Domination traditionnelle : Respect des coutumes.
- Patrimoniale (sultanisme) : Relation privée chef/serviteurs.
- Féodale : Relation chef/serviteurs basée sur réciprocité et fidélité (source de la monarchie constitutionnelle).
- Domination charismatique : Charisme du chef, instable, peut dériver vers rationnelle ou traditionnelle.
- Domination légale-rationnelle : Ordre impersonnel, objectif, soumis aux règles légales et à l'appareil bureaucratique.
Critiques actuelles : Béatrice Hibou (déresponsabilisation par l'administratif), David Graeber (anti-mondialisme), James C. Scott (résistance par la dissimulation).
Chapitre 2 : La question de l'État
Section 1 : L'État comme institution monopolistique
L'État possède des monopoles qui le distinguent des autres organisations sociales.
- Monopoles clés : Production des normes/lois, financier/fiscal, économiques (battre monnaie), judiciaire, de représentation collective.
- Monopole fondamental (Weber) : La violence physique légitime ("L'État a le monopole de la contrainte organisée" - Vedel).
L'État moderne : Contrôle monopolistique des moyens de contrainte. Forme la plus importante du pouvoir politique.
Section 2 : Qu'est-ce que l'État ?
- Professeur Pactet : Phénomène historique, politique et juridique, transcendent le territoire, la population et les lois.
- Hegel, Burdeau : L'État est une idée qui prend réalité par la pensée.
- Duguit : Repose sur la solidarité sociale.
- Esmein : Personnification juridique de la Nation.
Théories du Contrat Social
| Auteur | État de nature | Type d'État |
| Thomas Hobbes (Léviathan) | Guerre de chacun contre chacun ("l'homme est un loup pour l'homme"). | Totalitaire (Léviathan) : protection au prix de la contrainte. |
| John Locke (Essai sur le Gouvernement civil) | Parfaite liberté et égalité, mais ne garantit pas la propriété (vie, liberté, biens). | Libéral : le peuple a droit à la rébellion si l'État n'assure pas ses fonctions. |
| J.J. Rousseau (Du Contrat Social) | Liberté et égalité. La société pervertit l'homme par l'inégalité et la propriété. | Démocratique : peuple souverain, égalité, suffrage universel, loi comme expression de la volonté générale. |
Autres visions : Nietzsche ("le plus froid des monstres froids"), Proudhon et anarchistes (abolition), État-gendarme (fonctions régaliennes), État-providence (implication sociale).
Origine de l'État et du Droit
- Raymond Carré de Malberg : Point de vue positiviste (droit positif).
- Maurice Hauriou : Théorie du droit naturel (droit issu des institutions informelles, coutumes).
Section 3 : La définition juridique de l'État
- Statut de la personne morale : L'État est une personne morale de droit public, définie et légitimée par le droit, avec droits et obligations.
- La Constitution et l'État : La Constitution encadre et donne réalité juridique à l'État, définissant le régime, les pouvoirs, et les droits.
- Ex. Constitution Pascal Paoli (1755) : suffrage citoyen, séparation des pouvoirs, droit de vote aux veuves.
- Contenu de la Constitution (Hauriou) :
- Statut, attributions, relations des gouvernants (Constitution politique).
- Définition de l'ordre social (Constitution sociale) : droits de l'homme, libertés fondamentales, droits sociaux, réduction des inégalités.
Section 4 : Les formes juridiques de l'État
- État unitaire : Concentre et centralise le pouvoir.
- Centralisation : Compétences exercées par autorités soumises au pouvoir central.
- Concentration : Le pouvoir central exerce toutes les compétences.
- Déconcentration : Délégation de compétences à des représentants locaux du pouvoir central.
- Décentralisation : Transfert de compétences à des institutions autonomes.
- Territoriale : Collectivités territoriales (personnalité morale, ressources propres, organes élus).
- Fonctionnelle : Par fonctions techniques ou services (établissements publics).
- État fédéral : Établissement par association d'États indépendants ou désintégration d'un État unitaire (Carré de Malberg).
- Souveraineté étatique unique du gouvernement central (mais nuances ex: Canada, Allemagne).
- Trois principes du fédéralisme (George Scelle) : Superposition des ordres juridiques, autonomie des États fédérés, participation des États fédérés.
Section 5 : La conception organisationnelle de l'État en science politique
Selon Charles Tilly, l'État se construit sur deux logiques :
- Capital : Garantir la capitalisation, le droit d'entreprendre.
- Coercition : Protéger par la force.
Peut-on vivre sans État ?
- Pierre Clastres : (La société contre l'État) Sociétés sans État (ex: tribus) où la division du travail est absente.
- Claude Lévi-Strauss : S'oppose à Clastres.
- Margaret Mead : Étude des sociétés matriarcales et la délégation du pouvoir.
Chapitre 3 : Les régimes politiques
Classifications historiques
- Hérodote :
- Un seul : Monarchie (Empire Perse).
- Plusieurs : Oligarchie (Sparte).
- Tout le monde : Démocratie (Athènes).
- Platon : Processus de dégradation.
- Du sage au riche : Aristocratie (sages) -> Timocratie (guerriers) -> Oligarchie (riches).
- Du riche au tyran : Oligarchie -> Démocratie (peuple) -> Tyrannie (un seul).
- Causes de dégradation : l'argent et la passion.
- Aristote : Le régime le plus pur est la République.
Régimes Nombre Finalité Forme Monarchie Un Bien de la cité Droite Aristocratie Quelques-uns Bien de la cité Droite Oligarchie Quelques-uns L'argent Pervertie Démocratie La multitude Passions Pervertie Tyrannie Un Passions Pervertie - Montesquieu : Distinction modéré/non-modéré.
- Modéré : Monarchie (honneur), République (vertu, peut être aristocratique ou démocratique).
- Non modéré : Despotisme (crainte).
Classifications modernes
- Raymond Aron :
Constitutionnel Pluraliste Aucun pluralisme Caractéristiques Séparation des pouvoirs, droits fondamentaux, suffrage universel, élections libres, multipartisme, liberté de la presse, opinion publique, sécularisation, mouvements sociaux, lobbying. Séparation imparfaite, lois liberticides, élections truquées, censure, interdiction des droits sociaux, parti unique, propagande, économie encadrée par l'État-parti. La démocratie est le régime le plus proche du constitutionnel et pluraliste.
- J. Friedrich et Z. Brezinski : Six caractéristiques du totalitarisme.
- Idéologie officielle, parti unique de masse, système de terreur, monopole des moyens de communication, monopole des moyens de combat, économie contrôlée par l'État.
- Juan Linz : Régimes autoritaires vs Totalitaires.
- Pluralisme limité (plus d'un parti), système constitutionnel (mais échec du pluralisme), contrôle des institutions.
- Pas de mobilisation idéologique forte (contrairement aux totalitaires).
- David Held : Types de démocraties (d'après Abraham Lincoln "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple").
- Minimaliste : "Du peuple" (élitiste, par élection).
- Participative : "Du peuple + par le peuple" (participation large et systémique).
- Maximaliste : "Pour le peuple" (égalité collective, réduction des inégalités).
- Hanspeter Kriesi : Structure d'un système politique démocratique.
- Jeu entre système intermédiaire (partis, associations) et État.
- Les citoyens sont reliés à l'État via le vote et les mouvements sociaux.
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Partie 2 : Les acteurs du champ politique
Chapitre 1 : La question de la représentation partisane
Les partis politiques sont devenus centraux dans les sociétés pluralistes (Max Weber : "enfants de la démocratie").
- Forces politiques (Philippe Braud) : Partis politiques, groupes de pression, mouvements sociaux, l'armée (dans certains États).
Section 1 : Définir les partis politiques
- Philosophes :
- Edmund Burke : Ensemble organisé pour l'intérêt national.
- Benjamin Constant : Réunion d'hommes professant même doctrine.
- Politistes (projet/idéologie) :
- Hans Kelsen : Groupements d'opinion pour influencer gestion affaires publiques.
- François Goguel : Groupement organisé pour la conquête du pouvoir.
- Politistes (diverses facettes) :
- Max Weber : Relations associatives pour le pouvoir au sein d'un groupe institutionnalisé.
- Raymond Aron : Groupements volontaires cherchant à gouverner selon une conception de l'intérêt commun.
- Politistes (organisation) :
- Maurice Duverger : Ensemble de communautés liées par des institutions coordinatrices.
- Joseph Lapalombara et Myron Weiner (1966) : 4 critères : continuité de l'organisation, organisation visible et permanente localement, volonté consciente de prendre le pouvoir, souci de gagner des partisans.
Analyse structurelle de Maurice Duverger
- Aménagements : Partis attrape-tout (Otto Kirchheimer), partis d'électeurs (Jean Charlot), socialisation des partis (Georges Lavau).
Section 2 : Les fonctions des partis politiques
Trois dimensions (Sorauf, 1968) :
- Composante interne : Relations spécifiques entre membres.
- Composante électorale : Production de candidats, action dans le champ politique.
- Composante gouvernementale : Mise en œuvre de mesures gouvernementales.
Un parti s'adapte à son environnement ou meurt.
- Fonctions manifestes (Robert Merton) :
- Être un leader d'opinion.
- Sélectionner et former le personnel politique.
- Encadrer les élus.
- Fonctions latentes (Robert Merton) :
- Fonction sociale et politique du "boss" (redistribuer les ressources).
- Fonction tribunitienne (Lavau) : Parler au nom du peuple, imposer des idées, mais sans devenir un parti du gouvernement (ex: PCF antisystème).
Parti alternatif ou antisystème (Pascal Delwit)
Organisation partisane à l'orée du système politique. 4 tendances :
- Extrême gauche
- Extrême droite
- Régionalistes
- Écologistes
Populisme
- Définition : Attitude politique cherchant la sympathie populaire par des mesures sociales. Idéologie centrée sur le peuple.
- "Complexe de Cendrillon" (Isaiah Berlin) : Idéologie adaptable, insaisissable.
- Critique des élites : Fondement commun, division "peuple" vs "élites".
- Chronologie (Alexandre Dorna) : Populisme russe (XIXe), américain (fin XIXe), sud-américain (XXe), manifestations récentes (Gilets jaunes, Brexit).
- Clé paradigmatique (Margaret Canovan) : Exaltation du peuple, anti-élitisme.
Dimensions du populisme (Taguieff)
- Agraire : Revendications paysannes.
- Culturelle : Repli identitaire national.
- Politique : Opposition aux institutions établies.
Types de populisme
- Hyper-démocratique : Critique de l'UE, défense des souverainetés.
- Anti-démocratique : Discours complotiste, rejet des contre-pouvoirs.
Caractéristiques des populismes européens classiques
- National-catholique, antisystème, xénophobe, antifiscal, ultra-conservateur, nostalgique du fascisme.
Populisme européen "au présent" (Hermet)
- Hésitant entre "citoyen" et "Internet" (ex: partis antifiscaux scandinaves).
Populisme agraire et politique (Canovan)
- Agraire/rural : Radicalismes paysans (USA), mouvements paysans (Europe de l'Est), socialisme agraire (Narodniki russes).
- Politique : Dictatures populistes (Péron), démocraties populistes (référendums, Suisse), populismes réactionnaires/nationalistes (George Wallace), populismes d'hommes politiques (Thatchérisme).
Fonction tribunitienne et leader populiste
Évolution vers une centralisation et personnalisation du pouvoir ("despotisme démocratique" - Tocqueville).
- Anti-élitiste et antiparti : Critique des partis établis, représentant direct du peuple.
- Sans appareil politique classique : Flexible mais volatile.
- Politique spectacle : Hypermédiatisation (télépopulisme, vidéopopulisme) du leader ("chef d'orchestre", "animateur télé").
- Complicité et séduction : Discours basé sur préoccupations quotidiennes, émotion.
Vers un populisme de gauche ? (Chantal Mouffe, Ernesto Laclau)
- Unification de la gauche : Créer une frontière claire "peuple" vs "oligarchie" pour un espace citoyen et une démocratie délibérative et agonistique.
- Caractéristiques du populisme de gauche :
- Critique du néolibéralisme, productivisme, discriminations.
- Clivage droite-gauche devient peuple-oligarchie.
- Leader charismatique.
- S'appuie sur les mobilisations sociales.
- Injecte de l'affect en politique.
- Réinvestit des signifiants de la droite (ordre, nation, souveraineté).
- Exemples : Podemos, La France Insoumise.
Conclusion sur le populisme
C'est une "pathologie normale" (Pierre-André Taguieff) du monde politique actuel, réaction à la dépolitisation et à l'indignation. Vise à replacer le peuple au centre du débat politique.
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