Prise en charge des pathologies critiques

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Ce document couvre les protocoles de gestion des urgences médicales telles que les infarctus du myocarde, les états de choc, les pathologies respiratoires, rénales, neurologiques, métaboliques, infectieuses et abdominales, ainsi que les conduites à tenir spécifiques.

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La répétition espacée te présente chaque carte au moment optimal pour la mémoriser durablement, en espaçant les révisions de façon croissante.
Question
Quelle est la fréquence des compressions thoraciques en RCP ?
Réponse
La fréquence est de 100 à 120 compressions par minute.
Question
Quel matériel doit-on réclamer face à un ACC ?
Réponse
Il faut réclamer un DAE, un insufflateur manuel avec oxygène et le chariot d'urgence.
Question
Quel est le rythme des compressions/insufflations en RCP à deux ?
Réponse
Le rythme est de 30 compressions pour 2 insufflations instrumentales.
Question
Quels signes ECG confirment un IDM ?
Réponse
Grandes ondes T, sus décalage de ST et onde Q de nécrose plus tardivement.
Question
Quelle est la définition de l'Hypertension Artérielle (HTA) ?
Réponse
L'HTA est définie par une PAS ≥ 140 mmHg et/ou une PAD ≥ 90 mmHg.
Question
Citez deux risques liés à l'HTA.
Réponse
L'HTA peut entraîner une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, ou un AVC.
Question
Quelles sont les principales familles de médicaments pour l'HTA ?
Réponse
Les diurétiques, bêtabloquants, IEC, ARA2, inhibiteurs calciques et antihypertenseurs centraux.
Question
Définissez l'Infarctus du Myocarde (IDM).
Réponse
L'IDM est une nécrose ischémique du myocarde due à une thrombose brutale d'une artère coronaire.
Question
Citez des facteurs favorisant l'IDM.
Réponse
Les facteurs sont le tabagisme, hypercholestérolémie, HTA, diabète, sédentarité, âge et sexe.
Question
Quel est le signe clinique spécifique de l'IDM ?
Réponse
C'est une douleur rétro sternale constrictive, irradiant cou, mâchoires et bras gauche.
Question
Quels symptômes sont fréquemment associés à l'IDM ?
Réponse
Sueurs, nausées, agitation accompagnent souvent l'IDM.
Question
Quel est le marqueur idéal de l'IDM pour le diagnostic paraclinique ?
Réponse
La troponine Ic est le marqueur idéal, précoce et spécifique à 100%.
Question
Quel est le premier geste en cas de suspicion d'IDM en pré-hospitalier ?
Réponse
Appeler le SAMU (15) et pratiquer un ECG est le premier geste.
Question
Quels sont les traitements antithrombotiques à donner pour un IDM ?
Réponse
Acide acétylsalicylique IV, Héparine IV ou HBPM, antiagrégant plaquettaire per os.
Question
Comment calmer la douleur lors d'un IDM ?
Réponse
La douleur peut être calmée avec de la morphine IV en titration pour une EVA ≤ 3.
Question
Quelle est la stratégie de reperfusion coronaire la plus sûre et efficace ?
Réponse
L'angioplastie immédiate par ballonnet est la technique la plus sûre et efficace.
Question
Quels sont les avantages de l'angioplastie pour l'IDM ?
Réponse
Elle diminue les risques de récidive ischémique, d'insuffisance cardiaque et d'accident hémorragique.
Question
Quels sont les inconvénients du traitement thrombolytique pour l'IDM ?
Réponse
L'efficacité est incomplète (65%) et il expose à un risque hémorragique.
Question
Définissez l'Arrêt Cardio-Circulatoire (ACC).
Réponse
L'ACC est une interruption brutale de la circulation sanguine au niveau du cœur.
Question
Comment diagnostiquer un ACC chez l'adulte ?
Réponse
Le diagnostic repose sur un patient inconscient et une absence de mouvements respiratoires.
Question
Quelle est la première action à réaliser en cas d'ACC en milieu hospitalier ?
Réponse
Alerter précocement est la première action à réaliser.
Question
Quelle est la profondeur de dépression thoracique recommandée en RCP ?
Réponse
La dépression du thorax doit être de 5 à 6 cm.
Question
Quand le DAE doit-il être mis en place lors d'une RCP ?
Réponse
Le DAE doit être mis en place le plus tôt possible pour analyse ECG et défibrillation si nécessaire.
Question
Quel médicament est administré en cas d'ACC après le 3ème choc ?
Réponse
L'Adrénaline IV 1mg toutes les 3 à 5 mn après le 3ème choc.
Question
Quel autre médicament est administré après le 3ème choc si prescription ?
Réponse
300 mg d'Amiodarone IVD est administré après le 3ème choc si prescription.
Question
Définissez l'état de choc.
Réponse
L'état de choc est un syndrome d'inadéquation brutale entre besoins et apports cellulaires en oxygène.
Question
Quelle est la caractéristique commune à tous les états de chocs ?
Réponse
L'hypoxie tissulaire est la caractéristique commune de tous les états de choc.
Question
Quelle est la conséquence finale de l'anoxie cellulaire dans l'état de choc ?
Réponse
L'anoxie cellulaire conduit à une défaillance multiviscérale progressive.
Question
Citez deux signes cliniques de l'état de choc.
Réponse
Marbrures, extrémités froides et cyanosées, hypotension, tachycardie, polypnée, oligurie, agitation, ictère ou purpura.
Question
Citez un signe de défaillance multiviscérale lié à l'état de choc.
Réponse
Le SDRA, l'insuffisance surrénale aiguë, l'atteinte digestive ou la nécrose colique.
Question
Quels sont les grands types de choc ?
Réponse
On distingue les chocs hypovolémique, cardiogénique, obstructif et distributif (septique).
Question
Devant un état de choc, quelle est la première étape de la CAT ?
Réponse
Le diagnostic de gravité et étiologique est la première étape.
Question
Quels sont les principes généraux de traitement en réanimation face à un choc ?
Réponse
Oxygéner, rétablir la volémie et restaurer une hémodynamique satisfaisante.
Question
Quelle est la définition de l'OAP (Œdème Aigu du Poumon) ?
Réponse
L'OAP est une inondation brutale des alvéoles pulmonaires et du tissu interstitiel par transsudation de plasma.
Question
Quelle est la cause cardiogénique de l'OAP ?
Réponse
Elle est causée par une augmentation de la pression dans les cavités cardiaques gauches due à une insuffisance cardiaque ou une hypervolémie.
Question
Citez un signe pulmonaire évocateur d'une EP.
Réponse
Une dyspnée constante (polypnée superficielle), une douleur thoracique latéralisée ou une toux.
Question
Citez deux signes de l'OAP.
Réponse
Début brutal, dyspnée, cyanose, râles crépitants, toux, expectoration mousseuse, sueurs, angoisse, obnubilation ou tachycardie.
Question
Quel est le traitement initial de l'OAP ?
Réponse
Oxygène, médicaments cardioprotecteurs (dérivés nitrés), diurétiques et installation du patient.
Question
Définissez l'Embolie Pulmonaire (EP).
Réponse
L'EP est la migration d'un embole, souvent cruorique, dans l'arbre artériel pulmonaire.
Question
Citez un signe extra-pulmonaire fréquemment associé à l'EP.
Réponse
La tachycardie, l'anxiété inexpliquée ou une fièvre retardée.
Question
Quels sont les signes de gravité d'une embolie pulmonaire ?
Réponse
Une syncope au lever ou un choc inaugural sont des signes de gravité.
Question
Quel est le traitement de base de l'embolie pulmonaire ?
Réponse
Les anticoagulants (HBPM ou anticoagulants oraux) et les bas de contention.
Question
Selon la gravité de l'EP, quels traitements supplémentaires peuvent être indiqués ?
Réponse
Thrombolyse ou embolectomie peuvent être indiquées selon la gravité.
Question
Définissez l'Asthme.
Réponse
L'asthme est une maladie inflammatoire des bronches, caractérisée par des accès de dyspnée sifflante.
Question
Qu'est-ce qu'un asthme aigu grave ?
Réponse
C'est une crise intense, inhabituelle, résistante au traitement habituel, menaçant le pronostic vital.
Question
Citez deux signes respiratoires de gravité d'un asthme aigu grave.
Réponse
Difficulté à parler/tousser, cyanose, sueurs, contraction des SCM, tachypnée, pauses respiratoires, SpO2 < 90%, silence auscultatoire, DEP < 150 L/min.
Question
Citez un signe cardiovasculaire de gravité d'un asthme aigu grave.
Réponse
Une fréquence cardiaque > 120/min, une bradycardie ou un collapsus.
Question
Citez un signe neurologique de gravité d'un asthme aigu grave.
Réponse
L'agitation ou les troubles de la vigilance sont des signes de gravité.
Question
Quelle est la première action en cas d'asthme aigu grave ?
Réponse
L'hospitalisation et le monitorage (Fr, FC, PA, SpO2).
Question
Quel est le traitement médicamenteux initial de l'asthme aigu grave ?
Réponse
Bêta-2 mimétique et anticholinergique en nébulisation, ainsi qu'une corticothérapie IV.
Question
Cite un examen paraclinique à réaliser en cas d'asthme aigu grave.
Réponse
Gaz du sang, radiographie du thorax ou un ECG.
Question
Quel est l'objectif du traitement après 1 à 2 heures de prise en charge pour un asthme aigu grave ?
Réponse
La disparition des signes de gravité est l'objectif.
Question
Quelle est la définition de l'Insuffisance Rénale Chronique (IRC) ?
Réponse
L'IRC est une altération progressive et irréversible de toutes les fonctions rénales par destruction des néphrons.
Question
Quelle est la conséquence physiopathologique de l'IRC sur l'équilibre hydro-électrolytique ?
Réponse
Rétention hydrosodée, hyperkaliémie et acidose métabolique sont des conséquences.
Question
Quelle est la conséquence cardiovasculaire la plus fréquente de l'IRC ?
Réponse
L'HTA, l'insuffisance cardiaque, l'OAP ou les troubles du rythme.
Question
Quelle est la conséquence hématologique majeure de l'IRC ?
Réponse
L'anémie, l'anomalie de la fonction plaquettaire ou un déficit immunitaire.
Question
Citez une conséquence ostéo-articulaire de l'IRC.
Réponse
Déficit en Vitamine D et déséquilibre phosphocalcique avec déminéralisation osseuse.
Question
Citez un trouble digestif lié à l'urémie dans l'IRC.
Réponse
Anorexie, nausées ou vomissements sont des troubles digestifs.
Question
Quelle est une conséquence dermatologique de l'IRC ?
Réponse
Une sécheresse cutanée et une pigmentation ocre ou grisâtre.
Question
Quelle est une complication de l'IRC concernant la pharmacocinétique ?
Réponse
L'accumulation de médicaments, avec un risque de surdosage.
Question
Définissez le Coma.
Réponse
Le coma est une altération de la conscience sans éveil lors des diverses stimulations.
Question
Quel est le risque majeur lié à la chute de la langue en arrière chez un patient comateux ?
Réponse
Le risque est l'obstruction des voies aériennes supérieures (VAS).
Question
Quel est le risque si les réflexes laryngés et pharyngés sont abolis chez un comateux ?
Réponse
Risque d'encombrement et/ou de fausses routes.
Question
Citez une conséquence de l'abolition des mouvements spontanés chez le comateux.
Réponse
Phlébite, attitudes vicieuses, compressions cutanées/escarres ou nécroses musculaires.
Question
Quel est le risque lié à l'abolition de la commande des sphincters vésical et anal ?
Réponse
L'incontinence est un risque lié à cette abolition.
Question
Quelle est une conséquence d'une atteinte des centres bulbaires respiratoires chez un comateux ?
Réponse
Troubles de la fréquence respiratoire ou apnées.
Question
Quelle est une conséquence d'une atteinte des centres vaso-moteurs chez un comateux ?
Réponse
Une instabilité tensionnelle est une conséquence.
Question
Quelle est une conséquence d'une atteinte des centres thermorégulateurs chez un comateux ?
Réponse
Hypothermie ou hyperthermie sont des conséquences.
Question
Quel score est utilisé pour évaluer la profondeur d'un coma ?
Réponse
Le Score de Glasgow est utilisé, avec une échelle de 3 à 15.
Question
Entre quelles valeurs de Glasgow score un patient est-il considéré en coma ?
Réponse
Un patient est en coma avec un score de Glasgow de 3 à 7.
Question
Citez un critère d'évaluation du score de Glasgow.
Réponse
L'ouverture des yeux, la réponse verbale ou la réponse motrice.
Question
Que doit-on surveiller concernant les pupilles d'un patient comateux ?
Réponse
La taille (intermédiaire/myosis/mydriase), la symétrie et la réactivité (réflexe photomoteur).
Question
Citez un soin infirmier essentiel pour un patient comateux en réanimation.
Réponse
Soins relatifs à l'équilibre hémodynamique, ventilation, équipements, thermique, nutritionnel ou d'hygiène et confort.
Question
Que signifient les ACSOS en neurologie ?
Réponse
Les ACSOS (Agressions Cérébrales Secondaires d'Origine Systémique) sont des facteurs biologiques aggravant le pronostic du traumatisé crânien.
Question
Citez un ACSOS à repérer et réguler.
Réponse
Hypotension/hypertension, hypoxie, hypocapnie/hypercapnie, hyponatrémie/hypernatrémie, ou hypoglycémie/hyperglycémie, hyperthermie ou anémie/hypovolémie.
Question
Quelle est la définition biologique du Diabète ?
Réponse
Glycémie à jeun > 1,26 g/L à deux reprises, ou > 2 g/L à tout moment.
Question
Citez deux symptômes évocateurs du diabète.
Réponse
Polyurie, polydipsie et amaigrissement (particulièrement pour le type 1).
Question
Quel est le symptôme principal du coma acidocétosique ?
Réponse
Une odeur acétonique de l'haleine, déshydratation, dyspnée de Kussmaul, acétonurie/glycosurie ou hyperglycémie.
Question
Quel est le signe biologique clé du coma acidocétosique ?
Réponse
Un pH < 7,30 et une cétonémie capillaire > 6 mmol/litre.
Question
Quel est le signe clinique caractéristique du coma hyperosmolaire ?
Réponse
Une déshydratation globale intense et une hyperglycémie sévère (> 6 g/L).
Question
Quel est le risque d'une acidose lactique chez un diabétique de type 2 sous biguanides ?
Réponse
Accumulation de lactates, entraînant acidose, polypnée, hypothermie, collapsus, anurie ou coma.
Question
Quelle est la définition de l'hypoglycémie chez un diabétique ?
Réponse
Une glycémie retenue chez le diabétique est de 0,60 g/L (3,3 mmol/L).
Question
Citez deux signes neuroglucopéniques de l'hypoglycémie.
Réponse
Malaise, asthénie, troubles de concentration/élocution, confusion, fatigue ou tremblements.
Question
Citez un signe neurovégétatif de l'hypoglycémie.
Réponse
Nausées, sueurs, pâleur, tachycardie ou palpitations sont des signes.
Question
Quelle est la conduite à tenir immédiate pour un patient diabétique conscient en hypoglycémie ?
Réponse
Injection IV de Glucosé 30% puis réalimentation dès le retour à la conscience.
Question
Quel traitement peut être injecté en cas d'hypoglycémie chez un patient diabétique de type 1 ?
Réponse
Du glucagon 1 mg IM ou SC (Glucagen kit).
Question
Citez une complication dégénérative du diabète de type macroangiopathie.
Réponse
Artériopathie des membres inférieurs, coronaropathie (IDM) ou HTA.
Question
Citez une complication dégénérative du diabète de type microangiopathie.
Réponse
Rétinopathie ou néphropathie sont des microangiopathies.
Question
Citez une complication dégénérative du diabète de type neuropathie.
Réponse
Polynévrite (paresthésie, douleur) ou gastroparésie.
Question
Quel paramètre biologique est la référence pour la surveillance de l'équilibre glycémique ?
Réponse
L'hémoglobine gliquée (HbA1c) est le paramètre de référence.
Question
Quel est l'objectif glycémique pour l'HbA1c ?
Réponse
L'objectif est une HbA1c < 6,5%.
Question
Quelle est la définition de l'acidose lactique ?
Réponse
L'acidose lactique est une accumulation de lactates, pouvant conduire à l'acidose, notamment chez les diabétiques de type 2 sous biguanides.
Question
Quelle est la caractéristique d'une polypnée dans l'acidose lactique ?
Réponse
Une polypnée de type Kussmaul est une caractéristique de l'acidose lactique.
Question
Quel est le signe biologique clé d'une acidose lactique ?
Réponse
Une hyperlactatémie > 7 mmol/l et un pH < 7,35 sont des signes biologiques clés.
Question
Quel risque présente une acidose lactique non traitée ?
Réponse
Elle peut entraîner un collapsus, une anurie ou un coma.
Question
Quel est le traitement d'une acidose lactique ?
Réponse
Le traitement est étiologique, c'est-à-dire qu'il vise à corriger la cause sous-jacente au plus vite.
Question
Quelle est la définition d'un accident d'exposition aux virus (AEV) ?
Réponse
C'est un contact avec du sang ou un liquide biologique par effraction cutanée ou projection sur une muqueuse/peau lésée.
Question
Citez deux virus transmissibles lors d'un AEV.
Réponse
Le VIH, le VHB ou le VHC sont des virus transmissibles lors d'un AEV.
Question
Quelle est la première action immédiate après un AEV par piqûre ?
Réponse
Nettoyer à l'eau et au savon, puis désinfecter avec de la Javel diluée ou du Dakin.
Question
Quel est le délai idéal pour réaliser l'évaluation médicale du risque après un AEV ?
Réponse
L'évaluation doit être réalisée dans l'heure suivant l'AEV et avant 4 heures.
Question
Quand le traitement post-exposition (antirétroviraux) est-il recommandé pour le VIH après un AEV ?
Réponse
Il est recommandé si le patient source est VIH+ avec une charge virale détectable, ou si son statut VIH est inconnu.
Question
Citez un signe extra-pulmonaire fréquemment associé à l'EP.
Réponse
La tachycardie, l'anxiété inexpliquée ou une fièvre retardée.
Question
Quels sont les signes de gravité d'une embolie pulmonaire?
Réponse
Une syncope au lever ou un choc inaugural sont des signes de gravité.
Question
Quelle est la définition de l'OAP?
Réponse
L'OAP est une inondation brutale des alvéoles pulmonaires et du tissu interstitiel par transsudation de plasma.
Question
Quelle est la cause cardiogénique de l'OAP?
Réponse
Il est causé par une augmentation de la pression dans les cavités cardiaques gauches due à une insuffisance cardiaque ou hypervolémie.
Question
Citez deux signes de l'OAP.
Réponse
Début brutal, dyspnée, cyanose, râles crépitants, toux, expectoration mousseuse, sueurs, angoisse, obnubilation ou tachycardie.
Question
Quel est le traitement initial de l'OAP?
Réponse
Oxygène, médicaments cardioprotecteurs (dérivés nitrés), diurétiques et installation du patient.
Question
Définissez l'Embolie Pulmonaire (EP).
Réponse
L'EP est la migration d'un embole, souvent cruorique, dans l'arbre artériel pulmonaire.
Question
Citez un signe pulmonaire évocateur d'une EP.
Réponse
Une dyspnée constante (polypnée superficielle), une douleur thoracique latéralisée ou une toux.
Question
Quel est le traitement de base de l'embolie pulmonaire?
Réponse
Les anticoagulants (HBPM ou anticoagulants oraux) et les bas de contention.
Question
Selon la gravité de l'EP, quels traitements supplémentaires peuvent être indiqués?
Réponse
Thrombolyse ou embolectomie peuvent être indiquées selon la gravité.
Question
Quelle est la définition biologique du Diabète ?
Réponse
La glycémie à jeun est > 1,26 g/L (7 mmol/L) à deux reprises, ou > 2 g/L (11,1 mmol/L) à tout moment.
Question
Citez deux symptômes fréquents du Diabète.
Réponse
Polyurie, polydipsie et amaigrissement, surtout pour le diabète de type 1.
Question
Quel est le symptôme principal du coma acidocétosique ?
Réponse
Une haleine acétonique, déshydratation, dyspnée de Kussmaul, acétonurie/glycosurie ou hyperglycémie.
Question
Quel est le signe biologique clé du coma acidocétosique ?
Réponse
Un pH < 7,30 et une cétonémie capillaire > 6 mmol/litre.
Question
Quel signe clinique caractérise le coma hyperosmolaire ?
Réponse
Une déshydratation globale intense et une hyperglycémie sévère (> 6 g/L).
Question
Quel est le risque chez un diabétique de type 2 sous biguanides ?
Réponse
Une accumulation de lactates, menant à l'acidose lactique, polypnée, hypothermie, collapsus, anurie ou coma.
Question
Comment définit-on l'hypoglycémie chez un diabétique ?
Réponse
Une glycémie retenue chez le diabétique est de 0,60 g/L (3,3 mmol/L).
Question
Citez un signe neuroglucopénique de l'hypoglycémie.
Réponse
Malaise, asthénie, troubles de concentration/élocution, confusion, fatigue ou tremblements.
Question
Citez un signe neurovégétatif de l'hypoglycémie.
Réponse
Nausées, sueurs, pâleur, tachycardie ou palpitations.
Question
Quelle est la conduite à tenir face à un diabétique conscient en hypoglycémie ?
Réponse
Injection IV de Glucosé 30%, puis réalimentation dès le retour à la conscience.

LES GRANDES PATHOLOGIES ET CONDUITES À TENIR

PATHOLOGIES CARDIOVASCULAIRES

Hypertension artérielle (HTA)

L'hypertension artérielle est une affection courante caractérisée par une pression artérielle anormalement élevée. Elle est définie par une Pression Artérielle Systolique (PAS) supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou une Pression Artérielle Diastolique (PAD) supérieure ou égale à 90 mmHg.

Risques liés à la pathologie

  • Insuffisance cardiaque

  • Angine de poitrine

  • Infarctus du myocarde

  • Troubles du rythme cardiaque

  • Insuffisance rénale

  • Accident vasculaire cérébral (AVC)

  • Artériopathie oblitérante des membres inférieurs

  • Rétinopathie hypertensive

Principales familles de médicaments

  • Diurétiques (ex: Lasilix®, Esidrex®)

  • Bêtabloquants (ex: Soprol®, Kerlone®, Tenormine®)

  • Inhibiteurs calciques (ex: Adalate®, Lercan®, Iperten®)

  • Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) (ex: Triatec®, Coversyl®, Fozitec®)

  • Antagonistes des récepteurs à l'angiotensine II (ARA2) (ex: Aprovel®, Atacand®, Tareg®)

  • Antihypertenseurs centraux (ex: Catapressan®, Eupressyl®)

Infarctus du myocarde (IDM)

L'infarctus du myocarde est une nécrose ischémique (mort cellulaire due au manque d'oxygène) d'une partie du muscle cardiaque, habituellement causée par une thrombose brutale d'une artère coronaire.

Facteurs favorisants

  • Tabagisme

  • Hypercholestérolémie

  • Hypertension Artérielle (HTA)

  • Diabète

  • Sédentarité

  • Âge et sexe (plus fréquent chez l'homme et augmente avec l'âge)

Signe clinique spécifique et caractéristiques

  • Douleur rétro-sternale constrictive et oppressive.

  • Irradiation fréquente dans le cou, les mâchoires et le bras gauche.

  • Apparition souvent spontanée, parfois après un effort.

  • Douleur prolongée, persistant au-delà de 20 minutes.

  • Ne cède pas après la prise de dérivés nitrés.

Symptômes fréquemment associés

  • Sueurs froides

  • Nausées

  • Agitation

Examens paracliniques confirmant le diagnostic

Électrocardiogramme (ECG)

  • Grandes ondes T (phase initiale)

  • Sus-décalage du segment ST

  • Onde Q de nécrose (plus tardivement)

L'ECG permet de localiser la topographie de l'IDM.

Dosage de la Troponine Ic

  • Marqueur idéal de l'IDM, apparaissant précocement (2 à 4 heures après le début de la nécrose).

  • Reste élevée 5 à 9 jours.

  • Spécificité cardiaque de 100%, même en cas de lésions musculaires ou rénales associées.

  • Valeur normale < 0,35 ng/ml.

Conduite à tenir en extra-hospitalier (Urgence vitale)

  • Appeler le SAMU (15) pour l'envoi d'une équipe médicale.

  • Pratiquer un ECG.

  • Administrer des antithrombotiques: Acide Acétylsalicylique IV (250 mg), Héparine IV ou HBPM, Antiagrégant plaquettaire per os.

  • Calmer la douleur avec de la morphine IV en titration (EVA ≤ 3).

  • Décider de la stratégie de reperfusion.

  • Administrer de l'Oxygène si SpO2 < 94%.

  • Diriger le patient vers un centre hospitalier adapté.

  • Effectuer le transport sous monitoring (scope, VVP, SpO2, DSA disponible).

Reperfusion coronaire: Quels traitements?

1. Le Traitement Thrombolytique

  • Réalisable sur le lieu de l'intervention.

  • Permet la lyse du caillot de fibrine (efficacité d'environ 65% à 90 minutes).

  • Expose à un risque hémorragique, avec des contre-indications spécifiques.

  • Produits les plus utilisés: Tenecteplase® (préférentielle), Alteplase®, Reteplase®.

2. La Désobstruction Immédiate par Ballonnet (Angioplastie)

  • Technique la plus sûre et efficace (reperfusion dans 90% des cas).

  • Diminue le risque de récidive ischémique, de rechute précoce, de survenue d'insuffisance cardiaque et d'accident hémorragique.

  • Nécessite un centre de cardiologie interventionnelle performant 24h/24.

Arrêt cardio-circulatoire (ACR)

L'arrêt cardio-circulatoire est une interruption brutale de la circulation sanguine, impactant la perfusion des organes vitaux.

Diagnostic

  • Patient inconscient.

  • Absence de mouvements respiratoires.

Conduite à tenir immédiate (chez l'adulte en service hospitalier)

  • Alerter précocement.

  • Réclamer un Défibrillateur Automatisé Externe (DAE), un insufflateur manuel avec oxygène et le chariot d'urgence.

  • Débuter la Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) seul ou à deux.

RCP à deux

  • Patient en décubitus dorsal sur un plan dur.

  • 30 compressions thoraciques pour 2 insufflations instrumentales.

  • Rythme de 100 à 120 compressions par minute.

  • Dépression du thorax de 5 à 6 cm.

  • Mise en place du DAE pour analyse ECG et défibrillation si nécessaire (fibrillation ventriculaire - FV ou tachycardie ventriculaire sans pouls - TV).

Réanimation spécialisée (autres gestes)

  • Intubation endotrachéale avec oxygène et capnographie.

  • Mise en place d'une Voie Veineuse Périphérique (VVP) ou d'une voie intra-osseuse.

  • Administration d'Adrénaline IV 1 mg toutes les 3 à 5 minutes (après 3ème choc).

  • Administration de 300 mg d'Amiodarone IVD après le 3ème choc si prescription.

LES ÉTATS DE CHOC

L'état de choc, ou insuffisance circulatoire aiguë, est un syndrome qui regroupe l'ensemble des manifestations liées à une inadéquation brutale entre les besoins cellulaires et les apports en oxygène.

Définition

C'est une insuffisance circulatoire aiguë entraînant une dette tissulaire en oxygène, conduisant à une dysfonction anoxique des différents organes. L'hypoxie tissulaire est la caractéristique commune à tous les états de choc. Elle résulte d'une anomalie du transport ou de l'extraction de l'oxygène, ou des deux.

Physiopathologie

À l'état normal, un équilibre existe entre le volume intravasculaire, le cœur et sa contractilité, et les résistances vasculaires périphériques pour maintenir la pression artérielle. En état de choc, des mécanismes compensateurs se mettent en place. L'anoxie cellulaire entraîne une production de lactates et une acidose lactique, conduisant à la mort cellulaire et une défaillance progressive et successive des organes, aboutissant à une défaillance multiviscérale.

Signes Cliniques

  • Marbrures des genoux et des extrémités

  • Extrémités froides et cyanosées

  • Hypotension artérielle systolique < 90 mmHg avec pincement de la différentielle; tachycardie (sauf choc anaphylactique avec vasodilatation)

  • Polypnée > 25/min, sueurs

  • Oligoanurie

  • Ictère

  • Agitation, angoisse, troubles psychiatriques

  • Purpura, hémorragies aux points de ponction

  • Signes particuliers selon l'étiologie

Défaillance multiviscérale

  • Syndrome de Détresse Respiratoire Aiguë (SDRA)

  • Insuffisance surrénale aiguë

  • Atteinte digestive: Insuffisance Hépatique Aiguë (cytolyse hépatique), dilatation gastro-intestinale aiguë, ulcère aigu, nécrose colique, cholécystite, pancréatite secondaires.

Grands types de choc

  • Choc hypovolémique: vrai ou anaphylactique.

  • Choc cardiogénique: souvent dû à un IDM.

  • Choc obstructif: causes fréquentes incluent l'embolie pulmonaire et la tamponnade cardiaque.

  • Choc distributif: principalement le choc septique.

Conduite à tenir (CAT) devant un choc

  1. Diagnostic de gravité et étiologique.

  2. Traitement de la cause de l'état de choc.

  3. Corriger l'acidose (bicarbonates), l'hypovolémie (remplissage), l'hypotension (catécholamines).

Prise en charge initiale

  • Perfuser 2 VVP de gros calibre.

  • Oxygénothérapie.

  • Surveillance constante: Tension Artérielle (TA), Fréquence Cardiaque (FC), Saturation (Sat).

  • ECG.

  • Bilan en urgence.

  • Transfert rapide en réanimation.

Principes généraux en réanimation

  • Oxygéner.

  • Rétablir la volémie.

  • Restauration d'une hémodynamique satisfaisante.

  • Pose d'une VVC (Voie Veineuse Centrale).

  • Pose d'un KT (Cathéter) artériel.

  • Sondage urinaire.

  • Intubation et Ventilation Mécanique (VM) si nécessaire.

PATHOLOGIES RESPIRATOIRES

L'œdème aigu du poumon (OAP)

L'OAP est une inondation brutale des alvéoles pulmonaires et du tissu pulmonaire interstitiel par transsudation de plasma.

Causes

  • Cardiogénique: causé par l'augmentation de la pression dans les cavités cardiaques gauches due à une insuffisance cardiaque ou une hypervolémie.

  • Lésionnel: provoqué par une agression (physique, chimique, toxique, infectieuse, ou par inhalation) de la barrière alvéolo-capillaire, souvent désigné comme Syndrome de Détresse Respiratoire Aiguë (SDRA).

Signes

  • Début brutal, souvent nocturne, avec un tableau d'asphyxie aiguë et suffocation.

  • Dyspnée à type de polypnée (rythme rapide et superficiel).

  • Cyanose.

  • Sensation de pression thoracique.

  • Râles crépitants.

  • Toux sèche et persistante, puis expectoration abondante, mousseuse, rosée ou saumonée.

  • Sueurs.

  • Angoisse +/- torpeur.

  • Marbrures.

  • Obnubilation.

  • Tachycardie.

Traitement

  • Étiologique (traitement de la cause).

  • Oxygénothérapie.

  • Médicaments cardioprotecteurs (dérivés nitrés ou autres).

  • Diurétiques.

  • Installation du patient (souvent en position demi-assise).

Embolie pulmonaire (EP)

L'embolie pulmonaire est la migration dans l'arbre artériel pulmonaire d'un embole, le plus souvent cruorique (caillot de sang), responsable d'une oblitération brusque, totale ou partielle, du tronc ou d'une ou plusieurs branches de l'artère pulmonaire.

Signes cliniques évocateurs les plus fréquents

1. Signes pulmonaires (toujours présents)

  • Dyspnée constante: polypnée superficielle.

  • Douleur thoracique latéralisée: point de côté basi-thoracique.

  • Toux.

2. Signes extra-pulmonaires

  • Tachycardie.

  • Anxiété inexpliquée.

  • Fièvre souvent retardée par rapport au début clinique.

3. Signes de gravité

  • Syncope au lever.

  • Choc inaugural.

Base du traitement

  • Anticoagulants: HBPM (Héparine de Bas Poids Moléculaire) ou anticoagulants oraux directs (Apixaban, Rivaroxaban).

  • Bas de contention.

  • +/- Oxygénothérapie par sonde nasale.

Selon la gravité

  • Thrombolyse.

  • Embolectomie.

L'asthme

L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches, caractérisée par des accès de dyspnée sifflante.

Asthme aigu grave

Crise intense, inhabituelle, présentant au moins un signe de gravité, résistante au traitement bronchodilatateur usuel, et menaçant à court terme le pronostic vital.

Asthme aigu grave chez l'adulte: Signes de gravité

Signes respiratoires

  • Difficulté à parler, à tousser.

  • Cyanose.

  • Sueurs.

  • Contraction permanente des muscles sterno-cléido-mastoïdiens (muscles du cou).

  • Tachypnée: Fréquence respiratoire > 30/mn.

  • Pauses respiratoires.

  • SpO2 < 90%.

  • Silence auscultatoire.

  • Débit Expiratoire de Pointe (DEP) < 150 L/mn.

Signes cardiovasculaires

  • Fréquence cardiaque > 120/mn.

  • Bradycardie.

  • Collapsus.

Signes neurologiques

  • Agitation.

  • Troubles de la vigilance.

Prise en charge de l'asthme aigu grave chez l'adulte (URGENCE VITALE)

  • Hospitalisation.

  • Monitorage Fr - FC - PA - SpO2 (évaluation à l'air ambiant).

  • Patient en position demi-assise.

  • Pose d'une VVP.

  • Oxygénothérapie au masque 4 à 6 L/mn.

  • Bêta-2 mimétique (Salbutamol) + anticholinergique (Atrovent®) en nébulisation pendant 1 heure.

  • Corticothérapie intraveineuse (Solumédrol®).

Examens paracliniques

  • Gaz du sang.

  • Radiographie thoracique.

  • ECG.

  • Formule Numération Sanguine (FNS), ionogramme sanguin.

Évaluation de la réponse après 1 à 2 heures de traitement

  • Disparition des signes de gravité: Hospitalisation en unité de soins continus, nébulisation de bêta-2-mimétiques, corticothérapie orale pendant 7 jours.

  • Persistance des signes de gravité: Réanimation, intensification du traitement inhalé et bêta-2-mimétiques en perfusion continue, intubation - ventilation.

PATHOLOGIE RÉNALE

Insuffisance rénale chronique (IRC)

L'insuffisance rénale chronique est une altération progressive et irréversible de toutes les fonctions rénales par destruction des néphrons. Elle est définie par une baisse du débit de filtration glomérulaire (DFG) en dessous de 60 ml/mn/1,73 m². Lorsque le DFG est < 15 ml/mn/1,73 m², une dialyse ou une greffe rénale est nécessaire.

Conséquences physiopathologiques de l'IRC

Troubles hydro-électrolytiques

  • Rétention hydrosodée.

  • Hyperkaliémie.

  • Acidose métabolique.

Troubles cardiovasculaires

  • HTA.

  • Insuffisance cardiaque.

  • OAP.

  • Troubles du rythme.

Troubles hématologiques

  • Anémie.

  • Anomalie de la fonction plaquettaire.

  • Déficit immunitaire.

Troubles ostéo-articulaires

  • Déficit en Vitamine D.

  • Déséquilibre phosphocalcique: hypocalcémie avec déminéralisation osseuse.

Troubles digestifs liés à l'urémie

  • Anorexie.

  • Nausées, vomissements.

Troubles dermatologiques

  • Sécheresse cutanée, pigmentation ocre ou grisâtre.

Troubles de la pharmacocinétique

  • Accumulation de médicaments → risque de surdosage.

PATHOLOGIE NEUROLOGIQUE

Coma

Le coma, dont l'étymologie signifie "sommeil profond", est une altération de la conscience sans éveil en réponse aux diverses stimulations.

Conséquences et risques encourus

  • Abolition du tonus musculaire: Chute de la langue en arrière → risque d'obstruction des Voies Aériennes Supérieures (VAS).

  • Abolition des réflexes laryngés et pharyngés: Risque d'encombrement et/ou de fausses routes.

  • Abolition des mouvements spontanés: Risques de complications de décubitus (phlébite), d'attitudes vicieuses, de compressions cutanées (escarres), et de nécroses musculaires.

  • Abolition de la commande des sphincters vésical et anal: Incontinence urinaire et fécale.

  • Atteinte des centres bulbaires respiratoires: Troubles de la fréquence respiratoire, apnées.

  • Atteinte des centres vaso-moteurs: Instabilité tensionnelle.

  • Atteinte des centres thermorégulateurs: Hypothermie/hyperthermie.

Mode d'évaluation de la profondeur d'un coma

Le Score de Glasgow est l'outil principal:

  • Échelle de 3 à 15 (3 = coma profond, 15 = conscience parfaite).

  • Coma se définit par un score de 3 à 7.

  • 8 à 13 indique une somnolence ou confusion.

  • L'évaluation porte sur 3 critères: ouverture des yeux, réponse verbale, réponse motrice.

Surveillance Clinique d'un coma

Surveillance des pupilles:

  • Taille (intermédiaire, myosis, mydriase).

  • Symétrie.

  • Réactivité: réflexe photomoteur.

Soins infirmiers à dispenser chez un patient comateux en réanimation

  • Soins relatifs à l'équilibre hémodynamique.

  • Soins relatifs à la ventilation.

  • Soins relatifs aux équipements (drainage, sondes, etc.).

  • Soins relatifs à l'équilibre thermique.

  • Soins relatifs à l'équilibre nutritionnel.

  • Soins d'hygiène et de confort.

Syndrome d'Agression Cérébrale Secondaire d'Origine Systémique (ACSOS)

Les ACSOS correspondent à des facteurs biologiques dont le déséquilibre aggrave le pronostic du traumatisé crânien. Il est nécessaire de les repérer et de les réguler.

Facteurs d'ACSOS

  • Hypotension / Hypertension Artérielle.

  • Hypoxie.

  • Hypocapnie / Hypercapnie.

  • Hyponatrémie / Hypernatrémie et osmolarité.

  • Hypoglycémie / Hyperglycémie.

  • Hyperthermie.

  • Anémie / Hypovolémie.

Lutter contre les ACSOS signifie maintenir l'homéostasie et lutter contre l'ischémie cérébrale, en appliquant le principe du "tout-normal".

PATHOLOGIE MÉTABOLIQUE

Diabète

Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un niveau élevé de glucose dans le sang (hyperglycémie).

Définition biologique

  • Glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L (7 mmol/L) à deux reprises.

  • Ou glycémie supérieure à 2 g/L (11,1 mmol/L) à n'importe quel moment de la journée.

Symptômes évocateurs d'un diabète

  • Polyurie (augmentation du volume des urines).

  • Polydipsie (soif intense).

  • Amaigrissement (particulièrement dans le diabète de type 1).

Complications métaboliques liées au diabète

Coma acidocétosique

Résulte d'un déficit absolu en insuline dans le diabète de type 1.

  • Odeur acétonique de l'haleine.

  • Déshydratation mixte, signes d'hypovolémie.

  • Dyspnée de Kussmaul (respiration profonde et rapide).

  • Acétonurie et glycosurie 2 à 4+.

  • Hyperglycémie habituellement non majeure (environ 2,5g/l).

  • pH < 7,30.

  • Cétonémie capillaire > 6 mmol/litre.

  • Hyperkaliémie.

Coma hyperosmolaire

Survient souvent dans le diabète de type 2 négligé ou méconnu.

  • Déshydratation globale intense.

  • Hyperglycémie sévère > 6 g/L.

  • Natrémie élevée ou normale.

  • Hyperosmolarité plasmatique (> 320 mosm/l).

  • Absence de cétose et d'acidose.

Acidose lactique

Accident rare, survenant chez le diabétique de type 2 traité par biguanides (Metformine). Accumulation de lactates aboutissant à l'acidose.

  • Polypnée de type Kussmaul.

  • Hypothermie.

  • Collapsus.

  • Anurie.

  • Coma.

  • Hyperlactatémie >7 mmol/l.

  • Hyperkaliémie.

  • pH < 7,35.

  • Hypocapnie.

Hypoglycémie

Définition

  • Glycémie retenue en dehors du diabète: 0,50 g/L (2,8 mmol/L).

  • Glycémie retenue chez le diabétique: 0,60 g/L (3,3 mmol/L).

Signes cliniques

  1. Signes de neuroglucopénie (manque de glucose au cerveau):

    • Sensation de malaise avec asthénie importante.

    • Troubles de concentration.

    • Troubles de l'élocution.

    • Confusion.

    • Fatigue.

    • Tremblements.

  2. Signes neurovégétatifs (réaction adrénergique):

    • Nausées.

    • Sueurs.

    • Pâleur.

    • Tachycardie, palpitations.

Conduite à tenir lors d'une hypoglycémie

  • Chez le patient conscient:

    • Injection IV de Glucosé 30% - 10 à 20 ml selon la glycémie capillaire.

    • Patient diabétique de type 1: 1 injection possible de glucagon 1 mg IM ou SC (Glucagen kit).

    • Réalimentation dès le retour à la conscience.

  • Recontrôler la glycémie à 15 minutes.

Complications dégénératives

Macroangiopathie

  • Artériopathie des membres inférieurs (pied diabétique).

  • Coronaropathie (ischémie myocardique, IDM).

  • HTA.

Microangiopathie

  • Rétinopathie (atteinte des yeux).

  • Néphropathie (atteinte des reins).

Neuropathie périphérique et végétative

  • Polynévrite (paresthésies, douleur à type de brûlure, de décharge électrique).

  • Gastroparésie (ralentissement de la vidange gastrique).

Surveillance biologique: objectif glycémique

L'Hémoglobine glyquée (HbA1c) est le paramètre de référence, estimant l'équilibre glycémique des 2 à 3 mois précédant le prélèvement.

  • Objectif glycémique: HbA1c < 6,5%.

PATHOLOGIES INFECTIEUSES

Méningites

Les méningites sont des inflammations des méninges (membranes protégeant le cerveau et la moelle épinière) et du liquide céphalo-rachidien (LCR).

Principales bactéries en cause

  • Méningocoque (bactérie Gram négative).

  • Pneumocoque (bactérie Gram positive).

Risques encourus en leur présence

  • Décès (> 50% en l'absence de traitement).

  • Purpura fulminans ou méningococcémie (avec CIVD).

  • Œdème cérébral.

  • Crises convulsives.

  • Séquelles neurologiques: déficit moteur, troubles cognitifs, retard intellectuel.

  • Troubles de l'audition: hypoacousie, surdité bilatérale.

Signes cliniques évocateurs

  • Céphalées violentes.

  • Fièvre 39° à 40°.

  • Raideur de la nuque.

  • Vomissements "en jet".

  • Photophobie (sensibilité à la lumière).

  • Altération de la conscience.

Signes de gravité

  • Présence d'un purpura extensif.

  • Associé à un état de choc infectieux + Coagulation IntraVasculaire Disséminée (CIVD).

Prise en charge initiale hospitalière (Urgence diagnostique et thérapeutique)

  • Monitorage (PA, FC, ECG, SpO2).

  • Prise de température.

  • Bilan sanguin (Ionogramme, FNS, bilan hémostase).

  • VVP avec cristalloïdes.

  • Ponction lombaire: examen clé pour la culture du LCR.

  • Hémoculture.

  • Antibiothérapie IV idéalement dans l'heure suivant l'arrivée à l'hôpital (max 3h).

  • Pour suspicion de pneumocoque/méningocoque: Cefalosporines de 3ème génération (Céfotaxime ou Ceftriaxone).

  • Corticothérapie (Dexaméthasone).

  • Réanimation si purpura extensif, instabilité hémodynamique, ou Glasgow ≤ 8.

  • Isolement respiratoire.

Prise en charge de l'entourage du patient (Méningite bactérienne)

  • Instauration traitement prophylactique dans les 24 à 48 heures.

  • Antibiothérapie: rifampicine per os pendant 2 jours.

  • Déclaration obligatoire de la maladie.

  • Vaccination des sujets contacts pour méningocoque A, C, W et Y.

Accident d'exposition aux virus (AEV)

Un AEV est tout contact avec du sang ou un liquide biologique consécutif soit à une effraction cutanée (piqûre, coupure) soit à une projection sur une muqueuse ou une peau lésée. C'est une urgence médicale.

Les risques

  • Transmission du VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine).

  • Transmission du VHB (Virus de l'Hépatite B).

  • Transmission du VHC (Virus de l'Hépatite C).

Conduite à tenir en cas de piqûre accidentelle lors d'un soin

Immédiatement

  • Nettoyer la zone lésée à l'eau et au savon.

  • Désinfecter avec de l'eau de Javel diluée 1/10 ou du Dakin pendant 5 minutes.

  • Protéger la peau avec un pansement.

Dans l'heure et avant 4 heures

  • Réaliser l'évaluation médicale du risque.

  • Rechercher le statut sérologique du patient source.

  • Effectuer le bilan sérologique initial de la personne exposée.

  • Débuter le traitement préventif le cas échéant.

CAT spécifique selon le statut du patient source

  • Patient source VHB+ et taux anticorps victime insuffisamment protecteur (< 10 UI/mL): Gamma globulines anti-HBs + vaccination.

  • Patient source VIH+ avec charge virale détectable ou statut VIH inconnu: Traitement post-exposition (antirétroviraux) recommandé.

  • Patient source VIH+, suivi, traité avec charge virale indétectable: Traitement post-exposition non recommandé.

  • Patient source VHC+: Pas de traitement d'urgence. Dépistage de primo-infection: suivi sérologique à 6 mois.

Post-exposition

  • Déclarer l'accident de travail dans les 24 à 48 heures (secteur privé/public).

  • Réaliser un suivi biologique post-accident: 2 tests de dépistage à 1 et 3 mois si absence de traitement prophylactique, ou à 2 et 4 mois si traitement.

PATHOLOGIES ABDOMINALES

Appendicite aiguë

L'appendicite aiguë est une inflammation aiguë de l'appendice ilio-caecal. C'est une urgence chirurgicale.

Signes cliniques

  • Douleur dans la fosse iliaque droite (FID), à type de torsion ou crampe.

  • Intensité de la douleur qui augmente en 24 heures.

  • Troubles digestifs: nausées, vomissements, constipation.

  • Langue saburrale (blanchâtre).

  • Fébricule (légère élévation de la température).

  • Palpation de la FID: douleur ou défense.

Prise en charge thérapeutique d'un syndrome appendiculaire

  • Patient à jeun.

  • Bilan biologique préopératoire: Numération Formule Sanguine (avec hyperleucocytose), hémostase, ionogramme sanguin.

  • Mise en place d'une VVP.

  • +/- Correction des troubles hydro-électrolytiques.

  • Perfusion d'antalgiques et antispasmodiques.

  • Échographie abdominale.

  • Consultation d'anesthésie.

  • Appendicectomie dès que possible.

Syndrome occlusif

Le syndrome occlusif est caractérisé par un arrêt du transit intestinal. C'est une urgence.

Physiopathologie

  • Soit de type mécanique: par obstacle situé entre l'angle duodéno-jéjunal et l'anus.

  • Soit de type paralytique: par arrêt du péristaltisme (5 à 10% des cas).

Diagnostic (habituellement facile devant une triade fonctionnelle)

  • Douleur: aiguë ou sourde, continue ou paroxystique et angoissante, rapidement diffuse.

  • Vomissements: contemporains de la douleur, non soulagés par eux; alimentaires puis bilieux, puis fécaloïdes; parfois tardifs ou absents.

  • Arrêt des matières et des gaz: valeur surtout de l'arrêt des gaz.

Risques

  • Obstruction: lutte puis distension et risque de rupture intestinale.

  • Troisième secteur: hypovolémie, hyponatrémie, alcalose. Insuffisance rénale fonctionnelle au début.

  • Ischémie de la muqueuse: prolifération bactérienne avec endotoxémie, translocation bactérienne et choc septique.

Traitement

  • Dans les formes paralytiques: étiologique (traitement de la cause).

  • Dans les formes mécaniques: étiologique +/- chirurgie.

LE NOYÉ

La noyade est une insuffisance respiratoire aiguë qui résulte de l'immersion dans un liquide, conduisant à une asphyxie aiguë.

Risques

  • Le point essentiel est l'asphyxie aiguë suite à l'immersion.

  • Ceci peut être dû à une apnée réflexe (spasme laryngé) sans introduction de liquide dans les voies aériennes.

  • Ou par une inhalation d'eau et inondation des poumons.

  • Le contact du liquide avec les alvéoles altère le surfactant, engendre des atélectasies et un œdème lésionnel des poumons (pneumopathie d'inhalation).

  • L'hypothermie est constante lors de la noyade.

  • La noyade provoque à son stade ultime une hypoxie aiguë et un arrêt cardio-pulmonaire.

Signes

L'examen clinique doit rechercher les signes respiratoires, cardio-circulatoires, neurologiques et traumatiques.

Stade I : Aquastress

Stade II : Petit hypoxique

Stade III : Grand hypoxique

Stade IV : Anoxique

  • Sujet conscient.

  • Respiration efficace.

  • Pouls et tension artérielle corrects.

  • Patient angoissé, a froid, souvent épuisement musculaire.

  • Patient toujours conscient.

  • Pouls et tension artérielle stables.

  • Troubles respiratoires avec encombrement des voies aériennes.

  • Tousse et crache.

  • Plus ou moins cyanosé, épuisé, angoissé et frissonnant.

  • Altération de l'état de conscience: agitation, obnubilation ou coma sans troubles neurovégétatifs.

  • Pouls et tension artérielle stables.

  • Encombrement bronchopulmonaire important.

  • Crises convulsives possibles.

  • Ces anomalies traduisent une hypoxie importante.

  • Troubles de la conscience: coma, avec possibilité de troubles neurovégétatifs et de crises convulsives.

  • Troubles respiratoires: apnée, cyanose des lèvres et des extrémités.

  • Troubles cardio-circulatoires graves: cœur bat encore mais instable, danger imminent d'arrêt cardiaque.

  • Au maximum, le noyé est en état de mort apparente: apnée, absence de pouls au niveau des gros troncs artériels (carotide et fémorale).

Principes de traitement

La prise en charge de la victime doit démarrer le plus tôt possible, sur le lieu de l'accident.

  1. Dégager la victime rapidement de l'eau.

  2. Donner de l'oxygène.

  3. Victime consciente et qui respire: la mettre sur le côté (fréquence des vomissements), couvrir pour réchauffer, alerter le SAMU. Surveiller attentivement car l'état peut s'aggraver.

  4. Victime qui ne respire plus: commencer par 5 ventilations, puis compressions thoraciques au rythme de 30/2.

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