Psychologie Cognitive : Mémoire et ses Processus
50 cartesNotes détaillées sur la psychologie cognitive, se concentrant sur la mémoire, ses systèmes (sensorielle, de travail, à long terme), ses processus (encodage, stockage, récupération) et ses pathologies. Comprend des études de cas, des expériences clés et des méthodes d'évaluation.
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Psychologie Cognitive : Cheatsheet sur la Mémoire
La mémoire estun système complexe essentiel à la vie, permettant d'encoder, stocker et récupérerl'information.
I. L'étude scientifique de la mémoire
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Influences philosophiques :
- Empirisme associationniste : La connaissance vient de l'expérience sensorielle. L'apprentissage se faitpar associations d'idées/sensations.
- Positivisme : Seules les réalités observables et mesurables objectivement sont valides. Rejet de l'introspection.
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Précurseurs :
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William James (1842-1909) :
- Mémoire Primaire : Consciente, temporaire, effort pour récupérer.
- Mémoire Secondaire : Inconsciente, permanente, récupération sans effort.
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Hermann Ebbinghaus (1850-1909) :
- Pionnier des méthodes expérimentales.
- Utilisation de trigrammes (syllabes sans signification) pour contrôler les facteurs.
- Mis en évidence la courbe de l'oubli : forte diminution de la rétention les premières heures/jours, puis ralentissement.
- Taux d'économie : le réapprentissage d'une liste oubliée prend moins de temps.
- Limite : l'approche neconsidère pas la *signification* du matériel, qui est cruciale.
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William James (1842-1909) :
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Phases de la mémorisation :
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Encodage : Transformer l'information pourla stocker (visuel, verbal, sémantique).
- Pas passif : utilise des stratégies (élaboration, distinction, organisation).
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Stockage : Rétention de l'information dans le temps (trace mnésique).
- Consolidation : enrichissement et renforcement de la trace.
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Récupération : Accéder à l'information stockée.
- Diagnostic destroubles lié à l'encodage, le stockage ou la récupération (distinction disponibilité/accessibilité).
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Encodage : Transformer l'information pourla stocker (visuel, verbal, sémantique).
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Techniques de mesure :
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Rappel :
- Rappel libre : Pas d'indices.
- Rappel indicé : Avec des indices.
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Reconnaissance : Identifier l'information apprise parmi des distracteurs.
- Reconnaissance corrigée (Rc) = BR - (ER / (n-1)), où BR = bonnes réponses, ER = erreurs, n = nombre de choix.
- Classement de difficulté (coût cognitif décroissant) : Rappel libre > Rappel indicé > Reconnaissance.
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Rappel :
II. Registres de mémoire : Caractéristiques et contraintes
II.1. La mémoire sensorielle (MS)
- Définition : Système de traitement maintenant une information sensorielle très brièvement.
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Types :
- Mémoire iconique : Visuelle. (Icônes = représentations visuelles). Durée :250-500 ms.
- Mémoire échoïque : Auditive. (Échos = représentations auditives). Durée : < 4-5 secondes.
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Caractéristiques :
- Encodage : Image sensorielle brute.
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Capacité : Environ 9 items pour la mémoire iconique (selon Sperling).
- Empan d'appréhension : quantité d'infos saisies en une fixation.
- Durée : Très brève.
- Oubli : Dégardation rapide (estompage), écrasement par de nouvelles informations.
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Expérience de Sperling (1960) :
- But : Démontrer la grande capacité de la MS iconique et sa brève durée.
- Rappel complet : Les sujets rappellent en moyenne 4-5 lettres sur 12.
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Rappel partiel : Un indice sonore indique la ligne à rappeler.
- Résultats : performance de 3 lettres sur 4en moyenne, signifiant que 9 items étaient réellement disponibles.
- Interprétation : La MS contient plus d'informations que ce qui peut être verbalisé. L'oubli se produit pendant le temps du rappel.
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Rappel partiel différé : L'indice est donné après un délai.
- Résultats : la performance diminue avec le délai, atteignant le niveau du rappel complet au bout d'une seconde.
- Conclusion : Latrace sensorielle se dégrade très vite.
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Phénomènes liés :
- Persistance visuelle : Prolongation de la sensation après la disparition du stimulus (ex :étoile filante, films).
- Masquage (par effacement/intégration) : Un stimulus en masque un autre s'il survient trop tôt après.
- Utilité de la MS : Stockage rapide, intégration spatio-temporelle, stabilité de la vision, perception de continuité.
- Nécessite l'attention pour le transfert en mémoire à court terme.
II.2. Attention et contrôle conscient
- Définition : Mécanisme de choix entre stimuli, opérations, tâches.
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Formes d'attention :
- Interne/Externe : Dirigée vers processus mentaux ou environnement.
- Volontaire/Involontaire : Contrôle top-down (volonté) ou bottom-up (capté par stimuli).
- Ouverte/Occulte : Observable (réponse motrice) ou nonobservable.
- Sélective/Partagée : Sélectionner des informations (focalisée) ou gérer plusieurs tâches.
- Vigilance : Maintenir l'attention longtemps pour détecter de petits changements. Diminue rapidement.
- Opérations attentionnelles (sollicitent l'attention) : Détection/identification de stimuli non familiers, stockage d'informations utiles, élaboration de réponses non automatiques, contrôle de gestes, activités cognitives complexes.
- Opérations non attentionnelles (automatisées) : Encodage de stimuli familiers, réponses automatisées, déroulement de programmes moteurs.
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Approches théoriques :
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Canal unique de traitement (Broadbent) : Capacité limitée, traitement séquentiel (file d'attente).
Dans le modèle de Broadbent, le filtre opère tôt dans le traitement, sélectionnant l'information pertinente sur des bases physiques.
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Ressources multiples (Wickens) : Plusieurs ensembles de ressources.
- Si les tâches requièrent lesmêmes ressources → traitement séquentiel.
- Si les tâches requièrent des ressources différentes → traitement parallèle (ex : conduire et écouter de la musique).
- La performance diminue si les ressources sont saturées.
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Canal unique de traitement (Broadbent) : Capacité limitée, traitement séquentiel (file d'attente).
II.3. La mémoire de travail (MT)
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Introduction :
- Anciennement Mémoire à court terme (MCT) : Maintien passif d'informations.
- Mémoire de Travail (MT - Baddeley & Hitch, 1974) : Système maintenant temporairement et manipulant l'information pour des tâches cognitives complexes (raisonnement, compréhension, lecture, calcul).
- Modèle de Baddeley (1974, évolué en 2002) :
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Boucle phonologique :
- Processus de récapitulation articulatoire : Recodage phonologique del'information auditive/visuelle et répétition subvocale.
- Stock phonologique : Stockage temporaire verbal (1.5 à 2 secondes).
- Rôle : apprentissage de la lecture, du langage, hypothèse lien dyslexie.
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Calepin visuo-spatial :
- Stockage à court terme d'informations visuo-spatiales.
- Production et manipulation d'images mentales.
- Composantes visuelle (statique) et spatio-motrice (séquences de mouvement).
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Administrateur central :
- Système attentionnel de capacité limitée.
- Rôles : coordination des sous-systèmes, gestion des flux d'information (vers et depuis la MLT), sélection des stratégies, planification, attention sélective, activation/inhibition d'informations.
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Buffer épisodique (ajouté en 2000) :
- Système de capacité limitée liant l'information des systèmes esclaves et de la MLT en une représentation épisodique unique (code multimodal). Interface entre MT et MLT.
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Boucle phonologique :
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Caractéristiques et contraintes de fonctionnement :
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Codage : Multiple (visuel, acoustique, sémantique). Prépondérance du codage phonologique.
- Effet de similarité phonologique : Meilleur rappel des mots phonétiquement différents.
- Effet de la longueur des mots : Meilleur rappel des mots courts (récapitulation plus rapide).
- Effet de suppressionarticulatoire : Diminution du rappel si la boucle articulatoire est occupée.
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Capacité de stockage : Limitée à 7 ± 2 items (Miller, 1956).
- Dépend de la rapidité d'encodage et de la nature des items.
- Tronçons ("chunks") : Unités de stockage significatives (ex : IBM-FBI-TV-USA).
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Récupération :
- Hypothèse de Sternberg (1966) : Exploration exhaustive et séquentielle des items en MT. Le temps de réaction augmente linéairement avec le nombre d'items.
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Oubli :
- Estompage : Déclin de la trace (exp. Brown-Peterson). Oubli très rapide.
- Déplacement : Nouveaux items chassant les anciens (capacité limitée).
- Interférence proactive : Ancien apprentissage nuit au nouveau.
- Interférence rétroactive : Nouvel apprentissage nuit à l'ancien.
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Effets sériels : (Concerne séries de mots)
- Effet de primauté : Meilleur rappel des premiers mots (passés en MLT par répétition).
- Effet derécence : Meilleur rappel des derniers mots (encore en MT).
- Manipulation : Augmenter la cadence/longueur réduit la primauté. Intervalle de rétention réduit la récence. Double tâche réduit la primauté.
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Codage : Multiple (visuel, acoustique, sémantique). Prépondérance du codage phonologique.
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Évaluation de la MT :
- Boucle phonologique : Empan de chiffres/mots/non-mots. Test de similarité phonologique et de longueur des mots.
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Calepin visuo-spatial :
- Blocs de Corsi : Reproduire des séquences de blocs.
- Matrice de Brooks : Imaginer des déplacements dans une matrice.
- Empan de matrices visuelles : Mémoriser des patterns colorés.
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Administrateur Central : Évalue les fonctions exécutives.
- Doubles tâches : Tâches simultanées pour évaluer la coordination etle partage de ressources (ex : poursuite visuelle + empan de chiffres).
- Empan de lecture / d'opérations / de comptage / d'écoute.
- Empan de chiffres à l'envers.
- Séquences lettres/chiffres : Trier chiffres croissants puis lettres alphabétiques.
- Inhibition : (ex : Test de Stroop, Go no go, Test de Hayling).
- Flexibilité : (ex : Trail making test).
- Mise à jour : (ex : Tâche PASAT).
- Planification : (ex : Tour de Londres).
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Correspondance neuronale :
- Lobe frontal (activité intense pour Administrateur Central).
- Boucle phonologique : Aires de Wernicke et Broca (hémisphère gauche).
- Mémoire visuo-spatiale : Cortex occipital.
II.4. La mémoire à long terme (MLT)
- Caractéristique : Capacité et durée illimitées (vs. MS et MT). Mais nécessite organisation.
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Structure :
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Mémoire déclarative : Consciente, explicite.
- Mémoire sémantique : Connaissances générales, faits, concepts(ex : savoir ce qu'est une scie circulaire).
- Mémoire épisodique : Souvenirs d'événements spécifiques, contextuels, autobiographiques (ex : se rappeler un rendez-vous).
- Mémoire procédurale : Inconsciente, implicite (ex : savoir changer une roue de voiture). Habiletés, habitudes.
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Mémoire imagée : Stockage d'images (visuelles, auditives, etc.), représentations analogiques (ex: se représenter la Tour Eiffel).
- Supériorité des images sur le verbal.
- Théorie du double codage (Paivio) : Deux systèmes (verbal et non verbal) interconnectés. Meilleure mémorisation si doublecodage possible.
- Valeur d'imagerie des mots : Mots concrets +++ > mots abstraits ---.
- La MLT est associative.
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Mémoire déclarative : Consciente, explicite.
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Processus de mémorisation :
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Encodage :
- Prépondérance du codage sémantique : Les erreurs en MLT sont sémantiques (vs. phonétique en MT).
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Profondeur de traitement (Craik & Lockhart, 1972) :
- Plus le traitement est profond (sémantique), meilleure est la mémorisation et l'apprentissage durable.
- Lestraitements superficiels (graphique) < intermédiaires (phonologique) < profonds (sémantique).
- L'intention d'apprendre n'est pas suffisante sans un traitement en profondeur.
- Effet de génération/production : Meilleure rétention d'informations générées par soi-même.
- Organisation du matériel : L'organisation hiérarchique ou subjective (regroupement catégoriel) améliore le rappel.
- Compatibilité avec connaissances : Facilite l'encodage (liaisons, associations). Familiarité des stimuli.
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Stockage :
- Consolidation de la trace : Renforcement des associations.
- Rôle de la répétition : Améliore la consolidation à long terme (vs. pas d'impact immédiat en MT).
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Récupération :
- Disponibilité vs. Accessibilité (Tulving) : Information disponible (stockée) peut être inaccessible.
- Importance des indices de récupération : Rappel indicé > Rappel libre. Les indices activent les informations associées.
- Effet d'amorçage sémantique : Décision lexicale plus rapide si le mot est précédé d'un mot sémantiquement lié.
- Encodage spécifique (Tulving) : Le contexte d'apprentissage est encodé avec l'information. La récupération est meilleure si le contexte de rappel est similaire (ex : expérience des plongeurs de Godden et Baddeley).
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L'Oubli en MLT :
- Manque d'indices de récupération (disponibilité vs. accessibilité).
- Interférence (proactive/rétroactive).
- Oubli répressif (motivé).
- Traumatismes organiques/dégénérescence neuronale (amnésies, démences).
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Encodage :
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Pathologies courantes :
- Syndrome de Korsakoff : Amnésie antérograde quasi-totale, rétrograde plus variable. Mémoire explicite perturbée, implicite préservée. Désorientation, fabulations, anosognosie.
- Maladie d'Alzheimer : Perte d'objets, rendez-vous, événements récents. Perturbations épisodiques et de MT. (Fonction du degré d'évolution).
- Personnes âgées : Plaintes de mémoire, diminution de l'attention et des capacités de MT, problèmes de mémoire prospective.
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Techniques d'étude de la MLT :
- Tests standardisés (BEM 144).
- Épreuves expérimentales de laboratoire (amorçage, dénomination d'images).
- Questionnaires de mémoire(événements, autobiographie, sémantique).
Tableau de synthèse des mémoires
| Mémoire à Long Terme (MLT) | Mémoire à Court Terme (MT) | Mémoire Sensorielle | |
| Capacité de stockage | Pratiquement illimitée. | Faible ( items), améliorée par l'organisation. | Limitée par l'empan d'appréhension. |
| Temps de rétention | Illimité. | Quelques secondes ( sec). Temporaire. | Iconique : < 1 seconde. Échoïque : < 2 secondes. |
| Forme d'encodage | Sémantique, imagé, épisodique, procédural. | Acoustique/Phonologique. | Littéral (copie directe du stimulus). |
| Oubli | Difficultés de récupération, interférences, lésions organiques. | Dégradation (estompage), interférence, déplacement. | Dégradation rapide. |
| Récupération de l'information | Activation directe par indices (familiarité si pas d'indice). | Accès séquentiel, exploration exhaustive. | Attention sélective pour transfert en MT. |
| Nature des processus | Automatiques, traitements parallèles. | Contrôlés, attentionnels, traitements séquentiels. | Pré-attentionnels. |
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