CHAPITRE 2 svt
16 carte16 carte
Réplication de l'ADN et Variabilité Génétique
Ce chapitre explore la structure de l'ADN, son processus de réplication semi-conservatif, et les mécanismes qui introduisent de la variabilité génétique, notamment les mutations et leur rôle dans la biodiversité.
1. Chromosomes et ADN
Chaque cellule somatique contient l'intégralité de l'information génétique sous forme d'ADN. L'ADN est une molécule extrêmement longue qui doit être compactée pour tenir dans le noyau cellulaire.
Deux mètres d'ADN par cellule
Le génome humain (diploïde) est composé de 46 chromosomes, soit 46 molécules d'ADN.
10¹³ cellules dans le corps humain
Chaque chromatide simple contient une molécule d'ADN.
La longueur totale de l'ADN par cellule est d'environ 2 mètres, malgré un diamètre de seulement 2 nm.
Une capacité à se compacter
L'ADN s'enroule autour de protéines appelées histones pour former une chaîne nucléosomique.
En interphase, l'ADN forme des amas diffus appelés chromatine.
Au début de la division cellulaire, l'ADN se condense fortement, raccourcissant et épaississant les chromosomes, les rendant individualisés.
2. La Réplication de l'ADN
La réplication de l'ADN est un processus essentiel qui précède toute division cellulaire, assurant la transmission fidèle de l'information génétique.
Un préalable à la division cellulaire
L'intégralité de l'information génétique doit être dupliquée pendant la phase S de l'interphase avant la mitose.
Un mécanisme semi-conservatif
Proposé par Crick et Watson, ce modèle stipule que chaque brin de la molécule d'ADN initiale sert de modèle pour la synthèse d'un nouveau brin.
Chaque nouvelle molécule d'ADN fille est constituée d'un brin "ancien" et d'un brin "nouveau".
Ce mécanisme a été confirmé expérimentalement à l'aide de nucléotides marqués.
¹⁵N et ¹⁴N
Le rôle de l'ADN-polymérase
L'ADN-polymérase est un complexe enzymatique qui écarte les deux brins de l'ADN et insère de nouveaux nucléotides.
La synthèse respecte la complémentarité des nucléotides : A s'associe à T, et C à G.
Des "yeux de réplication" sont visibles au microscope électronique, comportant deux "fourches de réplication" où l'ADN-polymérase opère.
Les deux copies d'ADN restent solidaires au niveau du centromère, formant un chromosome à deux chromatides identiques.
3. L'ADN, entre Stabilité et Variabilité
Bien que la réplication de l'ADN soit très fidèle, des erreurs peuvent survenir, conduisant à des mutations qui sont à l'origine de la variabilité génétique.
L'origine d'une variabilité de l'ADN
Des erreurs de réplication (incorporation non complémentaire, oubli, ajout de nucléotide) se produisent malgré la fiabilité de l'ADN-polymérase (environ 1 erreur pour 100 000 nucléotides).
L'ADN peut aussi être endommagé en dehors des périodes de réplication.
Des systèmes enzymatiques de réparation corrigent la plupart des erreurs, réduisant le taux final à environ 1 erreur pour un milliard de nucléotides.
Les rayons ultraviolets (UV) sont des agents mutagènes majeurs, causant des liaisons covalentes anormales (ex: dimères T) qui perturbent la réplication.
Des mutations de l'ADN
Une mutation est une modification de l'ADN qui a échappé aux processus de réparation.
Une mutation peut se transmettre aux cellules filles, formant un clone cellulaire modifié.
Types de mutations ponctuelles (sur une paire de nucléotides) :
Mutation par substitution : remplacement d'une paire de nucléotides par une autre.
Mutation par délétion : perte d'une paire de nucléotides.
Mutation par addition : insertion d'une paire de nucléotides supplémentaire.
Des agents mutagènes
Les modifications de l'ADN sont spontanées mais leur fréquence peut être augmentée par des agents mutagènes.
Exemples : substances chimiques comme le benzène ou l'acridine, qui s'intercalent dans l'ADN et provoquent l'incorporation de nucléotides supplémentaires.
4. Mutations et Polyallélisme
Les mutations sont le moteur de la diversité génétique au sein des populations et des espèces.
Pour un gène donné, il existe souvent plusieurs versions appelées allèles.
Les allèles d'un gène diffèrent généralement par quelques nucléotides.
Un nouvel allèle se forme par mutation, un processus purement aléatoire, sans objectif prédéterminé.
Cet allèle peut ensuite se transmettre de génération en génération et se répandre dans une population.
La diversité des allèles (polyallélisme) est la base de la diversité génétique des populations et de la biodiversité génétique des espèces.
Bien que parfois néfaste pour un individu, le phénomène de mutation est le fondement même de la biodiversité génétique.
Inizia un quiz
Testa le tue conoscenze con domande interattive