Microéconomie: Principes, Structures de Marché, et Commerce International
30 cartesThis document provides an overview of microeconomics, covering topics such as market principles, supply and demand, elasticity, market structures (perfect competition, monopoly, monopolistic competition, oligopoly), externalities, public goods, and international trade. It includes detailed explanations, graphical representations, and examples to illustrate economic concepts. The course is structured into lectures, with assessments including a theoretical exam, a practical test, and a structured article analysis.
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Économie 1 : Concepts Fondamentaux et Structures de Marché
Ce cours présente les outils de base pour comprendre les mécanismes et les intuitions d'une économie de marché néo-classique, principalement axée sur la microéconomie.
Chapitre 1 & 2: Introduction à l'Économie
Définition de l'économie: Étude de la façon dont les individus et la société gèrent leurs ressources limitées pour satisfaire leurs besoins et améliorer leur bien-être. Le bien-être est mesuré par des indicateurs comme le PIB, l'inflation, le chômage, mais aussi les inégalités et l'environnement.
3 questions fondamentales de l'économie de marché:
Quels biens et services produire ?
Comment produire ces biens et services ?
À qui distribuer ces biens et services ?
Branches de l'économie:
Microéconomie: Étudie les décisions des individus, ménages et entreprises.
Macroéconomie: Étudie l'économie dans son ensemble (PIB, inflation, chômage).
Économie positive: Décrit et explique les phénomènes économiques.
Économie normative: Prescrit des solutions aux problèmes économiques.
Modélisation économique: Utilise des représentations simplifiées (souvent mathématiques) de la réalité, avec des variables endogènes (déterminées par le modèle, ex: dans ) et exogènes (affectant le modèle mais non affectées par lui, ex: ).
Types de graphiques:
Séries chronologiques: Une variable sur une période.
Graphiques à barres avec données transversales: Une variable à un moment donné pour différents pays.
Chapitre 3: Les Forces de Marché: Offre et Demande
Ce chapitre introduit les fondements des marchés concurrentiels.
1. Hypothèses du marché concurrentiel
Concurrence parfaite: Grand nombre d'acheteurs et vendeurs, biens homogènes, liberté d'entrée et de sortie. Les entreprises et consommateurs sont preneurs de prix (price takers).
2. Théorie de la Demande
Courbe de demande: Montre les quantités qu'un consommateur est prêt à acheter à différents prix. Elle est généralement décroissante.
Mouvements le long de la courbe: Changement de la quantité demandée dû à un changement du prix du bien.
Déplacement de la courbe: Changement de la demande dû à d'autres variables (prix des biens proches, revenu, goûts, anticipations, nombre d'acheteurs).
Biens substituts: L'augmentation du prix de l'un entraîne une augmentation de la demande de l'autre (ex: café et thé).
Biens complémentaires: L'augmentation du prix de l'un entraîne une réduction de la demande de l'autre (ex: voitures et pneus).
Biens normaux: La demande augmente avec le revenu.
Biens inférieurs: La demande diminue avec le revenu (ex: trajets en bus).
Demande de marché: Somme horizontale des demandes individuelles.
3. Théorie de l'Offre
Courbe d'offre: Montre les quantités qu'un producteur est prêt à vendre à différents prix. Elle est généralement croissante.
Mouvements le long de la courbe: Changement de la quantité offerte dû à un changement du prix du bien.
Déplacement de la courbe: Changement de l'offre dû à d'autres variables (prix des facteurs de production, technologie, disponibilité des ressources, anticipations, nombre de producteurs).
Offre de marché: Somme horizontale des offres individuelles.
4. Théorie de l'Ajustement des Marchés
Équilibre: Situation où la quantité offerte égale la quantité demandée. Il n'y a pas d'incitation à modifier le prix ou la quantité.
Surplus et pénurie:
Pénurie: Quantité demandée > quantité offerte; le prix augmente.
Surplus: Quantité offerte > quantité demandée; le prix diminue.
Changements d'équilibre: Déplacements de l'offre, de la demande, ou des deux.
Si une seule courbe se déplace, l'effet sur le prix et la quantité est clair.
Si les deux courbes se déplacent, l'effet sur une des variables peut être ambigu.
5. ÉLasticité
Définition: Mesure la sensibilité d'une variable à un changement dans une autre variable.
Élasticité-prix de la demande (): Réponse de la quantité demandée à un changement de prix.
Demande parfaitement inélastique: (quantité inchangée).
Demande parfaitement élastique: (quantité très sensible).
Demande isoélastique: .
Demande inélastique: .
Demande élastique: .
Déterminants: Substituts, définition du marché, horizon temporel.
Calcul de l'élasticité: Méthode standard ou méthode du point médian pour plus de précision.
Élasticité, revenus et dépenses: L'impact d'une variation de prix sur les recettes totales () dépend de l'élasticité de la demande.
Élasticité et pente: La pente d'une courbe de demande linéaire est constante, mais l'élasticité varie le long de cette courbe.
Élasticité-prix de l'offre (): Réponse de la quantité offerte à un changement de prix. Déterminants: flexibilité des vendeurs, horizon temporel.
Élasticité-revenu de la demande (): Mesure la réaction de la quantité demandée à un changement de revenu. Positive pour les biens normaux, négative pour les biens inférieurs.
Élasticité-prix croisée de la demande (): Mesure la réaction de la quantité demandée d'un bien () à un changement du prix d'un autre bien (). Positive pour les substituts, négative pour les complémentaires.
Chapitre 4: Formation de la Demande: Les Choix des Consommateurs
1. Introduction
La théorie du consommateur explique comment la courbe de demande est construite, basée sur les courbes d'indifférence et d'utilité.
2. Contrainte budgétaire et choix
La contrainte budgétaire montre les combinaisons de biens qu'un consommateur peut acheter avec un revenu donné.
Les changements de revenu ou de prix des biens déplacent cette contrainte.
3. Déduction de la courbe de Demande
Une diminution du prix d'un bien modifie la contrainte budgétaire, permettant de déduire la relation entre le prix et la quantité demandée, formant ainsi la courbe de demande.
Chapitre 5: Formation de l'Offre: Les Firmes sur les Marchés Concurrentiels
Ce chapitre explique comment les entreprises décident de produire et de fixer les prix en concurrence parfaite.
1. Introduction
But de l'entreprise: Maximiser son profit ().
Coûts économiques vs. comptables: Les coûts économiques incluent les coûts implicites (coûts d'opportunité) en plus des coûts explicites.
Court terme vs. long terme: À court terme, au moins un facteur de production (ex: capital ) est fixe ; à long terme, tous les facteurs sont variables.
1. But de l’entreprise
Une entreprise veut surtout gagner le plus d’argent possible.
Le profit = argent gagné − coûts.
ΠT=RT−CT\Pi_T = R_T - C_TΠT=RT−CT
RTR_TRT = recettes totales (l’argent reçu grâce aux ventes)
CTC_TCT = coûts totaux (dépenses)
ΠT\Pi_TΠT = profit
Exemple simple
Une entreprise vend pour 10 000€ et dépense 7 000€.
➡️ Profit = 10 000 − 7 000 = 3 000€.
2. Coûts économiques vs coûts comptables
Coûts comptables
= Les dépenses visibles.
Exemples :
salaires
loyer
électricité
machines
➡️ C’est l’argent réellement payé.
Coûts économiques
= coûts comptables + coûts implicites.
Les coûts implicites = ce qu’on “sacrifie”.
On appelle ça le coût d’opportunité.
Exemple
Tu utilises ton propre local pour ton magasin.
Comptablement : tu ne paies pas de loyer.
Économiquement : tu perds l’argent que tu aurais gagné en louant ce local à quelqu’un.
➡️ Donc ce “manque à gagner” est aussi un coût.
3. Court terme vs long terme
Court terme
Au moins un facteur est fixe.
Exemple :
l’usine
les machines
le bâtiment
➡️ L’entreprise ne peut pas tout changer rapidement.
Elle peut seulement changer certaines choses comme :
le nombre d’employés
les heures de travail
Exemple simple
Une boulangerie ne peut pas construire une nouvelle usine en 1 semaine.
Long terme
Tous les facteurs peuvent changer.
➡️ L’entreprise peut :
acheter de nouvelles machines
agrandir l’usine
changer totalement la production
Exemple
Après plusieurs années, la boulangerie peut ouvrir une deuxième usine.
2. Production
Fonction de production: Relation entre les inputs (facteurs de production, ex: travail , capital ) et l'output (quantité produite ).
Productivité marginale (): Augmentation de la production totale due à une unité supplémentaire d'input.
Productivité marginale décroissante: Au-delà d'un certain point, l'ajout d'une unité d'input variable à un facteur fixe diminue la production marginale.
3. Coûts
Coût total (): Somme des coûts fixes () et des coûts variables ().
Coût marginal (): Coût de production d'une unité supplémentaire. .
Coûts moyens:
Coût total moyen (): .
Coût fixe moyen (): .
Coût variable moyen (): .
Les courbes de coûts moyens sont en forme de "U" et le coupe le et le à leur minimum.
4. Coûts à long terme
À long terme, tous les inputs sont variables. Le Coût total moyen de long terme () est l'enveloppe inférieure des courbes de de court terme, montrant les rendements d'échelle.
5. Marché concurrentiel
Caractéristiques: Nombreux acheteurs/vendeurs, biens homogènes, information parfaite, libre entrée/sortie. Les entreprises sont preneuses de prix.
Revenu de l'entreprise: En concurrence parfaite, le Revenu marginal () et le Revenu moyen () sont égaux au prix du marché ().
6. Maximisation du profit en concurrence parfaite (analyse marginale)
Règle de maximisation du profit: Produire tant que . À l'optimum, . Puisque , alors .
Décisions de production à court terme:
Si profit (), l'entreprise produit.
Si perte () mais (profit opérationnel), l'entreprise continue à produire pour couvrir une partie des coûts fixes.
Si , l'entreprise ferme (seuil de fermeture).
Équilibre de long terme: Le profit économique est nul () en raison de la libre entrée/sortie, ce qui signifie .
Courbe d'offre: À court terme, c'est la partie de la courbe de au-dessus du seuil de fermeture. À long terme, c'est la partie de la courbe de au-dessus du point d'entrée/sortie.
Chapitre 6: Consommateurs, Producteurs et Efficacité des Marchés
Ce chapitre explore l'économie du bien-être et les notions de surplus.
1. Introduction
L'économie du bien-être cherche à maximiser le bien-être social, mesuré par le surplus total.
2. Surplus du consommateur (SC)
Définition: Différence entre le consentement à payer (CAP) maximum d'un acheteur et le prix réellement payé. C'est une mesure du bénéfice des acheteurs.
Calcul: La surface sous la courbe de demande et au-dessus du prix. Une baisse de prix augmente le SC.
3. Surplus du producteur (SP)
Définition: Différence entre le prix reçu par le producteur et son coût marginal de production. C'est une mesure du bénéfice des vendeurs.
Calcul: La surface au-dessus de la courbe d'offre et en dessous du prix. Une augmentation de prix augmente le SP.
4. Efficience des marchés
Surplus total (): . Un marché est efficient s'il maximise le ST.
Équilibre du marché: Maximise le ST. Il est efficient au sens de Pareto (impossible d'améliorer le bien-être d'un individu sans dégrader celui d'un autre).
Limites: L'efficience en concurrence parfaite est théorique (pouvoir de marché, externalités, asymétries d'information, équité).
Chapitre 7: Offre, Demande et Politiques Publiques
1. Introduction
Les gouvernements peuvent intervenir via le contrôle des prix (plafond/plancher) ou les taxes et subsides.
2. Contrôle des prix
Prix plafond: Prix maximum légal. S'il est contraignant (inférieur au prix d'équilibre), il crée une pénurie et réduit le surplus total.
Prix plancher: Prix minimum légal. S'il est contraignant (supérieur au prix d'équilibre), il crée un surplus (chômage pour le salaire minimum) et réduit le surplus total.
3. Taxes et subsides
Taxe unitaire: Montant payé au gouvernement pour chaque unité. Elle crée un écart entre le prix payé par l'acheteur et le prix reçu par le vendeur. L'incidence de la taxe est partagée entre acheteurs et vendeurs.
Impact de la taxation sur le bien-être: Les taxes réduisent le surplus total et créent une perte sèche (deadweight loss).
Élasticité et charge de la taxe: La charge de la taxe est supportée davantage par la partie dont la courbe est la moins élastique.
Pression fiscale et recette fiscale: Une augmentation de la taxe n'entraîne pas toujours une hausse de la recette fiscale (courbe de Laffer).
Subside unitaire: Montant payé par le gouvernement pour chaque unité. Il augmente la quantité échangée mais crée aussi une perte sèche.
Chapitre 8: Biens Publics et Ressources Communes
Ce chapitre aborde les défaillances de marché liées à la nature des biens.
1. Types de biens et défaillances de marchés
Deux caractéristiques:
Excluabilité: On peut empêcher la consommation si non-payée.
Rivalité: La consommation par un individu réduit la disponibilité pour les autres.
Quatre types de biens:
Biens privés: Excluables et rivaux (ex: chocolat).
Biens de club: Excluables et non rivaux (ex: TV câblée).
Ressources communes: Non excluables et rivaux (ex: poissons, pâturages).
Biens publics: Non excluables et non rivaux (ex: éclairage public, feux d'artifice).
Les biens non-excluables posent des problèmes d'efficience sans intervention.
2. Biens publics et problème du passager clandestin
Passager clandestin: Bénéficier du bien sans le payer. Le marché seul ne peut pas fournir efficacement les biens publics.
L'intervention gouvernementale est nécessaire pour financer ces biens (ex: via taxes).
3. Ressources communes et tragédie des biens communs
Tragédie des biens communs: Sur-utilisation et surexploitation d'une ressource commune due à l'absence d'excluabilité et la rivalité, si les incitations privées dominent les incitations sociales. (ex: Hardin et les pâturages).
L'intervention gouvernementale (réglementation, droits de propriété) est nécessaire pour assurer une gestion efficiente.
Chapitre 9: Les Externalités
Ce chapitre traite des conséquences de l'action d'un agent sur le bien-être d'un autre.
1. Externalités et défaillances des marchés
Définition: Une externalité survient lorsque l'action d'un agent affecte le bien-être d'un autre sans compensation.
Les marchés seuls sont inefficients car les coûts/bénéfices privés ne reflètent pas les coûts/bénéfices sociaux.
Types d'externalités: Négatives/positives, de production/consommation.
2. Externalités négatives
L'équilibre privé produit une quantité à un prix plus bas que l'optimum social (ex: pollution). Le social est supérieur au privé.
3. Externalités positives
L'équilibre privé produit une quantité à un prix plus bas que l'optimum social (ex: éducation). La valeur sociale est supérieure à la valeur privée.
4. Internalisation des externalités
Théorème de Coase: Si les coûts de transaction sont faibles, les parties peuvent négocier pour atteindre l'optimum social.
Taxe Pigouvienne: Impôt pour internaliser les externalités négatives (coût égal au dommage social marginal). Un subside Pigouvien peut être utilisé pour les externalités positives.
Autres politiques publiques: Réglementations (ex: seuils de pollution) et permis de pollution négociables.
Chapitre 10: Décision de Production des Firmes
Ce chapitre approfondit les choix de facteurs de production.
1. Isoquants et isocoûts
Isoquant: Montre toutes les combinaisons de facteurs de production () pouvant produire une quantité donnée d'output.
Taux marginal de substitution technique (TMST): Pente de l'isoquant, montre à quel taux un facteur peut être substitué par un autre.
Isocoût: Droite montrant les différentes combinaisons de facteurs de production pouvant être achetées avec un budget donné. .
2. Combinaison optimale des facteurs de production
L'allocation optimale se trouve au point de tangence entre l'isoquant et l'isocoût le plus bas, minimisant les coûts pour une quantité donnée.
Chapitre 11: Monopole
Ce chapitre analyse la structure de marché où une seule firme est présente.
1. Caractéristiques
Une seule firme, bien sans substitut proche, barrières à l'entrée. Le monopoleur est faiseur de prix (price maker).
Barrières à l'entrée: Ressources spécifiques, barrières légales (brevets, droits d'auteur), monopoles naturels (économies d'échelle).
2. Courbe de demande du monopoleur
C'est la demande du marché, donc elle est décroissante. Le est inférieur au prix ().
3. Maximisation du profit
Court terme: . Le profit peut être positif, négatif ou nul.
Long terme: Le profit positif persiste grâce aux barrières à l'entrée.
4. Coût du monopole en termes de bien-être
Le monopole entraîne une allocation inefficace des ressources et une perte sèche car .
5. Discrimination par les prix
Vendre le même bien à des prix différents à différents consommateurs. La discrimination parfaite augmente le profit, supprime la perte sèche et le surplus du consommateur.
6. Politiques publiques et monopoles
Lois antitrust, réglementation des monopoles, propriété publique.
Chapitre 12: Concurrence Monopolistique
Ce chapitre examine un marché avec de nombreuses firmes vendant des biens différenciés.
1. Caractéristiques
Nombreuses entreprises, biens différenciés, liberté d'entrée et de sortie. Les entreprises sont faiseuses de prix.
2. Différenciation des produits
Sources: publicité, marques, innovation. Permet de satisfaire des besoins différents mais augmente les coûts.
3. Courbe de demande
Elle est décroissante, comme en monopole, mais plus élastique. Le est inférieur au .
4. Maximisation du profit
Court terme: Identique au monopole, . Profit peut être positif, négatif ou nul.
Long terme: En raison de la libre entrée/sortie, le profit économique est nul (), ce qui signifie .
5. Coût de la concurrence monopolistique en termes de bien-être
Allocation inefficace des ressources et perte sèche car .
6. Comparaison avec la concurrence parfaite à long terme
Ressemblance: Profit économique nul.
Différences:
Capacité excédentaire: Quantité produite inférieure au seuil de rentabilité.
Mark-up: .
Chapitre 13: Oligopole
Ce chapitre analyse les marchés dominés par un petit nombre de vendeurs.
1. Caractéristiques
Peu d'entreprises, biens différenciés ou identiques, entrée difficile. Les entreprises sont faiseuses de prix.
Interdépendance: L'action d'une firme affecte les profits des autres.
2. Oligopole entre monopole et concurrence monopolistique
Les prix et quantités se situent entre ceux du monopole et de la concurrence parfaite.
Collusion: Entente entre firmes pour agir comme un monopole (restreindre la production, augmenter les prix). Un cartel est une collusion explicite.
3. Théorie des jeux et coopération
Dilemme du prisonnier: Illustre la difficulté de maintenir la coopération même si elle est mutuellement avantageuse, car chaque joueur a une incitation à tricher.
L'équilibre est souvent un équilibre non coopératif (équilibre de Nash), où chaque joueur choisit la meilleure stratégie compte tenu des choix des autres.
Jeux séquentiels: Les joueurs prennent leurs décisions les uns après les autres.
4. Conclusion sur l'oligopole
Réduction de la production, , perte sèche. Les politiques publiques visent à réguler les fusions et prévenir les collusions.
Chapitre 16: Inégalités de Revenu et Pauvreté
Ce chapitre explore la mesure et les causes des inégalités.
1. Mesure des inégalités
Inégalité des revenus: Analyse la distribution des revenus dans la population (par quintiles).
Courbe de Lorenz: Représente la relation entre le pourcentage cumulé des ménages et le pourcentage cumulé du revenu. Plus la courbe est éloignée de la diagonale, plus l'inégalité est grande.
Coefficient de Gini: Mesure l'inégalité de revenu, varie de 0 (égalité absolue) à 1 (inégalité absolue). .
Taux de pauvreté: Pourcentage de la population dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (fixé à 60% du revenu médian en Europe).
2. Causes des inégalités croissantes
Facteurs démographiques (personnes âgées, familles monoparentales), précarisation de l'emploi (temps partiel, contrats temporaires), réduction de l'importance des salaires, maximisation de la valorisation des actions par les entreprises.
3. Politiques de réduction des inégalités
Politique de taxation progressive: Réduit les inégalités.
Loi sur les salaires minimum.
Prestations sociales (allocations).
Chapitre 17: Interdépendance et Gains à l'Échange
1. Frontière des Possibilités de Production (FPP)
Indique les combinaisons de biens qu'une économie peut produire.
Illustre la rareté, le coût d'opportunité, et l'efficience. Des avancées technologiques peuvent déplacer la FPP.
2. Avantage absolu et avantage comparatif
Avantage absolu: Produire un bien avec moins d'inputs ou plus d'output.
Avantage comparatif: Produire un bien à un coût d'opportunité plus faible. Les gains à l'échange se basent sur l'avantage comparatif.
Chaque pays doit se spécialiser dans ce pour quoi il a un avantage comparatif et échanger.
3. Avantages et inconvénients du commerce international
Avantages: Bénéfices mutuels, spécialisation, croissance économique, concurrence, innovation.
Inconvénients: Termes de l'échange non acceptables, impact environnemental, inégalités, droits sociaux, perte d'emplois.
4. Échanges, gagnants et perdants
Déterminants de l'échange: Comparaison du prix domestique avec le prix mondial. Un pays sera exportateur si son prix domestique est inférieur au prix mondial, et importateur s'il est supérieur.
Pays exportateur: Les producteurs gagnent, les consommateurs perdent, mais le surplus total du pays augmente.
Pays importateur: Les consommateurs gagnent, les producteurs perdent, mais le surplus total du pays augmente.
5. Restrictions à l'échange
Droits de douane: Taxe sur les biens importés, augmente les prix et crée une perte sèche.
Quotas à l'importation: Limitation de la quantité importée, augmente les prix et crée une perte sèche.
Barrières non tarifaires: Standards de qualité, réglementations administratives.
Ces restrictions augmentent les prix et réduisent l'efficience, mais peuvent être justifiées par des arguments non économiques (environnement, sécurité nationale).
✅ FICHE MÉMO – CE QUI TE MANQUE (ESSENTIEL EXAMEN)
🔴 1. ÉQUILIBRE DU MARCHÉ (TRÈS IMPORTANT)
✅ À SAVOIR PARFAITEMENT
Condition :
Offre = Demande
Résoudre :
trouver P* et Q*
Interprétation :
Intersection = équilibre
Aucun incitant à changer
🔴 2. MÉTHODE DES DÉPLACEMENTS (EXAMEN CLASSIQUE)
✅ Les 3 étapes OBLIGATOIRES :
Identifier : → Offre OU Demande ?
Direction : → droite (↑) ou gauche (↓)
Conclusion : → effet sur :
Prix (↑ ou ↓)
Quantité (↑ ou ↓)
⚠️ À maîtriser :
Situation | Prix | Quantité |
|---|---|---|
Demande ↑ | ↑ | ↑ |
Demande ↓ | ↓ | ↓ |
Offre ↑ | ↓ | ↑ |
Offre ↓ | ↑ | ↓ |
⚠️ Cas tricky :
👉 Offre ET Demande changent
1 variable → sûre
1 variable → ambiguë ❗
🔴 3. ÉLASTICITÉ (ULTRA IMPORTANT)
✅ Formule :
ε = (%ΔQ) / (%ΔP)
✅ Point médian :
ΔQ / moyenne Q
----------------
ΔP / moyenne P
✅ Types :
ε > 1 → élastique
ε < 1 → inélastique
ε = 1 → unitaire
✅ LIEN AVEC RECETTE (TRÈS IMPORTANT)
Type | Si P ↑ → Recette |
|---|---|
Élastique | ↓ |
Inélastique | ↑ |
Unitaire | = |
🔴 4. COÛTS ET PRODUCTION
✅ Relations clés :
Cm = pente CT
Cm coupe :
CTM au minimum
CVM au minimum
✅ Productivité marginale :
PM ↓ ⇒ Cm ↑
🔴 5. RÈGLE FONDAMENTALE (À SAVOIR PAR CŒUR)
✅ MAX PROFIT :
p = Cm
✅ POURQUOI ?
produire + ⇒ coût > recette ❌
produire - ⇒ perte d’opportunité ❌
👉 donc optimum = égalité
🔴 6. SHUTDOWN POINT (EXAMEN TRÈS FRÉQUENT)
✅ Condition :
p < CVM ⇒ fermer
✅ Donc :
shutdown = min(CVM)
✅ Cas :
Situation | Décision |
|---|---|
p > CTM | profit |
CVM < p < CTM | perte mais produit |
p < CVM | ferme ❌ |
🔴 7. COURBE D’OFFRE (IMPORTANT)
✅ Court terme :
Offre = Cm au-dessus de CVM
✅ Long terme :
p = CTMLT
profit = 0
🔴 8. SURPLUS (TRÈS IMPORTANT)
✅ À SAVOIR :
SC = aire sous demande – prix
SP = aire au-dessus offre – prix
✅ Surplus total :
ST = SC + SP
✅ Marché efficient :
→ maximisation ST
🔴 9. TAXES (CHAPITRE PIÈGE)
✅ À SAVOIR ABSOLUMENT :
crée écart :
p acheteur = p vendeur + taxe
✅ Effets :
Q ↓
prix acheteur ↑
prix vendeur ↓
✅ Recette fiscale :
Taxe × Quantité
✅ PERTE SÈCHE :
👉 perte de bien-être
✅ INCIDENCE :
👉 qui paie ?
Courbe | Supporte plus |
|---|---|
inélastique | paie plus |
🔴 10. BIENS PUBLICS (PIÈGE THÉORIQUE)
✅ À savoir :
non excluable → passager clandestin
solution : → intervention État
🔴 11. EXTERNALITÉS
✅ Différence clé :
Type | Relation |
|---|---|
Négative | Cm social > Cm privé |
Positive | Valeur sociale > privée |
✅ Optimum social :
≠ équilibre marché ❌
✅ Solution :
taxe Pigouvienne
subside
🔴 12. STRUCTURES DE MARCHÉ (SUPER IMPORTANT)
👉 FAIRE DES COMPARAISONS
✅ Concurrence parfaite
p = Cm
efficace ✅
✅ Monopole
p > Cm
inefficace ❌
perte sèche
✅ Concurrence monopolistique
p > Cm
profit = 0 à LT
✅ Oligopole
interdépendance
Nash
collusion possible
🔴 13. GRAPHIQUES (INDISPENSABLE ❗)
👉 TU DOIS savoir dessiner :
Offre / Demande
taxe
surplus
monopole
concurrence parfaite
🔴 14. FPP & COMMERCE
✅ À maîtriser :
coût d’opportunité
avantage comparatif (IMPORTANT) → base de l’échange
✅ Commerce :
Pays | Effet |
|---|---|
exportateur | producteurs gagnent |
importateur | consommateurs gagnent |
Introduction à l'Économie et aux Marchés
L'économie est l'étude de la manière dont les individus et les sociétés allouent leurs ressources rares pour satisfaire leurs besoins et améliorer leur bien-être. Elle se divise en deux branches principales : la microéconomie, qui analyse les décisions des agents individuels (ménages, entreprises) et leur interaction sur les marchés, et la macroéconomie, qui étudie l'économie dans son ensemble (PIB, inflation, chômage). L'économie utilise la modélisation économique pour simplifier la réalité, distinguant les variables endogènes (expliquées par le modèle) des variables exogènes (affectant le modèle sans en être affectées).La théorie des marchés concurrentiels
Les marchés concurrentiels, ou marchés en concurrence parfaite, sont caractérisés par : un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs, des biens homogènes, une liberté d'entrée et de sortie, ce qui rend les acteurs "preneurs de prix" (price takers).La demande
La courbe de demande illustre la quantité d'un bien que les consommateurs sont prêts à acheter à différents niveaux de prix. Elle est généralement décroissante, reflétant la loi de la demande.- Un changement du prix du bien entraîne un **mouvement le long de la courbe** de demande.
- Un changement d'autres variables (prix des biens proches, revenu, goûts, anticipations, nombre d'acheteurs) provoque un **déplacement de la courbe** de demande.
L'offre
La courbe d'offre représente la quantité d'un bien que les producteurs sont prêts à vendre à différents niveaux de prix. Elle est généralement croissante.- Un changement du prix du bien entraîne un **mouvement le long de la courbe** d'offre.
- Un changement d'autres variables (prix des facteurs de production, technologie, disponibilité des ressources naturelles, anticipations, nombre de producteurs) provoque un **déplacement de la courbe** d'offre.
Équilibre et élasticité
L'équilibre du marché est déterminé par l'intersection des courbes d'offre et de demande, où la quantité offerte égale la quantité demandée. Une pénurie () entraîne une hausse des prix, tandis qu'un surplus () entraîne une baisse des prix pour restaurer l'équilibre. L'élasticité mesure la sensibilité d'une variable à la variation d'une autre.- L'**élasticité-prix de la demande** () indique comment la quantité demandée varie en pourcentage suite à un changement de prix. Elle peut être parfaitement inélastique (), inélastique (), unitaire (), élastique () ou parfaitement élastique (). Ses déterminants incluent la disponibilité des substituts, la définition du marché et l'horizon temporel.
- L'**élasticité-prix de l'offre** () mesure la réponse de la quantité offerte à un changement de prix.
- L'**élasticité-revenu de la demande** () indique comment la quantité demandée varie avec le revenu des consommateurs.
- L'**élasticité-prix croisée de la demande** () mesure la sensibilité de la demande d'un bien aux changements de prix d'un bien .
Formation de l'offre et comportements des firmes
Les firmes opèrent sous l'objectif de maximiser leur profit total (), où est le revenu total et le coût total. Les coûts se divisent en coûts explicites (paiements effectifs) et coûts implicites (coûts d'opportunité).Coûts de production
À court terme, certains facteurs de production sont fixes (ex: capital), tandis qu'à long terme, tous sont variables.- La fonction de production relie les intrants (capital , travail ) aux extrants ().
- La productivité marginale mesure l'augmentation de due à l'ajout d'une unité d'intrant. Elle est souvent décroissante.
- Les coûts totaux () sont la somme des coûts fixes () et des coûts variables ().
- Le coût marginal () est le coût de production d'une unité supplémentaire.
- Les coûts moyens incluent le coût total moyen (), le coût fixe moyen () et le coût variable moyen (). Le croise toujours le et le à leur minimum.
Marchés concurrentiels: maximisation du profit
En concurrence parfaite, les firmes sont preneuses de prix et leur demande est parfaitement élastique. Elles maximisent leur profit en produisant une quantité où le revenu marginal () est égal au coût marginal (), et où le prix () est égal au .Efficacité des marchés et politiques publiques
L'économie du bien-être évalue l'efficacité des marchés en maximisant le surplus total (), somme du surplus du consommateur () et du surplus du producteur (). L'équilibre du marché concurrentiel maximise ce et est efficient au sens de Pareto.Interventions gouvernementales
Les gouvernements interviennent sur les marchés pour diverses raisons :- **Contrôle des prix** (prix plafond ou prix plancher) : peut entraîner des pénuries ou des surplus et réduire le . Exemple : salaire minimum (prix plancher) entraînant du chômage.
- **Taxes et subsides** :
- Les taxes unitaires augmentent les prix payés par les acheteurs et réduisent ceux reçus par les vendeurs. Elles créent une perte sèche (deadweight loss), une réduction du . La charge de la taxe incombe davantage à la partie dont l'élasticité est la moins élevée. La courbe de Laffer illustre qu'une taxe trop élevée peut réduire les recettes fiscales.
- Les subsides unitaires ont l'effet inverse, encourageant la production et la consommation, mais peuvent aussi générer une perte sèche.
- Les taxes unitaires augmentent les prix payés par les acheteurs et réduisent ceux reçus par les vendeurs. Elles créent une perte sèche (deadweight loss), une réduction du . La charge de la taxe incombe davantage à la partie dont l'élasticité est la moins élevée. La courbe de Laffer illustre qu'une taxe trop élevée peut réduire les recettes fiscales.
Défaillances de marché
Certains biens et situations entraînent des défaillances de marché nécessitant une intervention :- Les biens publics (non excluables et non rivaux) sont sujets au problème du passager clandestin, nécessitant une fourniture publique (ex: éclairage public).
- Les ressources communes (non excluables mais rivales) sont sujettes à la tragédie des biens communs (surexploitation), comme les poissons ou les pâturages.
- Les externalités sont des effets non compensés d'une activité sur un tiers. Les externalités négatives (ex: pollution) entraînent une production excessive du point de vue social, tandis que les externalités positives (ex: éducation) entraînent une production insuffisante. Des solutions privées (Théorème de Coase) ou publiques (taxes/subsides Pigouviens, réglementations, permis de pollution) sont possibles pour internaliser ces externalités.
Structures de marché
Au-delà de la concurrence parfaite, il existe diverses structures de marché avec une concurrence imparfaite :- Le monopole : un vendeur unique avec des barrières à l'entrée (ressources spécifiques, barrières légales, monopoles naturels). Le monopoleur est un "faiseur de prix" et son profit est maximisé quand . Cela conduit à un prix plus élevé et une quantité plus faible qu'en concurrence parfaite, créant une perte sèche.
La discrimination par les prix permet au monopoleur d'augmenter son profit en vendant le même bien à des prix différents.
- La concurrence monopolistique : beaucoup de firmes avec liberté d'entrée et de sortie, mais des biens similaires mais non identiques (différenciation des produits). Les firmes sont aussi faiseuses de prix, et à long terme, leurs profits économiques sont nuls (), avec la possibilité d'une capacité excédentaire et un prix supérieur au coût marginal (mark-up).
- L'oligopole : petit nombre de vendeurs offrant des produits similaires ou identiques, avec des barrières à l'entrée. L'interdépendance entre les firmes est cruciale. Elles ont un intérêt à la collusion (cartel) pour agir comme un monopole, mais la théorie des jeux, notamment le dilemme du prisonnier, montre la difficulté de maintenir la coopération due aux incitations à tricher.
Les politiques publiques visent à réguler les oligopoles par des lois antitrust et la punition des collusions.
Société et Économie
Inégalités
Les inégalités de revenu sont mesurées par des outils comme la courbe de Lorenz et le coefficient de Gini (variant de 0 pour égalité absolue à 1 pour inégalité absolue). Le taux de pauvreté représente le pourcentage de la population sous un seuil de revenu prédéfini. Les causes des inégalités incluent des facteurs démographiques, l'augmentation des emplois précaires et la concentration de la richesse. Des politiques comme la taxation progressive, le salaire minimum et les prestations sociales visent à les réduire.Interdépendance et échange
La Frontière des Possibilités de Production (FPP) illustre les combinaisons de biens qu'une économie peut produire. Les gains à l'échange se basent sur l'avantage comparatif (coût d'opportunité plus faible) plutôt que l'avantage absolu (moins d'intrants). Un pays se spécialise dans le bien pour lequel il a un avantage comparatif, puis échange.Économie 1 : Concepts fondamentaux et structures de marché
L'économie est l'étude de la manière dont les individus et les sociétés allouent des ressources rares pour satisfaire leurs besoins. Ce cours, BECGE1110 – Économie 1, dispensé à l'UCLouvain Saint-Louis-Bruxelles par le professeur Bertrand Hamaide, plonge dans les mécanismes des économies de marché néoclassiques, en se basant sur le manuel "Principes de l'économie" de Mankiw et Taylor (6e édition).
Partie 1 : Introduction à l'économie
L'économie se penche sur la répartition des ressources pour le bien-être individuel et sociétal. Elle répond à trois questions fondamentales : quels biens et services produire, comment les produire, et à qui les distribuer. Elle se divise en deux branches principales :
- Microéconomie : Étudie les décisions des agents individuels (ménages, entreprises) et leur interaction sur les marchés.
- Macroéconomie : Analyse l'économie dans son ensemble (PIB, inflation, chômage).
L'économie utilise également la modélisation économique pour représenter des réalités simplifiées, avec des variables endogènes (dépendent du modèle, comme la quantité demandée) et exogènes (affectent le modèle sans être affectées par lui, comme le prix).
Partie 2 : La théorie des marchés concurrentiels
Offre et demande
Un marché concurrentiel (concurrence parfaite) se caractérise par un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs, des biens homogènes et une liberté d'entrée et de sortie, rendant les acteurs preneurs de prix.
-
La courbe de demande : Représente la quantité d'un bien que les consommateurs sont prêts à acheter à différents prix.
- Un changement de prix provoque un mouvement le long de la courbe.
- Un changement d'autres variables (prix des substituts/compléments, revenu, goûts) entraîne un déplacement de la courbe.
- La demande de marché est la somme horizontale des demandes individuelles.
- Un changement de prix provoque un mouvement le long de la courbe.
-
La courbe d'offre : Indique la quantité qu'un producteur est disposé et capable de vendre à divers prix.
- Un changement de prix provoque un mouvement le long de la courbe.
- Un changement d'autres facteurs (coûts de production, technologie) déplace la courbe.
- L'offre de marché est la somme horizontale des offres individuelles.
- Un changement de prix provoque un mouvement le long de la courbe.
-
Équilibre du marché : Point où l'offre rencontre la demande, déterminant le prix et la quantité d'équilibre.
- Un excédent (surplus) apparaît si le prix est trop élevé.
- Une pénurie survient si le prix est trop bas.
- Les changements d'équilibre résultent de déplacements des courbes d'offre ou de demande.
Élasticité
L'élasticité mesure la sensibilité d'une variable à la variation d'une autre. Elle est calculée en pourcentage.
-
Élasticité prix de la demande : Mesure la réaction de la quantité demandée à un changement de prix.
- Demande parfaitement inélastique () : la quantité ne change pas malgré le prix.
- Demande parfaitement élastique () : la quantité réagit infiniment au prix.
- Élasticité unitaire () : la variation en pourcentage de la quantité est égale à celle du prix.
- Demande inélastique () : la quantité varie moins que le prix.
- Demande élastique () : la quantité varie plus que le prix.
- Demande parfaitement inélastique () : la quantité ne change pas malgré le prix.
-
Élasticité prix de l'offre : Mesure la réaction de la quantité offerte à un changement de prix, avec des catégories similaires à la demande.
- Élasticité revenu de la demande () : Détermine si un bien est normal (élasticité positive) ou inférieur (élasticité négative).
- Élasticité prix croisée de la demande () : Indique si deux biens sont substituts (élasticité positive) ou complémentaires (élasticité négative).
Formation de la demande : les choix des consommateurs
La contrainte budgétaire montre les combinaisons de biens qu'un consommateur peut acheter avec un revenu donné.
La demande est une déduction de ces choix et du budget disponible.
Formation de l'offre : les firmes sur les marchés concurrentiels
L'objectif de l'entreprise est de maximiser son profit total (), composé des recettes totales (RT) et des coûts totaux (CT).
-
Production : La fonction de production relie les inputs (travail L, capital K) aux outputs (quantité Q). La productivité marginale () indique l'augmentation de la production due à l'ajout d'une unité d'input.
Il existe des rendements marginaux décroissants.
-
Coûts : Coûts fixes (CF) ne varient pas avec la production ; coûts variables (CV) varient avec la production. Les coûts totaux () en sont la somme.
Le coût marginal (Cm) est le coût de production d'une unité supplémentaire.
Les coûts moyens (CTM, CVM, CFM) sont les coûts par unité.
-
Décision de production : En concurrence parfaite, la firme est preneuse de prix. Elle maximise son profit en produisant où (revenu marginal = coût marginal). Sa courbe d'offre de court terme est sa courbe de Cm au-dessus du seuil de fermeture (point où ).
À long terme, le profit économique est nul en raison de la liberté d'entrée/sortie.
Les consommateurs, les producteurs et l'efficacité des marchés
L'économie du bien-être cherche à maximiser le bien-être social. Elle utilise le surplus du consommateur (SC) et le surplus du producteur (SP) comme mesures.
Le surplus total (ST = SC + SP) est maximisé à l'équilibre du marché, qui est efficient au sens de Pareto.
Partie 3 : Les interventions sur les marchés
Les gouvernements interviennent pour diverses raisons, notamment pour influencer la distribution des ressources ou corriger les défaillances du marché.
-
Contrôle des prix :
- Prix plafond : Prix maximum légal, peut créer des pénuries et réduire le surplus total.
- Prix plancher : Prix minimum légal, peut créer des excédents (chômage) et réduire le surplus total.
- Prix plafond : Prix maximum légal, peut créer des pénuries et réduire le surplus total.
-
Taxes et subsides :
- Une taxe unitaire fait varier le prix payé par l'acheteur et celui reçu par le vendeur. La charge de la taxe est partagée en fonction de l'élasticité.
Les taxes créent une perte sèche.
Plus l'élasticité est faible, plus la part de la taxe supportée par l'agent concerné est élevée.
La courbe de Laffer montre que l'augmentation d'une taxe peut, au-delà d'un certain point, réduire la recette fiscale.
- Un subside unitaire est un montant payé par le gouvernement par unité produite, augmentant la quantité et le bien-être (mais coûteux pour le gouvernement).
Les subsides entraînent aussi une perte sèche.
- Une taxe unitaire fait varier le prix payé par l'acheteur et celui reçu par le vendeur. La charge de la taxe est partagée en fonction de l'élasticité.
Biens publics et ressources communes
Les biens sont classés selon l'excluabilité et la rivalité :
- Biens privés : Excluables et rivaux (ex: chocolat).
- Biens publics : Non excluables et non rivaux (ex: éclairage public), posent le problème du passager clandestin.
- Ressources communes : Non excluables mais rivaux (ex: poissons, pâtures), mènent à la tragédie des biens communs.
Ces biens nécessitent souvent l'intervention gouvernementale pour éviter une sous-production ou une surexploitation.
Externalités
Une externalité est l'impact non compensé de l'action d'un agent sur le bien-être d'un autre. Les marchés seuls ne parviennent pas à l'optimum social en leur présence.
- Externalités négatives (ex: pollution) : le coût privé est inférieur au coût social.
- Externalités positives (ex: éducation) : la valeur privée est inférieure à la valeur sociale.
Les solutions incluent le théorème de Coase (négociation privée sous certaines conditions) et des solutions publiques comme la taxe Pigouvienne ou les permis de pollution pour internaliser les externalités.
Partie 4 : Comportement des firmes et structures de marché
Après la concurrence parfaite, l'analyse se porte sur l'imparfaite concurrence, où les firmes ont un pouvoir de marché.
-
Inputs et isocoûts : La production utilise une combinaison optimale de facteurs (K, L) pour minimiser les coûts. Les isoquants montrent les combinaisons de facteurs pour une production donnée.
Les isocoûts représentent les combinaisons de facteurs pour un coût donné.
La combinaison optimale est à la tangence.
-
Monopole : Une seule firme, avec des barrières à l'entrée. Le monopoleur est faiseur de prix.
- La courbe de demande du monopole est décroissante, et .
- Maximise le profit où , le prix étant supérieur au Cm.
- Il y a une perte sèche due à la sous-production par rapport à la concurrence parfaite.
- La discrimination par les prix permet au monopoleur d'augmenter son profit en vendant le même bien à des prix différents.
- La courbe de demande du monopole est décroissante, et .
-
Concurrence monopolistique : Nombreuses firmes, produits différenciés, liberté d'entrée/sortie. Les firmes sont price makers.
- Profit maximisé où .
- À long terme, profit économique nul.
- Présente une perte sèche et une capacité excédentaire (production inférieure au seuil de rentabilité).
Un mark-up (prix > Cm) existe.
- Profit maximisé où .
-
Oligopole : Petit nombre de vendeurs, produits similaires ou identiques, entrée difficile. L'interdépendance est clé.
- Tendance à la collusion (entente) et aux cartels pour se rapprocher du monopole.
- La théorie des jeux analyse les comportements stratégiques, notamment le dilemme du prisonnier qui montre la difficulté de maintenir la coopération.
- Les jeux séquentiels introduisent une dimension temporelle dans la prise de décision.
Partie 5 : Société et économie
Inégalités de revenu et pauvreté
Les inégalités de revenu sont mesurées par des outils comme la courbe de Lorenz
et le coefficient de Gini (), qui varie de 0 (égalité parfaite) à 1 (inégalité absolue).
Le taux de pauvreté représente le pourcentage de population sous un seuil défini (60% du revenu médian en Europe). Des politiques comme la taxation progressive, le salaire minimum et les prestations sociales visent à réduire ces inégalités.
Interdépendance et gains à l'échange
La frontière des possibilités de production (FPP) illustre les combinaisons de biens qu'une économie peut produire. Les gains à l'échange proviennent de l'avantage comparatif (capacité à produire un bien à moindre coût d'opportunité), et non de l'avantage absolu.
Les restrictions à l'échange (droits de douane , quotas
) sont utilisées pour des raisons diverses, mais elles augmentent les prix et créent une perte sèche.
Introduction à l'Économie
L'économie étudie comment les individus et les sociétés gèrent leurs ressources limitées pour satisfaire des besoins illimités. Elle se divise en deux branches principales :- La microéconomie qui analyse les décisions des agents individuels (ménages, entreprises) et leurs interactions sur les marchés.
- La macroéconomie qui examine l'économie dans son ensemble (inflation, chômage, croissance économique).
Les Questions Fondamentales et l'Économie comme Science
L'économie de marché doit répondre à trois questions essentielles : Quels biens et services produire ? Comment les produire ? et À qui les distribuer ? L'approche peut être soit positive (décrire et expliquer les faits économiques), soit normative (prescrire des solutions).La Théorie des Marchés Concurrentiels : Offre et Demande
Les marchés concurrentiels sont caractérisés par un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs, des biens homogènes, et une liberté d'entrée et de sortie, faisant des acteurs des "preneurs de prix".La Demande
La courbe de demande illustre la relation inverse entre le prix d'un bien et la quantité que les consommateurs sont prêts à acheter.- Un changement du prix du bien entraîne un mouvement le long de la courbe.
- La variation d'autres facteurs (revenu, prix des substituts ou complémentaires, goûts, anticipations, nombre d'acheteurs) provoque un déplacement de la courbe de demande.
L'Offre
La courbe d'offre montre la relation directe entre le prix et la quantité qu'un producteur est disposé et capable de vendre.- Un changement du prix du bien entraîne un mouvement le long de la courbe d'offre.
- La modification d'autres variables (prix des facteurs de production, technologie, nombre de producteurs, anticipations) provoque un déplacement de la courbe d'offre.
Ajustement et Équilibre des Marchés
L'interaction entre l'offre et la demande détermine le prix et la quantité d'équilibre, où la quantité offerte égale la quantité demandée.- Un excédent (surplus) se produit lorsque la quantité offerte dépasse la quantité demandée, entraînant une baisse des prix.
- Une pénurie survient lorsque la quantité demandée excède la quantité offerte, stimulant une hausse des prix.
L'Élasticité
L'élasticité mesure la sensibilité d'une variable à la variation d'une autre.- L'élasticité-prix de la demande () indique la réaction de la quantité demandée à un changement de prix. Elle peut être inélastique (), unitaire (), ou élastique ().
- L'élasticité-prix de l'offre () mesure la réaction de la quantité offerte à un changement de prix.
- L'élasticité-revenu de la demande () détermine si un bien est normal ou inférieur.
- L'élasticité-prix croisée de la demande () indique si deux biens sont substituts ou complémentaires.
La Formation de la Demande et de l'Offre
Choix des Consommateurs
La contrainte budgétaire représente les combinaisons de biens qu'un consommateur peut acheter avec un revenu donné. Les changements de revenu ou de prix déplacent cette contrainte.Décisions des Firmes (Théorie du Producteur)
L'objectif principal d'une entreprise est de maximiser son profit total (). Les coûts se divisent en coûts fixes (indépendants de la production) et coûts variables (dépendants de la production).- La productivité marginale () diminue généralement au-delà d'un certain point en raison des rendements décroissants.
- Le coût marginal () représente l'augmentation du coût total due à la production d'une unité supplémentaire.
- Les coûts moyens (CTM, CVM, CFM) sont des coûts par unité produite. Le coût marginal coupe toujours les courbes de coût moyen à leur minimum.
L'Efficacité des Marchés : Surplus du Consommateur et du Producteur
L'économie du bien-être cherche à maximiser le bien-être social en utilisant les concepts de surplus du consommateur (SC) et de surplus du producteur (SP).Surplus du Consommateur (SC)
Le SC est la différence entre le consentement à payer et le prix effectivement payé. Il est graphiquement représenté par la zone sous la courbe de demande et au-dessus du prix du marché.Surplus du Producteur (SP)
Le SP est la différence entre le prix reçu par le producteur et son coût de production (Cm). Il est graphiquement représenté par la zone au-dessus de la courbe d'offre et en dessous du prix du marché.Efficience des Marchés
L'équilibre du marché maximise le surplus total (ST = SC + SP), ce qui le rend efficient au sens de Pareto.Les Interventions sur les Marchés
Le gouvernement intervient pour corriger les défaillances de marché ou influencer la distribution des ressources.Contrôle des Prix
- Les prix plafonds sont des prix maximums légaux. S'ils sont contraignants, ils créent des pénuries et réduisent le surplus total.
- Les prix planchers sont des prix minimums légaux. S'ils sont contraignants, ils peuvent créer des excédents ou du chômage.
Taxes et Subventions
- Les taxes unitaires créent un différentiel entre le prix payé par l'acheteur et le prix reçu par le vendeur, générant des recettes fiscales pour le gouvernement mais entraînant une perte sèche (réduction du surplus total).
L'incidence de la taxe dépend de l'élasticité de l'offre et de la demande.
- Les subventions unitaires sont des montants payés par le gouvernement pour chaque unité produite ou achetée. Elles augmentent la quantité échangée mais créent également une perte sèche.
Biens Publics et Externalités
Types de Biens
Les biens sont classés selon leur excluabilité et leur rivalité :- Biens privés (excluable et rival)
- Biens publics (non excluable et non rival, comme l'éclairage public). Ils sont sujets au problème du passager clandestin.
- Ressources communes (non excluable et rival, comme les poissons en mer). Elles sont sujettes à la tragédie des biens communs (surexploitation).
- Biens de club (excluable et non rival, comme la télévision câblée)
Externalités
Une externalité est l'impact d'une action d'un agent sur le bien-être d'un autre sans compensation.- Externalités négatives (ex: pollution) : le coût social est supérieur au coût privé.
- Externalités positives (ex: éducation) : le bénéfice social est supérieur au bénéfice privé.
Comportement des Firmes et Structures de Marché
Au-delà de la concurrence parfaite, il existe des marchés imparfaitement concurrentiels.Monopole
Un monopole est un marché avec un unique vendeur, qui est un faiseur de prix et fait face à des barrières à l'entrée.Concurrence Monopolistique
De nombreuses firmes vendent des produits différenciés, avec liberté d'entrée et de sortie. La courbe de demande est décroissante, et à long terme, le profit économique est nul () mais , entraînant une capacité excédentaire et une perte sèche.Oligopole
Un petit nombre de vendeurs dominent le marché, produisant des biens similaires ou identiques. La principale caractéristique est l'interdépendance des décisions entre les firmes.Société et Économie : Inégalités et Échanges
Inégalités
Les inégalités de revenus sont mesurées par la courbe de LorenzÉchanges et Gains à l'Échange
La Frontière des Possibilités de Production (FPP) montre les combinaisons de biens qu'une économie peut produire.- Un pays a un avantage absolu s'il produit un bien avec moins d'intrants.
- Un pays a un avantage comparatif s'il produit un bien à un coût d'opportunité plus faible. Les gains à l'échange reposent sur l'avantage comparatif.
Restrictions à l'Échange
Les restrictions (droits de douane, quotas) augmentent les prix et créent des pertes sèches.Lancer un quiz
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