Marketing stratégique 2
234 cartesCours de marketing stratégique : étude du marché, diagnostic PESTEL, Porter et SWOT, segmentation, ciblage, proposition de valeur et positionnement.
34 cartes
Une entreprise ne publie que des publicités, sans avoir étudié son marché. Quelle démarche doit précéder cette communication ?
Le marketing stratégique définit quoi vendre, à qui et comment se positionner ; la communication est une action visible qui le met en œuvre.
Deux boissons énergisantes se ressemblent, mais chacune évoque un univers différent aux consommateurs. Que doit examiner une marque pour comprendre cette différence ?
Le positionnement : la place de chaque marque dans l’esprit de sa cible par rapport à ses concurrents, et la perception qu’elle suscite.
Des clients hésitent entre une application de transport et un taxi difficile à trouver, aux prix opaques. Quelle promesse l’entreprise doit-elle formuler ?
Sa proposition de valeur doit promettre une solution au problème : une application mobile, des prix fixes et une accessibilité immédiate.
Après avoir repéré plusieurs groupes de clients, une entreprise choisit ceux auxquels elle consacrera ses efforts en priorité. Comment s’appelle ce choix ?
C’est le ciblage : choisir, parmi les segments identifiés, le ou les groupes que l’entreprise veut viser en priorité.
Une boutique vise indistinctement tous les habitants, mais ses offres répondent surtout aux besoins d’un groupe homogène. Que devrait-elle faire ?
Elle devrait segmenter son marché : le découper en groupes homogènes susceptibles d’utiliser l’offre, plutôt que viser tout le marché indistinctement.
Une salle de sport veut d’abord choisir les clients qu’elle vise, puis lancer une promotion la semaine prochaine. Quelle décision relève du stratégique ?
Choisir les clients visés relève du marketing stratégique : il fixe la direction à long terme, tandis que la promotion est opérationnelle.
Une entreprise constate que ses distributeurs imposent leurs conditions et que des boissons de substitution gagnent du terrain. Quel outil évalue ces rapports de force ?
Les 5 forces de Porter évaluent l’intensité concurrentielle, notamment le pouvoir des clients ou distributeurs et la menace des produits de substitution.
Une taxe croissante sur les boissons sucrées menace les coûts d’une entreprise. Quel outil l’aide à analyser ce facteur externe avant de décider ?
Le PESTEL analyse les facteurs externes ; ici, la dimension politique aide à anticiper la taxation et à envisager une évolution de gamme.
Netflix augmente ses prix alors que le partage de compte reste incontrôlé et que ses concurrents progressent. Quelle vulnérabilité devrait-elle corriger ?
Dans l’analyse Faiblesses × Menaces, elle doit limiter le partage de compte : des abonnés mécontents pourraient plus facilement basculer vers un concurrent moins cher.
Une entreprise trouve des acheteurs intéressés, mais certains n’ont pas les moyens de payer son offre. Quelle condition manque pour que la demande permette des échanges ?
La demande doit être solvable : les consommateurs doivent avoir un pouvoir d’achat suffisant et le prix doit être adapté pour permettre les transactions.
Une salle constate de nombreux abandons et veut comprendre les raisons derrière ce phénomène. Quelle étude devrait-elle mener ?
Une étude qualitative explore les motivations et les freins, par exemple avec des entretiens auprès de clients ayant abandonné.
Une entreprise vend des machines spécialisées à d’autres entreprises. Dans quel type de marché se situe-t-elle ?
Elle se situe sur un marché B2B : ce type de marché regroupe les transactions entre entreprises.
Des clients se plaignent que leur aspirateur perd de la puissance quand son sac s’encrasse. Quelle réponse Dyson a-t-elle apportée à ce besoin ?
Dyson a développé la technologie cyclonique, qui élimine le besoin de sacs et maintient une aspiration constante.
Une enseigne veut adapter son offre à des profils distincts : quel travail stratégique ce découpage illustre-t-il ?
La segmentation : diviser le marché en groupes distincts avant de choisir la cible à laquelle s’adresser.
Face aux six dimensions de ce schéma, une entreprise peut-elle les contrôler ou doit-elle les anticiper ?
Elle doit les anticiper : ce sont des facteurs externes sur lesquels elle n’a pas de prise directe.
Une marque veut paraître plus sportive sans devenir moins tendance : quel déplacement suggère cette carte ?
Déplacer sa position vers la droite, sans changer sa hauteur sur la carte.
Deux canettes se ressemblent, mais leurs publics diffèrent : quel levier explique cet écart ?
Le positionnement : il différencie les marques dans l’esprit des consommateurs et crée de la valeur perçue.
Avant d’entrer sur ce marché, une entreprise veut évaluer la pression concurrentielle : que mesure ce schéma ?
L’intensité concurrentielle du marché, en considérant les différentes pressions qui s’exercent sur l’entreprise.
Une nouvelle marque entre sur un marché où Red Bull est associé à la performance et Disney+ à la magie familiale. Quelle question stratégique doit-elle résoudre ?
Elle doit trouver sa place sur le marché et dans l’esprit des consommateurs, en choisissant un territoire distinctif face aux marques déjà installées.
Une marque propose un produit utile, mais les clients ne ressentent aucun lien avec elle. Quel rôle ses valeurs devraient-elles jouer ?
Les valeurs donnent du sens au produit et créent un attachement émotionnel ; elles doivent être cohérentes avec le produit et son bénéfice.
Une entreprise veut comparer des marques sur deux critères importants pour ses clients. Comment choisir les axes de son mapping perceptuel ?
Elle choisit des critères que les clients utilisent réellement pour comparer les marques, par exemple le prix et la qualité.
Une plateforme veut expliquer à qui elle s’adresse, quel problème elle résout et ce que son offre apporte. Quelle formule peut structurer sa promesse ?
« Nous aidons [cible], qui [problème], grâce à [solution], qui permet de [bénéfice], en faisant [élément différenciant]. »
Une marque met en avant la puissance technique de son produit, sans expliquer ce que le client en retire. Quel élément manque à son positionnement ?
Il manque l’avantage pour le client : il faut traduire l’attribut en bénéfice concret, car le consommateur achète ce que la caractéristique change pour lui.
Pepsi lance un cola transparent pour séduire largement, mais les amateurs de soda veulent le goût classique et les clients soucieux de santé préfèrent d’autres boissons. Quel problème stratégique cela révèle-t-il ?
Le positionnement est flou et inadapté : il vise un public large sans répondre à un besoin précis ni correspondre clairement aux attentes d’une cible.
Une équipe connaît l’âge et la localisation de sa cible, mais ignore ce qui la pousse à acheter ou la retient. Quel outil doit-elle construire ?
Elle doit construire un persona, représentation semi-fictive du client idéal fondée sur des données réelles, incluant motivations et freins à l’achat.
Une petite entreprise ne peut pas rivaliser sur tous les segments et envisage de consacrer ses moyens à un groupe précis. Quelle stratégie de ciblage est la plus cohérente ?
Le ciblage concentré est pertinent : l’entreprise concentre ses ressources sur un segment et peut y devenir une marque de référence.
Une entreprise découvre que beaucoup de personnes ne se sentent pas concernées par le problème qu’elle résout. Quel enseignement doit-elle tirer sur leur niveau de conscience ?
Elles sont au niveau « ne se sentent même pas concernés », qui représente 60 % ; le message doit tenir compte de ce faible niveau de conscience.
Un client repère un besoin, recherche des informations, compare des offres, achète, puis évalue son expérience. Dans quel ordre se déroule le processus de décision ?
- Prise de conscience du besoin ; 2. Recherche d’informations ; 3. Évaluation des alternatives ; 4. Décision d’achat ; 5. Évaluation post-achat.
Une marque veut comprendre chaque interaction vécue par un prospect, depuis sa découverte jusqu’à sa fidélisation. Quel concept doit-elle cartographier ?
Le parcours client : l’ensemble des interactions entre un client potentiel et une marque, de la découverte à la fidélisation.
Un client doit répéter sa demande après être passé du site au service client. Quel problème de parcours rencontre-t-il ?
Une rupture de parcours : l’expérience se casse lorsque le client doit attendre, répéter ou changer de canal.
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Une cliente compare sur Google, pose une question sur Instagram puis achète en magasin, sans devoir recommencer son parcours. Quelle stratégie l’entreprise applique-t-elle ?
Elle applique une stratégie omnicanal : plusieurs canaux sont cohérents et interconnectés pour permettre une expérience fluide.
Une entreprise veut « avoir plus de clients », mais ne précise ni combien ni pour quand. Comment rendre son objectif exploitable ?
Elle doit le formuler en objectif SMART : précis, mesurable, atteignable, réaliste et associé à une échéance déterminée.
Une équipe lance une campagne et veut vérifier si elle atteint son objectif de notoriété. Quel type d’indicateur doit-elle suivre ?
Un KPI adapté à la notoriété, comme le trafic web ou la portée sur les réseaux sociaux, mesure la performance par rapport à l’objectif.
Une équipe doit recommander les priorités pour développer une activité sans oublier les notions centrales du cours. Quels cinq éléments doit-elle garder en tête ?
La démarche marketing ; les outils d’analyse interne et externe ; le parcours client et la décision d’achat ; la proposition de valeur et les 4P ; les objectifs SMART et KPI.
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Fiche de révision
Le marketing, c'est quoi ?
Le marketing et ses enjeux
- Marketing
Ensemble des actions qui ont pour objet de connaître, de prévoir et, éventuellement, de stimuler les besoins des consommateurs à l’égard des biens et des services, et d’adapter la production et la commercialisation aux besoins ainsi précisés.
Mnémotechnique : C-P-S-A = Connaître, Prévoir, **Stimuler, Adapter.
Le marketing consiste à comprendre, créer, communiquer et livrer de la valeur aux clients. Il vise à comprendre les comportements d’achat, à anticiper les besoins et à créer de la valeur pour l’entreprise comme pour le client.
L’enjeu est de trouver des clients et de les garder :
- Comprendre ce dont les gens ont besoin.
- Créer une offre qui répond à ce besoin.
- Présenter l’offre de façon à donner envie aux bonnes personnes d’acheter et de revenir.
Mnémotechnique : C-C-P = Comprendre, Créer, Présenter.
Pour observer le marketing d’une entreprise, on peut regarder son site, son Instagram et ses avis Google. Les exemples cités sont Renée — Maison antillaise depuis 1963 —, Marcon, Les Secrets de Loly et Team Machovic.
| À observer | Question à se poser |
|---|---|
| Produit ou service | Qu’est-ce que l’entreprise vend ? |
| Cible | À qui s’adresse-t-elle : âge, profil, besoin ? |
| Prix | À quel prix ? Que dit ce prix de l’entreprise ? |
| Lieu ou canal de vente | Où et comment peut-on acheter ? |
| Ton et valeurs | Comment l’entreprise parle-t-elle d’elle-même ? Quels mots reviennent ? |
| Différenciation | Qu’est-ce qui la distingue d’un concurrent ? |
| Première impression | En une phrase, qu’est-ce que cette entreprise fait comme marketing ? |
Mnémotechnique : P-C-P-L-T-D-I = Produit, Cible, Prix, Lieu, Ton, Différenciation, Impression.
La démarche marketing
La démarche marketing suit quatre étapes :
- Comprendre le marché.
- Analyser l’entreprise.
- Définir sa cible et développer la connaissance client.
- Se positionner sur le marché, dans l’esprit des gens.
Mnémotechnique : M-E-C-P = Marché, Entreprise, Cible, Positionnement.
Une fois ces étapes accomplies, l’entreprise peut agir par le marketing opérationnel.
La segmentation
Segmentation : Découpage du marché en segments afin d’améliorer les performances, plutôt que de viser largement l’ensemble du marché.
Un segment est un groupe homogène de personnes susceptibles d’utiliser le produit.
Le ciblage
Ciblage : Choix du ou des groupes que l’entreprise décide de viser en priorité parmi les segments identifiés.
Pour définir le ciblage :
- Bien comprendre les besoins et les problèmes de la cible.
- Diviser le marché en groupes cibles homogènes.
- Créer des personas, profils représentant les clients idéaux, qui doivent refléter au mieux la réalité de l’entreprise.
Mnémotechnique : B-G-P = Besoins, Groupes, Personas.
Le positionnement marketing
Positionnement marketing : Place qu’occupe une marque, un produit ou une entreprise dans l’esprit des consommateurs, par rapport à ses concurrents.
Un positionnement s’appuie sur trois principes :
- Identifier les avantages distinctifs qui démarquent l’entreprise de la concurrence.
- Être clair et concis en exprimant simplement la proposition de valeur.
- Mettre en avant les avantages pour le client : les bénéfices et les solutions apportées à ses problèmes.
Mnémotechnique : A-C-B = Avantages distinctifs, Clarté, Bénéfices pour le client.
La proposition de valeur
Proposition de valeur : Promesse faite au client ; elle exprime ce qu’il gagne en choisissant l’offre.
La logique est problème → solution. La proposition de valeur ne se limite pas au produit — une application, une chambre ou une playlist — mais présente la réponse apportée à un besoin.
| Marque | Problème | Solution |
|---|---|---|
| Uber | Trouver rapidement un taxi est difficile et les prix sont opaques. | Application mobile, prix fixes et accessibilité immédiate. |
| Airbnb | Les hôtels sont chers, offrent peu de choix et une expérience impersonnelle. | Logements variés, prix souvent plus bas et expérience locale. |
| Spotify | Les CD coûtent cher et il est difficile d’avoir toute la musique souhaitée. | Musique illimitée, accessible partout et à petit prix. |
Mnémotechnique : U-A-S = Uber, Airbnb, Spotify.
Renée et son produit phare : une brique de chocolat Renée, disponible dans les restaurants Renée et en supermarchés.
Team Machovic illustre l’articulation entre les éléments de l’offre :
- Segmentation : personnes qui veulent faire du sport de manière personnalisée.
- Cible : actifs aux horaires irréguliers et débutants intimidés par la salle classique.
- Positionnement : coaching exigeant mais bienveillant, sans jugement.
- Proposition de valeur : « Pas besoin d’être au top pour commencer. »
Mnémotechnique : S-C-P-V = Segmentation, Cible, Positionnement, Valeur.
Stratégique vs opérationnel
La communication est une action visible intégrée au marketing. Le marketing constitue la démarche globale qui la précède et la justifie. Le marketing stratégique pilote les décisions ; le marketing opérationnel met en œuvre ce qui a été décidé.
| Critère | Marketing stratégique | Marketing opérationnel |
|---|---|---|
| Horizon | Long terme. | Court et moyen terme ; mise en œuvre concrète et ajustable. |
| Question | Quoi faire et pour qui ? | Comment faire pour atteindre les objectifs stratégiques ? |
| Rôle | Définir la direction globale de l’entreprise. | Mettre en œuvre la stratégie. |
| Décisions et exemples | Segmentation, ciblage, positionnement, analyse de marché et choix des marchés cibles. | Campagnes publicitaires, promotions, gestion des canaux de distribution et fixation des prix. |
| Ressources et canaux | Choix des marchés et des canaux dans lesquels investir ; allocation des ressources. | Gestion quotidienne des canaux choisis ; contenus et ajustements au fil de l’eau. |
Mnémotechnique — exemples stratégiques : S-C-P-A-M = Segmentation, Ciblage, Positionnement, Analyse du marché, Marchés cibles.
Mnémotechnique — exemples opérationnels : C-P-D-P = Campagnes, Promotions, Distribution, Prix.
La distinction peut aussi se résumer ainsi : le stratégique est l’architecture ; l’opérationnel est le chantier. Le stratégique répond à « quoi faire et pour qui ? », sur le long terme. L’opérationnel répond à « comment ? », à court ou moyen terme.
Dix actions à distinguer entre décisions stratégiques et opérationnelles :
- Élaboration d’une proposition de valeur unique.
- Segmentation du marché et identification des segments cibles.
- Détermination du prix de vente pour un produit spécifique.
- Étude de la concurrence et analyse de la demande globale.
- Création et gestion de campagnes publicitaires en ligne.
- Planification de l’inventaire et de la logistique pour les prochaines semaines.
- Développement d’une stratégie de positionnement sur le marché.
- Gestion quotidienne des relations avec les clients sur les médias sociaux.
- Mise en place de promotions spécifiques pour le Black Friday.
- Choix des canaux de distribution à long terme.
Mnémotechnique : P-S-P-É-C-I-P-R-B-C = Proposition, Segmentation, Prix, Étude, Campagnes, Inventaire, Positionnement, Relations, Black Friday, Canaux.
Et l'organisation dans tout ça ?
Les décisions de cible, de positionnement, de prix et de canal ne sont pas prises uniquement par le service communication. Elles engagent l’ensemble de l’organisation et influencent :
- Ce qu’il faut produire et stocker.
- L’organisation de la distribution.
- Les moyens humains à mobiliser.
Mnémotechnique : P-S-D-H = Produire, Stocker, Distribuer, mobiliser les ressources Humaines.
Un responsable des opérations qui ignore le positionnement de son entreprise risque de prendre de mauvaises décisions d’organisation, même s’il n’écrit jamais de post Instagram.
- Team Machovic : horaires étendus de 6 h à 11 h et petits groupes ; le planning des coachs et la capacité du studio sont organisés en fonction de la cible.
- Maison antillaise depuis 1963 : plusieurs implantations et restaurants impliquent un approvisionnement quotidien sur plusieurs points et une coordination des stocks périssables sur chaque site.
L'usp : ce qui différencie une marque
USP : Proposition de valeur poussée à son point le plus distinctif ; la phrase qui résume pourquoi choisir cette marque plutôt qu’une autre.
| Marque | USP |
|---|---|
| Burger King | Viande grillée à la flamme. |
| Décathlon | Qualité et prix accessibles. |
| Apple | Design et expérience utilisateur. |
| Airbnb | Voyager comme un local. |
| Dyson | Puissance et innovation. |
Mnémotechnique : G-Q-D-L-P = viande Grillée, Qualité-prix, Design, voyager comme un Local, Puissance-innovation.
Rôle du marketing
Le marketing remplit quatre rôles :
- Orientation client : placer le client au cœur des décisions et garantir que les produits et services répondent à ses attentes.
- Création de la demande : faire connaître les produits et influencer positivement les choix des consommateurs.
- Gestion de la concurrence : aider l’entreprise à se positionner, à se différencier et à maintenir un avantage concurrentiel.
- Maximisation des profits : contribuer à la rentabilité en optimisant les prix, les canaux de distribution et les stratégies de communication.
Mnémotechnique : O-D-C-R = Orientation client, Demande, Concurrence, Rentabilité.
Comprendre son environnement
Du diagnostic à la décision
Un diagnostic sert à comprendre la situation de l’entreprise et ce qui se passe dans son environnement. Il met en regard l’analyse externe et l’analyse interne, puis permet de poser un constat.
Les compétences à mobiliser sont :
- analyser l’environnement externe ;
- croiser cette analyse avec l’analyse interne ;
- choisir entre une étude quantitative et une étude qualitative ;
- tirer une décision du diagnostic.
Mnémotechnique — A-C-C-D : Analyser l’externe, Croiser avec l’interne, Choisir la méthode d’étude, Décider.
Outils de diagnostic
Trois outils structurent le diagnostic : PESTEL et les 5 forces de Porter analysent l’environnement externe ; le SWOT croise l’analyse externe et l’analyse interne.
- PESTEL
Outil d’analyse de l’environnement externe selon six dimensions que l’entreprise ne contrôle pas directement, mais qu’elle doit anticiper.
Les six dimensions sont politique, économique, socioculturelle, technologique, environnementale et légale.
Mnémotechnique — PESTEL : Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Environnemental, Légal.
- Porter
Outil qui mesure les rapports de force pesant sur une entreprise face à ses concurrents, ses fournisseurs et ses clients.
Le cas fictif de Royal Soda montre comment un diagnostic rassemble les constats externes et internes :
- Les facteurs PESTEL et leurs implications sont détaillés dans la partie « Utilisation de l’outil pestel ».
- Les cinq forces et leur intensité pour Royal Soda sont présentées dans la partie « Les 5 forces de porter ».
- SWOT de Royal Soda : forces — notoriété de 70 ans, gamme la plus large, quasi-monopole et stratégie de contenu digital ; faiblesses — image « sucre » vieillissante et faible présence en métropole ; opportunités — demande de la diaspora, vente directe et segment light/zéro ; menaces — taxation du sucre, boissons santé et réglementation anti-plastique.
- Les forces, faiblesses, opportunités et menaces de la marque sont présentées dans la partie « Le swot, c'est quoi ? ».
Diagnostic : et après ?
Reformuler le diagnostic ne constitue pas une décision. Dire « il y a une opportunité sur xxx » ne précise pas l’action à entreprendre. Une décision transforme le constat en choix concret : « Donc on lance une offre e-commerce dédiée à xxx ».
Après un diagnostic, formuler une phrase commençant par « donc on… » permet de passer du constat à l’action.
Utilisation de l'outil pestel
PESTEL examine chaque dimension externe pour repérer les évolutions à anticiper et envisager une réponse.
Mnémotechnique — PESTEL : les six premières lettres donnent l’ordre des dimensions à examiner.
- Politique — Cadre réglementaire, fiscalité, stabilité institutionnelle. Chez Royal Soda, la taxation des boissons sucrées augmente et la réglementation nutritionnelle devient plus stricte. Il faut anticiper une hausse des coûts ou une évolution de la gamme.
- Économique — Pouvoir d’achat, coûts, conjoncture. Royal Soda fait face à la hausse des coûts des matières premières, à un marché mature et à un pouvoir d’achat limité. Une hausse du coût du fret inter-îles peut conduire à revoir les marges ou les volumes commandés.
- Socioculturel — Modes de vie, valeurs, attentes sociétales. Royal Soda bénéficie d’un fort attachement identitaire et d’une demande de la diaspora, tandis que les préoccupations de santé progressent. Une réponse possible est de communiquer sur des alternatives sans sucre.
- Technologique — Innovations, outils, usages numériques. Royal Soda a une forte présence digitale. Une forte audience sur les réseaux peut conduire à renforcer les formats vidéo plutôt que l’affichage classique.
- Écologique — Réglementation environnementale, attentes durables. La pression réglementaire contre le plastique à usage unique peut conduire à étudier la faisabilité d’un emballage alternatif.
- Légal — Droit du travail, normes, propriété intellectuelle. Royal Soda doit respecter les normes du secteur des boissons. Une entreprise en position dominante doit rester vigilante sur sa communication.
Les 5 forces de porter
Les cinq forces évaluent l’intensité concurrentielle d’un marché. Elles prennent en compte les concurrents existants, les nouveaux entrants, les produits de substitution, les fournisseurs et les clients ou distributeurs.
Mnémotechnique — R-N-S-F-C : Rivalité, Nouveaux entrants, Substituts, Fournisseurs, Clients.
Pour Royal Soda, le diagnostic indique :
- Rivalité entre concurrents existants : la rivalité est à examiner.
- Menace des nouveaux entrants : faible à modérée.
- Menace des produits de substitution : forte et croissante, notamment avec les eaux aromatisées et les jus locaux.
- Pouvoir de négociation des fournisseurs : modéré.
- Pouvoir de négociation des clients et distributeurs : les distributeurs sont en position de force.
Mnémotechnique — R-N-S-F-C : cinq forces, dans cet ordre, de la rivalité aux clients.
L’intensité d’une force oriente les réponses possibles :
- Rivalité forte → chercher un axe de différenciation.
- Nouveaux entrants faciles → renforcer les barrières, par la marque, les coûts ou l’exclusivité.
- Substituts forts → élargir l’offre ou repositionner l’entreprise.
- Fournisseurs puissants → diversifier les sources.
- Clients ou distributeurs puissants → créer une préférence de marque.
Le swot, c'est quoi ?
- SWOT
Outil qui croise l’analyse externe et l’analyse interne, notamment les ressources humaines, financières et matérielles ainsi que le savoir-faire.
Mnémotechnique — Ressources : H-F-M-S, pour Humaines, Financières, Matérielles, Savoir-faire.
Le SWOT permet de distinguer :
- Forces : éléments internes sur lesquels l’entreprise peut s’appuyer.
- Faiblesses : éléments internes qui la fragilisent.
- Opportunités : éléments externes favorables à exploiter.
- Menaces : éléments externes susceptibles de la fragiliser.
Mnémotechnique — SWOT : Forces et Faiblesses sont internes ; Opportunités et Menaces sont externes.
Pour Netflix, les éléments recensés sont :
Forces
- Réputation de marque.
- Contenus originaux Netflix.
- Qualité des contenus.
- Technologie et infrastructure.
- Diffusion sans publicité sur la plateforme.
- Large clientèle et présence globale.
- Investissements marketing.
Mnémotechnique — R-C-Q-T-D-L-I : Réputation, Contenus, Qualité, Technologie, Diffusion, Large clientèle, Investissements.
Faiblesses
- Business model reproductible.
- Droits d’auteur limités.
- Dette croissante.
- Erreurs techniques.
- Comptes partagés.
- Augmentation des prix.
- Impact environnemental.
Mnémotechnique — B-D-D-E-C-A-I : Business model, Droits, Dette, Erreurs, Comptes partagés, Augmentation des prix, Impact environnemental.
Opportunités
- Demande croissante.
- Croissance sur les marchés émergents.
- Contenus locaux.
- Production de davantage de contenus originaux.
- Nouvelles expériences clients.
- Expansion sur de nouveaux marchés.
- Exploitation publicitaire.
Mnémotechnique — D-C-C-P-N-E-E : Demande, Croissance, Contenus locaux, Production originale, Nouvelles expériences, Expansion, Exploitation publicitaire.
Menaces
- Arrêt de la production de contenus.
- Téléchargement illégal.
- Concurrence accrue, notamment Amazon et Apple.
- Rentabilité du modèle.
- Censure du contenu.
Mnémotechnique — A-T-C-R-C : Arrêt, Téléchargement, Concurrence, Rentabilité, Censure.
Après le classement, les éléments se croisent pour produire des options stratégiques :
- Forces × Opportunités : déterminer sur quoi s’appuyer pour saisir une opportunité.
- Faiblesses × Menaces : corriger en priorité une vulnérabilité.
- Forces × Menaces : activer une force pour se protéger.
- Faiblesses × Opportunités : repérer quelle faiblesse empêche de saisir une opportunité.
Mnémotechnique — FO-FM-FM-FO : Forces-Opportunités, Faiblesses-Menaces, Forces-Menaces, Faiblesses-Opportunités.
Netflix — Forces × Opportunités. Les contenus originaux et les investissements marketing peuvent soutenir la croissance sur les marchés émergents et le développement des contenus locaux. Netflix peut y produire davantage de contenus originaux — séries indiennes, coréennes et africaines — en s’appuyant sur sa réputation et sa puissance de distribution mondiale pour transformer la demande croissante en abonnements.
Netflix — Forces × Menaces. Face à la concurrence accrue et au risque de perdre des contenus sous licence, Netflix peut s’appuyer sur ses contenus originaux et leur qualité. L’entreprise investit alors en priorité dans ses productions originales plutôt que dans le renouvellement de licences externes.
Netflix — Faiblesses × Menaces. Si Netflix augmente ses prix tout en laissant les comptes partagés sans contrôle, des abonnés mécontents peuvent plus facilement partir chez un concurrent moins cher. La politique anti-partage de compte, avec l’option payante « membre supplémentaire », a été mise en place avant ou pendant les hausses de prix.
Netflix — Faiblesses × Opportunités. La dette croissante limite la capacité d’investir dans l’expansion internationale, qui coûte cher en production et en infrastructure. L’offre avec publicité, lancée pour cette raison, génère un nouveau revenu sans creuser davantage la dette et finance l’expansion.
D'où viennent les faits ?
Les outils de diagnostic ne valent que par la qualité des faits qu’on y introduit. L’analyse doit s’appuyer sur des éléments réels et concrets plutôt que sur de simples impressions.
Étude quantitative
Une étude quantitative cherche à mesurer et chiffrer : combien, quel pourcentage, à quelle fréquence ?
Ses outils sont les enquêtes et les sondages. Elle peut servir à mesurer les retours clients, chiffrer une audience ou mesurer un usage.
Avantages
- Objectivité.
- Résultats fondés sur des données mesurables.
- Représentativité.
- Analyse statistique.
Mnémotechnique — O-M-R-S : Objectivité, Mesure, Représentativité, Statistiques.
Limites
- Peu de profondeur sur les motivations.
- Biais possibles dans la formulation des questions.
- Photographie de la situation à un instant T.
Mnémotechnique — M-B-T : Motivations peu approfondies, Biais de formulation, instant T.
Exemple : le dirigeant constate que 30 % des clients qui prennent un forfait de trois mois arrêtent avant la fin. Pour savoir combien, qui et quand, il peut extraire les données d’abonnement : durée avant abandon, taux par créneau horaire, par coach et par forfait. Il peut aussi poser une question fermée — « À quelle fréquence veniez-vous par semaine ? » — ou compter les présences.
Les données montrent que 68 % des abandons ont lieu après la sixième semaine et que les clients inscrits aux séances de 6 h abandonnent deux fois plus souvent que ceux de 18 h. L’étude quantitative mesure l’ampleur du phénomène et aide à repérer un schéma, mais n’explique pas à elle seule pourquoi les clients arrêtent.
Étude qualitative
Une étude qualitative cherche à comprendre pourquoi : les motivations, les freins, les perceptions et les comportements des individus.
Ses outils comprennent les entretiens individuels, les focus groups et l’observation sur le terrain.
Mnémotechnique — E-F-O : Entretiens, Focus groups, Observation.
Ses limites sont un échantillon restreint, une généralisation difficile et une analyse plus longue.
Mnémotechnique — R-G-T : Restreint, Généralisation difficile, Temps d’analyse plus long.
Dans l’exemple des forfaits, quelques entretiens téléphoniques ou échanges physiques avec des clients ayant abandonné le créneau de 6 h peuvent explorer les motivations et les freins. Cinq à dix entretiens suffisent pour cette exploration : il n’est pas nécessaire de constituer un grand échantillon. Des questions ouvertes possibles sont : « Qu’est-ce qui vous a fait arrêter votre forfait ? » et « Qu’est-ce qui aurait pu changer votre décision ? ».
Plusieurs clients répondent : « je n’arrivais jamais à me motiver pour faire du sport aussi tôt » et « je me sentais jugé quand j’arrivais en salle ». Dans cet exemple, le problème n’est ni le prix ni le coach : il associe l’horaire à une gêne sociale.
Le quantitatif indique quoi et quand — le créneau de 6 h et l’abandon après six semaines — tandis que le qualitatif révèle pourquoi : la motivation matinale et la peur du jugement. Team Machovic peut alors envisager :
- un système de rattrapage sur d’autres créneaux ;
- des messages de motivation pendant les quatre à six premières semaines ;
- une formule flexible ou des groupes fixes pour repenser l’offre de 6 h.
Mnémotechnique — R-M-O : Rattrapage, Motivation, Offre de 6 h repensée.
Une seule des deux études n’aurait pas suffi : le quantitatif seul aurait révélé un problème sans en identifier la cause ; le qualitatif seul, sur cinq personnes, n’aurait pas montré si le problème concernait 3 % ou 68 % des clients.
À retenir — PESTEL examine 6 dimensions ; Porter évalue 5 forces ; le SWOT croise 4 combinaisons stratégiques. Pour choisir une étude : combien, qui, quand → quantitatif ; pourquoi, comment les personnes vivent la situation → qualitatif. L’exemple des forfaits commence avec 30 % d’abandons avant la fin, puis identifie 68 % d’abandons après la sixième semaine et un taux deux fois plus élevé à 6 h qu’à 18 h.
Le marché
La notion de marché
- Marché
Environnement dans lequel évolue une entreprise et où se rencontrent l’offre — les produits ou services proposés par les entreprises — et la demande — les besoins et désirs des consommateurs.
Le marché repose sur trois éléments :
- Offre : produits et services proposés par les entreprises.
- Demande : besoins et désirs des consommateurs.
- Environnement concurrentiel : contexte dans lequel les offres se confrontent.
Mnémotechnique — ODE : Offre, Demande, Environnement concurrentiel.
Pour que l’échange puisse avoir lieu, la demande doit être solvable : les consommateurs doivent avoir un pouvoir d’achat suffisant et les prix doivent être adaptés. La solvabilité permet les transactions financières.
La démarche marketing regroupe les actions qui valorisent une offre et favorisent sa rencontre avec le ou les marchés ciblés.
Les types de marché
- Marché de masse : produits destinés à un large public. Exemples : produits de grande consommation comme Coca-Cola, smartphones basiques.
- Marché de niche : produits spécialisés destinés à un segment spécifique. Exemples : montres de luxe comme Rolex, équipements pour sports extrêmes.
- Marché B2B (Business-to-Business) : transactions entre entreprises. Exemples : logiciels professionnels, machines industrielles.
- Marché B2C (Business-to-Consumer) : transactions entre une entreprise et des consommateurs finaux. Exemples : vêtements, produits alimentaires.
Mnémotechnique — MaNi-2B : Marché de masse, marché de niche, B2B, B2C.
Pourquoi c'est important ?
Comprendre le marché permet d’adapter l’offre aux besoins des consommateurs, de repérer les évolutions du marché et de définir des objectifs marketing cohérents avec la stratégie de l’entreprise.
L’analyse des consommateurs porte notamment sur :
- leurs attentes ;
- leurs préférences ;
- leurs comportements d’achat.
Mnémotechnique — APB : Attentes, Préférences, comportements d’achat.
La personnalisation de l’offre consiste à adapter les produits ou services aux besoins identifiés. Par exemple, les voitures électriques de Tesla répondent à une demande croissante pour des solutions à la fois écologiques et performantes.
Le cas de Dyson. Avant l’arrivée de Dyson, le marché des aspirateurs était dominé par des modèles traditionnels avec sac. Les consommateurs étaient frustrés par la perte d’aspiration causée par l’encrassement des sacs. Le besoin non satisfait était celui d’un aspirateur qui conserve sa puissance et soit plus hygiénique, sans manipulation de sacs poussiéreux.
L’offre de Dyson se caractérise par :
- Innovation : la technologie cyclonique élimine le besoin de sacs et maintient une aspiration constante.
- Design : les produits ont un design moderne et ergonomique, souvent transparent pour montrer la technologie.
- Positionnement : Dyson se présente comme une marque haut de gamme axée sur l’innovation et la performance.
Mnémotechnique — IDP : Innovation, Design, Positionnement.
Le cas de Netflix. Netflix a commencé comme un service de location de DVD par correspondance avant de devenir un leader du streaming vidéo. Avant Netflix, le divertissement à la demande était dominé par la télévision traditionnelle et la location de DVD en magasin.
Les consommateurs voulaient :
- accéder facilement, rapidement et sans limite à des contenus variés ;
- éviter les horaires de la télévision ;
- éviter les délais de location.
Mnémotechnique — AHD : Accès aux contenus, Horaires évités, Délais évités.
Le besoin non satisfait était celui d’une plateforme de divertissement accessible à tout moment et sur tous les appareils, offrant un large choix de contenus. Netflix y répond par :
- Streaming en ligne : regarder des films et des séries sans téléchargement ni délai.
- Personnalisation : un algorithme de recommandation propose des contenus adaptés aux préférences des utilisateurs.
- Contenu exclusif : des investissements importants dans la production de séries et de films originaux.
Mnémotechnique — SPC : Streaming, Personnalisation, Contenu exclusif.
Identifier les Opportunités et les Menaces
Opportunités
- Nouveaux segments de marché : repérer des groupes de consommateurs encore inexploités. Exemple : le marché des montres connectées, apparu avec l’arrivée de l’Apple Watch.
- Tendances émergentes : anticiper les évolutions technologiques, sociales ou environnementales. Exemple : la tendance des produits bio et durables.
Menaces
- Concurrence accrue : identifier les nouveaux entrants et les innovations des concurrents. Exemple : l’arrivée de Huawei sur le marché des smartphones a intensifié la concurrence pour Apple et Samsung.
- Changements réglementaires : les lois et les normes peuvent avoir un impact sur le marché. Exemple : les régulations sur les émissions de CO₂ ont poussé les constructeurs automobiles à développer des véhicules électriques.
Aligner ses objectifs marketing
Une compréhension approfondie du marché permet de fixer des objectifs marketing réalistes et alignés sur la stratégie globale de l’entreprise. Par exemple, une entreprise qui identifie une forte demande pour des produits écologiques peut décider — ou non — de se positionner sur le créneau du développement durable.
Le marché des smartphones est dynamique et concurrentiel. Il a évolué rapidement depuis l’introduction de l’iPhone en 2007.
Son évolution se distingue en trois étapes :
- Débuts : les premiers smartphones, comme BlackBerry, étaient principalement destinés aux professionnels.
- Expansion : l’arrivée de l’iPhone a démocratisé l’usage des smartphones.
- Maturité : le marché est saturé et la concurrence est intense sur les prix, les fonctionnalités et l’innovation.
Mnémotechnique — DEM : Débuts, Expansion, Maturité.
Les composantes du marché des smartphones sont :
- Offre : acteurs principaux comme Apple et Samsung, innovations technologiques.
- Demande : consommateurs répartis entre haut de gamme, milieu de gamme et entrée de gamme.
- Concurrence : stratégies de différenciation portant sur le design, les fonctionnalités et le prix.
Mnémotechnique — ODC : Offre, Demande, Concurrence.
Les tendances du marché comprennent :
- Innovation technologique : 5G.
- Innovation technologique : écrans pliables.
- Innovation technologique : caméras haute résolution.
- Durabilité : les consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’impact environnemental des produits.
- Services intégrés : les smartphones servent de plus en plus de hubs pour d’autres services, comme le paiement mobile et la santé connectée.
Mnémotechnique — 5EC : 5G, Écrans pliables, Caméras haute résolution.
Mnémotechnique — IDS : Innovation, Durabilité, Services intégrés.
Ce marché montre que l’offre et la demande évoluent avec les innovations technologiques et les préférences des consommateurs. Il illustre aussi l’effet de la concurrence et l’importance de la différenciation dans un marché saturé.
Mise en pratique : présenter à un dirigeant d’une entreprise au choix des recommandations clés pour développer l’activité à partir d’une analyse menée avec les trois outils. Chaque recommandation doit préciser quoi faire et pourquoi.
Le positionnement
La notion de positionnement
- Positionnement
Place qu’occupe une marque dans l’esprit de sa cible par rapport à ses concurrents. Il définit la place de l’entreprise sur le marché et constitue une déclaration stratégique qui guide ses activités marketing.
Un positionnement clair et distinctif aide l’entreprise à se démarquer, à créer une identité mémorable et à communiquer efficacement ses avantages concurrentiels.
Red Bull et Monster vendent des boissons énergisantes sucrées contenant de la caféine et de la taurine : leurs produits sont techniquement très proches, mais leurs positionnements diffèrent.
- Red Bull se présente comme la boisson de la performance, de l’extrême et des sportifs qui repoussent leurs limites. La marque est associée aux sports extrêmes, à l’aventure, à l’adrénaline et au dépassement de soi. Son slogan est « Red Bull donne des ailes ». Dans l’esprit du consommateur, Red Bull est associée à l’énergie et à la performance.
- Monster se présente comme la boisson des gamers, des amateurs de musique, de street culture et de lifestyle. Ses codes visuels sont agressifs et la marque est associée à l’e-sport, aux festivals et aux motos. Dans l’esprit du consommateur, Monster est associée au kiff, aux soirées, à l’ambiance et à l’esprit rebelle.
Le positionnement crée ainsi de la valeur perçue et de l’attachement à la marque.
Les points clés du positionnement
Un positionnement efficace repose sur quatre dimensions.
- Perception : ce qui compte est ce que la cible perçoit, et non seulement ce que l’entreprise affirme être. Il faut distinguer l’image voulue de l’image perçue : ce que les gens croient, retiennent et associent à la marque.
- Différenciation : le positionnement donne une raison de choisir l’entreprise plutôt qu’un concurrent et lui permet d’occuper une place unique. Se dire meilleur, moins cher ou plus innovant ne suffit pas à exprimer cette différence.
- Pertinence : le positionnement doit répondre à un problème réel, intéresser la cible et correspondre à ses motivations. Il doit être utile, crédible et attirant pour la cible choisie.
- Cohérence : il doit être aligné avec le produit, le prix, la communication et l’expérience. Si un élément contredit le positionnement, il peut entraîner une perte de confiance, de l’incompréhension et une image perçue floue.
Mnémo : PeDiPeCo — Perception, Différenciation, Pertinence, Cohérence.
4 Stratégies de positionnement
Mnémo : AAUC — Attribut, Avantages, Usage, Comparaison.
Positionnement par "attribut"
La marque choisit un élément précis de son produit pour exprimer sa différence. Cet attribut peut concerner la qualité, le prix, la durabilité, la vitesse ou la technologie.
Exemples :
- Dyson : aspirateur « sans perte d’aspiration ».
- Colgate : « des dents plus blanches ».
- Red Bull : « énergie ».
Positionnement par "avantages"
La marque met en avant ce que l’utilisation du produit change pour le consommateur. On n’achète pas la fonctionnalité, mais le bénéfice qu’elle procure.
Exemples :
- Airbnb : voyager moins cher et vivre une expérience authentique.
- Spotify : avoir toute sa musique, partout et tout le temps.
- Nespresso : obtenir un café parfait sans effort.
Mnémo : A-S-N — Airbnb, Spotify, Nespresso, associés chacun à un avantage promis.
Positionnement par "usage ou application"
L’entreprise indique quand, où ou comment utiliser son produit, en l’associant à un moment précis du quotidien. Cela crée un réflexe mental : moment X = marque Y.
Exemples :
- Monster : pour les gamers et ceux qui veulent rester éveillés la nuit.
- Uber Eats : quand on a faim mais pas le temps.
Positionnement par "comparaison"
L’entreprise explique en quoi elle est meilleure qu’un ou plusieurs concurrents sur un point précis.
Exemples :
- Burger King face à McDonald’s, avec des campagnes comparatives.
- Apple, dans les publicités « I’m a Mac, I’m a PC ».
Comment construire son positionnement ?
Mnémo : AAVC — Attributs, Avantages, Valeurs, Concurrence.
1) Les attributs produits
Repérer les caractéristiques du produit, ses forces techniques et ce qu’il sait faire mieux que les autres.
Exemples :
- Performance : Dyson et son aspiration puissante.
- Design : Beats et son esthétique forte.
- Prix : Free Caraïbe et ses prix cassés.
2) Les avantages pour le client
Traduire les attributs en avantages réels pour la personne. Le consommateur n’achète pas une caractéristique en elle-même, mais ce qu’elle change pour lui.
Exemples :
- Dyson : « Je n’ai plus besoin d’acheter des sacs. »
- Uber : « Je trouve une voiture en 2 min. »
3) Les valeurs de la marque
Les valeurs donnent du sens au produit et créent l’attachement émotionnel. Elles permettent au client de se dire : « Cette marque me ressemble. » Le produit, le bénéfice et les valeurs doivent être cohérents.
Exemples :
- Simplicité : Apple.
- Innovation : Tesla.
- Liberté : Free.
- Performance et dépassement : Nike.
Mnémo : SILP — Simplicité, Innovation, Liberté, Performance.
4) La concurrence : trouver sa place
Il s’agit de trouver comment se faire une place sur le marché et dans l’esprit des consommateurs.
- Dans les télécoms, Free Caraïbe a pris la place du rebelle qui casse les prix.
- Dans les boissons énergisantes, Red Bull a pris la place de la performance.
- Dans le streaming, Disney+ a pris la place de la magie familiale.
Mnémo : « Free rebelle, Red Bull performance, Disney+ magie familiale » : trois marques, trois territoires.
Mapping perceptuel (CARTE perceptuelle)
Le mapping perceptuel montre où chaque marque se situe dans l’esprit du public et révèle des territoires de marque. Un exemple de carte croise les axes Tendance / Classique et Citadin / Sportif.
Les marques représentées comprennent The Kooples, Zara, H&M, GAP, Calvin Klein, celio, Lacoste et Ralph Lauren.
Mnémo : KZ-H / G-C-C / L-R — The Kooples, Zara, H&M / GAP, Calvin Klein, Celio / Lacoste, Ralph Lauren.
Comment choisir les axes du mapping ?
Choisir les critères que les clients utilisent réellement pour comparer les marques.
| Axe 1 | Axe 2 |
|---|---|
| Prix | Qualité |
| Innovant | Traditionnel |
| Accessible | Haut de gamme |
| Fun | Sérieux |
| Écologique | Non écolo |
| Local | International |
Mnémo : PIAFÉL — Prix, Innovant, Accessible, Fun, Écologique, Local ; chaque critère se compare à l’axe opposé indiqué dans le tableau.
Proposition de valeur : 1 élément clé
Proposition de valeur : raison pour laquelle un client doit choisir une marque plutôt qu’une autre. Elle exprime la promesse principale faite à une cible spécifique, en réponse à un problème et avec un bénéfice clair.
Ce n’est ni un slogan, ni une description du produit, ni une liste de fonctionnalités. C’est la promesse qui explique pourquoi l’offre existe et pourquoi elle est meilleure pour la cible. Une bonne proposition de valeur est simple, claire, spécifique, utile et aide le client à prendre sa décision plus rapidement.
Formule souvent utilisée :
Nous aidons [cible], qui [problème] grâce à [solution] qui permet de [bénéfice] en faisant [élément différenciant].
Netflix :
| Élément | Proposition |
|---|---|
| Problème | Choix limité et publicités |
| Solution | Streaming |
| Bénéfice concret | Accès immédiat |
| Bénéfice émotionnel | Liberté |
| Différenciation | Algorithme et contenu original |
La promesse s’adresse aux amateurs de séries et de films : regarder ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, sans publicité, à la demande.
Mnémo : PSBBD — Problème, Solution, Bénéfice concret, Bénéfice émotionnel, Différenciation.
Forfaits mobiles à bas prix :
| Élément | Proposition |
|---|---|
| Problème | Forfaits chers et contraignants |
| Solution | Forfaits clairs, à bas prix, sans engagement et sans surprises |
| Bénéfice concret | Accès rapide et simple, liberté de partir à tout moment, absence de frais cachés |
| Bénéfice émotionnel | Contrôle sur son pouvoir d’achat |
| Différenciation | Prix agressif et expérience simplifiée |
La promesse : des forfaits simples, sans engagement et pas chers, pour permettre à chacun de rester connecté sans se ruiner.
Segmentation & ciblage
Un positionnement flou / inadapté
Dans les années 90, Pepsi lance Crystal Pepsi, une version transparente et sans caféine de son soda. Elle est censée incarner la pureté et la modernité, en surfant sur la tendance des produits « clean » et « sains ».
- Pepsi suppose que les consommateurs veulent un cola transparent.
- La campagne vise un public large, sans répondre à un besoin précis.
- Les amateurs de sodas classiques ne recherchent pas un changement visuel ; les personnes cherchant une boisson plus saine préfèrent l’eau ou les jus naturels.
Mémo : Transparence, Public large, Besoin mal défini — « TPB : Transparence Pour un Besoin ? » rappelle que le produit doit répondre à un besoin précis.
Le lancement suscite d’abord de la curiosité, puis les ventes s’effondrent en moins d’un an. La perception du produit reste floue : il n’est ni clairement innovant, ni perçu comme plus sain, ni considéré comme meilleur que le Pepsi classique. Deux ans après son lancement, Pepsi le retire du marché. Les consommateurs sont déçus par un goût trop proche de Sprite ou de 7 Up et par l’absence de lien avec la marque Pepsi.
Mauvaise adaptation marché
Nokia domine le marché des téléphones mobiles avant l’arrivée des smartphones. En 2007, Apple lance l’iPhone ; Android suit en 2008. Nokia reste attachée aux téléphones classiques, sous-estime le virage du smartphone et refuse d’adopter Android, estimant que son système maison, Symbian, suffit.
- Les consommateurs veulent des écrans tactiles et des écosystèmes.
- Les usages évoluent vers l’Internet mobile et les applications, mais Nokia ne comprend pas cette évolution.
- En 2011, Nokia lance des smartphones sous Windows Phone pour rattraper son retard, mais il est trop tard.
Mémo : Écrans tactiles, Internet mobile, Applications — ÉIA rappelle les usages qui changent.
Nokia chute rapidement dans le classement des ventes. En 2013, Microsoft rachète Nokia, sans parvenir à relancer la marque ; Nokia disparaît quasiment du marché des smartphones.
À retenir : Ignorer les évolutions du marché et conserver une stratégie obsolète peut faire perdre rapidement un leadership.
Un mauvais ciblage
Entre 2013 et 2015, Google lance Google Glass, des lunettes connectées dotées d’une caméra et d’un affichage en réalité augmentée. Vendues 1 500 $, elles s’adressent aux early adopters et aux professionnels, mais le marketing vise le grand public, qui n’est pas prêt pour cette technologie.
- Les consommateurs manquent de cas d’usage clair.
- Des préoccupations éthiques et sécuritaires portent sur la vie privée.
- Le design est peu attractif et inconfortable pour un usage quotidien.
Mémo : Usage flou, Vie privée, Design — UVD : trois freins à l’adoption.
Le produit est peu adopté, suscite de nombreuses critiques et est retiré en 2015. Google le relance uniquement en version B2B, sous le nom Google Glass Enterprise Edition. Cette version fonctionne mieux avec des usages professionnels précis : médecine, logistique et industrie.
Mémo : MLI : Médecine, Logistique, Industrie.
À retenir : Un produit innovant doit être en phase avec les attentes et les habitudes de sa cible.
La segmentation
- Segmentation
Division du marché en segments, c’est-à-dire en sous-ensembles d’individus présentant des caractéristiques similaires.
La segmentation permet de comprendre comment une audience est composée et de mettre en place des stratégies adaptées aux besoins de chaque segment. Elle sert à proposer une offre et un message adaptés à chacun, plutôt qu’un message générique adressé à tous.
Un segment de marché regroupe des individus qui réagissent de la même manière face à une offre commerciale, à un message ou à un contenu précis. Pour segmenter une audience, on repère des groupes de personnes ayant des points communs, par exemple l’âge ou la localisation géographique. Ces points communs sont les critères de segmentation.
Les critères de segmentation
| Critère | Caractéristiques considérées |
|---|---|
| Démographique | Âge, sexe, revenu, éducation |
| Comportemental | Comportements d’achat, utilisation du produit, fidélité à la marque |
| Psychographique | Attitudes, valeurs, croyances, opinions, besoins, styles de vie, personnalités |
| Géographique | Géolocalisation, jour, météo |
Mémo : DCPG — « Décris Comportements, Psychologie et Géographie » : démographique, comportemental, psychographique, géographique.
Applications
- Démographique : un site e-commerce propose par newsletter des promotions spécifiques aux hommes ou aux femmes.
- Comportemental : une entreprise recible par des annonces les personnes qui n’ont pas validé leur panier.
- Psychographique : un site de voyage propose des produits selon les lieux de vacances préférés de son audience ou sa manière de voyager.
- Géographique : un site de cours de danse propose des stages dans la zone de résidence de son audience.
Mémo : Promotions, Paniers, Préférences, Proximité — les quatre applications associées aux critères.
Un bon segment doit être
- Mesurable : sa taille peut être estimée.
- Accessible : on peut l’atteindre par un canal identifiable.
- Substantiel : il est assez important pour être rentable.
- Différencié : il réagit différemment à l’offre qu’un autre segment.
Mémo : MASD — Mesurable, Accessible, Substantiel, Différencié.
Ciblage
- Ciblage
Choix des segments que l’entreprise décide de viser, et de la manière de les viser ; il correspond à l’ensemble des personnes que l’entreprise cherche à atteindre.
Une fois les segments identifiés, l’entreprise choisit ceux auxquels elle s’adressera.
- Ciblage indifférencié : une seule offre et un seul message pour tout le marché. Il est difficile à défendre face à des concurrents qui s’adressent plus précisément à chaque segment.
- Ciblage différencié : une offre et un message adaptés à chaque segment retenu ; plusieurs messages, et parfois plusieurs canaux.
- Ciblage concentré (de niche) : les ressources sont concentrées sur un seul segment.
- Ciblage personnalisé (one-to-one) : le message est ajusté à l’individu, notamment grâce au digital, aux recommandations et au retargeting publicitaire.
Mémo : I-D-C-P — Indifférencié, Différencié, Concentré, Personnalisé.
Plus les ressources d’une entreprise sont limitées, plus le ciblage concentré est pertinent. Mieux vaut être la marque de référence pour 10 % du marché qu’une option parmi d’autres sur l’ensemble du marché.
Les Secrets de Loly ne vise pas « tous les cheveux », mais spécifiquement les cheveux texturés. Ce ciblage concentré assumé lui a permis de devenir leader sur ce segment plutôt que de se perdre sur un marché généraliste.
Cas Banga : la marque de jus de grande consommation est vendue à prix d’entrée de gamme et possède depuis des décennies une base de clients très large et fidèle. Elle envisage une gamme premium bio, avec des ingrédients naturels, sans colorants et à un prix deux à trois fois supérieur. La gamme vise un public plus aisé, sensible à la santé et à l’origine locale des produits. Les stratégies de ciblage à envisager sont indifférenciée, différenciée, concentrée ou personnalisée.
Méthode soncas
La méthode SONCAS aide à qualifier un prospect et à adapter le discours commercial. Elle part du principe que chacun achète pour des raisons qui lui sont propres. Elle est présentée comme regroupant sept piliers essentiels ; les motivations détaillées sont :
- Sécurité : être rassuré et réduire le risque perçu.
- Orgueil : se distinguer et gagner en statut.
- Nouveauté : être attiré par l’innovation et la découverte.
- Confort : rechercher la simplicité, la praticité et le gain de temps.
- Argent : rechercher un bon rapport qualité-prix et une économie.
- Sympathie : adhérer à une marque, à une personne ou à un discours.
Mémo : SONCAS — Sécurité, Orgueil, Nouveauté, Confort, Argent, Sympathie.
Les freins à l'achat
- Le prix perçu, indépendamment du prix réel.
- Le risque perçu : « Est-ce que ça va marcher pour moi ? »
- Le manque d’information.
- L’habitude et la résistance au changement.
- La complexité perçue de l’offre ou du parcours d’achat.
Mémo : P-R-I-H-C — Prix, Risque, Information, Habitude, Complexité.
Chaque frein identifié doit amener une réponse marketing.
Le persona
Un persona est une représentation semi-fictive du client idéal, construite à partir de données réelles : analyses de marché, retours clients et comportements en ligne.
Identifier la cible ne suffit pas : il faut comprendre ce qui pousse le segment à acheter, c’est-à-dire ses motivations, et ce qui le retient, c’est-à-dire ses freins. Cette compréhension transforme une cible en message.
Exemple : logiciel en ligne sur la finance. Léa est une professionnelle du secteur financier à Lyon. Elle souhaite épargner et investir intelligemment pour ses projets futurs, comme l’achat immobilier ou une retraite anticipée. Elle recherche une solution digitale qui puisse la conseiller sur les options d’épargne et d’investissement adaptées à son profil et à la fiscalité française.
| Attribut | Profil de Léa |
|---|---|
| Nom | Léa |
| Intitulé de poste | Analyste financière |
| Âge | 28 ans |
| Niveau d’études | Master en Finance (Bac+5) |
| Secteur d’activité | Banque |
Ses objectifs :
- Épargner 25 % de ses revenus.
- Constituer un fonds d’urgence.
- Diversifier ses investissements.
- Atteindre l’indépendance financière.
Mémo : É-F-D-I — Épargner, Fonds d’urgence, Diversifier, Indépendance financière.
Ses sources d’information :
- Influenceurs finance.
- Instagram et TikTok.
- Reddit r/voxfinances.
- Podcasts financiers français.
- ChatGPT et Le Chat.
- Café de la Bourse et Boursorama.
- Sites de comparaison en ligne.
Mémo : I-I-R-P-C-F-C — Influenceurs, Instagram, Reddit, Podcasts, ChatGPT, Finance, Comparateurs.
| Élément | Profil de Léa |
|---|---|
| Moyen de communication préféré | Slack |
| Moyen de communication préféré | |
| Moyen de communication préféré | Visioconférence |
Mémo : SEV — Slack, E-mail, Visioconférence.
Ses responsabilités :
- Analyses financières.
- Conseils en investissement.
- Rapports clients.
- Suivi des portefeuilles.
Mémo : A-C-R-S — Analyser, Conseiller, Rapporter, Suivre.
Ses principaux défis :
- Organisation et gestion du temps.
- Prise de décisions face à la complexité.
- Manque de clarté sur la stratégie à long terme.
Mémo : T-D-S — Temps, Décision, Stratégie.
Ses outils nécessaires au quotidien :
- Suite bureautique.
- Tableaux de bord et analyse de données.
- CRM.
- Outils de reporting et de visualisation.
Mémo : B-D-C-R — Bureautique, Données, CRM, Reporting.
Ses indicateurs de performance :
- Précision des projections.
- Performance des portefeuilles.
- Respect des échéances.
- Chiffre d’affaires généré.
Mémo : P-P-E-C — Précision, Performance, Échéances, Chiffre d’affaires.
Son environnement hiérarchique :
- Conseiller financier senior : manager direct.
- Directeur de la gestion de patrimoine : N+2.
- Responsable conformité : lien fonctionnel.
Mémo : S-P-C — Senior, Patrimoine, Conformité.
Public cible 🛠️ buyer persona
| Critère | Public cible | Buyer persona |
|---|---|---|
| Définition | Ensemble des personnes susceptibles d’être intéressées par le produit ou le service | Représentation fictive d’un client idéal |
| Forme | Groupe de personnes ayant des caractéristiques démographiques communes | Profil détaillé et semi-fictionnel basé sur des données réelles |
| Informations | Âge, sexe, localisation, profession, revenu | Motivations, comportements, freins à l’achat, canaux de communication préférés |
| Approche | Large et générale | Spécifique et individualisée |
Le public cible segmente un marché en groupes partageant des traits communs. La cible identifie le marché visé à partir de critères objectifs, qui permettent d’atteindre son audience.
Le persona personnalise ces segments sous forme de profils détaillés, afin de mieux comprendre les besoins et les motivations des prospects. Il est défini selon des attributs, et une entreprise peut avoir plusieurs personas.
Dans un environnement où les consommateurs sont constamment exposés à des contenus et à des offres, il est essentiel d’adresser le bon message à la bonne personne, au bon moment.
Fiche persona — démarche :
- Identifier deux ou trois segments, chacun à partir d’un critère précis.
- Choisir le segment retenu et expliquer pourquoi il est préféré aux autres.
- Définir la stratégie de ciblage — indifférencié, différencié, concentré ou personnalisé — et justifier sa cohérence avec l’entreprise.
- Détailler le persona : âge, situation, besoin principal, frein principal et motivation principale.
- Recommander une action qui répond au frein ou active la motivation identifiée.
Mémo : S-C-C-P-A — Segments, Choix, Ciblage, Persona, Action.
Décision d'achat & parcours client
Le bon message, au bon moment...
Les niveaux de conscience décrivent la situation d’une personne par rapport à un besoin et à une offre :
| Niveau | Part de l’audience |
|---|---|
| Ne se sent pas concernée | 60 % |
| Sait qu’elle a un problème, sans chercher de solution | 20 % |
| Cherche une solution | 17 % |
| Connaît le produit ou l’offre | 3 % |
| Est prête à acheter | Moins de 1 % |
Mémo — N-P-S-O-A : Ne se sent pas concernée → Problème identifié → Solution recherchée → Offre connue → Achat prêt. Les proportions soulignent qu’une audience est rarement prête à acheter immédiatement. Il faut comprendre son parcours et sa décision d’achat plutôt que chercher à vendre tout de suite.
Les 5 étapes du processus de décision
- Processus de décision d’achat
succession d’étapes qui fait passer un client de « je ne connais pas » à « je suis prêt à acheter ».
- Prise de conscience du besoin : la personne ressent qu’il lui manque quelque chose ou qu’elle a un problème.
- Recherche d’informations : elle se renseigne, par exemple sur Google, par le bouche-à-oreille, sur les réseaux sociaux ou dans les avis.
- Évaluation des alternatives : elle compare les prix, les offres, les avis et les valeurs.
- Décision d’achat : elle choisit un produit ou un service.
- Évaluation post-achat : elle évalue sa satisfaction, peut recommander l’offre et devenir fidèle.
Mémo — B-I-C-A-A : Besoin → Informations → Comparaison → Achat → Après-achat.
La décision d'achat
Comprendre le processus de décision aide l’entreprise à adapter ses choix marketing :
- Concevoir des campagnes publicitaires pertinentes.
- Fixer des prix stratégiques.
- Choisir des canaux de distribution adaptés.
- Développer des produits qui répondent aux attentes du marché.
Mémo — P-P-C-P : Publicité, Prix, Canaux, Produits : quatre décisions à éclairer par la compréhension de l’achat.
Le parcours client
- Parcours client
ensemble des interactions entre un client potentiel et une marque, de la découverte à la fidélisation.
Il permet d’améliorer l’expérience client, d’augmenter les conversions en réduisant les frictions, d’adapter messages et canaux à chaque étape et de créer une relation durable. Il aide ainsi à choisir le bon levier au bon moment.
Mémo — E-C-M-R : améliorer l’Expérience, favoriser la Conversion, adapter les Messages et construire une Relation durable.
Point de contact : moment où le client rencontre la marque, par exemple une publicité, un site, un DM, un vendeur, un appel ou un avis Google.
Mémo — P-S-D-V-A-A : Publicité, Site, DM, Vendeur, Appel, Avis.
Rupture de parcours : expérience qui se casse lorsque le client doit attendre, répéter une information ou changer de canal.
Mapping parcours client
Le parcours peut être représenté en quatre phases :
| Phase | Ce que fait le client |
|---|---|
| Découverte | Prend conscience de son besoin. |
| Considération | Compare les solutions possibles. |
| Conversion | Choisit et achète un produit ou service. |
| Fidélisation | Revient et peut recommander la marque. |
Mémo — D-C-C-F : Découvrir → Comparer → Choisir → Fidéliser.
Exemple d’une montre connectée : le client découvre son besoin de mieux suivre son activité, voit une publicité Instagram, compare Garmin, Fitbit et Apple Watch, puis achète sur Amazon. Il peut ensuite recevoir des conseils par email et partager ses exploits sportifs, devenant ambassadeur.
Pour un centre de formation, les phases et leurs points de contact peuvent être organisés ainsi :
- Découverte — sensibilisation à l’offre de formations : publicité sur les réseaux sociaux, SEO, événements.
Mémo — P-S-E : Publicité, SEO, Événements. - Considération — comparaison avec d’autres écoles : SMA et retargeting, emailing, contenu, événements.
Mémo — S-E-C-E : SMA, Emailing, Contenu, Événements. - Conversion — inscription : processus d’inscription optimisé, témoignages d’étudiants, rendez-vous avec l’équipe pédagogique.
Mémo — I-T-R : Inscription, Témoignages, Rendez-vous. - Fidélisation — ambassadeurs de l’école : groupe d’anciens élèves, réseaux sociaux mettant en avant les réussites, événements et networking.
Mémo — A-R-E : Anciens élèves, Réussites, Événements.
Exemple d’acquisition : vendre un déodorant. Les clients peuvent découvrir le besoin lorsque leur déodorant est vide, lorsqu’ils rencontrent un problème avec leur produit actuel ou après des remarques sur leur odeur corporelle. Ils s’informent sur Internet ou en magasin. Les décisions sont généralement individuelles, et le processus est court : le déodorant est un produit d’hygiène corporelle à usage quotidien, peu coûteux et facilement accessible.
- Recherches : mots-clés génériques comme « déodorant homme/femme » ou recherches associant déodorant, marque et besoin ; mots-clés spécifiques associant achat de déodorant, marque ou besoin.
- Critères de décision : marque, odeur, prix.
- Priorité du besoin : le déodorant est un produit d’hygiène corporelle à usage quotidien.
Mémo — B-R-C : besoin Bloqué (produit vide), Remarqué (problème ou remarque), puis Comparaison des solutions.
Pour accompagner le parcours d’achat en magasin, les actions de notoriété peuvent s’appuyer sur le site web, la presse et la télévision : campagnes publicitaires dans les médias traditionnels et en ligne, ainsi que création de contenu sur Internet. Les rôles associés sont le ou la chargé(e) de communication, le ou la responsable de la communication et le ou la content manager. Les indicateurs cités sont l’audience TV, le trafic sur le site web et le nombre de sessions.
Quand le client s’informe sur Internet avant d’acheter en magasin, le site web peut présenter les points de vente. Les actions comprennent les contenus SEO et les campagnes SEA. Les rôles associés sont le ou la responsable du référencement naturel, le ou la content manager et le ou la traffic manager. Les indicateurs sont le nombre de sessions et le trafic global issu du SEO.
Pour un achat en ligne, les clients recherchent d’abord sur Internet, puis comparent les déodorants sur des sites web ou des sites de vente. Les articles de blog, les vidéos et les infographies peuvent accompagner la recherche ; les fiches produits peuvent être optimisées et les témoignages ou avis mis en avant. Les rôles associés sont le ou la content manager, le ou la chargé(e) de communication, le ou la responsable e-commerce et le ou la responsable du référencement naturel. Les indicateurs cités sont le nombre de sessions, le nombre de pages vues et le nombre de produits vendus.
Mémo — N-C-A : en ligne, Navigation et contenus, Comparaison, puis Achat.
La stratégie omnicanal
- Stratégie omnicanal
utilisation cohérente et interconnectée de plusieurs canaux, pour proposer une expérience fluide où le client passe d’un canal à l’autre à sa convenance.
Les canaux peuvent comprendre :
- Magasin.
- Site web.
- Réseaux sociaux.
- Newsletter.
- WhatsApp.
- Service client.
Mémo — M-S-R-N-W-S : Magasin, Site, Réseaux sociaux, Newsletter, WhatsApp, Service client.
Les clients peuvent comparer sur Google, regarder Instagram, poser une question en DM et acheter en magasin : la marque doit donc rester cohérente partout. La stratégie repose sur trois piliers complémentaires : le client, l’expérience client et les canaux de distribution.
Mémo — C-E-C : Client, Expérience, Canaux.
Pour construire une relation durable, l’entreprise doit collecter et analyser les données clients, optimiser ses canaux d’acquisition, adapter son message aux différents canaux et penser à long terme. Les canaux sont à considérer comme complémentaires.
Mémo — C-O-A-L : Collecter, Optimiser, Adapter, penser à Long terme.
De monocanal à omnicanal
| Approche | Définition |
|---|---|
| Monocanal | Un seul canal de vente, par exemple un magasin physique. |
| Multicanal | Plusieurs points de contact sans interconnexion. |
| Cross-canal | Des canaux qui communiquent entre eux, par exemple le click and collect. |
| Omnicanal | Une expérience fluide et personnalisée ; chaque point de contact a une importance équivalente. |
Mémo — M-M-C-O : Monocanal → Multicanal → Cross-canal → Omnicanal.
Définir ses objectifs
- Objectif
but que l’on se fixe, à atteindre à court ou moyen terme.
Les objectifs business sont chiffrés. Ils peuvent porter sur :
- le chiffre d’affaires ;
- le volume de ventes ;
- les parts de marché ;
- la rentabilité.
Mnémonique — CVPR : Chiffre d’affaires, Volume de ventes, Parts de marché, Rentabilité.
Cas pratique — service de repas locaux et healthy : préciser le problème client et les alternatives ; choisir deux ou trois cibles possibles et les segmenter ; définir le positionnement et la proposition de valeur ; structurer les 4P ; représenter le parcours de découverte à la recommandation ; fixer des objectifs SMART (commandes, abonnés Instagram, satisfaction, entreprises partenaires).
Les objectifs digitaux peuvent porter sur la notoriété, l’acquisition, la fidélisation ou les partenariats.
Chaque objectif doit être associé à un indicateur clé qui permet d’analyser les résultats.
| Dimension de l’objectif | Indicateur associé |
|---|---|
| Notoriété | Trafic web |
| Notoriété | Portée sur les réseaux sociaux |
| Engagement | Taux d’interaction |
| Engagement | Partages |
| Engagement | Temps passé sur le site |
| Conversion | Taux de conversion |
| Conversion | Coût par acquisition |
| Fidélisation | Taux de rétention |
| Fidélisation | Net Promoter Score |
Mnémonique — NECF : Notoriété, Engagement, Conversion, Fidélisation.
La méthode smart
Un plan marketing intègre des objectifs précis et concrets, déterminés sur une période et associés à un indicateur clé mesurable. L’objectif aide à déployer la bonne stratégie avec les bons moyens, pour atteindre les résultats attendus.
SMART rassemble cinq critères :
- Spécifique : l’objectif est clair, précis et sans ambiguïté ; on comprend immédiatement ce que l’on veut atteindre.
- Mesurable : des indicateurs chiffrés permettent de mesurer l’avancement et de savoir si l’objectif est atteint.
- Atteignable : l’objectif représente un défi, mais reste réalisable compte tenu des ressources disponibles — temps, budget et compétences.
- Réaliste : l’objectif est pertinent pour l’entreprise et cohérent avec sa stratégie globale, ses priorités et son contexte.
- Temporel : l’objectif comporte une échéance précise, qui structure les efforts et permet d’évaluer le résultat au bon moment.
Mnémonique — SMART : les initiales rappellent les cinq critères : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, Temporel.
« Avoir plus de clients » est trop vague : on ne sait ni combien, ni comment, ni quand. Une formulation SMART donnée en exemple est :
Augmenter de 40 % le trafic organique du site d’ici 6 mois, en publiant 2 articles de blog optimisés SEO par semaine.
| Critère | Application à l’objectif |
|---|---|
| Spécifique | Trafic organique via le SEO |
| Mesurable | Augmentation de 40 % |
| Atteignable | Plan d’action clair |
| Réaliste | Ambitieux mais cohérent |
| Temporel | Délai de 6 mois |
Exercice de transformation : rendre SMART les objectifs suivants :
- « Avoir plus de clients »
- « Être plus visible sur Instagram »
- « Augmenter le taux de conversion »
Mnémonique — CIT : Clients, Instagram, Taux de conversion.
Mise en pratique — Kids & Cute : salon de coiffure dédié aux enfants ; stratégie 2026. L’objectif principal est d’augmenter le taux de fidélisation des clients. L’exercice consiste à formuler un objectif SMART et à proposer les actions associées.
- Exemple 1 : atteindre 50 abonnements actifs au « Kids & Cute Pass » d’ici 6 mois. L’offre donne droit à 1 coupe offerte par mois.
- Spécifique : mettre en place un abonnement Kids & Cute Pass donnant droit à 1 coupe par mois.
- Mesurable : atteindre 50 abonnements actifs dans les 6 premiers mois.
- Atteignable : sur une base de 300 clients réguliers, 50 abonnements représentent 16 % ; c’est une supposition, car les données réelles ne sont pas disponibles.
- Réaliste : l’offre est adaptée aux familles qui viennent déjà plusieurs fois par an.
- Temporel : objectif fixé à 6 mois.
- Action : créer et promouvoir l’offre avec des flyers en salon, des e-mails aux clients existants et une mise en avant sur les réseaux sociaux.
Mnémonique — F-E-R : Flyers, E-mails, Réseaux sociaux.
- Exemple 2 : obtenir 30 nouveaux clients grâce à un programme de parrainage d’ici la fin de l’année.
- Spécifique : lancer un programme de parrainage : 1 coupe offerte au parrain après 3 filleuls.
- Mesurable : générer 30 nouveaux clients grâce au programme.
- Atteignable : la clientèle parentale est habituée aux réseaux sociaux et aux échanges entre familles.
- Réaliste : l’objectif repose sur le bouche-à-oreille naturel déjà existant.
- Temporel : suivi trimestriel et bilan en décembre 2025.
- Action : présenter le programme en salon, sur Instagram et par newsletter.
Mnémonique — S-I-N : Salon, Instagram, Newsletter.
Les indicateurs de performance (KPI)
KPI : donnée chiffrée qui mesure la performance d’une action par rapport aux objectifs définis.
Définir et suivre les indicateurs de performance permet de mesurer l’impact de chaque action marketing. Les KPI varient selon l’objectif : il faut les identifier et les suivre dans un tableau de bord. Les indicateurs choisis doivent correspondre aux objectifs stratégiques de l’entreprise, notamment la notoriété, l’acquisition, la conversion et la fidélisation.
Un bon indicateur de performance doit :
- être mesurable ;
- entraîner une prise de décision ;
- être rapidement compréhensible par tous en interne ;
- mettre en évidence une performance ou un résultat.
Mnémonique — MDCP : Mesurable, Décision, Compréhensible, Performance.
Pour choisir un indicateur, vérifier :
- à quel objectif il répond ;
- s’il permet d’évaluer le succès d’une action menée ;
- s’il est simple, réaliste et rapidement compréhensible par tous.
Mnémonique — O-S-C : Objectif, Succès, Compréhension.
Le marketing, c'est quoi ?
- Marketing
Comprendre, créer et livrer de la valeur selon un besoin.
- Enjeux/démarche : fidélité ; marché → entreprise → cible → positionnement → action.
- Communiquer la valeur, mieux résoudre qu’un concurrent ; ne pas forcer l’achat. Transparence, conscience, bénéfice mutuel : aucune manipulation.
- Segmentation/ciblage : groupes homogènes / segments prioritaires.
- Positionnement/proposition de valeur : place perçue / promesse, problème → solution.
- Stratégique/opérationnel : quoi-pour qui, long terme / comment, court-moyen terme ; 4P.
- Organisation/USP/rôle : décisions transversales ; différence distinctive ; client, demande, concurrence, profits.
Comprendre son environnement
- Diagnostic/décision : constat → décision.
- PESTEL : politique, économique, socioculturel, technologique, écologique, légal.
- Porter : rivalité, entrants, substituts, fournisseurs, clients.
- SWOT : forces/faiblesses internes ; opportunités/menaces externes ; croiser.
- Faits/études : quanti = mesurer ; quali = comprendre motivations, freins, perceptions.
- Quanti : enquêtes/sondages ; mesurable, biais possible.
- Quali : entretiens, groupes, observation ; échantillon restreint, généralisation difficile.
Le marché
- Marché
Rencontre offre-demande en environnement concurrentiel ; demande solvable.
- Types : masse, niche, B2B, B2C.
- Importance : opportunités/menaces ; objectifs marketing ; besoins, offre personnalisée.
Le positionnement
- Positionnement
Place de la marque dans l’esprit de sa cible face aux concurrents.
- Clés : perçu, différenciant, pertinent, cohérent.
- Stratégies : attribut, avantage, usage, comparaison.
- Construction : attributs → avantages → valeurs → place concurrentielle ; guide le marketing.
- Mapping : marques selon des axes importants.
- Valeur : cible + problème + solution + bénéfice + différenciation.
Segmentation & ciblage
- Segmentation & ciblage
Groupes similaires, puis choix des cibles.
- Échecs : Crystal Pepsi (positionnement flou), Nokia (marché mal suivi), Google Glass (mauvais ciblage).
- Critères : démographiques, comportementaux, psychographiques, géographiques.
- Bon segment : mesurable, accessible, substantiel, différencié.
- Ciblage : indifférencié, différencié, concentré, personnalisé.
- SONCAS : sécurité, orgueil, nouveauté, confort, argent, sympathie ; qualifier, adapter le discours.
- Freins : prix, risque, information, habitude, complexité.
- Persona/public cible : profil semi-fictif détaillé / groupe général.
Décision d'achat & parcours client
- Décision d’achat
Processus du besoin à l’achat, puis à l’évaluation.
- Étapes : besoin → recherche → alternatives → achat → post-achat.
- Parcours/mapping : découverte → considération → conversion → fidélisation ; points de contact, ruptures.
- Canaux : monocanal → multicanal → cross-canal → omnicanal ; expérience cohérente.
Définir ses objectifs
- Objectif/KPI
But mesurable / donnée chiffrée évaluant une action.
- SMART : spécifique, mesurable, atteignable, réaliste, temporel.
- KPI : notoriété, engagement, conversion, fidélisation ; mesurable, compréhensible, décisionnel.
Teste ta compréhension
1 / 10
Une petite entreprise constate que ses clients peinent à trouver un service de réparation rapide. Quelle démarche correspond le mieux à la fonction du marketing ?
Une responsable des opérations organise les stocks sans tenir compte du positionnement de l’entreprise ; cette décision peut être inadaptée même si elle ne s’occupe pas de communication.
Une entreprise a choisi son marché cible à long terme et prépare maintenant une promotion limitée à une semaine. À quel niveau appartient cette action de promotion ?
Une salle de sport regroupe les personnes qui recherchent un accompagnement personnalisé et ont des besoins similaires. Quel concept décrit ce groupe homogène ?
Une marque choisit d’abord sa cible et sa proposition de valeur, puis conçoit sa campagne publicitaire : dans cette situation, la communication intervient après le marketing stratégique.
Après avoir comparé plusieurs concurrents, une marque cherche à préciser la place qu’elle veut occuper dans l’esprit de sa cible. Quelle notion doit-elle travailler ?
Une entreprise a repéré cinq segments de marché et choisit d’en viser un en priorité ; elle réalise alors une segmentation plutôt qu’un ciblage.
Une application promet à ses clients un gain clair en résolvant leur difficulté à réserver rapidement un taxi ; cette promesse constitue sa proposition de valeur.
Une marque résume son avantage par une raison distinctive de la choisir plutôt qu’un concurrent. Quel élément décrit le mieux cette formulation ?
Une entreprise crée une demande et se différencie, mais ne cherche pas à placer le client au cœur de ses décisions ; elle remplit néanmoins le rôle d’orientation client du marketing.
Texte à trous
- Quand une entreprise place les attentes des clients au cœur de ses décisions, elle adopte une orientation client.
- Le marketing opérationnel se concentre sur des actions à court et moyen terme pour mettre en œuvre la stratégie.
- Après avoir posé un constat, une équipe doit formuler une décision que l’on peut commencer par « donc on lance ».
- Quand elle adapte ses produits ou services aux besoins identifiés, l’entreprise travaille la personnalisation de l'offre.
- Une stratégie de canal qui s’appuie sur un seul canal de vente, par exemple une boutique physique, est une stratégie Monocanal.
- Un objectif SMART doit être clair, précis et sans ambiguïté : il doit être spécifique.
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