Sujets bac – Croissance économique
40 cartesSujets et corrigés du bac sur les sources et défis de la croissance économique.
20 cartes
Croissance soutenable
Croissance qui satisfait les besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, en limitant les externalités négatives et en utilisant les ressources de manière rationnelle.
Progrès technique et inégalités de revenus
Le progrès technique automatise les tâches routinières, réduit la demande de travail peu qualifié et augmente celle de travail qualifié, creusant les écarts de salaires. Il est biaisé en faveur des plus qualifiés.
Ressources naturelles non renouvelables
Ressources existant en quantité limitée dans la nature (minerais, terres rares, énergies fossiles) ; leur exploitation repousse l'épuisement mais ne le résout pas.
Pollution
Externalité négative résultant de l'activité économique : dégradation de l'air, de l'eau, des sols, qui raréfie les ressources renouvelables et détériore le capital humain.
Règle de 70
70 divisé par le taux de croissance donne le nombre d'années nécessaire au doublement d'une variable (ex. : 2 % → 35 ans). Approximation du TCAM.
Destruction créatrice
Processus par lequel l'innovation détruit des activités et emplois anciens tout en en créant de nouveaux, transformant ainsi l'appareil productif.
Progrès technique endogène
Progrès technique résultant des décisions d'agents économiques et non d'un facteur exogène, fruit de la R&D et des incitations du marché.
Innovation
Application économique d'une invention. Peut être radicale ou incrémentale, de produit ou de procédé, organisationnelle, de matière première ou de marché.
Droits de propriété
Garanties juridiques qui protègent la propriété privée et les gains qu'elle génère, essentielles pour encourager l'initiative privée, l'innovation et la croissance.
Limites écologiques de la croissance
Dégradation de l'environnement (pollution, épuisement des ressources) causée par l'activité économique, qui entrave la soutenabilité de la croissance à long terme.
Croissance économique
Augmentation durable de la quantité de biens et services produits, mesurée par le PIB.
Produit Intérieur Brut (PIB)
Somme des valeurs ajoutées des unités résidentes sur un an, exprimée en unités monétaires.
PIB nominal et PIB réel
Le PIB nominal est exprimé en monnaie courante sans correction de l’inflation. Le PIB réel est déflaté, ce qui rend les comparaisons temporelles possibles.
Croissance extensive et croissance intensive
La croissance extensive repose sur l’augmentation des quantités de travail et de capital. La croissance intensive découle d’une meilleure efficacité productive, mesurée par la PGF.
Productivité Globale des Facteurs (PGF)
Indicateur mesurant l’efficacité de l’utilisation conjointe du travail et du capital ; elle capte la part de croissance non expliquée par l’accumulation des facteurs.
Capital humain
Stock de connaissances, savoir-faire et savoir-être incorporé par chaque individu, utilisable à des fins productives et améliorable par apprentissage.
Innovations vertes
Innovations permettant de réduire l'impact écologique lors de la production ou consommation de biens et services (ex. : chaudière numérique, bioluminescence).
Externalités positives
Conséquence positive non souhaitée sur un agent économique sans compensation de celui qui en est à l'origine (ex. : marché créé par imitation d'un smartphone).
Loi des rendements factoriels décroissants
Si on augmente la quantité d'un facteur en laissant l'autre inchangé, arrive un point où la productivité marginale du facteur en augmentation diminue.
Entrepreneur selon Schumpeter
Individu rompt avec maximisation du profit seul ; motivé par laisser une trace, bâtir un empire, vaincre, innover. C'est l'innovation qui le définit et le distingue du manager ou actionnaire.
Fiche de révision
<u style="text-decoration-color:rgb(252,165,165)"><mark style="background-color:rgba(253,224,71,0.45)">1. Les sources de la croissance économique </mark></u>
A- Définir et comprendre la croissance
- La croissance économique est l'augmentation durable de la production de biens et services, mesurée par le PIB (somme des valeurs ajoutées (= richesse, créée par le pays lors de son processus de production : VA= CA-Conso Intermediaires) d'un pays sur un an).
- Le PIB nominal est exprimé en unité monétaire de l'année ;
- le PIB réel est exprimer en retirant l'effet de la variation des prix sert à mesurer la réelle évolution de la production
- le PIB par habitants ne rend pas compte du niveau d'inégalités
- La croissance se calcule par la règle de 70 (70 / taux de croissance annuel = nombre d'années pour doubler le PIB).
- La croissance est un phénomène récent : avant 1820, les gains de productivité issue du progrès technique était compensé par la croissance démographique, donc le PIB par habitant restait globalement stable.
- La croissance a des conséquences : elle transforme les modes de production, de consommation et de vie
- Industrialisation/tertiarisation de l'économie
- Augmentation de l'espérance de vie
- Diversification des biens et des services
B- Les sources de la croissance : capital, travail et productivité
- La fonction de production f(K;L) = Y (ou PIB) est une estimation de la croissance a moyen et court terme au niveau macro-économique qui montre que la production dépend du capital K (biens de production utilisés sur plusieurs cycles supérieurs à un an) et du travail L (contribution humaines à la production).
- La croissance extensive s'explique par l'augmentation de la quantité des facteurs de production (ressources utilisées pour créer des biens et des services).
- La croissance intensive s'explique par une meilleure efficacité des facteurs, mesurée par la productivité globale des facteurs (PGF).
- La PGF est un « résidu » : part de la croissance non attribuée au travail ou au capital (= progrès technique, âge du capital, niveau éducation de la main-d'œuvre, qualité du climat des affaires, changement climatique), elle mesure approximativement le progrès technique (ensemble des innovations permettant d'améliorer l'efficacité du système productif, de créer de nouveaux produits ou de nouveaux procédés commerciaux). Elle génère des gains de productivité (produire plus avec les mêmes facteurs) qui peuvent se répartir en
- hausse des salaires —> augmentation de la consommation
- hausse des profits —> augmentation de l'investissement
- baisse des prix —> augmentation de la consommation
Lire un tableau de décomposition de la croissance
| 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | |
| Contribution du facteur travail | 0,2 | 0,6 | 0,1 | 1,0 | 0,7 |
| Contribution du facteur capital | 0,6 | 0,6 | 0,7 | 0,7 | 0,7 |
| Contribution de la PGF | 0,3 | -0,1 | 1,5 | 0,0 | 0,1 |
| Taux de croissance annuel du PIB | 1 | 1,0 | 2,4 | 1,8 | 1,5 |
En 2019, le PIB en France a augmenté de 1,5 %, le capital a contribué à hauteur de 0,7 points à cette augmentation, le travail aussi et la PGF n'a contribué qu'à hauteur de 0,1 point de pourcentage. On peut donc conclure qu'en 2019, la France a connu une croissance extensive puisqu'elle s'explique majoritairement par la contribution des facteurs travail et capital.
- La croissance extensive se heurte à la loi des rendements factoriels décroissants : au-delà d'un certain point, ajouter du capital à travail constant réduit la productivité marginale. L'intensité capitalistique finit par être contre-productive. Il faut alors chercher le progrès technique.
C- Progrès technique et productivité globale des facteurs
- Le progrès technique accroît la PGF grâce à l'organisation du travail et des processus productifs et aux nouvelles technologies. Selon Schumpeter, il génère donc des vagues de productivité/des grappes d'innovation (ex : travaille à la chaîne de Taylor et Ford, moteur à explosion, électricité, technologie de l'information et communication).
- Les théories de la croissance endogène (croissance auto entretenue grâce à l'accumulation de différentes formes de capital
- capital technologique (recherche et développement),
- capital humain (formation, savoir-faire),
- capital public (infrastructures)
- La mise en évidence des externalités positives que générent ses différentes formes de capital montre que la technologie et l'utilisation de la connaissance ont des rendement d'échelle croissant. Plus on les utilise, plus ils sont efficaces car ce sont des biens non rivaux (plusieurs agents économiques peuvent l'utiliser simultanément sans que cela ne diminue ce qu'elle apporte à chacun)
- "nous sommes donc des nains juchés sur les épaules de géants"puisque l'innovation se nourrissent d'un stock de connaissances déjà existant ——> cercle vertueux de la croissance
- Les pouvoirs publics peuvent favoriser la croissance en finançant la recherche car elle est très coûteuse et ne rapporte rien à court terme.
<u style="text-decoration-color:rgb(252,165,165)"><mark style="background-color:rgba(253,224,71,0.45)">2. Quel rôle pour le progrès technique, l'innovation et les institutions dans la croissance ?</mark></u>
A- le progrès technique est <u style="text-decoration-color:rgb(249,168,212)">endogène</u> (= <mark style="background-color:rgba(249,168,212,0.45)">il est le résultat de décision d'agents économiques publiques ou privés</mark>)
| Innovation = application économique d'une invention. Il convient néanmoins d'en distinguer différents types. | Innovations radicales = nouveauté absolue | Innovation incrémentales = améliorer quelque chose existant préalablement |
| Innovation de produits = concerne les biens ou les services proposés aux consommateurs | Voiture électrique | Direction assistée pour les voitures |
| Innovation de procédé = concerne les modes de production ou de distribution | ||
| Innovation organisationnelle = à ne pas confondre avec les innovations de procédés. ex : manufacture par rapport à la production, artisanale en petit atelier individuel | ||
| Innovation de matières premières ou de produits semi fini | ||
| Innovation de marché = il s'agit de vendre des biens ou des services à une nouvelle clientèle. Cette nouveauté peut être géographique ou sociologique. |
- L'entrepreneur schumpeterien innove pour bâtir un empire, pas seulement pour le profit mais aussi laisser une trace ; il obtient une rente de monopole temporaire jusqu'à l'arrivée d'imitateurs. La concurrence n'est pas une situation désirable, puisque les prix/profits y sont plus faibles. C'est la recherche de la rampe qui dynamise le capitalisme et pousse constamment à l'innovation.
- Selon Schumpeter, l'innovation est le moteur de la croissance via le processus de destruction créatrice processus selon lequel les innovations détruisent en permanence des activités anciennes mais en créent de nouvelles. D'un pov macroéconomique, création d'emploi = augmentation de la production> augmentation de la productivité.
- La destruction créatrice est douloureuse socialement (chômage, tensions) mais nécessaire aux gains de productivité ; les pouvoirs publics doivent accompagner les reconversions. (ex: taxi, uber)
- les firmes non innovantes sont incitées par la concurrence que représentent les firmes innovantes à innover ou elles voient les ressources être réallouées vers les firmes les plus productives. (ex : drive dans la grande distribution face au e-commerce)
C- Comment les institutions contribuent à la croissance ?
- Les institutions (règles qui régissent les interactions économiques entre les agents) sont essentielles à la croissance. Les droits de propriété garantissent la propriété privée et incitent à investir. Il faut aussi un système judiciaire qui permet l'application concrète de ses lois et de ses règles.
- Les brevets protègent la propriété intellectuelle, offrant un monopole temporaire qui rémunère l'innovation et encourage la R&D.
- Un Etat de droit (justice indépendante, lutte contre la corruption) favorise la croissance en sécurisant les contrats et les investissements.
<u style="text-decoration-color:rgb(252,165,165)"><mark style="background-color:rgba(253,224,71,0.45)">3. Quels sont les défis de la croissance ?</mark></u>
A- Progrès technique et inégalités de revenus
Le progrès technique biaisé en faveur des qualifications accroît la demande de travail qualifié et réduit celle de travail peu qualifié, ce qui creuse les écarts de salaires. Les tâches routinières (administratives, industrielles) sont les plus automatisables, tandis que les emplois peu qualifiés non routiniers (aide à la personne) restent peu rémunérés mais ne disparaissent pas. L'essor de l'IA pourrait à l'avenir affecter des tâches à haut contenu cognitif (trading, imagerie médicale) et favoriser les métiers artisanaux (plombier, mécanicien).
B- Les limites écologiques de la croissance
La croissance génère des externalités négatives (pollution de l'air, de l'eau, des sols) qui dégradent le capital humain (santé) et les écosystèmes. Les ressources non renouvelables (pétrole, gaz, minerais, terres rares) existent en quantité limitée ; leur épuisement est repoussé par le progrès technique mais non résolu. Les ressources renouvelables (poisson, bois) peuvent être surexploitées si leur renouvellement n'est pas respecté.
Le réchauffement climatique est lié aux émissions de CO₂, un gaz à effet de serre issu de la combustion d'énergies fossiles utile à la production industrielle et à nos modes de vie. Il constitue une limite car il rend certaines régions invivables, affecte l'agriculture et fragilise la production. La corrélation entre croissance et CO₂ est causale, et les mécanismes de prix seuls ne suffisent pas à y remédier à cause des externalités.
Certains économistes optimistes estiment que l'innovation permettra de repousser les limites environnementales de la croissance, le capital technologique permettant de pallier le déclin du capital naturel.
C- Innovation et soutenabilité de la croissance
La croissance soutenable vise à satisfaire les besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, donc limiter les externalités négatives liées à la pollution et de faire une utilisation plus rationnelle des ressources.
Problème : Ici, le comportement par les prix ne fonctionnent pas —> principe de l'externalité négative : le BS n'inclut pas dans son prix la dégradation de l'environnement ou du climat. Face à ce mauvais signal prix nous produisons trop de biens et de service nocif. L'intervention publique (subventions, régulation) est légitime face aux défaillances du marché.
l'innovation permet de trouver des solutions alternatives pour fournir de l'énergie grâce à la R&D : solaire, éolien, nucléaire, hydrogène.
En théorie : énergies d'abord coûteuse —> baisse coup de production quand quantité produite augmente + augmentation des prix des énergies fossiles—> prix de ses sources d'énergie finissent par être accessible . Cependant, le progrès technique a aussi amélioré l'exploitation des énergies fossiles, maintenant leur compétitivité. Les innovations seules ne suffisent pas : une modification des modes de production et de consommation vers plus de sobriété est nécessaire.
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Texte à trous
- La croissance extensive est celle qui s'explique par l'augmentation de la quantité de travail utilisée et/ou de la quantité de capital.
- Selon la règle de 70, le nombre d'années nécessaires pour doubler le PIB est obtenu en divisant 70 par le taux de croissance annuel.
- Un externalité positive est une conséquence positive non souhaitée sur un agent économique sans qu'il ne paie aucune compensation à celui qui en est à l'origine.
- Le progrès technique endogène est une croissance auto-entretenue grâce à l'accumulation de capital physique, humain, technologique ou public.
- Les institutions sont les règles qui régissent les interactions économiques entre les agents et peuvent influencer la croissance.
- Le concept de destruction créatrice correspond à la disparition d'activités suite à l'innovation, compensée par la création de nouvelles activités.
- La pollution constitue une externalité négative qui dégrade la santé et peut raréfier les ressources naturelles, limitant ainsi la croissance.
- L'entrepreneur selon Schumpeter se distingue du simple manager par sa capacité à mettre en œuvre des innovations.
- Le progrès technique est biaisé en faveur des travailleurs les plus qualifiés, ce qui peut engendrer des inégalités de revenus.
- La productivité globale des facteurs (PGF) est un résidu qui mesure la part de la croissance non expliquée par l'augmentation du capital ou du travail.
- La croissance soutenable permet de satisfaire les besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.
- Les ressources non renouvelables comme le pétrole ou le gaz existent en quantité limitée dans la nature.
- Le destruction créatrice, selon Schumpeter, est le phénomène par lequel l'innovation détruit d'anciennes entreprises et en crée de nouvelles.
- Les innovations vertes sont des innovations qui réduisent l'impact écologique lors de la production ou de la consommation de biens et services.
- Les droits de propriété, notamment la propriété intellectuelle via les brevets, protègent l'innovation et favorisent la croissance.
- Le capital naturel désigne les ressources fournies par la planète ainsi que sa capacité à se régénérer.
- L'innovation de produit concerne les biens ou services proposés aux consommateurs, tandis que l'innovation de procédé concerne les modes de production.
- Le Crédit d'Impôt Recherche (CIR) est un dispositif français d'aide publique à la R&D.
- La loi des rendements factoriels décroissants indique qu'à partir d'un certain point, l'augmentation d'un facteur de production réduit sa productivité marginale.
- Le PIB nominal est exprimé en unités monétaires de l'année courante sans correction de l'inflation.
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