Troubles vésico-sphinctériens : physiologie et prise en charge
94 cartesCe cours détaille le contrôle neurologique et physiologique de la miction, la sémiologie des symptômes urinaires (phase de remplissage, vide et généraux) ainsi que les principales stratégies thérapeutiques, allant de la rééducation périnéale aux médicaments anticholinergiques, botulines, B3‑mimétiques et neuromodulations, en soulignant les mécanismes réflexes, les afférences et les facteurs de risque associés.
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Quelles sont les caractéristiques d'une miction physiologique ?
Une miction physiologique est à basse pression, rapide (<30s), monophasique et complète.
Quelle est la fonction principale de la phase de remplissage de la vessie ?
La fonction principale est le stockage de l'urine, produit par les reins, à basse pression.
Où est située la vessie dans le corps humain ?
La vessie est située dans la cavité pelvienne.
Combien de portions l'urètre masculin comporte-t-il ?
L'urètre masculin comporte 3 portions : prostatique, sphinctérienne et spongieuse.
Quelle est la capacité maximale d'une vessie pleine avant qu'elle ne devienne douloureuse ?
Une vessie pleine peut contenir 400 à 500 ml. Une envie d'uriner survient à 400 ml, et une douleur vers 500 ml.
De quelles couches est composée la paroi de la vessie ?
La vessie est composée de trois couches : la séreuse externe, la couche musculaire (détrusor) et l'urothélium interne. Le suburothélium se trouve entre la couche musculaire et l'urothélium.
Quelle est la particularité du sphincter strié (externe) chez la femme par rapport à l'homme ?
Chez la femme, le sphincter strié est partiellement non circonférentiel et moins robuste, ce qui peut contribuer à l'incontinence urinaire d'effort.
Quel muscle lisse compose la vessie et se contracte lors de la vidange vésicale ?
Le muscle détrusor, composé de trois couches musculaires lisses, se contracte lors de la vidange vésicale.
Quels sont les trois types d'efférences impliqués dans le comportement vésico-sphinctérien ?
Trois types d'efférences sont impliqués : sympathique, parasympathique (innervant les muscles lisses) et somatique (innervant les muscles striés).
Quelle est la fonction de l'innervation parasympathique de la vessie ?
Elle permet la contraction de la vessie, principalement durant la phase de miction.
Où prend naissance l'innervation sympathique de la vessie ?
Elle prend naissance au niveau de la moelle thoraco-lombaire, entre T11 et L2.
Quel neuromédiateur est libéré par le nerf hypogastrique dans l'innervation sympathique ?
Le nerf hypogastrique libère de la noradrénaline.
Quel nerf est impliqué dans l'innervation somatique et quel est son neuromédiateur ?
Le nerf pudendal est impliqué dans l'innervation somatique ; son neuromédiateur est l'acétylcholine.
Dans quelle phase de la miction l'innervation somatique est-elle principalement impliquée ?
L'innervation somatique est principalement impliquée dans la phase de continence, par la contraction du sphincter strié et des muscles du plancher pelvien.
Quel neuromédiateur est libéré par le nerf pelvien dans l'innervation parasympathique de la vessie ?
L'établissement de la voie parasympathique du nerf pelvien libére de l'Acétylcholine.
Quels sont les effets de l'innervation sympathique sur la vessie et le col vésical ?
Le système sympathique entraîne la relaxation du détrusor (via récepteurs β3) et la contraction du col vésical (via récepteurs α1), participant ainsi à la phase de continence.
Quelle est la localisation majoritaire des fibres afférentes dans la vessie ?
Les fibres afférentes sont majoritairement situées dans le suburothélium, de manière assez ubiquitaire.
Quel type de fibres afférentes est responsable de la sensation normale d'envie d'uriner ?
Les fibres A delta sont responsables de la sensation normale d'envie d'uriner.
Comment l'urothélium contribue-t-il à la transmission des informations sensorielles de la vessie ?
L'urothélium, qui partage une origine embryonnaire commune avec les neurones, peut sécréter des neuromédiateurs, posséder des récepteurs, et stimuler d'autres cellules pour transmettre des messages nerveux, activant ainsi les neurones sensoriels.
Où les informations sensorielles de la vessie sont-elles transmises après les neurones sensoriels ?
Les informations sensorielles de la vessie sont transmises à la corne dorsale de la moelle épinière.
Quel est le rôle de la substance grise périaqueductale (PAG) dans le contrôle de la miction ?
La substance grise périaqueductale (PAG) coordonne les informations afférentes et, si la miction est jugée appropriée, elle lève l'inhibition du PMC, permettant la contraction du détrusor.
Quelles sont les caractéristiques des fibres afférentes C ?
Les fibres C sont amyéliniques, de plus gros calibre, et ont un petit corps cellulaire. Elles sont sensibles à la capsaïcine et résistantes à la TTX. Elles sont silencieuses physiologiquement mais s'activent en cas de douleur (infection, radiothérapie).
Combien de phases distingue-t-on dans la physiologie de la miction ?
On distingue deux phases principales : la phase de continence (remplissage) et la phase de miction (vidange).
Quels sont les mécanismes réflexes en jeu pendant la phase de remplissage de la vessie ?
Pendant la phase de remplissage, les mécanismes réflexes incluent le « guarding reflex » et le réflexe d'effort, qui maintiennent le sphincter strié et lisse contractés tout en inhibant le détrusor.
Quel centre inhibe normalement la contraction de la vessie ?
Le centre pontique de la miction (PMC) inhibe normalement la contraction de la vessie.
Quels sont les deux réflexes principaux de la phase de vidange ?
Les réflexes principaux sont le réflexe détruso-détrusorien et le réflexe urétro-détrusorien.
Qu'est-ce que la nycturie ?
La nycturie est l'augmentation de la fréquence des mictions pendant la nuit, avec plus d'une miction par nuit.
Qu'est-ce que la pollakiurie ?
C'est une augmentation de la fréquence urinaire pendant la journée, avec des mictions fréquentes de petits volumes.
Comment se définit l'urgenturie ?
Désir soudain, impérieux et irrépressible d'uriner, résultant d'une contraction non inhibée du détrusor.
Quel réflexe renforce l'activité sphinctérienne lors d'un effort comme la toux ?
Le deuxième réflexe (à l'effort ou à la toux), activé à partir de T10, renforce la contraction des muscles pelviens et du sphincter lisse.
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Comment se manifeste cliniquement une rétention aiguë d'urine ?
Une douleur hypogastrique, une voussure sus-pubienne et l'incapacité d'uriner.
Citez une cause d'incontinence urinaire d'effort chez la femme.
L'hyper-mobilité urétrale, qui modifie l'angulation de l'urètre avec le col vésical lors d'une pression abdominale.
Quels sont les objectifs du rôle de l'appareil urinaire en urologie ?
Assurer la sécurité, maintenir un système à basse pression pour la filtration glomérulaire, et garantir un drainage correct jusqu'en intra-vésical.
À quel âge le contrôle de la continence migre-t-il vers le tronc cérébral ?
Vers 4 ans, le contrôle de la continence migre vers le tronc cérébral, permettant l'acquisition du contrôle sphinctérien.
Comment l'urètre permet-il de maintenir la continence, notamment chez la femme ?
L'urètre maintient la continence par la contraction du sphincter strié et le jeu d'angulation, essentiel chez la femme en raison de sa longueur réduite. Le sphincter est longitudinal chez la femme, épousant la paroi vaginale.
À quoi sont souvent synonymes les brûlures mictionnelles ?
Elles sont souvent synonymes d'une altération de l'urothélium urétral, due à des urines agressives ou à des rétrécissements.
Quel est le principal diagnostic urologique chez l'homme de plus de 50 ans ?
L'hypertrophie bénigne de la prostate est la principale pathologie urologique chez l'homme de plus de 50 ans.
Quels symptômes généraux peuvent orienter vers une pathologie rénale ?
Douleur lombaire, hématurie, ou des syndromes paranéoplasiques peuvent orienter vers une pathologie rénale.
Quels sont les signes de la phase mictionnelle indiquant une dysurie ?
La dysurie se manifeste par une difficulté à initier la miction, un jet faible ou haché, une sensation de vidange incomplète, et une miction retardataire.
Quel examen est important pour l'évaluation de la prostate chez l'homme ?
Le toucher rectal est important pour examiner la prostate chez l'homme, permettant d'évaluer sa taille et sa consistance.
Quelles sont les complications aiguës de l'adénome de prostate ?
Les complications aiguës de l'adénome de prostate incluent la rétention d'urine, les infections urinaires dues à la stase, et l'insuffisance rénale aiguë par hyperpression.
Citez deux effets secondaires des anticholinergiques.
Certains effets secondaires incluent la bouche sèche et la constipation.
Comment se manifeste l'hypertrophie bénigne de la prostate ?
L'hypertrophie bénigne de la prostate se manifeste par une obstruction sous-vésicale due à la compression de l'urètre et/ou un lobe médian obstruant le col vésical.
Quel est le principal risque de l'injection de toxine botulique dans la vessie ?
Le principal risque est la rétention urinaire aiguë, une incapacité soudaine à vider la vessie.
Quel est le principe de la stimulation électrique transcutanée du nerf tibial (PNTS) ?
Il s'agit d'une stimulation électrique du nerf tibial visant à moduler la sensibilité vésicale, induisant un réflexe inhibiteur pour empêcher la miction.
Comment agissent les B3 mimétiques et pour quels patients sont-ils réservés ?
Les B3 mimétiques agissent comme agonistes des récepteurs B3 adrénergiques, relaxant la vessie. Ils sont réservés aux patients ne pouvant ou ne voulant pas être traités par anti-muscariniques ou toxine botulique, et à faible risque de complications.
Comment agissent les anticholinergiques dans le traitement de l'hyperactivité vésicale ?
Les anticholinergiques, aussi appelés anti-muscariniques, bloquent les récepteurs muscariniques. Ils inhibent ainsi la contraction vésicale et réduisent l'urgence.
Comment agissent les alpha1 bloquants dans le traitement de la dysurie ?
Les alpha1 bloquants relâchent les muscles lisses du col vésical et de la prostate, améliorant la vidange vésicale et réduisant la dysurie.
Pourquoi les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase ne sont-ils pas prescrits en première intention ?
Ils ne sont pas en première intention car leurs effets indésirables, incluant troubles de l'érection, baisse de libido et troubles psychiatriques, nécessitent une surveillance attentive.
Citez un effet secondaire courant des alpha1 bloquants.
L'hypotension artérielle et l'hypotension orthostatique sont des effets secondaires courants.
Comment agissent les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase dans le traitement de la dysurie ?
Ils réduisent la taille de la prostate en inhibant la conversion de la testostérone en DHT, diminuant ainsi la pression sur l'urètre.
Quels sont les traitements de première ligne pour l'hyperactivité vésicale ?
Les traitements de première ligne comprennent la rééducation périnéale. Si cela échoue, on peut recourir aux anticholinergiques ou aux B3 mimétiques.
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Fiche de révision
Physiologie, Sémiologie et Thérapeutiques des Troubles Vésico-Sphinctériens
La physiologie des troubles vésico-sphinctériens est complexe, impliquant un contrôle neurologique précis et des mécanismes réflexes pour la continence et la miction. Les dysfonctionnements peuvent entraîner des symptômes variés qui altèrent la qualité de vie et nécessitent des approches thérapeutiques ciblées.
I. Les Contraintes Physiologiques
La miction est un processus à deux phases : une phase de remplissage (continence) et une phase de vidange (miction).
1. Contrôle Neurologique de la Miction
Une miction physiologique est caractérisée par une basse pression, une durée rapide (moins de 30 secondes), un caractère monophasique et une vidange complète. Toute altération de ces paramètres peut indiquer une pathologie.2. Rappels Anatomiques : Cavité Pelvienne
La vessie est un organe creux musculaire situé dans la cavité pelvienne, composé de trois couches : une séreuse externe, une couche musculaire (le détrusor) et un urothélium interne, sous lequel se trouve le suburothélium. Sa capacité est d'environ 400-500 ml, l'envie d'uriner survenant vers 400 ml. La vessie est protégée par les os coxaux et le sacrum et repose sur le plancher pelvien. Sa position change : entièrement sous-pubienne à vide, partiellement sus-pubienne lorsqu'elle est pleine. Elle comporte également deux méats urétéraux et deux sphincters :- Le col vésical, un sphincter lisse.
- Le sphincter strié (ou externe), à contrôle volontaire. Chez la femme, il est partiellement artificiel, rendant l'urètre plus court et rectiligne que chez l'homme, ce qui peut favoriser l'incontinence d'effort. Chez l'homme, l'urètre est plus long et comprend trois portions : prostatique, sphinctérienne et spongieuse.
3. Les Efférences
Les efférences sont les voies nerveuses transmettant des commandes du SNC aux muscles et glandes. Le « comportement vésico-sphinctérien » implique trois types d'efférences :- Système nerveux autonome (muscles lisses) :
- Parasympathique (racines sacrées S2-S4) : via le nerf pelvien, libère de l'acétylcholine sur les récepteurs muscariniques, provoquant la contraction de la vessie pendant la miction.
- Sympathique (moelle thoraco-lombaire T11-L2) : via le nerf hypogastrique, libère de la noradrénaline. Agit sur les récepteurs pour la relaxation de la vessie et sur les pour la contraction du col, impliqué dans la phase de continence.
- Parasympathique (racines sacrées S2-S4) : via le nerf pelvien, libère de l'acétylcholine sur les récepteurs muscariniques, provoquant la contraction de la vessie pendant la miction.
- Système nerveux somatique (muscles striés) : basé en S2-S4, via le nerf pudendal, libère de l'acétylcholine sur les récepteurs nicotiniques. Il innerve le sphincter strié et les muscles du plancher pelvien, impliqué dans la phase de continence.
4. Les Afférences
Les afférences sont les voies nerveuses qui transmettent les informations sensorielles des récepteurs périphériques au SNC. Elles sont majoritairement situées dans le suburothélium.- Fibres A delta : Myélinisées, de petit calibre. Transmettent les informations sensorielles (tensiorecepteurs), générant l'envie normale d'uriner et renforçant la contraction détrusorienne.
- Fibres C : Amyéliniques, de plus gros calibre. Silencieuses chez le sujet sain, elles s'activent en cas de douleur ou d'irritation vésicale (infection, obstruction), jouant un rôle dans les pathologies induisant un réflexe mictionnel.
5. Contrôle Supra-Spinal
La gestion de la miction implique plusieurs zones corticales, notamment la substance grise périaqueductale (PAG). Le PAG synthétise les informations sensorielles et environnementales et coordonne la miction. Le centre pontique de la miction (PMC) maintient normalement une inhibition de la contraction vésicale. Pour uriner, le PAG autorise le PMC à lever cette inhibition.6. La Physiologie de la Miction
La miction se divise en deux phases distinctes activant différentes zones cérébrales ("switch") :- Phase de continence : remplissage de la vessie à basse pression (grâce aux propriétés viscoélastiques du détrusor), inhibition de ses contractions et augmentation des résistances sphinctériennes (réflexes spinaux).
- Phase de miction : bonne contraction du détrusor et relâchement synergique des sphincters lisse et strié.
- Pendant le remplissage :
- Le « guarding reflex » : le remplissage de la vessie augmente l'activité du sphincter strié.
- Le réflexe à l'effort (ou à la toux) : renforcement de la contraction des muscles du plancher pelvien et du sphincter lisse pour éviter les fuites.
- Pendant la vidange :
- Le réflexe détruso-détrusorien : la contraction de la vessie s'auto-entretient et se renforce.
- Le réflexe urétro-détrusorien : le passage de l'urine dans l'urètre stimule les neurones sensoriels et entraîne une contraction vésicale.
II. La Sémiologie de la Miction et de la Continence
L'appareil urinaire doit assurer sécurité, basse pression pour la filtration glomérulaire et un drainage efficace pour prévenir les infections. La continence est essentielle pour le confort social.
1. Rôle de l'appareil urinaire
Le système vésical doit maintenir une basse pression (8 à 10 cm H2O) grâce à la compliance vésicale et à l'action des boucles réflexes inhibant la contraction durant le remplissage. La pression urétrale doit être supérieure à la pression vésicale pour maintenir la continence. Le sphincter strié est circulaire chez l'homme et longitudinal chez la femme. La continence s'acquiert progressivement, le contrôle migrant de la moelle sacrée (mictions réflexes chez le nouveau-né) vers le tronc cérébral vers l'âge de 4 ans.2. Qu'est-ce qu'une miction normale ?
Une miction normale est en un temps, complète, volontaire, facile, indolore, dure moins d'une minute, avec une fréquence non nocturne (délai > 2h). Le débit est d'environ > 25 ml/s chez la femme et > 15 ml/s chez l'homme.3. Les signes fonctionnels urinaires (SFU)
Ils se classent en :- Signes irritatifs (phase de remplissage) :
- Pollakiurie : augmentation de la fréquence urinaire diurne (petits volumes). Ne pas confondre avec la polyurie (augmentation des volumes sans augmentation nécessaire de la fréquence).
- Nycturie : augmentation de la fréquence des mictions nocturnes.
- Urgenturies : besoin impérieux et irrépressible d'uriner.
- Énurésie : miction involontaire et non ressentie (diurne ou nocturne).
- Incontinence urinaire : incapacité à maintenir la phase de remplissage.
- Symptômes de la phase mictionnelle (peuvent être obstructifs ou liés à une difficulté de contraction vésicale) :
- Dysurie : difficulté à uriner (faiblesse du jet, jet en arrosoir, jet haché, jet hésitant).
- Miction par poussée.
- Gouttes terminales.
- Sensation de vidange incomplète.
- Symptômes de la phase de rétention d'urine : diminution de la pression vésicale par rapport à la pression urétrale. Peut être due à un défaut de contraction vésicale (fibrose, neurologique) ou à un obstacle urétral (caillot, calcul, tumeur, hypertonie sphinctérienne). Elle se manifeste par une douleur hypogastrique, une voussure sus-pubienne et l'incapacité d'uriner.
- Brûlures mictionnelles : souvent liées à une altération de l'urothélium urétral (infection, hématurie, sténose).
4. Symptômes généraux liés à la phase mictionnelle
L'interrogatoire doit rechercher des symptômes associés pour orienter le diagnostic :- Pathologie rénale : douleur lombaire, hématurie.
- Pathologie urétrale : hématurie initiale, douleurs lombaires/OGE, écoulements (IST).
- Pathologie vésicale : signes irritatifs, hématurie, infection urinaire.
- Pathologie prostatique (chez l'homme) : signes obstructifs/irritatifs, hématurie macroscopique, fièvre (prostatite), écoulements de la verge.
- Pathologie testiculaire : douleur, fièvre, augmentation de volume, rougeur, chaleur, masse.
5. Examen Clinique en Urologie
L'examen inclut la palpation des fosses lombaires (recherche de mise en tension capsulaire rénale), le toucher rectal (chez l'homme de plus de 50 ans pour évaluer la prostate : normale petite, non indurée, ~20g) et la palpation testiculaire.6. Principaux Diagnostics
- Hématurie : présence de sang dans les urines. Macroscopique (visible) ou microscopique (> 5-10 hématies/mm³).
- Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) : augmentation du volume prostatique chez l'homme de plus de 50 ans, située en péri-urétral (zone fibromusculaire). Comprime l'urètre, entraîne des signes irritatifs et obstructifs.
- Complications de l'adénome de prostate : rétention urinaire aiguë, infections urinaires, insuffisance rénale aiguë, hématurie, calculs intra-vésicaux.
III. Les Thérapeutiques dans la Prise en Charge
La prise en charge vise la sécurité (prévention des complications) et l'amélioration de la qualité de vie. Les traitements sont progressifs, des moins invasifs aux plus invasifs.
1. L'Hyperactivité Vésicale
Caractérisée par une pollakiurie, nycturie, urgenturie (parfois avec incontinence), due à une vessie à bas régime de pression.- Rééducation périnéale (première ligne) : apprentissage de la contraction du périnée pour inhiber l'urgence et renforcer les muscles.
- Anticholinergiques (anti-muscariniques) : bloquent les récepteurs muscariniques, inhibant la contraction vésicale (ex: Vésicare, Ditropan). Efficaces mais avec des effets secondaires systémiques (sécheresse buccale, constipation, troubles cognitifs) en raison de la localisation non exclusive des récepteurs M3 dans la vessie. Contre-indications : glaucome, troubles du rythme cardiaque, myasthénie.
- Toxine botulique intradétrusorienne : injectée dans la vessie, inhibe la libération d'acétylcholine en clivant les protéines SNARE. Effets positifs mais risque de paralysie vésicale nécessitant des autosondages (environ 10% des cas). Renouvellement tous les 6 mois.
- B3 mimétiques : agonistes des récepteurs adrénergiques (ex: Mirabegron). Relaxent la vessie. Moins efficaces que les anticholinergiques, mais sans risque de paralysie vésicale et efficaces en association. Contre-indiqués en cas d'HTA non contrôlée.
- PNTS (Stimulation électrique du nerf tibial) : stimulation électrique du nerf tibial pour moduler la sensibilité vésicale via des mécanismes réflexes médullaires et centraux. Efficace sur l'urgence, sans effets secondaires, remboursée.
2. La Dysurie
Caractérisée par des difficultés à initier la miction, un jet faible/discontinu, sensation de vidange incomplète.- Alpha1 bloquants : relâchent les muscles lisses du col vésical en bloquant les récepteurs (ex: Xatral). Prescrits pour l'HBP chez l'homme, parfois hors AMM chez la femme. Effets secondaires: hypotension, fatigue, troubles de l'éjaculation.
- Toxine botulique : en seconde intention pour les hypertonies sphinctériennes résistantes aux alpha-bloquants, injectée directement dans le sphincter strié. Efficacité modérée, renouvellement tous les 3 mois.
- Inhibiteurs de la 5-alpha-réductase : pour les hommes avec HBP (ex: Finsatéride, Dutastéride). Bloquent la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), réduisant le volume prostatique (~40% en 6 mois). Effets indésirables : insuffisance érectile, diminution de la libido, troubles psychiatriques.
En cas d'échec de toutes les thérapeutiques, l'auto-sondage peut être une solution. Bien que réticent initialement, il améliore significativement la qualité de vie en restaurant une vidange rapide, totale et à basse pression.
Teste ta compréhension
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Parmi les options suivantes, quelles sont les caractéristiques d'une miction physiologique normale ?
La vessie, lorsqu'elle est vide, est-elle protégée par des structures osseuses, notamment les os coxaux et le sacrum ?
Quelle est la capacité de remplissage maximale de la vessie avant de devenir douloureuse ?
Le sphincter strié chez la femme est-il non circonférentiel, ce qui peut entraîner une incontinence urinaire d'effort ?
De combien de couches musculaires est composé le détrusor, le muscle lisse de la vessie ?
L'urètre masculin est-il composé de trois portions : prostatique, sphinctérienne et spongieuse ?
Quelle est la neurotransmetteur libéré par l'innervation parasympathique de la vessie et sur quel type de récepteur agit-il ?
Quel système nerveux est impliqué dans la phase de continence en permettant la relaxation de la vessie et la contraction du col ?
Dans quelles situations les fibres afférentes C deviennent-elles actives dans la vessie ?
Quelle est la caractéristique des fibres afférentes A delta et quel est leur rôle principal dans la vessie ?
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