UE1F mémo sur l imagerie des structures cellulaires
42 cartesCours de physiologie membranaire couvrant les structures, les propriétés et les mécanismes de fonctionnement des membranes cellulaires, adapté aux étudiants en biologie et biochimie.
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De quoi est constitué le microscope optique photonique et quel est son principe général ?
→ Le microscope optique photonique est une construction optique composée de lentilles de verre.
→ Il grossit environ 1000 fois l’image d’un objet.
→ L’objet est éclairé par un faisceau de photons dont les longueurs d’onde sont comprises entre 400 et 700 nm, correspondant au spectre visible.
Pourquoi la longueur d’onde de la lumière constitue-t-elle une limite à la résolution du microscope optique photonique ?
→ La longueur d’onde du faisceau constitue une limite fonctionnelle pour la résolution.
→ On ne peut pas observer des éléments plus petits que la valeur imposée par cette longueur d’onde.
Dans un microscope optique photonique, quel est le rôle de l’oculaire après la formation de l’image par l’objectif ?
→ Le deuxième groupe optique est l’oculaire.
→ Il est positionné de sorte que l’image soit dans son plan focal.
→ L’œil peut alors observer l’image sans avoir à accommoder, ce qui permet un meilleur confort visuel.
Dans un microscope optique photonique, dans quelle condition de distance l’objet est-il placé par rapport à l’objectif et quelle image est alors obtenue ?
→ Le système place l’objet à une distance inférieure au double de la distance focale de l’objectif.
→ Il se forme ainsi une image réelle, renversée et plus grande que l’objet.
Pourquoi le contraste du matériel biologique facilite-t-il son observation en microscopie optique ?
→ L’observation est facilitée lorsque le matériel est contrasté.
→ Cela peut être le cas lorsqu’il est : naturellement coloré ; ou soumis à un traitement spécial permettant à certaines parties d’absorber les photons de certaines longueurs d’onde.
Que désigne la résolution d’un microscope optique ?
→ La résolution désigne sa capacité à séparer des détails très voisins.
→ À cause des propriétés ondulatoires de la lumière et de la diffraction, l’image d’un point n’est pas un point mais une tache.
→ Deux points proches peuvent donc apparaître comme chevauchants.
Selon la théorie d’Abbe, qu’est-ce que la limite de résolution d’un microscope et de quels paramètres dépend-elle ?
→ La limite de résolution correspond à la plus petite distance en dessous de laquelle deux points voisins paraissent confondus.
→ Elle dépend : de la longueur d’onde d’illumination ; de l’indice de réfraction en sortie d’objectif ; de l’ouverture numérique de l’objectif, c’est-à-dire du demi-angle d’ouverture du cône lumineux entrant dans l’objectif.
Comment les images sont-elles acquises et numérisées en microscopie optique ?
→ Les microscopes sont quasiment systématiquement équipés d’une caméra vidéo numérique.
→ Les caméras CCD comprennent : un dispositif de chargement couplé ; un système de refroidissement, destiné à réduire les bruits de fond.
En microscopie optique, quel est l’intérêt du système de refroidissement des caméras CCD lors de l’observation prolongée de cellules ?
→ Le système de refroidissement permet de réduire les bruits de fond de la caméra CCD.
→ Cela permet d’observer les cellules pendant de longues périodes avec un faible éclairage.
→ Le faible éclairage limite les effets nocifs liés à une augmentation de la température de l’objet éclairé.
Quels traitements numériques peuvent être appliqués aux images obtenues en microscopie optique ?
→ Les images produites sont facilement numérisées et traitées par des logiciels.
→ Ceux-ci permettent : de compenser diverses erreurs optiques inhérentes au microscope ; d’agrandir numériquement l’image ; d’accentuer les contrastes.
En microscopie optique appliquée à l’observation de cellules en culture, pourquoi utilise-t-on un microscope inversé et comment est-il organisé ?
→ Il est utilisé pour observer des cellules en culture dans des boîtes de Pétri.
→ L’objet est éclairé par-dessus.
→ L’objectif est situé en dessous de la platine et de la préparation.
→ Un tube porte-oculaire redresse les faisceaux lumineux afin que les oculaires soient placés à une hauteur adaptée à l’utilisateur.
En culture cellulaire, dans quels récipients les cellules sont-elles cultivées, comment sont-elles maintenues et dans quelles conditions sont-elles manipulées ?
→ Les cellules sont cultivées dans des boîtes ou des flasques.
→ Elles peuvent être observées au microscope inversé.
→ Elles sont maintenues dans une étuve.
→ Les manipulations sont réalisées dans des conditions stériles sous hotte à flux laminaire.
En microscopie optique, comment le contraste de phase et le contraste d’interférence différentielle (DIC) utilisent-ils les propriétés de l’échantillon pour créer du contraste ?
→ Ces systèmes exploitent les interférences lumineuses produites par les rayons traversant différents endroits présentant :
des indices de réfraction différents ; ou des épaisseurs différentes
En imagerie cellulaire après marquage spécifique, quelles techniques utilisant la fluorescence permettent de visualiser ou mesurer des éléments cellulaires ?
les traceurs fluorescents ; l’expression de protéines chimères fluorescentes ; l’immunodétection ; l’hybridation in situ ; les indicateurs quantitatifs de concentrations ioniques.
→ Ces marquages peuvent notamment être observés par : microscopie à fluorescence ; microscopie confocale.
En imagerie par fluorescence, que se passe-t-il lorsqu’une molécule fluorescente absorbe une lumière d’excitation puis réémet de la lumière ?
→ Une molécule fluorescente absorbe la lumière à une certaine longueur d’onde, appelée longueur d’onde d’excitation.
→ Elle réémet ensuite des photons : de plus faible énergie ; de longueur d’onde plus grande.
En microscopie à épifluorescence, de quels éléments optiques est constitué le microscope et quelle source lumineuse permet d’exciter les molécules fluorescentes ?
→ C’est un microscope optique muni : d’oculaires ; d’objectifs ; d’une lampe à vapeur de mercure.
→ Cette lampe produit un faisceau lumineux de forte puissance destiné à éclairer l’échantillon et à exciter les molécules fluorescentes.
En microscopie à épifluorescence, pourquoi l’éclairage de la préparation est-il qualifié d’« épifluorescence » ?
→ La lampe est située latéralement.
→ L’éclairage de la préparation se fait par le dessus, d’où le terme épifluorescence.
En microscopie à épifluorescence, quel trajet suit la lumière réémise par le fluorochrome de l’échantillon jusqu’à sa détection ?
→ La lumière réémise par l’échantillon repart en sens inverse.
→ Elle traverse : le miroir dichroïque ; un deuxième filtre d’arrêt.
→ Ce filtre sélectionne les photons spécifiques de la réémission, dont la longueur d’onde est plus élevée.
En microscopie à fluorescence, pourquoi utilise-t-on plusieurs cubes de filtres pour réaliser des marquages multiples ?
→ Les microscopes disposent généralement de trois types de cubes, permettant des acquisitions rouge, verte et bleue.
→ Cela permet notamment le triple marquage des échantillons biologiques.
→ D’autres combinaisons sont possibles grâce aux fluorochromes couvrant un spectre plus large d’émissions de fluorescence.
Lors de l’observation d’un échantillon épais en microscopie optique classique, pourquoi les éléments situés hors du plan focal provoquent-ils du flou ?
→ L’image obtenue correspond à un plan focalisé de l’échantillon.
→ Les parties situées de part et d’autre de ce plan sont également éclairées.
→ Elles provoquent un flou dû aux éléments hors plan.
→ Plus l’échantillon est épais, plus ce flou peut être important.
En microscopie à épifluorescence, quel trajet suit la lumière d’excitation depuis la lampe jusqu’à l’échantillon ?
La lumière traverse un premier filtre, qui sélectionne les longueurs d’onde d’excitation du fluorochrome utilisé.
Le filtre se trouve dans un cube contenant également un miroir dichroïque.Le miroir dichroïque réfléchit le faisceau vers la platine.Les photons excitateurs ainsi sélectionnés arrivent sur l’échantillon et excitent le fluorochrome.
Dans un microscope optique photonique, quel trajet la lumière suit-elle de la source lumineuse jusqu’à l’objectif ?
La lumière fournie par une lampe est concentrée sur l’objet par la lentille du condenseur. Le réglage du cône lumineux convergeant sur l’objet est une étape importante. L’échantillon est placé devant le premier groupe optique : l’objectif.
L’objectif forme une image réelle, renversée et plus grande que l’objet.
En microscopie optique classique, pourquoi les préparations de faible épaisseur améliorent-elles l’observation et quel est l’inconvénient de réaliser des coupes fines ?
→ La qualité d’observation augmente lorsque l’objet est de faible épaisseur.
→ Mais préparer des coupes fines revient à observer des « tranches » de cellules, en perdant ce qui était situé au-dessus et au-dessous
En microscopie confocale, comment le laser et le premier pinhole permettent-ils d’éclairer précisément l’échantillon ?
→ Le microscope confocal utilise un laser comme source lumineuse.
→ La lumière est canalisée à travers une petite ouverture appelée pinhole, afin d’éclairer l’échantillon en un seul point.
En microscopie confocale, comment le deuxième pinhole et le détecteur permettent-ils d’éliminer le flou et le bruit de fond provenant des zones hors du plan focal ?
→ La lumière réémise est canalisée par un deuxième pinhole.
→ Elle est récupérée par un détecteur photomultiplicateur.
→ La lumière provenant des points hors du plan de focalisation est exclue du détecteur.
→ Cela supprime du flou et du bruit de fond.
En microscopie confocale, comment le réglage du diamètre du pinhole intervient-il dans l’obtention de la résolution spatiale maximale ?
→ La résolution spatiale maximale est obtenue par l’ajustement du diamètre du pinhole à la limite de diffraction.
En microscopie confocale, comment le système motorisé réalise-t-il le balayage laser de l’échantillon et recueille-t-il les informations de chaque point ?
→ Un système motorisé permet un balayage du champ par le faisceau laser, dans le plan et dans l’épaisseur de l’échantillon.
→ Les données de chaque point sont recueillies de façon séquentielle selon une trame, puis envoyées sur un écran vidéo.
→ Le balayage est obtenu par modification de l’inclinaison d’un miroir dichroïque.
En microscopie confocale, comment le balayage de plans successifs permet-il d’obtenir des coupes optiques et une reconstruction 3D ?
→ Plusieurs plans successifs sont balayés.
→ On obtient artificiellement l’équivalent de coupes optiques successives.
→ Elles permettent de reconstruire en 3D l’image d’un échantillon dont l’épaisseur peut atteindre 150 µm.
En microscopie confocale, quels avantages l’élimination de la lumière hors du plan focal apporte-t-elle à l’image par rapport à un microscope conventionnel ?
→ Le microscope confocal permet d’obtenir l’image d’un plan focal avec une définition bien supérieure à celle du microscope conventionnel.
→ L’élimination du bruit de fond entraîne : une très bonne sensibilité de détection ; une augmentation du contraste ; une clarification des images.
En microscopie confocale, pourquoi les coupes optiques sont-elles considérées comme non invasives par rapport aux coupes physiques ?
→ Elles ne modifient pas l’intégrité de l’échantillon biologique.
→ Elles s’opposent aux coupes physiques nécessaires en microscopie photonique et électronique.
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En microscopie confocale, quels traitements deviennent possibles grâce à l’acquisition numérisée des images ?
→ Elle augmente les possibilités :d’analyse ; de quantification ; de reconstruction d’images en 3D.
Dans l’étude cellulaire par expression de protéines chimères fluorescentes, de quels organismes proviennent la GFP et mCherry ?
→ Les protéines fluorescentes et leurs gènes ont été isolés d’organismes vivants capables de produire de la fluorescence.
→ La GFP provient de la méduse Aequora victoria.
→ mCherry provient du corail Discosoma, commun dans l’océan Indien.Lors de la création d’une protéine chimère fluorescente, comment le gène de la GFP est-il associé au gène de la protéine d’intérêt ?
→ Le gène de la GFP est fusionné avec le gène de la protéine d’intérêt.
→ La construction est réalisée par clonage dans un plasmide, qui sert de vecteur.
→ Les séquences fusionnées sont placées sous le contrôle d’un promoteur choisi, afin de contrôler l’expression du gène hybrideLors de l’expression d’une protéine chimère fluorescente, que devient la construction GFP–protéine d’intérêt après sa transfection dans les cellules ?
→ La construction est introduite dans les cellules par transfection.
→ Le gène hybride devient un transgène.
→ Il entraîne l’expression d’une protéine chimère.
→ Sa localisation est facilitée grâce à sa fluorescence.Dans l’exemple de la protéine chimère Histone H2B–EGFP, comment la transfection du plasmide permet-elle de rendre la chromatine verte ?
→ Le plasmide met en phase : la séquence du gène de l’histone H2B ; la séquence de l’EGFP.
→ Après transfection, le transgène entraîne l’expression d’une histone H2B verte.
→ La chromatine devient verte.Dans l’étude par protéines chimères fluorescentes, quelles formes d’expression du gène fluorescent peuvent être utilisées et que permettent-elles d’étudier ?
L’expression peut : être obtenue transitoirement dans des cellules en culture ; ou faire l’objet d’une transgénèse chez un animal.
Cela permet d’étudier : la spécificité d’expression tissulaire ; la distribution ; la dynamique de la protéine chimère dans l’organisme entier.L’expression d’un gène codant une protéine fluorescente est-elle nécessairement permanente ?
→ Non. Elle peut : être obtenue transitoirement dans des cellules en culture ; ou faire l’objet d’une transgénèse chez un animal.
→ Cela permet d’étudier la spécificité d’expression tissulaire, la distribution et la dynamique de la protéine chimère dans l’organisme entier.Quelles conjugaisons peuvent être utilisées pour marquer les anticorps en immunodétection ?
→ Les anticorps peuvent être conjugués :
- à des marqueurs fluorescents, permettant la fluorescence ;
- à des enzymes donnant un produit détectable par colorimétrie, bioluminescence ou chimiluminescence ;
- ou à d’autres systèmes de marquage présentés dans le cours.
Comment l’immunofluorescence permet-elle d’observer le cytosquelette cellulaire ?
→ Le cytosquelette est constitué de différents filaments de très petit diamètre.
→ L’immunodétection permet notamment de révéler : la tubuline ; la vimentine ; la protéine GFAP, constitutive de filaments dits intermédiaires.
→ Ces marquages montrent que le cytoplasme est traversé par des réseaux de câbles structurant la forme des cellules.En plus de l’étude structurale, à quels aspects fonctionnels des cellules l’immunodétection donne-t-elle accès ?
→ Elle permet de suivre ce que les cellules synthétisent et produisent en fonction des circonstances.
→ Exemple du cours : chez des fibroblastes soumis à un stress, on peut détecter la présence et la sublocalisation cellulaire de l’interleukine 6, représentée en rouge.
→ Cette cytokine constitue un message d’alerte pour l’organisme associé à l’inflammation aiguë.Comment l’immunodétection simultanée de plusieurs protéines contribue-t-elle à l’étude de l’embryogenèse et de la morphogenèse ?
→ Elle permet de suivre l’apparition et la distribution spatiale de plusieurs facteurs clés du développement embryonnaire.
→ Dans les embryons de drosophile présentés dans le cours, on observe : la répartition segmentée de produits de gènes contrôlant la polarité segmentaire ; la mise en place de gradients morphogénétiques.Comment l’immunodétection permet-elle de suivre la cellularisation de l’embryon de drosophile ?
→ Le stade de cellularisation de l’embryon, avec la mise en évidence des membranes cloisonnant chaque noyau, peut être suivi grâce à cette technique d’immunodétection.
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