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CHAPITRE 1 : La clinique du normal au pathologique
→ objectif : mieux comprendre le champ d’action du psychologue clinicien
A/ INTRODUCTION:
Notion de détresse au centre de notre sujet d’étude
→ en psychologie clinique on essaye de comprendre cette détresse/souffrance et d’essayer de la quantifier
= une évaluation pour faire des hypothèses et quantifier la souffrance pour déterminer la prise en charge
Psychologue clinicien = une personne qui étudie l’ensemble des troubles et problèmes psychiques
→ la détresse psychologique peut être abordée de différentes manières
→ sur le plan émotionnel (colère), cognitif (dévalorisation), comportemental (addiction), social (travail, se faire des relations), psychosomatique (détérioration sur le plan physique) dans le but de :
- évaluer (classification, diagnostic)
- traiter (psychothérapie)
- expliquer = comprendre (étiologie (= les facteurs qui ont pu participer à l’émergence de ce trouble), maintien(= ce qui fait que la détresse se maintient dans le temps)
objectif du psychologue = se focaliser sur la partie explication, ce qui est un peu survolé en psychiatrie
B/ Pourquoi peut-on présenter une souffrance psychique/une détresse ?
➔ En lien avec notre santé mentale
- un diagnostic psychiatrique (=détérioration mentale ; phobie, schizophrénie, dépression…)
➔ Frontière floue entre santé psychologique et physique
- souffrance physique (devenir handicapé)
- exemple : le névrosisme = plus de chances d’avoir un cancer
mais aussi si je développe un cancer = plus de chances de développer des troubles dépressifs
➔ En lien avec notre contexte de vie :
- licenciement, décès d’un proche, confrontation à un événement traumatique, confrontation à l’université
➔ Frontière entre normal et pathologique
état de détresse réactionnel = une réponse forte et temporaire
état de détresse chronique = maintien d’un état détresse même sans son contexte initial
=> On ne doit pas réduire la psychologie clinique aux troubles psychiatriques
C/ Psychologue clinicien et psychiatre,
Des similitudes ?
• Fonction de « soin » auprès de personnes présentant une souffrance psychique
Différences ?
• Études (et donc une différence de salaire de double)
• le type de soins proposé
pharmacologie = psychiatre
psychothérapie = psychologue
• le lieu d’exercice (psychiatre = très restreint → libéral ou hôpital)
Métiers de clinicien :
Les psychologues sont amenés à travailler avec différents types de populations (enfants, adolescents, adultes ou personnes âgées)
= un métier très divers, par sa pratique, ses outils, secteurs d’activités et de salaire
Multiples fonctions/rôles :
→ 4 missions assuré par le master, mais chaque métier se spécialise dans certaines missions
Les fonctions du psychologue clinicien :
• Fonction de psychothérapie et soins pour laquelle il est formé initialement
• Fonction institutionnelle (monde du travail)
• Fonction d’évaluation et de diagnostic = décrire, identifier, orienter, …
• Fonction de recherche et enseignement
➔ Une définition difficile à mettre en place : « L’ensemble des moyens psychologiques qui peuvent être mis en œuvre dans un but thérapeutique ( = tout ce que l’on peu faire pour que la personne aille mieux )
➔ co-existence aujourd’hui de plusieurs types d’interventions thérapeutiques, associées à des modèles théoriques différents (psychanalyse) : une bataille sur les psychothérapies les plus efficaces
➔ elles peuvent être complémentaires, avec pour but l’épanouissement de la personne = le changement
➔ elles dépendent ; des indications, de la durée, de la demande, du cadre théorique
=> au final chaque forme de psychothérapie va avoir une efficacité qui dépend selon les personnes, le but, la durée de traitement et l’engagement de l’individu
SYNTHÈSE :
D/ Le normal et le pathologique : des concepts vagues
• une distinction souvent floue (d’autant plus chhez les enfants/ados)
• des comportement ou des diagnostics sont à la limite entre les deux (consommation/addiction, méfiance/paranoïa, coup de blues/dépression)
➔ Plusieurs définitions à la normalité :
• Normalité statistique = le plus grand nombre (→HPI)
• Normalité idéale = à quoi on aspire (par exemple si j’ai la vie que je souhaite avoir je suis normal, sinon non ; mais au final ça marche pas vrmt comme ça)
• Normalité subjective = le fait de se définir, de se sentir normal (mais au final dans bcp de pathologies, il y a une non-conscience)
• L’État de santé (mais au final, qu’est ce qu’une personne en bonne santé?)
• L’Adaptation (capacité à l’adaptation = signe de normalité)
=> En somme des définitions insuffisantes, et qui peuvent se contredire entre elles
➢ Le cas de Eric
➔ Finalement beaucoup de dimensions à prendre en compte (l’âge, la durée, …) pour distinguer le normal du pathologique
➔ Cangueilhem met en évidence la continuité entre le normal et le pathologique
= un continuum qu’un doit positionner, pas deux états distincts
➔ Définition de la pathologie :
Classifications psychiatriques viennent délimiter la frontière entre le normal et le pathologique
✔ Classifications psychiatriques ; DSM 5, CIM 11
◦ Mais la frontière n’est pas toujours évidente, et le diagnostics peut être très sujet à controverse (comme le TDAH)
✔ Niveau subjectif : = on se base sur le ressenti de la personne pour savoir si le trouble est pathologique, avec souffrance marquée
=> Au final pour avoir une bonne définition de la pathologie il faudrait croiser les deux regards
Définition de la pathologie, selon 2 axes :
➢ La durée
• Un symptôme = réponse passagère à un conflit = normal (exemple du deuil)
• Par contre s’il n’y a pas de résolution du conflit, des défenses (dévalorisation de soi, incapacité à confronter ces émotions) plus ou moins rigides s’installent on passe dans la pathologie (exemple du deuil pathologique)
= En somme plus c’est long plus on s’approche de la pathologie
• Sauf si l’équilibre peut se rétablir dans le temps (médicaments, thérapies, soutien …) : on est dans le normal ou la pathologie ?
➢ L’âge
• Différences entre les symptômes de l’enfant et de l’adulte
• Le comportement doit s’inscrire avec l’âge de la personne en face de nous (exemple des comportements obsessionnels, cauchemars …) : un comportement normal chez l’enfant peut alors devenir pathologique à partir d’un certain âge
• Chaque étapes du développement est associé à une peur particulière
◦ 8 mois = étrangers et séparation
◦ 7 ans = mort, catastrophes
◦ adolescence = jugement, rejet …
• Modes de résolution des conflits qui varient selon l’âge
◦ Bébé → troubles de l’endormissement, refus du biberon, vomissements
◦ Jeune enfant → l’opposition, colère, agressivité …
◦ Enfant → difficultés scolaires, relationnelles …
• Plus le patient est jeune, plus les choses bougent vite (résultats plus rapide)
• La maturation implique des conflits psychiques qui peuvent générer des
symptômes : des comportements peuvent être perçus comme pathologiques en
apparence mais avoir une fonction organisatrice
(ex:trouble du comportement chez l’enfant→ agressivité pour s’autonomiser ou
reflet d’un trouble dans la régulation des émotions)
→ Ce qui pose la question de si est-ce c’est un comportement maturatif (qui favorise un bon dev = micro-évênements) ou entravant à la maturation ? (=événement trop difficile)
• Nécessité de connaître le développement « normal » pour repérer un éventuel décalage
Le normal et le pathologique en fonction de l’âge
• enfant et ado → prendre en compte l’environnement
• Évaluation : (croiser les différentes évaluations pour évaluer la situation)
◦ Dynamique (dans quels types d’interactions ou relations la difficulté s’exprime)
◦ Fonctionnelle (=sens du comportement pour l’enfant, quel sens ça a pour la famille)
◦ Temporelle (depuis combien de temps ça dure)
• Il ne faut pas considérer un comportement isolé, à un instant T
• Il ne faut donc pas se fier aux apparences (que ce soit des comportements turbulants mais aussi trop calmes)
◦ Normalité de surface = un conformisme adaptatif (« faux self » Winnicott) = un enfant qui apparaît trop parfait : un signe d’une organisation psychique très faible (faible capacité d’adaptation et forte dépendance)
BILAN, Critères pour bien faire la distinction objective :
➔ Durée et l’intensité
➔ Symptômes ne correspondent pas à une étape du développement
➔ Conséquences sur le fonctionnement scolaire et social
SYNTHÈSE :
➢ La distinction normal/pathologique = complexe
(dépend de la définition utilisée, l’âge, la durée des symptômes…)
➢ Normalité/Pathologie sont sur un continuum
= nous sommes tous susceptibles de basculer d’un coté
CHAPITRE 2 : Modèles théoriques et psychothérapeutiques en psychologie clinique
I/ L’approche psychanalyste
1) La naissance de la psychanalyse
• Conception « structurelle » du fonctionnement psychique
◦ structure psychotique = perturbation du rapport à la réalité
◦ structure névrotique : névrosés sains / névrosés en souffrance (=deux sous cases qui se différencient par l’intensité des pulsions, la rigidité des défenses…)
= maintiens d’un bon contact avec la réalité (mais qui peut être générateur de souffrance = névrosés en souffrance) avec la possibilité de basculer d’un coté où de l’autre
= nous sommes tous névrosés, mais pas forcément pathologique
• Freud = médecin → maladies = se trouvent au niveau de l’organisme (=corps)
→ Il sera confronté à des patientes résistantes aux traitements : un comportement interprété par de la comédie pour les médecins, mais ce n’est pas le cas de Freud
→ Il adopte donc un changement de posture : chevet, écoute, « pas de tri », « pas » de préjugés …
• Constat général = celles qui vont être nommées « des hystériques » savent des choses sur leur trouble mais inconsciemment (sans pouvoir le verbaliser)
• Les souvenirs traumatiques sont partagées par toutes
▪ enfance = origine des troubles
▪ ils conservent la même charge émotionnelle quand il est raconté
• La verbalisation = leur permet de diminuer leur charge traumatique et les symptômes
• Cependant, à elles seules, elles ne parviendraient pas à le décoder
2) Construction de la méthode
Proposition d’une méthode basée sur l’hypnose, pour faciliter l’accès à l’événement traumatique de ses patientes, qui est ;
La Méthode cathartique (hypnose)
✔ reconnexion à l’expérience traumatique
✔ Abréaction = déclenchement d’une décharge émotionnelle (pleurs)
✔ Catharsis = l’effet produit, qui diminue les symptômes
MAIS cette méthode d’hypnose à des failles ;
• Refus d’hypnose
• Pas de guérison chez certaines : mais un déplacement des symptômes
• Génère un proximité forte entre patient/médecin
Nouvelle méthode = avantages sans les inconvénients !
✔ Arrêt de l’hypnose
✔ Verbalisation : parole = effet thérapeutique si il y a écoute particulière
La méthode de la libre association
• Objectif = patient retrouve des souvenirs, des représentations qui ont été oubliés activement (nécessaire d’oublier =refoulement)
• Technique :
✔ Libre pensée
✔ Libre parole
= apprentissage d’un nouveau mode de communication
• L’entretien vise à mettre en évidence
✔ Les contenus inconscients
✔ Déterminer le fonctionnement psychique de l’individu (stade de fixation, angoisses…)
• Divan = cure type
• De rare interventions, qui ont pour but de :
✔ Signifier l’écoute
✔ Interpréter = donner une signification à certaines conduites, attitudes, non perçues par le patient seul
« L’analyste ne doit être rien d’autre qu’un miroir qui reflète ce qui lui est montré », Freud, 1913
3) Fondements théoriques
• Topiques = description géographique de l’appareil psychique
• 2 Topiques :
◦ Inconscient / Préconscient / Conscient
◦ Ça / Le moi / Le surmoi
Conscient = informations dont on dispose dans l’ici et le maintenant
Pré-conscient = à la frontière des deux, qui permet le passage des informations de l’inconscient vers le conscient (comme l’hypnose, les lapsus)
Inconscient = informations auxquels nous n’avons pas du tout accès
• Les symptômes = possèdent un sens inconscient et sont la conséquence de « traumatismes »
Exemple :
1. Événement insupportable → conflit psychique (ex ; culpabilité) → événement traumatique
2. Refoulement
3. Retour du refoulé (qui se manifeste par les symptômes)
4. Formations de l’inconscient (rêves, lapsus, symptômes…)
= fonctionnement d’un névrosé
Ca = tout ce que j’ai envie de faire = instance des pulsions
Surmoi = tout ce que je m’empêche de faire, ce que je devrait faire = instance des interdits
Moi = ma personnalité qui peut faire le choix de suivre le surmoi ou le ça
→ une personne « saine » devrait jongler entre les 2 instances = névrosé sain
Principe de plaisir (ça)
• processus primaire (dans l’enfance)
• recherche du plaisir immédiat
• évitement du déplaisir
Principe de réalité (entre le ça et le surmoi)
• processus secondaire
• suspendre la satisfaction, l’attente
• plaisir dans l’attente
4) Les stades du développement libidinal
• Description chronologique du développement
• Stades = problématiques
• Aucun stade n’est véritablement dépassé
• Régression, fixation = pathologie
➔ Stade oral ( 0 à 1 ans )
• Zone érogène = bouche
• L’enfant veut un contact privilégié avec l’adulte, et cherche la stimulation de la succion
• Il n’y a pas accès à la permanence de l’objet ; soit on répond au plaisir de l’enfant soi on ne le fait pas
Relation à l’autre : fusionnelle
→ basée sur la fusion : la relation est satisfaisante soit par un contact privilégié, soit par une stimulation orale
➔ Stade anal ( 1 à 3 ans )
• Maîtrise du contrôle sphincterien (propreté) → Peut-il donc tout maîtriser ?
• Basculement des rôles ; Sentiment de puissance envers les parents
➔ Stade phallique ( 3 à 5 ans )
• Zone érogène = parties génitales
→ Théorie sexuelle infantile = universalité du pénis
→ Déni de la différence des sexes = 1e expérience de contradiction
(ce qui explique les expériences d’exhibitionnisme/ voyeurisme)
➢ Complexe d’œdipe chez les garçons (= attachemt parent du sexe opp.)
• garçon va surinvestir la figure maternelle, qui pour lui ne doit lui donner que du bonheur
• le paternel devient donc un rival
• MAIS renoncement à la mère par crainte de perdre son pénis comme les filles
• Donc objets de remplacements plus larges auxquels il va s’attacher et s’identifier → grands-parents, enseignants …
➢ Complexe d’œdipe chez la fille
• une déception de la figure maternelle qui lui a « pris son pénis », ce qui l’amène à se détacher de sa mère
• fille va surinvestir la figure paternelle, qui pour elle peut réparer cette faute commise
• la maternelle devient donc une rivale
• MAIS par la suite, elle se dit que sa mère risque de ne plus l’aimer, alors même qu’elle est essentielle pour son développement
• Libération d’énergie chez la fille → par les activités intellectuelles
voir diapo
➔ Stade de latence ( 6/7 ans à la puberté )
• Une période de « repos »
• Acquisitions éducatives, scolaires
• Construction du surmoi : rebellions, remords et obéissance
• Relations avec d’autres adultes
➔ Stade de l’adolescence ( 12 ans à … )
• Une période propice au changement
• Une période de résolution des enjeux de sexualité infantile :
1er cas de figure = résolution de tous les stades :
2e cas de figure = résolution pas complète de chaque stade :
3e cas de figure = non résolution d’un stade :
II/ L’approche des Thérapies cognitives, comportementales et émotionnelles, TCCE
INTRODUCTION
→ Une méthode née d’un désir de faire émerger une psychologie clinique dite « plus scientifiques »
→ cette approche prend le « contre pied » de la psychanalyse = s’y oppose
3 vagues en TCCE
- L’approche comportementale
- L’approche cognitive (complète l’ancienne)
- L’approche émotionnelle
1) L’approche comportementale
• On ne se concentre que sur ce qui est observable = ce que les individus font = comportements → donc objectivable
• Exclusion de tout ce qui n’est pas observable → boite noir = pas scientifique → conscience = boite noir
• On se concentre sur ; stimulus → réponse
Le Behaviorisme
→ symptômes = le reflet d’un « mauvais apprentissage »
→ objectif thérapeutique = extinction d’une réponse non-adaptée et le rétablissement d’une réponse plus adaptée (= celle qui fait le moins souffrir)
➔ Le conditionnement classique ( Pavlov )
• Nous apprenons à avoir peur de quelque chose par conditionnement
• Le Stimulus inconditionnel est associé à un stimulus neutre,
→ le SN va devenir un stimulus conditionnel, qui avec la répétition va finir par provoquer le même effet que le SI (= une réponse conditionnée)
➔ Le conditionnement opérant ( Skinner )
• Il vient appuyer ou effacer le premier conditionnement classique
• Sauf que si on se contentait de faire ce qui est bon pour nous nous serions tous des être humains qui fonctionnent bien
• Le renforcement peut favoriser les comportements fonctionnels mais aussi dysfonctionnels (comme ceux qui apportent une satisfaction immédiate ; drogue , évitement …)
Renforcement = conséquence qui augmente la probabilité qu’un comportement apparaisse
Punition = conséquence qui diminue la probabilité qu’un comportement apparaisse
Positif = ajout de quelque chose
Négatif = retrait de quelque chose
➔ L’apprentissage vicariant ( Bandura )
• = Un apprentissage social, appris par observation/imitation (sans l’avoir forcemt vécu)
• Un apprentissage qui nous permet d’apprendre des comportements fonctionnels, mais aussi dysfonctionnels
2) L’approche cognitive
• Paradigme du « traitement de l’information », métaphore de l’ordinateur
• Behavioristes = Stimulus → réponse
• Cognitivistes = input → élaboration (traitement de l’information) → output
• Symptômes = résultat d’un mauvais traitement de l’information ; une interprétation qui fait souffrir l’individu et le conduit à agir de manière inadaptée
• Notre interprétation du monde est dépendante de nos schémas cognitifs (des structures cognitives profondes, des filtres, à travers lesquelles nous interprétons les événements)
• ils se développent tôt, au cours de l’enfance et de l’adolescence
• ils peuvent demeurer inactifs pendant un certains temps puis être réactivés par des expériences spécifiques
• Il existe différentes catégories de schémas : performance, l’amour, l’autonomie…
• Et face à certaines situations, ils peuvent conduire à des pensées automatiques négatives (vision négative des choses, gens, des situations)
• Ce qui importe = la manière dont on perçoit nos événements de vie
Thérapies comportementales = modification du comportement
Thérapies cognitives = modification des processus de pensées (ouverture des possibilités)
2e vagues = changement
3) L’approche émotionnelle
• TCC de la 3e vague = centrée sur l’acceptation du vécu émotionnel
• Symptômes = résultat d’un évitement des situations, pensées, émotions, sensations désagréables ne permettant plus à l’individu d’engager des comportements en adéquation avec ses valeurs
• On évite tout le temps d’être dans le mal
• Pour la 3e vague il faut arrêter de lutter et perdre son énergie, il vaut mieux mobiliser nos ressources dans des actions plus engagées et avec de plus gd valeurs
• Inventions thérapeutiques = prendre conscience de ce qu’ils se passe dans l’ici et maintenant
= favoriser l’acceptation, la prise de conscience dans l’ici et maintenant, engager des comportements correspondant aux valeurs importantes de l’individu
✔ L’approche de la pleine conscience
✔ Thérapies d’acceptation et d’engagement
• Il faut donc mener des combats pour être heureux, pas pour ne pas être triste
L’approche humaniste :
= « thérapie centrée sur le client » Carl Rogers
= thérapies non-structurées = pas des techniques ; mais des savoirs- êtres
= base de la psychothérapie
→ approche centré sur la personne, elle est dite « humaniste » par sa vision positive de l’homme (nous sommes naturellement bons, ce sont nos expériences de vie qui nous font diverger)
→ comportements ne définissent pas le fond de la personne
• Principe de base : quand l’humain se situe dans des conditions favorables, il développe naturellement son potentiel de maturation car l’homme serait fondamentalement bon
• Le but du thérapeute est de recréer ces conditions favorables, par son attitude à favoriser « l’expression constructive » et donc un changement thérapeutique, pour se reconnecter à son coté bon
→ Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d’un individu sont celles qu’il découvre par lui même et qu’il s’approprie : c’est l’individu qui doit trouver comment se reconnecter à ses ressources par lui-même
Attitudes à adopter par les thérapeutes définies selon Rogers :
➔ L’authenticité (honnêteté)
➔ L’acceptation inconditionnelles (absence de jugement) et la considération positive (se concentrer sur les aspects positifs)
➔ La considération empathique (comprendre ce que l’autre ressent et le lui verbaliser)
→ ce n’est pas se mettre à sa place, ni avoir de la peine pour lui
Attitudes pour « faire évoluer », enclencher la dynamique du changements = développer une plus gd capacité à faire face, à mobiliser ses ressources
= créer un contexte plus favorable pou se reconnecter à ses ressources
➢ Écouté, le client devient peu à peu capable de s’écouter lui-même
➢ D’écouter ses sentiments, les ressentir, les exprimer et les accepter
➢ Le client s’acceptera donc d’avantage, ainsi il évolue vers une plus grande congruence (ce qui est conforme pour moi), s’ouvre et se montre alors disponible au changement
= Un nouveau rapport du client à lui-même
Phase 1 = favoriser l’expression
→ créer un contexte favorable à ce que le client s’ouvre
Phase 2 = recueillir les informations transmises
Phase 3 = clarifier (partager la compréhension)
→ thérapeute rassemble les morceaux présents dans le discours du patient pour lui en faire part
Phase 4 = la compréhension, l’aide
→ approfondir un point central, rechercher des moyens pour faire évoluer la situation
L’approche systémique
= individu fait partie d’un système = interconnexion
→ 50’s (USA) 70’s (FR) ; théories de la communication
→ Liens individu-environnement ; L’individu est inclus dans différents systèmes
→ Idée fondatrices :
- Rien ne peut être compris isolément
- Tout est complexe
Symptômes = conséquence d’un trouble de la communication au sein du système, pas d’un psychisme perturbé
→ il faut donc travailler sur le système (pas « traiter » le sujet porteur seul)
Le système = « ensemble d’éléments en interaction tels qu’une modification quelconque de l’un d’eux entraîne une modification de tous les autre »
Thérapies familiales systémiques
• Trouble psychique = trouble de la communication au sein de la cellule familiale
• Le membre porteur de la maladie = résulte des dysfonctionnements de la famille
• BUT = faire retrouver un autre équilibre en l’absence de la maladie
• Travail centré sur la communication entre les membres d’une famille
• Le porteur des symptômes a aussi un rôle dans le maintien de l’équilibre = patient désigné
• Thérapie = le patient + sa famille : pour l’amener à changer mais aussi aider les autre membres de la famille à faire face à ce changement en redéfinissant leurs rôles et leurs fonctions, pour retrouver un équilibre sans la maladie
• Dispositifs particulier :
- Séances collectives
- Deux thérapeutes + superviseur
- Séances filmées ; pour décoder le plus finalement possible les échanges entre les membres présents
CHAPITRE 3 : Les troubles mentaux
I/ Généralités sur les troubles mentaux
• on utilise ajd plus le mot trouble
maladie = sur lequel on a un bon niveau de connaissances
trouble = plus hétérogène : conception multifactorielle
• le terme « troubles mentaux » = une plus grande diversité clinique
• troubles mentaux regroupent notamment :
✔ des troubles neurocognitifs
✔ des troubles présents dès l’enfance qui perdurent à l’âge adulte
✔ des troubles qui débutent à l’adolescence ou chez le jeune adulte
✔ des roubles « ponctuels »
✔ des troubles « vie entière »
• Un élargissement qui se retrouve dans les classifications
✔ 1er DSM = 60 troubles → DSM 5 = près de 500 troubles
• Une vision élargie des troubles ; trop élargie ?
Si cet agrandissement peut être bénéfique puisque permet une meilleure meilleure connaissance et donc meilleure prise en charge
Certains « nouveaux diagnostics » sont critiqués car trop proches des réactions dites « normales » = Crainte du sur-diagnostic et donc de la surmédicalisation
• Importantes difficultés à évaluer la prévalence des troubles mentaux, pourquoi ?
A cause de nombreux biais et problèmes:
➔ problèmes de définition (durée) ,
➔ problèmes de méthodes d’évaluations = quel valeur des diagnostics posés
➔ problèmes d’accès à la pop (des biais de sélection)
L’étiologie = l’origine des troubles en santé mentale
Pourquoi nous développons un trouble ?
→ il n’existe pas à UNE origine unique à un trouble
→ consensus relatif sur la présence d’une étiologie multifactorielle = modèle de vulnérabilité au stress
• Vulnérabilité = risque variable à manifester un trouble/ des symptômes
• Certains sujets seraient très vulnérables, d’autres faiblement, voire « invulnérables »
• Modèle en faveur d’une continuité entre le normal et le pathologique
On distingue deux vulnérabilités
• Vulnérabilité innée = génétique, qui conditionne le «terrain» organique
• Vulnérabilité acquise = environnementales (complications obstétricales, consommation de substance, précarité)
• Rôle essentiel du stress : quand le stress est inférieur au seuil de tolérance de l’individu il y répond, s’y adapte et se maintient dans les limites de la normalité
→ stress = principal déclencheur des troubles
• Quand il excède le seuil, l’individu ne parvient plus à s’ajuster, et cela engendre un état de crise, soit :
✔ vulnérabilité faible = période à risque mais sans conséquence
✔ vulnérabilité élevée = épisode pathologique possible
• L’environnement peut être un déclencheur et/ou un facteur de maintien
Classifier les troubles mentaux
> DSM 5 ; L’approche catégorielle (dans le miniDSM5)
• précision de critères conduisant à poser un diagnostic
• la présence de ces différents critères chez un individu conduit à inclure dans une catégorie diagnostique
> DSM 5 ; L’approche dimensionnelle
• Désir de dépasser la simple catégorisation des troubles en intégrant l’intensité des troubles = pas tout noir ou blanc
• + proche des réalités cliniques des patients = manifestations très différentes au sein d’un même diagnostic
• Intégration d’aspects dimensionnels dans un système catégoriel
Une approche qui permet de préciser et personnaliser le diagnostic
=> évaluation selon niveau de sévérité qui est gradué de 0(présent) à 4 (Présent et grave)
=> évaluation de l’évolution du trouble (période de crise, rémission, …)
✔ Évaluation de la sévérité des symptômes
✔ Évaluation de l’évolution du trouble ( premier épisode, en phase aigu/ rémission partielle/ complète ou épisode multiples … )
✔ Possibilités d’ajouter des « précisons » / « autres conditions d’attention clinique »
= conditions ou situations environnementales et psychosociales pouvant avoir un impact sur le diagnostic et l’évolution du patient
Au final la 5e version du DSM n’est pas aussi révolutionnaire qu’annoncé … même si cela a permis des élargissements sur certains diagnostics ;
✔ PDM à TBP
✔ Autisme à TED/TSA
II/ La stigmatisation des troubles mentaux
• Description « scientifique »
= Les individus présentant un trouble psychique se distinguent du reste de la société par des modes d’appréhension du monde, des mots, des gestes différents
• Description « populaire »
= Les fous, ceux qu’on doit enfermer, ceux qu’on ne comprend pas, qui sont anormaux (connaissances naïves)
• A toutes les époques, ils ont été perçus comme dangereux et nocifs pour leur environnement et la société = stigmatisation de la maladie mentale
LA STIGMATISATION :
Selon Goffman = l’ensemble des réactions négatives que portent des personnes à l’encontre d’un individu porteur d’un signe particulier, disgracieux et/ou discréditant
Modèle de Corrigan et Watson, 2002 :
3 composantes à la stigmatisation sociale des troubles psychiatriques : les stéréotypes, les préjugés et la discrimination
✔ Les stéréotypes = croyances socialement admises envers un groupe social identifié
(la violence, la dangerosité, l’incompétence, la responsabilité)
✔ Les préjugés = des attitudes et des réactions émotionnelles envers le groupe social ciblé, une réponse à la fois cognitive et affective
(la peur, la colère, l’adhésion aux stéréotypes)
✔ Les discriminations = réponse comportementale (évitement, ...)
Les patients peuvent internaliser les stéréotypes négatifs associés au trouble dont il est atteint = auto stigmatisation (→ comportement d’auto-sabotage)
voir tableau
Le modèle de Link et Phelan, 2001 ( un peu en parallèle )
= un modèle linéaire
• Stigmatisation = processus qui résulte de la convergence entre 5 composantes interdépendantes :
✔ l’étiquetage
✔ les stéréotypes
✔ la distance sociale
✔ la perte de statut
✔ la discrimination
• La stigmatisation surviendrait « lorsque les éléments de l’étiquetage, des stéréotypes, de la séparation de la perte de statut et de la discrimination se produisent ensemble dans une situation de pouvoir qui le permet »
=> 3 dimensions qui ancrent la stigmatisation :
➢ L’étiquetage = processus de catégorisation reposant sur les différences interpersonnelles = pathologie /VS/ pas de pathologie
➢ Les stéréotypes = quand les étiquettes sont associées à des stéréotypes négatifs
(= croyances partagés par le plus gd nombre)
➢ Distance sociale = établissement d’une distance (entre «eux» et «nous»)
• l’association des trois dimensions induit une perte de statut et de la discriminations = emploi, accès au soins (des personnes à qui nous allons retirer des droits)
• Les comportements de discriminations sont également présents dans le réseau social, et notamment familial
• Conséquences de la stigmatisation :
✔ sur la qualité de vie, l’estime de soi, l’adaptation sociale…
✔ mais surtout une internalisation du stéréotype
CHAPITRE 3 : Quelle est la pathologie la plus stigmatisée ?
I/ La schizophrénie
• Signes de la schizophrénie dans le DSM 5
• Il faut au moins 2 critères sur 5, dont au moins 1 des 3 premiers, avec une persistance supérieure à 6 mois :
✔ Idées délirantes
= interprétations erronées (ne sont pas partagés par les autres)
✔ Hallucinations
= perception sans objet (que les autres ne perçoivent pas)
✔ Pensée désorganisé (ou discours)
✔ Comportements anormaux ou grossièrement désorganisés
✔ Symptômes négatifs
= tout ce que les patients ont en moins, qu’ils n’arrivent pas à faire (aspects émotionnels, relationnels, …)
3 grands groupes de symptômes
• Symptômes positifs = qu’ils ont en plus du fonctionnement normal (hallucinations, idées délirantes…)
• Symptômes négatifs = ce qu’ils ont en moins du fonctionnement normal (mutisme, repli social, isolement, pas reconnaître les émotions des autres, …)
• Désorganisation de la pensée, du langage, des émotions
Un trouble qui entraîne une altération/instabilité des fonctions fondamentales, notamment concernant l’identité, l’unicité, le rapport aux autres, au monde…
FICHE :
✔ autant d’hommes que de femmes
✔ début des troubles souvent vers la fin de l’adolescence
✔ touche environ 1 % de la population
✔ une espérance de vie inférieure de 20 % environ
✔ le trouble qui est le plus stigmatisé
➢ 1ère idée reçue : Schizophrénie = violence
➢ 2e idée reçue : Schizophrénie = manque d’intelligence
LOI 2002 : Obligation du thérapeute d’informer son patient de son trouble
→ Mais très souvent le trouble n’est pas annoncé au patient car
• Trouble stigmatisé = crainte d’un effet néfaste sur le patient et de la réaction que ce dernier risque d’avoir
• Croyances erronées entre des vieilles classifications erronées
névrose = conscience de leur trouble
psychose = absence de conscience
➢ ce qui laisse penser aux praticiens de cette vieille école que les patients ne pourraient pas comprendre une maladie dont ils n’ont pas conscience
Mais en somme on note des effets positifs de l’annonce du trouble sur le long terme, si ce dernier est accompagné ;
✔ Amélioration de la qualité de vie
✔ Meilleure implication des patients dans les processus de soin
✔ Meilleure prévention des rechutes
II/ Le trouble bipolaire
• Un trouble qui se caractérise par des altération de l’humeur
• 4 phases possibles :
◦ Phase maniaque (haute)
◦ Phase hypomane (haute)
◦ Phase euthymique
◦ Phase dépressive (basse)
Phase manique :
• Critère A
= Une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée, expansive, ou irritable de façon anormale et persistante ;
✔ Avec une augmentation anormale et persistante de l’activité
✔ Presque tous les jours
✔ Pendant au moins une semaine
• Critère B
Au cours de cette période, au moins 3 signes sur les 7 doivent être cochés avec une intensité significative et représentant un changement notable ?? a voir
✔ Augmentation de l’estime de soi ou des idées de grandeurs (idées délirantes sur ses compétences = développer l’idée que je peux tout faire, même les compétences que je ne maîtrise pas du tout)
✔ Réduction du besoin de sommeil avec un gros contraste
✔ Plus grande communicabilité que d’habitude, ou désir de parler constamment
✔ Fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent (penser plus vite que ce que nous pouvons verbaliser, ce qui amène à des discours incohérents)
✔ Distractibilité importante (passer du coq à l’âne)
✔ Augmentation de l’activité orientée vers un but (social, professionnel) ou agitation psychomotrice (activités sans objectifs)
= des modifications comportementales
✔ Engagement excessif dans des activés à potentiel élevé de conséquences dommageables (sport à risque, achat compulsifs …)
• Critère C :
Il faut que les perturbations de l’humeur aient des conséquences préjudiciables dans la vie de la personne, qui peut entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou des activités sociales, et peut nécessiter une hospitalisation
• Critère D :
Il faut que l’épisode ne soit pas une conséquence de la consommation d’une substance ou d’une autre maladie
Phase hypomane
• Les mêmes critères que la manie mais en moins intense
• Absence d’altération importante du fonctionnement de l’individu (ex. professionnelles, sociales …)
• Absence de conséquences importantes
Phase dépressive
• Critère A
= au moins 5 sur les signes suivants, dont au moins un des deux premiers, pendant 15jours, contrastent avec le fonctionnement habituel
• Critère B
= Présence d’une détresse significative ou altération du fonctionnement = que ça me perturbe
• Critère C
= ça ne doit pas être mieux explicable par un autre diagnostic ou suite à la prise de substance
Les différents signes/ caractéristiques
• Signe 1 : Humeur dépressive / tristesse présente quasiment toute la journée, presque tous les jours, identifié par la personne elle même et/ou par les autres
• Signe 2 : Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour tt ou presque les activités, quasiment tt la journée, presque tt les jours, signalé par la personne et/ou son entourage
• Signe 3 : Perte ou gain de poids significatif en l’absence de régime, avec soit une diminution, soit augmentation de l’appétit presque tous les jours
• Signe 4 : Hypersomnie ou insomnie presque tous les jours
• Signe 5 : Agitation ou ralentissement presque tt les jours, aussi constaté par les autres
• Signe 6 : Fatigue ou perte d’énergie presque tt les jours
• Signe 7 : Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée, et cela presque tt les jours
→ la culpabilité ne doit pas se limiter au fait de se sentir coupable d’être malade actuellement
• Signe 8 : Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision, presque tt les jours
• Signe 9 : Pensées de mort récurrentes (ne se limitant pas à la peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis, tentative de suicide ou plan précis pour se suicider
Lecture plus clinique :
• Trouble bipolaire alterne entre les deux phases : Haute et Basse
• Ce qui alterne notre vision de nous même ; soit la sur-valorisation, soit la dévalorisation extrême
• = Une grande hétérogénéité des symptômes dans ces différentes phases en fonction des individus
Différents types de Bipolarité :
➔ Type 1 : Épisode(s) maniaque(s) (± hypomaniaque) + épisodes dépressifs
➔ Type 2 : Épisodes hypomaniaques + Épisodes dépressifs
Prévalence :
➢ 2 % de la population touché, avec un trouble qui commence vers 18/20ans
➢ autant de femmes que d’hommes
➢ taux de suicide de 10 % à 20 %
➢ tentative de suicides de 25 % à 50 %
➢ les premières consultations ne sont pas toujours en relation avec un trouble bipolarité
III/ Les troubles anxieux
Troubles unipolaire
• Trouble dépressif caractérisé (dépression classique)
• Épisodes dépressif caractérisé (mêmes critères mais de +faible intensité)
= une dépression moins intense
• Trouble dépressif persistant = des symptômes qui durent au moins 2ans
L’anxiété :
• L’ anxiété = une peur sans objets (ambiguïté, incertitude de cette émotion)
• C’est l’anticipation d’une menace
• Conduit à un traitement sélectif de l’information = percevoir un sentiment de menace ou danger là ou il n’y en a pas
• L’anxiété peut donc influencer l’évaluation cognitive de la situation et donc influence notre stress
• Comme le stress elle est par nature « normale »
• Elle devient pathologique quand elle est source de détresse pour l’individu qui ne la contrôle plus
• Elle joue un rôle central dans les troubles anxieux
Les troubles anxieux :
• = Un ensemble d’affections caractérisées par une anxiété excessive ou persistante, entraînant une souffrance importante ou détresse ce qui entrave le fonctionnement de la vie quotidienne
• un trouble 2 fois plus fréquent chez les femmes
• entre 15 et 30ans
Différents critères :
TAG = troubles anxieux généralisés
• Critère A :
Anxiété et soucis excessifs survenant la plupart du temps durant au moins 6mois et touche différents domaines
• Critère B :
La personne éprouve des difficultés à contrôler ses préoccupations
• Critère C :
L’anxiété et les soucis sont associées à 3 ou plus de ces symptômes ; agitation ou sensation d’être survolté/ à bout, fatigue, difficultés de concentration ou trous de mémoire, irritabilité, tension musculaire, perturbation du sommeil
• Critère D =
Présence d’une détresse significative ou altération du fonctionnement = que ça me perturbe
• Critère E =
ça ne doit pas être mieux explicable par un autre diagnostic ou suite à la prise de substance
=> Ce n’est donc pas juste une personne inquiète
TOC = Trouble obsessionnels compulsifs
• Critère A : Présence d’obsessions, de compulsions ou des deux
Obsession = pensées ou images récurrentes et persistantes, qui s’imposent à l’individu, qui entraînent une importance détresse et face auxquels l’individu tente de lutter, généralement en vain
Compulsion = comportements répétitifs ou actes mentaux que l’individu se sent contraint de faire, en réponse à l’obsession
Ce sont des tentatives excessives et/ou inappropriées visant à diminuer la détresse, ou à empêcher un évènement ou une situation redoutée.
• Critère B : Elles prennent un temps considérable et/ou génèrent une souffrance significative et/ou une altération marquée du fonctionnement
• Critère C = ça ne doit pas être mieux explicable par un autre diagnostic ou suite à la prise de substance
La phobie spécifique
• Critère A : Peur ou anxiété intenses à propos d’un objet ou d’une situation spécifique
• Critère B : L’objet ou la situation provoque presque toujours une peur ou une anxiété immédiate
• Critère C : L’objet ou la situation est activement évité
• Critère D : La peur ou l’anxiété est disproportionnées par rapport au danger réel engendré par l’objet ou la situation
• Critère E : Présence d’une souffrance significative ou altération du fonctionnement = que ça me perturbe
• Critère F = ça ne doit pas être mieux explicable par un autre diagnostic ou suite à la prise de substance
=> Il faut que ce soit intense, disproportionné, constant, incontrôlable, altérant la qualité de vie de l’individu conduisant à des conduites d’évitement et cela malgré les conséquences préjudiciables pour l’individu.
La seule pensée, voire évocation de l’objet phobogène est suffisant pour générer la peur
=>Il est important de distinguer les « peurs communes » qui sont souvent peu ou pas invalidantes des phobies spécifiques qui sont invalidantes
La phobie sociale (anxiété sociale)
• Critère A : Peur ou anxiété intense d’une ou plusieurs situations sociales durant lesquelles le sujet est exposé à l’éventuelle observation attentive d’autrui (interactions sociales, performances)
• Critère B : La personne craint d’agir ou de montrer des symptômes d’anxiété d’une façon qui sera jugée négativement
• Critère C : Les situations sociales provoquent presque toujours une peur ou une anxiété intense
• Critère D : Les situations sociales sont évitées ou subies avec une peur ou une anxiété intenses
• Critère E : La peur ou l’anxiété sont disproportionnées par rapport à la menace
• Critère F : La peur ou l’anxiété sont persistants (6mois minimum)
• Critère G = Présence d’une détresse significative ou altération du fonctionnement = que ça me perturbe
• Critère H = ça ne doit pas être mieux explicable par un autre diagnostic ou suite à la prise de substance
Phobie sociale = crainte d’être jugé, de se sentir agressé ou humilié
→ mauvaise sensibilité aux feed-back positifs
→ l’anxiété perdure de manière invalidante et est accompagnée d’un sentiment de honte pendant et après l’intervention
Timidité, Trac = peur de la solitude, désir d’être accepté
→ bonne sensibilité au feed-back positif (rassuré par l’attention des autres)
→ le trac diminue pendant l’intervention et lors des répétitions, avec un sentiment de soulagement une fois l’action terminée
Introduction à la Psychologie Cognitive
La Psychologie Cognitive est l'étude scientifique des processus mentaux qui nous permettent de connaître, comprendre et nous adapter au monde. Elle se distingue par son approche rigoureuse et expérimentale de l'esprit humain.
Objectifs Clés du Cours
- Définir les termes et concepts fondamentaux de la psychologie cognitive (PC).
- Tracer l'évolution des courants de pensée ayant mené à la PC.
- Identifier les principaux domaines de la PC et les auteurs marquants.
- Maîtriser la méthode expérimentale et ses applications en PC.
I/ Introduction : Découverte de la Cécité d'Inattention et des Biais Cognitifs
- Test d'Attention Sélective (Simons & Chabris, 1999) : L'expérience du gorille illustre la cécité à l'inattention.
- Cécité à l'inattention : Notre cerveau ne peut pas traiter toutes les informations simultanément, filtrant ce qu'il perçoit.
- Biais cognitif : Une sélection d'informations par le cerveau, ayant des conséquences aussi bien positives que négatives.
- Exemple : L'oubli, bien qu'inconvénient, est nécessaire.
A/ Définitions Fondamentales
- Psychologie : Du grec «psyché» (esprit) et «logos» (discours) = étude de l'esprit et de la vie mentale.
- Psychologie Cognitive (PC) :
- S'intéresse aux fonctions mentales normales et à leurs bases biologiques.
- Cherche à comprendre et anticiper les comportements d'autrui.
- S'éloigne du contexte social pour se concentrer sur les processus internes.
- Psychologie du Sens Commun (Heider, 1958) :
- Intuitive, basée sur des observations et des hypothèses.
- Démarche inductive (ex: personne en blouse = docteur).
- Biaisée par des heuristiques (raccourcis de raisonnement, ex: biais de confirmation).
- Présente un risque d'erreur.
- Psychologie Scientifique :
- Objectivité maximale, basée sur l'analyse factuelle.
- Démarche hypothético-déductive.
- S'auto-corrige pour minimiser les biais.
- Risque d'erreur moindre.
- Objet d'étude de la PC : la Cognition (prendre connaissance, prendre conscience).
- Processus Mentaux : Perceptions, sensations, sentiments, souvenirs, rêves...
- Input : Informations entrantes (stimuli).
- Output : Actions observables (pleurer, rire...).
- PC = Étudier scientifiquement le lien entre input, processus mentaux et output.
II/ L'Approche Scientifique en Psychologie
Quatre façons d'acquérir des connaissances pour décider de la vérité :
| Intuition | Autorité | Logique | Observation |
| Impressions sans raisonnement. | Statut, prestige, expertise. | Raisonnement inductif ou déductif. | Expérimentation. |
- La psychologie est une SCIENCE :
- Utilise la méthode expérimentale (rigoureuse, répétable, communicable).
- But : mesurer des phénomènes pour établir des théories.
- La science permet de dépasser nos biais.
- Définition : Construire et organiser la connaissance via des explications et prédictions testables.
- L'approche scientifique vise à infirmer ses hypothèses : une hypothèse est valide tant qu'elle n'est pas infirmée.
- En science, il n'y a pas de vérités absolues, mais des vérités temporelles.
- La science est une recherche systématique de l'erreur.
- Connaissance : Un cycle sans fin. La science est l'art du doute, de la cohérence et de la prudence.
- Croire vs. Savoir :
- Croire : Émane de l'expérience personnelle.
- Savoir : Empirisme méthodologique, une construction.
- La science sert de médiateur pour transformer la croyance en savoir.
- Effet des Croyances sur la Connaissance Scientifique :
- Exemples : Pauling et la Vitamine C, Homéopathie.
- Même face à des preuves irréfutables, des doutes irraisonnés peuvent persister (ex: théories du complot).
III/ Psychologie Cognitive : Définition et Domaines
Définition (Neisser, 1967) : Les processus par lesquels l'input sensoriel est transformé, réduit, élaboré, stocké, récupéré et utilisé.Domaines de la PC :
- Processus de Haut Niveau (coûteux cognitivement) :
- Résolution de problèmes.
- Raisonnement, jugement, décisions.
- Organisation des connaissances, classification, concepts et catégorisation.
- Mémoire : Capacité à enregistrer et récupérer des informations.
- Attention : Capacité à se focaliser consciemment.
- Processus de Bas Niveau (moins coûteux) :
- Perception : Captation sensorielle de l'environnement.
- Toutes les fonctions cognitives interagissent et sont interdépendantes.
Pourquoi étudier la PC ?
- Comprendre les processus mentaux (émotions, compréhension).
- Découvrir l'organisation de la vie mentale.
- Alimenter d'autres disciplines (ingénierie, éducation, communication).
II/ Aux Origines de la Psychologie Cognitive
La Psychologie Cognitive est très récente, précédée par une longue période philosophique.Introduction : Approche Historique de l'Esprit
- L'esprit était d'abord une approche métaphysique (substance immatérielle).
- Jusqu'à la fin du 19ème siècle, la psychologie était une branche de la philosophie.
A/ Les Courants Philosophiques
- Dualisme : Séparation corps/âme.
- Monisme : Intégration corps/âme (approche dominante aujourd'hui).
- Rationalisme :
- La Raison est première.
- La vérité ne peut être soumise au doute (doute méthodique).
- La raison donne accès à la vérité, pas seulement les sens.
- Empirisme :
- L'Expérience est première.
- Les connaissances proviennent des sens et s'accumulent (rejet des idées cartésiennes innées).
- Débat inné/acquis des connaissances.
B/ La Psychologie Expérimentale : La Naissance de la Mesure
1/ Les Travaux de Von Helmholtz
- Nécessité de mesurer l'esprit.
- Création de la mesure du temps de réponse pour matérialiser la pensée.
2/ Les Travaux de Weber et Fechner : La Psychophysique
- Mise en place de la psychophysique : liens entre faits physiques et sensations.
- Loi de Fechner : La sensation augmente de plus en plus lentement à mesure que l'intensité du stimulus augmente (première modélisation mathématique des sensations).
- L'Allemagne est un centre névralgique de la psychologie expérimentale.
3/ Les Mesures Indirectes des Sensations
- Adolphe Hirsch :
- Mesure du temps pour réaliser une tâche.
- Plus la stimulation est éloignée du cerveau, plus le temps de réaction est long.
- Les temps de réponse sont inhérents à la complexité des processus mentaux.
- Wundt : L'Introspection et le Premier Laboratoire :
- Introduit la psychologie expérimentale pour l'étude de la conscience (créateur du premier laboratoire de psychologie expérimentale).
- La conscience est une science naturelle.
- Principes : méthode, standardisation, formation des expérimentateurs, systématisme.
- Objectif : isoler les composants de phénomènes complexes.
- Définit les variables dépendantes (mesurées) et indépendantes (manipulées).
- Privilégie l'introspection (sujets verbalisent leurs ressentis) et l'expérimentation.
- Ebbinghaus : Pionnier de l'étude de la Mémoire :
- Expériences sur lui-même (syllabes aléatoires).
- Courbe de l'oubli.
Synthèse (Allemagne)
- La réponse nerveuse n'est pas instantanée.
- Création de la psychophysique et de la psychologie expérimentale.
- Étude de la mémoire.
D/ Des Approches Novatrices
- Donders : La Méthode Soustractive :
- Isole le coût de chaque opération mentale.
- Première conception de la méthodologie expérimentale.
- Effet cumulatif des ressources.
- Charles Darwin : La Phylogenèse :
- Théorie sur les émotions : étude comparative entre humains et animaux.
- Conception adaptative et évolutive des émotions (répondent à la survie/danger).
- Les émotions ont un rôle social et communiquant universel.
- Francis Galton : Statistiques en Psychologie :
- Propose la corrélation (base statistique).
- Émergence de la psychologie différentielle (étude des différences inter-individuelles).
- Rôle prépondérant des facteurs biologiques et héréditaires.
- Titchener : Étude des fonctions cognitives de haut niveau par introspection.
- James : Principes de Psychologie et le Fonctionnalisme :
- Propose des définitions précises des processus mentaux.
- Émergence du fonctionnalisme : relations entre cognitions et environnement.
- Conscience = flot continu et unifié (rejet du structuralisme).
Synthèse
- Méthode soustractive.
- Phylogenèse.
- Introduction de la statistique en psychologie.
- Étude des émotions.
- Fonctionnalisme.
E/ La Psychologie Scientifique en France
- Broca : Fondateur de la Neuropsychologie :
- Premier neuropsychologue de l'histoire.
- Lien entre zones du cerveau et activité mentale/comportementale.
- Découvre l'«aire de Broca» (production du langage).
- Charcot : Précurseur en Neurologie :
- Vision matérielle et mesurable de l'esprit.
- Développe l'hypnose pour soigner l'hystérie.
- Ribot : Fondateur de la Psychologie Expérimentale en France :
- Crée le premier laboratoire de psychologie expérimentale en France.
- Rejette l'intervention de la philosophie.
- Binet : Essor de la Psychologie Scientifique en France :
- Études sur la suggestibilité et l'intelligence.
- Crée la première échelle métrique de l'intelligence (échelle de Binet).
Synthèse (France)
- Fondements de la neuroanatomie et de la neuropsychologie.
- Avancements majeurs dans l'étude de l'intelligence et des capacités cognitives.
III/ Les Influences de la Psychologie Cognitive
A/ Le Courant Structuraliste (Fin 19e)
- Wundt : Décomposer la «matière mentale».
- Toute expérience humaine = combinaison de composants psychologiques élémentaires.
- Objectif : Révéler la structure sous-jacente de l'esprit en analysant :
- L'Idée : Imagerie mentale et représentations.
- La Sensation : Qualité, intensité, clarté, durée.
- L'Affect : Émotions (intensité, valence).
- Méthode introspective (très cadrée).
- Premier courant revendiquant la psychologie comme science.
B/ Le Courant Fonctionnaliste
- Inspiré de Darwin : l'activité mentale permet l'adaptation et l'apprentissage.
- Les processus mentaux sont la clé de l'apprentissage.
- L'activité mentale est une fonction, un outil pour atteindre un but.
- Opposition au structuralisme : s'intéresse à comment et pourquoi l'activité mentale évolue.
- James : La conscience est un flot continu et unifié, rejetant le structuralisme.
C/ Le Courant Comportementaliste (20e)
- Pavlov :
- Découverte hasardeuse des réflexes conditionnels chez le chien.
- Marque la séparation entre psychologie et philosophie.
- Conditionnement répondant (Stimulus Inconditionnel -> Réponse Inconditionnelle).
- Comportementalisme : Étude du lien entre l'environnement et les comportements uniquement.
- Rejet de l'introspection : Seul ce qui est observable peut être étudié (la «boîte noire» est ignorée).
- Thorndike : Théorie de l'apprentissage par essai-erreur (expérience du chat).
- Watson et Rayner : Expérience du petit Albert.
- Tout fonctionnement individuel peut être ramené au schéma S -> R (Stimulus -> Réponse).
- Possibilité de prédire et contrôler les comportements.
- Skinner : Conditionnement Opérant :
- Approfondit la notion de conditionnement.
- La réponse dépend du contexte (pas systématique).
- Nécessite une récompense (renforcement ou punition).
- Renforcement/Punition : Positif (ajout), Négatif (retrait).
Positif Négatif Renforcement Ajout d'une conséquence pour augmenter la probabilité du comportement. Retrait d'une conséquence pour augmenter la probabilité du comportement. Punition Ajout d'une conséquence pour réduire la probabilité du comportement. Retrait d'une conséquence pour réduire la probabilité du comportement. - Explique les superstitions (expérience des pigeons).
- Critique majeure du comportementalisme : n'explique pas le développement du langage ou la création d'idées verbalisées.
D/ La Gestalt (La Forme)
- Alternative au comportementalisme, axée sur la perception.
- Rejet de l'introspection et du schéma S->R.
- L'être humain n'a pas accès à la réalité objective.
- Le tout est plus que la somme des parties.
E/ La Révolution Cognitive
- Courant actuel.
- L'esprit = processeur d'information (comme un ordinateur).
- Des modules spécifiques (mémoire, raisonnement) interagissent entre eux et avec l'environnement.
- Objectif : Prédire les relations S -> R via les processus mentaux.
Psychologie Cognitive vs. Sciences Cognitives
- Psychologie Cognitive : Comment les individus acquièrent, stockent et utilisent les connaissances.
- Sciences Cognitives : Ensemble des sciences étudiant la connaissance humaine (structure, modélisation, expressions psychologiques, linguistiques, anthropologiques). Plus large.
IV/ Le Cognitivisme en Détail
1/ L'Attention
- Stroop : L'Effet Stroop (attention sélective).
- Automatisation de la lecture : Plus rapide de lire un mot que de nommer sa couleur (tâche d'inhibition).
- Broadbent : Théorie du Filtre.
- Premier modèle majeur de l'attention.
- L'attention agit comme un filtre sélectif.
- Traitement ascendant (input vers output) et descendant (output vers input).
- Lavie : Dans un environnement chargé, l'efficacité peut augmenter.
- La mémoire joue un rôle central dans le fonctionnement cognitif.
2/ La Mémoire
- Atkinson et Shiffrin : Modèle Modal de la Mémoire.
- Modèle descriptif du cheminement de l'information.
- Décrit les grands registres de stockage :
- Registre Sensoriel : Stockage très court d'informations sensorielles.
- Mémoire à Court Terme (MCT) / Mémoire de Travail (MDT) :Traitement et manipulation des informations sélectionnées. Capacité limitée.
- Mémoire à Long Terme (MLT) : Stockage potentiellement illimité et illimité dans le temps.
- Récupération : Passage de la MLT à la MCT.
- Baddeley et Hitch : La Mémoire de Travail.
- Modèle explicatif de la MCT.
- Composants :
- Boucle phonologique : Répétition des informations auditives.
- Calepin visuo-spatial : Répétition des représentations visuelles.
- Surcharge cognitive si les boucles sont saturées.
- Tulving : Modèle Hiérarchique de la MLT.
- Explication qualitative des espaces de stockage.
- Systèmes de mémoire liés mais indépendants :
- Souvenirs procéduraux : Actions automatisées (ex: faire du vélo).
- Souvenirs sémantiques : Connaissances générales sans contexte (ex: savoir ce qu'est une pomme).
- Souvenirs épisodiques : Événements personnellement vécus, contextualisés.
- Plus on monte dans la hiérarchie, plus la récupération est coûteuse.
3/ Le Développement Cognitif
- Piaget : Théorie Développementale de l'Intelligence.
- Décrit l'évolution des processus mentaux en 4 stades :
- Sensori-moteur (0-2 ans) : Exploration de l'environnement (mémoire procédurale).
- Pré-opératoire (2-7 ans) : Acquisition du langage et pensée symbolique.
- Opératoire concret (7-11 ans) : Opération sur objets manipulables.
- Opératoire formel (11 ans et +) : Structures logiques, pensée hypothético-déductive, abstraction.
- Décrit l'évolution des processus mentaux en 4 stades :
- Chomsky : La Théorie de la Grammaire Générative.
- Capacité innée universelle du langage.
- Le cerveau possède une grammaire universelle permettant de générer une infinité de phrases correctes.
- Révolution cognitive (s'oppose au comportementalisme).
4/ La Résolution de Problèmes
- Luchins :
- Rigidité cognitive : Difficulté à abandonner une stratégie même si elle échoue.
- Mène à la fixité fonctionnelle.
- Newell et Simon : Étapes de la résolution de problèmes :
- Représentation du problème.
- Sélection de l'opérateur (opérations à effectuer).
- Application de l'opérateur.
- Vérification ou évaluation.
5/ Raisonnement et Prise de Décision
- Kahneman et Tversky : Théorie des Perspectives.
- Face aux choix risqués, nous manifestons une aversion au risque.
- Peur de la perte : préférer des gains inférieurs mais assurés.
- Effet de cadre : la présentation du problème influence la décision.
- Développent une théorie des processus duels du raisonnement :
- Type 1 (Intuitif) : Rapide, peu coûteux, risque d'erreur plus élevé.
- Type 2 (Analytique) : Lent, coûteux, risque d'erreur moindre.
- Wason : Biais de Confirmation des Hypothèses.
- Tendance à chercher et interpréter les informations qui confirment nos croyances.
- Evans et al. : Biais de Croyance.
- Découlant d'un syllogisme, se concentrer sur la conclusion fait croire à la logique de tout le raisonnement.
6/ Les Approches Découlant du Cognitivisme
A/ Approches Computationnelles et Connexionnistes
- Approche Computationnelle :
- Esprit humain = série d'opérations successives, fonctionne comme un algorithme.
- Aujourd'hui dépassée (lacunaire, n'intègre pas les affects, l'environnement).
- Approche Connexionniste :
- Processus mentaux décrits comme réseaux de connaissances interconnectés.
- Alternative à l'approche computationnelle.
- L'organisation des connaissances en réseaux explique les différentes réponses à un même stimulus.
B/ Les Neurosciences et la Neuropsychologie Cognitive
- Neuropsychologie Cognitive :
- Examine les profils de déficits cognitifs associés aux lésions cérébrales.
- Permet de comprendre le fonctionnement normal en étudiant le fonctionnement pathologique.
- Exemple de Phineas Gage (lien lésion cérébrale - comportement).
- Neuropsychologie (But) : diagnostic, remédiation, soins (sujet d'étude principal : localisation cérébrale).
- Psychologie Cognitive (But) : compréhension des processus cognitifs (sujet d'étude principal : sujets sains).
- Ces domaines s'appuient l'un sur l'autre.
- Neurosciences Cognitives : Méthodes d'imagerie pour explorer les liens fonctions cognitives - fonctionnement cérébral.
C/ L'Approche Évolutionniste
- Comportements (humains et non-humains) = produit d'une longue histoire évolutive.
- L'esprit contient des caractéristiques innées facilitant la survie et la reproduction.
- Théorie de l'évolution de Darwin :
- Sélection naturelle : Interaction gènes-environnement.
- L'activité mentale exploite les opportunités et fuit les menaces.
- Les mutations génétiques utiles sont diffusées par reproduction.
- 5 principes de la psychologie évolutionniste (Tobby et Cosmides) :
- Adaptation à l'environnement (cerveau = système physique produisant des comportements adaptés).
- Réseaux neuronaux sélectionnés (pour résoudre des problèmes passés).
- Processus implicites (la plupart des processus mentaux sont cachés).
- Circuits neuronaux spécialisés (structure modulaire du cerveau).
- Problèmes des ancêtres (esprit adapté aux problèmes de nos ancêtres, car l'adaptation est lente).
- Nous naissons avec des prédispositions issues de l'adaptation.
- Exemple de la mémoire adaptative : Nous retenons mieux ce qui nous aide à nous adapter.
- Théorie évolutive des connaissances :
- Connaissances primaires : innées, nécessaires à la survie (ex: nourriture).
- Connaissances secondaires : développées plus tardivement, non nécessaires à la survie (ex: grammaire), plus coûteuses.
- Acquisition des connaissances : Capacité de stockage, emprunt (observation, imitation), essai-erreur, mémoire de travail, confrontation avec l'environnement.
D/ Cognition Incarnée et Cognition Dynamique
- Développement des processus cognitifs par interaction avec l'environnement.
- L'apprentissage est lié à la pratique et à l'interaction corps-environnement.
- La cognition dynamique : Nous n'avons pas accès à une réalité objective (ex: une chaise pour un chat).
- Trois facteurs de réalité subjective :
- Spécificités biologiques et physiologiques.
- Spécificités cognitives (connaissances préalables).
- Spécificités de l'environnement (interne ou externe).
- Cette interdépendance permet d'actualiser nos connaissances.
- Limite : N'explique pas l'apprentissage de concepts abstraits.
Chapitre 4 : L'Approche Expérimentale
I/ Fondements et Démarches
A/ Induction et Déduction
- Déduction : Déduire des faits à partir d'une théorie (valeur prédictive).
- Induction : Construire une théorie à partir d'observations (loi probabiliste).
- Ces méthodes sont scientifiquement faibles (source d'erreurs, biais).
- Méthode hypothético-déductive (privilégiée en PC) : Tester les hypothèses par l'observation.
Théorie et Falsification
- Popper : Une théorie n'est vraie que provisoirement, et est destinée à être réfutée.
- Une théorie scientifique est la moins fausse, elle est réfutable.
- Nécessité d'une vérification empirique des hypothèses.
- Pseudo-sciences (psychanalyse, astrologie) sont non-réfutables selon Popper.
II/ La Recherche en Psychologie Cognitive
A/ Définitions
- Contre-intuitivité des hypothèses et résultats.
- Intérêt pour tous les aspects de l'activité mentale quotidienne.
- Développe des outils dans de nombreux domaines.
- Déterminisme : La réalité répond à des principes sous-jacents, les phénomènes sont déterminés par des causes identifiables et compréhensibles.
Principes à Respecter :
- Empirisme : Recourir à des expériences.
- Parcimonie : La théorie la plus simple est la meilleure.
- Testabilité/Réfutabilité : Le phénomène doit pouvoir être testé et réfuté.
B/ Les Objectifs
- Décrire les phénomènes.
- Découvrir les facteurs associés.
- Expliquer et comprendre les phénomènes.
- Prédire les phénomènes.
- Contrôler les phénomènes.
- Recherche fondamentale : Créer des connaissances par curiosité.
- Recherche appliquée : Résoudre un problème concret sur le terrain.
C/ Démarche Scientifique
Démarche Scientifique doit inclure :
- Incertitude.
- Ouverture d'esprit.
- Scepticisme.
- Circonspection et prudence.
- Éthique.
La Hiérarchie des Preuves Scientifiques :
- Témoignages/Anecdotes (peu vérifiables).
- Études animales.
- Études corrélationnelles (mesurent la force d'un lien, pas la causalité).
- Études expérimentales (isolent les phénomènes, déterminent les liens de causalité, contrôlent les variables).
- Méta-Analyses (synthèse statistique de toutes les études sur un même sujet, plus haut niveau de preuve).
- La science est un schéma circulaire (sans fin).
- Étapes : Problématique, protocole de recherche, comité éthique, collecte de données, analyses, interprétation, validation/modification des hypothèses, diffusion des résultats.
D/ Démarche Expérimentale
- Recherche scientifique = étudier le lien causal entre Variable Indépendante (VI) et Variable Dépendante (VD).
- Variables Indépendantes (VI) : Manipulées/contrôlées par le chercheur (cause).
- Variables Dépendantes (VD) : Mesurées/observées par le chercheur (effet).
- Hypothèse : Prédiction de la relation entre variables.
- Ancrée dans la littérature, parcimonieuse.
- Toujours issue d'une théorie.
- Doit être opérationnalisée (concepts théoriques transformés en situation expérimentale, mesures objectivables).
- Méthode des différences de Mill : Une cause est présente quand l'effet est présent, et absente quand l'effet est absent.
Validité Expérimentale : Trouver un Équilibre
- Validité interne : S'assurer du moins de biais possible dans l'expérience.
- Validité externe : Généralisation des résultats à d'autres contextes.
- Validité de construit : Les outils mesurent bien ce qu'ils sont censés mesurer.
Applications de la Psychologie Cognitive
Avantages de la recherche appliquée :
- Validité écologique.
- Développement d'outils.
- Nouvelles problématiques.
Inconvénients de la recherche appliquée :
- Validité interne plus limitée.
- Multiplication des facteurs non contrôlés.
- Résistance au changement.
I/ La Pratique Clinique
1) Applications en Neuropsychologie
- Évaluation des capacités cognitives (vieillissement, trauma, AVC, troubles).
- Aide au diagnostic des dysfonctionnements cognitifs.
- Mise en place d'outils de prise en charge.
- Remédiation cognitive : Rééducation des fonctions lésées ou développement de stratégies.
2) Psychologie Clinicienne : Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC)
- Application directe de la PC (mémoire, attention, perception, traitement de l'information).
- Les TCC sont l'approche thérapeutique la plus validée scientifiquement.
II/ Apprentissage et Formation
1) L'Éducation Scolaire et Académique
- Utiliser la PC pour améliorer l'acquisition des connaissances.
- Engagement : Motivation et investissement (Théorie du comportement planifié).
- Concentration : Amélioration de l'attention.
- Métacognition : Conscience de ses capacités et stratégies adaptées.
- Formation initiale (page blanche) vs. Formation professionnelle (résistance au changement, interférence proactive).
III/ La Justice
1) Application dans les Enquêtes Judiciaires
- Témoignages : Outils de recueil de la parole (ex: entretien cognitif).
- Basé sur les travaux sur la mémoire humaine.
- Loftus : L'Effet de Désinformation : La formulation des questions peut modifier les souvenirs.
2) Application dans les Expertises Psychologiques
- Évaluer plaignant ou suspect via les connaissances sur le fonctionnement cognitif.
- Exemples : impulsivité et passage à l'acte criminel, liens entre traumatismes crâniens et comportements amoraux, liens psychopathie et inhibition.
- La France est en retard dans l'application des sciences cognitives judiciaires.
IV/ La Publicité
1) La Perception Subliminale
- Un des premiers domaines d'application de la PC (souvent mauvaise).
2) Le Jugement
- Zajonc : Effet de Simple Exposition.
- Concept de «fluence perceptive» : La facilité de traitement d'une information augmente son appréciation.
V/ L'Industrie
1) La Vitesse de Traitement
- Optimiser les interfaces (web, automobile, aérospatial) pour minimiser le temps de traitement de l'information.
- Réduire le coût cognitif et les accidents dans les domaines de sécurité.
- Faciliter l'utilisation et réduire les risques.
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