Traumatismes du thorax : Lésions, Diagnostic et Traitement
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Quel bilan biologique est demandé en urgence ?
NFS, groupe sanguin, bilan d'hémostase (TP, TCK), ionogramme sanguin, et gaz du sang (GDS).
Quel signe auditif peut indiquer une rupture diaphragmatique ?
La perception de bruits hydro-aériques intra-thoraciques à l'auscultation.
Quels sont les signes cliniques d'une rupture trachéo-bronchique ?
Un pneumothorax suffocant associé à un emphysème sous-cutané basi-cervical, et parfois une hémoptysie.
Quel est l'aspect du liquide de ponction d'un chylothorax ?
Le liquide est lactescent (aspect laiteux).
Citez des objectifs chiffrés de la réanimation.
Fréquence cardiaque < 100 bpm, Pression Artérielle Systolique > 90 mmHg, Diurèse > 30 ml/h, Hémoglobine > 8 g/dL.
Quelle est la définition d'un traumatisme du thorax ?
L'ensemble des lésions traumatiques de la cage thoracique et/ou de son contenu, par un agent vulnérant ou contondant.
Quel geste thérapeutique peut être salvateur dans certains cas ?
Le drainage thoracique est un geste salvateur dans certaines situations critiques comme un épanchement compressif.
Quel signe de percussion évoque un hémo-pneumothorax ?
Une matité basale surmontée d'un tympanisme.
Quel est le signe radiologique d'un hémo-pneumothorax ?
Une opacité basale avec une limite supérieure nette, surmontée d'une hyperclarté périphérique avasculaire.
À quoi les fractures des premières côtes exposent-elles ?
À un risque de détresse respiratoire et de lésions vasculaires médiastinales.
Quel est le signe radiologique d'un hémothorax ?
Une opacité dense et homogène à limite supérieure nette, se prolongeant vers la ligne axillaire.
Comment le diagnostic d'hémothorax est-il confirmé ?
Par une ponction pleurale à l'aiguille fine, qui ramène du sang non coagulable.
Comment se manifeste une rupture du canal thoracique ?
Par un chylothorax, qui est un épanchement pleural de lymphe.
Quelle est la particularité des traumatismes thoraciques chez le sujet âgé ?
Ils surviennent même pour des traumatismes à basse énergie et les lésions osseuses y prédominent.
Quel est le traitement pour un volet costal ?
La fixation du volet, soit par bandage et traction, soit par une ostéosynthèse costale chirurgicale.
Quels sont les signes cliniques d'un état de choc ?
Tachycardie, chute de la tension artérielle, pouls filant, marbrures, extrémités froides et troubles de la conscience.
Quelle est la principale complication à distance et comment la prévenir ?
L'insuffisance respiratoire chronique, qui peut être minimisée par une kinésithérapie respiratoire précoce.
Quels sont les signes cliniques d'un pneumothorax ?
Douleur, dyspnée, tympanisme à la percussion et diminution ou abolition du murmure vésiculaire.
Quel est le mécanisme d'une rupture de l'isthme aortique ?
Une décélération brutale créant un cisaillement de l'artère au niveau de sa partie fixe (isthme).
Quels signes cliniques évoquent une rupture de l'isthme aortique ?
Une asymétrie ou absence des pouls fémoraux, avec une HTA aux membres supérieurs.
Quel est le pronostic d'un traumatisme thoracique associé à un TCE ?
Le pronostic est très mauvais, marqué par des troubles de la conscience et une détresse respiratoire.
Quels sont les traitements instrumentaux des épanchements pleuraux ?
La ponction-exsufflation à l'aiguille et le drainage thoracique.
Comment traite-t-on un hémothorax ?
Par ponction à l'aiguille ou drainage. L'autotransfusion est possible si l'hémorragie est massive.
Quel est l'intérêt épidémiologique des traumatismes thoraciques ?
Ce sont des urgences médico-chirurgicales fréquentes, souvent liées aux accidents de la voie publique (AVP) dans un contexte de polytraumatisme.
Quelles sont les complications immédiates possibles ?
Le décès par détresse respiratoire ou choc, l'épanchement pleural compressif, la coagulation de l'épanchement ou une infection.
Qu'est-ce qu'un volet costal ?
Une fracture d'au moins trois côtes superposées avec au moins deux traits de fracture chacune, désolidarisant un segment de la paroi.
À quoi les fractures des côtes basses peuvent-elles être associées ?
À des lésions abdominales, notamment du foie, de la rate, ou du diaphragme.
Quel examen permet de confirmer une rupture trachéo-bronchique ?
La fibroscopie bronchique, qui visualise la topographie et les caractéristiques de la lésion.
Sur quels trois éléments repose le diagnostic positif de traumatisme thoracique ?
La notion de traumatisme, les signes cliniques (détresse respiratoire ou circulatoire) et la confirmation paraclinique (radios, TDM).
Quels sont les mécanismes possibles d'un traumatisme thoracique ?
Choc direct (compression), indirect (décélération, cisaillement, blast) ou plaie par arme.
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Quels sont les buts du traitement ?
Maintenir le patient en vie, réparer les lésions, éviter et traiter les complications.
Comment traite-t-on une rupture du canal thoracique (chylothorax) ?
Par drainage. En cas d'échec, une ligature chirurgicale du canal thoracique est réalisée.
Quelle est l'utilité principale de la kinésithérapie post-traumatisme ?
Elle prévient l'encombrement bronchique et minimise le risque d'insuffisance respiratoire chronique à distance.
Quelle est la prise en charge initiale d'un traumatisé thoracique grave ?
Libération des voies aériennes, oxygénation, pose de voie veineuse de gros calibre, sondes (urinaire, gastrique) et remplissage vasculaire.
Que peut révéler la palpation thoracique ?
Une douleur exquise à la pression et une diminution des vibrations vocales.
Quels sont les éléments de la surveillance clinique ?
Les constantes vitales (pouls, tension, etc.), la conscience, la douleur et un examen clinique répété.
Quel est le signe radiologique d'un pneumothorax ?
Une hyperclarté périphérique, avasculaire, avec un poumon collabé visible.
Quel examen est le plus sensible pour la contusion pulmonaire ?
La TDM (tomodensitométrie) est plus sensible que la radiographie pour montrer la lésion.
Quel est le risque principal d'une contusion cardiaque ?
Elle peut réaliser un tableau d’épanchement péricardique avec un risque de tamponnade (compression du cœur).
Quel signe radiologique suspecte une rupture aortique ?
Un élargissement du médiastin avec un aspect flou du bouton aortique.
Quels sont les signes évocateurs d'une rupture œsophagienne ?
Une dysphagie (difficulté à avaler) et un emphysème basi-cervical.
Quelles sont les options de traitement pour un pneumothorax ?
Ponction-exsufflation, aspiration, drainage, et mesures de réanimation selon la gravité.
Quel est le traitement d'une rupture trachéo-bronchique ?
Une réparation chirurgicale est nécessaire.
Quel est le traitement d'une rupture diaphragmatique ?
Une chirurgie pour réintégrer les viscères abdominaux dans l'abdomen et suturer le diaphragme.
Quel est le traitement d'un épanchement péricardique menaçant ?
Une ponction péricardique pour évacuer le liquide et décomprimer le cœur.
Qu'est-ce que la respiration paradoxale ?
Un mouvement anormal de la paroi thoracique où une partie s'enfonce à l'inspiration, typique du volet costal.
Pourquoi la fibroscopie bronchique est-elle systématique pour un volet antérieur ?
Pour rechercher une lésion trachéo-bronchique associée, plus fréquente avec ce type de volet.
Quel est l'intérêt pronostique de ces traumatismes ?
Ils sont graves, pouvant engager le pronostic vital par lésion d'organes nobles ou le pronostic fonctionnel (insuffisance respiratoire chronique).
Quels sont les signes d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë ?
Polypnée ou bradypnée, cyanose, et signes de lutte ventilatoire tels que le tirage sus-sternal et intercostal.
Quels signes fonctionnels sont recherchés à l'interrogatoire ?
La douleur thoracique, la toux, l'hémoptysie (crachats de sang) et la dyspnée (difficulté à respirer).
Que recherche l'inspection de l'examen pleuro-pulmonaire ?
Une asymétrie ou immobilité du thorax, ainsi que des éraflures, ecchymoses ou hématomes.
Que révèle l'auscultation dans un hémo-pneumothorax ?
L'abolition du murmure vésiculaire du côté atteint.
Quel est le signe clinique caractéristique du volet costal ?
La respiration paradoxale : le volet s'enfonce à l'inspiration et se soulève à l'expiration.
Quelles sont les complications possibles d'un volet costal ?
Hémothorax, pneumothorax suffocant, contusions pulmonaires et encombrement bronchique.
Quels sont les signes d'une fracture sternale ?
Une douleur en regard du sternum et une possible dépression 'en marche d’escalier' à la palpation.
Qu'est-ce qu'une rupture diaphragmatique ?
Une communication entre le thorax et l'abdomen par rupture du diaphragme, due à une hyperpression abdominale.
Quels sont les signes cliniques d'un hémothorax ?
Abolition des vibrations vocales, matité hydrique déclive et abolition du murmure vésiculaire.
Quels sont les signes d'une contusion pulmonaire ?
Un syndrome de condensation pulmonaire (crépitants) associé à une hémoptysie.
Quel est le traitement d'une fracture simple de côte ?
Essentiellement symptomatique avec des antalgiques et une surveillance des complications.
Dans un traumatisme fermé, quelle est la première étape de l'examen physique ?
L'examen pleuro-pulmonaire, qui doit être bilatéral et comparatif.
Fiche de révision
I. Introduction aux Traumatismes du Thorax
Les traumatismes du thorax désignent l'ensemble des lésions de la cage thoracique et/ou de son contenu, causées par un agent vulnérant ou contondant, avec ou sans communication avec l'extérieur.
1. Intérêt
- Épidémiologique : Urgence médico-chirurgicale fréquente, souvent liée aux accidents de la voie publique (AVP) et aux polytraumatismes.
- Pronostique : Grave, pouvant engager le pronostic vital (lésions d'organes nobles) ou fonctionnel (insuffisance respiratoire chronique).
- Thérapeutique : Le drainage thoracique peut être salvateur dans certains cas.
II. Signes Cliniques et Paracliniques
A. Cas Typique : Traumatisme Fermé Isolé du Thorax avec Hémopneumothorax
Ce tableau est souvent observé chez un sujet jeune suite à un AVP.
1. Signes Cliniques
Le patient présente initialement :
- Syndrome de détresse respiratoire aiguë :
- Polypnée, bradypnée ou gasp.
- Cyanose.
- Signes de lutte ventilatoire (tirage sus-sternal et intercostal, balancement thoraco-abdominal, battement des ailes du nez).
- Incapacité à parler.
- État de choc :
- Chute de la tension artérielle (TA).
- Tachycardie, pouls filant.
- Marbrures, extrémités froides et cyanosées.
- Oligurie.
- Troubles de la conscience.
Prise en Charge d'Urgence Initiale
Devant ce tableau, la prise en charge doit débuter immédiatement :
- Hospitalisation du patient.
- Mise en condition : Libération des voies aériennes supérieures (VAS), oxygénation par voie nasale, voie veineuse (VV) de gros calibre, sonde urinaire (SU), sonde naso-gastrique (SNG).
- Remplissage vasculaire.
- Bilan biologique d'urgence : Numération Formule Sanguine (NFS), Groupe Sanguin Rhésus (GSRh), bilan d'hémostase (Temps de Quick (TP), Temps de Céphaline Activée (TCK), plaquettes), ionogramme sanguin (IS), Gaz du Sang (GDS), urée-créatininémie, bilan hépatique.
- Transfusion iso-groupe iso-rhésus si nécessaire (après résultats de groupage).
Une fois le patient stabilisé, l'examen clinique approfondi est réalisé.
1.1. Interrogatoire
- Traumatisme : Date, heure, lieu, circonstances et mécanismes.
- Traumatisé :
- État civil, antécédents pathologiques (diabète), mode de vie (tabagisme, éthylisme), statut vaccinal antitétanique, prise médicamenteuse (anticoagulants), heure du dernier repas, ramassage, transport, soins reçus.
- Signes fonctionnels : Douleur thoracique, toux, hémoptysie, dyspnée.
1.2. Examen Physique
- Examen pleuro-pulmonaire : Bilatéral et comparatif.
- Inspection : Asymétrie ou immobilité du thorax, éraflures, ecchymoses, hématomes.
- Palpation : Douleur exquise, diminution des vibrations vocales.
- Percussion : Matité basale à limite supérieure nette surmontée d'un tympanisme.
- Auscultation : Abolition du murmure vésiculaire.
- Examen physique complet : Pour éliminer toute lésion associée.
2. Signes Paracliniques
2.1. Imagerie
- Radiographie thoracique : Réalisée au lit du malade, clichés face/profil.
- Opacité basale à limite supérieure nette horizontale surmontée d'une hyperclarté périphérique avasculaire.
- Recherche de lésions associées : pariétales, médiastinales.
- Tomodensitométrie (TDM) : Plus sensible que la radiographie.
3. Évolution
3.1. Éléments de Surveillance
- Clinique : Constantes vitales, conscience, douleur, examen clinique répété.
- Paraclinique : Radiographie thoracique, NFS, IS, GDS.
3.2. Modalités Évolutives
- Évolution favorable : Sous traitement précoce et adapté.
- Évolution défavorable : Survenue de complications.
- Immédiates :
- Décès par détresse respiratoire aiguë ou cardiovasculaire (choc hypovolémique).
- Épanchement pleural compressif du cœur avec gêne au retour veineux et à la contractilité cardiaque.
- Coagulation de l'épanchement pleural rendant le drainage impossible.
- Infection.
- À distance : Insuffisance respiratoire chronique, pouvant être minimisée par une kinésithérapie précoce.
- Immédiates :
B. Formes Cliniques
1. Formes Anatomiques
1.1. Lésions Pariétales
- Plaie de poitrine :
- Concerne les traumatismes ouverts du thorax.
- Mécanismes : Armes blanches, armes à feu, effraction de la paroi par des côtes brisées.
- Clinique : Pneumothorax suffocant.
- Volet costal :
- Fracture intéressant au moins 3 étages costaux superposés avec au moins 2 traits de fracture chacun, entraînant une désolidarisation d'un segment thoracique du reste de la cage.
- Clinique : Respiration paradoxale (soulèvement du volet à l'expiration, enfoncement à l'inspiration), douleur, dyspnée.
- Radiographie : Précise le type, les traits de fracture, la variété anatomique (antérieur, latéral, postérieur). La fibroscopie bronchique est systématique en cas de volet antérieur.
- Évolution : Souvent favorable, mais risque de complications (hémothorax, pneumothorax suffocant, contusions pulmonaires, encombrement bronchique).
- Fracture simple de côte :
- Clinique : Asymptomatique ou douleur vive exacerbée par la toux, l'inspiration profonde et la palpation.
- Radiographie : Montre le trait de fracture et les complications pleurales.
- Les fractures des premières côtes exposent à la détresse respiratoire et aux lésions vasculaires médiastinales.
- Les fractures des côtes basses peuvent être associées à des lésions abdominales (foie, rate) ou diaphragmatiques.
- Fracture sternale :
- Clinique : Douleur en regard du sternum, dépression en "marche d'escalier".
- Radiographie : Montre le trait de fracture.
- Rupture diaphragmatique : Communication entre le thorax et l'abdomen par rupture du diaphragme suite à une hyperpression abdominale.
- Clinique : Douleur thoracique, insuffisance respiratoire aiguë, bruits hydro-aériques thoraciques à l'auscultation par ascension des viscères abdominaux avec risque de strangulation.
- Radiographie : Niveaux hydro-aériques intrathoraciques.
1.2. Lésions Pleurales : Épanchements Pleuraux
- Hémothorax :
- Clinique : Abolition des vibrations vocales (VV), matité hydrique déclive à concavité supérieure se prolongeant vers la ligne axillaire, abolition du murmure vésiculaire (MV).
- Radiographie : Opacité dense homogène à limite supérieure nette se prolongeant vers la ligne axillaire.
- La ponction pleurale à l'aiguille fine confirme le diagnostic.
- Pneumothorax :
- Douleur thoracique (uni ou bilatérale), dyspnée, toux, abolition des VV, tympanisme, diminution voire abolition du MV.
- Radiographie : Hyperclarté périphérique avasculaire.
1.3. Lésions Viscérales
- Contusion pulmonaire :
- Clinique : Syndrome de condensation pulmonaire associé à une hémoptysie.
- Paraclinique : La radiographie est peu sensible, la TDM est plus sensible et montre la lésion.
- Rupture trachéo-bronchique :
- Mécanisme : Chocs violents antéropostérieurs avec enfoncement du sternum jusqu'au rachis, hyperextension du cou et de la tête avec traction violente sur la trachée, traumatismes à glotte fermée.
- Clinique : Pneumothorax suffocant associé à un emphysème basi-cervical, parfois hémoptysie.
- Fibroscopie bronchique : Permet de déterminer la topographie et les caractéristiques de la lésion.
- Contusion cardiaque :
- Rare, grave et rapidement mortelle.
- Réalise un tableau d'épanchement péricardique avec risque de tamponnade.
- Rupture de l'isthme aortique :
- Mécanisme : Décélération brutale, le cœur et l'aorte ascendante sont projetés en avant tandis que l'aorte descendante est fixée, entraînant un cisaillement de l'artère au niveau de l'isthme.
- Clinique : Douleur thoracique, absence ou asymétrie des pouls fémoraux, HTA aux membres supérieurs, douleur, dyspnée, souffle d'insuffisance aortique.
- Radiographie : Élargissement médiastinal avec aspect flou du bouton aortique.
- TDM+++ : Hémomédiastin, faux anévrisme.
- Rupture du canal thoracique :
- Chylothorax.
- Syndrome d'épanchement pleural.
- La ponction ramène un liquide lactescent.
- Rupture œsophagienne :
- Clinique : Dysphagie, emphysème basi-cervical.
- Radiographie : Pneumomédiastin.
- TOGD (Transit Œso-Gastro-Duodénal), FOGD (Fibroscopie Œso-Gastro-Duodénale) : Confirment le diagnostic.
2. Formes Associées
- Traumatisme Crânio-Encéphalique (TCE) : Syndrome de détresse respiratoire, troubles de la conscience (confusion, obnubilation, coma). Pronostic très mauvais.
- Contusion abdominale : Syndrome douloureux abdominal, syndrome de détresse respiratoire, parfois état de choc cardiovasculaire.
- Polytraumatisme.
3. Formes Selon le Terrain : Sujet Âgé
Traumatisme à basse énergie ; les lésions osseuses prédominent en raison d'une fragilité osseuse, mais sont toujours plus graves.
III. Diagnostic
1. Diagnostic Positif
- Notion de traumatisme.
- Clinique : Syndrome de détresse cardio-circulatoire, syndrome de détresse respiratoire.
- Paraclinique : Radiographie, TDM.
2. Diagnostic Différentiel
Ne se pose pas, le contexte traumatique et les examens radiologiques lèvent tout doute.
3. Diagnostic Étiologique
- Circonstances : AVP, accident de travail, accident sportif, etc.
- Mécanismes :
- Choc direct (compression, écrasement).
- Choc indirect (décélération, effet blast, effet de cisaillement).
- Plaie par arme blanche ou arme à feu.
- Sujet jeune : Traumatisme à haute énergie, les lésions des tissus mous prédominent.
- Sujet âgé : Traumatisme à basse énergie, les lésions osseuses prédominent.
IV. Traitement
1. Buts
- Maintenir le patient en vie.
- Réparer les lésions.
- Éviter et traiter les complications.
2. Moyens
- Mesures de réanimation :
- Position allongée, tête basse.
- Ventilation mécanique, aspiration.
- Assurer la liberté des plèvres.
- Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP).
- Perfusion de macromolécules.
- Transfusion sanguine iso-groupe iso-rhésus si nécessaire.
- Hémostase des foyers hémorragiques visibles.
- Objectifs : Fréquence cardiaque (FC) < 100 bpm ; Pression Artérielle Systolique (PAS) > 30 mmHg ; Diurèse > 30 ml/H ; Hémoglobine (Hb) > 8 g/dL.
- Antalgiques, antibiotiques.
- Instrumentaux : Drainage thoracique, ponction exsufflation à l'aiguille.
- Chirurgie : Suture, décaillotage, ostéosynthèse, thoracotomie exploratrice, neurochirurgie, chirurgie digestive.
- Kinésithérapie.
3. Indications
- Pneumothorax : Ponction exsufflation, aspiration sous vide, drainage, mesures de réanimation.
- Hémothorax : Ponction à l'aiguille ou drainage. L'autotransfusion est utilisée en cas d'hémorragie mal tolérée ou massive (> 500 cc à l'échographie) via des dispositifs comme Pleur-evac ou Constavac.
- Volet costal : Fixation du volet par bandage traction ou ostéosynthèse costale.
- Fracture simple de côte : Antalgiques, surveillance.
- Rupture trachéo-bronchique : Réparation chirurgicale.
- Rupture canal thoracique : Drainage, si échec : ligature du canal thoracique.
- Rupture diaphragmatique : Réintégration des viscères abdominaux, suture diaphragmatique.
- Épanchement péricardique : Ponction péricardique.
- Neurochirurgie : Si association à des lésions neurologiques.
Teste ta compréhension
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Quel est le pronostic d'un polytraumatisme associé à un TCE ?
Quel signe clinique est associé à un syndrome de détresse respiratoire aiguë ?
Quelle technique peut être utilisée en cas d'hémorragie mal tolérée ou massive lors d'un hémothorax ?
Comment traite-t-on un épanchement péricardique ?
Quelle est la caractéristique d'une contusion cardiaque ?
Quel est l'épanchement associé à une rupture du canal thoracique ?
Quel est le signe clinique d'un hémothorax ?
Quelle est une complication immédiate possible des traumatismes thoraciques ?
Quels sont les signes d'un état de choc ?
Quel est un moyen de réanimation essentiel pour un traumatisme thoracique ?
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