P1 - Chpt 1 - Théorie comptable
40 cartesLes sources du droit comptable, les obligations et principes comptables, les professions de l’audit et les évolutions du PCG.
40 cartes
Modèles des états financiers
Deux modèles simplifiés : bilan en tableau avant répartition et compte de résultat en liste.
ANC
Autorité des normes comptables : organisme public chargé notamment d’établir les prescriptions comptables et de faire évoluer les règles françaises.
Annexe comptable normalisée
Des tableaux normés harmonisent la présentation des informations fournies dans l’annexe.
Certification avec réserves
Opinion signalant un problème particulier, sans que celui-ci justifie le rejet de l’ensemble des comptes.
Seuils de nomination obligatoire d’un CAC
Dépassement, à la clôture d’un exercice, d’au moins 2 critères sur 3 : bilan de 5 M€, chiffre d’affaires HT de 10 M€ et 50 salariés en moyenne.
Principe de prudence
Constater les pertes acquises ou latentes et les risques de perte ; les gains sont enregistrés seulement lorsqu’ils sont définitivement acquis, sauf gains de change.
Événements postérieurs à la clôture
Ils sont pris en compte s’ils révèlent des pertes ou risques liés à l’exercice clos. Leur information figure dans l’annexe et le rapport de gestion.
Principe de régularité
Conformité aux lois, règlements et principes comptables en vigueur.
Changement de méthode comptable
Modification décidée par l’entité dans la présentation des comptes ou les méthodes d’évaluation, justifiée par une information financière plus fidèle.
Livres comptables obligatoires
Grand Livre, Livre Journal et Livre d’Inventaire.
Jurisprudence comptable
Ensemble de décisions judiciaires en matière comptable qui influence l’interprétation des règles.
Résultat exceptionnel
Solde limité aux produits et charges liés à un événement majeur inhabituel, notamment certaines opérations fiscales, erreurs ou changements de méthode.
Méthode de référence
Procédé comptable reconnu par l’ANC comme offrant une meilleure image fidèle des comptes.
Contrôle interne
Ensemble de procédures visant la fiabilité de l’information financière, la protection du patrimoine et l’application des directives de la direction.
Mise en œuvre du contrôle interne
Décrire un cycle, analyser les forces et faiblesses, tester les points forts, puis évaluer les procédures et proposer des améliorations dans un rapport.
PCG
Recueil réglementaire fixant les obligations comptables, les méthodes d’évaluation, la tenue des comptes et la présentation des états financiers.
Plan de comptes unique
Nomenclature comptable unique, avec des comptes obligatoires pour l’application minimale et d’autres facultatifs.
Correction d’erreur comptable
Rectification d’une mauvaise application des règles comptables, d’une omission matérielle ou de l’adoption d’un procédé non admis.
Transfert de charges
Technique supprimée : les refacturations relèvent du compte 708, certaines indemnités du 649 ou du 7587.
Normes IAS/IFRS
Référentiel international privilégiant la réalité économique et visant à informer les partenaires sur la situation financière des entreprises.
Doctrine comptable
Ensemble des recherches et travaux publiés par des professionnels, enseignants et autres spécialistes de la comptabilité.
Cas de force majeure en comptabilité
Événement irrésistible, imprévisible et insurmontable, comme un incendie, dont les conséquences relèvent du résultat exceptionnel.
Rôle de l’expert-comptable pendant la vie de l’entreprise
Tient la comptabilité, établit les comptes annuels, conseille et alerte sur les évolutions réglementaires ; peut aussi assurer des missions sociales, fiscales et de gestion.
Certification sans réserve
Opinion attestant que les états présentés respectent les normes comptables et reflètent fidèlement l’entreprise.
H2A
Organe public qui contrôle et réglemente les commissaires aux comptes ainsi que les certificateurs de rapports de durabilité en France.
CNCC
Organisation professionnelle des commissaires aux comptes, structurée en compagnie nationale et chambres régionales.
Changement de réglementation comptable
Modification imposée par une loi ou un règlement, indépendante de la volonté de l’entreprise et sans justification à fournir.
Changement d’estimation comptable
Modification des hypothèses de calcul, fondée sur des circonstances nouvelles, des informations récentes ou une expérience améliorée, pour mieux refléter la situation financière.
Changement d’opportunité fiscale
Renonciation volontaire du chef d’entreprise à un avantage fiscal, sans justification nécessaire.
Séparation des fonctions dans le contrôle interne
Distinguer, dans chaque cycle, les rôles de décision, d’exécution et d’encaissement ou de décaissement afin de limiter les risques de fraude.
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IASB
International Accounting Standards Board : organisme privé international qui publie et révise les normes IAS/IFRS.
US GAAP
Generally Accepted Accounting Principles : normes comptables américaines, influentes à l’international mais non directement applicables en France.
Image fidèle
Présentation des états financiers reflétant la situation économique réelle de l’entreprise.
Principe de non-compensation
Interdiction de compenser les postes du bilan entre eux, ou les produits avec les charges.
Sortie d’une immobilisation corporelle ou incorporelle
Utiliser les comptes 657 et 757 pour les immobilisations corporelles et incorporelles, au lieu des comptes 675 et 775.
Comptes obligatoires et facultatifs du nouveau PCG
Un plan unique : comptes en gras obligatoires (application minimale) et comptes en italique facultatifs.
Arrêté des comptes
Date définitive à laquelle les états financiers sont achevés, généralement trois ou quatre mois après la clôture.
Inventaire physique annuel
Vérification au moins annuelle des actifs et des passifs, notamment des stocks et des immobilisations.
Informations prévisionnelles annuelles obligatoires
Tableau de financement, compte de résultat prévisionnel et plan de financement, accompagnés d’un rapport écrit.
Directive comptable unique de 2013
Directive européenne du 26 juin 2013 remplaçant les directives comptables antérieures et visant une approche commune inspirée des normes IAS/IFRS.
Fiche de révision
Les sources du droit comptable
Trois niveaux structurent le droit comptable français : international, européen et national. Mémo : « I-E-N », l’échelle des influences.
Les sources internationales
Les IAS/IFRS, d’inspiration anglo-saxonne, privilégient l’approche économique et informent les partenaires. L’IASB comprend cinq organismes : IFRS Foundation, Monitoring Board, IASB, IFRS Interpretation Committee et IFRS Advisory Council.
Les sources européennes
La directive unique du 26 juin 2013 rapproche les règles des IAS/IFRS. EFRAG : expertise technique ; SARG : avis professionnel ; ARC : avis politique ; la Commission européenne décide.
Les sources nationales
Les comptes individuels relèvent du PCG. En consolidé : IAS/IFRS obligatoires sur Euronext ; choix sur Euronext Growth (IFRS recommandées) et pour les autres groupes. Le Code de commerce fixe les obligations, le CGI les règles fiscales.
Le PCG
Le règlement ANC 2022-06 s’applique aux exercices ouverts dès le 1er janvier 2025, avec anticipation possible. Il réforme le résultat exceptionnel, supprime les transferts de charges, modifie le plan de comptes et révise états financiers et annexe.
Résultat exceptionnel limité aux événements majeurs inhabituels ; comptes 791, 796, 797 supprimés ; plan unique ; bilan avant répartition, compte de résultat en liste et annexe à tableaux normés.
Jurisprudence et doctrine comptable
La jurisprudence, décisions des tribunaux et cours, influence l’interprétation des règles. La doctrine regroupe les recherches publiées par professionnels et enseignants.
Les organisations comptables
L’ANC établit prescriptions, avis et recherche comptable. L’AMF surveille marchés et intervenants ; ses positions comptables s’imposent aux entreprises concernées et protègent les épargnants.
La profession comptable
L’OEC encadre formation, suivi, règles techniques et déontologie des experts-comptables. Ceux-ci accompagnent l’entreprise, tiennent les comptes, établissent les états annuels et conseillent.
Le CAC contrôle et certifie les comptes : sans réserve, avec réserves, refus ou impossibilité. Nomination si deux seuils sur trois sont dépassés : bilan 5 millions d’euros, chiffre d’affaires HT 10 millions, 50 salariés ; mandat de six ans.
Le H2A contrôle et réglemente les CAC et les certificateurs de durabilité ; il succède au H3C. La CNCC encadre et représente les CAC au niveau national et régional.
Les événements postérieurs à la clôture et les obligations comptables
Clôture, arrêté et approbation des comptes
La clôture termine l’exercice, l’arrêté fixe les comptes définitifs et l’approbation a lieu en AGO, généralement en juin. Arrêté : quatre mois après une clôture au 31 décembre, trois mois après les autres clôtures.
Événements postérieurs et principe de prudence
Les événements connus avant approbation sont à considérer s’ils concernent l’exercice clos. La prudence impose de comptabiliser les pertes et risques de pertes connus après clôture.
| Période | Traitement |
|---|---|
| Clôture–arrêté | Lien direct et prépondérant : informer dans l’annexe et le rapport de gestion. |
| Arrêté–approbation | Appréciation du CAC ; informer dans l’annexe et le rapport de gestion. |
Les règles comptables
Les commerçants tiennent une comptabilité sur justificatifs, conservent les documents dix ans et font un inventaire physique au moins tous les douze mois. Livres : Grand Livre (par compte), Livre Journal (chronologique), Livre d’Inventaire. Les comptes annuels comprennent bilan, compte de résultat et annexe.
Au-delà de 18 millions d’euros de chiffre d’affaires net ou de 300 salariés, des informations prévisionnelles sont obligatoires : semestriellement, actif réalisable et passif exigible ; annuellement, tableau de financement, compte de résultat prévisionnel et plan de financement. Rapport écrit, transmission sous huit jours au CAC, CSE et conseil de surveillance ; le CAC peut alerter et formuler des observations.
Les allégements des obligations des entreprises
| Catégorie | Bilan | CA net | Salariés |
|---|---|---|---|
| Micro | 350 000 € | 700 000 € | 10 |
| Petite | 4 000 000 € | 8 000 000 € | 50 |
| Moyenne | 20 000 000 € | 40 000 000 € | 250 |
La catégorie dépend du dépassement de deux seuils sur trois à la clôture. Petites entreprises : documents simplifiés, avec compte de résultat non publié possible. Moyennes : compte de résultat simplifié publié ; bilan et annexe simplifiés peuvent être rendus publics.
Présentation simplifiée du compte de résultat
Les moyennes entreprises peuvent simplifier le compte de résultat ; les charges financières et exceptionnelles peuvent y être regroupées.
Dépôt au greffe : bilan et annexe sous forme simplifiée
Les moyennes entreprises peuvent déposer un bilan et une annexe simplifiés ; le bilan suit le modèle avant répartition du système abrégé.
Sanctions en cas d’irrégularité ou d’absence de comptabilité
Sanctions pénales (banqueroute, faux bilan), fiscales (rejet, taxation d’office, pénalité jusqu’à 80 %, intérêts), professionnelles (interdiction de gestion jusqu’à trente ans), financières (dettes supportées sur le patrimoine personnel) et civiques ou civiles (perte de droits).
Les principes comptables et l'analyse du résultat exceptionnel
Les principes fondamentaux
Les comptes doivent être réguliers (conformes aux règles), sincères (règles appliquées de bonne foi) et donner une image fidèle de la réalité économique.
Les autres principes comptables
Continuité : l’activité se poursuit. Indépendance : rattacher charges et produits au bon exercice. Intangibilité : le bilan d’ouverture reprend celui de clôture après affectation du résultat.
Coût historique : conserver le coût d’acquisition ou de production. Prudence : constater pertes et risques, mais les gains seulement acquis, sauf gains de change latents antérieurs. Non-compensation : ne pas compenser bilan, produits ou charges. Permanence : garder les méthodes, sauf changement justifié. Bonne information et importance relative guident l’annexe. La prééminence du fond sur la forme privilégie l’économique ; elle n’est pas encore intégrée au droit français.
Les changements de méthodes
Distinguer changement de méthode choisi, réglementation imposée, estimation ou modalité d’application, et opportunité fiscale. Le changement choisi exige un choix entre méthodes conformes et une meilleure information ; l’estimation évolue avec circonstances, informations ou expérience. Une méthode de référence améliore l’image fidèle : alternative vers référence autorisé sans justification, inverse interdit. Références : engagements de retraite provisionnés, coûts de développement et frais de site activés, frais de constitution, transformation et premier établissement en charges, frais d’acquisition d’actif activés. L’erreur vient d’une omission, d’une mauvaise interprétation ou d’une méthode non admise.
Traitement : méthode, rétrospectif et prospectif, avec effet sur réserves ou report à nouveau d’ouverture, mention en annexe et comptes pro forma ; réglementation, selon ses propres modalités ; estimation et opportunité fiscale, prospectives sur le résultat ; erreur, correction du passé avec incidence sur le résultat de l’année.
L’analyse du résultat exceptionnel
Il comprend les incidences fiscales (dont amortissements dérogatoires), les changements de méthodes et les cas de force majeure, irrésistibles, imprévisibles et insurmontables. L’annexe explique les éléments exceptionnels et leur logique.
Le contrôle interne
Contrôle interne et organisation
Encadré par la loi américaine SOX et, en France, par la Loi sur la Sécurité Financière (LSF), le contrôle interne regroupe les procédures destinées à fiabiliser l’information financière et les états financiers, sauvegarder le patrimoine et appliquer les directives de la direction. Il vise notamment à prévenir manipulations, fraudes et vols.
Les procédures sont écrites dans un manuel et leur existence comme leur mise en œuvre sont vérifiées par l’audit interne. La séparation des fonctions limite le risque de fraude : celui qui ordonne ne doit théoriquement pas être celui qui exécute, ni celui qui encaisse ou décaisse. Les cinq cycles à distinguer sont les achats-fournisseurs, les ventes-clients, la trésorerie, la paie-personnel et les immobilisations.
La mise en œuvre du contrôle interne
La démarche suit quatre étapes, dans l’ordre :
- 1
Décrire le cycle : comprendre les circuits d’information par entretiens et consultation des manuels, puis les représenter dans un diagramme de circulation.
- 2
Analyser les forces et les faiblesses de la procédure.
- 3
Tester les points forts repérés pour vérifier leur réalité.
- 4
Évaluer le contrôle interne dans un rapport d’audit interne écrit, proposant des améliorations à suivre.
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