Parkinson : clinique, traitements et suivi
Aucune carteCe cours détaille la maladie de Parkinson, couvrant son épidémiologie, physiopathologie, symptômes moteurs et non moteurs, les critères de diagnostic, les échelles d’évaluation, les traitements oraux et continus (pompes, stimulation cérébrale profonde) ainsi que la prise en charge pluridisciplinaire et les soins infirmiers.
Maladie de Parkinson : Approche Exhaustive
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative progressive, caractérisée par la destruction spécifique de certains neurones du cerveau et l'accumulation d'amas protéiques toxiques. Elle représente la deuxième cause de maladie neurodégénérative après la maladie d'Alzheimer, touchant environ 5 millions de personnes mondialement et 200 000 en France, avec une incidence annuelle de 25 000 nouveaux cas. Plus fréquente chez les hommes, elle débute en moyenne vers 60 ans.
Étiologie et Physiopathologie
L'étiologie de la maladie de Parkinson est majoritairement idiopathique (causes inconnues). Cependant, certains facteurs sont identifiés :
- Antécédents familiaux : Présents chez 15% des patients, avec une origine génétique identifiée (ex: gène LRRK2) dans 5% des cas.
- Facteurs environnementaux : L'exposition aux pesticides est un facteur de risque.
- Hypothèse multifactorielle : La maladie résulte probablement d'une combinaison de facteurs environnementaux et génétiques prédisposants.
Sur le plan physiopathologique, la maladie est un processus neurodégénératif qui affecte le système nerveux central (SNC) via deux mécanismes principaux :
- Un dérèglement du système dopaminergique : Il s'agit de la destruction (apoptose) des neurones producteurs de dopamine dans la substance noire (ou locus niger) du cerveau. Les symptômes moteurs deviennent visibles lorsque 50 à 70% de ces neurones sont détruits.
- L'accumulation d'amas protéiques toxiques : La présence de corps de Lewy, des amas pathogènes constitués principalement de la protéine -synucléine, est caractéristique.
La dopamine, neurotransmetteur essentiel, régule les mouvements volontaires, la cognition, la motivation et les affects. La maladie peut également toucher d'autres zones cérébrales, impliquant d'autres neurotransmetteurs (sérotonine, acétylcholine, noradrénaline), ce qui explique la diversité des symptômes non moteurs.
Manifestations Cliniques : Symptômes Moteurs
Les symptômes moteurs constituent la triade parkinsonienne classique :
1. Tremblement
- De repos : Se manifeste lorsque le membre est au repos, disparaît généralement lors des mouvements volontaires.
- Régulier et de faible amplitude.
- Asymétrique : Affecte généralement un côté du corps plus que l'autre au début.
- Distal : Concerne principalement les mains et les bras.
- Amplifié par les émotions (ex: épreuve du calcul mental).
2. Rigidité
- Hypertonie musculaire : Raideur ressentie par le patient et à l'examen.
- Rigidité « plastique » ou « roue dentée » : Sensation de crans lors de la mobilisation passive d'un membre (manœuvre de Froment).
- Troubles de la posture : Implication des muscles fléchisseurs, entraînant une posture courbée.
- Peut provoquer des douleurs articulaires.
3. Akinésie
- Lenteur du mouvement (bradykinésie).
- Difficulté d'initiation du mouvement.
- Diminution de l'amplitude du mouvement (hypokinésie).
- Troubles de la marche : Le freezing (blocage transitoire), la marche à petits pas (festination).
- Visage figé (hypomimie).
- Perte du ballant des bras lors de la marche.
- Micrographie : Écriture de plus en plus petite.
Manifestations Cliniques : Symptômes Non Moteurs
Les symptômes non moteurs peuvent apparaître 5 à 10 ans avant les signes cliniques moteurs (symptômes prodromaux) et concernent près de 90% des patients :
- Perturbation du système nerveux autonome :
- Digestifs : Constipation fréquente.
- Urinaires : Nycturie (mictions nocturnes fréquentes).
- Sexuels.
- Cardiovasculaires : Hypotension orthostatique (HTO), arythmie.
- Thermorégulation : Sueurs excessives.
- Troubles neuropsychiatriques : Dépression, anxiété, apathie, hallucinations (visuelles ou auditives).
- Troubles du sommeil : Insomnies, somnolence diurne excessive, fragmentation du sommeil, troubles du comportement en sommeil paradoxal.
- Troubles sensoriels : Douleurs, perte de l'odorat (anosmie).
Diagnostic et Drapeaux Rouges
Le diagnostic de la maladie de Parkinson est avant tout clinique, car aucun examen paraclinique n'est diagnostique de référence. Il repose sur :
- L'absence de signes atypiques (chute précoce, trouble cognitif sévère).
- Une évolution lente et progressive des symptômes.
- La dopasensibilité : Une amélioration significative des symptômes avec un traitement dopaminergique.
En cas de diagnostic incertain, un DAT-scanner peut être réalisé pour confirmer une dénervation dopaminergique.
Drapeaux Rouges : Différencier la Maladie de Parkinson des Syndromes Parkinsoniens Atypiques
Il est crucial de distinguer la maladie de Parkinson d'autres conditions pouvant provoquer des symptômes similaires, appelées syndromes parkinsoniens (ou extrapyramidaux). Ces "drapeaux rouges" incluent :
- Absence de réponse prolongée au traitement dopaminergique.
- Progression rapide avec chutes précoces.
- Signes précoces d'atteinte cognitive ou pseudo-bulbaire (dysarthrie, dysphagie).
- Signes précoces de dysautonomie sévère (incontinence urinaire, HTO sévère).
- Syndrome cérébelleux, atteinte pyramidale, troubles oculomoteurs.
- Signes corticaux (apraxie, aphasie, astéréognosie, myoclonies).
Les syndromes parkinsoniens atypiques ont souvent une évolution plus rapide, une durée de survie diminuée et répondent peu ou pas au traitement dopaminergique. Ils sont associés à d'autres symptômes spécifiques :
| Syndrome | Caractéristiques Distinctives | Réponse au Traitement Dopaminergique |
| Atrophie Multisystématisée (AMS) | Hypotension, rétention urinaire, constipation, ataxie, rigidité et instabilité posturale | Faible ou nulle |
| Paralysie Supranucléaire Progressive (PSP) | Ophtalmoplégie (difficulté à bouger le regard, surtout verticalement), bradykinésie, rigidité musculaire avec dystonie axiale évolutive, paralysie pseudobulbaire, démence | Faible ou nulle |
| Dégénérescence Corticobasale (DCB) | Myoclonies, dystonies distales des extrémités, apraxie, aphasie, « main capricieuse ou étrangère » | Faible ou nulle |
| Maladie à corps de Lewy | Détérioration cognitive chronique, fluctuations cognitives, hallucinations visuelles récurrentes, troubles du comportement en sommeil paradoxal | Variable, souvent aggravée par la L-Dopa |
| Syndromes parkinsoniens vasculaires | Lésions vasculaires des noyaux gris centraux et de la substance blanche visibles à l'IRM | Faible ou nulle |
| Maladie de Wilson | Accumulation de cuivre dans le foie et d'autres organes (diagnostic par dosage du cuivre sérique et urinaire) | Sans rapport direct |
| Syndrome parkinsonien médicamenteux | Induit par certains médicaments (ex: neuroleptiques comme le Primpéran, certains antiémétiques). Réversible à l'arrêt du traitement. | Nulle (la L-Dopa n'est pas indiquée) |
Évaluation et Évolution
La maladie de Parkinson a une évolution lente et variable. L'échelle MDS-UPDRS (Unified Parkinson's Disease Rating Scale) est un outil standardisé pour évaluer la sévérité et la progression des symptômes :
- Partie I : Expériences non motrices de la vie quotidienne (évaluée par le patient et l'évaluateur).
- Partie II : Expériences motrices de la vie quotidienne (évaluée par le patient).
- Partie III : Examen moteur (évalué par l'évaluateur).
- Partie IV : Complications motrices (évaluée par l'évaluateur).
L'évolution de la maladie est souvent décrite en stades :
| Stade | Caractéristiques |
| Stade 0 (Prodromal) | Perte d'odorat, constipation, troubles du sommeil paradoxal. |
| Stade 1 (Début) | Bradykinésie, tremblements de repos, rigidité des membres (souvent unilatéraux). |
| Stade 2 (Lune de miel) | Période où les médicaments contrôlent bien les symptômes, avec une bonne qualité de vie. Les symptômes sont bilatéraux mais sans déséquilibre majeur. |
| Stade 3 (Échappement) | Apparition de fluctuations motrices (ON/OFF), dyskinésies, hypotension orthostatique, début des troubles de l'équilibre. |
| Stade 4 (Tardif) | Symptômes axiaux (troubles de la marche et de la posture plus sévères), chutes fréquentes, démence. Nécessite une assistance importante. |
Les stades I-II correspondent généralement au début de la maladie et à la phase de lune de miel. Les stades III-IV marquent l'apparition et l'aggravation des complications motrices et non motrices. Le stade V est le stade de dépendance totale, où le patient est souvent confiné au lit ou au fauteuil roulant.
Évaluation de la Mémoire
Pour évaluer les capacités cognitives des patients Parkinson, des outils spécifiques sont utilisés :
- MMSE (Mini Mental State Examination) : Évalue l'orientation temporo-spatiale, le rappel immédiat, la mémoire verbale à court terme, le calcul, le langage et les praxies constructives.
- BREF : Évalue les fonctions exécutives.
- MOCA (Montreal Cognitive Assessment) : Un test plus sensible que le MMSE pour détecter les troubles cognitifs légers.
Traitements Médicamenteux par Voie Orale
Les traitements visent principalement à compenser le déficit dopaminergique. Ils doivent être pris à distance des repas (30 min avant ou 1h après) pour une meilleure efficacité en raison d'une gastroparésie fréquente chez ces patients.
- L-Dopa (lévodopa) : La L-Dopa est un précurseur de la dopamine. Elle est captée par les neurones dopaminergiques survivants, qui la transforment en dopamine grâce à la dopa-décarboxylase. C'est le traitement le plus efficace pour les symptômes moteurs. Exemples : Modopar®, Sinemet®.
- Agonistes dopaminergiques : Ces molécules stimulent directement les récepteurs à la dopamine post-synaptiques, mimant l'action de la dopamine. Exemples : Sifrol® (pramipexole), Neupro® (rotigotine), Trivastal® (piribédil), Requip® (ropinirole).
- Inhibiteurs enzymatiques :
- IMAO-B (Inhibiteurs de la monoamine oxydase B) : Réduisent la dégradation de la dopamine dans le cerveau. Exemple : Azilect® (rasagiline).
- ICOMT (Inhibiteurs de la catéchol-O-méthyltransférase) : Prolonge la demi-vie de la L-Dopa en bloquant son métabolisme périphérique. Exemple : Comtan® (entacapone).
- Formulations combinées : Stalevo® combine L-Dopa et ICOMT.
- Anticholinergiques : Utilisés dans les formes avec tremblements prédominants, mais peuvent majorer les troubles cognitifs.
Gestion des Effets Secondaires et Symptômes Associés
- Effets secondaires communs : Nausées, vomissements, hypotension orthostatique, hallucinations, troubles du contrôle des impulsions (TCI).
- Hallucinations : Les antipsychotiques acceptés sont la Clozapine (nécessite une surveillance de la NFS : numération formule sanguine pour les globules blancs et les polynucléaires neutrophiles) ou la Quétiapine.
- Troubles du sommeil : La Mélatonine en préparation magistrale est préférée, sinon Circadin® (moins dosé).
- Constipation : Mesures hygiéno-diététiques (fibres, hydratation) et/ou laxatifs.
- Hypotension orthostatique (HTO) : Bas de contention en première intention, augmentation des apports sodés, puis vasopresseurs (ex: Gutron®).
- Certaines plantes comme la Rhodiole et le Mucuna pruriens sont explorées pour soutenir la production de dopamine.
Complications Motrices
Avec l'évolution de la maladie, la destruction neuronale progressive et la diminution de l'assimilation des médicaments (due à la gastroparésie), la maîtrise des symptômes diminue, entraînant des complications motrices :
- Fluctuations motrices (phases ON/OFF) : Périodes de bonne motricité (ON) alternant avec des périodes de blocage moteur (OFF) où les symptômes réapparaissent.
- Dyskinésies : Mouvements involontaires et incontrôlables, souvent choréiformes, survenant lors des pics d'efficacité de la L-Dopa (excédent de dopamine).
Ces complications surviennent lorsque la quantité de dopamine n'est plus correctement régulée par le traitement, comme illustré ci-dessous :
| Quantité de dopamine dans l'organisme | Effet |
| Excédentaire | Dyskinésies |
| Optimale | Bonne motricité (phase "ON") |
| Insuffisante | Blocage (phase "OFF") |
Traitements par Dispositifs ou en Continu
Les traitements continus sont envisagés lorsque les traitements oraux ne parviennent plus à contrôler efficacement les fluctuations motrices et les dyskinésies. Ils visent à maintenir une stimulation dopaminergique plus constante.
Pourquoi envisager un traitement continu ?
| Au début de la maladie | Fluctuations d'efficacité | Traitement continu |
| Dopamine naturelle + médicaments | Dopamine naturelle + médicaments | Dopamine naturelle + traitement continu |
| Peu de prises de médicaments | Augmentation de la fréquence des prises | Diminution des variations d'efficacité |
| Dopamine manquante bien compensée | Dopamine manquante mal compensée | Action continue |
| Efficacité régulière (4-8h) | Efficacité irrégulière (<3h), dyskinésies gênantes | Maintien d'un niveau thérapeutique stable |
Les Traitements Continus en Pratique
Ils partagent trois objectifs communs : améliorer les variations d'efficacité, diminuer les médicaments par voie orale et améliorer la qualité de vie.
- Stimulation Cérébrale Profonde (SCP) :
- Consiste en l'implantation chirurgicale d'électrodes dans les noyaux subthalamiques (Droit et Gauche) ou le pallidum, connectées à un neurostimulateur sous-cutané.
- Envoie des impulsions électriques pour moduler l'activité cérébrale.
- C'est une option pour les patients présentant des fluctuations motrices et/ou des dyskinésies sévères malgré un traitement médical optimal.
- Pompe à Lévodopa (Duodopa®) :
- Administration continue de L-Dopa/carbidopa directement dans le duodénum via une sonde gastro-jéjunale percutanée.
- Permet de maintenir des niveaux plasmatiques de L-Dopa stables, réduisant les fluctuations motrices.
- Pompe à Apomorphine (Apokinon®) :
- L'apomorphine est un agoniste dopaminergique administré en sous-cutané de manière continue via une pompe.
- Utile pour les patients ayant des phases OFF imprévisibles et sévères.
- Pompe Foslevodopa/Foscarbidopa® (Scyova) : Nouvelle génération de pompe à L-Dopa.
Exemple de Calcul de Débit sur Pompe Cronopar (Apokinon®)
Pour un patient avec une prescription d'Apokinon® 5mg/ml :
- De 7h à 13h : 1,9 mg/h
- De 13h à 22h : 2,5 mg/h
Le patient utilise une pompe Cronopar 4 avec des cartouches préremplies de 20ml. La pompe est programmée en ml/h.
Calcul du débit en ml/h :
- Pour 7h à 13h :
- Pour 13h à 22h :
Calcul du volume perfusé et du volume restant :
- Volume total perfusé :
- De 7h à 13h (6 heures) :
- De 13h à 22h (9 heures) :
- Volume total pour la journée :
- Volume restant dans la cartouche :
- Volume initial de la cartouche : 20 ml
- Volume restant :
À la fin de la journée, il restera 13,22 ml dans la cartouche d'Apokinon.
Prise en Charge Pluridisciplinaire
La gestion de la maladie de Parkinson requiert une approche holistique et pluridisciplinaire pour améliorer la qualité de vie des patients.
- Kinésithérapie : Prévention, rétablissement et maintien des capacités fonctionnelles, travail sur la posture, la marche, l'équilibre et la souplesse.
- Orthophonie : Aide pour les troubles de la parole (dysarthrie), du langage, de la communication et de la déglutition (dysphagie).
- EAPA (Enseignant en Activité Physique Adaptée) : Utilisation d'activités physiques et sportives adaptées pour favoriser l'intégration, le bien-être et le maintien de la santé.
- Ergothérapie : Étudie et aménage l'environnement, préconise des aides techniques ou animalières pour maximiser l'autonomie du patient dans les activités quotidiennes.
- IDE/IDEL (Infirmier/Infirmière Libérale) : Préparation et administration des traitements, gestion des pompes (Apomorphine, L-Dopa), surveillance (HTO, effets secondaires, nodules cutanés), préservation de l'autonomie, accompagnement du patient et de sa famille.
- Prestataire de santé : Formation des soignants, service après-vente, gestion et livraison du matériel médical, évaluation de l'état de santé du patient.
- Neurologue : Suivi médical régulier (tous les 9 mois à 1 an), ajustement des traitements.
- Médecin traitant : Suivi général, gestion des comorbidités.
- Médecins spécialistes : Neuro-urologue (troubles urinaires), MPR (médecine physique et de réadaptation), psychiatre (troubles neuropsychiatriques).
- Aides sociales :
- ALD (Affection Longue Durée) : Prise en charge à 100% des frais médicaux.
- MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) : Reconnaissance du handicap, octroi de droits (carte d'invalidité, aide au logement).
- APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) ou PCH (Prestation de Compensation du Handicap) : Aides financières pour les services à domicile ou les aménagements.
- Associations de patients (ex: France Parkinson) : Soutien, information, groupes de parole.
- Accueil de jour : Structure d'accueil temporaire pour stimuler les patients et soulager les aidants.
- IPA (Infirmier(ère) en Pratique Avancée) : Assure le suivi régulier (tous les 3 mois), la coordination du parcours patient et le service après-vente.
Cas Clinique et Prise en Charge
L'exemple de Mme L., patiente de 78 ans atteinte de maladie de Parkinson idiopathique depuis 2004, illustre la complexité de la prise en charge.
Historique de la maladie : Débutée par tremblements des membres inférieurs droits et troubles du comportement en sommeil paradoxal. Évolue vers des complications motrices (fluctuations, dyskinésies), hypersalivation, et hallucinations.
Traitements actuels : Pléthore de médicaments dont L-Dopa sous différentes formes (Modopar®), antipsychotique (Léponex® pour les hallucinations), anticoagulants (Aspirine), antihypertenseur (Bisoprolol), hormonal (Levothyrox®), antidépresseur (Venlafaxine®), anxiolytique (Xanax®), laxatif (Movicol®), protecteur gastrique (Esomeprazole®).
Interventions des IDE (Infirmier(ère) Diplomé(e) d'État) :
- Douleurs : Évaluation (échelle EN), application de froid, administration d'antalgiques sur prescription.
- Hallucinations : Création d'un environnement sécurisant (retirer objets confusionnels, éviter les ombres), rassurer le patient, ne pas le culpabiliser.
- Risque de chute : Adaptation des chaussures, aménagement de l'environnement, gestion de l'HTO (bas de contention, apports en sel).
- Apathie : Encourager l'autonomie, verbaliser, orienter vers un psychologue/psychiatre, surveiller les signes de dépression/dénutrition.
- Troubles urinaires : Vêtements adaptés, rendre l'accès aux toilettes facile, utiliser des protections si nécessaire.
- Constipation : Régime riche en fibres, hydratation adéquate, massage colique, mobilisation, administration de laxatifs si besoin.
Rééducation et social : La patiente bénéficiera de séances de kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie, et EAPA. Au niveau social, une majoration des aides à domicile et l'orientation vers des associations de patients sont essentielles.
Conclusion
La maladie de Parkinson est une pathologie complexe et évolutive nécessitant une prise en charge complète et personnalisée. De la compréhension de sa physiopathologie à la gestion de ses symptômes moteurs et non moteurs, en passant par les traitements médicamenteux et les approches continues, une coordination pluridisciplinaire est essentielle pour maintenir l'autonomie et améliorer la qualité de vie des patients. La surveillance constante des complications, la réévaluation des traitements et le soutien aux patients et à leurs familles sont des piliers fondamentaux de cette prise en charge.
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