UE1F mémo sur l imagerie des structures cellulaires

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Cours de physiologie membranaire couvrant les structures, les propriétés et les mécanismes de fonctionnement des membranes cellulaires, adapté aux étudiants en biologie et biochimie.

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Question

De quoi est constitué le microscope optique photonique et quel est son principe général ?

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Réponse

→ Le microscope optique photonique est une construction optique composée de lentilles de verre.
→ Il grossit environ 1000 fois l’image d’un objet.
→ L’objet est éclairé par un faisceau de photons dont les longueurs d’onde sont comprises entre 400 et 700 nm, correspondant au spectre visible.

Question

Pourquoi la longueur d’onde de la lumière constitue-t-elle une limite à la résolution du microscope optique photonique ?

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Réponse

→ La longueur d’onde du faisceau constitue une limite fonctionnelle pour la résolution.
→ On ne peut pas observer des éléments plus petits que la valeur imposée par cette longueur d’onde.

Question

Dans un microscope optique photonique, quel est le rôle de l’oculaire après la formation de l’image par l’objectif ?

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Réponse

→ Le deuxième groupe optique est l’oculaire.
→ Il est positionné de sorte que l’image soit dans son plan focal.
→ L’œil peut alors observer l’image sans avoir à accommoder, ce qui permet un meilleur confort visuel.

Question

Dans un microscope optique photonique, dans quelle condition de distance l’objet est-il placé par rapport à l’objectif et quelle image est alors obtenue ?

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Réponse

→ Le système place l’objet à une distance inférieure au double de la distance focale de l’objectif.
→ Il se forme ainsi une image réelle, renversée et plus grande que l’objet.

Question

Pourquoi le contraste du matériel biologique facilite-t-il son observation en microscopie optique ?

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Réponse

→ L’observation est facilitée lorsque le matériel est contrasté.
→ Cela peut être le cas lorsqu’il est : naturellement coloré ; ou soumis à un traitement spécial permettant à certaines parties d’absorber les photons de certaines longueurs d’onde.

Question

Que désigne la résolution d’un microscope optique ?

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Réponse

→ La résolution désigne sa capacité à séparer des détails très voisins.
→ À cause des propriétés ondulatoires de la lumière et de la diffraction, l’image d’un point n’est pas un point mais une tache.
→ Deux points proches peuvent donc apparaître comme chevauchants.

Question

Selon la théorie d’Abbe, qu’est-ce que la limite de résolution d’un microscope et de quels paramètres dépend-elle ?

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Réponse

→ La limite de résolution correspond à la plus petite distance en dessous de laquelle deux points voisins paraissent confondus.
→ Elle dépend : de la longueur d’onde d’illumination ; de l’indice de réfraction en sortie d’objectif ; de l’ouverture numérique de l’objectif, c’est-à-dire du demi-angle d’ouverture du cône lumineux entrant dans l’objectif.

Question

Comment les images sont-elles acquises et numérisées en microscopie optique ?

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Réponse

→ Les microscopes sont quasiment systématiquement équipés d’une caméra vidéo numérique.
→ Les caméras CCD comprennent : un dispositif de chargement couplé ; un système de refroidissement, destiné à réduire les bruits de fond.

Question

En microscopie optique, quel est l’intérêt du système de refroidissement des caméras CCD lors de l’observation prolongée de cellules ?

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Réponse

→ Le système de refroidissement permet de réduire les bruits de fond de la caméra CCD.
→ Cela permet d’observer les cellules pendant de longues périodes avec un faible éclairage.
→ Le faible éclairage limite les effets nocifs liés à une augmentation de la température de l’objet éclairé.

Question

Quels traitements numériques peuvent être appliqués aux images obtenues en microscopie optique ?

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Réponse

→ Les images produites sont facilement numérisées et traitées par des logiciels.
→ Ceux-ci permettent : de compenser diverses erreurs optiques inhérentes au microscope ; d’agrandir numériquement l’image ; d’accentuer les contrastes.

Question

En microscopie optique appliquée à l’observation de cellules en culture, pourquoi utilise-t-on un microscope inversé et comment est-il organisé ?

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Réponse

→ Il est utilisé pour observer des cellules en culture dans des boîtes de Pétri.
→ L’objet est éclairé par-dessus.
→ L’objectif est situé en dessous de la platine et de la préparation.
→ Un tube porte-oculaire redresse les faisceaux lumineux afin que les oculaires soient placés à une hauteur adaptée à l’utilisateur.

Question

En culture cellulaire, dans quels récipients les cellules sont-elles cultivées, comment sont-elles maintenues et dans quelles conditions sont-elles manipulées ?

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Réponse

→ Les cellules sont cultivées dans des boîtes ou des flasques.
→ Elles peuvent être observées au microscope inversé.
→ Elles sont maintenues dans une étuve.
→ Les manipulations sont réalisées dans des conditions stériles sous hotte à flux laminaire.

Question

En microscopie optique, comment le contraste de phase et le contraste d’interférence différentielle (DIC) utilisent-ils les propriétés de l’échantillon pour créer du contraste ?

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Réponse

→ Ces systèmes exploitent les interférences lumineuses produites par les rayons traversant différents endroits présentant :
des indices de réfraction différents ; ou des épaisseurs différentes

Question

En imagerie cellulaire après marquage spécifique, quelles techniques utilisant la fluorescence permettent de visualiser ou mesurer des éléments cellulaires ?

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Réponse

les traceurs fluorescents ; l’expression de protéines chimères fluorescentes ; l’immunodétection ; l’hybridation in situ ; les indicateurs quantitatifs de concentrations ioniques.
→ Ces marquages peuvent notamment être observés par : microscopie à fluorescence ; microscopie confocale.

Question

En imagerie par fluorescence, que se passe-t-il lorsqu’une molécule fluorescente absorbe une lumière d’excitation puis réémet de la lumière ?

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Réponse

→ Une molécule fluorescente absorbe la lumière à une certaine longueur d’onde, appelée longueur d’onde d’excitation.
→ Elle réémet ensuite des photons : de plus faible énergie ; de longueur d’onde plus grande.

Question

En microscopie à épifluorescence, de quels éléments optiques est constitué le microscope et quelle source lumineuse permet d’exciter les molécules fluorescentes ?

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Réponse

→ C’est un microscope optique muni : d’oculaires ; d’objectifs ; d’une lampe à vapeur de mercure.
→ Cette lampe produit un faisceau lumineux de forte puissance destiné à éclairer l’échantillon et à exciter les molécules fluorescentes.

Question

En microscopie à épifluorescence, pourquoi l’éclairage de la préparation est-il qualifié d’« épifluorescence » ?

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Réponse

→ La lampe est située latéralement.
→ L’éclairage de la préparation se fait par le dessus, d’où le terme épifluorescence.

Question

En microscopie à épifluorescence, quel trajet suit la lumière réémise par le fluorochrome de l’échantillon jusqu’à sa détection ?

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Réponse

→ La lumière réémise par l’échantillon repart en sens inverse.
→ Elle traverse : le miroir dichroïque ; un deuxième filtre d’arrêt.
→ Ce filtre sélectionne les photons spécifiques de la réémission, dont la longueur d’onde est plus élevée.

Question

En microscopie à fluorescence, pourquoi utilise-t-on plusieurs cubes de filtres pour réaliser des marquages multiples ?

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Réponse

→ Les microscopes disposent généralement de trois types de cubes, permettant des acquisitions rouge, verte et bleue.
→ Cela permet notamment le triple marquage des échantillons biologiques.
→ D’autres combinaisons sont possibles grâce aux fluorochromes couvrant un spectre plus large d’émissions de fluorescence.

Question

Lors de l’observation d’un échantillon épais en microscopie optique classique, pourquoi les éléments situés hors du plan focal provoquent-ils du flou ?

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Réponse

→ L’image obtenue correspond à un plan focalisé de l’échantillon.
→ Les parties situées de part et d’autre de ce plan sont également éclairées.
→ Elles provoquent un flou dû aux éléments hors plan.
→ Plus l’échantillon est épais, plus ce flou peut être important.

Question

En microscopie à épifluorescence, quel trajet suit la lumière d’excitation depuis la lampe jusqu’à l’échantillon ?

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Réponse

La lumière traverse un premier filtre, qui sélectionne les longueurs d’onde d’excitation du fluorochrome utilisé.
Le filtre se trouve dans un cube contenant également un miroir dichroïque.Le miroir dichroïque réfléchit le faisceau vers la platine.Les photons excitateurs ainsi sélectionnés arrivent sur l’échantillon et excitent le fluorochrome.

Question

Dans un microscope optique photonique, quel trajet la lumière suit-elle de la source lumineuse jusqu’à l’objectif ?

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Réponse

La lumière fournie par une lampe est concentrée sur l’objet par la lentille du condenseur. Le réglage du cône lumineux convergeant sur l’objet est une étape importante. L’échantillon est placé devant le premier groupe optique : l’objectif.
L’objectif forme une image réelle, renversée et plus grande que l’objet.

Question

En microscopie optique classique, pourquoi les préparations de faible épaisseur améliorent-elles l’observation et quel est l’inconvénient de réaliser des coupes fines ?

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Réponse

→ La qualité d’observation augmente lorsque l’objet est de faible épaisseur.
→ Mais préparer des coupes fines revient à observer des « tranches » de cellules, en perdant ce qui était situé au-dessus et au-dessous

Question

En microscopie confocale, comment le laser et le premier pinhole permettent-ils d’éclairer précisément l’échantillon ?

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Réponse

→ Le microscope confocal utilise un laser comme source lumineuse.
→ La lumière est canalisée à travers une petite ouverture appelée pinhole, afin d’éclairer l’échantillon en un seul point.

Question

En microscopie confocale, comment le deuxième pinhole et le détecteur permettent-ils d’éliminer le flou et le bruit de fond provenant des zones hors du plan focal ?

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Réponse

→ La lumière réémise est canalisée par un deuxième pinhole.
→ Elle est récupérée par un détecteur photomultiplicateur.
→ La lumière provenant des points hors du plan de focalisation est exclue du détecteur.
→ Cela supprime du flou et du bruit de fond.

Question

En microscopie confocale, comment le réglage du diamètre du pinhole intervient-il dans l’obtention de la résolution spatiale maximale ?

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Réponse

→ La résolution spatiale maximale est obtenue par l’ajustement du diamètre du pinhole à la limite de diffraction.

Question

En microscopie confocale, comment le système motorisé réalise-t-il le balayage laser de l’échantillon et recueille-t-il les informations de chaque point ?

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Réponse

→ Un système motorisé permet un balayage du champ par le faisceau laser, dans le plan et dans l’épaisseur de l’échantillon.
→ Les données de chaque point sont recueillies de façon séquentielle selon une trame, puis envoyées sur un écran vidéo.
→ Le balayage est obtenu par modification de l’inclinaison d’un miroir dichroïque.

Question

En microscopie confocale, comment le balayage de plans successifs permet-il d’obtenir des coupes optiques et une reconstruction 3D ?

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Réponse

→ Plusieurs plans successifs sont balayés.
→ On obtient artificiellement l’équivalent de coupes optiques successives.
→ Elles permettent de reconstruire en 3D l’image d’un échantillon dont l’épaisseur peut atteindre 150 µm.

Question

En microscopie confocale, quels avantages l’élimination de la lumière hors du plan focal apporte-t-elle à l’image par rapport à un microscope conventionnel ?

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Réponse

→ Le microscope confocal permet d’obtenir l’image d’un plan focal avec une définition bien supérieure à celle du microscope conventionnel.
→ L’élimination du bruit de fond entraîne : une très bonne sensibilité de détection ; une augmentation du contraste ; une clarification des images.

Question

En microscopie confocale, pourquoi les coupes optiques sont-elles considérées comme non invasives par rapport aux coupes physiques ?

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Réponse

→ Elles ne modifient pas l’intégrité de l’échantillon biologique.
→ Elles s’opposent aux coupes physiques nécessaires en microscopie photonique et électronique.

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En microscopie confocale, quels traitements deviennent possibles grâce à l’acquisition numérisée des images ?

→ Elle augmente les possibilités :d’analyse ; de quantification ; de reconstruction d’images en 3D.

Dans l’étude cellulaire par expression de protéines chimères fluorescentes, de quels organismes proviennent la GFP et mCherry ?

→ Les protéines fluorescentes et leurs gènes ont été isolés d’organismes vivants capables de produire de la fluorescence.
→ La GFP provient de la méduse Aequora victoria.
→ mCherry provient du corail Discosoma, commun dans l’océan Indien.

Lors de la création d’une protéine chimère fluorescente, comment le gène de la GFP est-il associé au gène de la protéine d’intérêt ?

→ Le gène de la GFP est fusionné avec le gène de la protéine d’intérêt.
→ La construction est réalisée par clonage dans un plasmide, qui sert de vecteur.
→ Les séquences fusionnées sont placées sous le contrôle d’un promoteur choisi, afin de contrôler l’expression du gène hybride

Lors de l’expression d’une protéine chimère fluorescente, que devient la construction GFP–protéine d’intérêt après sa transfection dans les cellules ?

→ La construction est introduite dans les cellules par transfection.
→ Le gène hybride devient un transgène.
→ Il entraîne l’expression d’une protéine chimère.
→ Sa localisation est facilitée grâce à sa fluorescence.

Dans l’exemple de la protéine chimère Histone H2B–EGFP, comment la transfection du plasmide permet-elle de rendre la chromatine verte ?

→ Le plasmide met en phase : la séquence du gène de l’histone H2B ; la séquence de l’EGFP.
→ Après transfection, le transgène entraîne l’expression d’une histone H2B verte.
→ La chromatine devient verte.

Dans l’étude par protéines chimères fluorescentes, quelles formes d’expression du gène fluorescent peuvent être utilisées et que permettent-elles d’étudier ?

L’expression peut : être obtenue transitoirement dans des cellules en culture ; ou faire l’objet d’une transgénèse chez un animal.
Cela permet d’étudier : la spécificité d’expression tissulaire ; la distribution ; la dynamique de la protéine chimère dans l’organisme entier.

L’expression d’un gène codant une protéine fluorescente est-elle nécessairement permanente ?

→ Non. Elle peut : être obtenue transitoirement dans des cellules en culture ; ou faire l’objet d’une transgénèse chez un animal.
→ Cela permet d’étudier la spécificité d’expression tissulaire, la distribution et la dynamique de la protéine chimère dans l’organisme entier.

Quelles conjugaisons peuvent être utilisées pour marquer les anticorps en immunodétection ?

→ Les anticorps peuvent être conjugués :

  • à des marqueurs fluorescents, permettant la fluorescence ;
  • à des enzymes donnant un produit détectable par colorimétrie, bioluminescence ou chimiluminescence ;
  • ou à d’autres systèmes de marquage présentés dans le cours.

Comment l’immunofluorescence permet-elle d’observer le cytosquelette cellulaire ?

→ Le cytosquelette est constitué de différents filaments de très petit diamètre.
→ L’immunodétection permet notamment de révéler : la tubuline ; la vimentine ; la protéine GFAP, constitutive de filaments dits intermédiaires.
→ Ces marquages montrent que le cytoplasme est traversé par des réseaux de câbles structurant la forme des cellules.

En plus de l’étude structurale, à quels aspects fonctionnels des cellules l’immunodétection donne-t-elle accès ?

→ Elle permet de suivre ce que les cellules synthétisent et produisent en fonction des circonstances.
→ Exemple du cours : chez des fibroblastes soumis à un stress, on peut détecter la présence et la sublocalisation cellulaire de l’interleukine 6, représentée en rouge.
→ Cette cytokine constitue un message d’alerte pour l’organisme associé à l’inflammation aiguë.

Comment l’immunodétection simultanée de plusieurs protéines contribue-t-elle à l’étude de l’embryogenèse et de la morphogenèse ?

→ Elle permet de suivre l’apparition et la distribution spatiale de plusieurs facteurs clés du développement embryonnaire.
→ Dans les embryons de drosophile présentés dans le cours, on observe : la répartition segmentée de produits de gènes contrôlant la polarité segmentaire ; la mise en place de gradients morphogénétiques.

Comment l’immunodétection permet-elle de suivre la cellularisation de l’embryon de drosophile ?

→ Le stade de cellularisation de l’embryon, avec la mise en évidence des membranes cloisonnant chaque noyau, peut être suivi grâce à cette technique d’immunodétection.

En microscopie optique, quels sont le principe, le dispositif et l’intérêt du fond noir ?
R :

  • Un disque opaque bloque la lumière directe.
  • L’échantillon est éclairé latéralement.
  • Seule la lumière diffusée est collectée.
  • L’objet apparaît brillant sur fond noir.
  • Intérêt : augmenter le contraste des échantillons transparents non colorés

En microscopie à fluorescence, quelles sont les caractéristiques du DAPI ?

  • Intercalant de l’ADN.
  • Absorbe dans les UV.
  • Émet une fluorescence bleue brillante.

Que sont l’HIS/ISH et la FISH, et quel est leur principe ?
R

  • HIS/ISH = hybridation in situ.
  • FISH = hybridation in situ utilisant une sonde fluorescente.
  • Une sonde oligonucléotidique complémentaire permet de repérer une séquence spécifique d’ADN ou d’ARN dans l’échantillon.

Quelles sont les principales utilisations de l’hybridation in situ dans le cours ?

  • Repérer des séquences d’ADN ou d’ARN.
  • Suivre la réplication et la distribution d’un génome viral.
  • Étudier l’expression d’un gène en visualisant ses transcrits ARN.
  • Détecter simultanément, par exemple, un ARN ribosomal et un ARNm.

Pourquoi mesure-t-on les concentrations ioniques dans les cellules vivantes et quels ions sont concernés dans le cours ?
R :

Les variations de H⁺, Na⁺, K⁺, Cl⁻ et Ca²⁺ participent notamment :

  • à la production d’énergie ;
  • aux transports vésiculaires ;
  • à la communication cellulaire ;
  • aux propriétés électriques des membranes.

Qu’est-ce que l’aequorine et comment permet-elle de détecter le Ca²⁺ ?

  • Protéine luminescente d’Aequorea victoria.
  • Possède 3 sites de liaison au Ca²⁺.
  • La fixation du Ca²⁺ en présence d’O₂ entraîne un changement de conformation.
  • Elle émet alors un photon à 470 nm.
  • Elle ne nécessite donc pas d’excitation lumineuse.

Quel lien existe entre l’aequorine et la GFP chez Aequorea victoria ?

  • L’aequorine émet un photon à 470 nm.
  • Ce photon excite la GFP.
  • La GFP réémet autour de 509 nm → fluorescence verte.

Comment l’aequorine permet-elle d’étudier la vague calcique lors de la fécondation et quelle est sa limite ?

  • Elle peut être microinjectée dans l’ovocyte.
  • La vague de Ca²⁺ commence au point d’entrée du spermatozoïde.
  • Elle se propage ensuite à travers l’œuf.
  • Limite : l’aequorine émet peu de photons.

Comment la sonde Fura-2 permet-elle de mesurer le Ca²⁺ intracellulaire ?

  • Fura-2 est un indicateur fluorescent sensible au Ca²⁺.
  • Sa fluorescence diffère selon qu’elle a fixé ou non le Ca²⁺.
  • Le rapport des intensités de fluorescence permet de déterminer précisément la concentration en Ca²⁺.

Comment les concentrations de Ca²⁺ sont-elles représentées dans les images en fausses couleurs et existe-t-il des sondes pour d’autres ions ?

Concentration croissante :
bleu → vert → jaune → rouge
Il existe aussi des indicateurs fluorescents permettant de mesurer d’autres ions intracellulaires.

Qu’est-ce que le MET/TEM et quelles sont ses principales caractéristiques ?

  • MET/TEM = microscopie électronique à transmission.
  • Utilise un faisceau d’électrons.
  • Les lentilles sont des bobines électromagnétiques.
  • Permet l’étude des ultrastructures cellulaires.
  • Pouvoir séparateur maximal indiqué : environ 0,1 nm = 1 Å.
  • Grossissement : de l’ordre de ×1 000 000.

Pourquoi l’augmentation du voltage améliore-t-elle théoriquement la résolution du MET et qu’est-ce qui limite la résolution réelle ?

  • ↑ voltage → ↓ longueur d’onde des électrons → meilleure résolution théorique.
  • La résolution réelle est limitée par les aberrations des lentilles électromagnétiques.

Comment une image est-elle formée en microscopie électronique à transmission ?

  • Le MET récupère les électrons transmis à travers l’échantillon.
  • Zones claires = électrons ayant traversé l’échantillon.
  • Zones sombres = électrons diffusés.
  • L’image obtenue est initialement en noir et blanc.

Quels produits sont utilisés lors de la fixation d’un échantillon pour le MET ?

  • Aldéhydes : permettent des liaisons covalentes croisées.
  • Tétroxyde d’osmium : réagit avec les liaisons C=C et fixe notamment les lipides membranaires.

: Comment réalise-t-on l’inclusion d’un échantillon destiné au MET ?

  • L’échantillon est déshydraté.
  • La paraffine n’est pas assez dure.
  • On utilise des résines comme Epon ou Araldite.
  • Leur polymérisation produit un bloc très dur.

Comment réalise-t-on les coupes destinées au MET ?

  • Elles doivent faire moins de 100 nm, souvent environ 50 nm.
  • Elles sont réalisées avec un ultramicrotome.
  • Elles sont recueillies sur des grilles de cuivre.
  • Cette finesse est nécessaire car les électrons ont un pouvoir de pénétration limité.

Qu’est-ce qu’un contraste positif en MET ?

R : Les structures ayant diffusé les électrons grâce aux dépôts métalliques apparaissent noires ou grisées sur un fond plus clair.

Quel est le principe du contraste négatif en MET ?

R : Le dépôt métallique opaque aux électrons se forme essentiellement autour de l’objet.
→ Objet clair sur fond sombre, donnant l’impression d’un négatif.

Quel est le principe de l’ombrage métallique pour une observation en MET ?

R : L’objet est recouvert de métal par vaporisation afin de révéler son relief.

Que se passe-t-il lors d’une vaporisation métallique oblique, par exemple à 45° ?

  • le métal s’accumule sur le côté exposé ;
  • l’autre côté est protégé ;
  • cela produit un effet d’ombre portée révélant le relief.

Quelle différence existe-t-il entre une vaporisation métallique incidente et une vaporisation rotative ?

  • Incidente → projection selon un angle déterminé → effet d’ombre. effet de relief
  • Rotative → dépôt plus uniforme recouvrant l’ensemble de l’objet.

Quels types de structures l’ombrage métallique permet-il notamment d’observer ?

R : Des molécules et macromolécules isolées, notamment des acides nucléiques, avec possibilité d’observer des figures de réplication ou de transcription.

Avec quoi le tissu peut-il être congelé avant une cryofracture selon le cours ?

  • Fréon : environ −100 °C.
  • Azote liquide : environ −192 °C.

Comment le tissu congelé est-il fracturé lors d’une cryofracture ?

R : Il est frappé à l’aide de la lame refroidie d’un microtome. Le bloc se sépare selon les lignes de plus faible résistance.

Où passe préférentiellement le plan de fracture lorsqu’une membrane est fracturée ?

R : Entre les deux feuillets lipidiques, donc au centre de la bicouche.

Qu’est-ce que le cryodécapage ?

R : Après la fracture, la préparation est légèrement réchauffée afin de provoquer une sublimation de l’eau et un creusement des reliefs.
→ Cette étape est facultative.

Après cryofracture ou cryodécapage destiné au MET, qu’observe-t-on ?

R : Une réplique du plan de fracture, et non simplement une surface externe de l’échantillon.

Que deviennent les protéines transmembranaires lorsque les deux feuillets membranaires sont séparés par cryofracture ?
R :

La séparation arrache les complexes protéiques traversant la membrane :

  • certaines protéines restent enchâssées dans un feuillet → bosses/granules ;
  • leur arrachement peut laisser des trous sur l’autre.

Que sont les faces E et P observées après cryofracture de la membrane plasmique ?

  • Face E → réplique interne du feuillet extracellulaire.
  • Face P → réplique interne du feuillet cytoplasmique.

Pourquoi les faces E et P obtenues après cryofracture n’ont-elles pas le même aspect ?

Les protéines transmembranaires ne restent pas nécessairement réparties de la même manière entre les deux feuillets après leur séparation.
→ Les deux faces possèdent donc des caractéristiques propres de bosses et de trous.

Quel est le principe du cryo-SEM ou cryo-MEB par rapport au MEB classique ?

R : Le cryo-MEB est un MEB équipé d’un système refroidissant, permettant l’observation d’un échantillon cryopréparé (fixé et congelé).

Quels électrons peuvent produire l’image en cryo-MEB selon le cours ?

  • électrons secondaires = SE ;
  • électrons rétrodiffusés = BSE (backscattered electrons).

Quelle est la différence fondamentale entre MET et MEB concernant les électrons utilisés pour former l’image ?

  • MET → électrons transmis à travers l’échantillon.
  • MEB/SEM → électrons diffusés, ayant rebondi ou émis à partir de la surface de l’échantillon.

Comment prépare-t-on généralement la surface d’un échantillon pour le MEB ?

R : L’échantillon peut être fixé ou congelé, puis sa surface est recouverte de métal par vaporisation métallique.

Pourquoi l’épaisseur de l’échantillon importe-t-elle peu en MEB ?

R : Parce que c’est essentiellement sa surface qui est balayée par les électrons.

Quel type d’échantillon peut donc être observé en MEB ?

R : Des objets relativement épais ou entiers peuvent être étudiés, par exemple une partie entière de végétal ou de petits animaux comme des insectes.

Comment l’image est-elle produite en MEB ?

R : Un étroit faisceau d’électrons balaye la surface de l’échantillon. Les électrons provenant de chaque point balayé sont récupérés pour former l’image.

Quelles techniques le cours compare-t-il pour observer les cellules ciliées de l’organe vestibulaire ?

R :

  • MEB → surface.
  • DIC → observation en microscopie optique.
  • MET après coupe et contraste positif → ultrastructure interne.

Que démontre l’expérience des hétérocaryons concernant les protéines de la membrane plasmique ?

R : Elle fournit la preuve directe que les protéines de la membrane plasmique sont mobiles dans le plan de la membrane.

Quel est le principe de la technique des hétérocaryons pour étudier la mobilité des protéines membranaires ?

R : On fusionne deux cellules dont les protéines membranaires sont marquées différemment, puis on observe leur redistribution dans la membrane de la cellule hybride.

Que signifie FRAP ?

R : Récupération de fluorescence après photoblanchiment.

Comment la protéine étudiée est-elle marquée avant une expérience de FRAP ?

R : Par un fluorochrome (avec un anticorps marqué) ou par une protéine de fusion avec GFP.

Quel est le principe du FRAP pour étudier la mobilité des protéines membranaires ?

R : Une petite zone fluorescente est blanchie avec un laser, puis on observe la récupération de la fluorescence dans cette zone.

Pourquoi la fluorescence réapparaît-elle dans la zone blanchie lors d’un FRAP ?

R : Les molécules blanchies sortent par diffusion de la zone irradiée et les molécules non blanchies y entrent par diffusion.

Que signifie FLIP ?

R : Perte de fluorescence après photoblanchiment.

Quel est le principe du FLIP pour étudier la mobilité des protéines membranaires ?

R : Une petite zone de membrane est irradiée en continu, tandis que la fluorescence est mesurée dans une autre zone.

Pourquoi la fluorescence de la zone mesurée diminue-t-elle progressivement lors d’un FLIP ?

R : Les protéines fluorescentes sortent par diffusion de cette zone et les molécules blanchies y entrent.

Que devient finalement la fluorescence au cours d’une expérience de FLIP ?

R : À la fin, toutes les molécules fluorescentes sont blanchies.

Que signifie iFRAP ?

R : Inverse FRAP.

Quel est le principe de l’iFRAP ?

R : Au lieu de blanchir une seule zone, on blanchit toute la surface et on conserve une zone fluorescente.

Dans la détection du Ca²⁺ intracellulaire, quelle différence de sensibilité existe entre l’aequorine et la sonde Fura-2 ?

Réponse : L’aequorine émet une faible quantité de photons en réponse au Ca²⁺. La sonde Fura-2 est plus sensible et permet de suivre des variations fines de la concentration intracellulaire en Ca²⁺.

Si tu voulais dire « fais-moi une flashcard pour ça » :

Question : En microscopie électronique, comment apparaissent les structures en contraste positif et en contraste négatif ?

Réponse :

Contraste positif : les métaux lourds se déposent sur les structures → elles apparaissent plus ou moins sombres, avec différentes nuances de gris.

  • Contraste négatif : le fond est contrasté → les structures apparaissent claires sur un fond sombre.

Question : En microscopie optique, qu’est-ce que la microscopie de Nomarski (DIC) et quel aspect donne-t-elle à l’image ?

Réponse : C’est une microscopie à contraste interférentiel différentiel (DIC) qui augmente le contraste des structures transparentes et leur donne un aspect de pseudo-relief (fausse 3D).

Question : En microscopie électronique à balayage (MEB), qu’est-ce que l’imagerie « Serial Block-Face » ?

: C’est une variante du MEB où l’échantillon est coupé ou fracturé en série, ce qui permet de révéler et d’explorer les éléments internes de l’échantillon.

Question : Quelle est la différence entre une protéine membranaire intrinsèque et extrinsèque ?

Réponse : Une protéine intrinsèque est insérée dans la bicouche lipidique. Une protéine extrinsèque est associée à la surface de la membrane, côté intra- ou extracellulaire.

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