Réforme PCG et Comptabilisation Spécifique

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Ce récapitulatif aborde la réforme du PCG 2025 (résultat exceptionnel, suppression des transferts de charges, modification des annexes), la comptabilisation des contrats à long terme (méthodes d'achèvement et d'avancement, problématique des pertes), les subventions (investissement, exploitation, avances conditionnées), la dépréciation des créances, la répartition et l'affectation du résultat, la participation des salariés (RSP), la constitution des sociétés (apports, défaillants), la réévaluation libre des actifs, les changements de méthodes comptables et la comptabilisation des charges et produits par abonnement, ainsi que les provisions et événements post-clôture, et l'émission d'obligations.

Vous trouverez ci-dessous des notes structurées et détaillées sur les sujets liés àla comptabilité, conformément aux meilleures pratiques de prise de notes éducatives.

Réforme du PCG

Applicable à compter des exercices ouverts le 1er janvier 2025, cette réforme modifie plusieursaspects clés de la comptabilité.

Modifications impactant le Résultat Exceptionnel

Le résultat exceptionnelest désormais strictement limité aux éléments ou opérations résultant d'un événement majeur et inhabituel.

  • Événement majeur : Il a des conséquences susceptibles d'influencer le jugement de l'utilisateur des comptes.

  • Événement inhabituel : Il ne relève pas de l'activité courante et ne s'est pas reproduit les années précédentes.

Exemples d'application :

  • En cas d'arrêt de production lié à un événement majeur (ex: incendie d'usine), la Valeur Nette Comptable (VNC) des immobilisations détruites est classée en exceptionnel. Cependant, lesindemnités d'assurance et les charges que l'administration estime avoir été subies appartiennent au résultat d'exploitation.

  • Seuls les éléments directement liés à l'événement majeur et inhabituel sont classés en charges et produits exceptionnels.

Exceptions et Nouveaux Classements :

L'ANC précise que les éléments classés en résultat exceptionnel sont limités aux enregistrements liés à des opérations fiscales :

  • Amortissements fiscaux dérogatoires.

  • Amortissements sur la durée d'usage.

  • Changement de méthode comptable.

  • Corrections d'erreurs significatives.

Les anciens comptes 675 et 775 sont remplacés par les comptes 657 et 757 (pour les immobilisations) et 66 et 76 (pour les éléments financiers), tous intégrés au résultat d'exploitation :

  • 657 : Valeur comptable des immobilisations incorporelles et corporelles cédées.

  • 757 : Produits de cession des immobilisations incorporelles et corporelles.

Le compte 777 (Quote-part de subvention versée au résultat) est supprimé et remplacé par le compte 747.

Suppressiondes transferts de charges

  • Les comptes de transferts de charges sont supprimés. L'ANC autorise des ajustements par le crédit des comptes de charge initialement débités.

  • Refacturations de charges de personnel : Comptabilisées au compte 7084 « Mise à disposition de personnel facturé ».

  • Remboursements de charges de personnel (par l'État ou d'autres entités) : Enregistrés au crédit du compte 649 « Remboursement de chargesde personnel ».

  • Indemnités d'assurance liées à un sinistre : Comptabilisées au compte 7587.

  • Indemnités d'assurance liées à un vol d'immobilisation : Rattachées à l'immobilisationet comptabilisées au compte 757.

  • Avantages en nature : Crédités au compte de charges d'origine (ex: loyers) ou au compte 708 « Produits des activités annexes » pour les charges non comptabiliséesà l'origine.

Détermination du plan de comptes et des modèles d'états financiers

  • Modification du plan de comptes : Impact sur le résultat d'exploitation (757/657), le résultat exceptionnel (747) et lerésultat financier (649/7587).

  • Modèles d'états financiers : Il n'existe que 2 modèles de bilans et de comptes de résultats par système (base et abrégé). Le système développé n'existe plus.

  • Le tableau de flux de trésorerie peut désormais se substituer au tableau des emplois et ressources.

Les Contrats à Long Terme

Selon l'article 380-1 du PCG, un contrat à long terme est un contrat spécifiquement négocié pour un projet unique (construction, réalisation d'un bien ou service) dont l'exécution s'étend sur au moins deux exercices comptables. Cela concerne typiquement les industries lourdes (construction navale, grands ouvrages, etc.).

Méthodes de Comptabilisation

Le PCG propose deux méthodes de comptabilisation des contrats à long terme :

1. Méthode de l'Achèvement

  • Le chiffre d'affaires est comptabilisé uniquement lorsque le contrat est intégralement exécuté.

  • À la clôture de l'exercice, une production stockée est constatée à hauteur des charges engagées sur le projet. Le rattachement des produits est effectué au même niveau que les charges engagées.

2. Méthode de l'Avancement

  • Un chiffre d'affaires partiel (facture à établir) est comptabilisé à la clôture de l'exercice, basé sur le degré d'avancement du contrat.

La méthode choisie doit être appliquée de manière cohérente à l'ensemble des contrats à long terme.

Précisions sur la Méthode de l'Avancement

Cette méthode est plus complexe et nécessite le calcul d'un pourcentage d'avancement. L'application varie selon la capacité de l'entité à estimer de manière fiable le bénéfice du contrat.

Cas général : Le résultat à terminaison estestimé de façon fiable

Conditions pour une estimation fiable :

  • L'entreprise peut identifier clairement le montant total des produits du contrat.

  • L'entreprise peut identifier clairement le montant des coûts imputables au contrat (outils de gestion et comptabilité analytique pour valider et réviser les estimations de charges, produits et résultats).

Produits pris en compte :

  • Produits initialement fixés dans le contrat et révisions de prix.

Charges prises en compte :

  • Coûts directement imputables (main d'œuvre, sous-traitance, achats de matériaux, amortissements).

  • Coûts indirectement imputables (au prorata, ex: assurances).

  • Coûts d'emprunt sur la période de production.

Sont exclus des coûts dans la méthode d'avancement :

  • Frais administratifs généraux (frais de siège).

  • Frais de recherche et développement.

Détermination du pourcentage d'avancement

Le chiffre d'affaires partiel est estimé en appliquant un pourcentage d'avancement (généralement calculé sur les coûts engagés rapportés aux coûts totaux estimés). Lorsque le résultat à terminaison ne peut être estimé de manière fiable, aucun profit n'est dégagé. Le chiffre d'affaires comptabilisé est alors égal au coût des travaux effectués, et le bénéfice est nul, comme pour la méthode de l'achèvement.

Position Fiscale des Contrats

  • Contrats bénéficiaires : Aucun retraitement comptable n'est nécessaire.

  • Contrats déficitaires : (Quelle que soit la méthode choisie)

    • Si plusieurs hypothèses de perte sont possibles, provisionner la perte la plus probable (Principe de prudence).

    • Si aucune hypothèse ne se détache,provisionner la perte la plus faible et mentionner en annexe.

Comptabilisation de la provision pour achèvement

  • La perte probable est constatée par une dotation pour dépréciation des stocks (compte de classe 3).

  • Si la perte excède la valeur brute du stock, l'excédent est enregistré en provision pour perte sur contrat (compte 1516).

Comptabilisation de la provision pour la méthode de l'avancement

  • La quote-part de chiffre d'affaires enregistrée tient compte d'une partie de la perte globale.

  • Le surplus de la perte totale est enregistré au compte 1516 « Provision pour perte sur contrat ».

  • Fiscalement, seule la perte sur travauxréalisés est déductible, nécessitant un retraitement fiscal.

Écritures Comptables

Méthode de l'Achèvement

31/12/N

333 – Travaux en cours

X

7135 – Variation de stock de travaux en cours

X

01/01/N+1 (Extourne)

7135 – Variation de stock de travaux en cours

X

333 – Travaux en cours

X

Prix du contrat final

411 – Client

X

704 – Travaux

X

44571 – TVA collectée

X

Méthode de l'Avancement

31/12/N (Facture à établir)

4181 – Client facture à établir

X

704 – Travaux

X

01/01/N+1 (Extourne)

704 – Travaux

X

44587 – TVA à régulariser

X

4181 – Clients facture à établir

X

Prix du contrat ferme

411 – Client

X

704– Travaux

X

44571 – TVA collectée

X

Exemple : Société ALFA - Contrat à long terme

Contrat signé le 01/09/N avec Bouygues Construction.

  • Coût estimé des travaux (hors frais administratifs) : 25 M€

  • Prix de vente HT : 32 M€

  • Conditions derèglement : à livraison.

Informations complémentaires :

  • En N : Charges engagées = 14,5 M€ (dont 500 k€ de charges administratives).

  • En N+1 :Charges engagées = 12,7 M€ (dont 700 k€ de charges administratives).

  • Fin des travaux : 31/05/N+1, la facture est émise.

1) Comptabilisation avec la Méthode de l'Achèvement

31/12/N

335 – Travaux en cours

14 500 000

7135 – Variation de stock de travaux en cours

14 500 000

31/05/N+1

7135 – Variation de stock de travaux en cours

14 500 000

335 – Travaux en cours

14 500 000

31/05/N+1 (Facturation et encaissement)

411 – Client

38 400 000

704 – Travaux

32 000 000

44571 – TVA collectée

6 400 000

512 – Banque

38 400 000

411 – Client

38 400 000

Résultat du contrat :

2) Comptabilisation avec la Méthode de l'Avancement

Coûts pris en compte pour leCA partiel : Année N : 14,5 M€ - 0,5 M€ (admin) = 14 M€. Coût total : 25 M€ (hors admin). Taux d'avancement N = 14M€ / 25 M€ = 0,56.

31/12/N

4181 – Facture à établir

21 504 000

704 – Travaux (0,56 * 32 000 000)

17 920 000

44587 – TVA à régulariser

3 584 000

01/01/N+1 (Extourne)

704 – Travaux

17 920 000

44587 – TVA à régulariser

3 584 000

4181 – Facture à établir

21 504 000

Résultat du contrat :

Exercice : Société COGENIM - Contrat déficitaire

Contrat signé le 31/08/N pour la construction d'un siège social.

  • Chiffre d'affaires total prévisionnel : 20 000 000€

  • Coût de revient total prévisionnel : 32 000 000€

  • Au 31/12/N : Coûtsengagés = 8 000 000€

Méthode de l'Avancement

Taux d'avancement = 8 000 000 / 32 000 000 =0,25.

31/08/N (Facture à établir)

4181 – Facture à établir

6 000 000

704 – Travaux (0,25 * 20 000 000)

5 000 000

44587 – TVA à régulariser

1 000 000

01/01/N+1 (Extourne)

704 – Travaux

5 000 000

44587 – TVA à régulariser

1000 000

4181 – Facture à établir

6 000 000

Résultat du contrat en N : (5 000 000 (CA partiel) - 8 000 000 (coûts engagés)) = -3 000 000.

Perte totale probable : 20 000 000 - 32 000 000 = -12 000 000.

Écriture de constatation de perte (solde de la perte - partie déjà constatée en N) :

6815 – Dotations aux provisions d'exploitation (12 000 000 – 3 000 000)

9 000 000

1516 – Provisions sur contrat

9 000 000

Provision non déductible fiscalement, à réintégrer.

Méthode de l'Achèvement

31/12/N

335 – Travaux en cours

8 000 000

7135 – Variation de stock de travaux en cours

8 000 000

Perte totale probable : 20 000 000 – 32 000 000 = -12 000 000.

Provision pour dépréciation des stocks :

68173 – Dotations aux dépréciations des stocks

8 000 000

393 – Dépréciation en cours de production

8 000000

Provision pour perte sur contrat (excédent) :

6815 – Dotations aux provisions d'exploitation (12 000 000 - 8 000 000)

4 000 000

1516 – Provisions sur contrat

4 000 000

À réintégrer fiscalement.

Les Subventions d’Investissement

Les subventions d'investissement sont comptabilisées dans les comptes de la classe 13 :

  • 131 « Subventions d'investissement octroyées »

  • 139 « Subventions d'investissement inscrites au compte de résultat »

Ce sont des aides non remboursables de l'État oudes collectivités pour l'acquisition ou la création d'une immobilisation.

Exemple : Entreprise ALBERT - Subvention d'investissement

Le 01/06/N, notification d'une subvention finançant 60% de l'acquisition suivante:

  • Terrain à bâtir : 360 000 € HT.

  • Installation technique (amortissable sur 5 ans linéaire) : 158 000 € HT.

Acquisitionet versement de la subvention le 01/07/N.

Montant total de la subvention :

  • Terrain : 360 000 € * 60% = 216 000 €.

  • Installation : 158 000 € * 60% = 94 800 €.

  • Total : 216 000 € + 94 800 € = 310 800 €.

01/06/N (Notification de la subvention)

441 – État subvention à recevoir

310 800

131 – Subvention d'investissement

310 800

01/07/N(Acquisition des immobilisations)

211 – Terrain

360 000

215 – Installation technique

158 000

44562 – TVA déductible

103 600

404 – Fournisseur

621 600

01/07/N (Encaissement de la subvention)

512– Banque

310 800

441 – État subvention à recevoir

310 800

Les subventions d'investissement sur biens amortissables sont reprises au résultat sur la durée d'utilisation des immobilisations. La subvention est reportée au compte de produits 747 « Quote-part des subventions d'investissement virées au résultat ».

31/12/N (Amortissement et reprise de subvention)

681 – Dotations aux amortissements (158 000 € * 20% * 6/12)

15 800

2815 – Amortissement installations techniques

15 800

139 – Subventions d'investissement inscrites au compte de résultat (94 800 € * 6/60 mois, pour 6 mois d'amortissement sur une durée de 60 mois)

9480

747 – Quote-part de subvention virée au résultat

9 480

Pour les immobilisations non amortissables (terrain) :

  • S'il y a une clause d'inaliénabilité, la subvention est virée au résultat sur la durée de la clause.

  • Sans clause, elle est virée au résultat sur 10 ans.

Pourle terrain (216 000 €), si durée de 10 ans :

139 – Subventions d'investissement inscrites au compte de résultat (216 000 € * 6/120 mois)

10 800

747 – Quote-part de subvention virée au résultat

10 800

Une fois les subventions entièrement rapportées au résultat, les comptes 139 et 131 sont soldés.

Subvention d’Exploitation

Une subvention d'exploitation est octroyée pour compenser des charges d'exploitationou soutenir l'activité.

Exemple : Aide à l'embauche

Subvention de 10 000 € pour l'embauche d'un demandeur d'emploi, 1er octobre, versée le 05/10/N+1.

01/10/N (Notification)

4417 – Subvention d'exploitation à recevoir

10 000

747 – Subvention d'exploitation

10 000

05/10/N+1 (Encaissement)

512 – Banque

10 000

4417 – Subvention d'exploitation à recevoir

10 000

Subventions versées remboursables (Avances conditionnées)

Exemple : Prêt de 100 000 € pour un projet, versé le 30/10/N+1.

01/10/N (Notification)

441 – État, Subvention exploitation

100 000

1674 – Avances conditionnées

100 000

30/10/N (Paiement)

512 – Banque

100 000

441 – État, Subvention exploitation

100 000

En cas de réussite du projet (remboursement)

1674 – Avances conditionnées

100 000

512 – Banque

100 000

En cas d'échec du projet (acquisition définitive)

1674 – Avancesconditionnées

100 000

747 – Subvention d'exploitation

100 000

Les Dépréciations de Créances

  • Les créances sont initialement enregistrées à leur valeur nominale (TTC).

  • À la clôture, une estimation du risque de non-recouvrement est effectuée pour comptabiliser une dépréciation.

Analyse de la créance

  1. Recouvrement assuré : Aucune conséquence comptable.

  2. Recouvrement incertain (perte probable) : Comptabilisation d'une dépréciation.

    • La créance est transférée en client douteux ou litigieux (416).

    • La dépréciation est calculée sur le montant HT (la TVA collectée sera restituée si perte définitive).

    Écriture :

    6817 – Dotations pour dépréciation de l'actif circulant (HT)

    X

    491 – Dépréciation des comptes clients

    X

  3. Non-recouvrement définitif (perte certaine) :

    • Annulation de la créance (perte irrécouvrable).

    • Si une dépréciation existait, elle est reprise (devient sans objet).

Exemple : État des créances litigieuses au 31/12/N

TVA au taux normal.

Clients

Nominal TTC

Observations

Louis

43 200 €

Redressement judiciaire, règlement probable de 30%.

Pierre

15 000 €

Client en liquidation judiciaire.

Sidoni

6 600 €

Promesse verbale de règlement de 60% suite à désaccord.

Willy

9 000 €

Dépôt de bilan, espère récupérer 50%.

Au 31/12/N (Transfert des créances douteuses)

416 – Client douteux

59 400

411 – Client (Louis, Sidoni, Willy)

59 400

(43 200 + 6 600 + 9 600 = 59 400)

Dépréciation des créances (sur le HT) :

  • Louis : Non-recouvrable = 43 200 € / 1,2 * 70% = 25 200 €.

  • Sidoni : Non-recouvrable = 6 600 € / 1,2 * 40% = 2 200 €.

  • Willy : Non-recouvrable = 9 000 € / 1,2 * 50% = 3 750 €.

  • Total dépréciations = 31 150 €.

Écriture pour la dépréciation :

6817 – Dotations pour dépréciation de l'actif circulant

31 150

491– Dépréciation des comptes clients

31 150

Au 31/12/N (Perte sur créance irrécouvrable - Pierre)

654 – Perte sur créance irrécouvrables

12 500

4457 – TVA collectée

2 500

411 – Client (Pierre)

15 000

L’Affectation du Résultat

Le bénéfice comptable de l'exercice peut être conservé par l'entreprise ou distribué aux actionnaires sous forme de dividendes.

1. Règles de répartition du bénéfice

  • Le code de commerce exige l'approbation des comptes annuels par les actionnaires (AGO) dans les6 mois suivant la clôture.

  • Le bénéfice distribuable = Bénéfice net (après impôts) + report à nouveau créditeur - report à nouveau débiteur.

  • Les sociétés (SA, SARL) doivent affecter 5% de leur bénéfice annuel à la réserve légale jusqu'à ce qu'elle atteigne 10% du capital social.

2. Les statuts

Peuvent prévoir un intérêt statutaire (1er dividende), souventun pourcentage du capital libéré.

3. L'Assemblée Générale Ordinaire (AGO)

Décide de l'affectation du bénéfice :

  • Comptes de réserve libre ou facultative.

  • Distribution d'un super dividende.

  • Report à nouveau (RAN).

En cas de perte comptable, l'AGO peut l'affecter au RAN ou à des réserves.

Exercice 1 : Société ARISTON - Affectation du résultat

Capital social : 2 800 000 € (280 000 actions de 10 €).

Extraits des statuts :

  • Dotation de la réserve légale.

  • Intérêt statutaire de 6%.

  • Dotation d'une réserve statutaire de 20% du bénéfice restant.

Prévisions du Conseil d'Administration :

  • Réserve facultative : 40 000 €.

  • Solde en superdividende (arrondi au dixième d'euro inférieur par action).

Extrait du bilan au 31/12/N (avant répartition) :

Capitaux Propres

Capital Social : 2 800 000 €

Réserve légale : 160 000 €

Réserve statutaire : 200 000 €

Autres réserves : 906 000 €

RAN : - 7 185 €

Résultat exercice : 407 785 €

Total : 4 466 600 €

Ordre de répartition :

Résultat net :

407 785

- RAN débiteur :

-7 185

= 1er Bénéfice à reporter :

400 600

- Réserve légale (5% * 400 600) :

-20 030

- Intérêt statutaire (6% * 2 800 000 (Capital Social)) :

-168 000

= Bénéfice à répartir restant :

212 570

- Réserve statutaire (20% * 212 570) :

-42 514

- Réserve facultative (énoncé) :

-40 000

= Bénéfice restant :

130 056

- Superdividende (280 000 actions * 0,40 €) :

-112 000

RAN créditeur :

18 056

Calcul superdividende fractionnaire : 130 056 € / 280 000 actions = 0,4645 €/action. Arrondi au dixième inférieur = 0,40 €/action.

Écriture d'affectation du résultat post AGO (avec 6 mois pour approuver) :

120 – Résultat de l'exercice

407 785

119 – RAN débiteur

7 185

1061 – Réserve légale

20 030

1063 – Réserve statutaire

42 514

1068 – Autres réserves

40 000

457 – Associés dividendes à payer (168 000 + 112 000)

280 000

110 – RAN créditeur

18 056

Exercice 2 : Société Delta - Affectation simple durésultat

AGO le 10/05/N+1 pour affecter le résultat N de 40 000 €.

Affectation approuvée :

Réserve légale :

2 000 €

Réserve statutaire :

3 200 €

Autres réserves :

6 500 €

Dividendes :

28 300 €

Paiement des dividendes le 20/07/N+1.

10/05/N+1 (Affectation)

120 – Résultat de l'exercice

40 000

1061 – Réserve légale

2 000

1063 – Réserve statutaire

3 200

1068 – Autres réserves

6 500

457 – Associés dividendes à payer

28 300

20/07/N+1 (Paiement des dividendes)

457 – Associés dividendes à payer

28 300

512 – Banque

28 300

Comptabilisation des dispositifs associant les salariés à la performance

1. Participation des salariés

Obligatoire pour les entreprises de 50+ employés (12 mois consécutifs ou sur les 3 derniers exercices). Facultative en deçà, avec accord syndical. Formule légale :

Exercice : Participation de 200 000 € au 31/12/N. AGO le 5 avril N+1. Soumise au forfait social (20%) et aux contributions sociales (9,7%). Versement le 7 avril N+1.

31/12/N (Constatation de la participation et des charges sociales)

691– Participation des salariés aux résultats

200 000

4284 – Dettes provisionnées pour participation des salariés

200 000

6451 – Cotisations sociales (20% * 200 000)

40 000

438– Charges à payer (Forfait Social)

40 000

645 – Cotisations sociales (Contributions sociales sur participation) (200 000 * 9,7%)

19 400

431 – Sécurité sociale

19 400

05/04/N+1 (Affectation de la participation après AGO)

4284 – Dette Provisoire participation

200 000

4246 – Réserves spéciales (Partie non soumise aux charges sociales)

140 600

431 – Sécurité sociale (Contributions sociales réelles)

59 400

Note : La partie soumise au forfait social (200 000 * 20% = 40 000) et contributions sociales (200 000 * 9,7% = 19 400) est comptabilisée comme dettes envers l'URSSAF. La différence est placée en réserve spéciale de participation.

07/04/N+1 (Versement des charges et de la participation)

438 – Charges à payer

40 000

512 – Banque

40 000

431 – Sécurité sociale

59 400

512 – Banque

59 400

4246 – Réserves spéciales

140 600

512 – Banque

140 600

Si Plan d'Épargne Entreprise (PEE)

4246 – Réserves spéciales

X

42481 – PEE

X

Constitution des Sociétés

Les apports au capital peuvent être :

  • Apports en nature (biens corporels, incorporels, VMP).

  • Apports en numéraire (argent).

  • Apports en industrie (compétences, savoir-faire) – ne peuvent pas constituer le capital social.

Seuls les apportsen nature et en numéraire constituent le capital social.

Exercice : Création d'une société ALFA (SA) le 1er septembre N

Nominal des actions : 50 €.

Apports des associés :

  • Paul : Terrain (100 000 €), immeuble (600 000 €), emprunt non soldé (-200 000 €). Apport net : 500 000 €.

  • Pierre : 200 000 € en numéraire, compétences commerciales (15 000 € - non capitalisable).

  • Alain : Ordinateurs (20 000€), matériel de bureau (7 000 €), stock (15 000 €), créances clients (1 200 € net, nominal 2 000 €), banque (10 000 €), dettes fournisseurs (-3 200 €). Apport net : 50 000 €. (50 000 € / 50 € = 1 000 actions).

Total desapports capitalisables :

  • En nature : Paul (500 000 €) + Alain (50 000 €) = 550 000 €.

  • En numéraire : Pierre (200 000 €).

  • Total Capital Social : 750 000 €. (750 000 € / 50 € = 15 000 actions).

Libération : La moitié des apports en numéraire sont versés chez le notaire le 03/09/N. Les apports en nature sont réalisés le même jour. Inscription au RCS le 06/09/N, libération des fonds par le notaire.

01/09/N (Promesse d'apport - Souscription)

45611 – Apport en nature

550 000

45615 – Apport en numéraire désigné

200 000

1011 – Capital souscrit non appelé

100 000

1012 – Capital souscrit appelé non versé

650 000

03/09/N (Versement des apports en nature et d'une partie du numéraire)

467 – Notaire

100 000

45615 – Apport en numéraire (moitié de 200 000)

100 000

03/09/N (Réalisation des apports en nature)

211 – Terrain

100 000

213 – Construction

600 000

2183 – Matériel de bureau (20k + 7k)

27 000

37 – Stock de marchandises

15 000

512 – Banque

10 000

411 – Clients

2 000

164 – Emprunt

200 000

401 – Fournisseur

3 200

419 – Client créditeur (2000 - 1200)

800

45611 – Apport en nature

550 000

03/09/N (Constatation du capital libéré)

1012 – Capital souscrit appelé non versé

650 000

1013 – Capital souscrit appelé versé

650 000

06/09/N (Libération des fonds par le notaire)

512 – Banque

100 000

467 – Notaire

100 000

Frais de constitution :

  • Méthode de référence : inscription en charge (6226, 6227, 6354).

  • Si comptabilisation à l'actif dans les comptes 2011 « Frais de constitution », amortissement sur 5 ans maximum. (Attention : les dividendes ne peuvent être distribués si ces frais ne sont pas totalement amortis).

  • Informations en annexe sur la méthode choisie.

02/12/N :Appel du reste des apports en numéraire de Pierre

45621 – Actionnaires capital souscrit et appelé non versé

100 000

109 – Capital souscrit non appelé

100 000

1011 – Capital souscrit non appelé

100 000

1012 – Capital souscrit appelé non versé

100 000

10/12/N : Versement des fonds par Pierre

512 – Banque

100 000

45621 –Actionnaires capital souscrit et appelé non versé

100 000

1012 – Capital souscrit appelé non versé

100 000

1013 – Capital souscrit appelé versé

100 000

Note : Pour SARL, SNC, SCS, utiliser le compte 45625.

Versements anticipés des actionnaires

Exercice : Constitution d'une SA (10 000 actions de 20 € nominal) le 10 janvier N. Actions numéraire libérées de moitié,puis par quart. Versement numéraire le 11 janvier chez le notaire. Un actionnaire (1 000 actions) se libère de la totalité. Notaire libère les fonds le 20 janvier.

  • Montant libéré initial (moitié) : 10 000 actions * 20 € * ½ = 100 000 €.

  • Montant non libéré : 100 000 €.

  • Part anticipée : 1 000actions * 20 € * ½ (soit le reste non libéré) = 10 000 €.

10/01/N (Promesse d'apport)

45615 – Apport en numéraire

100 000

109 – Actionnaire capital non appelé

100 000

1011 – Capital souscrit non appelé

100 000

1012 – Capital souscrit appelé non versé

100 000

11/01/N (Versement chez le notaire)

467 – Notaire

110 000

45615 – Apport en numéraire

100 000

4564 – Associés versement anticipé

10 000

11/01/N (Libération des apports réellement versés)

1012 – Capital souscrit appelé non versé

100 000

1013 – Capital souscrit appelé versé

100 000

20/01/N (Libération des fonds par le notaire)

512 – Banque

110 000

467 – Notaire

110 000

Appel du 3e quart le 10 février. Libération le 15/02/N.

  • Montant 3e quart : 10 000 actions * 20 € * ¼ = 50 000 €.

  • 10000 € anticipés correspondent aux 3e et 4e quarts, donc 5 000 € pour le 3e quart.

10/02/N (Appel du 3e quart)

45621 – Actionnaires capital souscrit et appelé non versé

50 000

109 – Actionnaire capital non appelé

50 000

1011 – Capital souscrit non appelé

50 000

1012 – Capital souscrit appelé non versé

50 000

15/02/N (Libération des apports)

512 – Banque

45 000

4564 – Associés versement anticipé

5 000

45621 – Actionnaires capital souscrit et appelé non versé

50 000

1012– Capital souscrit appelé non versé

50 000

1013 – Capital souscrit appelé versé

50 000

Les actionnaires défaillants

Deux cas possibles :

  1. Versement en retard : La société facture des intérêts de retard et frais bancaires.

  2. Non-paiement : La société vendles actions (enchères ou Bourse si cotées) après mise en demeure (45 jours).

Exercice : Constitution d'une SA (10 000 actions de 10 €) en mars. Appel 3e quart le 2 mai. Libération le 5 mai, un actionnaire (1 000 actions) ne verse pas. Après mise en demeure, actions vendues le 30 juin pour 5 000 €. Frais bancaires 200 € HT, intérêts 40€.

  • Montant 3e quart total : 10 000 actions * 10 € * ¼ = 25 000 €.

  • Montant défaillant : 1 000 actions * 10 € * ¼ = 2 500 €.

02/05/N (Appel 3e quart)

45621 – Actionnaires capital souscrit et appelé non versé

25 000

109 – Actionnaire capital non appelé

25 000

1011 – Capital souscrit non appelé

2 500

1012 – Capital souscritappelé non versé

2 500

05/05/N (Libération avec défaillance)

512 – Banque

22 500

4566 – Actionnaire défaillants

2 500

45621 – Actionnaires capital souscrit et appelé non versé

25 000

1012 – Capital souscrit appelé non versé

22 500

1013 – Capital souscrit appelé versé

22 500

30/06/N (Vente des actions défaillantes)

512 – Banque

5 000

4566 – Actionnaire défaillants

5 000

30/06/N (Libération de la partie défaillante)

1012 – Capital souscrit appelé non versé

2 500

1013 – Capital souscrit appelé versé

2 500

30/06/N (Facturation des frais et intérêts au défaillant)

4566 – Actionnaire défaillants

280

763 – Revenus des autres créances (Intérêts)

40

627 – Services bancaires (Frais)

200

4457 – TVA collectée (sur frais bancaires)

40

Solde du compte 4566 :

  • Débit initial : 2 500 € (appel non versé) + 280 € (frais) = 2 780 €.

  • Crédit initial : 5 000 € (vente des actions).

  • Solde créditeur : 5 000 € - 2 780 € = 2 220 € (à rembourser au défaillant).

30/06/N (Remboursement au défaillant)

4566 – Actionnaire défaillants

2 220

512 – Banque

2 220

La Réévaluation Libre

Article 214-27 du PCG : Lors d'une réévaluation d'actifs, la totalité des actifs doit être réévaluée. Il n'est pas possible de réévaluer uneseule immobilisation. Cette opération est une option de l'entité ou peut être imposée par la loi (ex: réévaluation légale de 1974).

  • L'écart de réévaluation est la différence entre la valeur actuelle et la valeur nette comptable,directement inscrit en capitaux propres au compte 105 « Écart de réévaluation ».

  • Intérêt : Offrir une image plus fidèle ("Fair Value") de la valeur des actifs.

  • L'information est donnée en annexe.

Exercice : Ensemble immobilier réévalué

Acquisition : 300 000 € le 01/01/N (dont 50 000 € terrain). Réévalué le 31/12/N+3. Construction amortissable sur 25 ans linéaire. Amortissements de N+3 déjà comptabilisés.

Valeurs au 31/12/N+3 :

  • Construction : 380 000 €.

  • Terrain : 70 000 €.

Calcul VNC au 31/12/N+3 :

  • Terrain : 50 000 €.

  • Construction :Coût 250 000 € (300k - 50k). Amortissements (N, N+1, N+2, N+3) = 4 ans. 250 000 € / 25 ans * 4 ans = 40 000 €. VNC = 250 000 € - 40 000 € = 210 000 €.

Bien

VNC

Valeur actuelle

Écart

Terrain

50 000 €

70 000 €

20 000 €

Construction

210 000 €

380 000 €

170 000 €

Total :

190 000 €

31/12/N+3 (Écriture de réévaluation)

211 – Terrain

20 000

213 – Construction

170 000

105 – Écart de réévaluation

190 000

31/12/N+4 (Amortissement après réévaluation)

Nouvelle VNC de construction = 380 000 €. Durée restante après 4 ans = 25 - 4 = 21 ans. Amortissement N+4 = 380 000 € / 21 ans ≈ 18 095 €.

681 – Dotations Amortissement

18 095

2813 – Amortissement construction

18 095

Incorporation de l'écart au capital :

105 – Écart de réévaluation

190 000

101 – Capital

190 000

Si l'écart est incorporé au capital, il peut compenser des pertes. L'écart peut être transféré en réserves distribuables si l'exercice est bénéficiaire (pour le supplément d'amortissement).

  • Dotation après réévaluation = 18 095 €.

  • Dotation initiale (sans réévaluation) = 250 000 € / 25 ans = 10 000 €.

  • Supplément d'amortissement N+4 = 18 095 € - 10 000 € = 8 095 €.

31/12/N+4 (Transfert du supplément d'amortissement en réserves distribuables)

105 – Écart de réévaluation

8 095

1069 – Autres réserves

8 095

Transfert de l'écart de réévaluation en réserves distribuables après cession du bien :

Cession de l'ensemble immobilier le 01/07/N+7 pour 400 000 € (non taxable TVA). La société transfère l'écart dans un compte d'autres réserves (1068).

01/07/N+7 (Constatation de la cession)

462 – Créances sur cession immo

400 000

757 – Produits cession immo

400 000

01/07/N+7 (Amortissement complémentaire pour N+7)

681 – Dotations aux amortissements (18 095 € / 2)

9 047,5

2813 – Amortissement construction

9 047,5

Calculde la VNC et des amortissements cumulés au 01/07/N+7 avant cession :

  • Amortissements N, N+1, N+2, N+3 : 40 000 €.

  • Amortissements N+4, N+5, N+6 (après réévaluation) : 3 * 18 095 € = 54 285 €.

  • Amortissement N+7 (6 mois) : 9 047,5 €.

  • Amortissements cumulés post-réévaluation = 18 095 € * 3 + 9 047,5 € = 63 332,5 €.

Sortie des immobilisations :

657 – Valeur comptable des éléments d'actifs cédés

326 667,5

2813 – Amortissement construction (40 000+63 332,5)

103 332,5

211 – Terrain (50 000 + 20 000)

70 000

213 – Construction (250 000 + 170 000)

420 000

Transfert de l'écart de réévaluation en réserves distribuables :

  • Écart de réévaluation initial : 190 000 €.

  • Part transférée en N+4, N+5, N+6 : 3 * 8 095 € = 24 285 €.

  • Solde restant au 31/12/N+6 = 190 000 € - 24 285 € = 165 715 €.

  • Part transférée en N+7 (6 mois) = 8 095 € / 2 = 4 047,5 €.

  • Solde à transférer = 165 715 € - 4 047,5 € = 161 667,5 €.

30/06/N+7 (Transfert de l'écart de réévaluation restant)

105 – Écart de réévaluation

161 667,5

1068 – Autres réserves

161 667,5

Les Changements de Méthodes Comptables

Les méthodes comptables sont les principes, règles et pratiques utilisées pour établir les comptes annuels (évaluations, comptabilisation). Elles peuvent être explicites (définies par l'ANC) ou implicites.

Les changements de méthodes peuvent intervenir dans deux cas :

  1. Méthodes imposées par la loi (réforme du PCG par exemple).

  2. Changement à l'initiative de l'entreprise si :

    • Le changement améliore l'information financière.

    • Il existe plusieurs méthodes conformes au PCG pour un même type d'opérations.

L'impact est rétroactif, comptabilisé net d'impôt en report à nouveau (110 ou 119).

Les estimations comptables résultent du jugement et des hypothèses. Les changements d'estimation (ex : taux d'avancement, dépréciations) sont prospectifs et comptabilisés dans le compte de résultat de la période du changement.

Une erreur comptable (omission, interprétation erronée, méthode non admise) a un impact rétrospectif et est corrigée via le compte de résultat.

Exemple : Changement de méthode - Engagements de retraite

L'entreprise ALFA opte pour la comptabilisation des engagementsde retraite au 01/01/N.

  • Engagements au 31/12/N-1 : 35 000 €.

  • Engagements au 31/12/N : 40 000 €.

  • RAN créditeur au 31/12/N-1 : 35 000 €.

01/01/N (Comptabilisation rétrospective des engagements à N-1)

110 – RAN

35 000

1521 – Provisions pour pensions et obligations similaires

35 000

31/12/N (Dotation annuelle)

681 – Dotations aux provisions d'exploitation

5 000

1521 – Provisions pour pensions

5 000

Exemple 2 : Changement de méthode - Contrats à long terme

Une entreprise modifie sa méthode de comptabilisation des contrats à long terme en N, passant à la méthode d'avancement pour une meilleure information financière.

  • Prix de vente HT : 1 200 000 €.

  • Coûts des travaux exécutés et acceptésau 31/12/N-1 : 500 000 €.

  • Coût total estimé des travaux : 1 000 000 €.

  • Taux d'IS : 25%.

Calcul au 31/12/N-1 (pour méthode d'avancement) :

  • Taux d'avancement : 500 000 € / 1 000 000 € =50%.

  • Résultat à terminaison : 1 200 000 € - 1 000 000 € = 200 000 €.

  • Résultat partiel N-1 :200 000 € * 50% = 100 000 €.

  • Produits à comptabiliser N-1 : 100 000 € (marge) + 500 000 € (coûts) = 600 000 €.

  • TVA sur CA facturé à établir : 600 000 € * 20% = 120 000 €.

  • Impôtssur le résultat partiel : 100 000 € * 25% = 25 000 €.

  • Résultat partiel net d'impôt : 100 000 € - 25 000 € = 75 000 €.

31/12/N-1 (Ancienne méthode : Achèvement)

335 – Travaux en cours

500 000

71335 – Variation travaux en cours

500 000

01/01/N(Correction rétrospective pour passage à la méthode d'avancement)

4181 – Clients FAE

720 000

335 – Travaux en cours

500 000

110 – Report à nouveau

75 000

155 – Provisions sur impôt

25 000

44587 – TVA sur FAE

120 000

Cette écriture traduit le fait de constater un chiffre d'affaires et une marge en N-1 qui n'avaient pas été reconnus avec la méthode de l'achèvement.

Abonnement des charges et produits

Lecompte 488 « Compte de répartition périodique de charges et produits » est utilisé pour étaler des charges et produits dont les montants sont connus à l'avance et répartis sur les périodes comptables (ex: loyers, assurances, redevances).

Exemple: Primes d'assurance des véhicules

Payées le 01/04/N pour l'exercice N : 12 000 €. Étalement mensuel.

01/04/N (Paiement)

4886 – Compte de répartition périodique de charges

12 000

512 –Banque

12 000

Du 30/04/N au 31/03/N+1 (Mensuel)

616 – Prime assurance

1 000 (12 000 / 12)

4886 – Compte de répartition périodique de charges

1000

Exemple 2 : Loyer semestriel payé d'avance

6 000 € HT, payé le 01/10/N.

01/10/N (Paiement du loyer d'avance)

4886 – Compte de répartition périodique de charges

6 000

44566 – TVA/ABS

1 200

512 – Banque

7 200

Octobre, Novembre, Décembre N (Mensuel, 1 000 €/mois)

613 – Locations

1 000

4886 – Compte de répartition périodique de charges

1 000

31/12/N (Constatation des charges et produits constatés d'avance)

Pour la partie du loyer de N+1 (Janvier, Février, Mars), il s'agit d'une charge constatée d'avance.

486 – Charges constatées d'avance

3 000

4886 – Compte de répartition périodique de charges

3 000

Exemple : Redevanceperçue d'avance

15 000 €, perçue le 01/04/N.

01/04/N (Encaissement de la redevance)

512 – Banque

15 000

4887 – Compte de répartition périodique de produits

15 000

Avril à Décembre N (Mensuel, 1 250 €/mois)

4887 – Compte de répartition périodique de produits

1 250

751 – Redevance pour concession

1 250

31/12/N (Constatationdes produits constatés d'avance)

Pour la partie de la redevance de N+1 (Janvier, Février, Mars), il s'agit d'un produit constaté d'avance.

4887– Compte de répartition périodique de produits

3 750

487 – Produit constaté d'avance

3 750

Les Provisions

Une provision est un passif dont l'échéance ou le montant est incertain. Elle diffère d'une dette, dont le montant et l'échéance sont précisément connus. Une provision est un passif éventuel, l'obligation étant incertaine.

Un passif est une obligation de l'entité envers un tiers, probable ou certaine, qui entraînera une sortie de ressources.

Les Provisions pour Risques et Charges

Compte

Obligation

Sortie de ressources « éventuelles »

1511 – Provision pour litiges

Obligation née d'un dommage probableà un tiers

Indemnité ou coût des réparations + coûts des procédures

1512 – Provision garantie

Vente avec garantie contractuelle due à un défaut du produit

Coût de la réparation

1514 – Amendes et pénalités

Infractions commises avant le 31/12, montant incorporé

Montant de l'amende ou de la pénalité

1521 – Provision pour pensions et obligations similaires

Engagements envers le personnel

Montant des engagements envers les salariés

Exemple : Dotations aux provisions

  1. Indemnité de licenciement : 35 000 € (acte le 20/12).

  2. Litige : Concurrent réclame 500 000 €. Avocat estime 50% de condamnation. Provision : 250 000 €.

  3. Garantie : 5% du CA HT (8 500 000 €) pour réparations. Provision : 425 000 €.

X/12/N (Dotations aux provisions)

6815 – Dotations aux provisions

710 000

1512 – Provision garantie donnée aux clients

425 000

1518 – Provision indemnité licenciement

35 000

1511 – Provision litige

250 000

Les Événements Postérieurs à la Clôture

Un événement postérieur à la clôture intervient entre la date de clôture et la date d'arrêté des comptes.

Période

Type d'événement

Traitement

Entre date de clôture et arrêté descomptes

Événements qui confirment des situations existant à la clôture

Ajustement des comptes annuels

Entre date de clôture et arrêté des comptes

Événements révélateurs de situations nouvelles après la clôture

Aucun ajustement, information en annexe

  • Produits probables : Si certains avant l'arrêté, sans conséquence comptable car non acquis à la clôture, juste mention en annexe.

  • Charges : Passifs nés pendant l'exercice (ou antérieur) et connus entre clôture et arrêté des comptes peuvent être ajustés si :

    • L'existence du passif était constatée avant la clôture.

    • Il y a un lien direct entre le passif et l'événement.

Émissions d’Obligation

L'émission d'obligations est une alternative au financement bancaire. Caractéristiques :

  • Prix d'émission (PE).

  • Valeur nominale (VN).

  • Valeur de remboursement (VR).

  • Mode d'amortissement (maturité).

  • Taux d'intérêt (TI).

  • Date de jouissance du coupon.

Exemple : Émission d'un emprunt obligataire

1er octobre N. Caractéristiques :

  • Nombre d'obligations émises : 52 000.

  • Nombre d'obligations souscrites : 50 000.

  • Prix d'émission (PE) : 198 €.

  • Valeur nominale (VN) : 200 €.

  • Valeur de remboursement (VR) : 210 €.

  • Amortissement sur 5 ans.

  • TI : 5%.

  • Coupons au 1er octobre N.

  • Frais bancaires d'émission : 1 000 €.

Calculs préliminaires :

  • Prime de remboursement unitaire : 210 € (VR) - 198 € (PE) = 12 €.

  • Prime de remboursement totale : 12 € * 52 000 obligations = 624 000 €.

  • Montant brut de l'emprunt (VR totale) : 210 € * 52 000 = 10 920 000 €.

  • Montant net reçu (PE totale desémises) : 198 € * 52 000 = 10 296 000 €.

01/10/N (Émission de l'emprunt obligataire)

4671 – Débiteurs, créditeurs divers

10 296 000

169 – Prime de remboursement

624 000

163 – Autres emprunts obligataires

10 920 000

01/10/N (Frais bancaires d'émission)

627 – Services bancaires

1 000

44566– TVA B/S

200

512 – Banque

1 200

01/10/N (Souscription des obligations)

512 – Banque (50 000 * 198)

9 900 000

467 – Obligations souscrites

9 900 000

Ajustement pour les 2 000 obligations non souscrites :

Il est nécessaire de ramener l'emprunt à sa valeur nominale et de solder la prime pour les obligations non souscrites.

467 – Obligations souscrites

400000

163 – Autres emprunts obligataires (2 000 * 210)

42 000

169 – Prime de remboursement (2 000 * 12)

24 000

4571 – Débiteurs créditeurs divers

400 000

Note : La transaction pour les 2 000 obligations non souscrites doit annuler les prévisions liées à ces obligations.

31/12/N (Intérêtscourus - sur les obligations souscrites)

Intérêts pour 3 mois (Oct, Nov, Déc).

661 – Charges d'intérêts (50 000 obligations * 200 VN * 5% * 3/12)

125 000

1688 – Intérêts courus

125 000

31/12/N (Amortissement de la prime de remboursement)

Prime sur les obligations souscrites : 50 000 * 12 € = 600 000 €. Amortissement sur 5 ans.

6861 – Dotation prime de remboursement (600 000 / 5 ans * 3/12)

30 000

1688 – Intérêts courus

30 000

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