Vocabulaire médical et techniques chirurgicales
79 cartesCe cours couvre le vocabulaire médical essentiel, les techniques d'asepsie et d'antisepsie, le lavage des mains chirurgical, l'utilisation des instruments courants en chirurgie, la préparation du matériel et les pansements. Il aborde également les différents types d'antiseptiques et leur application selon les gestes et les zones du corps.
40 cartes
Quelle est la durée recommandée pour un lavage chirurgical des mains ?
Environ minutes avec brossage minutieux au savon antiseptique.
Comment conserver les mains après le lavage chirurgical ?
Ne rien toucher, les essuyer avec un linge propre et stérilisé, puis les plonger dans une solution d'alcool à .
Quelle est la différence fondamentale entre l'asepsie et l'antisepsie ?
L'asepsie vise à maintenir un milieu exempt de tout germe (prévention), tandis que l'antisepsie vise à détruire les germes déjà présents sur un tissu vivant.
À quoi sert la pince à disséquer en chirurgie ?
Saisir les compresses, enlever le sparadrap, retirer les corps étrangers d'une plaie, confectionner des tampons et saisir les berges pour une suture.
Décrire les usages de la sonde cannelée.
Introduire une mèche dans un abcès incisé, évaluer la profondeur d'une blessure, étaler une pommade et immobiliser la langue.
Quel est l'usage principal de la pince de Kocher ?
C'est une pince à hémostase par excellence, utilisée pour clamper les vaisseaux et arrêter le saignement.
Citez au moins trois applications cliniques de l'alcool éthylique en contexte médical.
Désinfection des mains et de la peau, flambage de certains instruments, et fixation des prélèvements de laboratoire.
Qu'est-ce que l'asepsie et quelle est sa règle principale ?
État d'une surface ou d'un volume ne contenant aucun germe. Règle principale : là où les germes n'existent pas, il ne faut pas en apporter.
À quoi sert l'eau oxygénée en chirurgie et quel est son mode d'action ?
Détruit les microbes anaérobies, désagrège les caillots et a un effet hémostatique. Elle mousse au contact des matières organiques en dégageant de l'oxygène, ce qui décolore, désodorise et décape.
Énumérer au moins trois principes essentiels du lavage chirurgical des mains.
- Retirer tous les bijoux (bagues, montres, vernis).
- Couper les ongles courts et les nettoyer.
- Laver mains et avant-bras jusqu'au coude avec un savon antiseptique pendant 3 à 4 min avec brossage.
Quel est le but principal du lavage des mains chirurgical ?
Débarrasser la peau des saletés, de la graisse et des microbes (staphylocoques, salmonelles, virus) avant toute intervention chirurgicale afin d'éviter toute contamination.
Définir l'antisepsie et expliquer comment elle agit.
Méthode qui lutte contre les microbes déjà existants sur les organismes vivants. Elle agit par processus physico-chimiques de façon bactéricide (tue), bactériolytique (dissout) ou bactériostatique (bloque la croissance).
Qu'est-ce qu'un pansement et quels sont ses principaux buts ?
Application sur une plaie de médicaments propres à la guérir tout en protégeant contre les infections. Buts : protéger contre les infections, absorber les sécrétions, comprimer une zone qui saigne, appliquer une substance médicamenteuse et favoriser la cicatrisation.
Quelle est la durée recommandée du lavage chirurgical ?
Environ 5 minutes, avec brossage minutieux des ongles, doigts, espaces interdigitaux, paumes, poignets et avant-bras.
Décrivez la composition et l'organisation d'un chariot à trois étagères pour pansements.
Il comprend une étagère supérieure (matériel stérile), une étagère moyenne (matériel propre : bandes, sparadrap, dossier) et une étagère inférieure (matériel sale : haricot, poubelle). Quatre roulettes et une anse permettent le déplacement.
Quel type de matériel doit être placé sur l'étagère supérieure d'un chariot à pansement ?
Le matériel stérile : flacons d'antiseptiques, boîtes de compresses stériles, boîtes d'instruments stériles, gants stériles, pinces à servir et plateaux stériles.
Quelles sont les contre-indications à l'utilisation de la Bétadine ?
Antécédent d'intolérance à l'iode, nouveau-né (0 à 1 mois), femme enceinte ou qui allaite.
Décrivez les trois modes d'action des antiseptiques sur les germes.
Bactéricides (tuent les germes), bactériolytiques (dissolvent les bactéries), bactériostatiques (arrêtent le développement des microbes sans les tuer).
Quel matériel est utilisé pour effectuer un lavage chirurgical efficace ?
Brosse stérilisée de dureté moyenne, solution antiseptique (alcool à 90°), savon antiseptique, cuvette ou lavabo à pédale.
Après le lavage chirurgical, comment conserver l'asepsie des mains ?
Ne rien toucher (lavabo, robinet, poignée), les essuyer avec un linge stérilisé, puis les plonger dans une solution d'alcool à 90°.
À quoi sert la pince à disséquer en chirurgie ?
Prendre les compresses, saisir les berges d'une plaie pour suture, enlever corps étrangers et confectionner des tampons.
Quel est le rôle principal de la pince de Kocher ?
C'est la pince à hémostase par excellence, utilisée pour clamper les vaisseaux et arrêter le saignement.
Énumérez au moins quatre qualités qu'un bon antiseptique doit posséder.
Au moins bactériostatique (au mieux bactéricide), stable en solution, étiqueté avec nom et concentration, prix abordable, accessible, non toxique, non corrosif, non allergisant, non caustique, non irritant.
Quels sont les avantages et les inconvénients de l'eau oxygénée comme antiseptique ?
Avantages : détruit les microbes anaérobies, désagrège les caillots, hémostatique, décolore et désodorise. Inconvénients : mousse au contact des matières organiques, incompatible avec l'acide borique.
Quel antiseptique est recommandé pour le badigeonnage de la peau avant une intervention chirurgicale et pourquoi ?
La Bétadine (iode) est recommandée pour son action rapide et sa large efficacité, adaptée au badigeonnage préopératoire.
Qu'est-ce que l'asepsie dans le contexte médical ?
État d'une surface ou d'un volume ne contenant aucun germe ; absence de tout produit microbien capable de nuire.
Quels facteurs déterminent la puissance d'action d'un antiseptique ?
L'espèce microbienne, la concentration du produit, la nature chimique du produit, le temps de contact, et la présence de substances inhibitrices (pus, sang, sérosités).
Quel est l'objectif principal du lavage chirurgical des mains ?
Éliminer les saletés, la graisse et les microbes des mains et avant-bras avant tout soin ou intervention chirurgicale afin d'éviter toute contamination.
Quelle est la principale différence entre asepsie et antisepsie ?
L'asepsie vise à maintenir l'absence de germes (prévention), tandis que l'antisepsie lutte contre les microbes déjà présents (destruction).
Distinguez les trois types de lavage des mains : hygiénique, antiseptique et chirurgical.
Hygiénique : savon simple, à .
Antiseptique : savon antiseptique, à min.
Chirurgical : savon antiseptique + brossage, à min.
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Nommez trois principes essentiels du lavage chirurgical des mains.
- Retirer tous les bijoux (bagues, montres).
- Ongles coupés courts et nettoyés.
- Lavage des mains et avant-bras jusqu'au coude.
Qu'est-ce qu'un pansement et quels sont ses buts principaux ?
Application sur une plaie de médicaments propres à la guérir tout en la protégeant des infections. Buts : protéger contre les infections, absorber les sécrétions, comprimer une zone qui saigne, appliquer une substance médicamenteuse et favoriser la cicatrisation.
Décrire la composition et l'organisation des trois étagères d'un chariot à pansement.
Étagère supérieure (matériel stérile) : antiseptiques, compresses stériles, instruments stériles, gants stériles, pinces à servir, plateaux stériles. Étagère moyenne (matériel propre) : bandes, sparadrap, coton cardé, épingles, dossier du malade, alèses, pommades. Étagère inférieure (matériel sale) : haricot/sac à déchets, haricot pour instruments sales avec produit de décontamination, poubelle, chiffon.
Quel antiseptique est recommandé pour les soins de bouche en cas d'abcès dentaire ?
Hextril ou Eludril en antiseptique de 1ère intention ; en 2ème intention, Dakin ou Hibiscrub 4% puis chlorhexidine 0,05%.
Quel antiseptique utiliser pour une injection ou un prélèvement sur peau saine ?
Bétadine dermique (antiseptique de 1ère intention, temps de contact 1 min) ou Hibiscrub 4% puis Hibitane champ 0,5% (chlorhexidine alcoolique) en 2ème intention.
Qu'est-ce qu'un antiseptique et quels sont ses trois modes d'action ?
Substance capable de détruire les germes pathogènes, ou au moins d'arrêter ou retarder leur développement. Trois modes d'action : bactéricide (tue les germes), bactériolytique (dissout les bactéries), bactériostatique (arrête leur développement sans les tuer).
Énumérer au moins trois facteurs qui déterminent la puissance d'action des antiseptiques.
- Espèce microbienne (bacille, spore) ; 2) Concentration du produit (faible → bactériostatique, forte → bactéricide) ; 3) Temps de contact avec les germes ; 4) Présence de substances inhibitrices (pus, sang, sérosité).
Qu'est-ce qu'un antiseptique bactéricide ?
Germicide : antiseptique qui tue les germes (par opposition à bactériostatique, qui les arrête sans les tuer).
Quel est le mode d'action de la Bétadine et quel est son temps de contact optimal ?
Antiseptique oxydant iodé à large spectre. Temps de contact optimal : 1 minute (Bétadine dermique).
Quelles sont les cinq qualités essentielles d'un bon antiseptique ?
- Au moins bactériostatique, au mieux bactéricide ; 2) Stable en solution ; 3) Non toxique ; 4) Non corrosif ni caustique ; 5) Non allergisant et de prix acceptable.
Fiche de révision
Fondements de l'asepsie, de l'antisepsie et de l'hygiène des mains
La prévention des infections est le fondement de toute pratique chirurgicale sécurisée. Ce chapitre couvre les principes essentiels de l'asepsie et de l'antisepsie, les techniques de lavage des mains, et les principales classes d'antiseptiques utilisées en clinique.
- asepsie/aˈsɛpsi/nom féminin
État d'une surface ou d'un volume ne contenant aucun germe ; absence totale de tout produit microbien capable de nuire.
- « La stérilisation du matériel chirurgical réalise l'asepsie complète des instruments. »
- antisepsie/ɑ̃tiˈsɛpsi/nom féminin
Lutte contre les microbes existants ; méthode qui combat la contamination et l'infection déjà présentes dans les organismes vivants.
- « L'utilisation d'antiseptiques sur la peau avant une intervention réalise l'antisepsie de la zone opératoire. »
La différence fondamentale : l'asepsie signifie l'absence de germes (prévention), tandis que l'antisepsie signifie la lutte contre les germes déjà présents (traitement). Le lavage chirurgical des mains est un acte d'asepsie : il élimine les germes de la peau du praticien avant tout acte chirurgical.
Le lavage chirurgical comporte plusieurs principes essentiels : retirer tous les bijoux (bagues, bracelets, montres) y compris le vernis ; couper les ongles courts et les nettoyer soigneusement ; le lavage doit couvrir les mains et les avant-bras jusqu'au coude. La technique comprend un nettoyage hygiénique (30 secondes à 1 minute au savon), un lavage antiseptique (2 à 3 minutes avec savon antiseptique), ou un lavage chirurgical complet (3 à 4 minutes avec brossage minutieux). Après le lavage, les mains doivent être conservées propres : les essuyer avec un linge stérile en commençant par les mains puis les avant-bras, puis les plonger dans une solution d'alcool à 90 degrés.
Les antiseptiques sont des substances capables de détruire ou d'arrêter le développement des germes pathogènes. Ils fonctionnent selon trois modes : les bactéricides (germicides) tuent les germes ; les bactériolytiques dissolvent les bactéries ; les bactériostatiques arrêtent le développement sans tuer. L'efficacité dépend de l'espèce microbienne, la concentration du produit, la nature chimique, le temps de contact, et la présence d'inhibiteurs comme le pus ou le sang.
L'alcool éthylique, le plus utilisé de tous les alcools, est présenté en concentration bactéricide à 80 degrés et utilisé à 60 ou 90 degrés. Il agit comme antiseptique cutané, coagule et fixe le sang, et sert de solvant à de nombreux produits. Ses inconvénients incluent le dessèchement de la peau et l'irritation des plaies et muqueuses ; il ne détruit pas les spores. Il est utilisé pour la désinfection des mains, de la peau, du pourtour des plaies, et des lieux d'injections.
Le permanganate de potassium, oxydant iodé, dégage de l'oxygène et possède un spectre large d'action. Pour la désinfection des plaies, il faut une solution dosée à 1 % (1 comprimé de 500 mg dans 500 ml d'eau distillée). Pour les muqueuses sensibles ou le traitement denrées alimentaires, une concentration entre 0,5 % est utilisée. La Bétadine (iode-polyvidone) est rapidement bactéricide et largement utilisée pour l'antisepsie de la peau et du champ opératoire, avec un temps de contact de 1 minute. La chlorhexidine agit rapidement (moins d'une minute) et offre une action intéressante pour les gestes usuels comme les injections et les prélèvements, bien que son spectre soit incomplet.
Instruments chirurgicaux et matériel courant
Les instruments chirurgicaux et le matériel médical forment la base de toute pratique clinique. Chaque instrument possède une fonction spécifique — hémostase, dissection, suture — et doit être sélectionné selon le type de soin à effectuer. La maîtrise du matériel disponible permet d'organiser efficacement un chariot à pansement et d'exécuter les gestes de soins avec précision et sécurité.
La pince à disséquer, avec ou sans griffe, est un instrument polyvalent de base. Elle permet de prendre les compresses, d'enlever les corps étrangers de la plaie (fils, tissus morts), de confectionner des tampons et de saisir les berges de la plaie pour une suture. Son utilisation demande délicatesse pour ne pas endommager les tissus.
La pince de Kocher (droite ou courte), avec ou sans griffes, est l'instrument d'hémostase par excellence. Elle sert à confectionner des tampons, saisir le tampon en vue du nettoyage de la plaie, et réaliser l'hémostase. La pince de Péan remplit des fonctions similaires. Le ciseau (droit ou courbé) coupe les compresses, les fils, les bandes, le sparadrap et les tissus nécrosés. Le bistouri à lame fixe ou interchangeable incise un abcès, une paroi ou réalise une intervention chirurgicale. L'aiguille de Reverdin reconstitue la peau et les plans musculo-aponévrotiques après une plaie.
La sonde cannelée est un instrument fin permettant d'introduire une mèche dans un abcès incisé, d'évaluer la profondeur d'une blessure, d'étaler la pommade sur une plaie ou d'immobiliser la langue pour sectionner son frein. Le plateau réniforme (en forme de haricot) recueille les pansements souillés, le matériel utilisé, le pus après incision et le liquide de lavage. La compresse est l'élément textile stérile qui couvre la plaie, confectionne un tampon ou mèche une plaie.
Le chariot à pansement est organisé sur trois étages. L'étage supérieur contient le matériel stérile : flacons d'antiseptiques, boîtes de compresses stériles, boîtes d'instruments stériles, gants stériles, pinces à servir dans une solution antiseptique et plateaux stériles. L'étage moyen comporte le matériel propre : bandes, sparadrap, coton cardé, épingles, dossier du malade et matériel de protection (alèses, bavette, tubes de pommade). L'étage inférieur contient le matériel sale : haricot ou sac à déchets, haricot pour instruments sales avec produit de décontamination, poubelle et chiffon. Cette organisation garantit l'asepsie et l'efficacité du soin.
Nettoyage, stérilisation et pansements
La stérilisation du matériel médico-chirurgical est une étape fondamentale pour prévenir les infections et assurer l'asepsie. Plusieurs méthodes physiques et chimiques permettent de détruire tous les germes pathogènes présents sur les instruments et les textiles utilisés en chirurgie.
L'ébullition est une méthode de stérilisation simple et accessible qui consiste à immerger le matériel dans de l'eau bouillante pendant au moins 20 à 30 minutes. Cette technique détruit la majorité des germes mais ne tue pas les virus de l'hépatite ; elle convient aux instruments non septiques, au linge et aux compresses. Pour améliorer l'efficacité, on peut ajouter du carbonate de soude à l'eau.
L'autoclave de Chamberland utilise la vapeur d'eau sous pression pour atteindre des températures élevées supérieures à 100°C. À 1 kg de pression, la température atteint 120°C ; à 2 kg, elle atteint 134°C. Cette méthode stérilise efficacement les gants (20 minutes à 120°C), les blouses et compresses (45 minutes à 134°C). L'air doit être complètement chassé de l'autoclave par des purges de vapeur pour que la stérilisation soit efficace.
Le poupinel (étuve à air chaud) est un appareil électrique utilisant l'air sec chauffé entre 160 et 170°C pour stériliser le matériel pendant 45 minutes à 1 heure. Cette méthode convient particulièrement aux instruments après leur nettoyage et séchage complet. Le poupinel ne doit être ouvert qu'après refroidissement à 30°C. Les boîtes stérilisées doivent être fermées hermétiquement et datées, car elles perdent leur caractère aseptique après 8 heures si le scellement n'est pas parfait.
Le formol (trioxyméthylène) sous forme de poudre ou de comprimés est une méthode chimique de stérilisation à froid. Les pastilles libèrent des vapeurs d'aldéhyde formique qui détruisent les microbes sans chaleur. Cette technique s'utilise pour les instruments délicats (bronchoscopes, cystoscopes) et les sondes en caoutchouc. Tous les objets stérilisés au formol doivent être rincés à l'eau stérile avant utilisation pour éviter l'irritation des muqueuses.
Le pansement simple ou sec s'applique sur les plaies opératoires propres, les plaies suturées et celles en cours de cicatrisation. La technique consiste à nettoyer la plaie de l'extérieur vers l'intérieur avec des tampons imbibés d'antiseptique, puis à la couvrir de compresses stériles maintenues par un sparadrap ou une bande. Ce type de pansement protège la plaie contre les infections tout en permettant la cicatrisation.
Le pansement humide s'utilise sur les plaies inflammatoires, les furoncles, les hématomes non ouverts et les anthrax. Il existe trois variantes : le pansement humide chaud (compresses chaudes appliquées sans brûler le malade, à renouveler toutes les 2 heures), le pansement humide chaud et alcoolisé (pour les panaris et abcès non ouverts), et le pansement humide froid (pour les contusions et œdèmes, à renouveler toutes les heures). Ces pansements favorisent la circulation sanguine et la maturation des lésions.
Le pansement gras, utilisé sur les brûlures, les greffes et les plaies ulcéreuses, consiste à appliquer des produits gras comme le tulle gras, les pommades vitaminées ou l'huile d'arachide. Ce pansement favorise la cicatrisation en créant un environnement humide protégé et anti-inflammatoire. Il est particulièrement indiqué lors des processus de granulation et de cicatrisation avancée.
Le pansement compressif exerce une pression contrôlée sur la plaie pour arrêter les hémorragies extrêmes, prévenir ou traiter les hématomes, et prévenir les épanchements. Il rapproche également les bords de la plaie, favorisant une meilleure cicatrisation. Ce type de pansement doit être serré suffisamment pour être efficace sans gêner la circulation sanguine.
Le pansement absorbant s'emploie sur les plaies suppurées, notamment celles munies de drains ou de mèches. Le drain est un tube creux en caoutchouc, en gomme ou en plastique perforé, placé dans la plaie pour permettre l'écoulement des liquides pathologiques. Le technique de pansement avec drain implique de nettoyer autour de la plaie en évitant la diffusion du pus, de vérifier la perméabilité du drain avec une seringue de sérum physiologique, et de recouvrir avec des compresses puis une bande. Le pansement doit être renouvelé tous les 2-3 jours.
La mèche est constituée de lames de caoutchouc ou de compresses destinées à remplir une cavité profonde de la plaie. Elle exerce une triple fonction : hémostatique (arrêt du saignement), absorbante (élimination des sécrétions) et isolante. Lors du pansement avec mèche, celle-ci est imbibée de sérum physiologique puis retirée progressivement à chaque renouvellement, en coupant légèrement la portion sortante. Une nouvelle mèche peut être introduite en profondeur si nécessaire. Cette technique favorise la cicatrisation de l'intérieur vers l'extérieur.
Immobilisations, bandages et soins du patient au lit
Ce chapitre couvre les techniques essentielles d'immobilisation provisoire et de bandage pour la protection des membres fracturés ou endommagés, ainsi que les soins fondamentaux du patient alité : toilette, hygiène buccale, prévention des escarres et application thérapeutique du froid. Ces compétences garantissent le confort et la qualité des soins infirmiers.
Les immobilisations provisoires utilisent des attelles, des écharpes et des frondes pour immobiliser les articulations sus et sous-jacentes tout en respectant la position fonctionnelle du membre. L'attelle maintient le membre fracturé en repos, rembourée aux saillies osseuses pour éviter les lésions. L'écharpe, bandage plein destiné au membre supérieur, soutient le bras en ramenant l'avant-bras devant la poitrine. La fronde est une pièce de tissu rectangulaire divisée longitudinalement en quatre lanières, utilisée pour immobiliser la mâchoire, l'œil ou l'oreille.
Les bandages sont classés selon leur technique d'application. Le bandage en spirale recouvre chaque tour de 2/3 du tour précédent, idéal pour les doigts, poignets et jambes. Le bandage en 8 ou croisé enroule la bande obliquement en formant des boucles de chiffre 8, adapté aux articulations du poude, du coude et du thorax. Le spica est une variation du bandage en 8 avec une boucle beaucoup plus grande, utilisé pour l'épaule, l'aine et le pouce. Un bon bandage doit être occlusif, esthétique, ni trop lâche ni trop serré, et assurer une circulation sanguine correcte aux extrémités.
La toilette complète du patient alité suit un ordre établi : visage et cou, membres supérieurs, thorax, jambes et cuisses, abdomen, dos et siège, région pubienne. On découvre le minimum, en installant le malade confortablement et en le recouvrant dès que possible. L'hygiène buccale chez les malades conscients comprend le brossage des dents, tandis qu'on utilise des tampons de coton hydrophile humectés d'eau bicarbonatée pour les malades inconscients. Il faut procéder avec pudeur et douceur lors de la toilette génitale, en variant le sens du lavage selon le sexe du patient.
L'escarre ou plaie de lit est une destruction localisée de la peau et des tissus provoquée par une pression continue entre le lit et une saillie osseuse. Ses trois causes essentielles sont la compression (draps froissés, plâtre trop serré), l'humidité (linge mouillé, transpiration, incontinence) et l'ischémie (mauvaise nutrition tissulaire). La prévention repose sur le lavage régulier, le séchage soigneux, les frictions à l'alcool 90° plusieurs fois par jour chez les grabataires, et le changement fréquent de position tous les 2 à 3 heures. Pour les érosions simples, on nettoie à l'alcool et applique du mercurochrome. Les escarres profondes nécessitent un lavage au Dakin, l'enlèvement des parties nécrosées, l'application de pommades vitaminées et un régime hyperprotidique.
La vessie de glace est un contenant de caoutchouc rempli de glace, appliqué dans un but thérapeutique selon les ordonnances médicales. Elle soulage la douleur, réduit la température et l'inflammation, et prévient l'hémorragie. On remplit la vessie aux trois quarts, on en chasse l'air, on l'enveloppe dans de la flanelle ou du coton cardé, et on la talque avant application sur la peau. Pour l'abdomen, on la fixe avec un bandage de corps et des épingles. Sur la tête, on la pose nue sur les cheveux. Les indications principales incluent l'appendicite, la péritonite, la post-amygdalectomie, la péricardite et les traumatismes crâniens. On doit renouveler la glace tous les 2 à 3 heures et veiller à prévenir la gelure en multipliant les épaisseurs d'isolation, à éviter l'infection en désinféctant la vessie, et à changer les draps mouillés par la condensation.
Vocabulaire médical et lexique chirurgical
La maîtrise du vocabulaire médical et chirurgical est essentielle en première année pour communiquer efficacement avec l'équipe soignante, interpréter les ordres et comprendre les dossiers patients. Ce chapitre couvre les principales spécialités chirurgicales et médicales, les pathologies courantes et les interventions les plus fréquentes.
- Chirurgie/ʃiʁyʁʒi/nom féminin
Partie de la thérapeutique qui pratique des modifications sur un corps vivant à des fins diagnostiques ou curatives.
- « Le patient a subi une intervention chirurgicale pour enlever son appendice. »
Les principales spécialités chirurgicales incluent la gynécologie, branche dédiée à l'étude et au traitement des affections des organes génitaux féminins. L'obstétrique se spécialise dans les techniques des accouchements, tandis que l'urologie traite les affections des organes génitaux masculins et féminins. La traumatologie s'occupe des fractures, des lésions et des dents, et l'odontostomatologie traite les maladies de la bouche et des dents.
Les pathologies courantes sont décrites par des termes médicaux précis. L'hémorragie est l'écoulement de sang hors d'un vaisseau sanguin. L'inflammation se manifeste sous plusieurs formes : la colite (inflammation du gros intestin), l'entérite (inflammation de l'intestin grêle), la salpingite (inflammation des trompes utérines), l'annexite (inflammation de la trompe et de l'ovaire), la néphrite (inflammation du rein) et la phlébite (inflammation des veines). Les paralysies incluent l'hémiplégie (moitié du corps), la paraplégie (moitié inférieure du corps) et la monoplégie (un seul membre).
- Appendicectomie/apɛndisɛktɔmi/nom féminin
Ablation chirurgicale de l'appendice, effectuée généralement en cas d'appendicite.
- « L'appendicectomie est l'une des interventions les plus courantes en chirurgie d'urgence. »
Deux interventions chirurgicales fondamentales sont la laparotomie et l'hystérectomie. La laparotomie est une incision chirurgicale de la paroi abdominale et du péritoine, permettant l'accès aux organes abdominaux. L'hystérectomie est l'ablation de l'utérus en totalité, effectuée pour diverses raisons médicales.
Teste ta compréhension
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Quel est l'objectif principal de l'asepsie en pratique chirurgicale ?
À quel usage principal est destinée la pince à disséquer ?
Quel est le principal avantage de la pince de Kocher en chirurgie ?
La pince de Kocher est particulièrement adaptée pour réaliser quel geste chirurgical ?
Quel est le mode d'action des antiseptiques bactéricides ?
En quoi consiste le lavage chirurgical des mains ?
Avant un lavage chirurgical, quel accessoire doit être obligatoirement retiré des mains ?
Parmi les instruments suivants, lequel est utilisé pour saisir et faire une suture après avoir capturé l'aiguille ?
Quels sont les trois inconvénients majeurs de l'alcool éthylique comme antiseptique ?
Quel antiseptique est recommandé comme antisepsie de première intention pour la peau saine avant une injection ?
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