Procédure Pénale Policière

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Ce document complet détaille le cadre juridique des missions de police judiciaire, couvrant les contrôles d’identité, les enquêtes de flagrance et préliminaires, les commissions rogatoires, la criminalité organisée, les causes de mort ou disparition suspectes, les recherches de fugitifs et la coopération internationale.

50 cartes

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Question

Qui peut procéder à un contrôle d'identité ?

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Réponse

Les OPJ et, sur leur ordre et sous leur responsabilité, les APJ et certains APJA (art. 21/1° CPP).

Question

Quels sont les 3 cadres juridiques d'enquêtes de la police judiciaire ?

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Réponse

L'enquête de flagrant délit, l'enquête préliminaire, et la commission rogatoire (délégation d'une juridiction d'instruction).

Question

Citez un cas de flagrance par présomption.

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Réponse

Dans un temps très voisin de l'action, la personne soupçonnée est poursuivie par la clameur publique.

Question

Qu'est-ce qu'un crime ou délit flagrant selon l'art. 53 du C.P.P. ?

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Réponse

Un crime ou un délit qui se commet actuellement, ou qui vient de se commettre.

Question

Quelle est la durée initiale d'une enquête de flagrant délit ?

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Réponse

Elle peut se poursuivre sans discontinuer pendant une durée de huit jours.

Question

Qui peut prolonger une enquête de flagrance et pour combien de temps ?

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Réponse

Le procureur de la République, pour une durée supplémentaire de huit jours, sous conditions.

Question

Quel accord est requis pour une perquisition en enquête préliminaire ?

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Réponse

L'assentiment exprès et manuscrit de la personne chez qui l'opération a lieu.

Question

Quand une perquisition peut-elle avoir lieu sans assentiment en enquête préliminaire ?

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Réponse

Pour les crimes et délits punis d'au moins 3 ans d'emprisonnement, sur autorisation du JLD.

Question

Qu'est-ce qu'une commission rogatoire (art. 81 et 151 C.P.P.) ?

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Réponse

Une délégation de pouvoirs d'un juge d'instruction à un OPJ pour exécuter les actes d'information qu'il estime nécessaires.

Question

Quel acte majeur un OPJ ne peut-il jamais effectuer sur commission rogatoire ?

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Réponse

Il ne peut procéder aux interrogatoires et confrontations des personnes mises en examen.

Question

Quelles sont les heures légales pour commencer une perquisition ?

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Réponse

Les perquisitions ne peuvent commencer avant 6h et après 21h.

Question

Quelle est la durée maximale de la rétention pour vérification d'identité ?

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Réponse

Elle ne peut excéder 4 heures (ou 8 heures en Guyane et à Mayotte) à compter du début du contrôle.

Question

Qu'est-ce qu'un mandat d'arrêt européen ?

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Réponse

Une décision judiciaire d'un État membre pour l'arrestation et la remise d'une personne par un autre État membre.

Question

Qu'est-ce qu'un relevé d'identité (art. 78-6 C.P.P.) ?

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Réponse

Une opération permettant à certains agents (APM, etc.) de relever l'identité des contrevenants pour dresser procès-verbal.

Question

Quel est l'objectif d'un contrôle préventif d'identité (art. 78-2 al. 8 C.P.P.) ?

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Réponse

Prévenir une atteinte à l'ordre public, notamment à la sécurité des personnes ou des biens.

Question

Qui autorise la prise d'empreintes durant une vérification d'identité si la personne refuse ?

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Réponse

Un magistrat (procureur ou juge d'instruction), si c'est l'unique moyen d'identifier la personne.

Question

Pour quelles infractions l'enquête de flagrance est-elle possible ?

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Réponse

Pour les crimes et les délits punis d'une peine d'emprisonnement.

Question

Quel document est obligatoirement remis à une victime lors d'un dépôt de plainte ?

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Réponse

Un récépissé mentionnant les délais de prescription et la possibilité de se constituer partie civile.

Question

Qu'est-ce que la visioplainte ?

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Réponse

Un dépôt de plainte via un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la transmission.

Question

Que doit faire un OPJ arrivant sur les lieux d'un crime flagrant (art. 54 C.P.P.) ?

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Réponse

Il en informe le procureur de la République et veille à la conservation des indices susceptibles de disparaître.

Question

Qui dirige l'enquête préliminaire ?

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Réponse

Le procureur de la République, que l'initiative vienne du parquet ou de la police judiciaire.

Question

Quand une fouille intégrale judiciaire peut-elle être réalisée en garde à vue ?

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Réponse

Uniquement pour les nécessités de l'enquête et si aucun autre moyen moins intrusif n'est possible.

Question

Quelle est la durée maximale de l'enquête préliminaire pour la criminalité organisée ?

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Réponse

Une durée de trois ans, renouvelable une fois pour deux ans sur autorisation du procureur.

Question

Un APJ peut-il perquisitionner seul en enquête préliminaire ?

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Réponse

Oui, mais il doit agir sous le contrôle d'un officier de police judiciaire.

Question

Dans quel cas un OPJ peut-il entendre un témoin assisté sur commission rogatoire ?

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Réponse

Uniquement lorsque le témoin assisté en fait lui-même la demande expresse.

Question

À quel moment débute le délai de la garde à vue ?

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Réponse

Le délai court à compter de l'heure où la personne a été appréhendée ou privée de sa liberté d'aller et venir.

Question

Dans le cadre de l'art. 74 C.P.P., que doit faire l'OPJ en cas de mort suspecte ?

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Réponse

Informer immédiatement le procureur, se transporter sur les lieux et procéder aux premières constatations.

Question

Quel droit concernant ses déclarations est notifié au gardé à vue ?

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Réponse

Le droit de faire des déclarations, de répondre aux questions, ou de se taire.

Question

Quel est l'objet de la procédure de l'article 74-2 du C.P.P. ?

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Réponse

Elle permet la recherche et la découverte d'une personne en fuite (mandat d'arrêt ou condamnation exécutoire).

Question

La disparition d'un mineur est-elle toujours considérée comme inquiétante ?

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Réponse

Oui, toute disparition de mineur ou de majeur protégé est obligatoirement considérée comme inquiétante.

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Quelle est la durée de la prolongation de GAV en criminalité organisée (art. 706-73) ?

La garde à vue peut être portée à 96 heures (deux prolongations de 24h) ou 144 heures pour le terrorisme.

Qui autorise une perquisition de nuit en criminalité organisée ?

Le JLD sur requête du procureur (enquête), ou le juge d'instruction sur commission rogatoire.

Que permet la technique spéciale de sonorisation et fixation d'images ?

La captation, fixation, transmission et enregistrement de paroles ou d'images dans des lieux privés ou publics, sans consentement.

Quelle est la double condition pour un contrôle d'identité de police judiciaire ?

Il faut une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner l'un des cinq cas prévus à l'art. 78-2 du C.P.P.

La France extrade-t-elle ses nationaux ?

Non, en vertu du principe de non-extradition de ses nationaux, sauf exceptions (Cour Pénale Internationale).

Qu'est-ce qu'une réquisition du procureur pour un contrôle d'identité doit-elle préciser ?

Elle doit préciser par écrit les infractions à rechercher, les lieux et la période de temps déterminés.

Quels sont les droits notifiés à la personne en rétention pour vérification d'identité ?

Le droit de faire aviser le procureur de la vérification et de prévenir un tiers de son choix.

Combien de temps l'OPJ peut-il interdire à une personne de quitter les lieux en enquête de flagrance ?

Le temps nécessaire à la clôture de ses opérations, pour les besoins des constatations.

Quelle formalité doit accomplir un expert requis qui n'est pas sur une liste officielle ?

Il doit prêter serment par écrit d'apporter son concours à la justice en son honneur et en sa conscience.

Qu'est-ce que l'audition libre d'un suspect ?

Une audition sans contrainte où la personne est informée de ses droits (partir, se taire, être assistée d'un avocat).

L'enregistrement audiovisuel des auditions en GAV est-il obligatoire pour un délit ?

Non, il n'est obligatoire que pour les auditions des personnes gardées à vue pour un crime.

Comment un OPJ peut-il étendre sa compétence territoriale sur commission rogatoire ?

En informant simplement le juge d'instruction. L'assistance d'un OPJ local est facultative sauf si le juge l'exige.

Le témoin assisté doit-il prêter serment ?

Non, le témoin assisté est entendu par le juge d'instruction ou l'OPJ sans prêter serment.

En enquête de flagrance, le secret professionnel peut-il être opposé à une réquisition ?

Non, le secret professionnel ne peut être opposé sans motif légitime (art. 60-1 C.P.P.).

Comment se déroule la perquisition au domicile d'un avocat ?

Elle est effectuée par un magistrat en présence du bâtonnier, après décision motivée du JLD.

Une GAV commencée à l'étranger peut-elle se poursuivre en France ?

Non, une garde à vue ne peut se poursuivre entre États. La remise de la personne requiert une procédure de coopération dédiée.

Les locaux diplomatiques et consulaires sont-ils inviolables ?

Oui, les locaux diplomatiques sont inviolables. Les locaux consulaires ne sont protégés que pour la partie utilisée pour le travail.

Qu'est-ce que l'IMSI-catcher comme technique d'enquête ?

Un dispositif recueillant les données techniques de connexion des téléphones et permettant leur géolocalisation et interception.

Enquête préliminaire : que se passe-t-il si la durée de 2 ans est dépassée sans prolongation ?

Tout acte d'enquête concernant la personne mise en cause intervenant après l'expiration du délai est nul.

Quelle est la durée maximale d'une interception téléphonique en criminalité organisée ?

L'écoute est autorisée pour un mois, renouvelable une fois. La durée peut être plus longue sur commission rogatoire.

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Procédure Pénale Policière

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Fiche de révision

Ledocument couvre les aspects essentiels de la procédure pénale en France, en se concentrantsur les cadres juridiques, les actes de la mission de police judiciaire, les contrôles d'identité, les enquêtes sur infraction flagrante et préliminaire, les commissions rogatoires, la criminalité organisée, et la coopérationjudiciaire internationale.

Voici un résumé structuré des points clés, conçu comme un pense-bête:

I. Cadres Juridiqueset Actes de la Mission de Police Judiciaire

  • La procédure est secrète (Art. 11 C.P.P.) pour garantir l'efficacité desinvestigations et la présomption d'innocence.

  • Les trois cadres principaux :

    • Enquête de flagrant délit

    • Enquête préliminaire

    • Commission rogatoire

  • Existence de cadres spécifiques pour:

    • Criminalité et délinquance organisées (CDO)

    • Mort de cause inconnue ou suspecte

    • Personne gravement blessée

    • Disparitions inquiétantes

    • Personnes en fuite

II. Contrôles, Relevés et Vérifications d'Identité

1. Contrôle d'identité (Art. 78-1 à 78-7 C.P.P.)

  • Personnes concernées: Toute personne sur le territoire national.

  • Autorités habilitées: O.P.J. et A.P.J. (sur ordre et sous responsabilité de l'O.P.J.).

  • Cas de contrôle:

    • Judiciaire (sur initiative policière ou réquisitions du procureur): soupçon d'infraction commise/tentée, préparation de crime/délit, renseignements pour enquête, violation de contrôle judiciaire/peine, personne recherchée par autorité judiciaire.

    • Préventif: prévenir atteinte à l'ordre public (sécurité des personnes/biens), sans lien direct avec infraction. Doit être justifié par circonstances objectives.

    • Zones frontières: Vérification des documents pour criminalité transfrontalière. Doit être non permanent et non systématique.

    • Locaux professionnels: sur réquisitions écrites du procureur pour travail dissimulé.

    • Véhicules, bagages, navires: sur réquisitions écrites du procureur (infractions spécifiques) ou en cas de crime/délit flagrant, ou pour prévenir atteinte grave à la sécurité (avec accord conducteur/propriétaire ou instructions du procureur). Exclut contrôle d'identité.

  • Moyens de preuve: Documents officiels probants (CNI, passeport, permis), autres documents (livret de famille, etc.), témoignages.

2.Relevé d'identité (Art. 78-6 C.P.P.)

  • Pour contraventions (arrêtés municipaux, code de la route, lois expresses).

  • Effectué par certainsA.P.J. (APJA, contrôleurs, agents municipaux).

  • En cas de refus/impossibilité: rapport à l'O.P.J. qui peut ordonner la présentation pour vérification d'identité.

3. Vérification d'identité (Art. 78-3 C.P.P.)

  • Recherche coercitive d'identité par l'O.P.J.

  • Rétention:

    • Motifs: Impossibilité ou refus de justifier son identité.

    • Durée: Strictement nécessaire, max 4h (8h à Mayotte/Guyane).

    • Lieu: Sur place ou dans local de police.

  • Recherche d'identité:

    • Fourniture d'éléments probants par tout moyen.

    • Prise d'empreintes/photographies: Uniquement si refus/éléments inexacts ET unique moyen d'établir identité. Nécessite autorisation magistrat (procureur ou J.I.).

    • Refus de se prêter auxmesures judiciaires: Délit (3 mois emprisonnement, 3750€ amende).

  • Procédure:

    • Présentation immédiate à l'O.P.J.

    • Information à la personne de son droit de faire aviser le procureur, sa famille/proches.

    • Contrôle du procureur: Sur la rétention et à l'issue de la vérification.

    • Procès-verbal: Contenu détaillé obligatoire, copie si pas de procédure judiciaire.

    • Interdiction de mise en mémoire des éléments si pas de suite judiciaire (destruction sous 6 mois).

III. Enquête de Police sur Infraction Flagrante (Art. 53 à 73 C.P.P.)

  • Applicable aux crimes et délits punis d'emprisonnement.

  • Notion de flagrance (Art. 53 C.P.P.):

    • Proprement dite: Crime/délit en train de se commettre ou venant de se commettre.

    • Par présomption: Clameur publique OU découverte d'objets/traces/indices sur personne "très voisin de l'action".

  • Domaine d'application: Personnes (avec exceptions comme diplomates, PR, parlementaires - voir détails), Lieux (avec règles spécifiques pour locaux diplomatiques, universitaires, parlementaires).

  • Procédure:

    • Autorités habilitées: Procureur (pouvoirs étendus, dessaisissement O.P.J. sur place), O.P.J. (seuls habilités), avec assistance possible d'A.P.J. et assistants d'enquête. Tout citoyen peut appréhender l'auteur présumé.

    • Durée: 8 jours sans discontinuer, prolongeable une fois 8 jours par procureur (crime/délit peine >= 5 ans et investigations indifférables).

    • Actes:

      • Saisine: Constatation du caractère flagrant figure dans le premier PV. Information immédiate du procureur.

      • Plainte: O.P.J./A.P.J. doivent la recevoir. Plaintes en ligne (THESEE pourcyber-escroqueries), visioplainte. Droits des victimes (réparation, constitution partie civile, avocat, aide aux victimes, interprète).

      • Constatations (Art. 54 C.P.P.): Transport sur lieux sans délai, préservationtraces/indices (saisies, scellés, périmètre de sécurité). Interdiction de modifier les lieux.

      • Prélèvements externes et relevés signalétiques (Art. 55-1 C.P.P.): Sur personne soupçonnée, pour comparaisons. Refus = délit. Possible sans consentement si unique moyen d'identifier (autorisation procureur).

      • Perquisitions (Art. 56 à 59 C.P.P.): Recherche dans lieux privés.

        • Lieux spécifiques: Avocat (par magistrat + bâtonnier), presse/journaliste (par magistrat), médecin/notaire (par magistrat + ordre pro), secret défense (par magistrat + Commission), magistrat (par magistrat + 1er président).

        • Heures légales (6h-21h): sauf "réclamation de l'intérieur", OU autorisation JLD pour crimes flagrants contre personne (risque imminent, disparition preuves, interpellation), OU trafic stupéfiants/proxénétisme (lieux non habitation).

        • Présence: Personne domicile, représentant ou deux témoins non de l'autorité administrative.

        • Rétention: Personnes présentes pour renseignements (Art. 56 al. 11 C.P.P.).

      • Fouilles de personnes:

        • Fouille intégrale judiciaire (Art. 63-7 C.P.P.): sur personne GAV, si nécessaire enquête, par O.P.J.de même sexe (ou non-P.J. sous O.P.J.), si pas de moyen moins intrusif.

        • Investigations corporelles (Art. 63-7 al. 2 C.P.P.): obligatoirement par médecin requis.

        • Mesures de sécurité (Art. 63-5, 63-6 C.P.P.): Palpation, détection électronique, retrait objets dangereux.

      • Fouilles de véhicules: Pas un domicile. En présence du conducteur. Pas d'heures légales.

      • Saisies et scellés: Authentification et conservation des preuves. Inventaire immédiat. Copie des données informatiques.

      • Interpellation et Mandat de Recherche (Art. 73, 70 C.P.P.): Toute personne peut appréhender l'auteur présumé d'infraction flagrante (conduite immédiate O.P.J.). Mandat de recherche du procureur pour crime/délit peine >= 3 ans.

      • Garde à vue (GAV - Art. 62-2 à 64-1 C.P.P.):

        • Conditions: Raisons plausibles desoupçonner crime/délit puni d'emprisonnement ET unique moyen pour 6 objectifs (Art. 62-2).

        • Durée: 24h, prolongeable 24h (si peine >= 1an). Exception GAV facultative/sans contrainte.

        • Droits: Notifiés (GAV, qualification faits, motifs), prévenir proche/employeur/consulaire, avocat (entretien, consultation PV, présence auditions/confrontations), examen médical, droit de setaire.

        • Contrôle: Procureur informé, contrôle régulier. Registre spécial.

        • Enregistrement audiovisuel: Obligatoire en matière criminelle.

      • Auditions (Art. 61 C.P.P.): O.P.J. (ou A.P.J. sous son contrôle).

        • Témoins: Tenus de comparaître. Possible contrainte (procureur). Pas de serment pour mineurs de -16 ans ou proches.

        • Suspect libre: Droits notifiés (quitter locaux, interprète, se taire, avocat).

        • GAV: Avocat présent aux auditions/confrontations (peut poser questions à la fin). Possibilité audition immédiate sans avocat (si circonstances impérieuses).

        • Enregistrement criminel: Obligatoire (Crime + CDO + terrorisme).

        • Territoire étranger: possibles avec accord autorités.

      • Réquisitions:

        • Personnes qualifiées (Art. 60 C.P.P.): Observationstechniques/scientifiques. Jurent serment (sauf experts inscrits).

        • Ordre général (Art. 60-1 C.P.P.): Accès à informations (y compris numériques). Secret pro opposable si motif légitime. Amendes si non-réponse.

        • Données de connexion (Art. 60-1-2 C.P.P.): Encadrement strict (crime/délit >= 3 ans, identifier auteur, victime, disparu, parcours criminel) aveccontrôle préalable (JLD ou autorité administrative indépendante). Cas avocat (ordonnance JLD motivée).

        • Informatiques et téléphoniques (Art. 60-2, 60-3 C.P.P.): Accès informations systèmes informatiques ou préservation contenu chez opérateurs.

        • Médecin: Examen GAV, mineurs, etc. (Art. 63-3).

        • Autopsie (Art. 230-28 C.P.P.): Par praticien qualifié.

        • Géolocalisation temps réel (Art. 230-32 à 230-44 C.P.P.): Crime/délit >= 3 ans. Autorisation procureur (8jdélit, 15j crime/CDO), puis JLD (1 mois renouvelable). Durée max 1 ou 2 ans (CDO). Activation à distance appareil électronique. Introduction lieux privés (autorisation JLD/procureur).

      • Saisie comptes bancaires (Art. 706-154 C.P.P.): Sur autorisation procureur (crime/délit peine >= 1 an). Maintien/mainlevée par JLD.

IV. Enquête Préliminaire (Art. 75 à 78 C.P.P.)

  • But: Recueillir premiers renseignements pour la décision du procureur sur l'opportunité despoursuites.

  • Domaine d'application: Tous crimes, délits, contraventions.

  • Procédure:

    • Autorités habilitées: Procureur (dirige),O.P.J./A.P.J. (sur instructions ou d'office).

    • Durée:

      • Procureur fixe délai (prolongeable).

      • Max 2 ans(décompte 1er acte d'audition libre, GAV, ou perquisition).

      • Prolongeable 1 an (décision écrite motivée).

      • CDO/Terro: Max 3 ans,prolongeable 2 ans.

      • Prolongation exceptionnelle: 1 an renouvelable une fois (au-delà de 3 ans, avec contradictoire renforcé).

    • Ouverture aucontradictoire (Art. 77-2 C.P.P.):

      • Initiative procureur (copie dossier possible, observations).

      • Demande personne: si interrogée/perquisitionnée il y a +1 an, ou atteinte présomption d'innocence.

      • Demande victime: si personne mise en cause a eu accès.

      • De droit: prolongation exceptionnelle + pas d'acte depuis 2 ans -> communication intégrale procédure.

    • Actes: Similaires à flagrance mais avec des nuances sur la coercition et l'assentiment.

      • Lieux privés: Nécessite accord verbal de l'occupant pourl'introduction.

      • Perquisition/saisies: Nécessite assentiment exprès et écrit de la personne. Sauf crime/délit >= 3 ans ET autorisation JLD (sur requête procureur), ou pour recherchebiens confiscables (autorisation procureur).

      • Fouille de véhicule: Avec assentiment du propriétaire/conducteur.

      • Auditions: Témoin tenu de comparaître (possible contrainte procureur). Suspect libre (droits Art. 61-1 C.P.P.).

      • Garde à vue: Mêmes règles que flagrance (Art. 77 C.P.P.).

      • Réquisitions: Mêmes types que flagrance,avec autorisation procureur.

V. Commission Rogatoire (Art. 81 et 151 à 154-2 C.P.P.)

  • Délégation d'un Juge d'instruction (ou autre juridiction) à un O.P.J. pour exécuter des actes d'information.

  • Formalisme: Écrite, signée/scellée parmagistrat, nature de l'infraction.

  • Compétence O.P.J.:

    • Matérielle: Actes d'information nécessaires, pas d'interrogatoire/confrontation mis en examen.Pas d'expertise ni de mandats.

    • Territoriale: Limites habituelles, mais extension possible sur tout le territoire national (avec info J.I.).

  • Actes:

    • Constatations: Sur les lieux où sur tout objet/document utile.

    • Prélèvements externes/relevés signalétiques (Art. 154-1 C.P.P.): Mêmes règles que flagrance.

    • Auditions:

      • Témoins: Obligation de comparaître (possible contrainte J.I.), prêter serment (sauf exceptions), déposer. Sanctions si non-respect.

      • Apparition indices graves/concordants: O.P.J. doit informer J.I. immédiatemment.

      • Témoin assisté: Sur demande du T.A., sans avocat (sauf acceptation O.P.J.). Ne prête pas serment, pas de contrainte.

      • Parties: Pas d'interrogatoire/confrontation M.E. Par M.E. si renonce expressément à avocat.

    • Perquisitions et Fouilles:

      • Règles générales: Communes aux autres cadres (lieux protégés, respect heures légales/exceptions).

      • Règles spécifiques: O.P.J. sur délégationde C.R. Présence mise en examen/représentant ou témoins. Domicile tiers: invité à assister.

    • Saisie pénale comptes bancaires: Sur autorisation J.I.

    • Mandat de recherche (Art. 122 C.P.P.): Pour personne soupçonnée d'infraction. Non délivrable contre M.E. ou T.A.

    • Garde à vue (Art. 154 C.P.P.): Mêmes règles que flagrance/préliminaire, mais contrôlée par J.I. (qui autorise prolongations).

    • Réquisitions:

      • Interdiction R. Personnes qualifiées / Examens techniques (J.I. ordonne expertise)

      • Ordre général (Art. 99-3 C.P.P.): O.P.J. dispose mêmes prérogatives que flagrance.

      • Informatiques et téléphoniques (Art. 99-4, 99-5 C.P.P.): O.P.J. sur autorisation J.I.

      • Géolocalisation temps réel (Art. 230-32 à 230-44 C.P.P.): Autorisation J.I. (4 mois renouvelable). Durée max 1 ou 2 ans (CDO).

      • Interception correspondances électroniques (Art. 100 C.P.P.): J.I. (crime/correctionnel >= 3 ans). Durée 4 mois renouvelable. Règles de protection (avocat, parlementaire).

VI. Criminalité et Délinquance Organisées (CDO)

  • Dispositions dérogatoires (Titre XXV du C.P.P.).

  • Infractions listées (Art. 706-73, 706-73-1, 706-74 C.P.P.): Crimes / délits en bande organisée (meurtres, tortures, viols, stupéfiants, enlèvement, traite, proxénétisme, vol, extorsion, destruction, fausse monnaie,terrorisme, armes, aide entrée/séjour irrégulier, blanchiment, association de malfaiteurs, non-justification de ressources, détournement de transport, prolifération d'armes de destruction massive, exploitation minière, fraudes fiscales, douanières, etc.).

  • Règles procédurales dérogatoires:

    • Géolocalisation temps réel: Durées plus longues (15j, total 2 ans).

    • Surveillance (Art. 706-80 C.P.P.): Extension à tout le territoire national. Possibilité de ne pas alerter.

    • Infiltration (Art. 706-81 C.P.P.): O.P.J./A.P.J. (identités d'emprunt, non-responsabilité pénale). Autorisation procureur (4 mois renouvelable). Protection agent.

    • Garde à vue (Art. 706-88 C.P.P.):

      • Majeurs: 2 prolongations de 24h (total 96h) OU 1 prolongation de 48h (total 96h). Autorisation JLD/J.I. Présentation obligatoire au magistrat (sauf 2ème prolongation exceptionnelle).

      • Terrorisme: Total 6 jours (144h).

      • "Mules" stupéfiantes: Prolongation exceptionnelle 24h (total 120h).

      • Examen médical: Régime spécifique avec examens obligatoires.

      • Avocat: Report possible (48h, 72h si stup/terro) par procureur (24h) puis JLD/J.I. (au-delà).

    • Perquisitions (Art. 706-89 C.P.P.):

      • Nuit: Locaux habitation (crime flagrant, disparition preuves, infractions en cours, risque intégrité physique)sur autorisation JLD (flagrance/préliminaire) ou J.I. (C.R.). Non-habitation pour stup/proxénétisme.

      • Absence de la personne GAV/détenue (Art. 706-94 C.P.P.): Si risques graves (troubles, évasion, disparition preuves), accord procureur (JLD) ou J.I. (C.R.).

    • Interceptions de correspondances (Art. 706-95C.P.P.):

      • Émises: sur autorisation JLD (flagrance/préliminaire) ou J.I. (C.R.). Un mois renouvelable.

      • Stocks: sur autorisation JLD (flagrance/préliminaire) ou J.I. (C.R.).

    • Autres techniques spéciales (Art. 706-95-11 à 706-102-5 C.P.P.): Recours à IMSI-catcher, sonorisation/fixation images, captation données informatiques (mêmes autorisations que interceptions).

    • Dossier coffre (Art. 706-104 C.P.P.): PV distinct si divulgation information met endanger vie/intégrité personne.

VII. Mort de Cause Inconnue ou Suspecte (Art. 74 et 80-4 C.P.P.)

  • Conditions: Découverte d'un cadavre + cause de mort inconnue/suspecte.

  • Procédure:

    • Autorités: Procureur (dirige, délègue, requiert info), O.P.J./A.P.J. (sur instructions). J.I. (s'il y a information).

    • Actes (par procureur/délégués): Constatations, autopsie (praticien qualifié), réquisitions (personnes compétentes), perquisitions, saisies, interdiction d'éloignement, auditions. Pas de GAV, ni mandat de recherche.

    • Actes (par J.I./C.R.): Constatations, saisies/scellés, réquisitions, auditions, perquisitions. Interceptions correspondances (2 mois renouvelable). Possible GAV si suspicion d'infraction.

    • Suites: Si cause déterminée/non-criminelle -> classement. Si doutes persistent -> infopour recherche causes, ou poursuite en préliminaire. Si caractère criminel -> flagrance, préliminaire ou info classique.

VIII. Découverte d'une Personne Grièvement Blessée (Art. 74 al. 6 C.P.P.)

  • Conditions: Découverte personne grièvement blessée + cause blessures inconnue/suspecte.

  • Procédure: Applique les 4 premiers alinéas de l'Art. 74 C.P.P.

    • Actes: Transport, constatations (dont dérogation heures légales si secours), réquisitions (médecin, personnes qualifiées). Actes des Art. 56 à 62 C.P.P. (perquisitions, saisies, réquisitions, interdiction d'éloignement, auditions). Pas de GAV, ni mandat de recherche.

    • Suites: Blessures non imputables à tiers -> classement. Caractère criminel-> flagrance/préliminaire/info. Doutes persistent -> poursuite en préliminaire. Si décès -> procédure Art. 74 C.P.P.

IX. Disparitions Inquiétantes (Art.74-1 et 80-4 C.P.P.)

  • Conditions: Disparition "flagrante" (vient d'intervenir/être constatée) + caractère inquiétant.

  • Nature inquiétante:

    • Obligatoirement: mineur, majeur protégé.

    • Circonstances: âge, état de santé, conditions (subite, inexpliquée).

  • Procédure:

    • Autorités: Procureur (décide opportunité, requiert info). J.I. (si information). O.P.J./A.P.J. (sur instructions).

    • Actes (par procureur/délégués): Actes des Art. 56 à 62 C.P.P. (perquisitions, saisies, réquisitions, interdiction d'éloignement, auditions). Pas de GAV. Poursuite en préliminaire après 8 jours.

    • Actes (par J.I./C.R.): Actes de recherche (constatations, saisies/scellés, réquisitions, auditions, perquisitions). Interceptions correspondances (2 mois renouvelable). Possible GAV si suspicion d'infraction.

    • Suites: Personne retrouvée (adresse communiquée avec accord). Personne non retrouvée -> info recherche causes ou poursuite en préliminaire. Caractère criminel -> flagrance/préliminaire/info classique.

X. Recherche des Personnes en Fuite (Art. 74-2 C.P.P.)

  • Conditions: Personne en fuite faisant l'objet de mandat d'arrêt (J.I., JLD, Chambre de l'instruction, Jugement, JAP), ou condamnée à peine privative de liberté >= 1 an, ou inscrite FJNAAT/FNAASLV et manquant àobligations, ou révocation aménagement/libération sous contrainte si peine >= 1 an.

  • Procédure:

    • Autorités: Procureur (donne instructions), JLD (autorise interceptions tél.). O.P.J./A.P.J. (sur instructions).

    • Actes: O.P.J. peut accomplir actes des Art. 56 à 62 C.P.P. (auditions, perquisitions, réquisitions, examens).Pas de GAV.

    • Interceptions téléphoniques: Autorisation JLD (sur demande procureur), durée 2 mois renouvelable (max 6 mois correctionnel). O.P.J. met en place.

    • Techniques spéciales CDO: Surveillance, infiltration, perquisitions dérogatoires, accès correspondances stockées, IMSI-catcher, sonorisation/fixation images, captation données informatiques (si infraction Art. 706-73/73-1).

XI. Entraide Judiciaire Internationale

  • Coopération pénale policière: Via conventions (Schengen, Prüm), Eurojust, RJE.

  • Eurojust: Coopération entre États membres (enquêtes/poursuites). Membre national (magistrat) accès données, informe, facilite.

  • Traité de Prüm: Échange de données (génétiques, dactyloscopiques), lutte contre terrorisme/immigration illégale, patrouilles mixtes.

  • Réseau Judiciaire Européen (R.J.E.): Facilite entraide pénale UE.

  • Entraide judiciaire internationale:

    • Pas de convention: Transmission indirecte (via ministères) ou directe si urgence. Exécutée selon règles C.P.P.

    • Entre États membres UE: Décision d'enquête européenne (D.E.E.) (Art. 694-15 C.P.P.). Remplace autres demandes. Émise par autorités judiciaires.

    • Équipes communes d'enquête (Art. 695-2, 695-3 C.P.P.): Coopération entre États membres pour enquêtes complexes. Agents étrangers/français avec missions spécifiques.

  • Mandat d'Arrêt Européen (MAE) (Art. 695-11 C.P.P.): Remplace extradition entre États membres pour certaines infractions.

    • Faits: Peine privative de liberté >= 1 an (ou 4 mois exécutée). 32 catégories d'infractions sans double incrimination.

    • Émission (par France): Par Ministère public. Sur titre exécutoire.

    • Exécution (par France): Personne arrêtée conduite devant procureur général dans 48h. Droits GAV appliqués. Procureur général vérifie identité, informe sur MAE, avocat, consentement. Chambre de l'instruction décide (7j si consentement, 20j si non).

    • Refus d'exécution: Obligatoire (amnistie, déjà jugé, mineur-13 ans, discrimination). Facultatif (non double incrimination, déjà poursuivi en France, nationalité française, jugé par défaut - sauf si informé).

  • Extradition (Art. 696 C.P.P.): Remise d'une personne par un État à un autre.

    • Droit commun: En l'absence de conventions. France n'extrade pas ses nationaux, ni pour motifs politiques. Faits graves (peine criminelle, ou correctionnelle >=2 ans encourue / 2 mois prononcée). Double incrimination.

    • Procédure simplifiée UE: Si convention spécifique (entre certains États membres et non MAE).

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Quel est le délai maximum de détention d'une personne pour une vérification d'identité à Mayotte et en Guyane ?

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