Le monde au lendemain de la seconde ,Conséquences et règlement de conflits
50 cartesDe l'arrivée de Hitler au pouvoir à la capitulation japonaise : les grandes phases du conflit, la guerre d'anéantissement et la Shoah, Vichy, la France libre et la Résistance, le bilan, Nuremberg et la mémoire.
Fiche de révision
Vue d'ensemble et marche à la guerre (1933-1939)
La Seconde Guerre mondiale est une guerre totale et mondiale : elle mobilise toutes les ressources des États, frappe massivement les civils et s'étend de l'Europe au Pacifique. À l'Est, le Reich nazi mène une guerre d'anéantissement, dont la Shoah est le cœur.
Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
Marche à la guerre
Hitler chancelier (1933)
Rhénanie, Anschluss, Munich
Pacte germano-soviétique (1939)
Victoires de l'Axe (1939-1941)
Blitzkrieg et défaite française
Bataille d'Angleterre
Barbarossa, Pearl Harbor
Tournants (1942-1943)
Midway, El-Alamein, Stalingrad
Victoire alliée (1943-1945)
Débarquements, Yalta
Capitulations allemande et japonaise
Guerre d'anéantissement
Shoah par balles
Centres de mise à mort
Génocide des Roms et Sinti
La France dans la guerre
Vichy et collaboration
France libre
Résistance intérieure, CNR
Bilan et mémoire
Nuremberg, ONU
Paxton, Rousso, Chirac 1995
30 janvier 1933
Hitler nommé chancelier par le président Hindenburg
Mars 1933
Ouverture du camp de concentration de Dachau
7 mars 1936
Remilitarisation de la Rhénanie
12-13 mars 1938
Anschluss : annexion de l'Autriche
29-30 septembre 1938
Accords de Munich : les Sudètes cédés à l'Allemagne
15 mars 1939
Occupation de Prague, fin de la Tchécoslovaquie
23 août 1939
Pacte germano-soviétique (Ribbentrop-Molotov)
1er septembre 1939
Invasion de la Pologne
3 septembre 1939
Le Royaume-Uni puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne
30 janvier 1933 : Hitler devient chancelier ; la dictature nazie s'installe en quelques mois (camps, interdiction des partis).
7 mars 1936 : la Wehrmacht réoccupe la Rhénanie, démilitarisée par le traité de Versailles et les accords de Locarno ; la France ne réagit pas.
Mars 1938 : Anschluss, annexion de l'Autriche au Reich.
29-30 septembre 1938 : à Munich, Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier livrent les Sudètes à l'Allemagne, sans la Tchécoslovaquie ; c'est le sommet de la politique d'apaisement.
23 août 1939 : pacte germano-soviétique ; un protocole secret partage la Pologne et l'Europe orientale en zones d'influence.
1er septembre 1939 : invasion de la Pologne ; le 3 septembre, le Royaume-Uni puis la France déclarent la guerre. L'URSS envahit l'est de la Pologne le 17 septembre.
- Politique d'apaisement
Choix britannique et français, dans les années 1930, de céder aux revendications de Hitler pour éviter la guerre. Munich en est l'aboutissement ; l'occupation de Prague, en mars 1939, en montre l'échec.
Les victoires de l'Axe (1939-1941)
Drôle de guerre (septembre 1939 - mai 1940) : à l'Ouest, Français et Britanniques attendent derrière la ligne Maginot ; presque aucun combat.
10 mai 1940 : offensive allemande à l'Ouest ; percée dans les Ardennes et à Sedan (13 mai), encerclement des armées alliées, évacuation de Dunkerque (fin mai - début juin).
14 juin 1940 : les Allemands entrent dans Paris. Le 16 juin, Pétain devient président du Conseil ; le 17, il annonce à la radio qu'il faut cesser le combat et demande l'armistice.
22 juin 1940 : armistice franco-allemand signé à Rethondes ; il entre en vigueur le 25 juin, après l'armistice avec l'Italie (24 juin).
Juillet-octobre 1940 : bataille d'Angleterre, la RAF tient tête à la Luftwaffe ; Hitler ajourne l'invasion du Royaume-Uni. Le Blitz, bombardement des villes britanniques, dure jusqu'en mai 1941.
22 juin 1941 : opération Barbarossa, invasion de l'URSS ; l'offensive est arrêtée devant Moscou en décembre 1941.
7 décembre 1941 : le Japon attaque la flotte américaine à Pearl Harbor ; les États-Unis entrent en guerre, l'Allemagne et l'Italie leur déclarent la guerre le 11 décembre : la guerre devient mondiale.
- Blitzkrieg (guerre éclair)
Offensive rapide qui concentre chars et aviation sur un point du front pour le percer, puis exploite la brèche en profondeur avant que l'adversaire ne se réorganise.
| Clause de l'armistice du 22 juin 1940 | Contenu |
|---|---|
| Partage du territoire | Zone occupée au nord et sur la façade atlantique, zone dite « libre » au sud, séparées par une ligne de démarcation |
| Armée | Démobilisée, à l'exception d'une petite armée d'armistice |
| Flotte | Désarmée dans ses ports, sans être livrée à l'Allemagne |
| Prisonniers de guerre | Restent en captivité jusqu'à la paix (environ 1,8 million d'hommes) |
| Frais d'occupation | À la charge de la France |
Les tournants et la victoire des Alliés (1942-1945)
Bataille ou opération | VS Date | VS Adversaires | VS Portée |
|---|---|---|---|
Midway | 4-7 juin 1942 | États-Unis / Japon | Quatre porte-avions japonais coulés : le Japon perd l'initiative dans le Pacifique |
El-Alamein (seconde bataille) | 23 octobre - début novembre 1942 | Britanniques (Montgomery) / Germano-Italiens (Rommel) | L'Axe recule en Afrique du Nord ; l'Égypte et le canal de Suez sont sauvés |
Débarquement en Afrique du Nord (Torch) | 8 novembre 1942 | Anglo-Américains / forces de Vichy | L'Allemagne réplique en envahissant la zone sud le 11 novembre |
Stalingrad | Été 1942 - 2 février 1943 | URSS / Allemagne | Contre-offensive soviétique (19 novembre 1942), encerclement, capitulation : premier grand désastre allemand |
Débarquement en Sicile | 10 juillet 1943 | Alliés / Axe | Chute de Mussolini (25 juillet 1943) |
Débarquement de Normandie (Overlord) | 6 juin 1944 | Alliés / Allemagne | Ouverture du second front à l'Ouest |
Débarquement de Provence | 15 août 1944 | Alliés, dont l'armée française de De Lattre / Allemagne | Libération rapide du sud de la France |

25 août 1944 : libération de Paris, après l'insurrection lancée le 19 août ; la 2e DB du général Leclerc et les Américains entrent dans la ville, le général von Choltitz capitule.
27 janvier 1945 : l'Armée rouge libère Auschwitz.
4-11 février 1945 : conférence de Yalta (Roosevelt, Churchill, Staline).
30 avril 1945 : suicide de Hitler à Berlin.
7 et 8 mai 1945 : capitulation allemande signée à Reims (7 mai) puis à Berlin (8 mai au soir, soit déjà le 9 mai à l'heure de Moscou) ; elle prend effet le 8 mai à 23 h 01.
6 et 9 août 1945 : bombes atomiques américaines sur Hiroshima puis Nagasaki ; l'URSS déclare la guerre au Japon le 8 août.
2 septembre 1945 : le Japon signe sa capitulation à bord du cuirassé Missouri, après l'annonce de l'empereur Hirohito le 15 août.

Décisions de Yalta : division de l'Allemagne en zones d'occupation (dont une zone française) ; déclaration sur l'Europe libérée promettant des élections libres ; entrée en guerre de l'URSS contre le Japon après la défaite allemande ; convocation de la conférence qui fondera l'ONU.
Guerre d'anéantissement et Shoah
- Shoah
Mot hébreu signifiant « catastrophe » : l'assassinat systématique des Juifs d'Europe par l'Allemagne nazie et ses complices, entre 1941 et 1945. Les historiens retiennent un ordre de grandeur d'environ 6 millions de victimes (Yad Vashem, USHMM).
Persécutions (1933-1939) : exclusion des Juifs d'Allemagne (lois de Nuremberg, 1935), violences de la « Nuit de cristal » (novembre 1938).
Ghettos en Pologne occupée à partir de 1939-1940 : enfermement, faim, épidémies.
Shoah par balles : dès juin 1941, en URSS occupée, quatre Einsatzgruppen (A, B, C, D), appuyés par la police, la Wehrmacht et des auxiliaires locaux, fusillent les Juifs près de chez eux. Exemple : Babi Yar, près de Kiev, 33 771 Juifs tués fin septembre 1941. Selon l'USHMM, environ 2 millions de Juifs sont tués par fusillades de masse en Europe orientale occupée. L'expression « Shoah par balles » a été popularisée par le père Patrick Desbois et son association Yahad-In Unum.
Conférence de Wannsee (20 janvier 1942) : présidée par Reinhard Heydrich, elle coordonne entre ministères et SS la « solution finale » ; Adolf Eichmann en rédige le procès-verbal.
Centres de mise à mort : Chełmno (décembre 1941, camions à gaz), puis Bełżec, Sobibór et Treblinka (opération Reinhard, 1942), Auschwitz-Birkenau (Zyklon B). Majdanek, près de Lublin, est généralement classé comme camp de concentration, mais des dizaines de milliers de Juifs y ont aussi été gazés ou fusillés.
Génocide des Roms et des Sinti : internés, fusillés, déportés ; au camp des familles tsiganes de Birkenau, les SS en gazent plus de 4 000 dans la nuit du 2 au 3 août 1944. Le nombre de victimes reste incertain : selon l'USHMM, au moins 250 000, et peut-être jusqu'à 500 000.

Critère | VS Camp de concentration | VS Centre de mise à mort |
|---|---|---|
But | Détenir, terroriser, exploiter par le travail forcé | Assassiner les déportés dès leur arrivée |
Premiers | Dachau, mars 1933 | Chełmno, décembre 1941 |
Exemples | Dachau, Buchenwald, Mauthausen, Ravensbrück, Bergen-Belsen | Chełmno, Bełżec, Sobibór, Treblinka |
Localisation | Surtout dans le Reich | En Pologne occupée |
Détenus | Opposants, résistants, Juifs, Roms, homosexuels, prisonniers de guerre soviétiques… | Surtout des Juifs, aussi des Roms |
Mort | Massive, par épuisement, faim, maladies, exécutions | Immédiate, par le gaz ; très peu de survivants |
Cas particuliers | Majdanek : camp de concentration où ont aussi eu lieu des gazages et des fusillades de masse (environ 78 000 morts, dont près de 60 000 Juifs, selon le musée de Majdanek) | Auschwitz-Birkenau : centre de mise à mort intégré à un complexe concentrationnaire |

Ordres de grandeur (USHMM) : Treblinka, environ 925 000 Juifs assassinés ; Bełżec, environ 435 000 ; Sobibór, au moins 167 000 ; Chełmno, au moins 152 000 ; Auschwitz, environ 1 million de Juifs. Ces chiffres sont des estimations, qui varient selon les sources.
Auschwitz est un complexe : Auschwitz I (camp de concentration), Auschwitz II-Birkenau (concentration et mise à mort), Auschwitz III-Monowitz (travail forcé pour l'industrie).
La France de Vichy et la collaboration
10 juillet 1940
À Vichy, les parlementaires votent les pleins pouvoirs constituants à Pétain (569 pour, 80 contre, 20 abstentions)
11 juillet 1940
Actes constitutionnels : Pétain chef de l'État français
3 octobre 1940
Premier statut des Juifs
24 octobre 1940
Entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler
30 octobre 1940
Pétain : « J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration »
2 juin 1941
Second statut des Juifs
27 mars 1942
Premier convoi de déportation de Juifs de France vers Auschwitz
16-17 juillet 1942
Rafle du Vél' d'Hiv'
11 novembre 1942
Invasion de la zone sud par les Allemands
Janvier-février 1943
Création de la Milice ; loi sur le Service du travail obligatoire (STO)
Régime de Vichy : la IIIe République disparaît de fait ; l'« État français » concentre les pouvoirs entre les mains du chef de l'État.
Révolution nationale : devise « Travail, Famille, Patrie », rejet du parlementarisme, culte du Maréchal, appui à l'Église, exclusion des Juifs, des francs-maçons et des communistes.
Statuts des Juifs (3 octobre 1940 et 2 juin 1941) : promulgués par Vichy de sa propre initiative, ils excluent les Juifs de la fonction publique et de nombreuses professions. La loi du 4 octobre 1940 permet d'interner les Juifs étrangers (camps de Gurs, Rivesaltes…).
Rafle du Vél' d'Hiv' (16-17 juillet 1942) : 13 152 Juifs, surtout étrangers ou apatrides, dont 4 115 enfants, arrêtés à Paris par la police et la gendarmerie françaises, en application d'un accord négocié par René Bousquet avec le général SS Oberg ; internés à Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande, puis déportés à Auschwitz.
Bilan : environ 75 000 Juifs déportés de France (75 721 selon Serge Klarsfeld), dont environ 3 % survivent ; les trois quarts des Juifs de France ont toutefois échappé à la mort, grâce notamment aux aides et sauvetages (des Justes parmi les nations, comme au Chambon-sur-Lignon).
- Collaboration d'État
Politique du gouvernement de Vichy, qui coopère avec l'occupant (police, économie, livraison des Juifs) en espérant une place dans l'Europe allemande. À distinguer du collaborationnisme des partis parisiens (Doriot, Déat) qui souhaitent la victoire du nazisme.
La France libre et la Résistance intérieure
18 juin 1940 : sur les ondes de la BBC, à Londres, le général de Gaulle appelle à poursuivre le combat : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » L'appel n'a pas été enregistré.
28 juin 1940 : Churchill reconnaît de Gaulle comme chef des Français libres. Les Forces françaises libres (FFL) combattent en Afrique (Koufra en 1941, Bir Hakeim en 1942).
Une partie de l'Empire se rallie, notamment l'Afrique-Équatoriale française autour du Tchad, dès la fin août 1940 : la France libre dispose d'un territoire.
3 juin 1943 : à Alger, création du Comité français de libération nationale (CFLN), qui devient le GPRF (Gouvernement provisoire de la République française) le 3 juin 1944 ; il s'installe à Paris fin août 1944.
21 avril 1944 : le CFLN accorde le droit de vote aux femmes.

- 1
1940-1941 : naissance de mouvements (Combat, Libération-Sud, Franc-Tireur en zone sud ; OCM, Libération-Nord, Défense de la France en zone nord) et de réseaux de renseignement ; tracts, journaux clandestins.
- 2
Juin 1941 : après Barbarossa, le Parti communiste s'engage pleinement dans la lutte armée (FTP).
- 3
1er janvier 1942 : Jean Moulin, envoyé par de Gaulle, est parachuté en France pour unifier la Résistance.
- 4
Janvier 1943 : les trois grands mouvements de zone sud fusionnent dans les Mouvements unis de la Résistance (MUR) ; le STO pousse des milliers de jeunes vers les maquis.
- 5
27 mai 1943 : première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), rue du Four à Paris : mouvements, partis et syndicats reconnaissent l'autorité de De Gaulle.
- 6
21 juin 1943 : Jean Moulin est arrêté à Caluire ; torturé sous l'autorité de Klaus Barbie, il meurt début juillet 1943 (le 8 juillet selon la date retenue officiellement), pendant son transfert vers l'Allemagne. Georges Bidault lui succède à la tête du CNR.
- 7
1er février 1944 : les groupes armés de la Résistance sont réunis dans les Forces françaises de l'intérieur (FFI).
- 8
15 mars 1944 : adoption du programme du CNR : sécurité sociale complète, retraites, nationalisations des grandes entreprises et des banques, liberté de la presse, rétablissement du suffrage universel.
- 9
1944 : les maquis des Glières (mars) et du Vercors (juillet) sont écrasés ; les Allemands massacrent les habitants de Tulle (9 juin) et d'Oradour-sur-Glane (10 juin). Les FFI participent ensuite à la Libération, aux côtés des Alliés.
Critère | VS Régime de Vichy | VS France libre | VS Résistance intérieure |
|---|---|---|---|
Chef ou figure | Maréchal Pétain (Laval, Darlan) | Général de Gaulle | Jean Moulin, Henri Frenay, Lucie et Raymond Aubrac… |
Lieu | Vichy, en France | Londres, puis Alger | Territoire métropolitain, clandestinité |
Légitimité revendiquée | Vote du 10 juillet 1940 | Refus de l'armistice, continuité de la République | Combat contre l'occupant et contre Vichy |
Politique | Révolution nationale, collaboration d'État | Poursuite de la guerre aux côtés des Alliés (FFL) | Renseignement, presse clandestine, sabotages, maquis |
Aboutissement | Effondrement en août 1944 ; Pétain condamné à mort en 1945, peine commuée | CFLN (1943) puis GPRF (1944) | CNR (1943), FFI (1944), programme du CNR |
Bilan, justice internationale et mémoire
Bilan humain : la fourchette classique est d'au moins 50 à 60 millions de morts ; les estimations récentes, établies pays par pays, vont d'environ 60 à 80 millions. Plus de la moitié sont des civils. L'URSS est le pays le plus touché : environ 26 à 27 millions de morts selon les estimations actuelles.
Procès de Nuremberg (20 novembre 1945 - 1er octobre 1946) : le Tribunal militaire international, créé par l'accord de Londres du 8 août 1945 (États-Unis, Royaume-Uni, URSS, France), juge les principaux dirigeants nazis ; 12 condamnations à mort, 3 acquittements.
Quatre chefs d'accusation : complot, crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité.
ONU : charte signée à San Francisco le 26 juin 1945, entrée en vigueur le 24 octobre 1945 ; son but premier est le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
- Crime contre l'humanité
Défini par le statut du tribunal de Nuremberg (1945) : assassinat, extermination, réduction en esclavage, déportation de populations civiles, persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux. En France, il est imprescriptible depuis la loi du 26 décembre 1964.
- Génocide
Mot forgé par le juriste Raphael Lemkin dans Axis Rule in Occupied Europe (1944), du grec genos (race, peuple) et du latin -cide (tuer) : destruction intentionnelle de tout ou partie d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Convention de l'ONU du 9 décembre 1948.
1954
Robert Aron, Histoire de Vichy : thèse du « bouclier » (Pétain) et du « glaive » (de Gaulle)
1969-1971
Le Chagrin et la Pitié, film de Marcel Ophuls, brise le mythe d'une France unanimement résistante
1972
Robert Paxton, Vichy France (traduit en 1973 : La France de Vichy) : la collaboration d'État a été voulue et proposée par Vichy
1981
Michael Marrus et Robert Paxton, Vichy et les Juifs
1987
Henry Rousso, Le Syndrome de Vichy ; procès de Klaus Barbie à Lyon
16 juillet 1995
Discours de Jacques Chirac : la France reconnaît la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs
1997-1998
Procès de Maurice Papon
Rousso distingue plusieurs phases : deuil inachevé (1944-1954), refoulement et mythe résistancialiste (1954-1971), miroir brisé (1971-1974), obsession (depuis 1974).
Chirac, 16 juillet 1995 : lors de la commémoration de la rafle du Vél' d'Hiv', il déclare que « la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français ».
Teste ta compréhension
1 / 10
Que désigne l'expression « drôle de guerre » ?
Quel ordre de grandeur les historiens retiennent-ils pour le nombre total de morts de la Seconde Guerre mondiale ?
Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) est créé en juin 1944, à Alger, à partir du Comité français de libération nationale.
À quelle date Adolf Hitler est-il nommé chancelier par le président Hindenburg ?
Quels dirigeants signent les accords de Munich, les 29 et 30 septembre 1938 ? (plusieurs réponses)
Que prévoit le protocole secret du pacte germano-soviétique du 23 août 1939 ?
Classe ces étapes de la marche à la guerre dans l'ordre chronologique : Anschluss, pacte germano-soviétique, remilitarisation de la Rhénanie, accords de Munich.
Quelles clauses figurent dans l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940 ? (plusieurs réponses)
Quelle est la principale conséquence de la bataille d'Angleterre (juillet-octobre 1940) ?
Que déclenche l'opération Barbarossa, le 22 juin 1941 ?
Texte à trous
- En 1987, l'historien Henry Rousso analyse la mémoire troublée de l'Occupation sous le nom de « syndrome de Vichy ».
- Le 30 janvier 1933, le président Hindenburg nomme Adolf Hitler chancelier du Reich.
- Les accords de Munich de septembre 1938 cèdent à l'Allemagne la région tchécoslovaque des Sudètes.
- La stratégie allemande d'offensive rapide combinant chars et aviation, appliquée en Pologne puis en France en 1940, est appelée Blitzkrieg.
- Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général de Gaulle appelle à poursuivre le combat sur les ondes de la BBC.
- Envoyé par de Gaulle, Jean Moulin unifie la Résistance intérieure et préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, le 27 mai 1943.
- Environ 75 000 Juifs ont été déportés de France entre 1942 et 1944, dont 3 % environ sont revenus.
- En 1944, le juriste Raphael Lemkin forge le mot « génocide » pour désigner la destruction intentionnelle d'un groupe national, ethnique ou religieux.
- La charte des Nations unies est signée à San Francisco le 26 juin 1945.
- Cette photographie a été prise le 6 juin 1944 à Omaha Beach, lors de l'opération Overlord. <img src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a5/Into_the_Jaws_of_Death_23-0455M_edit.jpg/960px-Into_the_Jaws_of_Death_23-0455M_edit.jpg" alt="Soldats américains sortant d'une barge de débarquement et avançant dans l'eau vers une plage">
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