TD 3 UE1F BIOCEL
123 cartesUne photographie montrant l'intérieur d'une pièce. Le contenu spécifique du matériel pédagogique n'a pas pu être extrait de l'image.
123 cartes
Dans les généralités sur les membranes, quelle structure délimite toutes les cellules et pourquoi l’hématie est-elle une cellule idéale pour étudier la membrane plasmique ?
R : Toutes les cellules sont délimitées par une membrane plasmique. L’hématie (globule rouge) est idéale pour l’étudier car, chez les mammifères, elle est dépourvue de noyau et de toute compartimentation interne.
: Dans l’étude des membranes, quelles sont les caractéristiques des hématies et que montre le confinement de leur hémoglobine ?
R : Les hématies sont des cellules extrêmement différenciées, devenues essentiellement des sacs membranaires remplis d’hémoglobine. L’hémoglobine ne diffuse hors de la cellule qu’en cas de lésion provoquant une rupture de la membrane
Quelle est la fonction première de la membrane plasmique pour la cellule ?
R : Elle permet de : contenir un milieu complexe propre au vivant ; protéger ce contenu du milieu extérieur ; constituer une limite et une protection ; isoler et préserver la complexité du milieu intracellulaire ; empêcher les molécules produites par le vivant de diffuser librement.
Quelles fonctions biologiques essentielles les membranes assurent-elles en plus de leur rôle d’« emballage » ?
R : Elles sont le site : d’activités biochimiques ; de transports de molécules ; de reconnaissances spécifiques ; de la signalisation.
Elles sont également dynamiques et participent aux déformations, à l’internalisation (phagocytose, endocytose) et aux mouvements.
Quel rôle les membranes jouent-elles dans l’organisation et les échanges des cellules ?
R : Elles assurent : l’ancrage des cellules à leurs supports ; les contacts entre cellules, importants pour maintenir des groupes de cellules fonctionnant ensemble, comme un épithélium ; un contrôle précis des échanges : intégration et transmission de signaux/informations et import ou export de certaines molécules.
Quel rôle joue la membrane plasmique dans la signalisation cellulaire ?
R : Elle constitue une interface de signalisation : la cellule reçoit des informations et la membrane plasmique s’occupe de la transduction des signaux.
Pourquoi les membranes sont-elles essentielles à la physiologie intracellulaire lorsqu’elles délimitent des compartiments ?
R : Elles délimitent des sous-régions cellulaires fonctionnelles, où sont contrôlés les échanges avec le cytoplasme. Elles permettent le stockage de molécules ou d’ions nécessaires à diverses activités et fonctions métaboliques, physiologiques, mécaniques et signalétiques.
Comment sont organisées les membranes en continuité avec la membrane plasmique ?
R : Elles forment un réseau endomembranaire dynamique, avec une circulation intense de vésicules de la surface vers l’intérieur et réciproquement. Elles sont biogéniques : leur renouvellement se fait par accroissement à partir de membranes préexistantes.
Quelle structure la membrane plasmique présente-t-elle en microscopie électronique à transmission (MET) ?
R : Une structure en feuillet composée de 2 feuillets sombres de 2 nm encadrant un feuillet clair de 3,5 nm.
Quelles familles de lipides constituent la membrane plasmique et quel rôle structural jouent-elles ?
R : Les lipides forment le cœur hydrophobe de la membrane. Ils appartiennent aux familles : des glycérophospholipides ; des sphingolipides ; des stérols ; des glycolipides.
Quelle asymétrie existe entre les deux faces de la membrane plasmique ?
Les glycolipides exposent leurs motifs oligosaccharidiques sur la face externe.
Les phosphatidylsérines sont maintenues sur la face cytosolique, ce qui produit un différentiel de charge entre les deux faces.
Quels types de protéines composent la composante protéique de la membrane plasmique ?
protéines transmembranaires, traversant une ou plusieurs fois la bicouche ;protéines ancrées par liaison covalente à un composant de la bicouche ; protéines périphériques extrinsèques, tapissant la bicouche sur chacune de ses faces.
Comment la composante protéique spécialise-t-elle les fonctions de la membrane plasmique ?
R : Les protéines membranaires peuvent intervenir comme enzymes, transporteurs de molécules, canaux, systèmes d’ancrage, récepteurs et acteurs mécaniques.
Comment sont réparties globalement et localement les charges électriques dans les liquides intra- et extracellulaires ?
Globalement, compte tenu de leurs volumes, le liquide extracellulaire et le cytosol sont électriquement neutres. Localement, de part et d’autre de la membrane, la répartition des anions et cations crée un différentiel avec : un excès de charges + côté extracellulaire ; un excès de charges – côté intracellulaire.
De quoi dépend le potentiel membranaire et quelles valeurs peut-il prendre selon les cellules ?
R : Il dépend du nombre relatif d’anions et de cations des liquides intra- et extracellulaires. Il varie d’environ −5 mV pour les hématies à −70 mV pour les cellules nerveuses électriquement excitables.
Pourquoi les mouvements ioniques modifient-ils le potentiel membranaire ?
R : Lorsque les ions passent entre les compartiments intra- et extracellulaires, la répartition des charges varie, donc le potentiel membranaire varie.
Pourquoi les mouvements d’ions à travers la membrane nécessitent-ils des systèmes de transport protéiques ?
La membrane plasmique est semi-perméable et sa bicouche lipidique constitue une barrière physique au passage des molécules chargées. Les mouvements ioniques sont donc pris en charge par des systèmes de transport protéiques contrôlés par la cellule. Les membranes ont des caractéristiques de perméabilité propres à chaque ion et molécule.
Quelles déformations de la membrane plasmique permettent l’internalisation d’éléments extracellulaires ?
£
- L’émission de pseudopodes permet la phagocytose.
- Les invaginations membranaires permettent l’endocytose.
Sur quelle propriété repose UNE PARTIE de la signalisation intercellulaire ?
Sur les propriétés électriques des membranes et leur caractère excitable, permettant de perdre ou gagner une polarisation membranaire et de la transmettre de proche en proche.
Sur quoi repose l’organisation moléculaire des membranes biologiques et comment peut-on l’approcher artificiellement ?
R : Elle repose sur une bicouche lipidique. On peut la reproduire artificiellement grâce à l’autoassemblage des phospholipides en émulsion.
Comment peut-on obtenir une membrane synthétique exclusivement composée de lipides ?
R : In vitro, on dépose avec un pinceau une goutte de lipides soigneusement sélectionnés au niveau d’un orifice pratiqué dans une paroi séparant deux compartiments aqueux. Un film lipidique bimoléculaire se forme spontanément, avec les parties polaires exposées aux milieux aqueux.
Comment forme-t-on une monocouche lipidique à l’interface air/eau ?
R : On dépose à la surface d’une solution aqueuse une goutte d’une solution d’un lipide dissous dans un solvant organique. Après évaporation du solvant, une monocouche se forme avec : la partie polaire vers le liquide ; la partie apolaire vers l’extérieur, au contact de l’air.
Comment peut-on obtenir une bicouche lipidique plane asymétrique à partir de deux monocouches ?
R : Deux monocouches sont préparées à la surface de deux solutions séparées par une paroi comportant un orifice circulaire de 0,5 à 1 mm de diamètre, situé au-dessus des solutions. En élevant progressivement leur niveau, les deux films s’assemblent au niveau de l’orifice pour former une bicouche de composition modulable et asymétrique.
Que permettent d’étudier les systèmes artificiels comportant deux compartiments séparés par une membrane ?
- .
R : Ils permettent : d’ajouter des solutés ; de plonger des électrodes ; d’étudier la perméabilité ; de mesurer les courants et les différences de potentiel
Quelle est la conductance d’une bicouche lipidique en présence de molécules polaires ?
R : Elle est très faible, ce qui reflète une perméabilité restreinte.
Comment peut-on rapprocher progressivement une membrane artificielle d’une membrane biologique ?
R : En y ajoutant des protéines membranaires et en mesurant les variations de perméabilité. Des vésicules de type liposomes, contenant les lipides et une protéine choisie, fusionnent avec la membrane et lui délivrent la protéine, par exemple une porine.
De quoi dépend le passage sans assistance d’une molécule à travers une bicouche lipidique ?
R : Il dépend principalement : de sa nature chimique ; de sa solubilité relative dans les lipides ; de sa taille.
Pour traverser, elle doit se dissoudre dans la bicouche et présenter une certaine affinité pour la phase lipidique hydrophobe.
Quels paramètres peut-on déterminer pour une molécule grâce aux systèmes de membranes artificielles ?
R : Sa vitesse de diffusion et donc son coefficient de perméabilité.
Comment varie la perméabilité d’une bicouche lipidique selon la nature des molécules ?
- Gaz et molécules hydrophobes : perméabilité élevée.
- Petites molécules polaires non chargées : perméabilité moyenne.
- Grosses molécules polaires non chargées : perméabilité très faible.
- Molécules polaires chargées et ions minéraux : bicouche considérée comme imperméable.
Quels ordres de grandeur du coefficient de perméabilité sont donnés dans le cours ?
R : Le coefficient de perméabilité, exprimé en mètre par seconde, est : proche de 0,1 pour des gaz comme O₂, CO₂ et NO ; proche de 10⁻⁴ pour les petites molécules polaires non chargées ; inférieur à 10⁻¹⁰ pour les molécules polaires chargées et les ions.
Voir les 123 cartes
Quelle règle détermine la rapidité de diffusion d’une molécule à travers une bicouche lipidique ?
R : Plus une molécule est hydrophobe, lipophile et petite, plus elle diffuse rapidement.
Pourquoi certaines molécules physiologiquement essentielles n’ont-elles pas besoin de systèmes membranaires spécialisés pour entrer dans les cellules ?
R : Leur coefficient de diffusion leur permet d’entrer par simple diffusion dans la bicouche lipidique.
Quel exemple le cours donne-t-il de diffusion physiologique à travers la bicouche lipidique ?
R : Les hormones stéroïdes, petites et hydrophobes, se solubilisent dans la composante lipidique et traversent la membrane. Elles trouvent leurs récepteurs dans le cytoplasme, contrairement à la plupart des hormones dont les récepteurs sont en surface. Cette diffusion est appelée diffusion physiologique.
: Comment les molécules polaires hydrophiles non chargées et les molécules polaires chargées traversent-elles une bicouche lipidique ?
Pour les molécules polaires, hydrophiles, non chargées, seules les petites diffusent à une vitesse significative.
Pour les molécules polaires chargées, la bicouche est imperméable malgré leur petite taille : leur passage nécessite la composante protéique de la membrane.Pourquoi la diffusion lipophile physiologique ne concerne-t-elle qu’un nombre limité de molécules ?
R : Parce qu’elle ne concerne que les molécules capables de se dissoudre dans la bicouche lipidique.
Qu’est-ce qui régit les mécanismes de diffusion à travers les membranes cellulaires ?
R : Les mécanismes de diffusion sont régis par les lois physiques de la diffusion, au niveau des membranes plasmique, mitochondriale et vésiculaire notamment.
Comment se déplacent spontanément les molécules dans un fluide et quel rôle joue le gradient de concentration ?
R : Toute molécule dans un fluide, liquide ou gaz, se déplace sous l’effet de l’énergie thermique lorsque la température est supérieure au zéro absolu. Elle diffuse de la région la plus concentrée vers la moins concentrée, son déplacement dépendant du gradient de concentration.
Q : Que sont la diffusion nette et l’état stable ?
- La diffusion nette correspond à la différence entre deux mouvements opposés.
- L’état stable est caractérisé par l’équilibre des déplacements
Selon la loi de Fick, comment le flux d’une molécule en diffusion simple dépend-il de son gradient de concentration ?
R : Le flux à travers une bicouche lipidique est directement proportionnel au gradient de concentration.
Pourquoi la diffusion simple est-elle qualifiée de transport passif ?
R : Parce que le mouvement est dicté par la loi de la diffusion et est donc subi par la cellule.
Pour une molécule non chargée, qu’est-ce qui détermine le sens du transport ?
R : Seule la différence de concentration : la molécule se déplace du compartiment le plus concentré vers le moins concentré, pour aboutir à un équilibre des concentrations de part et d’autre de la membrane.
Quels gradients conditionnent le déplacement d’une molécule chargée à travers une membrane ?
R : Le gradient de concentration et le gradient électrique. Leur association constitue le gradient électrochimique.
Comment le potentiel membranaire influence-t-il l’entrée de cations ?
- Des charges négatives internes ont un effet attractif et facilitent l’entrée des cations.
- Des charges positives internes ont un effet répulsif et limitent leur entrée ; dans ce cas, les anions sont favorisés à l’entrée.
Quel effet le potentiel membranaire caractéristique des membranes biologiques exerce-t-il sur les cations ?
R : Le différentiel négatif du côté intracellulaire favorise l’entrée des cations.
Que se passe-t-il lorsque le gradient de concentration et la composante électrique favorisent un déplacement dans le même sens ?
R : Le gradient électrochimique résultant est fort.
Quels facteurs influencent le comportement et le sens de déplacement d’une molécule vis-à-vis d’une membrane ?
son coefficient de perméabilité ou de diffusion ; le gradient de concentration ; le gradient électrique si la molécule est chargée ; le gradient de pression.
Qu’est-ce qu’un transport ou une diffusion passive ?
C’est le déplacement d’une molécule dans le sens dicté par les gradients.
Qu’est-ce que la diffusion simple à travers une membrane ?
R : Le passage se fait par solubilisation dans la composante lipidique, sans aide particulière. Physiologiquement, elle concerne les gaz et molécules lipophiles ; elle est très lente pour les petites molécules polaires
Quelle différence le cours établit-il entre diffusion simple, transport facilité et transport actif ?
- Diffusion simple : transport passif dans le sens du gradient.
- Transport facilité : la cellule facilite le transport dans le sens du gradient.
- Transport actif : déplacement contre le gradient, organisé par la cellule et nécessairement couplé à une source d’énergie.
Comment les cellules accélèrent-elles les échanges de molécules à travers leurs membranes ?
R : La composante protéique membranaire prend en charge les molécules. Des systèmes de transport spécialisés accélèrent considérablement les échanges : ce sont des transports facilités, dont la facilitation est cinétique.
Quelle caractéristique énergétique distingue les transports actifs ?
R : Ils organisent des transports contraires aux lois dictées par la physique, sont coûteux en énergie et sont systématiquement couplés à un apport d’énergie capté ou produit par la cellule.
: Quel rôle jouent la semi-perméabilité et la sélectivité des membranes dans l’organisation des transports cellulaires ?
R : Elles permettent aux cellules de puiser des molécules dans le milieu environnant et éventuellement de les stocker dans des compartiments internes. Ces propriétés dépendent directement de la nature des protéines membranaires.
Quels transports et contrôles les cellules organisent-elles grâce à leurs membranes ?
transport grâce à la semi-perméabilité et à la sélectivité ; compartimentation de certaines molécules dans les organites ; imports sélectifs contre les gradients de molécules indispensables au métabolisme ; maintien intracellulaire de métabolites intermédiaires ; export des déchets ; contrôle des concentrations de divers ions impliqués dans les processus physiologiques.
Pourquoi les produits finaux et intermédiaires du métabolisme doivent-ils être contrôlés par des systèmes de transport ?
R : Ces composés indispensables et complexes ne doivent pas diffuser librement et doivent rester concentrés dans le cytoplasme. Des systèmes de transport peuvent les recapturer contre des gradients favorables à leur sortie.
Quel lien existe entre compartimentation cellulaire et compartimentation moléculaire ?
R : La compartimentation cellulaire s’accompagne d’une compartimentation moléculaire, assurant la spécialisation des organites, avec de nombreux contrôles des entrées et sorties au niveau de leurs membranes.
: Sur quelle composante repose l’organisation des transports membranaires et quelles caractéristiques peuvent avoir les systèmes de passage ?
R : Elle repose sur la composante protéique des membranes. De grosses protéines polytopiques, parfois constituées de plusieurs sous-unités, aménagent des systèmes de passage pouvant être plus ou moins sélectifs, permanents ou transitoires.
Quels principaux systèmes protéiques de transport de petites molécules trouve-t-on dans les membranes ?
- des canaux et pores, créant des ouvertures dans la membrane ;
- des jonctions communicantes entre cellules voisines ;
- des perméases, qui interagissent avec la molécule et changent de conformation pour la transporter
Quelles propriétés peuvent présenter les canaux et les pores membranaires ?
R : Ils peuvent être sélectifs ou non, avoir un diamètre constant ou variable, et leur ouverture peut être contrôlée.
Quel est le rôle des jonctions communicantes dans le transport membranaire ?
R : Elles caractérisent des régions membranaires adjacentes de deux cellules voisines et permettent des circulations rapides de signaux et d’ions.
Comment fonctionnent les perméases ?
R : Elles possèdent des sites d’interaction avec la molécule à transporter et la font basculer d’un côté à l’autre de la membrane grâce à une transition de conformation.
Quelles organisations de transport sont possibles avec les systèmes protéiques membranaires ?
R : Ils peuvent transporter une ou plusieurs molécules, semblables ou différentes, simultanément, dans le même sens ou en sens inverse, notamment lors d’échanges.
Quelle est l’organisation du canal sodium voltage-dépendant de la membrane axonale présentée dans le cours ?
Le complexe transmembranaire est un hétérotrimère associant : une sous-unité β1 ; une sous-unité β2 ; une sous-unité α centrale.
La sous-unité α possède 4 blocs de 6 segments transmembranaires, organisant un canal central.Quel rôle joue le canal sodium voltage-dépendant présenté dans le cours et comment est-il régulé ?
R : Il participe à la propagation d’un potentiel d’action le long des axones des cellules nerveuses. Ses domaines émergents, 3 extracellulaires et 4 intracellulaires, constituent des sites de régulation impliqués dans trois configurations : fermé stimulable, ouvert, fermé non stimulable. Ils sont aussi la cible d’interactions avec différentes toxines, alcaloïdes et anesthésiques.
Qu’est-ce qu’une porine et quelle organisation structurale possède l’exemple présenté dans le cours ?
R : Une porine est un canal de très grand diamètre reposant sur une organisation macromoléculaire de protéines transmembranaires traversant la bicouche par des feuillets β. L’exemple est une porine de la membrane externe d’une bactérie.
Quelle est la structure du canal formé par la porine bactérienne présentée ?
R : Sa conformation forme un orifice rempli d’eau dans la membrane. La paroi du canal est constituée de 16 feuillets β, qui isolent le milieu aqueux de la composante lipidique de la membrane.
Comment est organisée la perméase au lactose d’Escherichia coli ?
R : Elle est organisée en deux parties, comprenant chacune 6 segments transmembranaires en hélice α. Le sucre se loge dans une poche au centre de la protéine.
Comment fonctionne la perméase au lactose d’Escherichia coli ?
R : Elle fonctionne en symport, avec une entrée simultanée du sucre et des protons.
Comment la perméase au lactose fait-elle passer le lactose d’un côté à l’autre de la membrane ?
R : Le transporteur bascule l’accès à la poche de fixation du lactose d’une face à l’autre de la membrane. Cette perméase appartient à une superfamille de facilitateurs.
Quel intérêt la perméase au lactose présente-t-elle pour les bactéries ?
R : Elle facilite l’importation du lactose rencontré dans leur milieu. Le lactose constitue une source de sucre pouvant profiter au catabolisme des bactéries.
Q : Comment les bactéries peuvent-elles continuer à importer le lactose lorsque sa concentration cytoplasmique devient supérieure à celle du milieu extérieur ?
R : L’import devient contraire au gradient du lactose. Le transporteur utilise alors le cotransport des protons, qui bénéficient d’un fort gradient et entrent facilement en générant une force « proto-motrice ». Le transport du lactose devient alors un transport actif.
Comment les facilitateurs de transport comme les perméases assurent-ils la reconnaissance et le passage d’une molécule ?
R : Ils possèdent une poche de transport spécialisée, constituée par le rapprochement de plusieurs motifs peptidiques. Elle assure la spécificité de reconnaissance de la molécule et est exposée alternativement sur une face puis l’autre grâce à un changement de conformation des domaines transmembranaires.
Comment l’interaction des molécules avec un facilitateur participe-t-elle au transport ?
R : L’interaction avec la ou les molécules à transporter contribue au changement de conformation du transporteur et au basculement de la poche d’une face à l’autre. Le cours illustre ce mécanisme avec le symport Na⁺/galactose de Vibrio parahaemolyticus.
Dans l’exemple de la bactériorhodopsine, quelles sont les caractéristiques de cette protéine membranaire ?
R : La bactériorhodopsine est une protéine membranaire de l’archée halophile Halobacterium salinarum, vivant dans des milieux à forte teneur en sels. Elle est responsable de la couleur pourpre des bactéries et donne ainsi à certains marais salants une couleur caractéristique. Elle possède 7 hélices alpha transmembranaires et interagit avec le rétinal.
Dans la bactériorhodopsine, quel est le rôle du rétinal dans le transport des protons ?
R : Le rétinal est un chromophore photosensible. Sa photo-isomérisation, consécutive à une excitation par la lumière, permet au transporteur de pomper des protons hors de la cellule, dans un sens inverse de celui dicté par le gradient électrochimique.
: Quels grands types de transport à travers les membranes biologiques sont distingués dans le cours ?
R : Le transport peut se faire : par diffusion simple à travers la bicouche lipidique ; par transport passif facilité via un canal ou un transporteur ; par transport actif, nécessitant de l’énergie.
Pourquoi certaines molécules ont-elles besoin de protéines membranaires pour franchir une membrane biologique ?
R : Certaines molécules ont un faible coefficient de perméabilité dans une simple bicouche lipidique en raison de leur caractère polaire, de leur charge nette ou de leur taille importante. Des protéines membranaires assurent donc leur prise en charge et le contrôle de leur transport.
Dans quel sens s’effectuent le transport facilité et le transport actif des molécules à travers une membrane ?
R : Le transport facilité s’effectue dans le sens dicté par le gradient électrochimique. Le transport actif permet au contraire le transport contre le gradient.
Une même molécule peut-elle utiliser plusieurs systèmes de transport membranaire ?
R : Oui. Pour une même molécule, différents systèmes de transport peuvent être rencontrés selon le type cellulaire ou même coexister dans une même cellule. Une même molécule peut ainsi être importée au niveau d’un domaine membranaire et exportée au niveau d’un autre domaine de la même cellule.
Quelles sont les caractéristiques des diffusions facilitées à travers les membranes biologiques ?
R : Elles se font toujours dans le sens du gradient, du compartiment le plus concentré vers le moins concentré. Leur cinétique est accrue par rapport à la diffusion passive à travers une simple bicouche lipidique. À chaque molécule correspond quasiment un type de transport spécifique.
Par quelles protéines membranaires une molécule peut-elle réaliser une diffusion facilitée ?
R : Elle peut emprunter des canaux membranaires ou des perméases, aussi appelées transporteurs/facilitateurs.
Comment l’eau traverse-t-elle une membrane biologique ?
R : La bicouche lipidique est perméable à l’eau, qui la traverse par diffusion passive. Ce transport peut également être facilité par des canaux aqueux : les aquaporines.
Dans quelles cellules le transport de l’eau par aquaporines peut-il présenter une cinétique importante ?
R : Notamment dans les hématies, les cellules des tubules rénaux proximaux et les cellules des glandes lacrymales
Quelles sont les caractéristiques des aquaporines dans le transport membranaire de l’eau ?
R : Les aquaporines appartiennent à une famille de protéines membranaires. Ce sont des canaux spécifiquement hydriques qui n’autorisent aucun autre passage, notamment celui des ions. Elles sont organisées en homotétramères indépendants, chaque monomère pouvant transporter individuellement des molécules d’H₂O.
Comment les molécules d’eau se déplacent-elles à l’intérieur d’une aquaporine ?
R : Les hélices transmembranaires sont reliées par des boucles créant un rétrécissement central du canal. Les molécules d’eau interagissent successivement avec des radicaux d’asparagine et se déplacent dans le canal comme dans un sablier. Certaines aquaporines sont contrôlées par des hormones, comme la vasopressine, et inhibées par des toxiques, comme le mercure.
Quelles sont les caractéristiques des échanges d’eau par les aquaporines et de l’osmose ?
R : Les aquaporines permettent des échanges extrêmement rapides pouvant être bidirectionnels. Le transport de l’eau par osmose suit la loi générale de la diffusion.
Qu’est-ce que l’équilibre osmotique au niveau d’un globule rouge ?
R : Il correspond à une situation où autant de molécules d’eau sortent du globule rouge que de molécules d’eau y entrent. Il est associé à des concentrations de solutés équivalentes entre le cytoplasme et le plasma sanguin. Ces milieux sont dits isotoniques. Une solution de NaCl à 0,9 % est isotonique.
Pourquoi la membrane plasmique du globule rouge est-elle qualifiée de semi-perméable ?
R : Elle est perméable à l’eau mais très peu aux solutés.
Dans quel sens l’eau se déplace-t-elle par osmose lorsqu’il existe une différence de concentration en solutés entre les milieux intra- et extracellulaires ?
R : L’eau se déplace du compartiment le plus dilué vers le compartiment le plus concentré en solutés afin de tendre vers l’équilibre.
Que devient un globule rouge placé dans une solution très concentrée en sel ?
R : L’eau sort de la cellule vers le milieu extérieur très concentré en sel. Le globule rouge perd de l’eau et prend un aspect crénelé et « ratatiné » : il est dit plasmolysé.
Que devient un globule rouge placé dans une solution peu concentrée en sel, inférieure à 9 g/L de NaCl ?
R : L’eau entre dans le globule rouge et le fait gonfler. Une entrée massive d’eau peut aboutir à son éclatement et à sa lyse.
Comment la concentration en substances dissoutes influence-t-elle la « concentration de l’eau » d’une solution ?
R : Une solution sans substance dissoute a une concentration en eau de 100 %. Une solution contenant 10 % de substance dissoute a une concentration en eau de 90 %.
Que se passe-t-il lorsque deux solutions de concentrations différentes sont séparées par une membrane ?
R : Des mouvements d’eau apparaissent à travers la membrane. Le transport de l’eau libre est passif et suit son gradient pour aboutir à un équilibre hydrique entre les deux compartiments.
Comment distingue-t-on une solution hypotonique d’une solution hypertonique ?
R : Une solution fortement concentrée en eau et donc faiblement concentrée en solutés est hypotonique. Une solution fortement concentrée en solutés et donc faiblement concentrée en eau est hypertonique.
Que mesure la tonicité d’une solution et quand une solution est-elle isotonique ?
R : La tonicité mesure l’effet exercé par une solution sur le volume cellulaire et est liée aux concentrations des substances dissoutes auxquelles la membrane est imperméable. Une solution est isotonique lorsque sa concentration en substances non diffusibles est égale à celle du cytoplasme : les échanges d’eau sont alors équilibrés sans effet sur le volume de la cellule.
Quel est l’effet d’une solution hypotonique sur un globule rouge ?
R : Une solution hypotonique, faiblement concentrée en solutés, provoque un mouvement d’eau vers le globule rouge. Celui-ci gonfle et devient turgescent ; dans une solution très hypotonique, le gonflement peut aller jusqu’à l’éclatement.
Que se passe-t-il si un compartiment rempli d’eau pure est séparé d’un autre compartiment par une membrane perméable à l’eau mais imperméable au soluté ?
R : L’eau pure pénètre par osmose dans le compartiment contenant le soluté.
Quel lien existe entre osmose, pression hydrostatique et pression osmotique ?
R : L’augmentation de volume due à l’osmose crée une différence de pression hydrostatique entre les compartiments. Cette pression tend à repousser le liquide en sens inverse de l’osmose. Le mouvement net d’eau continue jusqu’à ce que la pression hydrostatique contrebalance l’osmose. La valeur de cette « contre-pression » pour laquelle l’osmose cesse est la pression osmotique.
Que deviennent les cellules animale et végétale placées dans une solution hypertonique très concentrée ?
R : La forte pression osmotique provoque une sortie d’eau. La cellule animale se plasmolyse et sa membrane prend un aspect crénelé. La cellule végétale, grâce à sa paroi, ne change pas de forme, mais ses vacuoles se vident et son cytoplasme se rétracte.
Qu’est-ce que la turgescence cellulaire ?
R : La turgescence est la pression interne induite par l’entrée d’eau consécutive à la présence de substances non diffusibles dans le milieu intracellulaire et à leur absence ou leur faible concentration dans le milieu extracellulaire. La cellule animale peut finir par exploser, tandis que la cellule végétale reste contenue dans les limites de sa paroi.
Comment une perméase assure-t-elle un transport membranaire facilité ?
R : La perméase est une protéine transmembranaire possédant un ou plusieurs sites de fixation pour les molécules à véhiculer. Elle expose alternativement son site de liaison sur l’une puis l’autre face de la membrane grâce à un changement de conformation permettant le transfert.
Quelles sont les caractéristiques structurales et fonctionnelles de la perméase au glucose GLUT1 ?
R : GLUT1 possède 12 hélices alpha transmembranaires avec des segments spécialisés dans la formation de sites d’interaction avec le glucose. Les poches peptidiques permettent de discriminer les deux isoformes D et L du glucose. L’exposition des sites d’interaction se fait alternativement et s’accompagne d’une transition entre deux conformations.
Pourquoi dit-on que la perméase au glucose GLUT1 fonctionne en uniport ?
R : Parce qu’elle ne transporte qu’un type de molécule à la fois.
Pourquoi le gradient de concentration du glucose est-il généralement dirigé vers l’intérieur des cellules utilisant GLUT1 ?
R : La concentration en glucose est plus élevée dans le milieu extérieur que dans le cytosol. La concentration intracellulaire en glucose reste très faible car le glucose subit la glycolyse avec une première étape de transformation en glucose-6-phosphate, que la perméase est capable de discriminer du glucose. Le gradient reste donc dans le sens d’une entrée du glucose.
Comment la vitesse d’un transport facilité par une perméase diffère-t-elle de celle d’une diffusion simple ?
R : En diffusion simple, la vitesse du transport en fonction de la concentration extracellulaire du soluté donne une droite. En présence d’une perméase, la vitesse est plus élevée que celle prédite par la loi de Fick, mais le processus est saturable et n’est pas proportionnel au gradient de concentration.
Pourquoi un transport facilité par une perméase est-il saturable et possède-t-il une Vmax ou Tmax ?
R : La quantité transportée dans un temps donné est limitée par le nombre de perméases dans la membrane, le nombre de sites accepteurs et l’affinité de la molécule pour son site de fixation. Lorsque tous les sites accepteurs sont occupés, le transporteur est saturé et le débit du transport est maximal : c’est la Vmax ou Tmax.
Comment la quantité de perméases présentes à la surface d’une cellule peut-elle être régulée ?
R : La quantité de perméases en surface est modulable et l’expression d’un transporteur peut être soumise à des régulations dépendant de voies de signalisation et de transduction de signaux reçus en surface. L’insuline fait partie des signaux contrôlant le nombre de perméases au glucose présentes à la surface cellulaire.
Quelles sont les caractéristiques des systèmes de transport des acides aminés présentés dans le cours ?
R : Ils sont très divers. Dans un même type cellulaire peuvent coexister des perméases plus ou moins spécifiques, des transports facilités simples ou multiples, des transports actifs, des symports ou des antiports. Les spécificités de reconnaissance et de discrimination des différents acides aminés varient selon le transporteur.
Quelles sont les caractéristiques générales des transports facilités par les canaux ioniques ?
R : Ils permettent la diffusion extrêmement rapide d’ions comme Na⁺, K⁺, Ca²⁺ et Cl⁻ dans le sens de leur gradient électrochimique. Ils forment des pores membranaires sélectifs pouvant être ouverts ou fermés.
Comment les canaux ioniques assurent-ils leur sélectivité vis-à-vis des différents ions ?
R : La sélectivité et la discrimination entre les ions reposent sur une spécificité d’interaction au niveau du rétrécissement central du canal. Les transitions de perméabilité sont de l’ordre de la milliseconde.
Quels paramètres peuvent contrôler l’ouverture et la fermeture des canaux ioniques ?
R : Le voltage, l’interaction avec un ligand extracellulaire, l’interaction avec un ligand intracellulaire ou les mouvements mécaniques exercés sur la structure tridimensionnelle du complexe membranaire.
Comment fonctionnent les canaux ioniques voltage-dépendants ?
R : Leur conformation est sensible aux variations de répartition des charges électriques de part et d’autre de la membrane. Fermés pour une valeur de potentiel membranaire considérée comme valeur de repos, ils s’ouvrent en réponse à une dépolarisation ou une hyperpolarisation.
Quel effet l’ouverture contrôlée des canaux ioniques voltage-dépendants exerce-t-elle sur le potentiel membranaire ?
R : Elle entraîne une transition de perméabilité membranaire à l’origine de variations rapides et transitoires du potentiel. Dans l’exemple du canal sodium voltage-dépendant, l’ouverture est rapide tandis que la fermeture et l’inactivation sont plus lentes.
Comment fonctionne un canal dont l’ouverture est contrôlée par un ligand extracellulaire ?
R : Le ligand extracellulaire peut être un neurotransmetteur, un ion ou un nucléotide. Sa fixation provoque un changement conformationnel du canal et déclenche son ouverture.
Quel exemple de canal ionique contrôlé par un neurotransmetteur extracellulaire est présenté dans le cours ?
R : Des canaux sodium peuvent avoir pour ligand un neurotransmetteur tel que l’acétylcholine ou la sérotonine. Ils assurent la transmission d’un signal entre deux cellules nerveuses au niveau de leurs jonctions synaptiques. Le récepteur nicotinique ionotrope de l’acétylcholine est notamment présent au niveau de la jonction neuromusculaire.
Comment un ligand intracellulaire peut-il contrôler l’ouverture d’un canal ionique ?
R : Certains canaux sont contrôlés de l’intérieur par la fixation d’un ligand intracellulaire. Celui-ci est souvent un intermédiaire ou un second messager d’une voie de signalisation cellulaire, comme l’AMPc, IP3, DAG ou Ca²⁺. Le changement de conformation peut également être consécutif au contact direct d’une protéine, par exemple une sous-unité activée d’une protéine G.
Comment fonctionnent les canaux à ouverture contrôlée mécaniquement ?
R : Ils changent de forme en réponse à des déformations dues à des mouvements de la membrane provoqués par des actions extérieures ou par des mouvements imprimés par la dynamique du cytosquelette.
Quel est le rôle du canal K⁺ mécanosensible des cellules auditives ciliées ?
R : Il permet la conversion des vibrations acoustiques en signaux électriques destinés aux neurones, qui informent le cerveau de la nature des sons perçus.
Quel trajet suivent les ondes sonores dans l’oreille jusqu’à la cochlée ?
R : Le pavillon externe et le conduit auditif dirigent les ondes sonores vers le tympan. En vibrant, celui-ci actionne les trois osselets de l’oreille moyenne : le marteau, l’enclume et l’étrier. À l’arrière se trouve la cochlée, tube conique d’environ 3 cm enroulé comme un escargot.
Comment l’étrier et la cochlée participent-ils à la transmission du son ?
R : En frappant sur la fenêtre ovale, l’étrier permet à l’onde de se propager dans le tube cochléaire en produisant une pression sur le liquide contenu dans la cochlée. L’onde provoque alors une déformation de la membrane basilaire. L’organe de Corti situé sur cette membrane enregistre le message sonore grâce à un épithélium de cellules ciliées dont les stéréocils participent à la transduction du signal.
Comment la cochlée permet-elle de distinguer les différentes fréquences sonores ?
R : Le son fait vibrer le tympan, qui transmet une oscillation à l’étrier. Celui-ci produit une onde de même fréquence dans la cochlée. Cette onde se propage dans l’endolymphe et atteint une région précise de la membrane basilaire correspondant à cette fréquence, où les cellules ciliées subissent une déformation maximale.
Comment les fréquences sont-elles réparties dans la cochlée selon le cours ?
R : L’entrée du tube est spécialisée dans les hautes fréquences et son extrémité dans les basses fréquences. L’information transmise au SNC indique le siège de la stimulation et permet au cerveau d’interpréter le son caractérisé par sa fréquence.
Quelles sont les caractéristiques des cellules ciliées de l’organe de Corti ?
R : Elles appartiennent à l’organe de Corti situé au centre de la cochlée. Leur membrane apicale porte des stéréocils rangés par taille croissante. Les stéréocils baignent dans l’endolymphe et leur extrémité est maintenue enchâssée dans une structure rigide et fixe : la membrane tectoriale.
Avec quelles structures les cellules ciliées de l’organe de Corti sont-elles en contact à leur pôle basal ?
R : Elles sont en contact avec des fibres nerveuses dont les axones se rassemblent pour former le nerf auditif.
Lancer un quiz
Teste tes connaissances avec des questions interactives
Continue avec ces leçons
Vocabulaire de voyage et mode
Lexique thématique couvrant les loisirs, les voyages, les réservations, les formalités, le tourisme, les vêtements, les magasins et l'hébergement en espagnol et français.
Étudier cette leçonDigestion et absorption chez le porc
Étude complète des processus digestifs du porc couvrant l'hydrolyse des protéines, lipides et glucides, ainsi que l'absorption des nutriments dans l'intestin grêle et la fermentation microbienne dans le gros intestin.
Étudier cette leçon