Fibrome pleural: tumeurs rares et bénignes

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Les tumeurs fibreuses de la plèvre sont rares et surviennent généralement après 40 ans. Elles sont le plus souvent bénignes, mais peuvent présenter une malignité locale, avec un risque de récidive après résection. Les fibromes pleuraux sont souvent asymptomatiques et découverts fortuitement lors d'une radiographie. L'exérèse chirurgicale est le traitement de choix. En imagerie, ils se manifestent comme une tumeur solitaire, sphérique ou ovoïde, bien limitée, située à la périphérie pulmonaire ou dans les scissures. Ils peuvent être mobiles avec la position du patient. La TDM montre une masse tissulaire bien limitée, parfois hétérogène, avec une prise de contraste variable. Le raccordement à la paroi peut être à angle obtus ou aigu. Les fibromes sont le plus souvent situés dans la moitié inférieure du thorax. L'imagerie ne permet pas de distinguer avec certitude les formes bénignes des formes malignes.

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Ripassa
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Domanda
Quels sont les arguments en faveur d'un épaississement pleural malin ?
Risposta
Signes indirects: fistule broncho-pleurale avec niveau hydro-aérique, majoration de l'épaississement.
Domanda
Comment évoquer le diagnostic d'endométriose pleurale ?
Risposta
Devant des pneumothorax/hémothorax cataméniaux, répétitifs, avec épaississement pleural nodulaire et épanchement en TDM.
Domanda
Quelle est la fréquence des tumeurs fibreuses de la plèvre ?
Risposta
Les tumeurs fibreuses de la plèvre sont rares.
Domanda
Quelles sont les régions du thorax électivement atteintes par les plaques fibrohyalines ?
Risposta
Les plaques d'asbeste sont principalement délimitées à la plèvre pariétale.
Domanda
Que permet la TDM de différencier pour un petit pneumothorax ?
Risposta
La TDM différencie un petit pneumothorax d'une bulle unique et recherche une cause de la lésion.
Domanda
Où se localisent principalement les plaques fibrohyalines ?
Risposta
Principalement sur la plèvre pariétale, dans les régions postérieures et postéro-basales.
Domanda
Comment les nodules de splénose sont-ils caractérisés ?
Risposta
Nodules de taille variable, uniques ou multiples, fixant le 99mTc et les globules rouges marqués.
Domanda
Quelle est la sensibilité de la radiographie pour la détection des plaques ?
Risposta
La sensibilité de la radiographie pour détecter les plaques est très variable et plutôt médiocre (30 à 80%).
Domanda
Quelles sont les causes rares d'un hydropneumothorax ?
Risposta
Causes rares : fistule broncho-pleurale, fistule œsophagienne, ou post-traumatique.
Domanda
Que signifie un abaissement du niveau hydro-aérique dans une loge liquidienne ?
Risposta
Indique une modification de la composition du liquide pleural.
Domanda
Quel est le principal diagnostic différentiel de l'empyème ?
Risposta
Le principal diagnostic différentiel de l'empyème est l'abcès pulmonaire périphérique.
Domanda
Quel est l'âge et le sexe les plus touchés par le mésothéliome ?
Risposta
Principalement les hommes entre 50 et 70 ans.
Domanda
Décrivez les calcifications pleurales de l'asbestose.
Risposta
Calcifications pleurales de l'asbestose : pariétales, nombreuses, linéaires ou punctiformes. Benignes.
Domanda
Quel est le mécanisme d'un hydropneumothorax lié à une ponction pleurale antérieure ?
Risposta
Une ponction pleurale antérieure peut créer une communication directe entre l'arbre bronchique et la plèvre.
Domanda
Quel est l'aspect d'une loge de pneumonectomie normale ?
Risposta
L'aspect n'est pas décrit dans le contexte fourni.
Domanda
Les localisations pleurales des lymphomes sont-elles plus fréquentes au diagnostic initial ou au cours de l'évolution ?
Risposta
Plus fréquentes au cours de l'évolution qu'au diagnostic initial.
Domanda
La TDM sous-estime-t-elle l'extension loco-régionale du mésothéliome ?
Risposta
Oui, la TDM sous-estime souvent l'extension loco-régionale du mésothéliome.
Domanda
Quelle est la conséquence la plus fréquente d'une exposition à l'amiante ?
Risposta
L'exposition à l'amiante entraîne le plus souvent des plaques fibrohyalines sur la plèvre.
Domanda
Comment un fibrome pleural est-il découvert le plus souvent ?
Risposta
Le fibrome pleural est le plus souvent découvert fortuitement lors d'un examen d'imagerie de routine.
Domanda
Quel est le pronostic des fibromes pleuraux après chirurgie ?
Risposta
Le pronostic est relativement bon ; la chirurgie guérit les formes bénignes et la moitié des formes malignes. Les récidives sont rares (12%).
Domanda
Quel est le signe du dédoublement pleural caractérisant l'empyème ?
Risposta
Le signe du dédoublement pleural caractérisant l'empyème est un épaississement pleural dense sans calcifications, séparant le poumon de la paroi.
Domanda
Quand faut-il suspecter un pseudomyxome pleural ?
Risposta
Signes indirects : fistule broncho-pleurale, niveau hydro-aérique, majoration d'épaississement pleural.
Domanda
Quel est le temps de latence de la pathologie pleurale bénigne due à l'amiante ?
Risposta
Surviennent plusieurs années après le début de l'exposition à l'amiante.
Domanda
Comment un fibrome pleural apparaît-il en TDM ?
Risposta
En TDM, un fibrome pleural apparaît comme un épaississement pleural tissulaire, circonscrit, parfois calcifié, situé en dedans des côtes.
Domanda
Quels sont les mécanismes variés de l'épanchement pleural dans les lymphomes ?
Risposta
Défaut de drainage lymphatique, obstruction du canal thoracique, et infiltration pleurale secondaire due à une atteinte adjacente.
Domanda
Sur quelle preuve repose le diagnostic d'un épanchement pleural métastatique ?
Risposta
Le diagnostic repose sur une preuve cytologique ou histopathologique.
Domanda
Ces signes TDM sont-ils spécifiques au mésothéliome ?
Risposta
Non, ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent se retrouver dans d'autres néoplasies malignes de la plèvre.
Domanda
Quelle est la latence moyenne entre l'exposition et la survenue du mésothéliome ?
Risposta
La latence moyenne est de 35 ans.
Domanda
Quand faut-il suspecter un liposarcome ?
Risposta
Il faut suspecter un liposarcome si la tumeur contient des composantes tissulaires denses, au lieu d'une graisse homogène.
Domanda
Citez des éléments évocateurs de pneumothorax secondaire.
Risposta
Fistule broncho-pleurale, niveau hydro-aérique, majoration de l'épaississement pleural.
Domanda
Comment une bride pleurale apparaît-elle en TDM ?
Risposta
En TDM, une bride pleurale apparaît comme un épaississement pleural nodulaire avec épanchement associé.
Domanda
Quelles sont les complications d'un pneumothorax ?
Risposta
Complications: infection, fistule broncho-pleurale, hémopneumothorax.
Domanda
Décrivez un nodule inflammatoire post-épanchement.
Risposta
Masse basale (<4 cm), ronde ou ovale, survenant après un épanchement ; évolution variable.
Domanda
Comment se présente un pneumothorax de grande abondance sur une radiographie de face ?
Risposta
Le poumon est affaissé, décollé de la paroi, avec une
ligne pleural visible
. Le champ pulmonaire est foncé.
Domanda
Quelle est la principale localisation des mésothéliomes malins ?
Risposta
La principale localisation des mésothéliomes malins est la plèvre.
Domanda
Que suggère la présence de calcifications pleurales ?
Risposta
La présence de calcifications pleurales évoque principalement un processus bénin, tel que l'amiantose ou la tuberculose.
Domanda
Quel est l'aspect d'une plaque fibrohyaline vue en tangence ?
Risposta
Vue en tangence, elle apparaît comme une structure en plateau, parallèle à la paroi thoracique interne.
Domanda
Comment le pneumothorax se traduit-il en radiographie standard ?
Risposta
Hyperclarté avasculaire limitée par la plèvre viscérale décollée. Clarté en croissant convexe supérieur séparant le diaphragme du poumon.
Domanda
Quelle est l'évolution d'un nodule inflammatoire post-épanchement ?
Risposta
Disparition rapide ou persistance inchangée pendant de nombreuses années.
Domanda
Quelle est la définition de l'empyème pleural ?
Risposta
L'empyème pleural est une accumulation de pus dans l'espace pleural, souvent précédée par un épanchement para-pneumonique.
Domanda
Quel est le principal facteur de risque du mésothéliome pleural ?
Risposta
L'exposition à l'amiante est le principal facteur de risque du mésothéliome pleural.
Domanda
Quelle est la particularité des pneumothorax en cas de fracture costale ?
Risposta
En cas de fracture costale, le pneumothorax est considéré comme secondaire et potentiellement plus grave.
Domanda
Comment le mésothéliome se manifeste-t-il en radiographie dans 75% des cas ?
Risposta
Un épanchement pleural unilatéral, avec ou sans épaississement pleural focal ou diffus.
Domanda
Comment se manifeste l'empyème en radiologie ?
Risposta
En radiologie, l'empyème est un épanchement pleural cloisonné, lenticulaire, non mobile, se raccordant à la paroi à angle obtus.
Domanda
En quoi consiste l'atteinte pleurale des lymphomes ?
Risposta
Les lymphomes atteignent la plèvre par dépôts tumoraux et/ou épanchements pleuraux.
Domanda
Quand les complications de la loge sont-elles plus fréquentes ?
Risposta
Les complications de la loge sont plus fréquentes suite à une ponction pleurale antérieure ou un hémopneumothorax post-traumatique.
Domanda
Quelle est l'aide de la TDM pour distinguer les plaques de l'épaississement de la graisse extra-pleurale ?
Risposta
La TDM distingue les plaques par une absence de rehaussement après injection, contrairement à la graisse qui se rehausse.
Domanda
Qu'est-ce qu'un lipome pleural ?
Risposta
Un lipome pleural est une tumeur bénigne de tissu adipeux se développant dans la plèvre.
Domanda
Quels sont les points de départ thoraciques les plus fréquents des métastases pleurales ?
Risposta
Les points de départ thoraciques les plus fréquents des métastases pleurales sont le cancer bronchopulmonaire et le cancer du sein.
Domanda
Quelles sont les signes TDM les plus décrits pour un mésothéliome ?
Risposta
En TDM, le mésothéliome se manifeste par un épaississement pleural nodulaire, souvent avec épanchement, et rarement de calcifications.
Domanda
Comment un épaississement pleural tissulaire associé à un épanchement est-il visible en TDM ?
Risposta
En TDM, l'épaississement pleural tissulaire associé à un épanchement apparaît comme nodulaire.
Domanda
La TDM est-elle plus sensible que la radiographie pour la détection des plaques ?
Risposta
Oui, la TDM est plus sensible que la radiographie pour détecter les plaques pleurales.
Domanda
Citez d'autres tumeurs pleurales rarement rapportées.
Risposta
Les autres tumeurs pleurales rares incluent le fibrome, le mésothéliome (principalement malin), l'adénocarcinome métastatique, et le lymphome.
Domanda
L'atteinte des plaques fibrohyalines est-elle unilatérale ou bilatérale ?
Risposta
L'atteinte des plaques fibrohyalines peut être unilatérale ou bilatérale, mais elle est plus souvent bilatérale et asymétrique.
Domanda
Comment le pneumothorax est-il diagnostiqué en TDM ?
Risposta
En TDM, le pneumothorax apparaît comme une clarté aérique avasculaire, souvent en croissant, entre la paroi et le poumon décollé. En décubitus dorsal, l'air se situe antérieurement et latéralement aux bases.
Domanda
Quel est l'aspect radiographique d'un fibrome pleural ?
Risposta
Aspect radiographique : épaississement pleural circonscrit, aplati ou nodulaire, parallèle à la paroi thoracique. Irrégularités de surface possibles.
Domanda
Un fibrome pleural est-il toujours fixe ?
Risposta
Non, un fibrome pleural n'est pas toujours fixe ; il peut être mobile.
Domanda
Qu'est-ce que la splénose ?
Risposta
Greffe spontanée de tissu splénique dans la cavité pleurale suite à une rupture traumatique de la rate et du diaphragme.
Domanda
Quels aspects évoquent un mésothéliome par rapport à un processus bénin ?
Risposta
Les mésothéliomes sont rarement calcifiés, contrairement aux processus bénins comme l'asbestose ou la tuberculose.
Domanda
Comment le mésothéliome se manifeste-t-il en radiographie dans 25% des cas ?
Risposta
Dans 25% des cas, le mésothéliome se manifeste par un épaississement pleural isolé, sans épanchement.
Domanda
Quand l'air disparaît-il habituellement de la loge de pneumonectomie ?
Risposta
L'air disparaît de la loge de pneumonectomie après quelques semaines ou mois (moyenne 3 mois).
Domanda
Quelles sont les tumeurs malignes de la plèvre les plus fréquentes ?
Risposta
Les métastases pleurales sont les tumeurs malignes de la plèvre les plus fréquentes, souvent issues de cancers bronchopulmonaires ou du sein.
Domanda
Quelle est la localisation habituelle de l'air en TDM pour un pneumothorax en décubitus dorsal ?
Risposta
Air sous forme de niveau hydro-aérique dans la partie antéro-inférieure.
Domanda
Comment se manifeste une récidive tumorale au niveau de la loge de pneumonectomie ?
Risposta
Une récidive tumorale se manifeste par une masse tissulaire au niveau de la loge de pneumonectomie, souvent hétérogène et prenant le contraste.
Domanda
Quelles sont les autres causes de la fibrose pleurale bénigne diffuse ?
Risposta
Causes bénignes : ponction pleurale, fistule broncho-pleurale, fistule œsophagienne, hémopneumothorax.
Domanda
Qu'est-ce que le raccordement à la paroi pour un fibrome pleural ?
Risposta
Le raccordement à la paroi décrit une communication anormale entre la plèvre et l'arbre bronchique, souvent due à une fistule.
Domanda
Comment le diagnostic différentiel entre un mésothéliome malin et une pathologie pleurale bénigne liée à l'amiante peut-il être difficile ?
Risposta
Les mésothéliomes malins présentent souvent des calcifications, contrairement aux pathologies bénignes liées à l'amiante.
Domanda
Pourquoi le diagnostic entre épaississement bénin et malin est-il difficile ?
Risposta
Certaines pathologies bénignes peuvent mimer des épaississements malins, rendant la distinction difficile malgré les examens d'imagerie.
Domanda
Quels cancers extra-thoraciques sont en cause dans les métastases pleurales ?
Risposta
Les lymphomes, cancers des ovaires, de l'estomac, du pancréas, de l'utérus et les thymomes.
Domanda
Quels sont les critères très spécifiques de malignité pour un épaississement pleural ?
Risposta
Un épaississement pleural malin peut présenter des signes indirects comme une fistule broncho-pleurale et une majoration de l'épaississement. Il est nodulaire avec un épanchement associé.
Domanda
Quelle est la cause la plus fréquente d'un pneumothorax idiopathique ?
Risposta
La rupture de bulles sous-pleurales est la cause la plus fréquente.
Domanda
Qu'évoquer en l'absence de refoulement médiastinal malgré un épanchement pleural important ?
Risposta
En l'absence de refoulement médiastinal, évoquer une **ponction d'air** dans l'espace pleural (pneumothorax) plutôt qu'un **épanchement liquidien** (pleurésie).
Domanda
Comment distinguer l'empyème d'un abcès pulmonaire périphérique en radiographie ?
Risposta
L'empyème se moule sur la paroi (angle obtus), est lenticulaire, et ses niveaux hydro-aériques diffèrent en longueur. L'abcès est sphérique (angle aigu), ses niveaux hydro-aériques sont similaires. L'empyème a une paroi fine, l'abcès une paroi épaisse.
Domanda
Que peut montrer la radiographie thoracique en cas d'atteinte pleurale des lymphomes ?
Risposta
La radiographie thoracique peut montrer un épanchement pleural modéré et/ou des dépôts sous pleuraux (nodules, épaississements, coulés).
Domanda
La TDM permet-elle de distinguer un fibrome malin d'un bénin ?
Risposta
L'imagerie, y compris la TDM, ne permet pas de distinguer de façon fiable un fibrome malin d'un fibrome bénin.
Domanda
Qu'est-ce que l'épaississement pleural diffus en radiographie ?
Risposta
Épaississement de la plèvre, souvent lié à l'amiante, touchant surtout le feuillet viscéral.
Domanda
Qu'est-ce que la loge de pneumonectomie ?
Risposta
Espace pleural post-pneumonectomie, initialement aérique, se remplit de liquide, évoluant vers l'oblitération ou la persistance liquidienne.
Domanda
Ces tumeurs sont-elles plus souvent bénignes ou malignes ?
Risposta
Ces tumeurs sont le plus souvent bénignes.
Domanda
Qu'est-ce qu'un pneumothorax ?
Risposta
Présence d'air entre les feuillets de la plèvre.
Domanda
Quelle est l'évolution ultérieure de la loge de pneumonectomie ?
Risposta
La loge peut rester pleine de liquide, se résorber, ou se compliquer d'infection ou de récidive tumorale.
Domanda
Les mésothéliomes sont-ils souvent associés à des calcifications ?
Risposta
Non, les mésothéliomes sont rarement associés à des calcifications (5% à 20% des cas).
Domanda
Comment se manifeste l'endométriose pleurale ?
Risposta
Elle se manifeste par des pneumothorax ou des hémothorax cataméniaux. Diagnose évoqué si répétitifs.
Domanda
Comment évolue le contenu de la loge de pneumonectomie après chirurgie ?
Risposta
Le contenu de la loge de pneumonectomie évolue vers un épanchement liquidien ou hydro-aérique, potentiellement cloisonné.
Domanda
La TDM est-elle efficace pour le bilan d'extension du mésothéliome ?
Risposta
Oui, la TDM est plus efficace que la radiographie pour le bilan d'extension loco-régionale, mais elle sous-estime souvent cette extension.
Domanda
Qu'est-ce qu'un pneumothorax compressif ?
Risposta
Un pneumothorax compressif est une urgence vitale où l'air sous pression cause un collapsus pulmonaire total et une déviation du médiastin.
Domanda
Quels signes radiographiques évoquent un épanchement pleural métastatique ?
Risposta
Niveau hydro-aérique, épaississement pleural majoré.
Domanda
Pourquoi l'atteinte pleurale solide des lymphomes est-elle importante à reconnaître ?
Risposta
L'atteinte pleurale solide des lymphomes est importante car elle peut modifier le staging de la maladie, notamment dans la maladie de Hodgkin.
Domanda
Quels sont les métiers les plus exposés au risque de mésothéliome ?
Risposta
Les métiers les plus exposés au mésothéliome sont la construction navale, les industries de l'amiante et le bâtiment.
Domanda
Comment l'épaississement pleural diffus est-il défini en TDM selon les critères de Lynch ?
Risposta
En TDM, l'épaississement pleural diffus mesure >8 cm de hauteur, >5 cm axialement, et >3 mm d'épaisseur (critères de Lynch).
Domanda
Quelle est la localisation des deux tiers des fibromes pleuraux ?
Risposta
Les fibromes pleuraux se localisent principalement sur la plèvre pariétale, surtout dans les régions postérieures.
Domanda
Quelle est la principale cause de la fibrose pleurale bénigne diffuse ?
Risposta
La cause principale de la fibrose pleurale bénigne diffuse est l'exposition à l'amiante.
Domanda
Quel examen est plus efficace pour identifier les localisations pleurales des lymphomes ?
Risposta
La TDM analyse mieux les dépôts sous-pleuraux ; l'IRM identifie plus de localisations pleurales.
Domanda
Quel pourcentage des mésothéliomes est lié à une exposition à l'amiante ?
Risposta
Dans 80 % des cas, l'exposition à l'amiante est la cause du mésothéliome pleural.
Domanda
Que suggère une augmentation du volume de la loge avec refoulement médiastinal ?
Risposta
Une augmentation du volume de la loge suggère un empyème ou une récidive tumorale.
Domanda
Que recherche-t-on en TDM pour l'endométriose pleurale ?
Risposta
On recherche un épaississement pleural nodulaire associé à un épanchement cataménial.
Domanda
Comment la TDM diagnostique-t-elle un lipome pleural ?
Risposta
La TDM ne diagnostique pas directement un lipome pleural ; elle est utilisée pour évaluer les épaississements pleuraux, distinguer les causes bénignes/malignes, et identifier les calcifications ou l'envahissement des parois.
Domanda
Citez des manifestations extra-plurales tardives associées au mésothéliome.
Risposta
Les manifestations extra-pleurales tardives du mésothéliome incluent des rétractions et des envahissements locaux, affectant le parenchyme pulmonaire environnant.
Domanda
Comment une plaque fibrohyaline apparaît-elle en TDM HR ?
Risposta
En TDM HR, une plaque fibrohyaline apparaît comme un épaississement pleural tissulaire, parfois calcifié, circonscrit et séparé des structures adjacentes par une fine couche de graisse.
Domanda
Comment se présentent les calcifications des fibrothorax (tuberculose) ?
Risposta
Les calcifications des fibrothorax (tuberculose) sont pariétales et parfois viscérales, de volume plus important.
Domanda
Quelle est la définition de l'épaississement pleural diffus en radiographie et TDM ?
Risposta
En TDM, il s'agit d'un épaississement pleural nodulaire associé à un épanchement. L'épaississement intéresse surtout le feuillet viscéral.

Pathologie Pleurale : Fiche Récapitulative

Les affections de la plèvre représentent une part significative des hospitalisations en pneumologie, surtout en Afrique (20-25% des motifs). Environ 80% sont des pleurésies.

Manifestations

  • Épanchements gazeux, liquidiens ou mixtes ( très fréquents).
  • Lésion focale ou diffuse d'un ou des feuillets pleuraux ( épaississements, nodules).

1. Épanchements pleuraux

Radiographie Standard

  • Opacité pleurale de densité hydrique basi-hémithoracique.
  • Efface la coupole diaphragmatique.
  • Limite supérieure concave (courbe de Damoiseau).
  • Grande abondance : hémithorax sombre avec refoulement médiastinal.

Scanner (TDM)

  • Densité liquidienne (0 à 20 UH), non rehaussée par l'iode.
  • Collection liquidienne généralement postérieure avec un niveau curviligne.
  • Différentiation épanchement pleural vs intrapéritonéal (aux bases) :
    • Signe du diaphragme :
      • Pleural : périphérie de la convexité du diaphragme, postéro-interne.
      • Intrapéritonéal : concavité du diaphragme.
    • Signe de l'interface :
      • Ascite : interface nette avec foie/rate.
      • Pleural : interface mal définie.
    • Signe du pilier : liquide pleural déplace le pilier du diaphragme en avant/dehors.
    • Prolongement interne pour le pleural, limité par le ligament coronaire pour l'intrapéritonéal.

2. Épanchements Cloisonnés

  • Dus à des adhérences entre feuillets viscéral et pariétal.
  • Fréquents lors des pyothorax et hémothorax.
  • Collection liquidienne lenticulaire, homogène, à bords réguliers.
  • Déplace le parenchyme adjacent.
  • Topographie fixe, non modifiée en décubitus latéral.

3. Empyème (Pus dans l'Espace Pleural)

  • Généralement suite à un épanchement para-pneumonique exsudatif.
  • Tendance au cloisonnement.
  • Complications sans traitement : drainage vers la paroi ( empyème de nécessité) ou poumon ( fistule broncho-pleurale).

Radiologie

  • Épanchement pleural cloisonné, collection liquidienne ou hydro-aérique lenticulaire.
  • Non mobile, mais peut changer de forme avec la position.
  • Raccordement à la paroi à angle obtus.
  • Limité par feuillets pleuraux épaissis et rehaussés à l'iode.
  • Refoule le poumon, les bronches et les vaisseaux sans les détruire.

Diagnostic Différentiel : Empyème vs Abcès Pulmonaire Périphérique

Essentiel car traitement différent (drainage externe pour empyème, antibiothérapie/drainage postural pour abcès).

Empyème Abcès Pulmonaire Périphérique
Forme Se moule sur la paroi, lenticulaire Sphérique
Niveaux hydro-aériques Longueurs différentes sur Rx orthogonales Même dimension sur Rx orthogonales
Raccordement paroi Angle obtus Angle aigu
Effet sur parenchyme Comprime poumon, bronches, vaisseaux Remplace poumon, bronches/vaisseaux s'arrêtent brutalement
Paroi Fine et régulière, limite nette avec le poumon Épaisse et irrégulière, pas de limites nettes (entouré par pneumonie)
Signe spécifique Signe du dédoublement pleural (écartement feuillets viscéral/pariétal)

Cas difficiles : bulle sous-pleurale. Localisation supérieure inhabituelle doit alerter pour empyème.

4. Pneumothorax (Air Entre Feuillets Pleuraux)

Radiographie Standard (Verticale)

  • Hyperclarté avasculaire (sans vaisseaux).
  • Limitée en dedans par une opacité linéaire (plèvre viscérale décollée).
  • Décollement visible à l'apex, puis région axillaire, voire médiastin.
  • Fort volume : hémithorax totalement déshabité, moignon pulmonaire, médiastin refoulé controlatéral.
  • Faible volume : cliché en expiration forcée nécessaire pour le visualiser.
  • Pneumothorax sous tension : aspect de diaphragme continu possible.

Scanner (TDM)

  • Diagnostic aisé : clarté aérique avasculaire en croissant (concave inf.).
  • Air généralement en position antérieure et antéro-latérale (décubitus dorsal).
  • Permet de :
    • Diagnostiquer petits pneumothorax.
    • Différencier d'une bulle unique.
    • Rechercher une cause : lésion sous-pleurale, histiocytose X, emphysème, BPCO, lésions cavitaires, épaississement viscéral.

Évolution et Complications

  • Petits pneumothorax : repos, normalisation en 4-6 jours.
  • Autres cas : exsufflation ou drainage.
  • Chirurgie si 3ème récidive spontanée ou pathologie pulmonaire sous-jacente.
  • Complications et signes de gravité :
    • Pneumothorax compressif : collapsus complet du poumon, déviation médiastinale controlatérale, aplatissement coupole homolatérale.
    • Bride pleurale : opacité linéaire (surtout TDM).
    • Hydropneumothorax : présence d'air et de liquide.

Étiologies

  • Souvent idiopathique (primitif) par rupture de bulles apicales.
  • Secondaire (éléments évocateurs) :
    • Syndrome bronchique : BPCO, asthme.
    • Syndrome interstitiel : PID, pneumopathie infectieuse.
    • Nécrose parenchymateuse : pneumopathie nécrosante, néoplasie.
    • Iatrogène : chambre implantable, ventilation mécanique.
    • Traumatisme : fracture costale.

5. Hydropneumothorax

  • Souvent lié à une ponction pleurale antérieure.
  • Témoigne d'une communication : plèvre/arbre bronchique (fistule), plèvre/œsophage, ou hémopneumothorax post-traumatique.

6. Loge de Pneumonectomie

  • Espace pleural limité par la plèvre pariétale laissée en place.
  • Contenu aérique initialement, puis se remplit progressivement de liquide (niveau hydro-aérique qui monte).
  • Air disparaît en quelques semaines/mois (moyenne 3 mois).
  • Loge normale : bord interne concave en dedans, paroi fine et régulière.

Complications

  • Plus fréquentes si liquide persistant.
  • Abaissement du niveau hydro-aérique ou réapparition d'air : fistule bronchopleurale ou œsophagopleurale.
  • Augmentation de volume de la loge avec refoulement médiastinal ou modification de densité liquidienne : empyème ou récidive tumorale.
  • Épaississement irrégulier des parois : même signification.
  • Masse tissulaire dans la loge : récidive tumorale.

7. Lésions Focales de la Plèvre

A. Plaques Fibrohyalines (Amiante)

  • Conséquence la plus fréquente d'exposition à l'amiante.
  • Surviennent tardivement (plusieurs années après exposition).
  • Localisation : plèvre pariétale, souvent bilatérale et asymétrique.
  • Régions atteintes : postérieures et postéro-basales (6ème-10ème côtes). Apex et culs-de-sacs costo-diaphragmatiques respectés.

Radiographie Standard

  • Épaississement pleural circonscrit, aplati ou nodulaire, en plateau parallèle à la paroi.
  • Sensibilité/spécificité médiocres.

TDM HR

  • Épaississement pleural tissulaire, parfois calcifié, circonscrit.
  • Situé en dedans des côtes, séparé par une fine couche de graisse.
  • Plus sensible que la Rx.
  • Distingue des plaques d'un épaississement de la graisse extra-pleurale.

B. Calcifications Pleurales

  • TDM les identifie aisément, distingue atteinte viscérale et/ou pariétale.
  • Calcification = processus bénin (asbestose, tuberculose).
  • Mésothéliomes : rarement associés (5-20% des cas).
  • Calcifications fibreuses de l'asbestose : pariétales, nombreuses, linéaires ou punctiformes.
  • Calcifications des fibrothorax (tuberculose) : pariétales et/ou viscérales, plus volumineuses.

C. Tumeurs Fibreuses de la Plèvre (Fibrome Pleural)

  • Rares, tous âges (>40 ans).
  • Le plus souvent bénignes (parfois nommées mésothéliomes bénins).
  • Parfois malignité locale (récidive après résection dans 12% des cas).
  • Pronostic bon après chirurgie d'exérèse.
  • Souvent asymptomatique, découverte fortuite.

Radiographie

  • Tumeur solitaire, sphérique ou ovoïde, parfois lobulée.
  • Localisation : base du thorax, contre plèvre périphérique/scissurale.
  • Bien limitée sur versant pulmonaire.
  • Parfois mobile avec la position.

TDM

  • Masse tissulaire bien limitée.
  • Prise de contraste fréquemment hétérogène.
  • Raccordement à la paroi : angle obtus (majorité des lésions pleurales), aigu ou mixte.
  • Pas d'envahissement paroi/médiastin/parenchyme pulmonaire.
  • Imagerie ne distingue pas fibrome bénin/malin de façon fiable.

D. Lipome Pleural

  • Tumeur rare et asymptomatique, découverte fortuite.
  • TDM : masse bien limitée, de densité graisseuse homogène (-50 à -150 UH).
  • Si hétérogène avec composantes tissulaires plus denses : suspecter liposarcome.

E. Autres Tumeurs Rares

  • Histiocytome malin fibreux, hémangio-péricytome pleural, divers sarcomes.

F. Endométriose Pleurale

  • Manifestation : pneumothorax ou hémothorax cataméniaux (liés aux menstruations).
  • TDM : épaississement pleural nodulaire avec épanchement.

G. Splénose

  • Greffe spontanée de tissu splénique dans la plèvre après rupture traumatique rate + coupole diaphragmatique gauche.
  • Nodules uniques ou multiples.
  • Fixent le 99mTc et les globules rouges marqués.

H. Pseudotumeur Inflammatoire (Nodus Pleurale)

  • Masse généralement basale, ronde/ovale/irrégulière (<4 cm).
  • Apparaît après un épanchement.
  • Évolution variable : disparition rapide ou persistance.

8. Lésions Diffuses de la Plèvre

A. Épaississement Pleural Diffus

  • Radiographie : épaississement continu sur au moins 1/4 de la paroi thoracique.
  • TDM : épaississement pleural de plus de 8 cm de hauteur, 5 cm axial, et >3 mm d'épaisseur (critères de Lynch).
  • Difficile de distinguer bénin et malin.

Arguments en Faveur d'un Épaississement Pleural Malin (TDM)

Ces signes ont une bonne spécificité, mais une moindre sensibilité.

  • Épaississement pleural circonférentiel (Spécificité 100%).
  • Épaississement pleural nodulaire (Spécificité 94%).
  • Épaississement de la plèvre pariétale > 1 cm (Spécificité 94%).
  • Atteinte de la plèvre médiastinale (Spécificité 88%).
  • Envahissement de la paroi thoracique ou du médiastin (très spécifique de malignité, mais peu sensible).

B. Mésothéliome Pleural Malignant

  • Tumeur rare, principalement chez les travailleurs de l'amiante (80% des cas).
  • Pas dose-dépendant contrairement aux autres manifestations de l'amiante.
  • Âge : 50-70 ans, souvent homme.
  • Latence très longue (moyenne 35 ans).
  • Localisation principale : plèvre (rarement péritoine ou péricarde).

Radiographie

  • 75% : épanchement pleural unilatéral (avec ou sans épaississement focal/diffus).
  • 25% : épaississement pleural isolé sans épanchement.
  • Extensions extra-pleurales tardives : tumeur parenchymateuse, péricardite, ganglions médiastinaux, destruction costale.

TDM (Signes sur 50 cas)

  • Épaississement pleural (92%), scissural (86%).
  • Épanchement pleural (74%).
  • Perte de volume de l'hémithorax atteint (42%).
  • Pas spécifique (peut se voir dans d'autres néoplasies pleurales).
  • Meilleur bilan d'extension que la Rx (péricarde, médiastin, paroi, diaphragme).
  • Sous-estime souvent l'extension loco-régionale.

Diagnostic Différentiel Mésothéliome vs Pathologie Pléurale Bénigne Liée à l'Amiante

  • Pathologie bénigne : latence plus courte (10-20 ans).
  • Prudence : un épanchement bénin peut être la 1ère manifestation d'un mésothéliome.
  • Évocateurs de mésothéliome : épaississement nodulaire, unilatéral.
  • Évocateur de bénin : atteinte bilatérale et symétrique.

C. Métastases Pleurales

  • Tumeurs malignes de la plèvre les plus fréquentes.
  • Origine : cancer bronchopulmonaire (36%), cancer du sein (25%).
  • Extra-thoraciques : lymphome (10%), ovaires (5%), estomac (5%).
  • Dans 10% des cas, point de départ inconnu.

Signes Radiographiques Évocateurs d'Épanchement Métastatique

  • Massif et se reproduit rapidement après ponction.
  • Bilatéral avec cœur de volume normal.
  • Associé à nodules pulmonaires multiples ou lymphangite carcinomateuse.
  • Associé à adénopathies hilaires.
  • Épanchement important refoule le médiastin.
  • Si pas de refoulement médiastinal : cancer bronchopulmonaire, atélectasie associée, médiastin fixé par adénopathies.
  • Peut être associé à un épaississement pleural tissulaire (souvent masqué à la Rx, visible en TDM : irrégulier/nodulaire).
  • Rarement tumeur pleurale isolée sans épanchement.

D. Localisations Pleurales des Lymphomes

  • Plus fréquents au cours de l'évolution (vs diagnostic initial).
  • Souvent associées à d'autres localisations.
  • Atteinte : dépôts tumoraux sous-pleuraux et/ou épanchement pleural.
  • Mécanismes épanchement : défaut de drainage lymphatique, obstruction canal thoracique, infiltration pleurale.

Imagerie

  • Rx thoracique : épanchement pleural (modéré), dépôts sous-pleuraux (nodules, épaississements en plaques).
  • TDM : meilleure analyse de l'atteinte pleurale solide.
  • IRM : identifie plus de localisations pleurales que la TDM.

E. Épaississement Pleural Diffus Bénin (Asbestose, Tuberculose)

  • Fibrose pleurale secondaire à l'organisation d'un épanchement.
  • Causes principales : pleurésie tuberculeuse, empyème, hémothorax, pleurésie asbestosique bénigne.

Imagerie

  • Ligne dense qui sépare le poumon aéré de la paroi.
  • Peut être calcifiée (opacités linéaires parallèles à paroi/diaphragme/médiastin).
  • TDM :
    • Épaississement régulier mais non nodulaire.
    • Respecte la plèvre médiastinale, jamais circonférentiel.
    • Plus sensible que la Rx pour les calcifications.
    • Apprécie mieux l'extension et l'état du parenchyme.
    • Évoque la cause : atteinte parenchymateuse (tuberculose/empyème), calcifications importantes (tuberculose), atteinte bilatérale (amiante).
    • Aide à reconnaître l'atélectasie par enroulement (complication des épaississements asbestosiques).

F. Atélectasie par Enroulement

  • Atteinte parenchymateuse ("round atelectasis").
  • Se développe après une atteinte pleurale, notamment asbestosique.
  • Aspect typique en queue de comète (déplacement arciforme des vaisseaux adjacents).

G. Fibothorax organisé chronique

  • Se développe dans une poche pleurale chronique.
  • Suspecter sur signes indirects : fistule broncho-pleurale (niveau hydro-aérique), majoration de l'épaississement pleural.

Pathologie Pleurales : Aide-Mémoire

Les affections de la plèvre représentent une part significative des motifs d'hospitalisation en pneumologie (20-25% en Afrique), avec près de 80% étant des pleurésies.

La pathologie pleurale peut se manifester par des épanchements (gazeux, liquidiens, mixtes) ou des lésions (focales, diffuses) des feuillets pleuraux.

I. Épanchements Pluraux

A. Épanchements Liquidiens (Pleurésie)

  • Radiographie standard :

    • Opacité pleurale hydrique basi-hémithoracique.

    • Efface la coupole diaphragmatique, limite supérieure concave (courbe de Damoiseau).

    • L'aspect dépend de l'abondance et de la topographie.

    • Épanchement de grande abondance → hémithorax sombre avec refoulement médiastinal.

  • TDM :

    • Densité liquidienne (0 à 20 UH), non rehaussée par l'injection d'iode.

    • Collection liquidienne en région postérieure avec un niveau curviligne.

    • Différenciation petit épanchement pleural vs intrapéritonéal :

      1. Signe du diaphragme : pleural à la périphérie de la convexité (postéro-interne) ; intrapéritonéal dans la concavité.

      2. Signe de l'interface : nette pour ascite avec foie/rate ; mal définie pour épanchement pleural.

      3. Signe du pilier : liquide pleural peut déplacer le pilier en avant et en dehors.

      4. Prolongement interne pour épanchement pleural ; limité en dedans par le ligament coronaire pour intrapéritonéal.

  • Empyème (pus dans l'espace pleural) :

    • Souvent précédé d'un épanchement para-pneumonique exsudatif.

    • Tendance au cloisonnement.

    • Radiologiquement : épanchement pleural cloisonné, collection lenticulaire, non mobile, se raccordant à la paroi à angle obtus.

    • Limitée par feuillets pleuraux épaissis et rehaussée par l'iode.

    • Refoule le poumon, les bronches et les vaisseaux sans les détruire.

    • Diagnostic différentiel avec abcès pulmonaire périphérique :

      • Empyème : paroi fine et régulière, limite nette avec le poumon, se moule sur la paroi, forme lenticulaire, se raccorde à angle obtus, comprime le poumon/bronches/vaisseaux, niveaux hydro-aériques de longueurs très différentes sur incidences orthogonales.

      • Abcès : paroi épaisse et irrégulière, pas de limites nettes avec le poumon (entouré de pneumonie), sphérique, se raccorde à angle aigu, remplace le poumon (bronches/vaisseaux s'arrêtent brutalement), niveaux hydro-aériques de même dimension sur incidences orthogonales.

      • Caractérisé par le signe du dédoublement pleural (écartement des feuillets viscéral et pariétal).

      • Attention aux cas difficiles (bulle sous-pleurale) ; localisation supérieure inhabituelle pour empyème.

  • Fistule bronchopleurale :

    • Souvent en relation avec une ponction pleurale antérieure ou communication entre plèvre et arbre bronchique.

    • Baisse du niveau hydro-aérique ou réapparition d'air dans loge liquidienne.

  • Pleurésies cloisonnées :

    • Adhérence entre feuillet viscéral et pariétal.

    • Fréquent lors des pyothorax et hémothorax.

    • Collection liquidienne lenticulaire, homogène, à bords réguliers, topographie fixe, non modifiée par la position.

B. Épanchements Gazeux (Pneumothorax)

  • Présence d'air entre les feuillets pleuraux.

  • RX standard (position verticale) :

    • Hyperclarté avasculaire limitée en dedans par opacité linéaire (plèvre viscérale décollée).

    • Décollement visible à l'apex, ou en forme de croissant basal.

    • Pneumothorax sous tension : aspect de diaphragme continu possible.

    • Faible abondance : mieux visualisé en expiration forcée.

    • Grande abondance (suffocant) : hémithorax totalement déshabité, moignon pulmonaire au hile, médiastin refoulé.

  • TDM :

    • Diagnostic aisé : clarté aérique avasculaire, en croissant à concavité inférieure.

    • Air en général à la partie antérieure et antéro-latérale des bases (en décubitus dorsal).

    • Permet de détecter les petits pneumothorax et de les différencier d'une bulle unique.

    • Recherche la cause (lésion sous-pleurale, emphysème, BPCO, etc.).

  • Évolution :

    • Petits : repos, normalisation en 4-6 jours.

    • Autres : exsuflation ou drainage.

    • Chirurgie : 3ème récidive spontané ou pathologie pulmonaire sous-jacente.

  • Complications/Signes de gravité :

    • Pneumothorax compressif : collapsus complet du poumon homolatéral, déviation médiastinale controlatérale, aplatissement coupole homolatérale.

    • Bride pleurale : opacité linéaire reliant les deux plèvres.

    • Hydropneumothorax : association de liquide et d'air.

  • Étiologies :

    • Le plus souvent idiopathique (rupture de bulles apicales).

    • Secondaire : BPCO, asthme, PID, pneumopathie nécrosante, néoplasie, iatrogène, traumatisme.

C. Hydropneumothorax

  • Présence de liquide et d'air.

  • souvent en relation avec une ponction pleurale antérieure.

  • Peut témoigner d'une communication entre plèvre et arbre bronchique (fistule) ou œsophage.

  • Ou hémopneumothorax post-traumatique.

D. Loge de Pneumonectomie

  • Espace pleural délimité par la plèvre pariétale après exérèse du poumon.

  • Initialement aérique, puis se remplit de liquide.

  • Niveau hydro-aérique qui monte progressivement, air disparaît en qqs mois.

  • Bord interne concave en dedans, paroi fine et régulière → loge normale.

  • Complications (plus fréquentes si liquide persiste) :

    • Abaissement du niveau hydro-aérique ou réapparition d'air : fistules bronchopleurale ou œsophago-pleurale.

    • Augmentation de volume avec refoulement médiastinal et/ou modification de densité : empyème ou récidive tumorale.

    • Épaississement irrégulier des parois : empyème ou récidive tumorale.

    • Masse tissulaire dans la loge : récidive tumorale.

II. Lésions Focales ou Diffuses des Feuillets Pleuraux

A. Plaques Pleurales (Amiante)

  • Conséquence la plus fréquente d'exposition à l'amiante (tardive, plusieurs années).

  • Localisation sur la plèvre pariétale, souvent bilatérales et asymétriques.

  • Régions postérieures et postéro-basales (6ème-10ème côtes) électivement atteintes.

  • Apex et culs-de-sac costo-diaphragmatiques respectés.

  • Radiographie : épaississement circonscrit, aplati ou nodulaire, en plateau. Sensibilité/spécificité médiocres.

  • TDM HR : épaississement tissulaire, parfois calcifié, circonscrit, séparé des côtes par fine couche de graisse. Plus sensible que RX.

B. Calcifications Pleurales

  • Évoquent un processus bénin (asbestose et tuberculose).

  • Mésothéliomes rarement associés (5-20%).

  • Asbestose : pariétales, nombreuses, linéaires ou punctiformes.

  • Fibrothorax (tuberculose) : pariétales et/ou viscérales, plus volumineuses.

C. Tumeurs Pleurales

  • Tumeurs fibreuses de la plèvre (Fibrome pleural) :

    • Rares, plus souvent bénignes (parfois malignité locale).

    • Pronostic bon après chirurgie d'exérèse.

    • Souvent asymptomatique.

    • Radiographie : tumeur solitaire, sphérique/ovoïde, taille variable, mobile, bien limitée.

    • TDM : masse tissulaire bien limitée, rehaussement hétérogène. Raccordement à la paroi à angle obtus ou aigu. Absence d'envahissement.

    • Imagerie ne distingue pas fiablement bénin/malin.

  • Lipome Pleural :

    • Rare, asymptomatique.

    • TDM : masse bien limitée, de densité graisseuse homogène (-50 à -150 UH).

    • Si hétérogène et contient des composantes tissulaires plus denses → liposarcome.

  • Autres tumeurs rares : histiocytome malin fibreux, hémangio-péricytome, divers sarcomes.

  • Endométriose pleurale :

    • Pneumothorax ou hémothorax cataméniaux (en rapport avec les menstruations).

    • Épaississement pleural nodulaire associé à un épanchement.

  • Splénose :

    • Greffe spontanée de tissu splénique dans la cavité pleurale après rupture traumatique de rate et coupole gauche.

    • Nodules uniques ou multiples, fixent le 99mTc et globules rouges marqués.

D. Épaississement Pleural Diffus

  • Définition :

    • Radiographie : épaississement continu sur au moins 1/4 de la paroi thoracique, avec ou sans oblitération des culs-de-sac.

    • TDM (critères de Lynch) : plus de 8 cm de hauteur, 5 cm dans le plan axial et plus de 3 mm d'épaisseur.

  • Bénin :

    • Fibrose pleurale secondaire à l'organisation d'un épanchement.

    • Principales causes : pleurésie tuberculeuse, empyème, hémothorax, pleurésie asbestosique bénigne.

    • Imagerie : ligne dense séparant poumon aéré de la paroi. Peut être calcifiée.

    • TDM : régulier mais non nodulaire, respecte la plèvre médiastinale, jamais circonférentiel. Plus sensible pour calcifications.

    • Asbestose : épaississement surtout du feuillet viscéral, moins fréquent que les plaques.

  • Malin (Mésothéliome pleural) :

    • Tumeur rare, principalement liée à l'exposition à l'amiante (80% des cas), avec longue latence (35 ans).

    • Atteint l'homme entre 50-70 ans.

    • Radiographie : 75% épanchement pleural unilatéral (avec ou sans épaississement focal/diffus) ; 25% épaississement isolé.

    • TDM (signes évocateurs) :

      • Épaississement pleural circonférentiel (100% spécificité).

      • Épaississement pleural nodulaire (94% spécificité).

      • Épaississement de la plèvre pariétale > 1 cm (94% spécificité).

      • Atteinte de la plèvre médiastinale (88% spécificité).

      • Perte de volume de l'hémithorax atteint, calcifications pleurales (rares), envahissement de la paroi thoracique.

      • Extension locorégionale vers le péricarde, médiastin, diaphragme.

    • Diagnostic différentiel avec pathologie bénigne : épaississement nodulaire, unilatéral évoquent mésothéliome. Bilatéral et symétrique évoque bénin.

  • Métastases pleurales :

    • Les plus fréquentes tumeurs malignes de la plèvre.

    • Origine : bronchopulmonaire (36%), sein (25%), lymphome (10%), ovaires, estomac.

    • Diagnostic : preuve cytologique ou histopathologique.

    • Signes radiographiques évocateurs :

      • Épanchement pleural massif, récidivant rapidement.

      • Épanchement bilatéral avec cœur normal.

      • Association épanchement + nodules pulmonaires multiples ou lymphangite carcinomateuse.

      • Association épanchement + adénopathies hilaires.

      • Épanchement important refoule le médiastin (si pas de refoulement → cancer bronchopulmonaire, atélectasie, médiastin fixé).

      • Épaississement pleural tissulaire irrégulier ou nodulaire (mieux visible en TDM).

      • Rarement tumeur pleurale isolée sans épanchement.

  • Localisations pleurales des lymphomes :

    • Plus fréquentes en cours d'évolution.

    • Dépôts tumoraux sous-pleuraux et/ou épanchement pleural (mécanismes variés).

    • Radiographie : épanchement modéré, dépôts sous-pleuraux (nodules, épaississements en plaques).

    • TDM : mieux analyse l'atteinte solide.

    • IRM : identifie plus de localisations que la TDM.

E. Atélectasie par Enroulement (Ronde)

  • Atteinte parenchymateuse se développant au décours d'une atteinte pleurale (asbestosique notamment).

  • Aspect typique en queue de comète par déplacement arciforme des vaisseaux adjacents.

F. Pseudo-Tumeur Inflammatoire

  • Masse basale, ronde, ovale ou irrégulière (< 4 cm) après un épanchement.

  • Évolution variable : disparition rapide ou persistance.

G. Tuberculose Pleurale

  • Les calcifcations des fibrothorax sont pariétales et/ou viscérales et plus volumineuses.

III. Conclusion

  • La TDM est essentielle pour le bilan, le diagnostic différentiel, et le suivi des pathologies pleurales.

  • Une bonne connaissance des signes radiologiques (RX et TDM) est cruciale pour la distinction entre affections bénignes et malignes.

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