Introduction à la Radioanatomie et à l'Imagerie

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La radiologie est une spécialité médicale qui utilise les rayons X pour créer des images de l'intérieur du corps. Ce cours couvre les bases de la radioanatomie, y compris l'imagerie conventionnelle, la tomographie informatisée (CT), l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et l'échographie. Il aborde également la radioprotection et les principes physiques de l'imagerie médicale.

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Question
Quel physicien a découvert les rayons X le 8 novembre 1895 ?
Réponse
Wilhelm Conrad Roëntgen.
Question
Quels sont les trois découvertes majeures qui ont révolutionné l'histoire du 20e siècle, sur une période de trois ans ?
Réponse
Radiographie (1895), électron (1897), et applications médicales naissantes.
Question
Quels sont les trois facteurs dont dépend l'atténuation des rayons X lors de leur passage à travers le corps humain ?
Réponse
L’atténuation dépend de l'épaisseur, du numéro atomique et de la densité électronique des tissus.
Question
En radiologie conventionnelle, à quoi correspond un cliché radiologique conventionnel par rapport à la réalité anatomique du corps humain ?
Réponse
Une image bi-dimensionnelle en deux dimensions qui superpose les différents plans anatomiques du corps humain.
Question
Quelle est la fonction principale de l'écran renforçateur en radiologie conventionnelle ?
Réponse
Absorber les rayons X et émettre de la lumière pour impressionner le film photographique.
Question
Pourquoi la radioprotection implique-t-elle la quantification de la dose des rayons X délivrée au personnel médical ?
Réponse
La quantification permet de limiter l'exposition du personnel médical aux rayonnements ionisants aux effets néfastes.
Question
Quels sont les deux types de circuits qui alimentent un tube à rayon X ?
Réponse
Un circuit de haute tension (cathode-anode) et un circuit de basse tension (filament).
Question
Quelle est la particularité d'une anode tournante dans un tube à rayons X ?
Réponse
L'anode tournante répartit la charge thermique sur une large surface en rotation, permettant des puissances élevées sur de fins foyers.
Question
Quelle est la différence majeure entre les effets non stochastiques et les effets stochastiques des rayons X ?
Réponse
Les effets non stochastiques causent la mort cellulaire au-delà d'un seuil de dose, tandis que les effets stochastiques modifient le patrimoine génétique sans seuil défini.
Question
Quel élément naturel, en plus des rayons X, a été découvert par Henri Becquerel comme émettant des rayonnements ?
Réponse
L'uranium.
Question
Quelle est la différence échographique entre un calcul et un tissu calcifié, et une collection liquidienne ?
Réponse
Les calculs sont très brillants, tandis que les collections liquidiennes ne génèrent aucun écho.
Question
En radiologie conventionnelle, combien de pourcent de l'énergie dégagée par la collision des électrons contre l'anode est réellement utilisée pour la production des rayons X ?
Réponse
Moins de 1% de l'énergie est utilisée pour la production des rayons X.
Question
Quelles sont les trois fonctions principales de l'os mentionnées dans le cours ?
Réponse
Soutien, protection et locomotion.
Question
En IRM, comment le phénomène de « résonance » est-il rendu détectable ?
Réponse
La résonance IRM est détectable par une augmentation des transitions lorsqu'on fournit de l'énergie au noyau d'hydrogène.
Question
Quels sont les critères pour qu'un cliché du thorax soit considéré comme symétrique ?
Réponse
Les extrémités internes des clavicules doivent être équidistantes de la ligne sagittale des apophyses épineuses.
Question
Quelle est la principale différence entre la détection des rayonnements en radiologie conventionnelle et en scintigraphie ?
Réponse
La radiologie conventionnelle détecte les rayons X traversant le corps, la scintigraphie détecte les radiations émises par des radioéléments internes.
Question
Quelle est la définition de la « radiotransparence » sur un film radiologique conventionnel ?
Réponse
Sur un film radiologique, la radiotransparence désigne ce qui apparaît noir car la région est transparente aux rayons X.
Question
Quel est l'intérêt de la région métaphysaire en pathologie osseuse ?
Réponse
La région métaphysaire est un site préférentiel pour de nombreuses lésions osseuses.
Question
Quel effet la rotation du noyau d'un atome a-t-elle sur son environnement en IRM ?
Réponse
La rotation du noyau crée un petit champ magnétique, agissant comme un dipôle magnétique.
Question
Quels sont les trois stades successifs par lesquels passe le développement du squelette d'origine mésodermique ?
Réponse
Les trois stades sont : la matrice mésenchymateuse, la matrice cartilagineuse, puis l'ossification de la matrice cartilagineuse.
Question
Comment l'intensité du courant dans le filament de tungstène influence-t-elle la quantité d'électrons émis dans un tube à rayons X ?
Réponse
Une intensité de courant plus élevée échauffe davantage le filament, augmentant ainsi la quantité d'électrons émis.
Question
Qu'est-ce que l'isthme inter-apophysaire et quelle est sa particularité en relation avec la spondylolyse ?
Réponse
L'isthme inter-apophysaire relie les articulaires supérieures et inférieures. Il est particulièrement sollicité chez L5, menant à la spondylolyse (fracture).
Question
Comment est définie la « résolution axiale » en échographie, et de quoi dépend-elle ?
Réponse
La résolution axiale distingue deux points sur le même axe ; elle est meilleure avec une sonde à haute fréquence (7-10MHz).
Question
Quelle est la différence fondamentale entre les concepts d'« opacité » et de « clarté » en imagerie thoracique ?
Réponse
Une opacité correspond à un tissu dense qui bloque les rayons X (blanc), tandis qu'une clarté indique un tissu peu dense, comme l'air, qui laisse passer les rayons X (noir).
Question
Quel phénomène unique rend l'échographie un mauvais procédé d'investigation des viscères creux contenant du gaz ?
Réponse
Le gaz dans les viscères creux arrête la progression des ultrasons, rendant l'échographie inefficace.
Question
Pourquoi la bronche souche droite est-elle plus susceptible de recevoir des corps étrangers inhalés que la bronche souche gauche ?
Réponse
La bronche souche droite est plus verticale, facilitant l'entrée des corps étrangers inhalés.
Question
Quel est le principe de la tomographie conventionnelle, basé sur le théorème de Thalès, pour masquer les détails anatomiques au-dessus et en dessous du plan de coupe sélectionné ?
Réponse
La tomographie conventionnelle utilise le théorème de Thalès pour masquer les structures hors du plan de coupe par un mouvement synchronisé du tube et du film.
Question
Quels sont les deux types de tubes à rayons X et à quelles applications sont-ils généralement destinés ?
Réponse
Les tubes à rayons X ont un petit foyer pour les images détaillées et un grand foyer pour réduire la chaleur lors d\'expositions plus longues.
Question
Quel est le but principal du cours d'imagerie médicale, étant donné que le cliché radiologique conventionnel est bidimensionnel et le corps humain tridimensionnel ?
Réponse
Familiariser les étudiants à l'anatomie telle qu'elle apparaît en imagerie médicale, en tenant compte de ses spécificités bidimensionnelles.
Question
Quelle est la structure radiologique du canal médullaire d'une diaphyse sur un cliché radiographique ?
Réponse
Traits sombres, radio-transparents, rectilignes et condensés, traversant la corticale d'un seul côté.

ela inclut la radiographie, l'échographie, la tomodensitométrie (TDM), l'IRM et la scintigraphie.

  • Objectif: Familiariser l'étudiant avec l'anatomie radiologique normale et ses variantes, les possibilités et limites de chaque méthode pour un choix diagnostique judicieux.

L'Appareillage en Radiologie Conventionnelle

  • Découverte des Rayons X: Par Wilhelm Conrad Roëntgen le 8 novembre 1895. Il a remarqué la luminescence d'un écran de platino-cyanure de baryum et le pouvoir pénétrant des rayons sur la chair humaine.

  • Conséquences Initiales: Utilisation rapide en médecine (cancers, arthropathies). Malheureusement, une forte incidence de cancers et de lésions cutanées chez les exposés a révélé les dangers.

  • Radiothérapie et Médecine Nucléaire: Henri Becquerel découvre la radioactivité spontanée (uranium, 1896). Marie et Pierre Curie, Rutherford et Soddy ouvrent la voie aux applications médicales des isotopes artificiels.

  • Techniques Digitales: La découverte de l'électron par Joseph John Thomson (1897) et l'ère de l'informatique (début des années 70) ont conduit à la TDM (Sir G. Hounsfield, 1972) et à l'IRM (1973).

Composants du Tube à Rayons X

  • Vide Poussé: Tube cylindrique en verre avec un vide de mmHg.

  • Cathode: Filaments de tungstène (0,2-0,3 mm) chauffés par basse tension, produisant un nuage électronique par effet thermo-ionique (plus l'intensité est élevée, plus le nuage est grand). La forme en cupule focalise les électrons.

  • Anode: Cible en métaux lourds (tungstène-rhénium, cuivre) qui arrête les électrons.

    • Anode Tournante: Pour puissances élevées (3000-9000 tours/min), répartit la chaleur sur une large surface.

    • Anode Fixe: Pour faibles puissances (radiographie dentaire, mammographie). Anodes en molybdène pour la mammographie.

  • Gaine Plombée: Entoure le tube pour éviter la dispersion des RX, sauf par une petite fenêtre pour le diagnostic. Immerge l'ensemble dans de l'huile minérale pour l'évacuation de la chaleur.

Générateurs à Rayons X

  • Partie Immergée (dans l'huile):

    • Transformateur de haute tension: Crée une grande différence de potentiel (HT) entre cathode et anode.

    • Redresseurs: Redressent le courant alternatif.

  • Partie Non Immergée:

    • Pupitre de commande: Règle la minuterie, la tension (KV) et l'intensité (mA).

    • Circuit primaire: Connecté au réseau électrique.

  • Double Circuit:

    1. Basse tension: Chauffage du filament (nuage électronique).

    2. Haute tension: Migration brutale du nuage électronique vers l'anode, produisant les RX.

    Note: de l'énergie en chaleur, en RX.

  • Échauffement du Tube: Solutions: immersion dans l'huile, anodes tournantes, détecteurs plus performants.

Tomographie Conventionnelle

  • Principe: Obtenir des coupes anatomiques en masquant les détails au-dessus et en-dessous du plan sélectionné. Basé sur le théorème de Thalès (taille de l'objet inchangée si les distances tube-objet-film sont constantes).

  • Fonctionnement: Tube RX et film se déplacent simultanément en sens inverse autour d'un axe de rotation aligné avec le plan de coupe. Seuls les détails de ce plan restent visibles.

Principes Physiques des Rayons X

  • Propriétés:

    • Ondes électromagnétiques (non corpusculaires).

    • Vitesse de la lumière ().

    • Longueur d'onde d'environ , énergie entre 50 et 109 eV.

    • Invisibles.

    • Grand pouvoir de pénétration.

    • Induisent fluorescence/luminescence (platino-cyanure de baryum, sulfure de Zinc).

    • Induisent l'ionisation des gaz (dosimètres).

    • Effets biologiques (néfastes ou bénéfiques en radiothérapie).

    • Arrêtés par les métaux lourds (plomb).

  • Dispersion et Atténuation:

    • Faisceau Incident: Homogène, divergent, conique. Collimaté par un diaphragme pour éliminer les rayonnements diffusés inutiles.

    • Atténuation: Dépend de:

      1. Épaisseur: Plus l'objet est épais, plus l'atténuation est grande.

      2. Nombre Atomique (Z): Plus Z est élevé, plus l'absorption est forte (ex: os).

      3. Densité Physique: Teneur en atomes (ex: l'os atténue fortement grâce au calcium).

    • Faisceau Résiduel: Hétérogène, transporte l'information anatomique sur le support d'imagerie. L'image radiologique est une conséquence du gradient d'absorption.

Supports d'Images Conventionnels

  • Film Radiographique:

    • Support en polyester (180) avec une couche d'émulsion photographique de bromure d'argent (AgBr), protégée par une couche antiabrasive.

    • Cristaux AgBr: Grossiers = sensibles et rapides, faible définition. Fins = meilleure définition, moins sensibles.

    • Image Latente: RX excitant AgBr, libérant des électrons et formant de l'argent métallique. Traitement chimique nécessaire pour révéler l'image.

    • Développement: Bain révélateur (réduit Ag en Ag), bain intermédiaire, bain fixateur (dissout AgBr non excité).

    • Interprétation: Zones blanches = opacités (opaques aux RX). Zones noires = radiotransparences (transparentes aux RX).

  • Écran Renforçateur:

    • Nécessaire car le faisceau résiduel est trop faible pour impressionner directement le film.

    • Constitué de cristaux luminescents (tungstate de calcium, oxysulfure de gadolinium) qui absorbent les RX et émettent une lumière active, impressionnant le film.

    • Placé dans une cassette en aluminium, avec le film entre deux feuillets.

Amplificateur des Brillances (Fluoroscopie Numérisée)

  • But: Convertir une image visuelle en image électronique pour l'amplifier.

  • Fonctionnement:

    1. Couple écran primaire luminescent/photo-cathode convertit RX en électrons.

    2. Optique électronique focalise les électrons.

    3. Écran secondaire fluorescent convertit électrons en lumière amplifiée.

  • Avantages: Résolution spatiale élevée, réduction de la dose de RX pour le patient et le personnel.

  • Inconvénients: Diamètre limité (max 30cm), excluant thorax et abdomen pour une bonne résolution.

Bases Physiques de l'Interprétation en Radiologie Conventionnelle

  • Densités Radiologiques: En ordre décroissant d'atténuation:

    1. Densité osseuse (Ca, P)

    2. Densité hydrique (eau, tissus mous, muscles, viscères pleins)

    3. Densité graisseuse

    4. Densité aérienne

  • Loi de la Relativité des Densités: Une structure n'est visible que si sa densité radiologique diffère significativement de celle du tissu adjacent. (Ex: abcès pulmonaire visible grâce à l'air environnant, pas un abcès musculaire).

  • Loi de la Projection Conique:

    • Objet parallèle au film = forme conservée (agrandissement géométrique).

    • Objet non parallèle = déformation conique.

  • Loi de l'Agrandissement Géométrique: Plus l'objet est loin du film (ou proche de la source), plus l'agrandissement est important (Ex: radio thorax PA pour réduire l'agrandissement du cœur).

  • Flou Géométrique: Plus l'objet est éloigné, plus l'image s'agrandit et devient floue (perte de résolution spatiale).

  • Loi de la Tangente: Une interface entre deux structures de même atténuation n'est visible que si elle est abordée tangentiellement par les RX (Ex: sutures du crâne, petite scissure pulmonaire).

  • Loi de la Confusion des Plans: Image 2D (film) pour une réalité 3D (corps humain) = superposition. Nécessite plusieurs incidences pour interprétation.

  • Isométrie: Placer l'objet et un instrument de mesure dans le même plan pour radiographier ensemble, permettant de calculer les dimensions réelles malgré l'agrandissement.

Nouveaux Supports Numériques (Plaques au phosphore)

  • Plaques au Phosphore (Siemens, Philips, GE): Remplacent le couple film-écran. Support flexible () de phosphores photostimulables.

  • Fonctionnement: RX résiduels excitent les phosphores qui stockent l'image. Un laser He-Ne () les stimule à nouveau, émettant une lumière proportionnelle à l'énergie absorbée. Un lecteur convertit en signal digital.

  • Avantages: Pas de traitement chimique, réutilisables, images sur films laser ou imprimantes.

Tomodensitométrie (CT Scanner)

  • Invention: Sir Godfrey Newbold Hounsfield (1970), prix Nobel 1980. Premier ordinateur appliqué à l'imagerie médicale (Emidec 1100).

  • Principes:

    1. Mesure du degré d'absorption des RX par les tissus (exprimé en unités Hounsfield - HU).

    2. Reconstruction d'une image de coupe transversale après rotation du tube RX.

Constitution de l'Appareil

  • Gantry: Contient le tube RX et les détecteurs (disposés en opposition).

  • Détecteurs:

    • Cristaux photoluminescents (iodure de sodium, caesium, germanate de bismuth).

    • Chambres d'ionisation au xénon.

    • Semi-conducteurs (cadmium de tellure).

    Fonction: Convertir les photons résiduels en photons lumineux, puis en signal électronique.

  • Générations: De 1 (un détecteur) à 4 (détecteurs fixes en couronne, tube rotatif).

Acquisition et Traitement de l'Information

  • Processus: Rotation du tube () émettant des RX, atténués par les tissus (dépend de l'énergie des RX, composition atomique, densité physique).

  • Détecteurs: Convertissent RX résiduels en signal analogique, puis numérique pour l'ordinateur.

  • Matrice: Compartiment de voxels (volume element) stockant l'information. Chaque voxel converti en pixel (picture element) pour l'image.

  • Pixels: Représentés par une échelle de gris proportionnelle au degré d'atténuation. Brillant = forte atténuation (os), Sombre = faible atténuation (air).

  • Unités Hounsfield (HU): Échelle de densité (2000 niveaux): -1000 HU (noir pur, air) à +1000 HU (blanc éclatant, os).

Résolution Spatiale en TDM

  • Définition: Aptitude à distinguer deux points rapprochés.

  • Dépend de:

    • Facteurs techniques: Taille du foyer du tube, collimation, épaisseur des coupes (plus la coupe est fine, meilleure est la résolution).

    • Paramètres matriciels: Plus le voxel/pixel est petit, plus la résolution est élevée.

Scintigraphie (Radio-isotope Scanning)

  • Principe: Détection des radiations émises par des radioéléments injectés dans l'organisme (contrairement à la radiologie conventionnelle qui détecte les RX traversant l'objet).

  • Radioéléments émettent:

    • Particules (faible pénétration).

    • Particules (faible pénétration).

    • Photons (forte énergie, grand pouvoir de pénétration).

  • Traceur Idéal: S'accumule sélectivement dans l'organe cible, seul ou couplé à une molécule transporteuse.

  • Détecteur: Gamma Camera. Enregistre la radioactivité externe pour obtenir des informations fonctionnelles.

  • Fonctionnement: Rotation de la gamma camera autour du patient, traitement du signal par ordinateur.

Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM)

  • Paternité: Technique complexe sans inventeur unique. Travaux de Bloch et Purcell (1945) sur la RMN. Application à l'imagerie médicale grâce aux progrès de la spectrométrie (Damadian, 1974) et de l'informatique.

  • Principes: N'utilise ni rayons X ni rayons gamma. Recourt aux propriétés physiques de l'atome d'hydrogène. Utilise le signal électrique provenant de l'atome lui-même.

Principes de l'IRM

  • Champ Magnétique Terrestre: La rotation de la Terre crée un champ magnétique (exprimé en tesla).

  • Spin (rotation): Le mouvement giratoire du noyau d'un atome (ex: hydrogène, car plus répandu) autour de son axe bipolaire génère un petit champ magnétique appelé "dipôle magnétique" ou "spin".

  • Magnétisation: Lorsqu'un patient est placé dans un puissant champ magnétique cylindrique (champ magnétique prépondérant ), les spins des noyaux d'hydrogène s'alignent dans le sens parallèle ou antiparallèle. C'est la magnétisation longitudinale .

  • Résonance: L'apport d'énergie supplémentaire au noyau d'hydrogène (onde radiofréquence - RF) de même fréquence que augmente les transitions (passage de parallèle à antiparallèle) et rend le phénomène détectable. À l'arrêt du stimulus RF, les protons magnétisés en s'alignent dans le sens RF, créant la magnétisation transversale .

  • Fréquence de LARMOR: Fréquence de résonance propre à chaque proton, dépend de l'atome et de .

  • Relaxation: À l'arrêt du stimulus RF, retour progressif de l'aimantation à son état initial. Ce processus libère de l'énergie sous forme d'un faible signal électrique appelé "free induction decay (FID)". La durée de relaxation est spécifique à chaque substance.

Séquences d'Acquisition en IRM

  • Temps de relaxation (longitudinale) et (transversale): Se produisent à l'arrêt du stimulus RF. est le temps pour récupérer de l'aimantation initiale, est le temps pour une décroissance à de la magnétisation transversale.

Contraste en IRM

  • Intensité du Signal: Proportionnelle à la teinte des gris. Hypersignal = blanc, Hyposignal = noir.

  • Échelle de Gris IRM: Non absolue comme en TDM. Dépend de:

    • Densité en protons des tissus (plus riche en H, plus intense, ex: eau, graisses).

    • Temps et des tissus.

    • Séquences d'acquisition ( ou ).

    • Déplacement chimique des protons.

    • Flux des protons.

    • Usage de contraste magnétique (gadolinium, fer, manganèse).

  • Déductions Pratiques: Un tissu peut être en hypersignal et hyposignal (inversion des contrastes). Ex: parenchyme cérébral hyper en vs LCR, LCR hyper en vs parenchyme.

Avantages, Inconvénients et Contre-indications

  • Avantages:

    • Non irradiant.

    • Meilleure discrimination tissulaire que TDM.

    • Coupes multiplanaires (transversales, sagittales, frontales, para-axiales) contrairement à la TDM (axiales).

  • Inconvénients: Appareillage coûteux, examen onéreux.

  • Contre-indications: Corps étrangers métalliques ferromagnétiques (stimulateurs cardiaques, prothèses, clips vasculaires en nickel). L'or n'est pas ferromagnétique.

Échographie

  • Définition: Exploration inoffensive (pas de rayonnements ionisants ni de produit de contraste iodé), utilise les ultrasons. Permet l'étude des coupes anatomiques et de la vélocité des liquides (Doppler).

  • Limitation: Très "opérateur dépendant".

Principes Physiques des Ultrasons

  • Propriétés Physiques: Vibrations mécaniques (>16.000 Hz, en clinique 2-10 MHz), se déplacent sans quanta de matière.

  • Production: Par un transducteur (sonde) utilisant des matériaux piézoélectriques (quartz, céramiques ferroélectriques). L'application d'un potentiel électrique déforme le cristal, générant l'ultrason. Inversement, l'écho déforme le cristal, générant un signal électrique.

  • Transducteur: Convertit l'énergie électrique en sonore et inversement. Reçoit ~1000 impulsions/sec, agit comme émetteur et récepteur.

  • Lois de l'Optique (Descartes): Le son subit une réflexion à chaque interface (angle d'incidence = angle de réflexion). L'écho est la base de l'image.

  • Progression du Son: Bonne dans les fluides, moins bonne dans les tissus cellulaires, totalement réfléchie par l'os et le gaz.

  • Limites: Ne permet pas l'exploration du crâne, des poumons, des viscères creux (estomac). Nécessite une vessie pleine pour échographie pelvienne (repousse les intestins).

  • Atténuation: Intensité réduite par absorption et réflexion. Dépend de l'impédance acoustique du tissu (densité, élasticité).

  • Résolution Spatiale: Capacité à distinguer deux points.

    • Axiale: Meilleure avec des sondes haute fréquence (7-10 MHz), mais moins pénétrantes (compromis résolution-profondeur).

    • Latérale: Dépend de la focalisation du faisceau sonore.

Montages des Sondes

  • Sonde Sectorielle: Mécanique (1, 3 ou 5 cristaux rotatifs) ou hybride (cristal fixe, miroir oscillant).

  • Barrettes: Multiples cristaux alignés, "mise à feu" séquentielle (linéaire ou courbe).

  • Sondes Multifréquences: Offrent plusieurs gammes de fréquences.

Formation de l'Image Ultrasonographique

  • Principe du Sonar: Déduire la distance d'un obstacle en mesurant le temps d'aller-retour de l'onde.

  • Modes:

    • Mode A (Amplitude): Représentation simple. Pic d'oscillation dont la hauteur est proportionnelle à l'amplitude du signal. Pour la rétine et les humeurs de l'œil.

    • Mode B (Brillance): Dérive du mode A. Chaque pic est un point de brillance, tonalité proportionnelle à l'amplitude. Juxtaposition de points = reconstitution anatomique.

    • Mode TM (Temps Mouvement): Pour organes mobiles. Structures fixes = linéaires, mobiles = sinusoïdes. Utilisé en cardiologie.

    • Temps Réel: Mode B avec mouvement (animation). Permet d'observer les mouvements des structures (cardiologie).

    • Mode Doppler: Détecte le changement de longueur d'onde du son réfléchi par une structure mobile (ex: globules rouges dans les vaisseaux). Permet l'exploration vasculaire et le dépistage de sténoses.

Dangers des Ultrasons

  • Intensités Élevées (>1 W/cm, en thérapeutique): Effets destructeurs (hématies), thermiques (si tissus peu vascularisés), cavitations (oscillations des cellules).

  • Doses Diagnostiques: Aucun effet nocif prouvé à ce jour. Examen inoffensif et écologique.

Avantages, Inconvénients et Indications

  • Avantages: Peu onéreux, inoffensif, reproductible, rapide, étude dynamique.

  • Désavantages: Os et air obstacles infranchissables (limite pour poumon, cerveau, moelle). Très opérateur dépendant, coupes non standardisées.

  • Indications: Cœur, vaisseaux, abdomen, gynécologie, obstétrique, tissus mous, encéphale du nouveau-né (avant fusion des fontanelles).

Anatomie Radiologique Ostéoarticulaire

Généralités sur l'Os

  • Fonctions: Morphologie, soutien de poids, locomotion, protection (crâne, côtes), fonctions complexes (main).

  • Formes:

    • Os longs: Squelette des membres (humérus). Canal médullaire entouré d'un cortex.

    • Os courts: Carpes, tarses. Mailles d'os spongieux avec mince couche d'os compact.

    • Os plats: Protection (crâne). Deux couches d'os compact (tables interne/externe) séparées par du diploé (os spongieux).

  • Maturation: Origine mésodermique.

    1. Matrice mésenchymateuse.

    2. Matrice cartilagineuse.

    3. Ossification de la matrice cartilagineuse (en proximo-distal pour les os longs).

  • Ossification:

    • Nouveau-né: Seules les portions diaphysaires calcifiées des os longs sont visibles.

    • Exceptions: Épiphyses distale fémorale et proximale tibiale calcifiées avant terme.

    • Apparition progressive des noyaux épiphysaires (fémur prox à 6 mois, grand trochanter à 4 ans, petit à 10 ans).

  • Modelage du Squelette: Agrandissement des noyaux d'ossification, modelage des métaphyses, puis soudure des noyaux aux diaphyses. Fin de la croissance marquée par la soudure du cartilage de conjugaison (à 18 ans, notamment de la crête iliaque).

  • Âge Osseux: Déterminé par l'étude du degré de maturation du squelette (apparition et soudures des noyaux). Utile pour pathologie endocrinienne/alimentaire et médico-légal. Radios des coudes et mains.

Radio-anatomie de l'Os Long

  • Structure: Diaphyse (centrale), épiphyses (proximale/distale), métaphyse (jonction diaphyse-épiphyse).

  • Diaphyse: 2 bandes opaques (cortex) séparées par une bande transparente (canal médullaire). Lésion médullaire peut siéger dans la médullaire ou dans le cortex antérieur/postérieur (d'où 2 projections).

  • Index Corticomédullaire: (D=diamètre transversal os, M=diamètre médullaire). Normal: 0,5. Diminue en cas de déminéralisation.

  • Périoste/Cartilage: Densité hydrique, non visibles radiologiquement.

  • Canaux de Havers: Trop fins pour être visibles.

  • Épiphyse: Os spongieux (mailles fines), entouré d'une lame fine d'os compact (visible comme une ligne opaque).

  • Métaphyse: Zone d'évasement de la diaphyse, amincissement du cortex. Site préférentiel de nombreuses lésions osseuses. Siège du cartilage de croissance (bande transparente). Vestiges visibles chez l'adulte (stries opaques).

  • Canaux Vasculaires: Apparaissent comme des traits sombres rectilignes, traversant la corticale obliquement. Indiquent la fertilité des épiphyses "loin du coude et près du genou".

Radio-anatomie des Articulations

  • Cartilage Articulaire et Tissus Mous (capsule, ménisque, synoviale, ligaments): Dépourvus de calcium, radiotransparents.

  • Cliché Simple: On ne voit que les épiphyses articulaires séparées par une interligne radio transparente (représente 2 couches de cartilage articulaire et l'interligne virtuelle).

  • Pincement de l'Interligne: Suggère une lésion cartilagineuse. Doit être observé avec un faisceau RX tangentiel (perpendiculaire à l'articulation). Incidence oblique = "faux pincement".

  • Arthrographie: Injection de contraste intra-articulaire pour visualiser l'interligne vraie, les culs-de-sac synoviaux et les ménisques.

  • Échographie: Utile pour muscles, tendons, ligaments, épanchements intra-articulaires, épaississements synoviaux. Sensibilité supérieure pour les érosions. Limite: ne voit pas l'os.

  • Scanner (TDM): Visualise structures invisibles en radio standard: muscles, fascias, disques intervertébraux, racines nerveuses.

  • IRM: Très performant en pathologie ostéo-articulaire (rachis, moelle épinière, tumeurs, lésions ligamentaires/musculaires). Coût élevé.

  • Scintigraphie: Grande sensibilité pour lésions inflammatoires, nécroses, métastases. Permet un bilan complet du squelette. Moins spécifique.

Ceinture Scapulaire

  • Techniques: Incidences de face (rotation externe du patient, rayon angulé caudalement pour défilé sous-acromial), profil (vrai profil), Jacobson (rapport glène/tête humérale), profil trans-thoracique (pour fractures humérus si immobilisation).

  • Os de l'Épaule (tête humérale): Contour ovoïde, trochiter (saillie latérale), trochin (opacité médiale), gouttière bicipitale (rainure claire), col anatomique (crête opaque), col chirurgical.

  • Cavité Glénoïdale: Bord postérieur net, bord antérieur mou.

  • Voûte Acromio-claviculaire: Vue oblique, apophyse coracoïde mal visible.

  • Articulations:

    • Gléno-humérale: Vraie articulation (glène/humérus).

    • Acromio-humérale: Pseudo-articulation (pas de surface, brosse sous-acromio-deltoïdienne pour le glissement). Lésions fréquentes (coiffe des rotateurs: sus-épineux, sous-épineux, petit rond).

    • Secondaires: Acromio-claviculaire, sterno-claviculaire, omo-thoracique (peu mobiles).

Bras (Humérus)

  • Techniques: Deux incidences orthogonales (face et profil), visualiser articulations sus et sous-jacentes.

  • Radio-anatomie: Os long classique (2 épiphyses, diaphyse). Épiphyse proximale (ovoïde humérale, col anatomique/chirurgical, trochin/trochiter). Diaphyse (canal médullaire, corticales). Épiphyse distale (condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée, fosse olécranienne).

Coude

  • Techniques: Face (extension complète, supination) et profil (flexion , demie pronation).

  • Radio-anatomie:

    • 2 articulations: huméro-cubitale (trochlée/fosse olécranienne) et huméro-radiale (condyle/tête radiale).

    • Face (adulte): Condyle huméral, épicondyle, trochlée (assombrie par olécrane), épitrochlée (saillie volumineuse).

    • Profil (adulte): Palette humérale (région supracondylienne) fine, forme en "X" (fossettes coronoïde/olécranienne). Visibilité anormale des coussinets graisseux (bombants) = liquide intra-articulaire.

    • Coude en croissance: 6 noyaux d'ossification ( à ans). Axe longitudinal du radius passe toujours par le centre de l'épitrochlée (sinon luxation).

Poignet et Main

  • Techniques: Face (pronation, doigts écartés, centré 3è métacarpien), profil (bord cubital au film, doigts superposés). Incidences spéciales pour scaphoïde (demie pronation, poing demi-fermé, inclinaison cubitale).

  • Radio-anatomie (Adulte):

    • 8 carpes (distale: trapèze, trapézoïde, grand os, os crochu; proximale: scaphoïde, semi-lunaire, pyramidal, pisiforme).

    • 2 sésamoïdes à l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce.

    • Profil: Colonne centrale (semi-lunaire, grand os). Autres carpes difficiles.

    • Incidence scaphoïde: Étale le scaphoïde pour visualiser fractures.

  • Poignet en croissance: 8 noyaux d'ossification carpiens apparaissent à des âges fixes (grand os à 6 mois, pisiforme à 10 ans). Âge enfant nombre de noyaux visibles (sauf grand os).

  • Cartilages de croissance: Métacarpes distaux (sauf 1er: proximal). Phalanges proximaux.

Bassin et Hanche

  • Techniques:

    • Face du bassin (symmetrie, décubitus dorsal, pieds en rotation interne , centré 2cm au-dessus du pubis).

    • Face de la hanche (idem, centré sur la hanche).

    • Axiale de hanche (couché, hanche en abduction/flexion/rotation externe, bassin en rotation externe ).

  • Radio-anatomie (Bassin): Ceinture pelvienne (coxaux + sacrum/coccyx).

    • Aile iliaque: Crête iliaque, épines antéro-supérieure/inférieure. Plus évasée chez la femme.

    • Os coxal: Fusion de l'ilion, ischion, pubis. Carrefour: cotyle (cavité pour tête fémorale).

    • Sacrum: Triangulaire, articulations sacro-iliaques (obliques, masquées de face). Trous sacraux.

    • Trou obturateur: Délimité par pubis, ischio-pubien, ischion, cotyle.

    • Hanche (adulte): Interligne coxo-fémorale symétrique (4mm).

    • Cintre cervico-obturateur: Ligne anatomique (bord inf/int col fémoral + contour sup trou obturateur). Rupture = luxation/subluxation de hanche.

  • Cavité Acétabulaire (Cotyle):

    • Surface articulaire périphérique: "facies lunata" (cartilage semi-circulaire).

    • Centre: "arrière fond cotyloïdien" (lame quadrilatère).

    • Limites: Lèvre antérieure/postérieure, toit cotyloïdien, sourcil cotyloïdien.

  • Tête Fémorale: proximal, col anatomique/chirurgical, grand/petit trochanter.

    • Angle cervico-diaphysaire: . Coxa valga (), Coxa vara ().

    • Fovéa capitis: Dépression centrale de la tête fémorale.

  • Incidence Axiale: Dégage aile iliaque, partie postérieure cotyle, diaphyse fémorale, petit trochanter, tête fémorale. Utile pour quadrant antéro-supérieur de la tête fémorale (ostéonécroses).

  • Bassin en croissance:

    • Naissance: Os coxal (ilion, ischion, pubis) unis par "cartilage en Y". Noyau épiphysaire fémur prox non calcifié.

    • 6 mois: Noyau épiphysaire fémur prox apparaît.

    • Adolescence: Apparition noyaux apophysaires secondaires (ischion, petit trochanter, crêtes iliaques).

    • Fin de croissance: ans, soudure crête iliaque au corps de l'ilion.

  • Mensurations (enfance): Pour dépister luxation congénitale de hanche, anomalies cotyliennes.

    • Angle acétabulaire: À la naissance , régresse à à 6 mois. = insuffisance cotyloïdienne.

    • Quadrans (lignes perpendiculaires à l'axe Y passant par sourcils cotyloïdiens): Avant mois, extrémité fémur déborde en dedans la ligne de repérage. Après mois, noyau épiphysaire dans le cadran inféro-interne (sinon luxation).

Genou

  • Techniques: Face (couché, membres inf en extension, rotation neutre, pied en équerre). Profil (décubitus latéral, genou en légère flexion, rayon incliné vers la tête).

  • Radio-anatomie:

    • Face: Interligne radiologique visible. Rotule en surimpression. Plateaux tibiaux divergents. 2 épines tibiales.

    • Profil: Contours condyliens, profil rotule. Utile pour tissu mou: graisses périgéniculaires donnent contraste naturel. Non-visualisation des bourses graisseuses = collection liquidienne intra-articulaire.

  • Goniométrie: Mesure de l'alignement mécanique fémoro-tibial sur clichés debout.

    • Ax () ou (, valgum physiologique).

    • Genu varum: Angulation à sommet externe (en `O`).

    • Genu valgum: Angulation à sommet interne (en `X`).

  • Goniométrie nourrisson: Axe fémoro-tibial passe par plusieurs stades.

Cheville et Pied

  • Techniques:

    • Face cheville (couché, pied en équerre, légère rotation interne ).

    • Profil cheville (décubitus latéral, jambe de profil).

    • Face pied (plante au film, rayon perp. au dos du pied).

    • Profil pied (membre comme profil cheville).

    • Incidence oblique (pied déroulé): Pour dérouler les os du pied (métatarsiens, scaphoïde, cuboïde, cunéiformes).

  • Radio-anatomie:

    • Face cheville: Articulation tibio-astragalienne.

    • Chevauchement tibio-péronier distal: Physiologique (8mm). Absence = luxation/diastasis tibio-péronier.

    • Profil cheville: Tibio-astragalienne, malléoles, sinus du tarse, tendon d'Achille (visible grâce à graisse pré-achiléenne).

    • Face pied: Phalanges, têtes métatarsiens, 1er/2è cunéiformes. 2 sésamoïdes sur tête 1è métatarsien.

    • Oblique/Pied déroulé: Mieux visualise cunéiformes, têtes métatarsiens.

    • Profil pied: Sinus du tarse, calcanéum (épine calcanéenne, lésions tendon Achille), étude statique de la voûte.

  • Mensurations:

    • Angle de BÖHLER: à . Devient nul/négatif en cas de fracture du calcanéum.

    • Angle du sommet de l'arche du pied: . Pied plat , Pied creux .

Anatomie Radiologique du Rachis

Généralités

  • Composition: Corps vertébraux (volumineux, visibles) et disques intervertébraux.

  • Vertèbre type: Corps vertébral antérieur, arc postérieur (pédicule, isthme, apophyses articulaires/épineuse, lames).

  • Face: Corps vertébral rectangulaire. Bases des pédicules = "yeux de la vertèbre". Arc postérieur "en aile de papillon" en surimpression.

  • Profil: 4 colonnes: corps vertébraux, pédicules, articulaires, lames/épineuses.

  • Calibre Antéropostérieur Canal Rachidien: Distance face post corps vertébral à jonction lames/base épineuse.

  • Canal Rachidien (foramen vertébral): Délimité par corps vertébral (avant) et arc postérieur. Calibre transversal = inter-pédiculaire de face.

  • Déviations:

    • Scolioses (plan frontal): Dextro-convexe (latérale droite) ou sinistro-convexe (latérale gauche).

    • Plan sagittal: Lordose (concavité postérieure), Cyphose (convexité postérieure).

    • Courbures physiologiques: Lordose céphalique, cyphose dorsale, lordose lombaire.

    • Pathologiques: Inversion de courbure, "hyperlordose", "hypercyphose".

Rachis Cervical

  • Vertèbres (7): Les plus petites et mobiles. Apophyses transverses proéminentes et perforées (passage artères vertébrales).

  • Atlas (C1): Pas de corps vertébral ni d'épineuse. Renflement des masses latérales. S'articule avec apophyse odontoïde de l'axis.

  • Axis (C2): Apophyse odontoïde ("dent") s'articule avec l'atlas (mouvements tête).

  • Uncus: Rebords latéro-postérieurs des plateaux supérieurs des vertèbres cervicales (visibles de face).

  • Plateaux inférieurs: Convexes en bas, encoches latérales pour les uncus.

  • Épineuses: Courtes, bifides, inclinées vers le bas.

  • Trous de conjugaison: Obliques, visibles sur cliché oblique (3/4).

Techniques Conventionnelles Rachis Cervical

  • Charnière cervico-occipitale:

    • Face (transbuccale): Patient assis, bouche ouverte, tête fléchie. Rayon horizontal centré sur incisives. Visualise Atlas (C1) et Axis (C2), interlignes atloïdo-odontoïdiennes/axoïdiennes.

    • Profil: Patient assis, rayon centré en arrière de l'angle mandibulaire. Visualise articulation atloïdo-axoïdienne, lignes de Chamberlain. Interligne atloïdo-axoïdienne: 1-2mm.

  • Rachis cervical standard:

    • Face: Patient assis, tête défléchie, épaules tombantes. Rayon ascendant sur pomme d'Adam. Analyse corps vertébraux, disques C3-C7, articulations unco-vertébrales. Épineuses bifides. Charnière cervico-occipitale masquée.

    • Profil: Patient assis, profil strict. Rayon horizontal centré mi-distance angle mandibulaire/épaule. Démontre les 4 colonnes (C2-C7). C2 corps volumineux, C7 épineuse la plus longue. Corps vertébraux trapézoïdaux. Ligne postérieure du canal rachidien osseux (lames/épineuses).

    • 3/4: Patient assis, oblique . Rayon ascendant . Recomandé pour les trous de conjugaison. Image en "trou de serrure".

Rachis Dorsal

  • Techniques:

    • Face: Patient debout, symétrique, bras le long du corps. Rayon médio-sternal.

    • Profil: Patient debout, profil strict, bras croisés. Rayon sur D6-D7.

  • Radio-anatomie (Face):

    • Corps vertébral rectangulaire. Pédicules ("yeux de la vertèbre") visibles près angle sup.

    • Arc postérieur "aile de papillon": saillies des articulaires sup, échancrure des lames post, apophyses transverses, articulaires inf, apophyse épineuse.

    • Articulations costo-vertébrales: Côtes s'articulent doublement: costo-transversaire (bord sup apophyse transverse) et costo-vertébrale (contours latéraux corps vertébraux). Exceptions: côtes flottantes XI et XII (seulement costo-vertébrale).

  • Radio-anatomie (Profil):

    • Pédicules longs, visibles en surimpression.

    • Trou de conjugaison: Délimité par bords inf/sup pédicules sus/sous-jacents, faces post corps vertébraux/disque, massifs articulaires. Orientés frontalement, visibles sur le profil.

    • Interligne articulaire inter-apophysaire: Visible entre masses articulaires, oblique en bas/arrière.

Rachis Lombaire

  • Techniques:

    • Face: Patient debout, symétrique. Rayon 2-3cm au-dessus des crêtes iliaques.

    • Patient debout, profil strict. Rayon 2-3cm au-dessus milieu crête iliaque.

  • Radio-anatomie (Face):

    • Corps vertébraux volumineux et massifs. Arc postérieur "aile de papillon".

    • Pédicule long, épineuse haute et longue. Apophyse transverse L3 la plus longue.

    • Interlignes articulaires: Orientées frontalement, visibles de face ou 3/4.

  • Radio-anatomie (Profil):

    • Corps vertébraux cunéiformes (plus haut en arrière). Plateaux ovalisés.

    • Trous de conjugaison bien visibles.

    • Disques lombaires: Épaisseur L1L2 < L2L3 < L3L4 < L4L5. L4L5 le plus épais.

    • L5S1: Exception, plus mince et incliné .

  • Anomalies Transitionnelles:

    • Spina bifida: Arc postérieur L5 moins développé/absent.

    • Anomalies ligne bi-crêtale: L5 encastré (en dessous), désencastré (au dessus, arthrose précoce).

    • Sacralisation de L5: Apophyses transverses L5 fusionnent avec sacrum.

    • Lombalisation de S1: S1 se développe comme vertèbre lombaire.

  • Cliché 3/4: Développe l'isthme inter-apophysaire.

    • "Image de petit chien radiologique": Museau (apophyse transverse), Œil (pédicule), Oreilles (articulaires sup), Cou (isthme inter-apophysaire), etc.

    • Spondylolyse: Fracture de l'isthme inter-apophysaire (L5 le plus souvent).

    • Spondylolisthésis: Glissement antérieur du corps vertébral après spondylolyse bilatérale.

Anatomie Radiologique du Thorax

Généralités

  • Techniques: RX standard face/profil (la plus routinière), radioscopie, tomodensitométrie, bronchographie, angiographie pulmonaire, scintigraphie, TDM, IRM.

  • Radiographie Standard: Examen de routine à l'admission, bilan préopératoire. Nécessite connaissance approfondie des poumons, bronches, médiastin, gril costal.

Échelle des Densités en Imagerie Thoracique

  • 4 Densités: Osseuse, hydrique, graisseuse, aérienne.

  • Sémiologie (2 vocables):

    • Clarté (radiotransparence): Air. Alvéoles remplies d'air. Laissent passer les RX, sensibilisent fortement le film = noir.

    • Opacité: Tissus mous (eau), os. Cœur, vaisseaux, lymphatiques, nerfs. Atténuent les RX, peu de RX résiduels = blanc.

Techniques Conventionnelles du Thorax

  • Cliché de Face:

    • Technique "dure": >100Kv, 150-250mA/s. Bonne pénétration, visualise détails même derrière le cœur.

    • Technique "mou": 65-75Kv, 350-500mA/s. Belles images, mais faible pénétration derrière le cœur.

  • Cliché de Profil: Complément du face. Précise les détails. Réalisé debout, inspiration profonde, apnée, bras levés. Côté gauche intime au film.

Anatomie Radiologique du Thorax de Face

  • Plage Pulmonaire: Alvéoles, vaisseaux, lympathiques, nerfs.

    • Alvéoles: Physiologiquement, transparence symétrique (noircissement égal D/G).

    • Trame broncho-vasculaire: Opacités enchevêtrées sur fond noir pulmonaire.

      • Vaisseaux pulmonaires: Opacités linéaires, dichotomiques, diminuent du centre vers périphérie. Densité aqueuse. Mieux visualisés avec contraste iodé.

      • Normal: Visible dans les internes. Vaisseaux inférieurs plus larges que supérieurs (rapport 2:1) en position debout (hydrostatique). Égalisation en couché.

    • Trachée et Bronches:

      • Trachée: Transparence longitudinale sur ombre médiastinale sup.

      • Bronches souches: Visibles (angle à ). Gauche horizontale, droite verticale (corps étrangers migrent plus souvent à droite).

      • Bronches distales: Non visibles spontanément (même densité que l'air environnant). Parois minces.

  • Gril Costal (Squelette du Thorax): Côtes, clavicules, rachis, épaules. Ombres opaques. Superpositions (80% surface pulmonaire) = pièges d'interprétation.

    • Arcs costaux postérieurs: Horizontaux, visibles en entier.

    • Arcs costaux antérieurs: Obliques, se continuent avec cartilages costaux.

    • Calcifications Cartilage Costal: Non visible avant ans. Après ans: Femme (centrale), Homme (périphérique).

  • Plèvre et Scissures:

    • Plèvre: Double feuillet mésothélial, cavité virtuelle non visible normalement.

    • Scissures: Réflexion de la plèvre viscérale.

      • Grandes scissures: Obliques. Non visibles de face.

      • Petite scissure (uniquement à droite): Horizontale. Entre lobes sup/moyen/inf droit. Visible normalement de face et profil (fine ligne opaque).

    • Sinus costo-phréniques: Parties déclives. Premier site de collecte d'épanchement pleural liquide.

    • Sinus chez l'obèse: Graisse extrapleurale (opacités marginales symétriques). Épargnent les sinus (différent de l'épanchement).

  • Division des Champs Pulmonaires: Supérieur (au-dessus 2è arc antérieur, apex), Moyen (entre 2è et 4è arc antérieur), Inférieur (entre 4è arc antérieur et coupole diaphragmatique).

  • Division Lobe Pulmonaire: Droit (sup, moyen, inf). Gauche (sup, inf).

    • Lobe sup droit: au-dessus petite scissure. Lobe moyen: en dedans/dessous petite scissure. Lobe inf droit: base du poumon, déborde dôme diaphragmatique et petite scissure (Nelson).

    • Lésion systématisée: Conforme à la division lobaire/segmentaire (pneumonie lobaire).

  • Signe de la Silhouette: Deux tissus adjacents de même densité ne peuvent être dissociés radiologiquement (silhouettage). Ex: Pneumonie lobe moyen efface l'arc inf droit. Si tissus dans plans différents, interface toujours visible.

  • Scissures Azygos et Accessoires:

    • Azygos (droite): Variante anatomique, migration ectopique de la veine azygos entraînant les feuillets pleuraux. Pseudo-scissure (2 feuillets viscéraux et 2 pariétaux).

    • Segment apical: Parfois visible (fine ligne opaque horizontale sous petite scissure).

    • Para-cardiaque: Uniquement droite, parfois visible (courte entaille oblique angle cardio-phrénique).

  • Silhouette Cardio-Médiastinale: Cœur, gros vaisseaux, nerfs, organes lymphoïdes. Superposition des détails D/G.

    • Arcs droits: Sup (veine cave sup), Inf (oreillette droite).

    • Arcs gauches: Sup (bouton aortique), Moyen (artère pulmonaire gauche, tronc commun, auricule oreillette gauche), Inf (ventricule gauche).

    • Cœur plus étendu à gauche. Poche à air gastrique à gauche. Opacité crosse veine azygos (petite, ronde, angle trachéo-bronchique droit).

    • Index Cardiothoracique (ICT): (A/B = distance du point le plus éloigné D/G à la ligne sagittale; C = diamètre trans. cage thoracique). Cardiomégalie si >0,52.

    • Attention: En couché, cœur agrandi. Cœur enfant plus gros, use d'abaques. Médiastin sup enfant plus large (thymus).

  • Lignes Médiastinales: Plèvre médiastinale tangente aux RX donne lignes opaques: aortico-pulmonaire, paravertébrale, para-aortique, paratrachéale, para-azygosienne, para-œsophagienne, para-veineuse inférieure.

  • Hiles des Poumons: Passages artères pulmonaires, bronches, lymphatiques, nerfs.

    • Hile gauche 2cm plus haut que droit.

    • Artères partie intégrante du hile, distribution en éventail.

    • Veines pulmonaires ne sont pas intégrantes du hile (conflucne avec O.G. plus bas).

  • Coupoles Diaphragmatiques: Convexes en haut. Dôme au moyen.

    • Coupole droite plus haute que gauche, visible en entier.

    • Coupole gauche: Plus basse, partiellement effacée par cœur (silhouettage).

    • Sous coupole droite: ombre hépatique. Sous coupole gauche: clarté poche à air gastrique, ombre rate.

Anatomie Radiologique du Thorax de Profil

  • Usage: Complément du face. Analyse régions masquées (fenêtres rétrocardiaques, rétrosternales). Situe l'anomalie.

  • Silhouette Cardio-Médiastinale (profil):

    • Avant/bas: ventricule droit. Avant/haut: infundibulum ventricule droit.

    • Arrière/haut: oreillette gauche. Arrière/bas: ventricule gauche, bord postérieur veine cave inférieure.

    • Crosse aortique: Opacité en demi-arc, coupée par clarté trachée.

    • Bronches souches: Non visibles (sauf bronche lobaire sup gauche - en enfilade).

    • Artère pulmonaire droite: Opacité arrondie, antérieure.

    • Artère pulmonaire gauche: Tracée d'avant en arrière, crosse au-dessus bronche souche gauche.

  • Coupoles Diaphragmatiques (profil): Superposées. Gauche plus basse. Poche gastrique sous gauche. Gauche partiellement silhouettée par cœur, droite visible en entier.

Sémiologie du Thorax

  • Vérification du cliché: Identité, orientation (Droit du patient = Gauche examinateur, cœur plus à gauche, poche air estomac à gauche - attention dextrocardie).

  • Critères techniques:

    • Incidence postéro-antérieure (PA): Tube à RX dans le dos, sternum au film. Omoplates dégagées, fenêtres apicales claires, cœur sans agrandissement. (AP = omoplates masquent, agrandissement cœur).

    • Debout.

    • Symétrique: Clavicules équidistantes de la ligne sagittale.

    • Inspiration profonde et apnée: Diaphragme au niveau ou sous arc costal antérieur. Évite flou cinétique.

    • Dose correcte: Visualise trame broncho-vasculaire sur internes. Marges para-spinales visibles.

  • Dose inappropriée: Trop dure (>noire, BV difficile), molle (grisâtre, BV trop apparente, lignes paramédiastinales invisibles).

  • Lecture: Comparer transparence D/G (doit être symétrique). Vérifier clichés symétriques, bien dosés, en insp. profonde. Reconnaître les faux positifs: ombres muscles sterno-cléido-mastoïdiens, gril costal, seins, pectoraux, côtes cervicales, calcifications cartilagineuses, tumeurs cutanées, tresses cheveux.

  • Omoplate: Bord interne se projette sur champ pulmonaire sup (ne pas confondre avec pneumothorax).

  • Scissures inter-lobaires: Vérifier augmentation/diminution du volume pulmonaire (expansif, emphysème, rétraction, atélectasie, embolie).

  • Bronchogramme aérien négatif: Visibilité anormale des petites voies aériennes (normalement invisibles) due à une infiltration péribronchique créant un contraste. Classique dans la bronchopneumonie.

  • Signe de la "lunette borgne": Caverne de l'étudiant. 2 cercles contigus: petite bronche vue en fuite (noir) + artère satellite (opaque). Liseré opaque autour bronche.

  • Appréciation trame broncho-vasculaire:

    • Hile radiologique gauche plus haut que droit (sinon atélectasie/embolie).

    • Trame visible dans internes (sinon pneumopathie interstitielle).

    • Rapport vasculaire "base contre sommet" 2:1 (sinon retentissement cardiaque).

    • Égalisation trame causée par position couchée.

  • Silhouette cardio-médiastinale: Dépister anomalie, calculer ICT (si PA, insp profonde, debout).

  • Sinus costo-phréniques: Examiner attentivement (point le plus déclive). Comblement = épanchement. Assurer non dû à inspiration forcée.

  • Coupoles diaphragmatiques: Toujours droite plus haute que gauche. Inversion = embolie, atélectasie, paralysie nerf phrénique. Contours irréguliers? (insp. forcée, hépatomégalie).

  • Gril costal et tissu mou: Rechercher côtes cervicales, fractures, déformations, lésions ostéolytiques/condensantes.

    • Arcs costaux post 1è/2è se superposent.

    • Extrémités antérieures des côtes cartilagineuses, non visibles avant ans.

    • Sternum projeté sur médiastin, non interprétable de face.

Anatomie Radiologique des Viscères Creux du Tube Digestif

Généralités

  • Techniques: Abdomen à blanc (AAB/ASP), examen tube digestif avec produit de contraste (Sulfate de Baryum), échographie (viscères pleins), artériographie, cholangio-wirsungographie rétrograde, scintigraphie, TDM, IRM.

  • Fibroscopie: Non radiologique, mais meilleure fiabilité.

  • Choix: En fonction de la clinique et des performances diagnostiques. Exemple: pas d'AAB pour abcès foie (échographie). Effets RX cumulatifs.

Principes de Base

  • Exploration viscères creux: Procédés conventionnels.

  • Air: Contraste négatif naturel (poche à air gastrique, intestins).

  • Produit de Contraste (Sulfate de Baryum): Nécessaire car paroi viscère creux (densité hydrique) se confonde avec environnement. Administration per-os ou rétrograde anale, suivi par amplificateur de brillance.

Éléments Sémiologiques du Tube Digestif

  • Étude des contours: Image radiologique du viscère rempli de contraste = moule. Révèle déformations.

    • Image d'addition: Ulcère, creux rempli par baryte.

    • Image de soustraction: Masse endo-cavitaire, lacune sur moule opaque.

  • Gouttière pariéto-colique (sur AAB): Inflexion latérale de feuillets péritonéaux avec coussinet graisseux pro-péritonéal. Le gradient de densité permet de les visualiser comme lignes verticales de faible densité.

Laryngo-pharynx et Déglutition

  • Étude: Air naturel comme contraste. TDM donne plus de détails.

  • Clichés tomographiques (face): Pour larynho-pharynx, glotte (en phonation, inspiration profonde).

  • Profil: Facile à réaliser, pour rhinopharynx (cavum). Angle mandibulaire.

  • Anatomie (face): Tomographie/TDM axiale. Ailes cartilage thyroïde (2 lignes parallèles). Replis glosso-épiglottiques (3) définissent vallécules ("nids de pigeon"). Fente glottique (bande transparente, C5).

  • Anatomie (phonation): Ventricule de Morgani, fausses/vraies cordes.

  • Anatomie (profil): Mandibule, os hyoïde, base langue, épiglotte. Base langue (opaque) reliée à épiglotte par replis glosso-épiglottiques (vallécules). Hypopharynx (post), Larynx (ant).

    • Cartilage thyroïde calcifié (visible), cricoïde peu calcifié.

    • Espace glottique (Ventricule de Morgani): Clarté aérique entre fausses/vraies cordes. Sépare étage sus/sous-glottique.

    • Éminences aryténoïdes, replis aryténo-épiglottiques.

    • Sinus piriformes: Gouttières latéro-pharyngées (virtuelles normalement). Visibles par manœuvre de Valsalva (inspiration forcée nez pincé, contraction muscles expirateurs).

    • Cliché RX Cavum: Couramment utilisé (même sans tomographe).

  • Déglutition:

    • Face: Baryte opacifie vallécules ("nids de pigeon"), sinus piriformes (goutte).

    • Profil: Bascule épiglotte, recouvre vestibule laryngé. Relâchement muscle crico-pharyngien, ouverture bouche œsophagienne.

    • Processus complexe: bascule épiglotte, élévation voile du palais/luette, recul langue/ascension larynx.

Œsophage

  • Technique: Après ingestion de baryte, sous scopie télévisée. Portion thoracique en projection oblique antérieure droite. Étudier souplesse, plissement muqueux, extensibilité, vidange.

  • Normal:

    • Orifice supérieur: sphincter supérieur (cricooesophagien).

    • Calibre variable (déglutition ou collapsus).

    • Colapsus: Plis muqueux longitudinaux minces.

    • 3 portions (cervicale, thoracique, abdominale). 3 rétrécissements (cricoïdien, bouton aortique, hiatus diaphragmatique).

    • Portion cervicale: Pré-vertébrale, cylindrique, opacification fugace.

    • Portion thoracique: Médiane/peu déviée G. Empreintes extrinsèques sur contour G (bouton aortique, bronche souche G). Plus bas: empreinte oreillette G dilatée.

    • Portion abdominale: Rétro-péritonéale (3cm), de hiatus œsophagien à jonction œsogastrique (cardia).

    • Hiatus œsophagien: Croisement piliers diaphragme. Pilier droit forme "pince diaphragmatique" (contraction inspiration profonde) pour fermer œsophage.

    • Ampoule épiphrénique: Dilatation œsophagienne sus-diaphragmatique (en inspiration profonde, à ne pas confondre avec hernie hiatale). Limite sup = rétrécissement annulaire (sphincter inf).

  • Anomalies:

    • Hernie trans-hiatale: Béance du diaphragme, remontée partielle poche gastrique.

    • Angle de HISS: Angle aigu entre bord G œsophage et contour supéro-interne grande tubérosité gastrique. Ouverture exagérée (obtus) = reflux gastro-œsophagien. Valvule GUBAROF prévient reflux.

Transit OED et Colon Baryté

  • Techniques: Simple contraste, double contraste.

  • Simple Contraste: Baryte seule.

    • OED: Petite gorgée de baryte avant réplétion complète (dessin muqueux).

    • Colon baryté: Dessin muqueux après évacuation baryte, bien après réplétion rétrograde.

    • Distension: Étudie expansibilité et souplesse. Radiologie des contours.

    • Compression: Chasse la baryte. Étudie les faces, plis muqueux, anomalies endoluminales. Plis (bandes transparentes), sillons (bandes opaques).

  • Double Contraste:

    • Estomac: Baryte + comprimé effervescent (produit gaz).

    • Colon: Sonde double, remplissage baryte + insufflation air/CO2.

    • Avantage: Imprégnation paroi + distension aérique. Vue complète contours/faces. Combine avantages réplétion/compression.

Estomac

  • Radioanatomie: Souvent couplé à duodénum (OED). Debout, 3 portions:

    • Verticale descendante (corps): Parallèle rachis. Extrémité sup = grande tubérosité gastrique (contient poche à air gastrique).

    • Horizontale (bas fond): Croise rachis, partie la plus déclive.

    • Oblique ascendante (antre pylorique): Se termine par pylore.

  • Contours:

    • Petite courbure gastrique: Interne, vert puis horiz.

    • Grande courbure gastrique: Externe. Indentations (fibres musculaires arciformes, pas niches ulcéreuses).

    • Portion angulaire: Jonction vert/horiz petite courbure. Site préférentiel ulcères/néoplasies.

  • Variations morphologiques (positions):

    • Debout: Niveau liquide horizontal dans poche à air gastrique.

    • Procubitus: Air dans grosse tubérosité (position haute). Baryte remplit reste. Niveau liquide non visible.

    • Décubitus dorsal: Air dans antre gastrique (grande tubérosité en postérieur, baryte la remplit, déplace l'air vers antre).

    • Oblique antérieure gauche: Dégage versant postérieur grande courbure, antérieur petite courbure, pylore, cadre duodénal.

    • Oblique antérieure droite: Dégage versant postérieur petite courbure, antérieur grande courbure, pylore, 1er duodénal.

  • Variations morphologiques (habitus):

    • Musculature faible: Estomac en "J majuscule", bas fond au niveau crêtes iliaques.

    • Musclés/obèses: Estomac horizontal, croise rachis. Face antérieure bombante, postérieure creusée.

    • Estomac en cascade: 2 niveaux liquides horizontaux (grande tubérosité + corps).

  • Motricité: OED sous scopie. Observe remplissage/vidage, souplesse, contractions (ondes péristaltiques). Plus profondes dans antre pré-pylorique.

Duodénum

  • Radio-anatomie: Cadre duodénal (4 portions autour tête pancréas).

    • 1ère portion (mobile): Bulbe + segment post-bulbaire. Bulbe en cône tronqué. Jonction avec 2è portion par genu superius.

    • 2è segment (vert. descendant): À droite du rachis. Reçoit amphoule de Vater (cholédoque + Wirsung). Image lacunaire. Jonction avec 3è par genu inferius.

    • 3è segment (horiz. droite-gauche): Plus long.

    • 4è segment (oblique asc. droite-gauche): Remonte derrière estomac, aboutit à angle de TREITZ (jonction duodénum/jéjunum).

  • Plis transversaux: Épais, alternance bandes claires/opaques.

Grêle

  • Transit: min à heures. Termine à valvule iléo-caecale.

  • Jéjunum: Hypochondre gauche. Anses larges, calibre 25-30mm. Nombreux plis (valvules conniventes). Image "boa de plume" (demi-réplétion), "flocon de neige" (fin de transit).

  • Iléon: Flanc droit/pelvis. Calibre 15-20mm. Moins de plis. Valvule iléo-caecale = image lacunaire (compression).

  • Mésentère commun: Variante normale, malrotation tube digestif. Grêle à droite, colon à gauche. Appendice à gauche. Veine mésentérique sup à gauche de l'artère.

Colon

  • Opacification rétrograde: Ampoule rectale, sigmoïde, colon descendant, transverse, ascendant, appendice, anses iléales.

  • Image radiologique: Large ruban opaque, sillons inter-haustraux (semi-lunaires), n'entourent que partiellement la circonférence (différent valvules conniventes grêle).

  • Sigmoïde: Calibre/longueur variables. Peut former boucles larges. Dolicho-méga-sigmoïde = anormalement long.

  • Bas fond caecal: Topographie variable (pelvienne, fosse iliaque, sous hépatique).

  • Appendice: Solitaire du caecum, topographie variable.

  • Valve de BAUHIN: Image lacunaire au bas fond caecal (normal). Si ailleurs, fécalome (mobile) ou tumeur endo-luminale (fixe).

Anatomie Radiologique des Viscères Pleins du Tube Digestif

Considérations Techniques Générales

  • ASP/AAB: Foie (densité hydrique) ne peut être exploré. Difficile de dissocier les viscères. Visualise contours hépatiques, reins, calcifications pancréatiques.

  • Ultrasons: Technique de choix pour voies biliaires, pancréas. Permet de visualiser Wirsung (2-3mm), critère de performance.

    • Cholécystographie orale/ Cholangiographie IV: Techniques abandonnées. Utilisaient produits iodés (BILOPTIN®, BILIGRAPHIN®) captés par le foie, excrétés dans la bile pour opacifier la vésicule. Repas gras (Boyden) pour contraction vésiculaire.

  • TDM: 2è intention pour foie/voies biliaires. Examen de choix pour le pancréas (échographie difficile à cause du gaz intestinal).

Échographie Abdominale

  • Sonde: MHz (2,5 MHz pour obèses), multifréquences.

  • Gel aqueux: Assure bon contact sonde/peau.

  • Coupes: Libres, dans tous les plans. Nécessite connaissance anatomie échographique.

    • Longitudinale: Tête patient à gauche sur écran, pieds à droite.

    • Axiale: Côté droit patient à gauche de l'examinateur (comme si on regardait de pieds à tête).

  • Vocables:

    • Échostructure: Structure intime du tissu (ex: foie homogène, finement réfléchissant).

    • Échogénicité: Tonalité de l'image échographique par rapport à un autre tissu (ex: rate > foie).

  • Images échographiques:

    • Viscères pleins (foie, rate, reins/cortex): Échostructure solide, réflexion moyenne, finement nodulaire, homogène. Comparaison avec le rein.

    • Collections liquidiennes (vésicule biliaire, vessie pleine, liquide cœlomique/amniotique, ascite): Absences d'écho (totalement noir), renforcement de l'écho postérieur (contour post. réfléchissant).

    • Vaisseaux: Canaux noirs, parois réfléchissantes et parallèles.

    • Calculs et tissus calcifiés: Très brillants (blancs), cône d'ombre postérieur (traînée noire) symbolisant absence d'ultrasons.

    • Viscères creux (gaz): Mauvaise exploration. Nappe fortement échogène (on ne voit rien derrière). Artéfact "queue de comète" (mouvements bulles air).

Foie

  • Anatomie: 4 lobes macroscopiques (gauche, droit, caudé, carré). 2 lobes vasculaires (droit, gauche) séparés par plan de clivage.

    • Veines sus-hépatiques (3): Droite, médiane, gauche (confluent dans veine cave inf). Divisent foie en 4 secteurs.

    • Ligament "teres": Repère pour diviser lobe gauche (médian/latéral).

  • Anatomie Échographique: Méthode de choix, inoffensive.

    • Localisation: Hypochondre droit, contour régulier.

    • Échostructure: Solide, réflexion moyenne (ardoise/gris), finement nodulaire, homogène. Proche de la rate et du cortex rénal.

    • Images tubulaires noires, parois réfléchissantes = veines portes, sus-hépatiques.

    • Taille: Difficile à cause variation volume lobes. Axe mm. Marge inf angulée (arrondie en cas d'hépatomégalie). Expansion lobe gauche.

    • Segmentation de Couinaud: 8 segments (découlant topographie veines sus-hépatiques et ligament teres). Segment I non visible sur le même plan.

Voies Biliaires

  • Technique: Patient à jeun (8h) pour distension vésicule biliaire. Examen post-prandial = erreurs. Coupes dynamiques après repas gras (Boyden) si cinétique.

  • Anatomie Topographique:

    • Vésicule biliaire: Organe ovalaire, contact gouttière rétrohépatique. Interposée entre segment VIII (droit) et IV (gauche).

    • Canal hépatique commun (voie biliaire principale): Dérive des confluences lobaires. Orienté ext-int, D-G, avant-arrière.

    • Canal cystique: Draine vésicule, abouche dans voie biliaire principale pour former le cholédoque.

    • Vésicule biliaire (forme aubergine): Fond, corps, infundibulum, col vésiculaire. Mesure max 8cm long, 4cm diamètre. Col vésiculaire: valvules muqueuses.

    • Cholédoque: 3 segments (hilaire, pédiculaire, intra-pancréatique). Calibre 4-7mm. Accolé face ant veine porte. Débouche dans ampoule de Vater (avec Wirsung) puis 2è duodénal.

    • Anatomie Échographique:

      • Vésicule biliaire (à jeun): Aubergine, anéchogène (noire). Diamètre trans. mm. Paroi mince, réfléchissante (<1mm épaisseur). Renforcement écho postérieur.

      • Cholédoque: Satellite veine porte. Coupe longitudinale du hile, structure canalaire noire, accolée versant ant veine porte.

      • Lithiase vésiculaire: Nodule endo-luminal, réfléchissant, mobilisable, cône d'ombre postérieur.

    Pancréas

    • ASP: Visualise calcifications pancréatiques (pancréatite chronique), mais pas parenchyme.

    • Échographie: Difficile (gaz intestins). Remplissage estomac eau, inclinaison patient peut aider.

    • Scanner (TDM): Technique idéale pour pancréas.

    • Anatomie Topographique: Glande rétro-péritonéale dans cadre duodénal, derrière estomac. Tête, cou, corps, queue.

      • Échostructure: Variable (imbibition graisseuse). Hypoéchogène (jeunes) ou réfléchissante (âgés, obèses). Égale ou un peu plus échogène que foie.

      • Repères (coupe transversale épigastre): Veine splénique (satellite pancréas), artère mésentérique (sous pancréas, graisse réfléchissante).

    • Cholangio-wirsungographie rétrograde (interventionnelle): Opacification voies biliaires et Wirsung. Injection contraste dans ampoule de Vater.

      • Wirsung: Calibre 2-3mm, traverse pancréas, bifurcation en Y (queue). Visualisation bifurcation = pancréas entièrement exploré.

    Ascite en Échographie

    • Rôle: Confirme diagnostic, quantifie ascite, recherche étiologie.

    • Image: Plage vide d'écho (noire), viscères flottent.

    • Ascite discrète: Se collecte dans zones déclives: cul de sac de Morisson (foie-rein D), gouttières pariéto-coliques, cul de sac de Douglas (femme) / rétro-vésical (homme).

    Anatomie Radiologique Gynécologique et Obstétricale

    Techniques d'Exploration

    • Échographie: Prioritaire. Sus-pubienne ou trans-vaginale.

    • Hystérosalpingographie (HSG): Pour bilan stérilité (perméabilité trompes).

    Échographie Gynécologique

    • Voie trans-vaginale: Meilleure visibilité, détails anatomiques (ovaires, endomètre) car sonde en contact.

    • Voie sus-pubienne: La plus courante. Toujours recommandée d'abord (vue d'ensemble), surtout femme non examinée/vierge. Vessie en réplétion = fenêtre acoustique. Sondes 3.5 MHz (2.5 MHz pour obèses).

    Anatomie Gynécologique Échographique

    • Utérus: Longitudinale (derrière vessie noire). Coupe parallèle à axe, balayage D/G pour position/contours.

      • Position: Souvent dévié lat. Antéversion (vers paroi ant). Rétroversion (vers voûte vaginale, difficile par sus-pubienne, d'où trans-vaginale).

      • Taille: Varie avec accouchements (long. >8-10cm après acc.). Nullipare .

      • Myomètre (musculaire): Hypoéchogène, homogène.

      • Endomètre (muqueuse): Lumière virtuelle. Épaisseur/brillance selon cycle menstruel.

        • Phase proliférative: Mince (2-8mm), uniformément hyperéchogène.

        • Phase sécrétoire: Épais ( mm), hyperéchogène, contour mal défini.

        • Fin de cycle: Petite lame liquidienne lumière utérine (prémenstruelle).

    • Annexes: Ovaires (mésosalpinx), trompes de Fallope, ligaments, vaisseaux.

      • Trompe de Fallope: Non visible échographiquement normalement.

      • Ovaires: Visibles période sexuellement active. Ovalaire, modérément hypoéchogène, petits follicules.

      • Modifications cycliques:

        • Phase œstrogénique: Petits follicules ().

        • jour: Follicule dominant (> autres).

        • Milieu cycle: Follicule dominant atteint mm (contient ovaire mature). Rupture (hormones lutéiniques) = libération, petit saignement dans Douglas possible.

      • Taille ovaires: Variable. Nullipare . Sexuellement active .

    Hystérosalpingographie (HSG)

    • Utilité: Perméabilité des trompes (non visibles en écho).

    • Préalables:

      • Entre 8è et 12è jour du cycle (éviter grossesse).

      • Pas d'infection active (GB , VS mm/1h).

      • Contre-indications: Infection active, grossesse, allergie à l'iode.

    • Technique: Injection 20-40cc produit contraste iodé hydrosoluble dans cavité utérine (canule).

    • Radio-anatomie: Opacification lumière utérine et canaux tubaires jusqu'au péritoine. Ne visualise ni parois utérus, ni parois trompes.

      • Cavité utérine: Défilé cervical (1ère opacifiée, 2-3cm nullipare, contours irréguliers), corps utérus (variable, 4-8cm, triangle inversé, cornes).

      • Trompes de Fallope (3 portions):

        • Interstitielle: Endomurale, mince, courte.

        • Isthmenque: Mince, longue, sinueuse.

        • Ampullaire: Dernière, longue, large, sinueuse. Dessin muqueux longitudinal normal.

    Échographie Obstétricale

    • Fréquence: Minimum 3 fois (1 par trimestre).

    • 1er Trimestre:

      • Confirmer sacs gestationnels, viabilité.

      • Déterminer siège implantation.

      • Étudier environnement.

      • Technique: Sus-pubienne (vessie en réplétion, 2.5-3.5 MHz).

      • Anatomie: Sac gestationnel visible sus-pubienne à SA ( SA endovaginale). Œuf noir ( mm), couronne chorionique épaisse. Sac vitellin (avant embryon). Embryon (>7 SA), viabilité par mouvements cardiaques.

      • Datation: Diamètre moyen sac gestationnel ou Longueur cranio-caudale de l'embryon (LCC/CRL). Précision semaines.

      • Diagnostic échographique de gémellité précoce.

    • 2è Trimestre: 3 objectifs:

      • Bilan morphologique fœtus (compatibilité organes).

      • Étude croissance fœtale.

      • Étude annexes.

      • Datation: CRL non fiable après 12 SA. Paramètres biométriques: BIP (diamètre bipariétal), FL (femur lenght), HC (head circumference), AC (abdominal circumference), DAT (diamètre transverse abdominal).

      • BIP: 1er paramètre mesuré. Entre table externe d'un pariétal et interne de l'autre ("From out to in"). Mesure sur coupe du septum pellicidum visible.

      • Fémur: Très fiable, 2è paramètre après BIP.

      • Placenta: Identification à SA. Examen routinier fin 1er trim. Épaisseur normale 2-4cm. Localisation importante.

    • 3è Trimestre:

      • Dépister retards croissance, anomalies morphologiques.

      • Déterminer position fœtus, poids (macrosomie si >4000-4500g).

    Anatomie Radiologique des Voies Urinaires

    Exploration

    • Morphologique/Fonctionnelle: Échographie rénale + Doppler, Urographie Intraveineuse (UIV).

    • Seconde intention: Artériographie, pyélographie rétrograde, TDM, IRM, néphrostomie percutanée.

    Rappel Anatomique

    • Reins: Densité hydrique, forme haricot, rétro-péritonéale (D11-L3). Bord int. concave (hile), ext. convexe.

      • Dimensions: long, large, épaisseur. Axe bipolaire = 3,5 vertèbres ( cm).

      • Topographie: Rein gauche cm plus haut que droit (empreinte foie). Mobile avec respiration ( cm).

    • Uretères: Trajet symétrique, médian/paravertébral lombaire, s'écartent pelvien.

    • Orientation (réins): Triple obliquité.

      • Frontal (face): Oblique haut-bas, int-ext. Pôles sup rapprochés rachis, inf s'éloient. Angle avec rachis (ouvert en bas).

      • Sagittal (profil): Grand axe oblique haut-bas, ar-avant. Pôle sup sur D11/D12, pôle inf se démarque ant L3/L4.

      • Transversal (axiale): Oblique avant-arrière, int-ext. Angle avec plan horizontal (ouvert en dedans).

    Anatomie Fonctionnelle des Reins

    • Lobes: 9-12 lobes par rein. Calice, pyramide, cortex, vaisseaux.

    • Pyramide de Malpighi: Tubules urinaires, papilles dans petit calice.

    • Colonne de Bertin: Incursion du cortex glomérulaire entre pyramides.

    • Petits calices: 3-4 par grand calice. Forme en cupule (protrusion papille).

    • Grands calices: 3 par rein (sup vertical, moyen horizontal, inf oblique).

    • Bassinet: Triangulaire, confluence grands calices. Bord sup forme "S" italique avec grand calice sup.

    • Épaisseur cortex rénal: cm aux pôles, cm ailleurs. Petits calices à distance égale du contour rénal.

    Anatomie des Reins à l'UIV

    • Définition: Étude reins/voies urinaires après injection IV contraste iodé excrété par reins.

    • Préalables: Préparation (nettoyer colon de résidus stercoraux), lavements.

    • ASP avant UIV: Étudie rachis, lithiases radio-opaques, état préparation.

    • Injection: 40-60 cc contraste en sec. 1er cliché aussitôt.

    • Néphrogramme spontané: Contour rénal visible sur AUS/AAB grâce à couche adipeuse péri-rénale (permet de suspecter masse rénale). Visualise aussi psoas.

    • Néphrogramme artificiel (3 phases):

      1. Néphrographie précoce: sec. Rehaussement précoce densité parenchyme. Visualise colonnes de Bertin (opacifiées), pyramides de Malpighi (non).

      2. Néphrographie tubulaire: sec à min. Rehaussement cortex, pyramides, colonnes (tous gorgés de contraste). Analyse morphologique parenchyme.

      3. Phase urinaire: min. Excrétion urinaire (opacification calices, bassinet, uretères). Diagnostique retard/asynchronisme excrétion. Étude morphologie voies excrétrices, perméabilité uretères, remplissage vessie, col vésical (cliché mictionnel).

    Anatomie Échographique des Reins

    • Généralités: Très performante pour étude morphologique (différence masse solide/kystique), pas de préparation.

    • Limites: Peu d'infos sur fonctionnement (tests biologiques et UIV restent supérieurs).

    • Aspects échographiques: Organe ovoïde ("haricot"), lisses/concave (hile).

      • Architecture interne: 2 zones distinctes.

        • Sinus rénal (central): Tissu fibro-graisseux réfléchissant. Éléments anéchogènes (noirs) = tubes collecteurs. Hile réfléchissant s'il n'est pas distendu.

        • Cortex et pyramides (périphérique): Cortex de faible réflexion, égale/inf. à foie, inf. à rate (étalons comparaison).

      • Pyramides de Malpighi: Forme conique, faible échogénicité.

      • Différentiation cortico-médullaire: Bonne différenciation = rein d'échostructure normale.

    Variantes Anatomiques du Système Urinaire

    • Développement embryonnaire: Rein initialement pelvien, voies excrétrices antérieures. Ascension et rotation = position lombaire et voies médiales/paravertébrales.

    • Variantes congénitales:

      • Absence grands calices: Petits calices s'abouchent directement dans bassinet (souvent groupes moyens/inf).

      • Absence du bassinet: Grands calices s'abouchent directement dans uretère.

      • Bassinet extra-rénal: Bassinet bombant avec développement extra-rénal. Morphologie normale petits calices exclut hydronéphrose.

      • Malrotations des reins: Cavités excrétrices externes, se superposent au rein.

      • Reins en fer à cheval: 2 reins attachés par pôles inférieurs (pont fibreux). Perte d'obliquité des axes, deviennent parallèles. Souvent malrotation.

      • Reins sigmoïdes: Fusion pôle inf d'un rein avec pôle sup du rein opposé. Uretères restent de leur côté.

      • Ectopie rénale simple (verticale): Rein intra-thoracique (rare), lombaire, iliaque, pelvienne (fréq.). Uretère de longueur adaptée (pas sinueux). Vascularisation ectopique (irréductible).

      • Ptose rénale: Acquise. Rein descend/se déplace. Uretère de longueur normale (sinueux, boucles). Réductible en couché.

      • Ectopie rénale croisée (transversale): 2 reins du même côté.

      • Reins concrescent (en galette): Variante ectopie croisée. Fusion bords internes 2 reins.

      • Duplicité urétérale: Dédoublement intégral uretère, 2 méats vésicaux.

      • Bifidité urétérale: Dédoublement partiel, fusion avant abouchement vésical.

      • Rein kystique: Polycystose. Invasions massives par kystes. Déformations calicielles.

      • Syndrome de la jonction: Artère rénale polaire inférieure surnuméraire croise uretère proximal, compression jonction pyélo-urétérale, dilatation en amont.

    Radiographie Standard du Crâne

    Généralités

    • Intérêt actuel: Sinus de la face, mandibule, cellules mastoïdiennes, région sellaire. (TDM/IRM ont réduit son rôle global).

    Particularités Anatomiques

    • Sutures: Sagittale, coronale, lambdoïde. Lignes transparentes, finement ondulées (non fractures, qui sont rectilignes).

    • Calcifications intracrâniennes physiologiques:

      • Faux du cerveau: Ligne médiane, sagittale (visible de face).

      • Glande pinéale: Nodulaire, solitaire, médiane (face), haut/arrière selle turcique (profil).

      • Plexus choroïdes: Latérales, équidistantes plan sagittal, post à pinéale (profil).

      • Ligaments pétro-clinoïdiens: Post au dos de la selle turcique (profil).

    • Sillons vasculaires: Artère méningée moyenne (hypodensité bifide post, os temporal, arrière suture coronale).

    • Empreintes:

      • Digitiformes: Voûte pariétale. Communes enfant <12 ans (pas HTIC).

      • Granulations de Pacchioni: Chez adultes, simulent digitiformes (paramédianes).

    Incidences du Crâne

    • Face Haute (nez-front-plaque):

      • Technique: Debout/couché, front/nez en appui. Rayon à 3cm au-dessus protubérance occipitale (sort par racine du nez).

      • Radio-anatomie: Sinus frontaux, jugum sphénoïdal, granulations de Pacchioni (paramédianes), suture sagittale, Crista Galli, contours sup orbites, ailes sphénoïdes, fente sphénoïdale, cloison nasale, ethmoïdes, calcification faux, plancher selle turcique visible de face. Rochers sous orbites (non analysables).

    • Profil:

      • Technique: Debout/couché, tête profil strict. Rayon à 4cm au-dessus tragus.

      • Radio-anatomie: Superposition hémi-crânes. Meilleure pour selle turcique. Sutures coronales/lambdoïdes, sillons art. méningée moyenne, sinus maxillaires, coupes optiques os malaires, calcifications plexus choroïdes/pinéale.

      • Selle turcique: Creux régulier en U (entre apophyses clinoïdes ant/post). Plancher délimité par fine lame opaque (au-dessous: clarté sinus sphénoïdal). S'il est doublé = tumeur supra-sellaire.

    • Blondeau (RX sinus, nez-menton-plaque):

      • Technique: Menton en appui cassette, bouche ouverte, tête défléchie. Rayon au-dessus protubérance occipitale (sort base nez).

      • Anatomie: Sinus frontaux/maxillaires. Rochers projetés sous sinus maxillaires. Transparence sinus par rapport clarté buccale. Sinus sphénoïdaux visibles à travers clarté buccale. Ethmoïdes, fosses nasales, septum nasal, os malaires, arcades temporozygomatiques, condyles mandibulaires, trous déchirés postérieurs.

    • Mandibule défilée:

      • Technique: Profil asymétrique, tête défléchie/inclinée, appui bosse pariétale. Rayon sous bord inf mandibule (éloignée du film).

      • Anatomie: Côté examiné dégagé superposition. Branche montante, canal dentaire inf, molaires, prémolaires. Molaires ont racines (autres ).

      • Numérotation dents: 4 hémi-arcades (I: max sup D, II: max sup G, III: mandib G, IV: mandib D). Chaque arcade 8 dents (1: incisive, 8: molaire). (Ex: Dent 48 = 8è dent hémi-arcade inf D).

    Anatomie Radiologique en Scanner Cérébral (TDM)

    Rappel Anatomique (SNC)

    • Cerveau:

      • Antérieur: Télencéphale (hémisphères, lobes), diencéphale (thalamus, hypothalamus).

      • Moyen: Mésencéphale.

      • Inférieur (rhombencéphale): Tronc cérébral, cervelet.

    • Ventricules (cavités LCR):

      • Latéraux (télencéphale).

      • 3è (diencéphale).

      • Aqueduc de Sylvius (cerveau moyen).

      • 4è (cerveau inférieur).

      • Communications: Trous de Monro (Lat. 3è), Aqueduc de Sylvius (3è 4è).

    Cerveau Antérieur (Diencéphale, Télencéphale)

    • Télencéphale: 2 hémisphères séparés par fissure interhémisphérique.

      • 3 faces: Latérale (bombante), Médiane (sillon interhémisphérique, séparée par faux du cerveau), Inférieure (plate, épouse plancher crânien).

      • Repères (cortex): Fissure latérale (Sylvienne: sépare frontal, temporal, occipital), Fissure centrale (Rolandique: sépare frontal/pariétal), Fissure pariéto-occipitale (médiane), Sillon calcarin (lobe occipital).

      • 5 lobes: Frontal, occipital, pariétal, temporal, insulaire (central, profond à Sylvienne, sans repères ext).

    • Zones Stratégiques:

      • Cortex cérébral: Substance grise (périphérique).

      • Substance blanche (centrale): Jonction hémisphères. Centre sémi-ovale (portion interne). Corps calleux (bande large, connecte hémisphères; genou, corps, splénius).

      • Substance grise (centrale): Noyaux caudé (dans genou corne ant ventricule lat), noyau lenticulaire (aplatie, lobe insulaire).

      • Capsule interne: Substance blanche fine en "L", entre thalamus/noyau caudé/noyaux lenticulaires.

      • Faux du cerveau: Feuillet dure-mère, dans fissure inter-hémisphérique. Profonde ant/post, limitée par corps calleux au milieu.

    • Diencéphale: Connexion entre hémisphères et entre cerveau ant/moyen.

      • Thalamus: 2 masses lat. symétriques, ovalaires, entourent 3è ventricule. Forment parois lat. 3è ventricule et planchers ventricules lat. Extrémité post = pulvinar (logent glande pinéale).

      • Corps genouillé (métathalamus): 2 noyaux de chaque côté (latéral, médian). Relais optique (occipital) et auditif (temporal).

      • Épithalamus: Habenula, corps pinéal, commissure post.

      • Subthalamus: Transition thalamus/tegmen cerveau moyen.

      • Hypothalamus: Plancher ant. 3è ventricule. Corps mamillaire, tuber cinereum, infundibulum, hypophyse, chiasma optique.

    Cerveau Moyen (

Votre antisèche sur la radioanatomie est prête !

Généralités sur l'Imagerie Médicale

L'imagerie médicale est un ensemble de techniques permettant d'obtenir des images anatomiques in vivo. Objectif du cours : Familiariser l'étudiant avec l'anatomie radiologique normale et ses variantes, ainsi qu'avec les possibilités et limites de chaque méthode d'imagerie pour un choix diagnostic judicieux.

Techniques d'Imagerie

  • Radiologie conventionnelle (rayons X)

  • Échographie

  • Tomodensitométrie (Scanner)

  • Radiographie numérisée

  • Résonance Magnétique Nucléaire (IRM)

  • Scintigraphie

Découverte des Rayons X

  • Découverte le 08 novembre 1895 par le physicien allemand Wilhelm Conrad Roëntgen.

  • Prix Nobel de physique 1901.

  • Découverte fortuite de rayonnements capables de traverser la chair humaine.

  • Initialement utilisés pour le traitement des cancers et arthropathies, mais des effets secondaires (lésions cutanées, cancers) ont rapidement été constatés.

Radiothérapie et Médecine Nucléaire

  • Henri Becquerel découvre la radioactivité spontanée en 1896 (uranium).

  • Recherches de Pierre et Marie Curie (1898) ont ouvert la voie aux applications médicales des isotopes artificiels et à la radiochimie.

Évolution des Techniques Digitales

  • Découverte de l'électron par Joseph John Thomson en 1897.

  • Apparition des premiers appareils d'échographie au début des années 1960 (inoffensive pour la grossesse).

  • L'informatique révolutionne la radiologie :

    • Tomodensitométrie (Scanner) en 1972 par Sir G. Hounsfield (Prix Nobel 1980).

    • Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire en 1973.

Radioprotection en Médecine

L'usage des rayons X entraîne des effets biologiques :

  • Effets non stochastiques : Mort cellulaire à des doses seuils.

  • Effets stochastiques : Modifications cellulaires (patrimoine génétique), avec période de latence (ex: cancérisation) et risques pour les générations futures.

Recommandations de la CIPR (1990)

  • Tout irradiation comporte un risque.

  • Recourir à la radiologie seulement si le bénéfice l'emporte sur les inconvénients.

  • Utiliser les doses strictement nécessaires.

Mesures de Radioprotection

  • Personnel médical : Dosimètres, diaphragme lumineux, tabliers de protection, paravents plombés.

  • Environnement : Locaux en béton armé.

  • Patient : Utilisation rationnelle des rayons X (paramètres optimaux, masquage des parties non concernées).

Appareillages d'Imagerie

La Radiologie Conventionnelle

Tube à Rayons X

  • Vide poussé ( mmHg).

  • Cathode : Filament de tungstène produisant un nuage électronique par effet thermo-ionique, focalisé par une cupule.

  • Anode : Cible en métaux lourds (tungstène-rhénium) qui arrête les électrons, produisant des rayons X (moins de 1% de l'énergie, 99% en chaleur).

    • Anode tournante : Pour haute puissance, répartition de la charge thermique (3000 à 9000 tours/min).

    • Anode fixe : Pour faible puissance (radiographie dentaire, mammographie - utilise du molybdène).

  • Gaine plombée : Immerge le tube dans l'huile minérale, étanche aux rayons X, sauf une petite fenêtre pour les rayons utiles.

Générateurs à Rayons X

  • Partie immergée : Transformateur de haute tension, redresseurs.

  • Partie non immergée : Pupitre de commande (réglage du kV, mA, minuterie).

  • Double circuit : Haute tension (cathode-anode), basse tension (chauffage filament).

Production des Rayons X

  1. Chauffage du filament (basse tension) → nuage électronique.

  2. Création d'une différence de potentiel (haute tension) → migration des électrons vers l'anode.

  3. Collision brutale des électrons sur l'anode → production de rayons X.

Refroidissement du Tube

  • Immersion dans l'huile minérale.

  • Anodes tournantes.

  • Amplificateurs de brillance pour réduire la tension.

Tomographie Conventionnelle

  • Image bidimensionnelle par sommation des plans anatomiques.

  • Principe de Thalès : Tube à rayons X et film en mouvement simultané inverse, avec axe de rotation au niveau du plan de coupe désiré.

  • Permet de masquer les détails au-dessus et au-dessous du plan de coupe.

Principes Physiques des Rayons X

Propriétés

  1. Ondes électromagnétiques : Ne nécessitent pas de support.

  2. Vitesse de la lumière (), longueur d'onde de Å, énergie 50- eV.

  3. Invisibles.

  4. Grand pouvoir de pénétration et ionisation de la matière.

  5. Induisent la fluorescence ou luminescence (platino-cyanure de baryum).

  6. Ionisation des gaz.

  7. Effets biologiques (néfastes ou bénéfiques - radiothérapie).

  8. Métaux lourds (plomb) arrêtent les rayons X.

Dispersion et Atténuation

  • Faisceau incident : Homogène et divergent, collimaté par un diaphragme pour éliminer les rayonnements diffusés inutiles.

  • Atténuation : L'image est obtenue par le passage des RX à travers le corps. Dépend de :

    • Épaisseur de l'objet : Plus épais = plus atténué.

    • Nombre atomique Z : Plus élevé = plus absorbant (ex: os).

    • Densité physique des composants : Plus dense = plus absorbant (ex: os riche en calcium).

  • Faisceau résiduel : Hétérogène et riche en information anatomique.

  • L'image radiologique est une conséquence du gradient d'absorption ou d'atténuation.

Supports d'Images Conventionnels

  • Film radiographique ou amplificateur de brillance.

  • Film photographique : Support polyester avec émulsion de bromure d'argent (AgBr).

    • Grands cristaux : Sensibles et rapides, faible définition.

    • Petits cristaux : Meilleure définition, faible sensibilité.

  • Écran renforçateur : Convertit l'énergie des RX en lumière active pour impressionner le film, réduisant la dose de RX.

  • Cassette : Deux feuillets d'écrans renforçateurs avec film au milieu (sauf mammographie).

Formation de l'Image Latente

  • Exposition aux RX ou lumière des écrans renforçateurs → AgBr excité libère des électrons.

  • devient brome, devient argent métal.

  • Image latente invisible → traitement chimique.

  • Développement : Bain de révélateur réduit en Ag métal.

  • Arrêt : Bain intermédiaire.

  • Fixage : Solution d'hyposulfite de soude dissout le AgBr non excité.

    • Blanc/Transparent : Portion sans émulsion (opacité, opaque aux RX).

    • Noir/Sombre : Émulsion sensibilisée (radio-transparence, transparent aux RX).

  • Rinçage et séchage.

L'Amplificateur des Brillances

  • Enceinte conique sous vide.

  • Moyen d' obtenir une excellente résolution spatiale et réduire la dose de RX.

  • Conversion : Image visuelle → image électronique (écran primaire + photocathode) → image amplifiée en luminance (optique électronique + écran secondaire).

  • Image finale : Capturée par caméra TV ou gestionnaire cinématographique.

  • Diamètre limité à 30cm (exclut thorax et abdomen).

Bases Physiques de l'Interprétation en Radiologie Conventionnelle

  • Quatre densités : Osseuse, hydrique (eau, tissus mous), graisseuse, aérienne (du plus opaque au plus transparent).

  • Loi de la relativité des densités : Une structure est visible si sa densité radiologique est très différente du tissu adjacent. Ex: Abcès pulmonaire visible (air vs tissu pathologique), mais pas un abcès musculaire (tissu pathologique vs muscle).

  • Loi de la projection conique : Forme conservée si objet et film parallèles, déformation si non.

  • Loi de l'agrandissement géométrique : Plus l'objet est éloigné du film ou proche de la source, plus l'agrandissement est important. Ex: Thorax PA pour réduire l'agrandissement cardiaque.

  • Flou géométrique : L'agrandissement entraîne une perte de résolution spatiale.

  • Loi de la tangente : L'interface entre deux structures de même atténuation est visible si le plan de clivage est abordé tangentiellement par les RX. Ex: Suture sagittale sur cliché de face.

  • Loi de la confusion des plans : Image 2D pour une réalité 3D, d'où la nécessité de plusieurs incidences.

  • Isométrie : Pour contourner l'agrandissement géométrique (ex: radiopelvimétrie), l'objet et l'instrument de mesure sont dans le même plan.

Système à Plaques (Radiographie Numérisée)

  • Remplace le couple écran renforçateur-film, pas de traitement chimique.

  • Support flexible avec couche de phosphores photostimulables.

  • Fonctionnement : RX sur la plaque → luminescence des phosphores (stockage image) → lecture par laser (Hélium-Néon) → émission de radiations lumineuses → conversion en signal analogique, puis digital.

  • Informations stockées et peuvent être restituées sur film laser ou papier.

  • Plaque réutilisable après effacement par lumière uniforme.

Tomodensitométrie (Scanner)

  • Inventée en 1970 par Sir Godfrey Newbold Hounsfield.

  • Prix Nobel 1980 pour l'obtention de coupes axiales et la numérisation de l'image.

  • Principes :

    1. Mesure du degré d'absorption des RX par les tissus (exprimé en Unité Hounsfield, HU).

    2. Reconstruction d'image par ordinateur après rotation du tube à RX à 360°.

Constitution de l'Appareil

  • Système d'acquisition : Tube à rayons X, générateurs, détecteurs, lit.

  • Gantry : Tube et détecteurs montés en opposition et tournant autour du patient.

  • Détecteurs (convertissent photons résiduels en photons lumineux, puis en signal électronique) : Cristaux photoluminescents, chambres d'ionisation au xénon, semi-conducteurs.

  • Évolution des détecteurs : 1ère génération (1 détecteur), 2ème génération (plusieurs détecteurs), 3ème et 4ème générations (512 à 1024 détecteurs).

Acquisition et Traitement de l'Information

  • Rotation à 360° du tube → impulses de RX atténués en fonction de : énergie, composition atomique, densité physique.

  • Rayons X résiduels captés par détecteurs → signal analogique → ordinateur.

  • Ordinateur : Traitement logique et reconstruction d'image via matrice informatique et logiciel.

La Matrice

  • Comparable à un casier de voxels (volume element).

  • Information des détecteurs traitée sous forme logique, déduisant l'absorption moyenne de chaque voxel.

  • Chaque voxel se traduit par un pixel (picture element) sur l'image (taille ).

  • Chaque pixel est représenté par une échelle de gris proportionnelle au degré d'atténuation du voxel.

    • Brillant : Grande atténuation (ex: os, +1000 HU).

    • Sombre : Faible atténuation (ex: air, -1000 HU).

  • Image TDM : Juxtaposition de pixels de densités diverses en Unité Hounsfield (HU).

    • 2000 niveaux de densité (du noir pur -1000 HU au blanc éclatant +1000 HU).

Résolution Spatiale

  • Capacité à reconnaître distinctement deux points rapprochés.

  • Meilleure si : Foyer du tube petit, collimation parfaite, coupe anatomique fine.

  • Meilleure pour l'image matricielle si : Voxel petit, pixel petit.

La Scintigraphie (Radio-isotope scanning)

  • Utilise les rayonnements émis par des radioéléments injectés dans l'organisme (contrairement à la radiologie qui détecte les RX résiduels).

  • Radioéléments émettent :

    • Particules (faible pénétration).

    • Particules (faible pénétration).

    • Photons (forte énergie et grand pouvoir de pénétration).

  • Radioélément idéal : Distribué sélectivement, injecté seul ou couplé à un transporteur.

  • Détecteur : Gamma camera, enregistre la radioactivité extra-corporelle.

  • Permet une information fonctionnelle.

  • Fonctionne comme le scanner : Rotation de la gamma camera autour du patient, traitement du signal par ordinateur.

L'Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM)

  • Technique complexe, paternité non revendiquée.

  • Travaux de Bloch et Purcell (1945) sur le phénomène de RMN.

  • Application à l'imagerie médicale : Progrès de la spectrométrie, de l'ordinateur et de la TDM.

Principes de l'IRM

  • N'utilise ni RX, ni , mais les propriétés physiques de l'atome d'hydrogène.

  • Détecte le signal électrique provenant de l'atome lui-même.

  • Chaque noyau atomique (nombre impair de protons et neutrons) a un champ magnétique détectable (l'hydrogène est le plus abondant).

  • Le noyau d'hydrogène (un proton) est le seul exploité.

Définitions Clés

  • Spin : Mouvement giratoire d'un noyau d'atome autour de son axe bipolaire, générant un petit champ magnétique (dipôle magnétique).

    • À l'état naturel : Spins aléatoires, résultante nulle.

  • Magnétisation : Placement du patient dans un puissant champ magnétique cylindrique (champ principal Bo). Les dipôles d'hydrogène s'alignent dans le sens parallèle ou anti-parallèle. Ceci correspond à la magnétisation longitudinale T1.

  • Résonance : Apport d'énergie (onde radiofréquence RF de même fréquence que Bo) au noyau d'hydrogène → augmentation des transitions des dipôles → phénomène détectable.

  • RF → nouveau champ magnétique → protons magnétisés en T1 s'alignent dans le sens RF → magnétisation transversale T2.

  • Fréquence de LARMOR : Fréquence de résonance propre à chaque proton, dépend de l'atome et de la valeur de Bo.

  • Impulsions RF : À 90° ou 180° pour orienter les spins.

  • Relaxation : À l'arrêt du stimulus RF, retour progressif de l'aimantation à son état initial (parallèle à Bo).

    • Le proton dégage de l'énergie sous forme de faible signal électrique (FID).

    • Durée de relaxation T1 et T2 est spécifique à chaque substance.

Séquences d'Acquisition (Temps de Relaxation T1 et T2)

  • T1 et T2 surviennent simultanément à l'arrêt du stimulus RF.

  • Le moment magnétique transversal () décroît, la magnétisation longitudinale () repousse.

  • Temps T1 : Intervalle de temps où récupère 63% de sa valeur initiale (repousse de l'aimantation longitudinale).

  • Temps T2 : Correspond à la décroissance de magnétisation transversale jusqu'à 37% de sa valeur initiale.

Contraste en IRM

  • Intensité du signal → teinte de gris sur l'écran. Hypersignal (blanc), Hyposignal (noir).

  • Pas d'échelle absolue comme en TDM.

  • Dépend de :

    • Densité en protons : Plus riche en H (eau, lipides) = signal plus intense (hypersignal).

    • Temps T1 et T2 des tissus.

    • Séquences d'acquisition (pondération T1 ou T2).

    • Déplacement chimique des protons.

    • Flux des protons.

    • Usage d'un contraste magnétique (Gadolinium, Fer, Manganèse).

  • Un tissu peut produire un hypersignal en T1 et un hyposignal en T2 (inversion de contraste). Ex: Parenchyme cérébral hypersignal en T1 vs LCR, LCR hypersignal en T2 vs parenchyme.

Produit de Contraste

  • Substances paramagnétiques (Fer, Manganèse, Gadolinium) qui augmentent le magnétisme local.

Indications Générales

  • Processus dégénératifs, malformatifs, tumoraux du SNC et rachis.

  • Pathologies musculaires, ostéo-articulaires.

  • Viscères pleins de l'abdomen, poumon, cœur, gros vaisseaux.

Avantages, Inconvénients et Contre-indications

  • Avantages : Pas de radiations ionisantes (inoffensive), meilleure discrimination tissulaire que TDM, coupes transversales, sagittales, frontales, para-axiales.

  • Inconvénients : Appareillage gigantesque et coûteux, examen onéreux.

  • Contre-indications : Corps étrangers métalliques (stimulateur cardiaque, prothèses, clips vasculaires magnétiques - sauf l'or).

L'Échographie

  • Technique d'exploration récente, inoffensive et écologique (même pour le fœtus).

  • N'utilise ni rayonnements ionisants, ni produit de contraste iodé.

  • Permet des coupes anatomiques et l'étude de la vélocité des liquides (Doppler).

  • Examen "opérateur dépendant". (Importance des bases physiques et technologiques).

Principes Physiques de l'Ultrason

  • Propriétés physiques : Vibrations mécaniques (>16.000 Hz). Fréquences cliniques : 2-10 MHz.

  • Production des ultrasons : Transducteur piézoélectrique (Paul Langevin, 1935), utilise des cristaux (quartz ou céramiques ferroélectriques - préférables).

    • Potentiel électrique → déformation cristal → ultrasons.

    • Écho → contrainte mécanique → signal électrique mesurable.

  • Sonde (transducteur) : Transforme énergie électrique en sonore et inversement. Émet et reçoit les sons (environ 1000 impulsions/s).

  • Lois de l'optique (Descartes) : À chaque interface, le son subit une réflexion (angle d'incidence = angle de réflexion). L'écho est à la base de l'image.

  • L'aller-retour d'une onde US est proportionnel à la distance source-interface.

  • Progression : Facile dans les fluides, moins dans les tissus cellulaires. Totalement réfléchie par l'os et le gaz (limite de l'échographie).

  • Existence d'un gradient d'impédance acoustique justifie la réflexion.

  • Exemple : Vessie pleine pour échographie gynécologique ou prostatique (refoulement des intestins).

  • Atténuation : L'intensité du son est atténuée par absorption tissulaire et réflexion.

  • Résolution spatiale : Capacité à reconnaître deux points rapprochés.

    • Axiale : Meilleure avec haute fréquence (7-10 MHz), mais moins pénétrant (compromis résolution-profondeur).

    • Latérale : Fonction de l'appareil et de la focalisation des sons.

Divers Montages des Sondes

  • Sonde sectorielle classique : Balayage mécanique, 1, 3 ou 5 cristaux sur roue rotatoire.

  • Sonde sectorielle hybride : Cristal fixe, miroir oscillant.

  • Barrettes : Plusieurs cristaux alignés, excitation séquentielle (linéaire ou courbe).

  • Sondes multifréquences.

Formation de l'Image Ultrasonographique

  • Principe du sonar (vitesse de propagation + temps aller-retour) → profondeur.

  • Matérialisation sur moniteur TV selon modes :

    • Mode A (modulation d'amplitude) : Représentation la plus simple, pic d'oscillation (hauteur proportionnelle à l'amplitude du signal). Réservé à l'étude de la rétine.

    • Mode B (modulation de brillance) : Dérive du Mode A, chaque pic = point de brillance (tonalité proportionnelle à l'amplitude). Juxtaposition de points → coupes anatomiques.

    • Mode TM (temps mouvement) : Pour organes mobiles. Structures fixes = linéaires, mobiles = sinusoïdes. Utilisé en cardiologie (abscisse = temps).

    • Temps réel : Mouvement au mode B, utilise plusieurs cristaux piézoélectriques. Image mobile sur TV.

    • Mode Doppler : Changement de longueur d'onde quand le son rencontre une structure mobile. Onde réfléchie réanalysée.

      • Transducteur émet, globules rouges circulants génèrent l'écho.

      • Couplage au temps réel pour explorations vasculaires.

      • Permet dépistage d'occlusions, sténoses (augmentation du Doppler shift).

Danger des Ultrasons

  • Intensités très élevées (thérapeutiques, >1W/) : Effets destructeurs (hématies), thermiques (nécessite bonne vascularisation), cavitation (oscillation cellulaire).

  • Doses diagnostiques : Aucun effet nocif prouvé, examen inoffensif et écologique.

Avantages, Inconvénients et Indications

  • Avantages : Peu onéreux, inoffensif, reproductif, réalisation rapide, étude dynamique.

  • Désavantages : Os et air sont obstacles infranchissables (pas d'écho pulmonaire, cérébral - sauf nourrisson avant soudure fontanelles), très opérateur dépendant, coupes non standardisées.

  • Indications : Cœur, vaisseaux, abdomen, gynécologie, obstétrique, tissus mous, encéphale nouveau-né.

Radioanatomie Ostéoarticulaire

Généralités

  • Squelette : Os + cartilage.

Fonctions de l'Os

  • Morphologie générale, forme érectile.

  • Support de poids, locomotion.

  • Protection (crâne, clavicule, côtes).

  • Exécution de fonctions complexes (main).

Formes des Os

  • Os longs : Squelette des membres, tubulaires, canal médullaire entouré d'un cortex.

  • Os courts : Carpes, tarses, mailles d'os spongieux et fine couche compacte.

  • Os plats : Protection (crâne). Deux couches d'os compact (tables interne/externe) séparées par diploé (os spongieux).

Maturation du Squelette

  • Origine mésodermique (3,5 semaines de vie).

  • 3 stades : Matrice mésenchymateuse → cartilagineuse → osseuse.

  • Maturation des os longs : Proximo-distale (diaphyse vers extrémités).

Ossification du Squelette

  • Nouveau-né : Seules portions diaphysaires calcifiées (visibles).

  • Épiphyse distale fémorale et proximale tibiale calcifiées et visibles à la naissance.

  • Ossification des métatarses, métacarpes, phalanges : 3e-4e mois in utero.

  • Apparition progressive d'autres noyaux épiphysaires après naissance (ex: fémur proximal 6 mois, grand trochanter 4 ans, petit trochanter 10 ans).

Modelage du Squelette

  • Agrandissement des noyaux d'ossification, modelage des métaphyses.

  • Soudure des noyaux d'ossification aux diaphyses.

  • Arrêt de croissance : Soudure du cartilage de conjugaison (jonction épiphyse-diaphyse), se termine à 18 ans (soudure crête iliaque).

Âge Osseux

  • Déterminé par les dates d'apparition des noyaux et soudures (tables/abaques).

  • Utilité : Apprécier gravité pathologie (endocrinienne, alimentaire), déterminer l'âge médico-légal.

  • Pratique courante : Radiographies des coudes et mains.

Radioanatomie des Os Longs

  • Épiphyse (proximale/distale), diaphyse, métaphyse (jonction).

  • Diaphyse : 2 bandes opaques (cortex) séparées par une bande transparente (médullaire).

  • Cortex osseux visible = portions périphériques abordées tangentiellement par les RX.

  • Lésion médullaire : Nécessite 2 projections perpendiculaires.

  • Fémur : Site idéal pour calcul de l' index corticomédullaire ( où D=diamètre total, M=diamètre médullaire). Normal = , diminue en cas de déminéralisation.

  • Périoste et cartilage normaux : Densité hydrique, non visibles radiologiquement.

  • Canaux de Havers : Non visibles (trop fins).

L'Épiphyse

  • Extrémité d'un os long, composée d'os spongieux (mailles fines).

  • Entourée d'une lame fine d'os compact (ligne opaque fine).

La Métaphyse

  • Jonction diaphyse-épiphyse, évasement de la diaphyse, amincissement progressif du cortex.

  • Intérêt en pathologie osseuse : Site préférentiel de lésions.

  • Siège du cartilage de croissance chez l'enfant (bande transparente) où se manifestent maladies (avitaminose D).

  • Adulte : Vestiges du cartilage de croissance sous forme de stries opaques transversales.

Les Canaux Vasculaires

  • Artères nourricières de la moelle osseuse traversent le cortex (Fig.2.2).

  • Radiologiquement : Traits sombres/radiotransparents, bords rectilignes, condensés, traversant obliquement la corticale d'un seul côté.

  • Disposition topographique : "Loin du coude et près du genou" pour les épiphyses fertiles.

Radioanatomie des Articulations

  • Cartilage articulaire : Densité graisseuse (radiotransparent), sans calcium ni phosphore.

  • Capsule articulaire, ménisque, synoviale, ligaments : Tissus mous, radiotransparents.

  • Sur cliché simple : Seules les épiphyses articulaires et l'interligne radiotransparente (cartilages articulaires contigus + interligne virtuelle) sont visibles.

Radiographie Standard

  • Exploration du squelette osseux (sauf tissus mous).

  • Appréciation de la largeur de l'interligne articulaire.

  • Pincement de l'interligne = lésions du cartilage.

  • "Vrai pincement" : Faisceau de RX tangentiel aux surfaces articulaires.

Arthrographie

  • Visualisation de l'interligne articulaire vraie (virtuelle) par injection intra-articulaire de produit de contraste.

  • Démasque culs de sac synoviaux, contours cartilagineux, ménisques.

Échographie

  • Ultrasons arrêtés par l'os.

  • Étude des muscles, tendons, ligaments.

  • Détection des épanchements intra-articulaires, épaississements synoviaux.

  • Orientée ponctions/infiltrations médicamenteuses.

  • Sensibilité supérieure à la radiographie conventionnelle pour érosions articulaires.

Scanner (TDM)

  • Visualise structures invisibles en radiographie (muscles, fascias, disques intervertébraux, racines nerveuses).

IRM

  • Extrêmement performante en pathologie ostéo-articulaire, mais coût élevé.

  • Indications : Rachis, moelle épinière (inégalable), tumeurs osseuses, lésions ligamentaires, musculaires.

Scintigraphie

  • Très grande sensibilité pour lésions inflammatoires, nécroses osseuses, métastases.

  • Étude de tout le squelette en un seul examen. Moins spécifique.

La Ceinture Scapulaire

Techniques d'Exploration de l'Épaule

  • Incidences de face : Patient en rotation externe (40°), rayon angulé caudalement (20°). Permet de mesurer l'épaisseur du défilé sous-acromial (aminci en cas de coiffe des rotateurs).

  • Incidence de profil (axillaire) : Vrai profil de l'articulation acromian-claviculaire, épaule en abduction.

  • Incidence de Jacobson : Étude des rapports glène-tête humérale dans le plan transversal.

  • Profil transthoracique : Sans mobilisation de l'épaule, bras en adduction. Utilisé pour fractures de l'humérus supérieur quand le bras est immobilisé. Lecture difficile par superposition.

Radioanatomie de l'Épaule

Les Os de l'Épaule

  • Tête humérale (cliché de face) : Contour régulier, saillie du trochiter latéralement, opacité du trochin médialement, gouttière bicipitale (rainure claire longitudinale), densification en écharpe du col anatomique, contour du col chirurgical.

  • Cavité glénoïdale : Vue en oblique, bord postérieur net et tranchant, bord antérieur mousse.

  • Voûte acromio-claviculaire : Vue obliquement, apophyse coracoïde indistincte.

Les Articulations de l'Épaule

  • Principales :

    • Gléno-humérale : Vraie articulation (surfaces cartilagineuses, interligne, synoviale).

    • Acromio-humérale : Pas une vraie articulation. Assure le glissement humérus-coiffe des rotateurs via la bourse sous-acromio-deltoïdienne. Pathologie plus fréquente. Composée du sus-épineux, sous-épineux, petit rond.

  • Secondaires : Peu mobiles (acromio-claviculaire, sterno-claviculaire, omo-thoracique).

Le Bras

Techniques d'Exploration

  • Radiographie en deux incidences orthogonales (face et profil), incluant articulations sus- et sous-jacentes.

Radioanatomie de l'Humérus

  • Os long : 2 épiphyses, 1 diaphyse.

  • Épiphyse proximale : Evoïde humérale, corticale fine, col anatomique, col chirurgical, trochin, trochiter.

  • Diaphyse : Canal médullaire, corticales délimitées.

  • Épiphyse distale : Condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée, fosse olécranienne.

Le Coude

Techniques d'Exploration

  • Radiographie de face : Patient assis, avant-bras en extension complète, supination. Rayon X vertical, centré 2cm au-dessus du pli cutané.

  • Radiographie de profil : Patient assis, avant-bras en flexion à 90°, demi-pronation, pouce au zénith. Rayon directeur vertical, centré sur l'épicondyle.

Radioanatomie du Coude

  • Deux articulations : Huméro-cubitale (trochlée-fosse olécranienne), huméro-radiale (condyle-tête radiale).

Coude de l'Adulte

  • Face : Extrémité distale de l'humérus (condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée), bien visibles.

  • Profil :

    • Palette humérale : Région supra-condylienne, mince. Forme en "bissac" (image en "X") due aux fosses coronoïde et olécranienne (fragilité chez l'enfant).

    • Fosses olécranienne et coronoïde tapissées de coussinets graisseux (invisibles physiologiquement).

    • Visibilité anormale des coussinets graisseux (convexe, bombant) → existence d'un liquide intra-articulaire (traumatisme).

Coude en Croissance

  • 6 noyaux d'ossification épiphysaires et apophysaires (1 à 11 ans).

  • Utilisé pour déterminer l'âge osseux (8-15 ans).

  • Axe longitudinal de la diaphyse radiale doit passer par le centre de l'épitrochlée (quel que soit l'âge ou la flexion). Passage au-dessus = luxation/subluxation de la tête radiale.

Le Poignet et la Main

Techniques d'Exploration

  • Face de main et poignet : Main en pronation, doigts étendues. Rayon centré sur 3e métacarpien.

    • Rhumatologie : Deux mains côte à côte (comparatif).

    • Incidence spéciale du scaphoïde : Main en demi-pronation, poing demi-fermé, poignet en inclinaison cubitale, rayon centré sur tabatière anatomique.

  • Profil de la main et du poignet : Main perpendiculaire au film, bord cubital au contact. Rayon centré sur 2e métacarpien.

Radioanatomie du Poignet et de la Main

Poignet et Main de l'Adulte

  • 8 os carpiens généralement faciles à identifier.

    • Distale : Trapèze, trapézoïde, grand os, os crochu (apophyse unciforme).

    • Proximale : Scaphoïde, semi-lunaire, pyramidal, pisiforme (en surimpression sur pyramidal).

  • Espace entre styloïde cubitale et pyramidal occupé par ligament triangulaire.

  • 2 sésamoïdes à l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce (normal).

  • Profil du poignet : Colonne centrale (semi-lunaire, grand os). Colonne palmaire (trapèze, trapézoïde, scaphoïde).

  • Intérêt incidence scaphoïde : Étirement du scaphoïde pour voir fracture non visible sur autres incidences.

Poignet en Croissance

  • 8 noyaux d'ossification de la main : Apparaissent à âge fixe. Grand os à 6 mois, pisiforme à 10 ans.

  • Âge de l'enfant = nombre de noyaux carpiens visibles - 1 an (car grand os avant 1 an).

  • Ossification carpes : Commence à 6 mois (grand os), sens anti-horaire.

  • Cartilages de croissance : Distaal pour métacarpes (sauf 1er MP qui est proximal), proximal pour phalanges.

  • Cartilage épiphyse distale radiale : Début 1ère année. Cubitale : 6 ans.

Bassin et Hanche

Techniques d'Exploration

  • Radiographie de face du bassin : Patient symétrique (décubitus dorsal ou debout), membres inférieurs en extension, pieds en rotation interne (15°). Rayon centré 2cm au-dessus du pubis.

  • Radiographie de face de la hanche : Même positionnement, rayon centré sur la hanche.

  • Incidence axiale de hanche : Couché, hanche en abduction, flexion, rotation externe. Rayon centré sur hanche.

Radioanatomie du Bassin et de la Hanche

Le Bassin

  • Ceinture pelvienne : Os coxaux, sacrum, coccyx.

  • Aile iliaque : Crête iliaque, épines iliaques antéro-supérieure et inférieure (plus évasées chez la femme).

  • Os coxal : Fusion de l'ilion, ischion, pubis, avec la cavité acétabulaire (cotyle) au carrefour.

  • Sacrum : Triangulaire, s'articule avec os coxaux (articulations sacro-iliaques).

    • Articulations sacro-iliaques : Obliques, cachées sur cliché de face.

  • Trou obturateur : Cavité dans l'os coxal.

La Hanche

  • Étude de la cavité acétabulaire et tête fémorale.

  • Interligne articulaire coxo-fémorale normale : Symmetrique, 4mm.

  • Cintre cervico-obturateur : Ligne anatomique (bord inférieur/interne col fémoral + contour supérieur trou obturateur). Rupture = luxation/subluxation.

La Cavité Acétabulaire (Cotyle)

  • Surface articulaire périphérique : Cartilage articulaire semi-circulaire ("facies lunata").

  • Centre : Arrière-fond cotyloïdien (dépression interne, lame quadrilatère), ne contribue pas à la surface articulaire.

  • Limites : Lèvre antérieure/postérieure, toit, sourcil cotyloïdien.

La Tête Fémorale

  • 1/3 proximal du fémur : Tête, cols anatomique/chirurgical, grands/petits trochanters.

  • Angle cervico-diaphysaire : Normal 130°.

    • Coxa valga : >140°.

    • Coxa vara : <120°.

  • Tête fémorale : Ovoïde, fovéa capitis.

  • Grand trochanter : Supéro-latéral. Petit trochanter : Postéro-interne.

Intérêt de l'Incidence Axiale de la Hanche

  • Dégage aile iliaque, partie postérieure cotyle, diaphyse fémorale de profil, petit trochanter, tête fémorale.

  • Étude du quadrant antéro-supérieur de la tête fémorale (site préférentiel des ostéonécroses aseptiques).

Bassin en Période de Croissance

  • Naissance : Os coxal = ilion, ischion, pubis unis par cartilage en "Y".

  • Noyau épiphysaire proximal fémur non calcifié à la naissance, apparaît à 6 mois. Grand trochanter à 4 ans.

  • Adolescence : Apparition noyaux apophysaires secondaires (ischion, petit trochanter, crête iliaque).

  • Fin de croissance : 18 ans, soudure noyau crête iliaque (signe radiologique important).

Mensurations du Bassin en Période de Croissance

  • Angle acétabulaire : Entre axe Y et tangente toit acétabulaire. Normal à naissance : 30°, régresse à 20° à 6 mois. >30° = insuffisance cotyloïdienne.

  • Traçage de lignes perpendiculaires à l'axe Y (passant par sourcils cotyloïdiens) divise chaque hanche en 4 cadrans.

    • Avant 6 mois : Extrémité proximale fémur déborde toujours en dedans de la ligne verticale du sourcil cotyloïdien.

    • À 6 mois : Noyau épiphysaire proximal fémur dans le cadran inféro-interne (sinon, luxation).

Le Genou

Techniques d'Exploration

  • Cliché de face : Patient couché, membres inférieurs en extension, rotation neutre. Rayon centré sous rotule.

  • Cliché de profil : Décubitus latéral, genou en légère flexion. Rayon centré milieu interligne, incliné 6-8° vers la tête.

Radioanatomie du Genou

  • Face : Interligne radiologique bien visible. Rotule en surimpression. Plateaux tibiaux divergents.

  • Divergence explique pourquoi les plateaux ne sont jamais horizontaux ensemble.

  • Entre plateaux : 2 épines tibiales (interne, externe).

  • Profil : Contours condyliens, profil rotule. Utile pour tissu mou (graisse abondante).

  • Bourses graisseuses : Normalement invisibles. Visibilité = liquide intra-articulaire (traumatisme).

Goniométrie

  • Sur clichés debout. Tracé des axes mécaniques fémur-tibia-cheville.

  • Axe fémoro-tibial normal : Nul ou 2° (homme), 3-4° (femme - valgum physiologique).

  • Genu varum : Angulation à sommet externe (en "roue de voiture").

  • Genu valgum : Angulation à sommet interne ("genoux bancals").

Goniométrie du Nourrisson

  • Axe fémoro-tibial passe par plusieurs stades.

La Cheville et le Pied

Techniques Conventionnelles

  • Cliché de face de la cheville : Patient assis/allongé, pied en équerre. Rayon centré 2cm au-dessus de malléole externe. Nécessite légère rotation interne de 5° (malléole externe plus postérieure) pour enfiler l'articulation.

  • Profil de la cheville : Décubitus latéral, jambe de profil. Rayon centré 1cm au-dessus de malléole interne.

  • Face du pied : Plante du pied à plat. Rayon perpendiculaire, centré sur base 2e métatarsien.

  • Profil du pied : Membre posé comme cheville. Rayon centré sur tubercule du scaphoïde.

  • Incidence oblique (pied déroulé) : Pied sur bord interne (30-40°). Pour bon déroulement des os, visibilité scaphoïde, cuboïde, cunéiformes.

Radioanatomie de la Cheville et du Pied

  • Face de la cheville : Articulation tibio-astragalienne et détails.

  • Chevauchement tibio-péronier distal : Normalement 8mm. Absence = luxation/diastasis.

  • Profil de la cheville : Articulation tibio-astragalienne, malléoles, sinus du tarse, tendon d'Achille (visible par graisse pré-achiléenne).

  • Face du pied : Phalanges, têtes métatarsiens, 1er/2e cunéiformes. Deux sésamoïdes sur tête 1er métatarsien.

  • Incidence oblique : Meilleure visualisation cunéiformes et têtes métatarsiens.

  • Profil strict du pied : Dégage sinus du tarse, étude calcanéum (épine calcanéenne, lésions tendon d'Achille), statique voûte plantaire.

Mensurations anthropométriques (profil du pied)

  • Angle de Böhler : Normal 25-40°. Formé par deux lignes sur le calcanéum. Nul/négatif = enfoncement/fracture calcanéum.

  • Angle du sommet de l'arche du pied : Normal environ 125°.

    • Pied plat : Angle .

    • Pied creux : Angle .

Anatomie Radiologique du Rachis

Généralités

  • Rachis : Corps vertébraux empilés, disques intervertébraux.

  • Vertèbre type : Corps vertébral (avant), arc postérieur (pédicule, isthme, apophyses articulaires, lames, épineuse) (arrière).

  • Corps vertébral : Plus volumineux, plus visible.

Face du Rachis

  • Corps vertébral : Rectangle à grand axe transversal, débordé par apophyses transverses.

  • Bases des pédicules : "Yeux de la vertèbre."

  • Arc postérieur : Image en "aile de papillon", en surimpression sur le corps.

Profil du Rachis

  • 4 colonnes distinctes (avant vers arrière) : Corps vertébraux, pédicules, articulaires, lames et épineuses.

  • Calibre antéropostérieur du canal rachidien : Distance face postérieure du corps à jonction lames/épineuse.

Vue Axiale d'une Vertèbre

  • Canal rachidien (foramen vertébral) : Délimité par face postérieure du corps, arc postérieur.

  • Calibre transversal : Distance inter-pédiculaire (face).

Déviations du Rachis sur le Plan Frontal

  • Scoliose dextro-convexe : Déviation latérale droite.

  • Scoliose sinistro-convexe : Déviation latérale gauche.

Déviations du Rachis sur le Plan Sagittal

  • Lordose : Courbure à convexité antérieure (physiologique : cervicale, lombaire).

  • Cyphose : Courbure à convexité postérieure (physiologique : dorsale).

  • Inversion de courbure : Pathologique.

  • Hyperlordose/Hypercyphose : Exagération des courbures physiologiques.

Le Rachis Cervical

  • 7 vertèbres, les plus petites et mobiles.

  • Apophyses transverses proéminentes, perforées par trous (passage artères vertébrales).

  • Atlas (C1) : Pas de corps vertébral ni d'épineuse. Renflement des massifs latéraux, arcs osseux court (avant), long (arrière). S'articule avec apophyse odontoïde de C2.

  • Axis (C2) : Apophyse odontoïde ("dent") s'articule avec l'atlas (mouvements tête).

  • Uncus : Rebords relevés des plateaux supérieurs des vertèbres cervicales (visibles sur cliché de face). S'articulent avec échancrures latérales des plateaux inférieurs.

  • Apophyses épineuses : Courtes, bifides, inclinées vers le bas.

  • Trous de conjugaison : Obliques (arrière-avant, dedans-dehors), visibles seulement en oblique ou ¾.

Techniques Conventionnelles

  • Charnière cervico-occipitale :

    • Face (incidence transbuccale) : Assis, antéropostérieur, bouche ouverte, tête fléchie. Rayon centré incisives supérieures.

    • Profil : Assis, rayon centré 2cm derrière angle mandibulaire.

  • Rachis cervical standard :

    • Face : Assis, antéropostérieur, tête défléchie, épaules tombantes. Rayon ascendant 15-20°, centré pomme d'Adam.

    • Profil : Assis, profil strict, épaules tombantes. Rayon horizontal, centré mi-distance angle mandibulaire/épaule.

    • ¾ : Assis, oblique 55°, tête défléchie. Rayon ascendant 20°, centré thyroïde.

Radioanatomie

  • Charnière cervico-occipitale (face transbuccale) : C1 (arc mince), C2 (apophyse odontoïde). Interlignes articulaires atloïdo-odontoïdiennes et atloïdo-axoïdiennes visibles.

  • Charnière cervico-occipitale (profil) : Étude articulation atloïdo-axoïdienne, rapports anatomiques.

    • Interligne atloïdo-axoïdienne : 1-2mm.

    • Ligne de Chamberlain : Relie palais osseux au trou occipital.

  • Rachis cervical standard (face) : Contours festonnés masses latérales, corps vertébraux, disques intervertébraux, articulations unco-vertébrales C3-C7. Épines bifides. Pédicules/articulaires/transverses difficiles à voir (noyées dans masses latérales). Charnière cervico-occipitale masquée.

  • Rachis cervical standard (profil) : 4 colonnes vertébrales C2-C7.

    • C2 : Corps volumineux, odontoïde, épineuse large/longue.

    • C7 : Épineuse la plus longue.

    • Corps vertébraux : Forme trapézoïdale.

    • Masses articulaires : Losangiques, interlignes obliques arrière/bas.

    • Limite postérieure canal rachidien osseux : Ligne opaque courbe.

  • Rachis cervical standard (¾) : Exploration des trous de conjugaison (non visibles sur face/profil). Aspect en "trou de serrure", plus large en haut, étranglé au milieu.

Le Rachis Dorsal

Techniques Conventionnelles

  • Face : Patient debout, symétrique, bras le long du corps. Rayon horizontal, centré médio-sternal, bien diafragmé.

  • Profil : Profil strict, debout, bras croisés antérieur. Rayon horizontal, centré D6-D7.

Radioanatomie

  • Dorsal de face :

    • Corps vertébral : Rectangle à grand axe transversal.

    • Pédicules ("yeux de la vertèbre") : Visibles près angle supérieur du cadre (Contrairement au cervical).

    • Arc postérieur : "Aile de papillon" débordant le corps. Articulaires supérieures (haut/latéral), échancrure des lames (haut/milieu), apophyses transverses (latéral), articulaires inférieures (latéral/bas), apophyse épineuse (milieu/bas).

    • Articulations des côtes : Costotransversaire (avec apophyse transverse), costo-vertébrale (avec corps vertébraux). Côtes flottantes (XI, XII) seulement costo-vertébrales.

  • Dorsal de profil :

    • Pédicules : S'insèrent coin postéro-supérieur du corps. Plus longs que cervical, visibles en superposition.

    • Trou de conjugaison : Visibles sur le profil (dirigés dedans-dehors, plan frontal). Toit = bord inférieur pédicule sus-jacent, plancher = bord supérieur pédicule sous-jacent, mur antérieur = corps vertébraux et disque, mur postérieur = massifs articulaires.

    • Interligne articulaire inter-apophysaire : Mince fente oblique bas/arrière.

Le Rachis Lombaire

Techniques Conventionnelles

  • Face : Patient debout, symétrique. Rayon centré sur ligne médiane 2-3cm au-dessus des crêtes iliaques.

  • Profil : Patient debout, profil strict, bras croisés. Rayon centré 2-3cm au-dessus milieu crête iliaque.

Radioanatomie

  • Lombaire de face : 5 vertèbres (L1-L5).

    • Corps vertébral : Plus volumineux/massif du rachis. Forme de rectangle.

    • Arc postérieur : Long pédicle, épineuse haute et longue. Apophyse transverse de L3 (plus longue).

    • Interlignes articulaires : Orientées frontalement, visibles sur face ou ¾.

  • Lombaire de profil :

    • Corps vertébral : Aspect cunéiforme (plus haut en arrière), plateaux ovalisés.

    • Trous de conjugaison : Bien visibles.

    • L5 : Corps plus incliné en avant. Disque lombaire : Augmente légèrement de L1 à L5. L4-L5 est le plus épais.

    • L5-S1 : Exception, plus mince que le sus-jacent, incliné 30° haut/bas, arrière/avant.

Anomalies Transitionnelles du Rachis Lombaire

  • Spina bifida : Arc postérieur de L5 peu développé ou absent.

  • Anomalies ligne bi-crétale :

    • L5 encastré : Sous la ligne bi-iliaque (normal).

    • L5 désencastré : Au-dessus de la ligne bi-iliaque (arthrose précoce).

  • Sacralisation de L5 : Apophyses transverses de L5 fusionnent avec le sacrum.

  • Lombalisation de S1 : S1 se développe comme une vertèbre lombaire (apophyses transverses autonomes).

Analyse du Cliché de ¾

  • Arcs postérieurs : Développement important de l'isthme inter-apophysaire.

  • Image du "petit chien radiologique" : Museau (transverse), œil (pédicule), oreilles (articulaires supérieures), cou (isthme inter-apophysaire), train avant (articulaires inférieures), ventre (lame vertébrale), racine train arrière (pédicule opposé), train arrière (articulaires inférieures opposées), queue (articulaires supérieures/transverses/épineuses opposées).

  • Isthme inter-apophysaire de L5 : Le plus souvent fracturé (spondylolyse).

  • Spondylolisthésis : Glissement antérieur du corps vertébral après spondylolyse bilatérale.

Anatomie Radiologique du Thorax

Techniques d'Investigation

  • Radiographie simple (face, profil) - routinière.

  • Radioscopie, tomographie, bronchographie, angiographie pulmonaire, scintigraphie pulmonaire, TDM, IRM.

  • Radiographie simple : Examen d'admission, bilan préopératoire. Nécessite connaissance approfondie de l'anatomie pulmonaire, bronchique, médiastinale, gril costal.

Échelle des Densités en Imagerie Thoracique

  • 4 types de densité (osseuse, hydrique, graisseuse, aérienne).

  • Sémiologie : "Opacité" (blanc, opaque aux RX) ou "Clarté/Radiotransparence" (noir, transparent aux RX).

Concept de "Clarté/Radiotransparence"

  • Alvéoles remplis d'air : Transparents aux RX, génèrent beaucoup de RX résiduels.

  • Sur film : "Couleur noire". (radiotransparence).

Concept de "l'Opacité"

  • Cœur, vaisseaux, lymphatiques, nerfs : Densité hydrique, atténuent les RX (opaques).

  • Sur film : "Couleur blanche". (opacité).

Techniques Conventionnelles du Thorax

Cliché de Face

  • Paramètres d'exposition :

    • Technique "dure" : >100 Kv, 150-250 mA/s. Bonne pénétration, visualise détails derrière le cœur.

    • Technique "molle" : 65-75 Kv, 350-500 mA/s. Belles images, mais faible pénétration derrière le cœur.

Cliché de Profil

  • Complément du cliché de face, précise la nature des détails.

  • Réalisé debout, en inspiration profonde et apnée. Membres supérieurs surélevés. Côté gauche intime au film. Rayon horizontal, creux axillaire.

Anatomie Radiologique du Thorax de Face

La Plage Pulmonaire

  • Poumon : Alvéoles, vaisseaux sanguins, lymphatiques, nerfs.

  • Alvéoles : Transparence pulmonaire symétrique (noircissement égal).

La Trame Broncho-Vasculaire

  • Ensemble des ombres "opaques" sur plage pulmonaire "noire". Composée de vaisseaux et voies aériennes.

  • Vaisseaux pulmonaires : Opacités linéaires se divisant dichotomiquement, diminuent de calibre du centre vers l'extérieur. Densité aqueuse (opaques).

  • Détails importants :

    • Visible dans les 2/3 internes des plages pulmonaires.

    • Vaisseaux des lobes inférieurs toujours plus larges que supérieurs (rapport 2:1) en position érectile (phénomènes hydrostatiques).

    • En couché : Égalisation des calibres vasculaires.

La Trachée et les Bronches

  • Trachée : Transparence longitudinale sur l'ombre médiastinale supérieure.

  • Division à la carina (D5-D6) en bronches souches gauche et droite (angle 41-74°).

  • Bronche souche gauche : Horizontale. Droite : Verticale. Explique migration corps étrangers à droite.

  • Bronches : Non visibles spontanément (contiennent air, comme parenchyme environnant) - loi relativité densités, parois minces.

Le Gril Costal

  • Squelette thorax (côtes, clavicules, rachis, épaules) : Ombre opaque de densité osseuse.

  • Superpositions osseuses : Environ 80% surface pulmonaire, source de pièges.

  • Arcs costaux postérieurs : Horizontaux, s'articulent avec vertèbres, visibles en entier.

  • Arcs costaux antérieurs : Obliques, se continuent avec cartilages costaux.

  • Calcifications du cartilage costal : Non visibles avant 35 ans. Après 35 ans : Femme (prédominance centrale), homme (prédominance périphérique).

La Plèvre et les Scissures

  • Plèvre : Double feuillet de tissu mésothélial. Cavité virtuelle, infraradiologique normalement.

  • Scissures : Plèvre viscérale s'immue entre divisions lobaires (double feuillet viscéral).

    • Grande scissure : Oblique. Non visible radiologiquement de face.

    • Petite scissure : Seulement à droite. Entre lobe supérieur, lobe inférieur (arrière), lobe moyen (avant). Dirigée horizontalement, visible sur cliché de face et profil (fine ligne opaque).

  • Sinus costo-phréniques : Parties déclives de la cavité pleurale. Tout épanchement pleural commence par les combler.

  • Sinus costo-phréniques chez obèse : Opacités marginales symétriques (graisse extrapleurale). Épargnent classiquement les sinus (différencie d'épanchement pleural).

Division des Champs Pulmonaires

  • Conventionnellement : Champ supérieur (au-dessus 2e arc costal antérieur + apex), Champ moyen (entre 2e et 4e arc costal antérieur), Champ inférieur (4e arc costal antérieur à coupole diaphragmatique).

  • Apex : Partie du poumon au-dessus de la clavicule.

Division Lobaire des Poumons

  • Poumon droit : 3 lobes (supérieur, moyen, inférieur).

    • Supérieur : Au-dessus petite scissure.

    • Moyen : Dedans/dessous petite scissure.

    • Inférieur : Base du poumon.

  • Poumon gauche : 2 lobes (supérieur, inférieur). Pas de lobe moyen.

  • "Lésion systématisée" : Localisation topographique respecte intégrité des entités anatomiques (lobes, segments). Ex: Pneumonie lobaire.

Signe de la Silhouette

  • 2 tissus contigus avec même atténuation de RX ne peuvent être radiologiquement dissociés. "Silhouettage" de leur plan de séparation. Ex: Pneumonie lobe moyen efface arc inférieur droit du cœur.

  • Interface visible : Si les tissus sont à des plans différents. Ex: Lobe inférieur gauche (postérieur) n'efface pas le contour cardiaque.

Scissures Azygos et Accesoires

  • Scissure azygos : Seulement à droite. Variante anatomique (1% pop.). Migration ectopique congénitale de la veine azygos. Pseudo scissure (2 feuillets viscéraux et 2 pariétaux).

  • Scissure du segment apical : Parfois visible, sépare segment de Nelson des segments inférieurs droits. Fine ligne opaque.

  • Scissure du segment para-cardiaque : Occasionnellement visible à droite de face. Courte entaille radio-opaque oblique de l'angle cardio-phrénique droit.

La Silhouette Cardio-Médiastinale

  • Constituée du cœur, gros vaisseaux, nerfs, organes lymphoïdes. Superposition des détails du cœur droit et gauche.

  • Détails sur cliché de face :

    • 2 arcs droits : Supérieur (veine cave supérieure), inférieur (oreillette droite).

    • 3 arcs gauches : Supérieur (bouton aortique), moyen (artère pulmonaire gauche, tronc AP, auricule OG), inférieur (ventricule gauche).

  • Cœur plus étendu à gauche. Poche à air gastrique à gauche.

  • Opacité de la crosse de la veine azygos : Petite opacité ronde dans l'angle trachéo-bronchique droit.

Calcul du Rapport Cardiothoracique (ICT)

  • Dépiste la cardiomégalie.

  • Adulte normal (debout, PA) : (A,B=distances max. cœur droite/gauche; C=diamètre transversal cage thoracique).

  • ICT > 0,52 : Cardiomégalie.

  • Attention : En couché (agrandissement géométrique), en expiratoire (élargissement).

  • Enfant : Cœur plus gros, ICT = 0,52 non applicable (se référer aux abaques).

  • Médiastin supérieur nourrisson : Plus large (thymus).

Les Lignes Médiastinales

  • Plèvre médiastinale tangente aux RX → lignes opaques.

  • Exemples : Aortico-pulmonaire, para-vertébrale gauche/droite, para-aortique gauche, para-trachéale droite, para-azygosienne, para-œsophagienne, para-veineuse inférieure.

Les Hiles des Poumons

  • Passage artères pulmonaires, bronches, lymphatiques, nerfs.

  • Hile gauche : Généralement 2cm plus haut que le droit.

  • Artères : Font partie du hile, distribution en éventail.

  • Veines pulmonaires : Ne font pas partie du hile radiologique (convergent plus bas), orientées horizontalement, plus bas que les artères.

Les Coupoles Diaphragmatiques

  • Face : Convexe en haut.

  • Coupole droite : Plus haut que gauche, visible en entier.

  • Coupole gauche : Plus bas, partiellement effacée dans sa portion interne par l'ombre cardiaque (silhouettage).

  • Sous coupole droite : Ombre hépatique (densité hydrique).

  • Sous coupole gauche : Clarté poche à air gastrique, ombre splénique.

Anatomie Radiologique du Thorax de Profil

  • Superposition des champs pulmonaires -> lecture difficile. Complément au cliché de face.

  • Analyse des fenêtres rétrocardiaques et rétrosternales (masquées sur face).

  • Peut montrer épanchement liquidien (grande scissure) non évident de face.

La Silhouette Cardio-Médiastinale

  • Profil : Limites par ventricule droit (avant/bas), infundibulum VD (avant/haut), oreillette gauche (arrière/haut), ventricule gauche (arrière/bas), veine cave inférieure (arrière/plus bas).

Autres Détails (Profil)

  • Crosse aortique : Opacité en demi-arc, croisée par clarté trachée.

  • Bronches souches : Non visibles, sauf bronche lobaire supérieure gauche (enfilade).

  • Artère pulmonaire droite : Opacité arrondie antérieure.

  • Artère pulmonaire gauche : Trajectoire avant-arrière, crosse au-dessus bronche souche gauche.

Les Coupoles Diaphragmatiques

  • Superposition sur le profil. Gauche plus bas.

  • Poche gastrique sous coupole gauche.

  • Coupole gauche partiellement silhouettée par cœur. Droite entièrement visible.

  • Sinus costo-phrénique gauche moins agrandi (côté gauche au contact film).

Sémiologie du Thorax

Pré-lecture

  • Vérification identité patient.

  • Placement sur négatoscope : Côté droit patient = côté gauche examinateur. (Marque en plomb "D", sinon cœur plus à gauche, estomac à gauche - attention dextrocardie).

Critères Techniques

  • Cliché de face interprétable si :

    • Incidence postéro-antérieure (PA) : Tube derrière patient, sternum sur film. Omoplates dégagées, fenêtres apicales dégagées, cœur peu agrandi.

    • En debout.

    • Symétrique : Extrémités internes clavicules équidistantes de la ligne sagittale (épineuses).

    • Inspiration profonde et apnée : Dôme diaphragmatique au/sous 6e arc costal antérieur. Évite flou cinétique.

    • Dose correcte : Visualisation trame broncho-vasculaire et marges para-spinales.

      • Cliché trop dur (surdosé) : Image trop noire, trame BV difficile à voir.

      • Cliché mou : Image grisâtre, trame BV trop apparente, lignes para-médiastinales invisibles.

Lecture Proprement Dite

  • Comparaison systématique du noircissement : G/D, sommet G/D, champ moyen G/D.

  • Transparence pulmonaire normale : Symétrique. Différence = alerte.

  • Assurer : Symétrie cliché, dose correcte, inspiration profonde.

  • Exclure artefacts : Ombre muscles sterno-cléido-mastoïdiens, gril costal, seins, muscles pectoraux, côtes cervicales, calcifications cartilagineuses, tumeurs cutanées, tresses cheveux.

  • Bord interne omoplate = champ pulmonaire supérieur.

  • Examen scissures inter-lobaires : Augmentation/diminution volume pulmonaire (expansif, emphysème, rétraction, atélectasie, embolie).

Bronchogramme Aérien Négatif

  • Normalement : Seules trachée, bronches souches, bronches lobaires visibles (transparences).

  • Infiltration péri-bronchique → gradient de densité (air noir vs tissu mou opaque) → visibilité des petites voies aériennes.

  • Signe de bronchopneumonie.

Signe de la "Lunette Borgne"

  • Visualisation spontanée de 2 petits cercles réguliers, contigus : Bronche vue en fuite (noir) + artère satellite vue en fuite (opaque).

  • Bronche abordée en enfilade → petit cercle noir bordé d'un fin liseré opaque. Artère pulmonaire satellite.

Appréciation de la Trame Broncho-Vasculaire

  • Normal : Visible dans les 2/3 internes.

  • Vérifier :

    • Hile gauche plus haut que droit (sinon atélectasie, embolie pulmonaire).

    • Trame BV limitée aux 2/3 internes (sinon pneumopathie interstitielle).

    • Rapport vasculaire "base contre sommet" (2:1) respecté (sinon retentissement cardiaque).

    • Égalisation trame BV due à position couchée.

Lecture de la Silhouette Cardio-Médiastinale

  • Dépister anomalie, calculer ICT.

  • Vérifier : Cliché en PA, inspiration profonde, debout.

Appréciation des Sinus Costo-Phréniques

  • Tout épanchement pleural commence par combler le sinus.

  • Vérifier que comblement n'est pas dû à inspiration profonde forcée.

Appréciation des Coupoles Diaphragmatiques

  • Coupole droite plus haute que gauche. Inversion = alerte (embolie, atélectasie, paralysie nerf phrénique).

  • Contours festonnés : Inspiration profonde forcée.

  • Surélévation coupole droite : Hépatomégalie.

Étude du Gril Costal et du Tissu Mou

  • Recherche : Côtes cervicales, fractures, déformations, malformations, côtes manquantes, lésions ostéolytiques/condensantes.

  • Arcs costaux postérieurs 1e/2e côtes se superposent.

  • Extrémités antérieures côtes : Cartilagineuses, non visibles avant 35 ans.

  • Sternum : Ombre sur cardio-médiastinale, non interprétable sur face.

Anatomie Radiologique des Viscères Creux du Tube Digestif

Généralités

  • Techniques : ASP (abdomen sans préparation), examen du tube digestif au Baryum, échographie (viscères pleins), artériographie, cholangio-wirsungographie rétrograde, scintigraphie, TDM, IRM.

  • Fibroscopie : Pas un examen radiologique, mais meilleure fiabilité.

Choix d'un Examen Radiologique

  • Conformément à la clinique, performances diagnostiques.

  • Loi de la relativité des densités : ASP non utile pour abcès foie (même atténuation que foie normal), échographie indiquée.

  • Effets des RX cumulatifs : Choix judicieux.

Principes de Base

  • Viscères creux (pharynx, œsophage, estomac, grêle, colon, rectum).

  • Exploration des viscères creux : Procédés conventionnels (Baryum).

  • Gaz des viscères creux : Utilisé comme contraste négatif.

  • Air dans poche à air gastrique et intestins : Normal.

  • Examen d'un viscère creux : Nécessite produit de contraste (sulfate de baryum) car parois de densité hydrique.

  • Introduction du contraste : Per-os ou rétrograde anale. Suivi par amplificateur de brillance.

Quelques Éléments Sémiologiques du Tube Digestif

  • Étude des contours : L'image radiologique (remplie de contraste) est un moule. Rend compte des déformations des contours.

    • Image d'addition : Ulcère (creux rempli de baryte).

    • Image de soustraction : Masse endo-cavitaire (lacune sur le moule opaque).

  • Visualisation gouttière pariéto-colique sur ASP : Inflexion latérale de feuillets péritonéaux, entourés de coussinet graisseux. Couche graisseuse (densité graisseuse) entre feuillets (densité hydrique) → gradient de densité → contours visibles (lignes verticales, faible densité).

L'Étude du Laryngo-Pharynx et de la Déglutition

  • Laryngo-pharynx : Air comme contraste. TDM donne meilleurs détails.

  • Étude de face : Tomographies coupes frontales (superposition rachis, buccales).

  • Détails glotte : Tomographies frontales en phonation (son "é") et inspiration profonde pour apprécier souplesse tissus.

  • Cliché de profil : Facile (debout/assis, rayon sur angle mandibulaire). Étude rhinopharynx (cavum).

Anatomie Radiologique du Laryngo-Pharynx

  • Face (tomographies ou TDM) : Ailes cartilage thyroïde (lignes parallèles verticales). 3 replis glosso-épiglottiques (2 vallécules en nids de pigeon, médian). Fente glottique (bande transparente médiane, C5).

  • Face en phonation : Fente du ventricule de Morgani, fosses cordes (dessus), vraies cordes (dessous).

  • Profil : Mandibule, os hyoïde, base de la langue, épiglotte.

    • Base de la langue : Ombre opaque, convexe en haut, reliée à épiglotte par 3 plis glosso-épiglottiques (vallécules).

    • Épiglotte : Prolonge vallécules. Se prolonge en arrière/bas par repli ary-épiglottique.

    • Sous épiglotte : Hypopharynx (postérieur), larynx (antérieur).

    • Cartilage thyroïde : Calcifié, visible. Cricoïde : Peu calcifié.

    • Clarté de Morgani : Espace glottique, entre fosses cordes (dessus) et vraies cordes vocales (dessous). (Étage sus-glottique vs sous-glottique).

    • Éminences aryténoïdes : Se profilent au-dessus/arrière du cartilage thyroïde.

    • Sinus piriformes : Gouttières latéro-pharyngées, virtuelles en respiration neutre, masquées sur profil. Visibles avec manœuvre de Valsalva.

    • Cliché RX Cavum : Étude des détails même sans tomographe.

L'Étude de la Déglutition

  • Face (ingestion baryte) : Opacification vallécules (nids de pigeon), sinus piriformes (goutte).

  • Profil : Bascule arrière épiglotte (recouvre vestibule laryngé), relâchement crico-pharyngien, ouverture bouche œsophagienne.

  • Processus complexe : Obturation voie aérienne (épiglotte), obstruction rhino-pharynx (voile du palais), propulsion bol alimentaire (langue, larynx).

Étude de l'Œsophage

Technique d'Examen

  • Après ingestion baryte, sous scopie télévisée. Portion thoracique en projection oblique antérieure droite.

  • Étude : Souplesse, plissement muqueux, extensibilité, vidange.

Œsophage Normal

  • Orifice supérieur : Sphincter supérieur (muscle cricooesophagien).

  • Calibre variable (déglutition ou collapsus).

  • Opacification en collapsus : Dessin muqueux avec 2-3 plis longitudinaux minces.

  • 3 portions : Cervicale, thoracique, abdominale. 3 rétrécissements anatomiques (cricoïdien, bouton aortique, hiatus diaphragmatique).

  • Portion cervicale : Courte, pré-vertébrale, cylindrique.

  • Portion thoracique : Médiane ou légèrement déviée gauche. 2 empreintes extrinsèques sur contour latéral gauche : Bouton aortique (constante), bronche souche gauche (inconstante). Empreinte oreillette gauche 1/3 inférieur (dilatée).

  • Portion abdominale : Courte (3cm), rétro-péritonéale. Du hiatus œsophagien au cardia.

  • Hiatus œsophagien : Croisement piliers diaphragme. Pilier droit forme "pince diaphragmatique" (contraction inspiration profonde) qui ferme œsophage.

  • Ampoule épiphrénique : Dilatation œsophagienne sus-diaphragmatique, en inspiration profonde. Ne pas confondre avec hernie hiatale.

  • Limite supérieure de l'ampoule marquée par rétrécissement annulaire (sphincter inférieur œsophage).

Anomalie du Hiatus Œsophagien

  • Hernie trans-hiatale : Orifice diaphragmatique béant → remontée partielle poche gastrique.

Anomalies de l'Angle de Hiss

  • Angle aigu : Bord gauche œsophage + contour supéro-interne grande tubérosité gastrique.

  • Valvule GUBAROF : Empêche reflux gastro-œsophagien.

  • Ouverture exagérée de l'angle (obtus) : Favorise reflux (rôle de clapet).

Le Transit OED et le Côlon Baryté

Techniques Générales

  • Deux techniques : "Simple contraste" et "Double contraste".

Technique en Simple Contraste

  • Suspension de baryte (eau) ingérée (OED) ou rétrograde anale (côlon).

  • 3 phases :

    • Initial : Petite gorgée (OED) ou après évacuation (côlon). Étude du dessin muqueux (viscère collabé).

    • Distension : Étude de l'expansibilité, souplesse parois (radiologie des contours).

    • Compression : Chasse la baryte. Étude des faces, plis muqueux, anomalies endo-luminales. Plis (bandes transparentes), sillons (bandes opaques).

Technique en Double Contraste

  • Estomac : Baryte + comprimé effervescent (produit gaz).

  • Côlon : Sonde à double voie (baryte + insufflation air/CO2).

  • Combine imprégnation paroi et distension aérique. Image comme "verre" (détails contours et faces).

Radioanatomie de l'Estomac

  • Transit œsogastroduodénal (OED).

  • Estomac en debout (3 portions) :

    • Verticale et descendante (corps) : Renflement supérieur (grande tubérosité gastrique) contient poche à air gastrique.

    • Horizontale (bas fond) : Partie la plus déclive.

    • Oblique ascendante (antre pylorique) : Se termine par le pylore.

Les Contours de l'Estomac

  • Petite courbure gastrique : Bord interne (vertical puis horizontal).

  • Grande courbure gastrique : Bord externe, indentations et encoches (tonoté fibres musculaires - ne pas confondre avec niches ulcéreuses).

  • Portion angulaire : Jonction verticales/horizontales. Site préférentiel des ulcères et néoplasies.

Variations Morphologiques selon les Positions

  • Clichés debout : Niveau liquide horizontal dans poche à air gastrique (grande tubérosité).

  • Cliché procubitus : Air dans grosse tubérosité (plus haute), baryte dans le reste. Niveau liquide horizontal non visible (RX le traversent perpendiculairement).

  • Cliché décubitus dorsal : Air dans antre gastrique. Baryte remplit grande tubérosité (déclive) qui est postérieure, déplace l'air vers l'antre.

  • Oblique antérieure gauche : Dégage versant postérieur grande courbure, antérieur petite courbure, pylore, cadre duodénal.

  • Oblique antérieure droite : Dégage versant postérieur petite courbure, antérieur grande courbure, pylore, 1er segment duodénal.

Variations Morphologiques selon l'Habitus

  • Forme et situation variables.

  • Normal : Dôme grosse tubérosité accolé à coupole diaphragmatique gauche.

  • Musculature faible : Estomac en "J majuscule" (bas fond aux crêtes iliaques).

  • Musclés et obèses : Poche gastrique horizontale, convexe en avant. "Estomac en cascade" (deux niveaux liquides horizontaux).

Motricité de l'Estomac

  • Transit OED (scopie) : Remplissage/vidage, souplesse parois, ondes péristaltiques.

  • Ondes péristaltiques : Plus profondes dans l'antre pré-pylorique (renforcement fibres musculaires circulaires).

Radioanatomie du Duodénum

  • Étude couplée à estomac (après ingestion baryte).

  • Cadre duodénal : Anneau de 4 portions qui entourent tête pancréas.

  • Première portion : Mobile.

    • Bulbe : Cône tronqué, triangulaire. Petite/grande courbure bulbaire.

    • Segment post-bulbaire : Horizontal, ascendant. Jonction avec 2e portion par genu superius.

  • Deuxième segment : Vertical, descendant à droite du rachis.

    • Ampoule de Vater : Déverse contenu cholédoque/Wirsung. Image lacunaire sur versant interne.

    • Jonction avec 3e segment par genu inferius.

  • Troisième segment : Plus long du duodénum. Horizontal G->D, traverse rachis.

  • Quatrième segment : Oblique ascendante D->G. Remonte derrière estomac. Aboutit à angle de TREITZ (jonction duodénum-jéjunum).

  • Angle de Treitz : Masqué par estomac sur face.

  • Duodénum : Plis transversaux épais, alternance bandes claires (plis) et opaques (sillons).

Radioanatomie du Grêle

  • Transit : 30 min - 3h. Prend fin à valvule iléo-cæcale. Comprend jéjunum et iléon.

  • Jéjunum : Hypochondre gauche. Anses larges, calibre 25-30mm. Nombreux plis (valvules conniventes).

    • Demi-réplétion : Aspect en "boa de plume".

    • Collapsus : Ruban opaque avec fines bandes transparentes.

    • Fin de transit : Image en "flocon de neige".

  • Iléon : Flanc droit, partiellement dans pelvis. Calibre 15-20mm. Plis muqueux moins nombreux.

  • Valvule iléocæcale : Image lacunaire au bas fond cæcal sous compression.

Mésentère Commun

  • Varainte de la normale. Anomalie congénitale (malrotation).

  • Grêle à droite, côlon à gauche. Appendice à gauche.

  • Veine mésentérique supérieure à gauche de l'artère mésentérique supérieure.

Radioanatomie du Côlon

  • Opacification rétrograde : Ampoule rectale, sigmoïde, côlon descendant, transverse, ascendant, appendice, anses iléales.

  • Image côlon en réplétion : Large ruban opaque, sillons inter-haustraux (semi-lunaires).

  • Sillons inter-haustraux : Entourent partiellement la circonférence colique (différent des valvules conniventes du grêle).

  • Sigmoïde : Calibre et longueur variables. Boucle isolée large. Peut remonter angle splénique en cas de dolicho-méga-sigmoïde.

  • Bas fond cæcal : Topographie variable (pelvienne, fosse iliaque, sous hépatique).

  • Appendice : Topographie variable (médiane, rétro-cæcale, pelvienne, sous hépatique).

  • Valve de Bauhin : Image lacunaire au bas fond cæcal. Ailleurs : Fécalome (mobile) ou tumeur (fixe).

Anatomie Radiologique des Viscères Pleins du Tube Digestif

(Foie et voies biliaires, pancréas)

Considérations Techniques Générales

  • Abdomen Sans Préparation (ASP) : Foie, reins, pancréas même densité hydrique. Impossible de les dissocier. Visualise contours hépatiques, contours reins, calcifications pancréatiques.

  • Ultrasons (échographie) : Méthode inoffensive, efficace. Technique de choix pour les voies biliaires. Étude pancréas et Wirsung possible.

    • Très performant si visualise Wirsung (2-3mm de diamètre).

  • Cholécystographie orale et cholangiographie intraveineuse : Techniques abandonnées.

  • TDM (Scanner) : Examen de 2nde intention pour foie/voies biliaires. Examen de choix pour pancréas (l'échographie est gênée par le gaz intestinal).

Généralités sur l'Échographie Abdominale

  • Sonde : 3,5 MHz (2,5 MHz obèses), multifréquences.

  • Préparation : Gel aqueux de contact.

  • Permet coupes dans tous les plans. Nécessite bonne connaissance anatomie échographique.

  • Convention orientation :

    • Coupe longitudinale : Tête patient = gauche écran.

    • Coupe axiale : Côté droit patient = gauche écran (regarde depuis les pieds).

Images Échographiques des Viscères Abdominaux

  • "Échostructure" : Structure intime d'un tissu (ex: foie homogène, finement réfléchissant).

  • "Échogénicité" : Tonalité image par rapport à un autre tissu (ex: rate discrètement supérieure au foie).

  • Viscères pleins (foie, rate, cortex rénal) : Échostructure solide, réflexion moyenne, finement nodulaire, homogène. Comparée au rein/rate.

  • Collections liquidiennes (vésicule biliaire, vessie, liquide cœlomique/amniotique, ascite) : Absence d'écho (plage noire), renforcement de l'écho postérieur.

  • Vaisseaux sanguins : Canaux élastiques, image canalaire noire, parois réfléchissantes, parallèles.

  • Calculs et tissus calcifiés : Réflexion totale ultrasons. Structure très brillante (blanche), cône d'ombre postérieur.

  • Viscères creux avec gaz : Mauvais pour échographie. Gaz intestinaux = nappe fortement échogène (rien derrière). Artefacts en "queue de comète".

  • Échographie est devenue routinière pour l'appendice.

Radioanatomie du Foie

  • Macroscopiquement : 4 lobes (gauche, droit, caudé, carré).

  • Vascularisation : 2 lobes (droit, gauche) séparés par plan de clivage (fossette vésicule biliaire, bifurcation portale, veine sus-hépatique moyenne).

  • 3 veines sus-hépatiques : Droite, médiane, gauche. Confluent VCI.

    • Gauche draine lobe gauche.

    • Droite draine lobe droit.

    • Moyenne draine portions médianes lobes gauche/droit.

  • Divise le foie en 4 secteurs.

  • Ligament "teres" : Repère pour diviser lobe gauche (segment médian/latéral).

Anatomie Échographique du Foie

  • Inoffensive et efficace.

  • Foie : Plus gros viscère plein. Hypochondre droit. Contour régulier.

  • Échostructure : Solide, réflexion moyenne (ardoise/gris), finement nodulaire, homogène. Proche de la rate et du cortex rénal.

  • Images tubulaires noires : Veines portes (parois réfléchissantes), veines sus-hépatiques.

Estimation de la Taille du Foie

  • Difficile (variations répartition volume).

  • Indications : Axe médioclaviculaire 130-170mm. Marge inférieure finement angulée (s'arrondit en hépatomégalie). Expansion lobe gauche au-delà de la rate.

Segmentation du Foie (Couinaud)

  • Divise le foie en 8 segments selon topographie veines sus-hépatiques et ligament teres.

  • Segment I (caudé) : Pas visible sur le même plan.

Anatomie des Voies Biliaires

Technique d'Examen

  • Échographique : Patient à jeun (8h). Assure bonne distension vésicule biliaire. Examen post-prandial laborieux.

  • Coupes dynamiques après repas gras de BOYDEN si cinétique requise.

Anatomie Topographique

  • Vésicule biliaire : Long, ovalaire, contact gouttière rétro-hépatique. Entre segment VIII (droit) et IV (gauche).

  • Branches lobaires (gauche et droite) des voies biliaires → canal hépatique commun (voie biliaire principale).

  • Canal hépatique commun : Ext.-int., D->G, Arrière-Avant.

  • Canal cystique : Draine vésicule biliaire. Abouche dans VBP → cholédoque.

  • Vésicule biliaire : Forme "aubergine". 4 portions (fond, corps, infundibulum, col). Max. 8cm long, 4cm diamètre.

  • Col vésiculaire : Valvules (plusieurs sillons).

  • Cholèdoque : Débute à abouchement canal cystique. 3 segments (hilaire, pédiculaire, intra-pancréatique). 4-7mm diamètre. Accolé face antérieure veine porte.

  • Portion intra-pancréatique du cholédoque : Débouche dans l'ampoule de Vater (avec canal de Wirsung) → 2e segment duodénal.

Anatomie Échographique

  • Vésicule biliaire (à jeun, bile) : Aubergine vide d'écho (noire). Diamètre trans. <40mm. Paroi mince, réfléchissante (<4mm). Renforcement écho postérieur.

  • Col vésiculaire relié au canal cystique.

  • Cholédoque (satellite veine porte) : Structure canalaire noire, face antérieure veine porte (coupe longitudinale hile).

  • Lithiase vésiculaire : Nodule endo-luminal, réfléchissant, mobilisable, cône d'ombre postérieur.

Anatomie du Pancréas

  • ASP : Visualise calcifications pancréatiques (pancréatite chronique), mais pas parenchyme.

  • Échographie : Difficile à cause du gaz intestinal. Remplir estomac avec eau, inclinaison patient peut aider.

  • Scanner : Technique idéale pour le pancréas (si échographie inefficace).

Anatomie Topographique

  • Glande rétro-péritonéale dans cadre duodénal, derrière estomac. Tête, cou, corps, queue.

  • Échostructure : Variable (imbibition graisseuse). Hypoéchogène (jeunes), réfléchissant (âgés, obèses). Égale ou discrètement plus échogène que le foie.

  • Repères épi-gastriques (coupe transversale) : Veine splénique (satellite pancréas), artère mésentérique (dessous pancréas, graisse réfléchissante).

  • Cholangio-wirsungographie rétrograde : Opacification des voies biliaires et Wirsung. Injection produit contraste dans ampoule de Vater.

  • Calibre Wirsung : 2-3mm. Conduit fin, traverse pancréas. Bifurcation en Y à la queue (signe d'exploration complète).

L'Ascite en Échographie

  • Confirme diagnostic, quantifie ascite, recherche étiologie.

  • Plage vide d'écho (noire) où baignent viscères, foie, rate.

  • Ascite discrète : Collecte dans zones déclives.

    • Cul de sac de Morisson (foie-rein droit).

    • Gouttières pariéto-coliques.

    • Cul de sac de Douglas (femme) / rétro-vésical (homme).

Radioanatomie Gynécologique et Obstétricale

Techniques d'Exploration

  • Gynécologie : Échographie, puis hystérosalpingographie (HSG) pour bilan stérilité.

  • Obstétrique : Échographie.

L'Échographie Gynécologique

Techniques d'Exploration

  • Voies : Soit sus-pubienne, soit transvaginale.

  • Transvaginale : Meilleure visibilité et détails (ovaire, endomètre) car sonde en contact direct.

  • Sus-pubienne : Plus courante. Recommandée avant transvaginale (particulièrement pour vierges), vue d'ensemble du pelvis.

    • Vessie en réplétion (crée une "fenêtre acoustique" en dégageant intestins).

    • Sonde : 3,5 MHz (2,5 MHz obèses).

Anatomie Gynécologique Échographique

  • Utérus :

    • Coupe longitudinale : Utérus derrière vessie noire.

    • Position : Souvent dévié latéralement. Généralement antéversion (vers paroi abdominale ant.). Rétroversion (postérieure) rend sus-pubienne difficile, nécessite transvaginale.

    • Taille : Dépend des accouchements (longueur >8-10cm après accouchement). Nullipare : 7x5x3cm.

    • Échostructure myomètre : Hypoéchogène et homogène vs endomètre.

  • Endomètre : Visible échographiquement. Variations cycliques (épaisseur, brillance) selon cycle menstruel.

    • Phase proliférative : (Début cycle-ovulation). Mince (2-8mm), uniformément hyperéchogène.

    • Phase sécrétoire : (Ovulation-menstruations). Hyperéchogène, épais (~13mm), contour mal défini.

    • Fin de cycle : Petite lame liquidienne lumière utérine (prémenstruelle, normale).

  • Annexes : Ovaires avec mésosalpinx, trompes de Fallope, ligaments, vaisseaux.

    • Trompes de Fallope : Non visibles échographiquement normalement.

    • Ovaires normaux : Visibles en période sexuellement active. Forma ovalaire (comme testicule). Échostructure modérément hypoéchogène. Petits follicules (femme âge de procréer).

    • Modifications cycliques ovaires :

      • Phase œstrogénique : Petits follicules (<5, parfois indétectables).

      • 10e jour : Follicule dominant (plus grand).

      • Mi-cycle : Follicule dominant (20-25mm), contient ovaire mature.

      • Rupture follicule (hormones lutéiniques) → libération ovaire mûre. Petit saignement Douglas possible.

    • Taille ovaires (âge 14-50 ans) : Calcul volume = (L x l x E) x 0,52. Nullipare ~9cc, sexuellement active 15-20cc.

Hystéro-Salpingo-Graphie (HSG)

  • Indispensable pour bilan stérilité (perméabilité des trompes).

Préalables

  • Réalisé entre 8e et 12e jour du cycle (éviter grossesse).

  • Pas d'infection active (GB , VS ).

  • Contre-indications : Infection active, grossesse, allergie à l'iode.

Technique d'Exploration

  • Injection directe 20-40cc produit de contraste iodé hydrosoluble dans cavité utérine (canule HSG).

Radioanatomie Utérus et Annexes

  • Opacification lumière cavité utérine et canaux tubaires jusqu'à cavité péritonéale. Ni parois utérus, ni parois trompes ne sont visualisées.

  • Cavité utérine : Défilé cervical (longueur variable, 2-3cm nullipare, contours irréguliers), corps de l'utérus (longueur variable, 4-8cm - triangle inversé, cornes).

  • Trompes de Fallope (après les cornes) :

    • Portion interstitielle : Endo-murale, mince, courte.

    • Portion isthmique : Mince, longue, sinueuse.

    • Portion ampullaire : Longue, large, sinueuse, débouche cavité péritonéale. Dessin muqueux longitudinal normal.

Échographie Obstétricale

  • Minimum 3 examens (un par trimestre).

  • Évalue le bien-être fœtal.

1er Trimestre

  • Objectifs : Confirmer existence/viabilité/siège implantation sacs gestationnels, étudier environnement grossesse.

  • Technique : Sus-pubienne (vessie en réplétion, 2.5-3.5 MHz).

  • Anatomie échographique :

    • Sac gestationnel : Visible sus-pubienne à 6 SA, endovaginale à 4-5 SA.

    • Forme ovale/réniforme. Vésicule à contour tonique, régulier ("œuf noir"), entouré couronne chorionique épaisse/réfléchissante (±5mm), vide.

    • Avant embryon (5-6 SA) : Sac vitellin (sac de yolk) visible.

    • Après 7 semaines : Apparition embryon, viabilité confirmée par mouvements cardiaques.

    • Datation : Mesure diamètre moyen du sac gestationnel (L+l+E/3) ou longueur cranio-caudale (LCC/CRL). Précision semaines.

    • Diagnostic de gémellité : Précoce (6-7 SA).

2e Trimestre

  • 3 objectifs : Bilan morphologique (comptabilité organes), étude croissance, étude annexes.

  • CRL non fiable après 12 SA. Autres paramètres biométriques : BIP (diamètre bipariétal), FL (Femur Lenght), HC (Head Circumference), AC (Abdominal Circumference), DAT (diamètre transverse abdominal).

  • BIP : Plus couramment mesuré. Diamètre bipariétal (table externe bosse pariétale à table interne opposée - "From out to in"). Mesure sur coupe où écho médian du septum pellucidum visible.

  • Fémur : Très fiable.

  • DAT et AC : Sur coupe axiale abdomen passant par veine ombilicale.

  • Placenta : Identifiable à 7-8 SA, examen routinier fin 1er trimestre. Épaisseur normale 2-4cm.

3e Trimestre

  • Objectifs : Dépister retards de croissance, anomalies morphologiques, déterminer position fœtus (voie accouchement), déterminer poids fœtus (macrosomie >4000-4500g).

Anatomie Radiologique des Voies Urinaires

Exploration Morphologique et Fonctionnelle

  • Échographie rénale et Doppler.

  • Urographie intraveineuse (UIV).

  • Artériographie, pyélographie rétrograde, TDM, IRM, néphrostomie percutanée.

Bref Rappel Anatomique

  • Reins : Densité hydrique, forme haricot, rétro-péritonéaux (D11-L3). Bord interne concave (hile), externe convexe.

  • Dimensions : Moyenne 12cm L, 6cm l, 3cm E. Axe bipolaire = 3,5 vertèbres ( cm de variation).

  • Topographie : Rein gauche plus haut (2cm) que droit (empreinte foie abaisse le droit). Mobilité avec respiration ( cm).

  • Uretères : Trajectoire symétrique, médiane para-vertébrale (lombaire), s'écartent (pelvien).

  • Triple obliquité des reins :

    • Frontal : Haut-bas, dedans-dehors. Pôles sup. rapprochés rachis, inf. s'éloignent. Angle rachis 15-18° (ouvert bas).

    • Sagittal : Sur rachis. Axe oblique haut-bas, arrière-avant. Pôle sup. sur D11/D12, inf. démarqué L3/L4.

    • Transversal : Oblique avant-arrière, dedans-dehors. Angle horizontal ~30-45° (ouvert dedans).

Anatomie Fonctionnelle des Reins

  • Chaque rein : 9-12 lobes (calice, pyramide, cortex, vaisseaux).

  • Pyramide de Malpighi : Tubules urinaires, se terminent aux papilles (protrusion petit calice).

  • Colonne de Bertin : Incursion du cortex glomérulaire entre pyramides.

  • Petits calices : 3-4 petits calices → grand calice. Forme en cupule (protrusion papille).

  • Grands calices : 3 par rein (supérieur vertical, moyen horizontal, inférieur oblique).

  • Bassinet : Triangulaire. Confluence 3 grands calices. Bord supérieur fait un "S" italique avec grand calice supérieur.

  • Distance petits calices-contour rénal : 3cm (pôles), 2,5cm (parenchyme) (épaisseur cortex).

Anatomie des Reins à l'UIV (Urographie Intraveineuse)

Définition et Préalables

  • Étude reins et voies urinaires après injection IV de produit de contraste iodé (excrété par reins).

  • Préparation patient : Lavements évacuateurs.

  • Débute par cliché d'appareil urinaire simple (AUS) : Étudie rachis, lithiases radio-opaques, état préparation.

  • Injection IV rapide (30s) : 40-60cc de contraste. Premier cliché aussitôt après injection.

Néphrogramme Artificiel

  • Rein rétro-péritonéal, capsule fibreuse, couche adipeuse.

  • Néphrogramme spontané (AUS/AAB) : Visualisation contour rénal (couche adipeuse). Permet suspecter masse rénale.

  • UIV (après contraste) : 3 phases successives :

    1. Néphrographie précoce : 15-20s post-injection. Rehaussement précoce densité parenchyme. Visualise colonnes de Bertin (opacifiées), pyramides de Malpighi (non opacifiées).

    2. Néphrographie tubulaire : 30s - 1 min (max) - 10 min. Rehaussement densité cortex, pyramides, colonnes de Bertin (engorgés). Analyse morphologique détaillée du parenchyme.

    3. Phase urinaire : Excrétion urinaire synchrone, 2-3 min. Opacification calices, bassinet, uretères. Diagnose retard/asynchronisme excrétion. Étude morphologie voies excrétrices, perméabilité uretères, remplissage vessie, ouverture col vésical.

Anatomie Échographique des Reins

Généralités

  • Étude morphologique des reins. Pas de préparation paziente.

  • Plus performante que UIV pour différencier masse rénale solide/kystique.

  • Fournit peu d'information sur le fonctionnement (ne surclasse pas tests biologiques/UIV).

Aspects Échographiques du Rein

  • Ovoïde, forme haricot. Contour externe convexe/lisse, interne concave (hile).

  • 2 zones distinctes :

    • Portion centrale (sinus rénal) : Tissu fibro-graisseux, réfléchissant. Éléments anéchogènes (collecteurs). Hile rénal réfléchissant non distendu.

    • Portion périphérique (cortex et pyramides) : Cortex = échostructure de faible réflexion (égale/légèrement inférieure à foie, inférieure à rate). Les 3 organes sont étalons.

  • 9-12 lobes, petits calices drainent pyramides (faible échogénicité vs cortex).

  • Différenciation cortico-médullaire : Distinction claire des 2 zones → rein d'échostructure normale.

Variantes Anatomiques du Système Urinaire

  • Ascension rénale embryonnaire : Des pelvis aux loges rénales. Rotation du rein déplace voies excrétrices d'antérieure à médiane/para-vertébrale.

Variantes Congénitales

  • Absence des grands calices : Petits calices s'abouchent directement dans le bassinet.

  • Absence du bassinet : Grands calices s'abouchent directement dans l'uretère.

  • Bassinet extra-rénal : Bassinet bombant, développement extra-rénal prononcé. Intégrité petits calices exclut hydronéphrose.

  • Malrotations des reins : Anomalie de rotation. Cavités excrétrices plus externes, se superposent sur rein.

  • Reins en fer à cheval : Deux reins attachés aux pôles inférieurs par pont fibreux. Perte obliquité axes reins (parallèles). Malrotation associée.

  • Reins sigmoïdes : Fusion du pôle inférieur d'un rein avec pôle supérieur de l'autre (à travers ligne médiane). Uretères de chaque côté de la ligne médiane.

  • Ectopie rénale simple (verticale) : Rein situé ailleurs (intra-thoracique, lombaire, iliaque, pelvienne).

    • Uretère de longueur adaptée (aucune sinuosité).

    • Vascularisation ectopique (irréductible).

  • Ptose rénale (acquise) : Rein descend dans petit bassin.

  • Uretère de longueur normale s'amasse (boucles/sinuosités). Réductible en couché.

  • Ectopie rénale croisée (transversale) : Deux reins du même côté (pôle inférieur un rein attaché à pôle supérieur de l'autre).

  • Reins concrescent/en galette : Fusion bords internes de deux reins (variante ectopie croisée).

  • Duplicité urétérale : Dédoublement intégral de l'uretère, 2 méats urétéraux dans vessie (même côté).

  • Bifidité urétérale : Dédoublement partiel, les 2 uretères fusionnent avant vessie.

  • Rein polykystique : Anomale congénitale. Invasion massive du parenchyme rénal par formations kystiques. Déformations calicielles.

  • Syndrome de la jonction : Artère rénale surnuméraire irrigue pôle inférieur du rein. Traverse l'uretère proximal (jonction pyélo-urétérale) → compression extrinsèque → dilatation pyélo-calicielle en amont.

Radiographie Standard du Crâne

Généralités

  • Incidences perdu de l'intérêt avec TDM/IRM.

  • Intérêt conservé pour cavités sinusiennes, mandibule, cellules mastoïdiennes, région sellaire.

Généralités sur la Radioanatomie du Crâne

Particularités Anatomiques

  • Sutures du crâne : Sagittale, coronale, lambdoïde. Lignes transparentes, finement ondulées. Ne pas confondre avec fractures (lignes rectilignes, sans ondulations).

Calcifications Intracrâniennes Physiologiques

  • Faux du cerveau : Linéaire, médiane (face).

  • Glande pinéale : Nodulaire, solitaire, médiane (face). Haut/arrière selle turcique (profil).

  • Plexus choroïdes : Latérales, équidistantes plan sagittal, postérieures à la glande pinéale.

  • Ligaments pétro-clinoïdiens : Visibles profil, arrière dos selle turcique.

Sillons Vasculaires

  • Sillon artère méningée moyenne : Profil. Hypodensité linéaire bifide en postérieur (os temporal, arrière suture coronale).

Empreintes

  • Empreintes digitiformes : Voûte pariétale. Commune chez enfant <12 ans (pas pathognomonique HTIC). Adulte : Granulations de Pacchioni (paramédiane sur face).

Quelques Incidences du Crâne

Incidence de Face Haute ("Nez-Front-Plaque")

  • Technique : Tête appuyée front/nez, rayon centré 3cm au-dessus protubérance occipitale (sortant racine nez).

  • Radioanatomie : Bonne vue sinus frontaux et jugum sphénoïdal. Granulations de Pacchioni, suture sagittale, Crista Galli, contours supérieurs orbites.

  • Ailes sphénoïdes dans orbites. Cloison nasale, cellules ethmoïdales, sinus sphénoïdale. Calcification faux du cerveau.

  • Plancher de la selle turcique visible (face). Rochers projetés sous orbites (non analysables).

Incidence de Profil

  • Technique : Tête de profil strict, rayon centré 4cm au-dessus tragus.

  • Radioanatomie : Superposition hémi-crânes. Explore mieux la selle turcique.

  • Sutures coronales/lambdoïdes, sillons artère méningée moyenne, sinus maxillaires, coupes optiques os malaires. Calcifications plexus choroïdes et glande pinéale.

  • Selle turcique : Loge l'hypophyse (non visible, mais calcifications pathologiques intra-sellaires oui). Creux régulier en U (ouvert haut), dans corps sphénoïdal, entre apophyses clinoïdes ant./post.

  • Plancher de la selle : Fine lame opaque. Image aérienne sous plancher = clarté sinus sphénoïdal.

  • Dédoublement plancher selle : Tumeur intra-sellaire.

  • Apophyses clinoïdes postérieures se prolongent avec dos selle turcique (calcifications lig. clinoïdo-pétreux sans patho).

Incidence de Blondeau ("RX Sinus" / Nez-Menton-Plaque)

  • Technique : Menton en appui, bouche ouverte, tête en déflexion. Rayon centré au-dessus protubérance occipitale (sortant base nez).

  • Anatomie : Bonne démonstration sinus frontaux et maxillaires. Rochers projetés sous sinus maxillaires.

  • Appréciation transparence sinusiennes par rapport clarté buccale.

  • Sinus sphénoïdaux visibles (à travers clarté buccale). Cellules ethmoïdales, fosses nasales, septum nasal, os malaires, apophyses temporozygomatiques, condyles mandibulaires, trous déchirés postérieurs.

Incidence Mandibule Défilée

  • Technique : Profil asymétrique, tête défléchie et inclinée latérale (appui bosse pariétale). Rayon centré sous bord inférieur mandibule (éloignée du film).

  • Anatomie : Côté examiné (proche film) dégagé. Branche montante, canal dentaire inférieur, molaires, prémolaires visibles. Molaires ont 2 racines.

Numérotation des Dents

  • 4 hémi-arcades : Numérotées dans sens horaire (I: max. sup. droit, II: max. sup. gauche, III: mandib. gauche, IV: mandib. droit).

  • Chaque hémi-arcade : 8 dents (1: incisive, 8: dernière molaire).

  • Numérotation : Numéro hémi-arcade + position dent (ex: dent 48 = mandibule droite, 8e dent).

Anatomie Radiologique en Scanner Cérébral (TDM)

Généralités

Bref Rappel Anatomique des Composants du Système Nerveux Central

  • Cerveau :

    • Cerveau antérieur : Télencéphale, diencéphale.

    • Cerveau moyen (mésencéphale).

    • Cerveau inférieur (rhombencéphale) : Tronc cérébral, cervelet.

  • Ventricules : Cavités contenant LCR, interconnectées.

    • Télencéphale : Ventricules latéraux.

    • Diencéphale : 3e ventricule.

    • Cerveau moyen : Aqueduc de Sylvius.

    • Cerveau inférieur : 4e ventricule.

    • Trous de Monro : Communication ventricules latéraux-3e ventricule.

    • Aqueduc de Sylvius : Communication 3e-4e ventricule.

Cerveau Antérieur

  • Diencéphale et télencéphale.

  • Télencéphale (macroscopique) :

    • Hémisphères cérébraux : Séparés par fissure interhémisphérique.

    • 3 faces : Latérale (bombante, convexe), Médiane (sillon interhémisphérique, séparée par faux du cerveau), Inférieure (plate, épouse plancher fosse crânienne ant.).

  • Repères extérieurs cortex cérébral :

    • Face latérale : Fissure Sylvienne (entre frontal, temporal, occipital). Fissure Rolandique (sur surface médiane, descend vers Sylvienne).

    • Face médiane : Fissure pariéto-occipitale (sur sillon interhémisphérique, rencontre fissure calcarine). Sillon calcarine (lobe occipital).

  • Lobes des hémisphères :

    • Frontal : Antérieur, limité par Sylvienne (bas) et Rolandique (post.).

    • Occipital : Petit, limité par sillon pariéto-occipital.

    • Pariétal : Ant. par Rolandique, bas/arrière par Sylvienne.

    • Temporal : Carrefour pariéto-temporo-occipital.

    • Insulaire (central) : Seul lobe sans repères extérieurs. Profondeur Sylvienne, visible si lèvres Sylvienne coupées. Constitué d'opercules.

  • Zones stratégiques du télencéphale :

    • Cortex cérébral (périphérique) : Substance grise.

    • Substance blanche (centrale) : Jonction.

      • Centre semi-ovale.

      • Corps calleux : Large bande substance blanche, connecte les 2 hémisphères. Genou (ant.), corps, splénius (queue, post.).

    • Centres substance grise :

      • Noyau caudé : Flanqué genou corne antérieure ventricule latéral. Extrémité ant. bombante, queue effilée.

      • Noyau lenticulaire : Siège lobe insulaire.

    • Capsule interne : Incursion substance blanche (mince bande) entre thalamus (dedans), noyau caudé, noyaux lenticulaires (lat.).

    • Faux du cerveau : Feuillet dure-mère dans fissure inter-hémisphérique.

  • Diencéphale : Connexion hémisphères et cerveau ant./moyen.

    • Structures nobles autour 3e ventricule : Thalamus, corps genouillé, épithalamus, subthalamus, hypothalamus.

    • Thalamus : Masses latérales symétriques, ovales. Parois latérales 3e ventricule, planchers ventricules latéraux. Extrémités postérieures (pulvinar) logent glande pinéale.

    • Corps genouillé : 2 noyaux de chaque côté (métathalamus). Station relais (optiques-occipital, médian-auditif, postérieur-temporal).

    • Épithalamus : Habenula, corps pinéal, commissure postérieure.

    • Subthalamus : Zone de transition thalamus-tegmen.

    • Hypothalamus : Plancher antérieur 3e ventricule. Corps mamillaire, tuber cinereum, infundibulum, hypophyse, chiasma optique.

Cerveau Moyen (Mésencéphal)

  • Court segment connectant cerveau ant. et tronc/cervelet.

  • Portion antérieure : "Pédoncule". Petite portion dorsale : "Tectum".

  • Entre pédoncule/tegmen : Substance grise autour aqueduc de Sylvius.

  • Pédoncules : Renflements cylindriques, face ventrale mésencéphale. Fosse inter-pédonculaire triangulaire entre eux.

  • Tegmen : 4 saillies arrondies (corps quadrijumeaux / collicules). Sup. connectés corps genouillé optique. Inf. connectés réseau auditif.

Cerveau Postérieur (Rhombencéphale)

  • Deux parties : Tronc et bulbe (avant), cervelet (arrière).

  • 4e ventricule : Entre tronc/bulbe et cervelet.

  • Tronc : Connecte bulbe et cerveau moyen. Protubérance massive.

  • Sillons pontiques : Sépare tronc du bulbe (inf.) et des pédoncules (sup.).

  • Sillon médian ventral : Loge artère basilaire. Pédoncules cérébelleux sup./médians (trajectoires divergentes).

  • Portion postérieure (tegmentum) : Toit 4e ventricule.

  • Bulbe : Jonction tronc-moelle épinière. Longueur 30mm.

  • Sillons médians (ant./post.), sillons para-sagitaux. Permet délimiter :

    • Pyramides : Face antérieure renflement bulbaire.

    • Olives : Faces latérales.

    • Tubercules graciles et cunéates : Face postérieure.

  • Cervelet : Majeure partie fosse crânienne postérieure. Séparé du tronc/bulbe par 4e ventricule.

  • Hémisphères cérébelleux latéraux, connectés par vermis cérébelleux.

  • 4e ventricule (centre cervelet) : Face postérieure tronc (avant), vermis (arrière/haut), tonsilles cérébelleuses (arrière/bas).

Technique TDM Cérébrale

  • Débute par scout-view (topogramme, CR image) pour programmer coupes.

  • Plan de référence international (OM 0) : Plan passant par méat conduit auditif externe et bord latéral orbite. (OM +10 = 10mm au-dessus, OM -10 = 10mm au-dessous).

  • Paramètres techniques : Épaisseur coupes (2, 5, 8, 10mm), temps, intervalle, Kv, mA, filtre, usage de contraste.

  • Produit de contraste (TDM) : Induit rehaussement densité tissu cérébral, vaisseaux, tissus hyper-vascularisés. Met en évidence lésions (hyper/hypo-vascularisées). Ex: méningiome (très rehaussé).

Anatomie en Scanner Cérébral

  • Nécessite connaissance anatomie crâne et cérébrale.

  • "Profil illustré du crâne" : Situer parties cerveau, topographie ventricules.

  • Anatomie divisée en 3 parties : Infra-ventriculaires (infra-tentorielles), péri- et intraventriculaires, supra-ventriculaires.

Anatomie des Coupes Infraventriculaires

  • Coupes basses sous-tentorielles :

    • Avant : Os base crâne, orbites.

    • Coupes orbitaires : Muscles moteurs œil, globe oculaire, canal nerf optique. Clarté cellules ethmoïdales. Sinus sphénoïdale. Nerfs optiques (mieux visibles sur coupes juste au-dessus OM 0).

    • Postérieur : Cervelet séparé du bulbe/tronc par 4e ventricule.

    • Devant tronc : Citerne pré-pontique (s'étend citernes angle ponto-cérébelleux). Troncs basilaires (sillon médian antérieur bulbe) et 7e/8e paires nerfs crâniens (conduits auditifs internes rochers) visibles.

    • Cervelet : Mieux défini en IRM.

    • Autres : Dos selle turcique, apophyses clinoïdes antérieures, contours grandes ailes sphénoïde, clarté sinus frontal.

  • Coupes sup-rochers :

    • Lobes frontaux : Antérieurs, séparés par sillon inter-hémisphérique.

    • Délimités par citerne suprasellaire (arrière/milieu) et citernes Sylviennes (latéralement).

    • Citerne supra-sellaire : Hexagonale/pentagonale, délimitée par "uncus" lobe temporal. Limite postérieure = 2 pédoncules cérébraux.

    • Aqueduc de Sylvius : Occasionnellement visible sur ligne médiane, postérieur diencéphale.

    • Vermis cérébelleux : Postérieur, ligne médiane. Limite marge libre tente cervelet : Citerne ambiante (communique citernes inter-pédonculaires et supra-sellaires).

    • Polygone de Willis : Visible sur coupes avec contraste.

Anatomie des Coupes Intra et Para-Ventriculaires

  • Coupes juxta-ventriculaires inférieures : Passe au-dessus rochers.

    • Cornes frontales et temporales des ventricules latéraux, trigone par glomus plexus choroïde.

    • Vermis cérébelleux, thalamus, ganglions de la base, citerne quadrijumeaux, 3e ventricule.

    • Cornes frontales : 2 croissants de lune. Entre elles : artère cérébrale antérieure (sur contraste).

    • Sylvienne : Visible, sépare lobe temporal des structures médianes.

    • Profondeur Sylvienne : Lobe insulaire (loge noyaux lenticulaires et caudé).

    • Noyaux caudés : Hyperdenses, insérés dans genoux cornes frontales.

    • Noyaux thalamiques : Autour 3e ventricule.

    • Citerne quadrijumeaux : Derrière, ligne médiane.

    • Veine de Gallien : Extrémité postérieure visible avec contraste.

    • Capsule interne : Mince bande en "L" (faible densité) entre noyau caudé, thalamus, noyaux lenticulaires.

    • Trigones des ventricules latéraux : Hors ligne sagittale.

    • Autres structures : Lobe frontal (gyris orbitaire), opercules frontal/pariétal, sillon Rolandique, lobe temporal, fissure Sylvienne, capsules internes, radiations optiques, cortex visuel occipital.

  • Coupe trans-ventriculaire : Au-dessus coupe juxta.

    • Corps des ventricules latéraux : Cornes frontales séparées par septum pellucidum. Aspect triangulaire, bord latéral concave.

    • 3e ventricule : Ligne médiane, derrière septum pellucidum.

    • Trou de Monro : Visible occasionnellement.

    • Calcifications glande pinéale.

    • Citerne quadrijumeaux : Derrière 3e ventricule.

    • Thalamus : De chaque côté 3e ventricule.

    • Capsule interne : En "L".

    • Trigones des ventricules latéraux.

  • Coupes juxta-ventriculaires supérieures : Surtout corps des ventricules latéraux, séparés par septum pellucidum.

    • Noyaux gris du cerveau : En dessous (non visibles), sauf bord supérieur noyau caudé.

    • Ventricules latéraux : Divergents postérieurement, plongeant vers trigones.

    • Substance blanche du centre semi-ovale. Fissure Sylvienne. Fissure sagittale postérieure/antérieure.

    • Espace inter-ventriculaire : Corps calleux et gyrus cingulaire.

Anatomie des Coupes Supraventriculaires

  • Diminution progressive étendue coupes. Sillons corticaux apparents. Fissure inter-hémisphérique au milieu.

Coupes Autres que Axiales

  • Reconstruction informatique possible : Vaisseaux du cerveau, coupes coronales.

Lecture Systématique d'un Scanner Cérébral

Éléments Sémiologiques TDM Cérébral

  • Détails visibles spontanément sur cliché sans contraste :

    • Ventricules : Noirs (LCR : 0-10 HU).

    • Faux du cerveau, calcifications intracrâniennes : Brillants (Os : +1000 HU).

    • Substance cérébrale : Grise (+30-40 HU).

    • Sillons cérébraux : Noirs (LCR).

  • Lecture sur plusieurs fenêtres (niveaux/ouvertures) : Tissus mous, parenchyme cérébral, os.

  • Lésion cérébrale visible spontanément : Hypodense ou hyperdense.

    • AVC hémorragique frais : Brillant (+80 HU).

    • AVC ischémique : Hypodense.

  • Déplacement structures anatomiques : Signe de lésion cérébrale (abcès, néoplasie).

Radioanatomie : Guide Essentiel

Ce cours propose une immersion dans l'anatomie radiologique, explorant diverses techniques d'imagerie médicale (radiologie conventionnelle, échographie, TDM, IRM, scintigraphie) et leur application aux différentes régions du corps humain. L'objectif est de familiariser les étudiants avec l'anatomie en imagerie, ses variantes, et les possibilités/limites de chaque méthode pour un diagnostic judicieux.

I. L'Appareillage et les Fondamentaux

A. Généralités sur l'Imagerie Médicale

  • Définition : L'imagerie médicale est l'ensemble des techniques permettant d'obtenir des images anatomiques in vivo (radiologie, échographie, TDM, IRM, scintigraphie).
  • Objectif du cours : Comprendre l'anatomie radiologique normale, qui diffère de l'anatomie de dissection (ex: cliché 2D vs réalité 3D).
  • Importance : Rappeler les bases physiques, les variantes anatomiques, et guider le choix de la méthode d'investigation.

B. Radiologie Conventionnelle

  • Découverte des Rayons X :
    • Par Wilhelm Conrad Roëntgen le 8 novembre 1895.
    • Découverte fortuite de rayonnements capables de traverser la matière.
    • Première radiographie de main (sa femme) publiée le 28 décembre 1895.
    • Applications précoces : traitement des cancers, arthropathies.
    • Inconvénient : apparition de lésions cutanées inflammatoires et cancers chez les exposés fréquents.
  • Radiothérapie et Médecine Nucléaire :
    • Henri Becquerel (1896) découvre la radioactivité de l'uranium.
    • Pierre et Marie Curie (1898), Rutherford, et Frederic Soddy ouvrent la voie aux isotopes artificiels.
    • George Von Vevesy suit le cheminement des isotopes injectés.
  • Techniques Digitales :
    • Découverte de l'électron par Joseph John Thomson (1897) -> électronique moderne.
    • Échographie (début années 1960) : méthode inoffensive, intérêt pour la grossesse.
    • Informatisation (années 1970) :
      • Tomodensitométrie (TDM) par Sir G. Hounsfield (1972, Prix Nobel 1980).
      • Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM) (1973).
  • Radioprotection : Essentielle due aux effets biologiques des rayons X.
    • Effets non stochastiques : Mort cellulaire, seuil dépendant.
    • Effets stochastiques : Modifications cellulaires (cancérisation, tares chromosomiques) après latence.
    • Recommandations de la CIPR (1990) :
      • Tout irradiation comporte un risque inévitable.
      • Utiliser la radiologie seulement si le bénéfice > risque.
      • Doses strictement minimales nécessaires.

C. Production des Rayons X

  • Tube à rayon X : Vide poussé, contient cathode et anode.
  • Cathode : Filament de tungstène (0.2-0.3mm) chauffé par basse tension, créant un nuage électronique par effet thermo-ionique.
    • Forme en cupule pour focaliser les électrons et éviter la déformation du filament.
  • Anode : Cible en métaux lourds (tungstène-rhénium) à haute température de fusion.
    • Arrête les électrons pour produire des RX.
    • Types : anode tournante (haute puissance, répartit la chaleur) et anode fixe (faible puissance, ex: mammographie utilise molybdène).
    • La plupart des tubes ont deux foyers (avec deux filaments et deux zones d'impact).
  • Gaine du tube : Plombée et immergée dans huile minérale pour éviter la dispersion des RX, avec une fenêtre pour les RX utiles.
  • Générateurs :
    • Partie immergée : Transformateur haute tension, redresseurs.
    • Partie non immergée : Pupitre de commande (réglage KV, mA/séc) et circuit primaire.
  • Formation des RX :
    1. Chauffage du filament (basse tension) -> nuage électronique.
    2. Différence de potentiel (haute tension) -> migration des électrons vers l'anode.
    3. Collusion des électrons sur l'anode -> production de RX (moins de 1% d'énergie, 99% en chaleur).
  • Échauffement du tube : Contré par immersion dans l'huile, anodes tournantes, et amplificateurs de brillance.

D. Tomographie Conventionnelle

  • Image 2D avec sommation des plans anatomiques.
  • But : réaliser des coupes anatomiques en masquant les détails hors du plan de coupe.
  • Principe : théorème de Thalès (taille d'objet inchangée si distances tube-objet-film constantes).
  • Fonctionnement : Tube RX et film se déplacent inversement, l'axe de rotation étant sur le plan de coupe choisi.

E. Principes Physiques des Rayons X

  • Propriétés :
    1. Ondes électromagnétiques (non corpusculaires), vitesse de la lumière ().
    2. Longueurs d'onde de l'ordre de , énergie 50-.
    3. Invisibles à l'œil nu.
    4. Grand pouvoir de pénétration (affectent couches profondes des atomes).
    5. Induisent la fluorescence (platino-cyanure de baryum).
    6. Induisent l'ionisation des gaz (dosimètres).
    7. Effets biologiques (néfastes/bénéfiques).
    8. Métaux lourds (plomb) arrêtent les RX.
  • Dispersion et Atténuation :
    • Faisceau incident : Homogène, divergent, conique. Collimaté par un diaphragme pour éviter les rayonnements diffusés inutiles.
    • Atténuation : Absorption partielle par les tissus, dépend de:
      • Épaisseur de l'objet (plus épais = plus atténué).
      • Nombre atomique Z (plus élevé = plus absorbant, ex: os).
      • Densité physique (ex: os riche en calcium atténue plus que muscle).
    • Faisceau résiduel : Hétérogène, transporte l'information anatomique. Il est le support de l'image radiologique.

F. Supports d'Images Conventionnels

  • Information imprimée sur film radiographique ou rapportée sur amplificateur de brillance.
  • Film Radiographique :
    • Support polyester (180) avec émulsion photographique de bromure d'argent (AgBr).
    • Cristaux d'AgBr : gros = sensibles/rapides mais mauvaise définition ; fins = bonne définition mais moins sensibles.
    • Cas du couple film-écran renforçateur : RX résiduels trop faibles pour émulsionner directement le film. L'écran renforçateur (cristaux luminescents comme tungstate de calcium, oxysulfure de gadolinium) absorbe les RX et émet de la lumière qui impressionne le film.
    • Cassette : Aluminium étanche à la lumière, film entre deux feuillets d'écrans renforçateurs.
  • Formation de l'Image Latente :
    • Exposition aux LX -> AgBr est excité, libérant des électrons (effet photoélectrique).
    • Br -> Br ; Ag -> Ag métal.
    • Plus d'exposition = plus d'Ag métal. Image invisible (latente) jusqu'au traitement chimique.
  • Traitement Chimique :
    1. Révélateur : Réduit Ag en Ag métal.
    2. Bain intermédiaire : Arrête l'action du révélateur.
    3. Fixateur (hyposulfite de soude) : Dissout les cristaux AgBr non excités.
      • Les portions non excitées (transparentes aux RX) deviennent blanches ("opacité").
      • Les portions très sensibilisées (faible atténuation des RX) deviennent noires ("radiotransparence").
    4. Rinçage et séchage.

G. Amplificateur de Brillance

  • Permet une très bonne résolution spatiale et réduit la dose de RX au patient/personnel.
  • Enceinte conique sous vide, avec :
    • Écran primaire luminescent/photo-cathode (entrée) : Convertit image visuelle en image électronique.
    • Optique électronique : Focalise les électrons vers l'écran secondaire.
    • Écran secondaire luminescent (sortie) : Affiche l'image amplifiée.
  • Image peut être capturée par caméra TV ou gestionnaire cinématographique.
  • Limite : Diamètre de l'amplificateur (exclut thorax et abdomen).

H. Principes d'Interprétation en Radiologie Conventionnelle

  • Densités Radiologiques (par ordre décroissant d'atténuation des RX) :
    1. Osseuse ( et )
    2. Hydrique (eau, tissus mous, muscles, viscères pleins)
    3. Graisseuse
    4. Aérienne
  • Loi de la Relativité des Densités : Une structure n'est visible que si sa densité diffère significativement des tissus adjacents. Ex: abcès pulmonaire visible (entouré d'air), mais pas un abcès musculaire.
  • Loi de la Projection Conique : Forme conservée si objet et film parallèles ; déformation si non parallèles.
  • Loi de l'Agrandissement Géométrique : Plus l'objet est éloigné du film ou proche de la source, plus l'agrandissement est important (ex: radio thorax PA pour réduire agrandissement cardiaque).
  • Flou Géométrique : Loin du film -> image agrandie et floue.
  • Loi de la Tangente : Interface entre deux structures de même atténuation visible seulement si le plan de clivage est abordé tangentiellement par les RX (ex: suture sagittale visible de face, petite scissure thoracique visible en filade).
  • Loi de la Confusion des Plans : Image 2D (cliché) superpose différents plans d'un objet 3D (corps humain). Nécessite plusieurs incidences.
  • Isométrie : Disposer objet et instrument de mesure dans le même plan pour calculer des dimensions réelles (ex: radiopelvimétrie).

I. Évolution Technologique

  • Système à plaques (numérisées) : Remplace le couple écran-film.
    • Support flexible avec cristaux de phosphore photostimulables.
    • Stocke l'image, lue par laser (Hélium-Néon) qui convertit l'information en signal digital.
    • Affichage sur film laser ou imprimante. Pas de traitement chimique.

J. Tomodensitométrie (CT Scanner)

  • Inventé par Sir Godfrey Newbord Hounsfield (1970), Prix Nobel 1980.
  • Permet des coupes axiales et la numérisation de l'image pour la première fois.
  • Principes :
    1. Mesure du degré d'absorption des RX par les tissus (exprimé en Unités Hounsfield, HU).
    2. Reconstruction d'image par ordinateur après rotation du tube RX à .
  • Constitution : Tube RX, générateurs, détecteurs, lit.
    • Tube et détecteurs sont montés ensemble dans le gantry.
    • Détecteurs : Cristaux photoluminescents, chambres d'ionisation au xénon, semi-conducteurs. Ils transforment les photons résiduels en photons lumineux, puis en signal électronique.
    • Générations : Du détecteur unique (1ère gen) à 512-1024 détecteurs (3ème/4ème gen, la 4ème ayant une couronne fixe de détecteurs).
  • Acquisition et Traitement de l'Information :
    • Rotation du tube -> salves de RX -> atténuation par l'organisme (fonction de l'énergie des RX, composition atomique, densité physique).
    • RX résiduels captés par détecteurs -> signal analogique -> ordinateur.
  • Matrice : Grille de voxels (volume element) stockant l'information.
    • Chaque voxel correspond à un pixel (picture element) sur l'image. (taille matrice 256x256 à 1024x1024).
    • Chaque pixel est représenté par une échelle de gris proportionnelle au degré d'atténuation du voxel.
    • Brillant = forte atténuation (os, +1000 HU) ; sombre = faible atténuation (air, -1000 HU).
    • 2000 niveaux de densité (HU) : noir pur (-1000 HU) à blanc éclatant (+1000 HU).
  • Résolution Spatiale : Aptitude à distinguer 2 points rapprochés.
    • Meilleure avec : petit foyer du tube, collimation parfaite, coupe anatomique fine, petit voxel, petit pixel.

K. Scintigraphie (Radio-isotope scanning)

  • Utilise des rayonnements ionisants.
  • Principe : Détection des radiations émises par des radioéléments injectés dans l'organisme.
  • Radioéléments émettent :
    • Particules (faible pénétration).
    • Particules (faible pénétration).
    • Photons (forte énergie et pénétration).
  • Radioélément idéal : Distribué sélectivement dans l'organe, injecté seul ou couplé à une molécule transporteuse.
  • Détecteur : Gamma camera (enregistrement extracorporel).
  • Acquisition d'information fonctionnelle (rotation de la gamma camera autour du patient).

L. Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM ou MRI)

  • Pas de rayonnements ionisants (ni RX, ni ).
  • Utilise les propriétés physiques de l'atome d'hydrogène.
  • Pas de paternité unique (travaux de Bloch et Purcell 1945, Damadian 1974).
  • Principes :
    • Champ magnétique : Rotation du noyau d'hydrogène (spin) crée un champ magnétique (définition par un vecteur dipolaire).
      • Seuls les noyaux à nombre impair de protons et neutrons avec un champ magnétique détectable (H est le plus abondant).
    • Magnétisation : Patient dans un puissant champ magnétique prépondérant (Bo), les spins s'alignent (parallèle ou anti-parallèle) -> magnétisation longitudinale T1. Bo est généré par un aimant cylindrique (solénoïde).
    • Résonance : Application d'une onde radiofréquence (RF) de même fréquence que Bo (fréquence de LARMOR) -> augmentation des transitions des spins et magnétisation transversale T2 (alignement des protons dans le sens RF).
      • Fréquence de LARMOR dépend de l'atome et de Bo. Ex: 1 Tesla = 42.5 MHz pour proton H.
      • Impulsions RF à ou .
    • Relaxation : À l'arrêt du stimulus RF, retour progressif à l'état initial.
      • Le proton dégage de l'énergie sous forme de signal électrique faible (FID).
      • Durée de relaxation dépend des liaisons atomiques et est spécifique à chaque substance.
  • Séquences d'acquisition : T1 et T2.
    • Relaxation longitudinale T1 : Temps pour récupérer 63% de la valeur initiale.
    • Relaxation transversale T2 : Temps pour décroissance de la magnétisation transversale jusqu'à 37%.
  • Contraste en IRM :
    • Intensité du signal -> teinte de gris : hypersignal (blanc) ou hyposignal (noir).
    • Échelle des gris non absolue (contrairement à TDM).
    • Dépend de : densité en protons, temps T1/T2, séquences d'acquisition, déplacement chimique, flux des protons, produit de contraste.
    • Plus le tissu est riche en H -> hypersignal (eau, lipides).
    • Inversion des contrastes T1/T2 possible (ex: parenchyme cérébral vs LCR).
  • Produit de Contraste : Substances paramagnétiques (Fer, Manganèse, Gadolinium) influençant T1 ou T2.
  • Indications : Processus dégénératifs, malformatifs, tumoraux du SNC et rachis. Pathologies musculo-squelettiques, viscères pleins (poumon, cœur, gros vaisseaux).
  • Avantages :
    • Inoffensive (pas de radiations).
    • Meilleure discrimination tissulaire que TDM.
    • Coupes transversales, sagittales, frontales, para-axiales.
  • Inconvénients : Appareillage coûteux, prix d'examen élevé.
  • Contre-indications : Corps étrangers métalliques (stimulateur cardiaque, prothèses, clips vasculaires magnétiques - sauf or qui est non ferromagnétique).

M. Échographie

  • Technique d'exploration récente, écologique et inoffensive (même pour fœtus).
  • Pas de rayonnements ionisants ni de produit de contraste iodé.
  • Permet des coupes anatomiques et l'étude de la vélocité des liquides (Doppler).
  • Opérateur-dépendant.
  • Principes Physiques :
    • Ondes ultrasonores : Vibrations mécaniques (2-10 MHz en clinique).
    • Produites par transducteur via propriétés piézoélectriques (quartz, céramiques - préférées car moins de puissance).
    • Sonde (transducteur) : Transforme l'énergie électrique en sonore et inversement. Émet 1000 impulsions/s, agit comme émetteur-récepteur.
    • Lois de Descartes : Son subit réflexion à chaque interface (angle d'incidence = angle de réflexion).
    • Formation de l'image : Basée sur l'écho de l'onde incidente. Temps aller-retour proportionnel à la distance.
    • Progression de l'onde : Facile dans les fluides, moins dans les tissus cellulaires. Totalement réfléchie par l'os et le gaz.
    • Limites : Exploration du crâne, poumon, viscères creux (estomac) difficile en raison de l'os/air. Nécessité d'une vessie pleine pour échographie pelvienne (repousse les intestins).
    • Atténuation : Intensité du son réduite par absorption et réflexion. Dépend de l'impédance acoustique (densité, élasticité du tissu).
    • Résolution Spatiale : Capacité à distinguer 2 points.
      • Axiale : Points sur même axe horizontal. Meilleure avec haute fréquence de sonde (7-10 MHz), mais moins pénétrant. Compromis résolution-profondeur.
      • Latérale : Dépend de l'appareil et de la focalisation des sons. Faisceau étroit = meilleure discrimination.
  • Montages des Sondes :
    • Sonde sectorielle classique (balayage mécanique) ou hybride (cristal fixe, miroir oscillant).
    • Barrettes (linéaires ou courbes) : Plusieurs cristaux alignés, excitation séquentielle électronique.
    • Sondes multifréquences courantes.
  • Formation de l'Image Ultrasonographique : Principe du sonar.
    • Mode A (modulation d'amplitude) : Sonde fixe, interfaces -> pics d'oscillation (hauteur proportionnelle à l'amplitude). Ordonnée=amplitude, abscisse=distance. Rétine et humeurs de l'œil.
    • Mode B (modulation de brillance) : Dérivé du mode A. Chaque pic -> point de brillance (tonalité proportionnelle à l'amplitude). Juxtaposition de points -> coupes anatomiques.
    • Mode TM (temps mouvement) : Pour organes mobiles. Structures fixes -> lignes, mobiles -> sinusoïdes. Cardiologie. Abscisse = temps.
    • Temps réel : Mode B en mouvement. Obs. mouvements de structures anatomiques mobiles.
    • Mode Doppler : Son rencontre structure mobile -> changement de longueur d'onde. Utilisé pour vélocité des liquides (ex: globules rouges circulants). Dépistage occlusions/sténoses vasculaires.
  • Dangers des Ultrasons : Aucun effet nocif prouvé aux doses diagnostiques. Effets destructeurs/thermiques/cavitations observés seulement à très hautes intensités thérapeutiques ().
  • Avantages : Peu onéreux, inoffensif, reproductible, rapide, étude dynamique des structures.
  • Désavantages : Os et air infranchissables (limite pour poumon, cerveau, viscères creux). Opérateur-dépendant. Coupes non standardisées.
  • Indications : Cœur, vaisseaux, abdomen, gynécologie, obstétrique, tissus mous, encéphale nouveau-né.

II. Anatomie Radiologique Ostéoarticulaire

A. Généralités sur l'Os et le Squelette

  • Squelette : Composé d'os et de cartilage.
  • Fonctions de l'os : Morphologie, support de poids, locomotion, protection (crâne, côtes), fonctions complexes (main).
  • Formes des os :
    • Os longs : Squelette des membres, tubulaires, canal médullaire entouré de cortex osseux.
    • Os courts : Carpes, tarses. Mailles d'os spongieux sous fine couche d'os compact.
    • Os plats : Protection (crâne). Deux couches d'os compact ("tables" interne/externe) séparées par diploé (os spongieux).
  • Maturation du Squelette (origine mésodermique) :
    1. Matrice mésenchymateuse (3.5 semaines).
    2. Matrice cartilagineuse.
    3. Ossification de la matrice cartilagineuse.
    • Ossification des os longs : Proximo-distale (diaphyse vers extrémités).
    • Nouveau-né : Diaphyses calcifiées visibles. Épiphyse distale fémorale et proximale tibiale calcifiées et visibles à la naissance. Autres épiphyses apparaissent progressivement.
    • Modelage : Noyaux d'ossification s'agrandissent, métaphyses se modèlent, puis soudure épiphyse-diaphyse.
    • Fin de croissance : Soudure du cartilage de conjugaison (18 ans), notamment crête iliaque.
  • Âge Osseux : Déterminé par dates d'apparition / soudures des noyaux osseux (tables, abaques).
    • Clichés des coudes et mains utilisés.
    • Utilité : apprécier gravité de pathologies (endocriniennes, alimentaires), médico-légal.

B. Radio-anatomie des Os Longs

  • Structure : Deux épiphyses (extrémités), diaphyse (corps), métaphyse (jonction).
  • Diaphyse : Deux bandes opaques (cortex) séparées par médullaire transparente.
    • Cortex visible = portions périphériques abordées tangentiellement par RX.
    • Lésion médullaire : nécessite 2 projections perpendiculaires.
    • Index corticomédullaire : . Normal . Diminue en cas de déminéralisation.
  • Périoste et cartilage normaux : Densité hydrique, non visibles radiologiquement.
  • Canaux de Havers : Non visibles (trop fins), sauf avec techniques spéciales.
  • Épiphyse : Os spongieux (mailles fines) entouré d'une lame fine d'os compact (ligne opaque fine).
  • Métaphyse : Jonction diaphyse-épiphyse. Évasement de la diaphyse, amincissement du cortex.
    • Site préférentiel de lésions.
    • Siège du cartilage de croissance (bande transparente), à ne pas confondre avec fracture.
    • Vestiges du cartilage chez l'adulte = stries opaques.
  • Canaux vasculaires : Voies d'accès des artères nourricières. Apparaissent comme traits sombres, rectilignes, condensés traversant obliquement la corticale.
    • Diagnostic différentiel avec fracture.
    • Topographie : "Loin du coude et près du genou" -> obliques (bas/dehors pour fémur, radius, cubitus ; haut/dehors pour humérus, tibia, péroné).

C. Radio-anatomie des Articulations

  • Cartilage articulaire : Pas de calcium/phosphore. Densité graisseuse, radiotransparente.
  • Tissus mous articulaires (capsule, ménisque, synoviale, ligaments) : Dépourvus de calcium/phosphore, radiotransparents.
  • Cliché simple : Seules les épiphyses articulaires visibles, séparées par une interligne radiotransparente (représentant les cartilages et l'interligne virtuelle).
  • Radiographie Standard :
    • Exploration du squelette osseux (sauf tissus mous). Apprécie la largeur de l'interligne articulaire.
    • Pincement de l'interligne : Lésions cartilagineuses. Vrai pincement si faisceau RX tangentiel/perpendiculaire à l'articulation. Oblique -> faux pincement.
  • Arthrographie : Injection de produit de contraste intra-articulaire pour visualiser l'interligne articulaire vraie, culs de sac synoviaux, contours cartilagineux, ménisques.
  • Échographie : Évaluation des éléments musculaires, tendineux, ligamentaires. Détection d'épanchements/épaississements synoviaux. Sensibilité supérieure à la radio conventionnelle pour érosions articulaires.
  • Scanner (TDM) : Visualise structures invisibles en radio standard (muscles, fascias, disques intervertébraux, racines nerveuses).
  • IRM : Très performante en ostéo-articulaire (mais coûteuse).
    • Premières indications : rachis, moelle épinière.
    • Aussi : tumeurs osseuses, lésions ligamentaires/musculaires.
  • Scintigraphie : Très grande sensibilité pour lésions inflammatoires, nécroses osseuses, métastases. Permet bilan squelettique entier. Moins spécifique.

D. La Ceinture Scapulaire

  • Techniques d'Exploration de l'Épaule :
    • Incidences de Face : Patient en rotation externe (), rayon angulé caudalement (). Permet de visualiser l'interligne scapulo-humérale et la voûte acromio-humérale. Mesure l'épaisseur du défilé sous-acromial (réduit en cas de coiffe des rotateurs).
    • Profil trans-thoracique : Sans mobilisation. Utile pour fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus quand mobilisation impossible (superposition de structures gênante).
  • Radio-anatomie de l'Épaule :
    • Os de l'épaule :
      • Tête humérale (cliché de face) : Contour régulier, saillie du trochiter, opacité du trochin, gouttière bicipitale claire, densification en écharpe du col anatomique, contour du col chirurgical.
      • Cavité glénoïdale (vue oblique) : Bord postérieur net, bord antérieur mousse.
      • Voûte acromio-claviculaire (vue oblique) : Apophyse coracoïde souvent mal dégagée.
    • Articulations :
      • Principales :
        • Gléno-humérale (vraie articulation) : Relie glène à ovoïde humérale.
        • Acromio-humérale (pseudo-articulation) : Pas de surface articulaire. Glissement entre humérus et coiffe des rotateurs (sus-épineux, sous-épineux, petit rond) grâce à la bourse sous-acromio-deltoïdienne. Pathologie fréquente. Pincement comparatif.
      • Secondaires : Peu mobiles (acromio-claviculaire, sterno-claviculaire, omo-thoracique).

E. Le Bras

  • Techniques d'Exploration : Deux incidences orthogonales (face, profil). Visualiser articulations sus- et sous-jacentes.
  • Radio-anatomie de l'Humérus : Os long classique.
    • Épiphyse proximale : Ovoïde humérale, corticale fine, cols anatomique/chirurgical, trochin/trochiter.
    • Diaphyse : Canal médullaire, corticales délimitées.
    • Épiphyse distale : Condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée, fosse olécranienne.

F. Le Coude

  • Techniques d'Exploration : Face et profil.
    • Face : Patient assis, avant-bras en extension complète, supination. Rayon X vertical, centré à au-dessus du pli cutané.
    • Profil : Patient assis, avant-bras en flexion , demie pronation (pouce au zénith). Rayon directeur vertical, centré sur l'épicondyle.
  • Radio-anatomie du Coude : Comprend deux articulations (huméro-cubitale, huméro-radiale).
    • Coude de l'Adulte - Face : Extrémité distale humérale : condyle, épicondyle, trochlée (partie moyenne assombrie par olécrane), épitrochlée.
    • Coude de l'Adulte - Profil : Étude de la palette humérale (région supracondylienne).
      • Palette humérale : étranglement en "bissac" ("X" radiologique) (fossette coronoïde avant, olécranienne arrière). Fragilité osseuse chez l'enfant.
      • Bourses graisseuses : Tapissent les creux des fossettes olécranienne et coronoïde. Invisibles physiologiquement.
      • Visibilité anormale (convexe, bombante) : Signe d'un liquide intra-articulaire.
    • Coude en Période de Croissance :
      • 6 noyaux d'ossification épiphysaires/apophysaires (condyle, trochlée, épitrochlée, épicondyle, radial, olécranien). Ossification de 1 à 11 ans.
      • Radiographie du coude pour déterminer l'âge osseux (8-15 ans).
      • Axe longitudinal de la diaphyse radiale doit passer par le centre de l'épitrochlée quel que soit l'âge ou flexion (sinon luxation/subluxation tête radiale).

G. Le Poignet et la Main

  • Techniques d'Exploration :
    • Face : Main en pronation, doigts étendus/écartés. Rayon directeur centré sur tête 3ème métacarpien.
    • Rhumatologie : Examen comparatif des deux mains.
    • Scaphoïde (incidence spéciale): Main en demie pronation, poing demi-fermé, poignet en inclinaison cubitale. Rayon centré sur tabatière anatomique.
    • Profil : Main perpendiculaire au film, bord cubital en contact. Doigts allongés/superposés. Rayon centré sur tête 2ème métacarpien.
  • Radio-anatomie du Poignet et de la Main (Adulte) :
    • 8 os carpiens (facilement identifiables).
      • Distale : Trapèze, trapézoïde, grand os, os crochu.
      • Proximale : Scaphoïde, os semi-lunaire, os pyramidal, os pisiforme.
    • Espace styloïde cubital - os pyramidal : Occupé par ligament triangulaire.
    • Sésamoïdes : 2 au niveau MCP du pouce (variante normale).
    • Profil du poignet : Colonne centrale = semi-lunaire (avec radius) et grand os (en forme de bouchon de champagne). Colonne palmaire = trapèze, trapézoïde, scaphoïde.
    • Intérêt incidence scaphoïde : Meilleure visualisation pour détecter fracture.
  • Poignet en Période de Croissance :
    • 8 noyaux d'ossification apparaissent à âge fixe. Grand os (6 mois) est le premier, pisiforme (10 ans) le dernier.
    • Règle pour âge : Âge enfant Nombre de noyaux carpiens visibles (car grand os avant 1 an).
    • Cartilages de croissance : Distaux pour métacarpes (sauf 1er = proximal), proximaux pour toutes les phalanges.
    • Cartilage épiphyse distale radiale (1ère année), cubitale (6 ans).

H. Bassin et Hanche

  • Techniques d'Exploration :
    • Radiographie de face du bassin : Patient symétrique, décubitus dorsal/debout, MI en extension, pieds en RI . Rayon centré au-dessus du pubis.
    • Radiographie de face de la hanche : Même positionnement, rayon centré sur hanche.
    • Incidence axiale de hanche : Couché, hanche en abduction/flexion/RE. Bassin en RE . Rayon centré sur hanche.
  • Radio-anatomie du Bassin et de la Hanche :
    • Bassin : Ceinture pelvienne (os coxaux, sacrum, coccyx).
      • Aile iliaque : Crête iliaque, épines iliaques. Plus évasée chez la femme.
      • Os coxal : Fusion de l'ilion, ischion, pubis. Carrefour = cavité acétabulaire (cotyle).
      • Sacrum : Triangular, s'articule avec os coxaux (articulations sacro-iliaques, obliques donc non tangentielles de face).
      • Trou obturateur : Creux dans l'os coxal.
    • Hanche : Cavité acétabulaire + tête fémorale. Interligne coxo-fémorale normale .
    • Cintre cervico-obturateur : Ligne passant par col fémoral inférieur/interne et contour supérieur du trou obturateur. Rupture = luxation/subluxation.
    • Cavité Acétabulaire (Cotyle) :
      • Facies lunata : Cartilage articulaire semi-circulaire. Échancrure inférieure par ligament transverse.
      • Arrière fond cotyloïdien : Creux, ne contribue pas à la surface articulaire. Visible radiologiquement (lame quadrilatère).
      • Limites latérale : Lèvre antérieure/postérieure, toit de la cotyle, sourcil cotyloïdien.
    • Tête Fémorale :
      • 1/3 proximal du fémur : Tête fémorale, col anatomique/chirurgical, grand/petit trochanter.
      • Angle cervico-diaphysaire : chez l'adulte.
        • = coxa valga.
        • = coxa vara.
      • Tête fémorale : Ovoïde avec dépression centrale (fovéa capitis).
    • Intérêt incidence axiale : Dégage aile iliaque, cotyle postérieure, diaphyse fémorale de profil, petit trochanter, tête fémorale. Étude du quadrant antéro-supérieur de la tête fémorale (site des ostéonécroses aseptiques).
  • Bassin en période de Croissance :
    • Naissance : Os coxal = ilion, ischion, pubis unis par cartilage en Y. Noyau épiphysaire proximal fémur non calcifié.
    • 6 mois : Apparition noyau épiphysaire proximal fémur.
    • 4 ans : Apparition noyau grand trochanter.
    • Adolescence : Autres noyaux apophysaires (ischion, petit trochanter, épine iliaque, crêtes iliaques).
    • Fin de croissance : Soudure noyau apophysaire crête iliaque (vers 18 ans).
  • Mensurations du Bassin en Croissance :
    • Angle acétabulaire : Entre axe horizontal (cartilage en Y) et tangente toit acétabulaire. Normal : à naissance, à 6 mois. = insuffisance cotyloïdienne.
    • Lignes de repérage : Avant 6 mois, extrémité proximale du fémur doit déborder la ligne verticale du sourcil cotyloïdien. Après 6 mois, noyau épiphysaire dans le cadran inféro-interne (sinon luxation).

I. Le Genou

  • Cliché de face : Patient couché D.D., MI en extension/rotation neutre, pied à l'équerre. Rayon centré sur médiane, sous la rotule.
    • Visualise interligne radiologique du genou. Ombre de la rotule se projette entre condyles fémoraux. Plateaux tibiaux divergeant.
  • Cliché de profil : Décubitus latéral, genou en légère flexion, bord externe sur film. Rayon centré sur interligne articulaire, incliné vers la tête (condyle fémoral interne plus bas).
    • Visualisation condylienne et profil rotule.
    • Utile pour tissu mou (graisse abondante -> contraste naturel). Non-visualisation des bourses graisseuses = collection liquidienne anormale.
  • Goniométrie (cliché debout) : Mesure l'alignement mécanique fémoro-tibial, axes mécaniques du fémur (tête, milieu genou, cheville).
    • Axe fémoro-tibial normal : nul ou (homme), (femme, valgum physiologique).
    • Genu varum : Angulation à sommet externe (en roue).
    • Genu valgum : Angulation à sommet interne (genoux bancals).
  • Goniométrie du nourrisson : Axe fémoro-tibial passe par plusieurs stades.

J. La Cheville et le Pied

  • Techniques Conventionnelles :
    • Face de la cheville : Patient assis/allongé, pied en équerre. Rayon centré au-dessus de la malléole externe. Légère rotation interne () nécessaire.
    • Profil de la cheville : Décubitus latéral, jambe de profil, bord externe du pied sur film. Rayon centré au-dessus de la malléole interne.
    • Face du pied : Plante à plat sur film. Rayon perpendiculaire, centré sur base 2ème métatarsien.
    • Profil du pied : Même position que profil cheville. Rayon centré sur tubercule du scaphoïde.
    • Incidence oblique (pied déroulé) : Pied sur bord interne, plante . Pour déroulement des os du pied sans empiètement (scaphoïde, cuboïde, cunéiformes bien visibles).
  • Radio-anatomie de la Cheville et du Pied :
    • Face de la cheville : Visualise articulation tibio-astragalienne.
    • Chevauchement tibio-péronier distal : Normalement d'empiètement. Absence = luxation/diastasis. Forme 3 lignes (tubercule antérieur tibia, contour interne péroné, tubercule postérieur tibia).
    • Profil de la cheville : Visualise articulation tibio-astragalienne, malléoles, sinus du tarse, tendon d'Achille (grâce à graisse pré-achiléenne).
    • Face du pied : Dégage phalanges, têtes métatarsiens, 1er/2ème cunéiformes. Sésamoïdes sur 1er métatarsien.
    • Incidence oblique : Meilleure visualisation des cunéiformes et têtes métatarsiens.
    • Profil strict du pied : Dégage sinus du tarse, étude du calcanéum (épine calcanéenne, lésions tendon d'Achille). Étude statique de la voûte plantaire.
    • Mensurations anthropométriques (profil pied) :
      • Angle de BÖHLER : à . Nul ou négatif = enfoncement/fracture calcanéum.
      • Angle de l'arche du pied : .
        • "Pied plat" : .
        • "Pied creux" : .

III. Anatomie Radiologique du Rachis

A. Généralités

  • Rachis : Corps vertébraux et disques intervertébraux. Vertèbres varient selon la région.
  • Vertèbre type : Corps vertébral antérieur, arc postérieur (pédicule, isthme, apophyses articulaires/épineuse, lames). Corps vertébral le plus volumineux.
  • Généralités sur la Face du Rachis : Corps vertébral rectangulaire (grand axe transversal) avec apophyses transverses. Bases des pédicules = "yeux de la vertèbre". Arc postérieur = "aile de papillon" surimprimée.
  • Généralités sur le Profil du Rachis : 4 colonnes distinctes (corps vertébraux, pédicules, articulaires, lames/épineuses).
    • Calibre antéropostérieur du canal rachidien : Distance face postérieure CV à jonction lames-épineuse.
    • Foramen vertébral (canal rachidien) : Délimité par face postérieure CV et arc postérieur. Calibre transversal = distance interpédiculaire (face).
  • Déviations sur plan frontal :
    • Scoliose dextro-convexe : Déviation latérale droite.
    • Scoliose sinistro-convexe : Déviation latérale gauche.
  • Déviations sur plan sagittal :
    • Lordose : Courbure à convexité antérieure.
    • Cyphose : Courbure à convexité postérieure.
    • Courbures physiologiques : Lordose céphalique, cyphose dorsale, lordose lombaire.
    • Pathologies : Inversion (ex: inversion lordose cervicale) ou exagération (hyperlordose, hypercyphose).

B. Le Rachis Cervical

  • 7 vertèbres : les plus petites et mobiles. Apophyses transverses proéminentes, perforées (passage artères vertébrales).
  • Atlas (C1) : Pas de corps, pas d'épineuse. Masse latérale renflée, arcs osseux antérieur/postérieur. S'articule avec apophyse odontoïde de l'Axis.
  • Axis (C2) : Apophyse odontoïde "en dent" antérieure -> s'articule avec Atlas (mouvements tête).
  • Uncus : Bords latéraux/postérieurs des plateaux supérieurs des vertèbres cervicales (visibles de face).
  • Plateaux inférieurs : Convexes, échancrures latérales pour s'articuler avec uncus.
  • Épineuses : Courtes, bifides, inclinées vers le bas.
  • Trous de conjugaison : Obliques (arrière-avant, dedans-dehors). Visibles uniquement sur cliché oblique ou 3/4.
  • Techniques Conventionnelles :
    • Charnière cervico-occipitale - Face : Incidence transbuccale. Patient assis AP, bouche ouverte, tête fléchie. Rayon horizontal, centré incisives supérieures. Visibilité C1, C2.
    • Charnière cervico-occipitale - Profil : Patient assis de profil. Rayon sur angle mandibule inférieure. Visibilité articulation atloïdo-axoïdienne.
      • Mensurations : Interligne atloïdo-axoïdienne (1-2mm). Ligne de Chamberlain (palais osseux - trou occipital).
    • Rachis cervical standard - Face : Patient assis AP, tête défléchie, épaules tombantes. Rayon ascendant , centré sur pomme d'Adam. Analyse C3 à C7 (corps, disques, articulations unco-vertébrales). Épineuses bifides. Pédicules/articulaires/transverses difficiles à voir (noyés). Charnière cervico-occipitale masquée.
    • Rachis cervical standard - Profil : Patient assis profil strict, épaules tombantes, mains agrippées. Rayon horizontal, centré mi-distance angle mandibulaire-épaule. Démontre les 4 colonnes vertébrales C2 à C7. C2 très volumineux. C7 épineuse la plus longue. Corps trapézoïdaux (grand axe AP incliné bas/avant). Marges antéro-supérieures rondes, antéro-inférieures pointues.
    • Rachis cervical standard - 3/4 : Patient assis oblique , tête défléchie. Rayon ascendant , centré sur cartilage thyroïde. Recommandé pour trous de conjugaison (visible en "trou de serrure"), comparatif.

C. Le Rachis Dorsal

  • Techniques Conventionnelles :
    • Face : Patient debout, bras le long du corps. Rayon horizontal, centrage médio-sternal, bien diaphragmée.
    • Profil : Patient debout, profil strict, bras croisés. Rayon horizontal, centré D6-D7.
  • Radio-anatomie du Rachis Dorsal (Face) :
    • Corps vertébral : Rectangulaire, grand axe transversal. Pédicules ("yeux") très visibles (près angle supérieur CV).
    • Arc postérieur : "Aile de papillon", déborde le corps vertébral. Comprend : articulaires supérieures (haut/lat), échancrure des lames (haut/milieu), apophyses transverses (lat), articulaires inférieures (lat/bas), épineuse (milieu/bas).
    • Articulations des côtes :
      • Costo-transversaire (avec apophyse transverse).
      • Costo-vertébrale (avec contours latéraux CV).
      • Exceptions : Côtes flottantes XI et XII (seulement costo-vertébrales).
  • Radio-anatomie du Rachis Dorsal (Profil) :
    • Pédicules s'insèrent sur coin postéro-supérieur CV. Plus longs que cervicaux, bien visibles.
    • Trou de conjugaison : Délimités par bord inférieur pédicule sus-jacent, bord supérieur pédicule sous-jacent, faces postérieures CV/disque (ant), massifs articulaires (post). Dirigés dedans-dehors, plan frontal. Visible QUE sur profil.
    • Interligne articulaire inter-apophysaire : Visible sur profil (fente mince, oblique bas/arrière).

D. Le Rachis Lombaire

  • Techniques Conventionnelles :
    • Face : Patient debout, symétrique. Rayon centré au-dessus des crêtes iliaques.
    • Profil : Patient debout, profil strict, bras croisés. Rayon centré au-dessus du milieu de la crête iliaque.
  • Radio-anatomie du Rachis Lombaire (Face) :
    • 5 vertèbres (L1-L5). Corps vertébral le plus volumineux et massif. Forme rectangulaire. Arc postérieur "aile de papillon" surimprimé.
    • Arc postérieur : Long pédicule. Épineuse haute/longue (se projette au niveau du plateau inférieur).
    • Apophyse transverse de L3 la plus longue.
    • Interlignes articulaires : Orientées frontalement, visibles sur face ou 3/4.
  • Radio-anatomie du Profil Lombaire :
    • Corps vertébraux : Aspect cunéiforme, plus haut en arrière. Plateaux ovalisés.
    • Trous de conjugaison : Bien visibles.
    • L5 inclinée en avant, autres horizontales.
    • Épaisseur des disques : Augmente de L1 à L5 (). L4L5 le plus épais.
    • L5S1 : Exception, plus mince que disque sus-jacent. Incliné (haut-bas, arrière-avant).
  • Anomalies Transitionnelles :
    • Spina bifida : Arc postérieur de L5 peu développé/absent.
    • Anomalies ligne bi-crêtale :
      • L5 encastré : Sous ligne bi-iliaque (normal).
      • L5 désencastré : Au-dessus (arthrose précoce).
    • Sacralisation de L5 : L5 avec apophyses transverses larges, fusionnant avec sacrum.
    • Lombalisation de S1 : S1 se développe comme vertèbre lombaire (apophyses transverses autonomes).
  • Analyse Cliché 3/4 : Développement important de l'isthme interapophysaire.
    • Image de "petit chien radiologique" :
      • Museau : Apophyse transverse.
      • Œil : Pédicule.
      • Oreilles : Articulaires supérieures.
      • Cou : Isthme inter-apophysaire.
      • Train avant : Articulaires inférieures.
      • Ventre : Lame vertébrale.
      • Racine train arrière : Pédicule opposé (coupé).
      • Train arrière : Articulaires inférieures opposées.
      • Queue : Articulaire supérieure opposée (relevée), transverse opposée (droite), épineuse opposée (modérément rabaissée), articulaire inférieure (totalement rabaissée).
    • L'isthme L5 est le plus sollicité, souvent fracturé (spondylolyse).
    • Spondylolisthésis : Glissement antérieur du corps vertébral après spondylolyse bilatérale.

IV. Anatomie Radiologique du Thorax

A. Généralités et Techniques

  • Nombreuses techniques : Radio simple (face/profil), radioscopie, tomographie, bronchographie, angiographie, scintigraphie, TDM, IRM.
  • Radio simple du thorax : Technique routinière, essentielle.
  • Utilité : Exclure affections graves, bilan préopératoire. Nécessite connaissance anatomique (poumons, bronches, médiastin, gril costal).

B. Échelle des Densités en Imagerie Thoracique

  • 4 densités : Osseuse, hydrique, graisseuse, aérienne.
  • Sémiologie : Deux vocables : "Opacité" ou "Clarté/Radiotransparence".
  • Clarté/Radiotransparence (noir) : Tissus qui n'atténuent pas les RX (ex: air dans les alvéoles).
  • Opacité (blanc/clair) : Tissus qui atténuent les RX (ex: cœur, vaisseaux, tissus hydriques).

C. Techniques Conventionnelles du Thorax

  • Cliché de Face :
    • Technique "dure" (, 150-250mA/s) : bonne pénétration, visualise détails derrière le cœur.
    • Technique "molle" (65-75kV, 350-500mA/s) : Belles images, mais faible pénétration derrière le cœur.
  • Cliché de Profil : Complément logique du cliché de face.
    • Réalisé debout, inspiration profonde, apnée. Membres supérieurs surélevés. Côté gauche intime au film. Rayon horizontal, creux axillaire.

D. Anatomie Radiologique du Thorax de Face

  • Plage Pulmonaire :
    • Alvéoles : Normalement, transparence pulmonaire symétrique, noircissement égal D/G. Transparents aux RX.
    • Trame broncho-vasculaire : Ensemble d'ombres "opaques" sur plage pulmonaire "noire". Vaisseaux et voies aériennes.
      • Vaisseaux pulmonaires : Opacités linéaires, dichotomiques, diminuent de calibre (centre vers périphérie). Densité aqueuse (opaques). Mieux visualisés avec contraste (iode).
      • Conditions normales : Visible dans 2/3 internes. Vaisseaux lobes inférieurs > supérieurs (rapport 2:1, phénomènes hydrostatiques). Cliche couché -> égalisation calibres.
      • Trachée et Bronches :
        • Trachée : Transparence longitudinale (face), sur ombre médiastinale supérieure.
        • Bronches souches : Identifiables, angle . Gauche horizontale, droite verticale (corps étrangers migrent plus à droite).
        • Bronches : Invisibles spontanément sur parenchyme pulmonaire (même contenu aérien, loi de relativité des densités). Parois bronchiques trop minces.
  • Gril Costal (Squelette du Thorax) : Côtes, clavicules, rachis, épaules. Ombre opaque (densité osseuse).
    • Superpositions osseuses : surface pulmonaire, source de pièges.
    • Arcs costaux postérieurs : Horizontaux, visibles en entier.
    • Arcs costaux antérieurs : Obliques (haut-bas, dehors-dedans). Continuité avec cartilages costaux.
    • Calcifications du cartilage costal : Non visible avant 35 ans. Après 35 ans : Centrale (femme) ; Périphérique (homme).
  • Plèvre et Scissures :
    • Plèvre : Double feuillet mésothélial (viscérale/pariétale). Cavité virtuelle, normale non visible.
    • Scissures : Inséreuses de la plèvre viscérale.
      • Grande scissure : Oblique, haute-bas, arrière-avant (généralement non visible de face).
      • Petite scissure : Uniquement à droite (entre lobe supérieur, moyen, inférieur). Dirigée horizontalement. Visualisable à l'état normal (ligne opaque fine).
  • Sinus costo-phréniques : Parties déclives de la cavité pleurale.
    • Tout épanchement pleural liquide comble d'abord le sinus.
    • Chez l'obèse : Opacités marginales symétriques (graisse extrapleurale). Épargnent les sinus (différent de l'épanchement pleural).
  • Division des Champs Pulmonaires :
    • Supérieur : Au-dessus 2ème arc costal antérieur, apex.
    • Moyen : Entre 2ème et 4ème arc costal antérieur.
    • Inférieur : Entre 4ème arc costal antérieur et coupole diaphragmatique.
  • Division Lobaure des Poumons :
    • Droit : 3 lobes (supérieur, moyen, inférieur).
    • Gauche : 2 lobes (supérieur, inférieur). Pas de lobe moyen.
    • Lésion systématisée : Respecte l'intégrité des entités anatomiques (lobes/segments), ex: pneumonie lobaire franche.
  • Signe de la Silhouette : 2 tissus contigus de même atténuation des RX ne peuvent être dissociés radiologiquement (silhouettage du plan de séparation). Ex: pneumonie lobe moyen efface arc inférieur droit.
    • Si tissus dans plans différents, l'interface reste visible. Ex: lobe inférieur gauche postérieur au cœur, n'efface pas le contour cardiaque.
  • Scissures Azygos et Accesoires :
    • Scissure azygos : Uniquement à droite. Variante anatomique (1% pop.). Migration ectopique de la veine azygos. Pseudoscissure (2 feuillets viscéraux + 2 feuillets pariétaux, vs vraie = 2 viscéraux).
    • Scissure segment apical : Parfois visible sur face/profil droit. Sépare segment de Nelson. Ligne opaque fine sous petite scissure.
    • Scissure segment para-cardiaque : Occasionnellement visible à droite, sur face. Entaille radio-opaque oblique de l'angle cardio-phrénique droit.
  • Silhouette Cardio-Médiastinale : Cœur, gros vaisseaux, nerfs, organes lymphoïdes. Superposition des cœurs droit/gauche.
    • Arcs droits : Supérieur (veine cave supérieure), inférieur (oreillette droite).
    • Arcs gauches : Supérieur (bouton aortique), moyen (artère pulmonaire gauche/tronc commun, auricule oreillette gauche), inférieur (ventricule gauche).
    • Cœur plus étendu à gauche. Poche à air gastrique à gauche sous coupole diaphragmatique gauche.
    • Opacité crosse veine azygos : Ronde, angle trachéo-bronchique droit.
  • Rapport Cardiothoracique (ICT) : Détecte cardiomégalie.
    • Adulte normal (debout, PA) : (A=distance la plus éloignée à droite de ligne médiane, B=distance la plus éloignée à gauche, C=largeur cage thoracique).
    • > 0.52 = cardiomégalie.
    • Cliché couché : cœur subit agrandissement géométrique. Expiratoire : cœur s'élargit.
    • Enfant : Cœur proportionnellement plus gros. ICT non applicable (se référer à abaques).
    • Médiastin supérieur nourisson plus large (thymus).
  • Lignes Médiastinales : Lignes opaques formées par plèvre médiastinale tangente aux RX.
    • Ex: aortico-pulmonaire, para vertébrale, para aortique, para trachéale, para azygosienne, para œsophagienne, para veineuse inférieure.
  • Hiles des Poumons : Passages artères pulmonaires, bronches, lymphatiques, nerfs.
    • Hile gauche plus haut () que droit (jamais l'inverse, sinon atélectasie, EP).
    • Artères : Intégrantes du hile, distribution en éventail.
    • Veines pulmonaires : Pas intégrantes du hile. Orientées horizontalement, plus basses que artères, vers oreillette gauche.
  • Coupoles Diaphragmatiques : Convexes vers le haut.
    • Coupole droite : Plus haute que gauche, visible en entier.
    • Coupole gauche : Plus basse, partiellement effacée par ombre cardiaque (silhouettage).
    • Sous coupole droite : ombre hépatique (opaque). Sous coupole gauche : clarté poche air gastrique, ombre rate.

E. Anatomie Radiologique du Thorax de Profil

  • Superposition des champs pulmonaires G/D rend lecture difficile. Complément au cliché de face.
  • Analyse des régions masquées sur face (fenêtres rétrocardiaques, rétro-sternales).
  • Détection d'épanchement liquidien grande scissure. Localisation précise d'anomalies.
  • Silhouette Cardiaque (Profil) :
    • Antéro-inférieur : Ventricule droit.
    • Antéro-supérieur : Infundibulum ventricule droit.
    • Postéro-supérieur : Oreillette gauche.
    • Postéro-inférieur : Ventricule gauche, bord postérieur veine cave inférieure.
  • Autres détails médiastinaux (Profil) :
    • Crosse aortique : Opacité en demi-arc, croisée par clarté trachée.
    • Bronches souches : Non visibles. Seule la bronche lobaire supérieure gauche est visible (abordée en enfilade).
    • Artère pulmonaire droite : Direction frontale, opacité arrondie antérieure.
    • Artère pulmonaire gauche : Trajectoire avant-arrière, crosse au-dessus bronche souche gauche.
  • Coupoles Diaphragmatiques (Profil) : Se superposent.
    • Gauche plus basse que droite. Poche gastrique sous coupole gauche.
    • Coupole gauche partiellement silhouettée par cœur. Droite visible en entier.
    • Arcs costaux gauches moins agrandis (côté gauche contre film).

F. Sémiologie du Thorax

  • Vérification du cliché :
    • Identité du patient.
    • Positionnement correct sur négatoscope (droit du patient = gauche de l'examinateur). Indice en plomb (D). Si absent: cœur plus à gauche, poche air estomac à gauche.
    • Critères techniques :
      • PA (postéro-antérieur) : Omoplates dégagées, fenêtres apicales claires, cœur peu agrandi.
      • AP (antéro-postérieur) : Omoplates masquent, fenêtres apicales difficilement lisibles, cœur agrandi.
      • Symétrique : Extrémités internes clavicules équidistantes de ligne sagittale.
      • Inspiration profonde : Dôme diaphragmatique au niveau (ou sous) 6ème arc costal antérieur.
      • Dose correcte : Visualize trame broncho-vasculaire et marges para-spinales.
        • Trame normale : 2/3 internes. Exagérée : sur toute la plage (pneumopathie interstitielle).
        • Cliché trop dur (surdosé) : Image trop noire, trame difficile.
        • Cliché mou : Image grisâtre, trame trop apparente, lignes para-médiastinales invisibles.
  • Lecture Systématique :
    • Comparaison transparence poumon G/D. Doit être identique. Différence = anomalie.
    • Attention aux faux positifs : asymétrie, mauvaise dose, clichés expiratoires, structures extra-thoraciques (muscles, seins, côtes cervicales, calcifications cartilagineuses, tumeurs cutanées, tresses, omoplate).
    • Examen des scissures pour augmentation/diminution volume pulmonaire (expansif, emphysème, rétraction, atélectasie, EP).
    • Bronchogramme aérien négatif : Visibilité spontanée et anormale des petites voies aériennes (due à infiltration péri-bronchique). Classique en bronchopneumonie.
    • Signe de la "lunette borgne" : 2 petits cercles réguliers contigus (petit cercle noir = bronche en filade, petit cercle opaque = artère satellite). Caverne de l'étudiant en médecine.
    • Trame broncho-vasculaire :
      • Hile gauche plus haut que hile droit (alerte si inverse).
      • Trame 2/3 internes (alerte si visible au 1/3 externe).
      • Rapport vasculaire "base contre sommet" 2:1 (alerte si non respecté).
    • Silhouette cardio-médiastinale : Détection anomalies cardiaques, calcul ICT (si cliché PA, inspiration profonde, debout).
    • Sinus costo-phréniques : Comblement par épanchement pleural (les plus déclives). S'assurer que le comblement n'est pas dû à inspiration forcée (aplatissement diaphragme, ouverture sinus).
    • Coupoles diaphragmatiques : Droite plus haute que gauche. Inversion = embolie, atélectasie, paralysie nerf phrénique. Contours irréguliers ne sont pas forcément pathologiques (inspiration forcée). Surélévation coupole droite = hépatomégalie.
    • Gril costal et tissu mou : Recherche de côtes cervicales, fractures, déformations, lésions ostéolytiques/condensantes.
      • Arcs costaux postérieurs (1ères/2èmes côtes) se superposent.
      • Extrémités antérieures des côtes cartilagineuses (invisibles avant 35 ans).
      • Ombre du sternum sur ombre cardio-médiastinale (ininterprétable de face).

V. Anatomie Radiologique des Viscères Creux du Tube Digestif

A. Généralités et Techniques d'Exploration

  • Techniques : Abdomen à blanc (AAB/ASP), examen tube digestif avec sulfate de Baryum (Ba₅₆), échographie, artériographie, cholangio-wirsungographie rétrograde, scintigraphie, TDM, IRM.
  • Fibroscopie : Non radiologique, mais haute fiabilité.
  • ASP : Ne permet pas d'explorer le foie (densité hydrique similaire aux autres viscères). Utile pour contours de la matité hépatique, reins, calcifications pancréatiques.
  • Échographie : Non indiquée pour viscères creux (air arrête son).
  • Choix d'examen : Selon clinique et performances attendues (ex: échographie pour abcès du foie). Effets cumulatifs des RX -> choix judicieux.
  • Principes de base :
    • Exploration des viscères creux uniquement par procédés conventionnels (radiographie).
    • Gaz normal dans certains viscères (poche à air estomac, intestins) = contraste négatif.
    • Examen des viscères creux nécessite produit de contraste (Ba₅₆) pour différencier.
    • Produit de contraste : Per-os ou rétrograde anal. Suivi à l'amplificateur de brillance.
  • Éléments sémiologiques (tube digestif) :
    • Étude des contours : Image radiologique du viscère rempli de contraste = moule. Révèle déformations.
      • Image d'addition : Ulcère (creux rempli de baryte).
      • Image de soustraction : Masse endo-cavitaire (lacune sur la moule opaque).
    • Gouttière pariéto-colique (sur AAB) : Inflexion latérale de feuillets péritonéaux avec coussinet graisseux pro-péritonéal. Création d'un gradient de densité qui rend les contours visibles (lignes verticales de faible densité).

B. Étude du Laryngo-pharynx et de la Déglutition

  • Laryngo-pharynx :
    • Air naturel peut servir de contraste négatif.
    • TDM offre plus de détails qu'en radiologie conventionnelle.
    • Face : Nécessite clichés tomographiques (coupes frontales) à cause de superpositions. Étude de la glotte avec phonation (son "ééé") et inspiration profonde pour supplesse des tissus.
    • Profil : Facile à réaliser. Étudie le rhinopharynx (cavum). Demande aussi coupes frontales pour organe de la phonation.
  • Anatomie Radiologique du Laryngo-pharynx (Face) :
    • Visibilité ailes cartilage thyroïde (lignes parallèles verticales).
    • 3 replis glosso-épiglottiques (1 médian, 2 latéraux) -> 2 vallécules en "nids de pigeon".
    • Fente glottique (C5) : Bande transparente verticale, médiane, au-dessus ogive trachéale.
    • Phonation : Démontre fente ventricule de Morgani, fausses cordes (au-dessus), vraies cordes (au-dessous).
  • Anatomie Radiologique du Laryngo-pharynx (Profil) :
    • Mandibule, os hyoïde, base de la langue, épiglotte.
    • Base de la langue : Ombre opaque convexe, se raccorde à épiglotte par 3 plis glosso-épiglottiques (vallécules).
    • Épiglotte -> repli ary-épiglottique.
    • Sous épiglotte : Hypopharynx (postérieur), larynx (antérieur). Superposition cartilages thyroïde et cricoïde.
    • Cartilage thyroïde : Calcifié, visible (normal). Cricoïde peu calcifié.
    • Espace glottique (ventricule de Morgani) : Clarté en bande transparente, ovalaire, horizontal. Entre fausses cordes (haut) et vraies cordes (bas). Sépare sus-glottique de sous-glottique.
    • Éminences aryténoïdes -> replis aryténo-épiglottiques.
    • Sinus piriformes : Gouttières latéro-pharyngées. Non visibles normalement. Visibles avec manœuvre de Valsalva (distension aérique).
    • Cliché RX Cavum pour détails si pas de tomographe.
  • Étude de la Déglutition :
    • Face : Ingestion baryte -> opacification vallécules (nids de pigeon) et sinus piriformes (goutte).
    • Profil : Bascule arrière épiglotte (recouvre vestibule laryngé), relâchement muscle crico-pharyngien, ouverture bouche œsophagienne.
    • Processus complexe : Bascule épiglotte, élévation voile du palais, recul langue/ascension larynx.

C. Étude de l'Œsophage

  • Technique d'Examen : Après ingestion de baryte et sous scopie télévisée. Portion thoracique explorée en OAD.
  • Examen : Étude souplesse, plissement muqueux, extensibilité, vidange du viscère.
  • Œsophage normal :
    • Orifice supérieur (sphincter supérieur) = muscle cricooesophagien.
    • Calibre variable (déglutition ou collapsus).
    • Opacification en collapsus -> dessin muqueux (2-3 plis longitudinaux minces).
    • 3 portions : cervicale, thoracique, abdominale.
    • 3 rétrécissements anatomiques : Cartilage cricoïdien, bouton aortique (1/3 moyen), hiatus diaphragmatique.
    • Portion cervicale : Courte, pré-vertébrale, cylindrique. Opacification fugace.
    • Portion thoracique : Médiane. Sur contour latéral gauche (1/3 moyen) : 2 empreintes extrinsèques physiologiques (images de soustraction) : bouton aortique (constante), bronche souche gauche (inconstante). 1/3 inférieur : empreinte oreillette gauche (si dilatée).
    • Portion abdominale : Courte (), rétro-péritonéale. Du hiatus œsophagien au cardia.
    • Hiatus œsophagien : Croisement piliers diaphragme. Pince diaphragmatique (pilier droit) -> fermeture portion transdiaphragmatique.
    • Ampoule épiphrénique : Dilatation œsophagienne sus-diaphragmatique, en inspiration profonde. Ne pas confondre avec hernie hiatale. Limite supérieure = rétrécissement annulaire (sphincter inférieur).
  • Anomalie du Hiatus Œsophagien :
    • Hernie trans-hiatale : Orifice béant -> remontée poche gastrique. Diaphragme ne joue plus son rôle de pince.
    • Angle de HISS : Entre bord gauche œsophage et contour supéro-interne grande tubérosité gastrique. Angle aigu (valvule GUBAROF). Angle obtus favorise reflux gastro-œsophagien.

D. Transit Œsophagien-Estomac-Duodénum (OED) et Colon Baryté

  • Techniques générales : Simple contraste et double contraste.
  • Technique en Simple Contraste : Suspension baryte-eau. Per-os (OED) ou rétrograde anale (colon). 3 phases :
    • étude muqueuse (petite gorgée baryte - OED ; après évacuation - colon).
    • Distension : Étude expansibilité/souplesse parois. Radiologie des contours.
    • Compression : Chasse baryte, permet étude des faces (plis muqueux, anomalies endoluminales). Plis muqueux = bandes transparentes ; sillons = bandes opaques.
  • Technique en Double Contraste :
    • Estomac : Baryte + comprimé effervescent (produit gaz).
    • Colon : Sonde à double voie (remplissage baryte + insufflation air/CO₂).
    • Permet imprégnation paroi + distension aérique. Combine avantages de réplétion et compression.

E. Radio-anatomie de l'Estomac

  • Transit OED : Étude estomac + 1ère portion grêle.
  • Estomac debout : 3 portions.
    • Verticale descendante (corps) : Parallèle rachis. Extrémité supérieure = grande tubérosité gastrique (avec poche à air gastrique).
    • Horizontale (bas fond) : Croise rachis, partie la plus déclive.
    • Oblique ascendante (antre pylorique) : Se termine par le pylore.
  • Contours de l'Estomac :
    • Petite courbure gastrique (bord interne) : Verticale puis horizontale.
    • Grande courbure gastrique (bord externe) : Indentations par fibres musculaires (ne pas confondre avec niches ulcéreuses).
    • Portion angulaire (petite courbure) : Jonction vertical/horizontal. Site préférentiel ulcères/néoplasies.
  • Variations Morphologiques (selon Positions) :
    • Debout : Niveau liquidien horizontal dans poche à air gastrique (grande tubérosité).
    • Procubitus : Air dans grosse tubérosité (plus haute), baryte dans le reste. Niveau liquide horizontal non visible (RX perpendiculaires).
    • Décubitus dorsal : Air dans antre gastrique. Baryte remplit grande tubérosité (plus déclive).
    • Oblique antérieure gauche : Dégage versant postérieur grande courbure, antérieur petite courbure. Visibilité pylore/cadre duodénal.
    • Oblique antérieure droite : Dégage versant postérieur petite courbure, antérieur grande courbure. Vue de face pylore/1er segment duodénal.
  • Variations Morphologiques (selon Habitus) :
    • Musculature abdominale faible : Estomac en J majuscule. Bas fond gastrique au niveau crêtes iliaques.
    • Musclés/Obèses : Poche gastrique horizontale. Face antérieure convexe, postérieure creuse.
    • Estomac en cascade : Deux niveaux liquides horizontaux (grande tubérosité, corps gastrique). Antre gastrique peut masquer bulbe duodénal.
  • Motricité de l'Estomac : Transit OED sous scopie tv. Étudie remplissage/vidage estomac/duodénum. Contractions musculaires (ondes péristaltiques).
    • Ondes plus profondes au niveau antre pré-pylorique.

F. Radio-anatomie du Duodénum

  • Étude couplée à estomac. Anneau en 4 portions entourant la tête du pancréas.
  • Première portion : Mobile.
    • Bulbe et segment post-bulbaire. Forme conique/triangulaire. Petite courbure bulbaire (supéro-interne), grande courbure bulbaire (inféro-externe).
    • Segment post-bulbaire : Horizontal/ascendant. Jonction avec 2ème portion par genu superius (angle aigu, fixé).
  • Deuxième segment : Vertical, descendant. À droite du rachis.
    • Déversement ampoule de Vater (cholédoque, Wirsung). Ampoule = petite image lacunaire.
    • Jonction avec 3ème segment par genu inferius.
  • Troisième segment : Plus longue portion. De genu inferius à jonction 3ème-4ème segment. Horizontale, croise rachis.
  • Quatrième segment : Oblique ascendante. Derrière estomac (séparé par arrière-cavité épiploons). Aboutit à angle de TREITZ (jonction duodénum-jéjunum).
  • Duodénum : Plis transversaux épais (bandes claires), sillons (bandes opaques).

G. Radio-anatomie du Grêle

  • Transit : à . Se termine à valvule iléo-cæcale. Comprend jéjunum et iléon.
  • Jéjunum :
    • Hypochondre gauche. Anses larges, calibre . Nombreux plis (valvules conniventes).
    • Demi-réplétion : Aspect "boa de plume".
    • Collapsus : Dessin muqueux en ruban opaque avec fines bandes transparentes.
    • Fin de transit : Image en "flocon de neige".
  • Iléon :
    • Flanc droit, partiellement dans pelvis. Termine à valvule iléo-cæcale. Calibre .
    • Moins de plis muqueux que jéjunum.
    • Valvule iléo-cæcale : Image lacunaire (versant interne bas fond cæcal).
  • Mésentère Commun : Variante normale. Malrotation tube digestif. Gréle à droite, colon à gauche.
    • Appendice à gauche. Veine mésentérique supérieure à gauche de l'artère.

H. Radio-anatomie du Colon

  • Opacification rétrograde : Ampoule rectale, sigmoïde, colon descendant/transverse/ascendant, appendice, anses iléales.
  • Colon en réplétion : Large ruban opaque avec sillons inter-haustraux ou semi-lunaires.
    • Sillons inter-haustraux : Encercle partiellement la circonférence (vs valvules conniventes grêle = totalité).
  • Sigmoïde : Longueur/calibre variables. Grande boucle isolée. Dolicho-méga-sigmoïde : anormalement long.
  • Bas fond cæcal : Topographie très variable (pelvien, iliaque, sous hépatique).
  • Appendice : Solitaire du cæcum, topographie variable (médiane, rétro-cæcale, pelvienne, sous hépatique).
  • Valve de BAUHIN : Image lacunaire au bas fond cæcal. Ailleurs : fécalome (mobile), tumeur endo-luminale (fixe).

VI. Anatomie Radiologique des Viscères Pleins du Tube Digestif (Foie, Voies Biliaires, Pancréas)

A. Généralités et Techniques

  • ASP (Abdomen sans préparation) : Foie (densité hydrique) non explorable par radio conventionnelle. Les viscères abdominaux ont même atténuation.
    • Utile pour les contours hépatiques, reins, calcifications pancréatiques.
  • Échographie : Méthode de choix pour voies biliaires. Utile pour pancréas, canal de Wirsung.
    • Appareil haute résolution pour visualiser Wirsung (2-3mm).
  • Cholécystographie orale / Cholangiographie IV : Anciennes techniques, abandonnées.
  • TDM : Examen de seconde intention pour foie/voies biliaires. De choix pour pancréas (échographie difficile à cause du gaz intestinal).

B. Échographie Abdominale

  • Sonde : (parfois chez obèses). Sondes multifréquences.
  • Préparation : Gel aqueux de contact.
  • Coupes : Libres dans tous les plans.
    • Longitudinale : Tête du patient à gauche de l'écran, pieds à droite.
    • Axiale : Côté droit du patient à gauche de l'examinateur (regard vers la tête).
  • Images échographiques des viscères abdominaux :
    • Échostructure : Structure intime du tissu.
    • Échogénicité : Tonalité d'image par rapport à autre tissu (ex: rate > foie).
    • Viscères pleins : Foie, rate, reins (cortex). Échostructure solide, réflexion moyenne, finement nodulaire, homogène. Comparaison avec rein.
    • Collections liquidiennes : Absence interface -> absence réflexion écho.
      • Plage totalement noire.
      • Renforcement de l'écho en arrière (contour postérieur réfléchissant).
      • Ex: vésicule biliaire, vessie, liquide cœlomique/amniotique, ascite.
    • Vaisseaux sanguins : Canaux élastiques, liquides. Image canalaire en tube noir, parois rectilignes, parallèles, réfléchissantes.
    • Calculs et tissus calcifiés : Réflexion totale ultrasons.
      • Structure très brillante (blanche).
      • Cône d'ombre postérieur associé (traînée noire derrière structure brillante).
    • Viscères creux avec gaz : Mauvaise investigation. Gaz arrête ultrasons.
      • Nappe fortement échogène derrière laquelle on ne voit rien.
      • Artéfacts "queue de comète" ou "rayon de soleil" (mouvements bulles d'air).
    • Intérêt limité pour estomac/colon (sauf néoplasie, invagination). Routinier pour appendice.

C. Radio-anatomie du Foie

  • Macroscopie : 4 lobes (gauche, droit, caudé, carré).
  • Vascularisation : 2 lobes (droit/gauche) séparés par plan (fossette VB, bifurcation portale, veine sus-hépatique moyenne).
    • 3 veines sus-hépatiques (droite, médiane, gauche) convergent dans VCI.
    • Veines sus-hépatiques divisent foie en 4 secteurs.
    • Ligament "teres" : Repère, divise lobe gauche.
  • Anatomie Échographique du Foie : Méthode de choix.
    • Plus gros viscère plein de l'abdomen. Contour régulier.
    • Échostructure : Solide, réflexion moyenne (ardoise/grise), finement nodulaire, homogène. Proche de rate et cortex rénal (servent de comparaison).
    • Sur cette plage homogène : Images tubulaires noires, parois réfléchissantes = veines portes ou sus-hépatiques.
  • Estimation de la Taille : Difficile (variation volumes lobes).
    • Axe sur ligne médioclaviculaire : 130-.
    • Marge inférieure finement angulée (s'arrondit si hépatomégalie).
    • Expansion lobe gauche déborde rate.
  • Segmentation de Couinaud : 8 segments (basée sur veines sus-hépatiques et ligament teres). Segment I non visible sur même plan.

D. Anatomie des Voies Biliaires

  • Technique d'Examen : Échographie à jeun (8h) pour bonne distension VB. Examen post-prandial laborieux.
  • Anatomie Topographique :
    • Vésicule biliaire : Organe ovalaire, contact direct gouttière rétro-hépatique. Entre segment VIII (D) et IV (G).
    • Branches lobaires (D/G) -> canal hépatique commun (voie biliaire principale).
    • Canal hépatique commun (C.H.C) : Externes-internes, D-G, avant-arrière.
    • Canal cystique : Draine VB. S'abouche dans C.H.C -> cholédoque.
    • Vésicule Biliaire : Aubergine reliée au canal cystique. Oblique haut-bas, arrière-avant, dedans-dehors. 4 portions : fond, corps, infundibulum, col.
      • Longueur max , diamètre .
      • Col vésiculaire : Nombreux sillons (valvules).
    • Cholédoque : Débute à abouchement canal cystique. 3 segments : hilaire, pédiculaire, intra-pancréatique. Calibre 4-. Adhérent veine porte antérieure.
    • Portion intra-pancréatique : Débouche dans ampoule de Vater (avec canal de Wirsung). Ampoule de Vater -> 2ème segment duodénal.
  • Anatomie Échographique :
    • Vésicule Biliaire (à jeun) : Aubergine vide d'écho (noire). Diamètre . Paroi mince, réfléchissante (brillante), . Renforcement écho postérieur.
    • Cholédoque : Sattelite de veine porte. Coupe longitudinale du hile : structure canalaire noire, accolée au versant antérieur de la veine porte.
    • Lithiase vésiculaire : Nodule endo-luminal, réfléchissant, mobilisable, avec cône d'ombre postérieur.

E. Anatomie du Pancréas

  • ASP : Seulement calcifications pancréatiques visibles (pancréatite chronique). Pas de parenchyme.
  • Échographie : Laborieuse (gaz intestins). Remplissage estomac avec eau + inclinaison patient peut aider.
  • Scanner : Technique idéale pour pancréas si échographie inefficace.
  • Anatomie Topographique : Glande rétro-péritonéale, dans cadre duodénal, derrière estomac. Tête, cou, corps, queue.
    • Échostructure : Variable (imbibition graisseuse). Hypoéchogène (jeunes) ou réfléchissante (âgés, obèses). Égale ou légèrement plus échogène que foie normal.
    • Repères (coupe transversale épigastre) : Veine splénique (satellite pancréas), artère mésentérique (sous pancréas, graisse réfléchissante).
  • Cholangio-wirsungographie rétrograde (procédé interventionnel) : Opacification des voies biliaires et canal de Wirsung (injection de contraste dans ampoule de Vater).
    • Wirsung : Calibre . Conduit fin traversant pancréas. Bifurcation en Y (queue) signifie exploration complète.

F. Ascite en Échographie

  • Confirme diagnostic, quantifie ascite, recherche étiologie.
  • Image : Plage vide d'écho (noire), viscères flottant.
  • Ascite discrète : Se collecte dans zones déclives :
    • Cul de sac de Morisson (entre foie et rein droit).
    • Gouttières pariéto-coliques.
    • Cul de sac de Douglas (femme) ou rétro-vésical (homme).

VII. Anatomie Radiologique Gynécologique et Obstétricale

A. Techniques d'Exploration

  • Échographie (premier choix) et Hystérosalpingographie (HSG) (stérilités).
  • Échographie Gynécologique :
    • Voie trans-vaginale : Meilleure visibilité (ovaire, endomètre) car sonde en contact direct.
    • Voie sus-pubienne : Abord le plus courant. Recommandée avant trans-vaginale (femme non examinée, vierge). Vue d'ensemble du pelvis.
      • Vessie en réplétion (fenêtre acoustique).
      • Transducteur (parfois obèses).

B. Anatomie Gynécologique Échographique

  • Utérus :
    • Coupe longitudinale : Utérus derrière vessie (noire en réplétion).
    • Position : Souvent dévié latéralement. Antéversion (normal), rétroversion (visibilité difficile sus-pubienne, nécessite trans-vaginale).
    • Taille : Variable. chez femme ayant accouché. Nullipare .
    • Échostructure myomètre : Hypoéchogène et homogène vs endomètre.
  • Endomètre : Lumière virtuelle utérine.
    • Variations cycliques (14-50 ans) :
      • Phase proliférative : Endomètre mince (2-8mm), uniformément hyperéchogène.
      • Phase sécrétoire : Endomètre hyperéchogène, épais (), contour mal défini.
    • Fin de cycle : Lamelle liquidienne lumière utérine (prémenstruelle, normal).
  • Annexes : Ovaires (mésosalpinx), trompes de Fallope, ligaments, vaisseaux.
    • Trompe de Fallope : Non échographiquement visible (normal).
    • Ovaires : Visibles en période sexuellement active. Ovalaires, modérément hypoéchogènes. Petits follicules (femmes en âge de concevoir).
    • Modifications cycliques ovaires :
      • Phase oestrogénique : Petits follicules ().
      • jour : Follicule dominant (plus grand).
      • Milieu de cycle : Follicule dominant (), contient ovaire mature. Rupture -> libération ovaire mature (petit saignement possible dans Douglas).
    • Taille ovaires : Variable. Volume = (L x l x E) x . Nullipare . Sexuellement active .

C. Hystérosalpingographie (HSG)

  • Préalables :
    • Entre 8ème et 12ème jour du cycle (éviter grossesse).
    • Pas d'infection active (GB , VS /1h).
    • Contre-indications absolues : Infection active, grossesse, allergie à l'iode.
  • Technique : Injection directe de de produit de contraste iodé hydrosoluble dans cavité utérine (canule HSG).
  • Radio-anatomie Utérus et Annexes : HSG visualise la lumière, pas les parois.
    • Cavité utérine : Défilé cervical + corps.
      • Défilé cervical : Première portion opacifiée. Longueur variable ( nullipares). Contours irréguliers.
      • Corps utérin : Longueur variable (). Triangle inversé, contours latéraux convexes. Angles = cornes de l'utérus.
    • Trompes de Fallope : Suivent les cornes. 3 portions :
      • Interstitielle : Endo-murale, mince, courte.
      • Isthmenique : Mince, longue, sinueuse.
      • Ampullaire : Débouche dans cavité péritonéale. Longue, large, sinueuse. Dessin muqueux longitudinal (normal).

D. Échographie Obstétricale

  • Minimum 3 fois pendant la grossesse (1 par trimestre).
  • 1er trimestre :
    • Confirmer sacs gestationnels (visibles sus-pubienne, endovaginale).
    • Confirmer viabilité.
    • Déterminer siège implantation.
    • Étudier environnement.
    • Technique : Sus-pubienne avec vessie en réplétion. Sonde .
    • Sac gestationnel : Ovalaire/réniforme, contour tonique, régulier ("œuf noir"). Couronne chorionique épaisse (~), réfléchissante, vide.
    • Sac vitellin (yolk) : Visible avant embryon (5-6 SA). Petit vésiculaire ().
    • Après 7 semaines : Embryon visible dans œuf noir. Viabilité par mouvements cardiaques.
    • Datation : Diamètre moyen sac gestationnel (L+l+e/3) ou longueur cranio-caudale (LCC/CRL). Précision semaines.
    • Diagnostic de gémellité précoce ().
  • 2ème trimestre :
    • Bilan morphologique fœtus (comptabilité organes).
    • Étude croissance fœtale.
    • Étude annexes.
    • Datation : LCC n'est plus fiable après . Paramètres biométriques : BIP (diamètre bipariétal, "from out to in"), FL (fémur), HC (tête), AC (abdomen), DAT (diamètre transverse abdominal).
    • BIP : Premier et plus mesuré. Mesure sur coupe où écho médian du septum pellucidum est visible.
    • Fémur : Très fiable au 2ème trimestre.
    • DAT/AC : Calculés sur coupe axiale de l'abdomen (veine ombilicale).
    • Placenta : Identification à . Examen routinier fin 1er trimestre. Épaisseur .
  • 3ème trimestre :
    • Dépister retards de croissance utérine.
    • Dépister anomalies morphologiques non diagnostiquées.
    • Déterminer position fœtus, poids (macrosomie ).

VIII. Anatomie Radiologique des Voies Urinaires

A. Généralités et Rappels Anatomiques

  • Exploration reins : Échographie rénale, Doppler, urographie intraveineuse (UIV). Second intention : artériographie, pyélographie rétrograde, TDM, IRM, néphrostomie percutanée.
  • Reins : Densité hydrique, rétro-péritonéaux, D11-L3. Concave interne (hile), convexe externe.
  • Dimensions : long, large, épais. Normal = 3.5 vertèbres de haut ().
  • Topographie : Rein gauche plus haut () que droit (abaissé par foie). Mobilité respiratoire ().
  • Uretères : Trajectoire symétrique, médiane/paravertébrale lombaire, s'écartant pelvienne.
  • Orientation des Reins : Triple obliquité.
    • Frontal (face) : Obliques haut-bas, dedans-dehors. Pôles supérieurs proches rachis, inférieurs éloignés. Angle avec rachis (ouvert en bas).
    • Sagittal (profil) : Sur rachis. Axe oblique haut-bas, arrière-avant. Pôle supérieur sur D11/D12, inférieur se démarque de L3/L4.
    • Transversal (axiale) : Obliques avant-arrière, dedans-dehors. Angle avec horizontal (ouvert en dedans).

B. Anatomie Fonctionnelle des Reins

  • Lobes : 9-12 par rein (calice, pyramide, cortex, vaisseaux).
  • Pyramide de Malpighi : Tubules urinaires, se terminent aux papilles (protrusion dans petit calice).
  • Colonne de Bertin : Incursion du cortex glomérulaire entre pyramides de Malpighi.
  • Petits calices : 3-4 par grand calice (9-12 par rein). Forme en cupule (protrusion papille).
  • Grands calices : 3 par rein (supérieur, moyen, inférieur). Supérieurs verticaux, moyens horizontaux, inférieurs obliques.
  • Bassinet : Forme triangulaire, confluence 3 grands calices. Bord supérieur fait un S italique avec grand calice supérieur.
  • Petits calices toujours à distance égale du contour rénal (épaisseur cortex : pôles, reste).

C. Anatomie des Reins à l'UIV

  • UIV : Étude des reins et voies urinaires après injection IV de produit de contraste iodé (excrété par reins).
  • Préalables : Préparation patient (lavements).
  • Cliché d'appareil urinaire simple (AUS) : Avant injection. Étudie rachis, lithiases radio-opaques, état de préparation.
  • Injection : contraste IV rapide (). Premier cliché aussitôt.
  • Néphrogramme spontané : Contour rénal visible sur AUS (rein rétro-péritonéal, densité hydrique, capsule + couche adipeuse). Visualisation contours psoas. Peut suspecter masse rénale.
  • Néphrogramme artificiel (après contraste) : 3 phases.
    1. Phase de néphrographie précoce (15-20s) : Rehaussement précoce densité parenchyme. Visualisation colonnes de Bertin (opacifiées), pyramides de Malpighi (non opacifiées).
    2. Deuxième phase (30s à 1min) : Rehaussement densité cortex, pyramides, colonnes (tous injectés). Analyse morphologique détaillée.
    3. Troisième phase (urinaire) : Excrétion urinaire (2-3min aux fonds des calices). Opacification calices, bassinet, uretères.
      • Diagnostic retard/asynchrone excrétion.
      • Étudie morphologie voies excrétrices, perméabilité uretères, opacification/remplissage vessie, ouverture col vésical.

D. Anatomie Échographique des Reins

  • Technique très intéressante : Étude morphologique. Pas de préparation patient.
  • Performante pour étude anatomique/morphologique (distingue masse solide/kystique, contrairement à UIV).
  • Limites : Peu d'informations sur fonctionnement. Ne surclasse pas tests biologiques (urée, créatinine) ni UIV.
  • Aspects Échographiques : Ovoïde, en haricot, rétro-péritonéal. Contour externe convexe/lisse, interne concave (hile).
  • Architecture interne : 2 zones distinctes.
    • Sinus rénal (central) : Tissu fibro-graisseux, réfléchissant. Éléments anéchogènes (noirs) = tubes collecteurs. Hile réfléchissant si non distendu.
    • Cortex et pyramides de Malpighi (périphérique) : Cortex = faible réflexion, égale/discrètement inférieure au foie, inférieure à rate (comparaison).
    • 9-12 lobes/petits calices. Pyramides = plages coniques adjacentes aux calices, faible échogénicité.
    • Différenciation cortico-médullaire : "Bonne" si 2 zones clairement distinctes (rein d'échostructure normale).

E. Variantes Anatomiques des Voies Urinaires

  • Développement : Ébauche rénale pelvienne -> ascension -> position définitive. Rotation reine transforme position voies excrétrices (antérieure -> médiane/paravertébrale).
  • Variantes Congénitales :
    • Absence grands calices : Petits calices s'abouchent directement dans bassinet (calices moyens/inférieurs).
    • Absence du bassinet : Grands calices s'abouchent directement dans uretère.
    • Bassinet extra-rénal : Bassinet bombant extra-rénalement. Calices normaux. Intégrité des petits calices exclut hydronéphrose.
    • Malrotations des reins : Anomalie de rotation. Cavités excrétrices plus externes, se superposent au rein.
    • Reins en fer à cheval : Deux reins attachés à leurs pôles inférieurs par pont fibreux. Perte d'obliquité des axes (deviennent parallèles). Souvent malrotation (calices internes).
    • Reins sigmoïdes : Fusion (via ligne médiane) pôle inférieur d'un rein avec pôle supérieur d'un autre. Uretères de leur côté.
    • Ectopie rénale simple (verticale) : Rein en position anormale (thoracique, lombaire, iliaque, pelvienne).
      • Uretère de longueur adaptée (pas de sinuosité).
      • Vascularisation ectopique -> anomalie irréductible.
    • Ptose rénale : Acquise. Rein descend dans pelvis. Uretère de longueur normale s'amasse en boucles. Facilement réductible (allongé).
    • Ectopie rénale croisée (transversale) : Deux reins du même côté (pôle inférieur un rein attaché pôle supérieur autre).
    • Reins concrescent (en galette) : Variante ectopie croisée. Fusion des bords internes des deux reins.
    • Duplicité urétérale : Dédoublement intégral urètre, 2 méats urétéraux dans vessie.
    • Bifidité urétérale : Dédoublement partiel, fusion avant abouchement vésical.
    • Poly-kystose rénale : Invasion massive par formations kystiques. Déformations calicielles.
    • Syndrome de la jonction : Artère rénale polaire inférieure surnuméraire (irrigue pôle inférieur). Croise urètre proximal -> compression jonction pyélo-urétérale -> dilatation pyélo-calicielle en amont.

IX. Radiographie Standard du Crâne

A. Généralités, Intérêts et Particularités Anatomiques

  • Intérêt diminué par TDM/IRM, mais reste utile pour cavités sinusiennes, mandibule, cellules mastoïdiennes, région sellaire.
  • Sutures du crâne :
    • Suture sagittale, coronale, lambdoïde.
    • Lignes transparentes, finement ondulées (≠ fractures : rectilignes, sans ondulations).
  • Calcifications Intracrâniennes Physiologiques : Spontanément visibles.
    • Faux du cerveau : Linéaire, strictement médiane (face).
    • Glande pinéale : Nodulaire, solitaire, strictement médiane (face), légèrement haut/arrière selle turcique (profil).
    • Plexus choroïdes : Rares. Dans cornes postérieures ventricules latéraux. Latérales, équidistantes plan sagittal.
    • Ligaments pétro-clinoïdiens : Profil, derrière dos selle turcique.
  • Sillons Vasculaires : Ex: sillon artère méningée moyenne (profil), hypodensité linéaire bifide postérieure sur os temporal.
  • Empreintes :
    • Digitiformes : Chez enfant ans, normal.
    • Granulations de Pacchioni : Simulent empreintes chez adultes. Position paramédiane caractéristique.

B. Incidences du Crâne

  • Incidence de Face Haute (Nez-Front-Plaque) :
    • Technique : Debout/couché, tête appui frontal/nasal. Rayon centré au-dessus protubérance occipitale, sortant base du nez.
    • Radio-anatomie : Vue d'ensemble sinus frontaux, jugum sphénoïdal. Granulations de Pacchioni, suture sagittale, apophyse Crista Galli, contours supérieurs orbites.
      • Ailes sphénoïdes dans orbites. Cloison nasale, cellules ethmoïdales, calcification faux du cerveau.
      • Plancher selle turcique visible de face.
      • Rochers projetés sous orbites (non analysables).
  • Incidence de Profil :
    • Technique : Debout/couché, tête profil strict. Rayon centré au-dessus du tragus.
    • Radio-anatomie : Superposition hémi-crânes. Meilleure exploration selle turcique.
      • Sutures coronales/lambdoïdes, sillons artère méningée moyenne, sinus maxillaires, coupes optiques os malaires, calcifications plexus choroïdes/glande pinéale.
      • Selle turcique : Loge hypophyse (non visible). Forme en U ouverte en haut, dans corps sphénoïde. Bas fond délimité par lame opaque, sous laquelle clarté sinus sphénoïdal.
      • Dédoublement plancher selle = tumeur intra-sellaire.
      • Apophyses clinoïdes postérieures se prolongent avec dos selle turcique (calcifications lig clinoïdo-pétreux sans pathologie).
  • Incidence de Blondeau (RX Sinus) :
    • Technique : Nez menton plaque. Menton en appui, bouche ouverte, tête déflexion. Rayon centré au-dessus protubérance occipitale, sortant base du nez.
    • Anatomie : Bonne démonstration sinus frontaux et maxillaires (rochers projetés sous sinus maxillaires).
      • Transparence des cavités sinusiennes par rapport clarté buccale.
      • Sinus sphénoïdaux visibles via clarté buccale.
      • Cellules ethmoïdales, fosses nasales, septum nasal, os malaires, apophyses temporozygomatiques, condyles mandibulaires, trous déchirés postérieurs.
  • Incidence Mandibule Défilée :
    • Technique : Profil asymétrique. Tête déflexion/inclinaison latérale (appui bosse pariétale). Rayon centré sous bord inférieur mandibule éloignée du film.
    • Anatomie : Dégage la branche horizontale de la mandibule examinée.
      • Branche montante, canal dentaire inférieur, molaires, prémolaires visibles.
      • Dents : Toutes une racine (sauf molaires = 2 racines).
      • Numérotation des dents : 4 hémi-arcades (I: maxillaire sup droit, II: maxillaire sup gauche, III: mandibule gauche, IV: mandibule droite). Chaque hémi-arcade 8 dents (1 à 8, incisive #1, molaire #8). Numérotation = arcade + position (ex: dent 48).

X. Anatomie Radiologique en Scanner Cérébral (TDM)

A. Rappel Anatomique (Système Nerveux Central)

  • Le Cerveau :
    • Cerveau antérieur : Télencéphale, diencéphale.
    • Cerveau moyen : Mésencéphale.
    • Cerveau inférieur (rhombencéphale) : Tronc cérébral, cervelet.
  • Les Ventricules (cavités à LCR) :
    • Télencéphale -> ventricules latéraux.
    • Diencéphale -> 3ème ventricule.
    • Mésencéphale -> aqueduc de Sylvius.
    • Rhombencéphale -> 4ème ventricule.
    • Communication : Trous de Monro (latéraux-3ème), Aqueduc de Sylvius (3ème-4ème).
  • Cerveau Antérieur : Diencéphale (entre), Télencéphale (éloigné).
  • Anatomie Macroscopique du Télencéphale :
    • Hémisphères cérébraux : Séparés par fissure interhémisphérique.
    • 3 faces : Latérale (bombante, convexe), médiane (participe sillon interhémisphérique, séparée par faux du cerveau), inférieure (plate, épouse plancher fosse crânienne).
    • Repères extérieurs cortex :
      • Fissure latérale (Sylvienne) : Sépare lobe frontal (avant), temporal (bas), occipital (arrière).
      • Fissure centrale (Rolandique) : Surface médiale -> Sylvienne.
      • Fissure pariéto-occipitale (face médiale).
      • Sillon calcarin (face médiale lobe occipital).
    • Lobes : 5 lobes dont 4 avec repères :
      • Frontal : Antérieur. Limité par Sylvienne (bas) et Rolandique (post).
      • Occipital : Petit. Limité par pariéto-occipital (avant).
      • Pariétal : Rolandique (avant), Sylvienne (bas/arrière).
      • Temporal : Carrefour. Séparé occipital par pariéto-occipital.
      • Insulaire (central) : Pas de repères extérieurs. Profondeur de la Sylvienne (visible si lèvres Sylvienne découpées). Formé d'opercules frontal, pariétal, temporal.
  • Zones Stratégiques du Télencéphale :
    • Cortex cérébral : Substance grise (périphérique).
    • Substance blanche : Centrale, jonction hémisphères.
      • Centre semi-ovale : Substance blanche interne hémisphères.
      • Corps calleux : Large bande blanche, connexion hémisphères. Genou (ant), corps, splénius (post, effilée/arrondie).
    • Substance grise :
      • Noyaux caudés : Dans genou corne antérieure ventricule latéral. Extrémité antérieure bombante, queue effilée vers thalamus.
      • Noyau lenticulaire : Lobe insulaire, aplati sur coupe coronale.
    • Capsule interne : Fine bande substance blanche entre thalamus, noyau caudé, noyaux lenticulaires.
    • Faux du cerveau : Repli dure-mère dans fissure interhémisphérique. Profondeur variable.
      • Avant : Profond, attaché plancher fosse crânienne antérieure.
      • Milieu : Limitée par corps calleux.
      • Arrière : Replonge profond, attachée tente du cervelet.
      • Sinus droit : Inséré à jonction faux du cerveau et tente du cervelet.
  • Diencéphale : Connexion hémisphères/cerveau antérieur-moyen. Structures autour 3ème ventricule.
    • Thalamus : 2 larges masses latérales symétriques, ovalaires. en arrière. Parois latérales 3ème ventricule, planchers ventricules latéraux.
    • Pulvinar (extrémités postérieures thalamus) : Loge glande pinéale.
    • Corps genouillé : 2 noyaux de chaque côté (latéral, médian) = métathalamus. Relais (optique, auditif, temporal).
    • Épithalamus : Habenula, corps pinéal, commissure postérieure.
    • Subthalamus : Transition thalamus/tegmen cerveau moyen.
    • Hypothalamus : Plancher antérieur 3ème ventricule. Corps mamillaire, tuber cinereum, infundibulum, hypophyse, chiasma optique.
  • Cerveau Moyen (Mésencéphale) : Court segment. Connecté cerveau antérieur, tronc, cervelet.
    • Pédoncule (large, antérieur), Tectum (petit, dorsal).
    • Substance grise autour aqueduc de Sylvius.
    • Pédoncules : Face ventrale, renflements cylindriques.
    • Fosse interpédonculaire : Triangulaire, sépare pédoncules.
    • Tegmen du mésencéphale : 4 saillies arrondies (corps quadrijumeaux / collicule). Collicules supérieurs connectés à corps genouillé (optique), inférieurs (auditif).
  • Cerveau Postérieur : Tronc + bulbe (avant), cervelet (arrière).
    • 4ème ventricule : Entre rhombencéphale antérieur et cervelet.
    • Tronc : Connexion bulbe/cerveau moyen. Protubérance massive. Sillons pontiques séparent bulbe/pédoncules. Sillon médian ventral (loges artère basilaire). Pédoncules cérébelleux s'échappent.
    • Bulbe : Jonction tronc/moelle épinière. long. Sillons médians (avant/arrière), para-sagitaux.
      • Pyramides : Faces antérieures renflement bulbaire.
      • Olives : Faces latérales.
      • Tubercules graciles et cunéates : Face postérieure.
    • Cervelet : Fosse crânienne postérieure. Séparé tronc/bulbe par 4ème ventricule. Limitée par tente du cervelet. Hémisphères cérébelleux latéraux, connectés par vermis.
    • 4ème ventricule : Centre cervelet. Limité par face postérieure tronc cérébral (avant), vermis (arrière/haut), tonsilles cérébelleuses (bas).

B. Principes et Technologie Scanner

  • Scout-view (topogramme/CR image) : Cliché de repérage pour programmer coupes.
  • Plan de référence international : Plan orbito-méatal (OM 0) = méat auditif externe - bord latéral orbite.
  • Paramètres techniques : Épaisseur coupes (2, 5, 8, ), temps, intervalle, Kv, mA, filtre, produit de contraste (ou non).
  • Produit de contraste : Généralement iodé. Rehausse densité tissu cérébral, vaisseaux, tissus hyper-vascularisés (ex: méningiome).

C. Anatomie en Scanner Cérébral

  • Compréhension par illustrations des cavités ventriculaires sur profil crâne.
  • Systématisation : Anatomie divisée en 3 parties :
    • Infra-ventriculaires (infra-tentorielles).
    • Péri et intraventriculaires.
    • Supra-ventriculaires.
  • Anatomie des Coupes Infraventriculaires :
    • Coupes basses sous-tentorielles : Étude des os de la base du crâne, orbites.
      • Coupes orbitaires : Muscles moteurs oeil, globe oculaire, canal nerf optique. Clartés ethmoïdales, sinus sphénoïdal. Nerfs optiques mieux sur coupe juste au-dessus OM 0.
      • Coupes inférieures infra-tentorielles : Cervelet séparé bulbe/tronc par 4ème ventricule.
      • Citerne pré-pontique : Devant tronc cérébral. S'étend latéralement aux citernes angle ponto-cérébelleux. Tronc basilaire visible. 7ème et 8ème nerfs crâniens (IRM mieux, mais encoches sur rochers visibles).
      • Cervelet bien visible (mieux en IRM). Dos selle turcique, apophyses clinoïdes antérieures, contours grandes ailes sphénoïde, clarté sinus frontal.
    • Coupes moyennes (juste au-dessus rochers) :
      • Lobes frontaux (avant), séparés par sillon inter-hémisphérique.
      • Citerne suprasellaire (hexagonale/pentagonale) : Limite arrière par 2 pédoncules cérébraux. Latéralement par "uncus" lobe temporal.
      • Citernes interpédonculaires communiquent avec citerne "circummesencéphalique".
      • Aqueduc de Sylvius occasionnellement visible.
      • Vermis cérébelleux (postérieur, médian). Citerne ambiante communique citernes inter-pédonculaires/supra-sellaire.
      • Polygone de Willis visible avec produit de contraste.
  • Anatomie des Coupes Intra et Para-Ventriculaires :
    • Coupes juxta-ventriculaires inférieures : Cornes frontales/temporales ventricules latéraux, trigone par glomus plexus choroïde.
      • Vermis cérébelleux, thalamus, ganglions de la base, citerne quadrijumeaux, 3ème ventricule.
      • Cornes frontales : 2 croissants de lune, convexes, convergents. Entre elles : artère cérébrale antérieure (avec contraste), devant genou corps calleux.
      • Sylvienne toujours visible. Lobe insulaire loge noyaux lenticulaires/caudés (hyperdenses).
      • Noyaux thalamiques : Contours 3ème ventricule.
      • Citerne quadrijumeaux : Derrière 3ème ventricule.
      • Capsule interne : Forme en "L", faible densité.
      • Trigones des ventricules latéraux : Hors ligne sagittale.
      • Autres structures : Lobe frontal (gyrus orbitaire), opercules frontal/pariétal, sillon Rolandique, lobe temporal (gyrus temporal supérieur), fissure sylvienne, capsules internes, radiations optiques, cortex visuel occipital.
    • Coupe trans-ventriculaire :
      • Corps ventricules latéraux séparés par septum pellucidum. Chaque corne triangulaire, bord latéral concave.
      • 3ème ventricule : Ligne médiane derrière septum pellucidum.
      • Trou de Monro : Communication visible.
      • Calcifications glande pinéale, citerne quadrijumeaux (aspect cunéiforme).
      • Veine de Gallien (avec contraste).
      • Thalamus de chaque côté du 3ème ventricule.
    • Coupes juxta-ventriculaires supérieures : Corps des ventricules latéraux, séparés par septum pellucidum.
      • Noyaux gris du cerveau sous cette coupe (sauf bord supérieur noyau caudé).
      • Ventricules latéraux divergents puis plongeants vers trigones.
      • Substance blanche du centre semi ovale. Convexité hémisphères : Sylvienne.
      • Fissure sagittale : Postérieure visible 1/3 postérieur. Antérieure s'arrête en profondeur.
      • Espace inter-ventriculaire : Corps calleux, gyrus cinguli.
  • Anatomie des Coupes Supraventriculaires : Diminution étendue coupes. Sillons corticaux apparents. Fissure inter-hémisphérique au milieu.
  • Coupes Autres que Axiales : Reconstruction informatique (vaisseaux, coronales).

D. Lecture Systématique d'un Scanner Cérébral

  • Éléments sémiologiques (spontanés) :
    • Ventricules : Noirs (LCR : 0-10 HU).
    • Faux du cerveau, calcifications intracrâniennes : Brillants (os : +1000 HU).
    • Substance cérébrale : Grise (30-40 HU).
    • Sillons cérébraux : Noirs (LCR).
  • Fenêtres d'étude : Différents niveaux/ouvertures.
    • Tissus mous : Large.
    • Parenchyme cérébral : Moyenne.
    • Os : Très fermée.
  • Lésions cérébrales (visibilité spontanée) :
    • Hyperdense (brillant) : Ex: AVC hémorragique frais (sang frais : +80 HU).
    • Hypodense : Ex: AVC ischémique.
  • Déplacement structures anatomiques : Signal d'alarme (abcès, néoplasie).

Radioanatomie : Guide Essentiel

Ce cours synthétise les concepts fondamentaux de la radioanatomie, couvrant l'appareillage, les techniques d'imagerie et leurs applications diagnostiques pour diverses régions anatomiques.

I. Généralités sur l'Imagerie Médicale

A. Définition et Objectifs

  • L'imagerie médicale regroupe toutes les techniques (radiologie, échographie, TDM, IRM, scintigraphie) permettant d'obtenir des images anatomiques in vivo.
  • Le but est de former à l'interprétation de l'anatomie radiologique, souvent différente de l'anatomie de dissection (ex: radiographie 2D vs corps 3D).
  • Objectifs:
    • Rappeler les notions physiques de base.
    • Familiariser avec l'anatomie et ses variantes en imagerie.
    • Connaître les possibilités et limites de chaque méthode pour un choix diagnostique judicieux.

B. Historique succinct

  • Rayons X: Découverts fortuitement le 8 novembre 1895 par Wilhelm Conrad Roentgen (Prix Nobel 1901), permettant de "voir à l'intérieur" du patient.
  • Développement rapide: traitement des cancers, arthropathies.
  • Inconvénients initiaux: apparition de lésions cutanées et augmentation de la fréquence du cancer chez les exposés.
  • Radiothérapie et médecine nucléaire: Henri Becquerel (1896) découvre la radioactivité spontanée (uranium). Pierre et Marie Curie, Rutherford, Soddy ouvrent la voie aux isotopes artificiels et à la radiochimie (George Von Hevesy, pionnier du traçage isotopique).
  • Techniques digitales: Joseph John Thomson (1897) découvre l'électron.
  • Échographie: Premiers appareils dans les années 1960, technique inoffensive, intérêt majeur pour la grossesse.
  • Révolution informatique:
    • Tomodensitométrie (TDM/Scanner): Sir G. Hounsfield (1972, Prix Nobel 1980), première numérisation de l'image.
    • Imagerie par Résonance Magnétique (IRM): 1973.

C. Radioprotection en Médecine

  • Effets non stochastiques: mort cellulaire au-delà d'un seuil.
  • Effets stochastiques: modifications cellulaires (génétiques), cancérisation après latence, tares chromosomiques futures.
  • Recommandations CIPR (1990):
    • Toute irradiation comporte un risque inévitable.
    • N'utiliser la radiologie que si le bénéfice > risques.
    • Dose limitée au strict minimum nécessaire.
  • Mesures pratiques: dosimètres pour le personnel, diaphragmes lumineux, tabliers de protection, paravents plombés.
  • Protection du patient: paramètres d'exposition optimaux, ne couvrir que les parties intéressées avec caches plombés.
  • Protection environnementale: locaux en béton armé.

II. Appareillage et Principes Physiques des Rayons X

A. Radiologie Conventionnelle

  • Tube à rayons X: Cylindre en verre sous vide ( mmHg) avec cathode et anode.
  • Cathode: Filament de tungstène chauffé par basse tension, créant un nuage électronique par effet thermo-ionique. La forme en cupule focalise les électrons.
  • Anode: Composée de métaux lourds (tungstène-rhénium) pour arrêter les électrons. Il en existe deux types:
    • Anode tournante: Pour hautes puissances, répartit la chaleur sur une grande surface tournant à 3000-9000 tr/min.
    • Anode fixe: Pour faibles puissances (dentaire, mammographie), souvent en molybdène.
  • Gaine plombée: Entoure le tube pour éviter la dispersion des RX, seule une petite fenêtre laisse passer les rayons utiles.
  • Générateurs:
    • Partie immergée (huile minérale): Transformateur haute tension, redresseurs.
    • Partie non immergée: Pupitre de commande (KV, mA, minuterie).
  • Production des Rayons X: Chauffage filament (basse tension) → nuage électronique. Création différence de potentiel (haute tension) → migration électrons vers anode → collision brutale = production RX (mais 99% en chaleur).
  • Échauffement: Contré par immersion du tube, anodes tournantes, détecteurs performants.

B. Tomographie Conventionnelle

  • Produit des coupes anatomiques en masquant les détails au-dessus et au-dessous du plan.
  • Basée sur le théorème de Thalès: taille de l'objet inchangée si les distances tube-objet-film ne varient pas.
  • Tube et film se déplacent simultanément en sens inverse, l'axe de rotation étant sur le plan de coupe.

C. Principes Physiques des Rayons X

  • Propriétés:
    1. Ondes électromagnétiques (non corpusculaires), vitesse de la lumière (), longueur d'onde ( Å), énergie (50-109 eV).
    2. Invisibles à l'œil.
    3. Grand pouvoir de pénétration.
    4. Induisent la fluorescence (ex. platino-cyanure de baryum).
    5. Provoquent l'ionisation de gaz (utilisée dans dosimètres).
    6. Effets biologiques néfastes ou bénéfiques.
    7. Arrêtés par les métaux lourds (plomb).
  • Dispersion et Atténuation:
    • Faisceau incident: Homogène, divergent, conique. Collimaté par diaphragme pour éviter rayonnements diffusés.
    • Atténuation: Dépend de l'épaisseur de l'objet, du nombre atomique Z (os atténue plus), et de la densité physique (calcium dans l'os).
    • Faisceau résiduel: Hétérogène, porte l'information anatomique sur le support d'imagerie. L'image radiologique est un gradient d'absorption.

D. Supports d'Images Conventionnels

  • Film radiographique: Support en polyester avec émulsion de bromure d'argent (AgBr).
    • Gros cristaux: sensibles, rapides, faible définition.
    • Fins cristaux: meilleure définition, faible sensibilité.
  • Écran renforçateur: Cristaux luminescents (tungstate de calcium, oxysulfure de gadolinium) qui absorbent RX et émettent lumière, impressionnant le film. Réduit la dose de RX.
  • Cassette: Deux feuillets d'écrans renforçateurs, film au milieu.
  • Image latente: Rayons X excitent AgBr, libérant électrons, transformant Br- en brome et Ag+ en argent métal (invisible).
  • Traitement chimique:
    1. Révélateur: Réduit Ag+ en Ag métal (image visible).
    2. Bain intermédiaire: Arrête l'action du révélateur.
    3. Fixateur: Dissout les cristaux AgBr non excités.
      • Blanc/Opaque: Région ayant totalement arrêté les RX.
      • Noir/Radiotransparent: Région ayant laissé passer les RX.
    4. Rinçage et séchage.

E. L'Amplificateur de Brillances

  • Conique, sous vide, avec écran primaire luminescent/photo-cathode (convertit image visuelle en électronique) et écran secondaire.
  • Optique électronique: Focalise les électrons.
  • L'image électronique est magnifiée et projetée sur l'écran secondaire fluorescent.
  • Avantages: Bonne résolution spatiale, réduit la dose de RX pour le patient et le personnel.
  • Limites: Diamètre amplificateur , limite l'examen du thorax et de l'abdomen (scopie télévisée/fluoroscopie numérisée).

F. Bases Physiques de l'Interprétation en Radiologie Conventionnelle

  • Densités radiologiques (décroissant): Osseuse (), hydrique (eau, tissus mous), graisseuse, aérienne.
  • Loi de la relativité des densités: Une structure n'est visible que si sa densité diffère de celle des tissus adjacents. Ex: abcès pulmonaire visible car entouré d'air, mais pas abcès musculaire.
  • Loi de la projection conique: Forme conservée si objet//film. Déformation si objet non // film.
  • Loi de l'agrandissement géométrique: Plus l'objet est loin du film ou près de la source, plus il est agrandi. Ex: thorax en PA pour minimiser l'agrandissement cardiaque.
  • Flou géométrique: Plus l'image est agrandie, plus elle perd en résolution.
  • Loi de la tangente: L'interface entre deux structures de même atténuation n'est visible que si le plan de clivage est abordé tangentiellement par les RX. Ex: suture sagittale en face, petite scissure thoracique.
  • Loi de la confusion des plans: Image 2D (radiographie) superpose les plans d'un objet 3D. Nécessite plusieurs incidences.
  • Isométrie: Objet et instrument de mesure dans le même plan pour calculer des dimensions réelles (ex: radiopelvimétrie).

G. Évolution Technologique des Supports

  • Système à plaques (Siemens, Philips, GE): Remplace le couple écran-film, supprime le traitement chimique.
    • Plaques image: Support flexible avec cristaux de phosphore photostimulables.
    • Fonctionnement: Les RX résiduels provoquent la luminescence des cristaux qui stockent l'image.
    • Lecture: Stimulés par laser (ex. Hélium-Néon), les cristaux émettent des radiations lumineuses converties en signal digital, stocké par ordinateur.
    • Les informations peuvent être imprimées sur film laser ou papier. La plaque est réutilisable après effacement.

III. Tomodensitométrie (CT Scanner)

A. Principes

  • Inventé par Sir Godfrey Newbold Hounsfield (1970).
  • Utilise les rayons X selon deux principes:
    1. Mesure du degré d'absorption des rayons X par les tissus (densité exprimée en Unités Hounsfield, HU).
    2. Reconstruction d'image d'une coupe anatomique après rotation du tube RX à 360° et traitement informatique.

B. Constitution de l'Appareil

  • Système d'acquisition: Tube RX, générateurs, détecteurs, lit patient.
  • Gantry: Tube RX et détecteurs montés en opposition et tournent ensemble.
  • Détecteurs:
    • Cristaux photoluminescents (iodure de sodium, césium).
    • Chambres d'ionisation au xénon.
    • Semi-conducteurs (cadmium de tellure).
  • Rôle des détecteurs: Recevoir photons résiduels → les transformer en photons lumineux → captés par photocathode → convertis en signal électronique.
  • Évolution des générations:
    • 1ère génération: 1 détecteur.
    • 2ème génération: Plusieurs détecteurs, mouvement de translation-rotation.
    • 3ème génération: 512-1024 détecteurs solitaires au tube.
    • 4ème génération: Détecteurs fixes en couronne, tube tourne à l'intérieur.

C. Acquisition et Traitement de l'Information

  • Rotation à 360° du tube, émettant des impulsions RX.
  • Atténuation des RX dépend de l'énergie des RX, de la composition atomique et de la densité physique du tissu.
  • Rayons X résiduels captés par détecteurs → signal analogique → ordinateur.
  • Matrice: Cases (voxels) où l'information est stockée. Un voxel correspond à un pixel sur l'image.
  • Chaque pixel a une échelle de gris proportionnelle au degré d'atténuation (Unité Hounsfield, HU).
    • Os: Brillant ()
    • Air: Sombre ()
  • 2000 niveaux de densité (gris pur au blanc éclatant).

D. Résolution Spatiale

  • Capacité à distinguer 2 points rapprochés.
  • Dépend des paramètres techniques:
    • Petite taille du foyer du tube RX.
    • Collimation parfaite.
    • Coupe anatomique fine.
  • Dépend de l'image matricielle: Petit voxel, petit pixel → meilleure résolution.

IV. Scintigraphie (Médecine Nucléaire)

  • Différence avec radiologie conventionnelle: détecte les radiations émises par des radioéléments injectés dans le corps.
  • Radioéléments émettent:
    • Particules : Noyaux d'hélium, faible pénétration.
    • Particules : Électrons, faible pénétration.
    • Photons : Rayonnements électromagnétiques, forte énergie, grand pouvoir de pénétration.
  • Radioélément idéal: sélectivement distribué dans l'organe cible, seul ou couplé à une molécule transporteuse.
  • Détecteur: Gamma camera. Enregistrement extracorporel de la radioactivité → information fonctionnelle.
  • Rotation de la gamma camera autour du patient + traitement informatique.

V. Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM)

A. Principes

  • Ne nécessite ni rayons X, ni rayons gamma.
  • Utilise les propriétés physiques de l'atome d'hydrogène (le plus répandu).
  • Spin: Mouvement giratoire du noyau d'atome (protons impairs) créant un petit champ magnétique (dipôle magnétique).
  • Magnétisation: Placement du patient dans un puissant champ magnétique externe (Bo) → alignement des dipôles d'hydrogène (parallèle ou anti-parallèle). C'est la magnétisation longitudinale (T1).
  • Résonance: Application d'une onde radiofréquence (RF) de même fréquence que Bo, provoquant un transfert d'énergie et une augmentation des "transitions" (changement d'alignement des dipôles). À la fermeture du stimulus RF, les protons s'alignent dans le sens RF = magnétisation transversale (T2).
  • Fréquence de LARMOR: Fréquence propre de résonance d'un proton, dépend de l'atome et de Bo.
  • Relaxation: À l'arrêt du stimulus RF, retour progressif à l'état initial (alignement Bo).
  • FID (Free Induction Decay): Faible signal électrique émis par le proton lors de la relaxation, détecté et utilisé pour l'image. La durée de relaxation est spécifique à chaque tissu.

B. Séquences d'Acquisition et Contraste

  • Temps de relaxation T1 et T2: surviennent à l'arrêt du stimulus RF. M (moment magnétique) retourne à l'axe Z (Bo).
    • T1: Temps pour récupérer 63% de l'aimantation longitudinale.
    • T2: Temps pour la décroissance de la magnétisation transversale à 37%.
  • Contraste: L'intensité du signal (teinte de gris) n'est pas absolue comme en TDM.
    • Hypersignal: Teinte blanche.
    • Hyposignal: Teinte noire.
  • Le contraste dépend de:
    • Densité en protons: Plus le tissu est riche en H (eau, lipides), plus le signal est intense (blanc/hypersignal).
    • Temps T1 et T2 des tissus.
    • Séquences d'acquisitions (pondération T1 ou T2).
    • Déplacement chimique, flux des protons, usage de contraste magnétique.
  • Détails: Chaque tissu a des T1 et T2 spécifiques. Le contraste peut s'inverser entre T1 et T2 (ex: parenchyme cérébral vs LCR).
  • Produits de contraste: Substances paramagnétiques (fer, manganèse, gadolinium) qui influencent T1 ou T2.

C. Indications, Avantages, Inconvénients et Contre-indications

  • Indications: Processus dégénératifs, malformatifs, tumoraux du SNC et rachis, pathologies musculo-squelettiques, viscères pleins de l'abdomen, cœur, gros vaisseaux.
  • Avantages:
    • Inoffensive (pas de radiations ionisantes).
    • Meilleure discrimination tissulaire que TDM.
    • Coupes transversales, sagittales, frontales, para-axiales (TDM fait seulement axial).
  • Inconvénients: Appareillage et examen coûteux.
  • Contre-indications: Corps étrangers métalliques (pacemakers, prothèses, clips vasculaires magnétiques). L'or n'est pas ferromagnétique.

VI. Échographie

  • Technique récente, inoffensive (même pour fœtus), n'utilise ni rayonnements ionisants, ni produit de contraste iodé.
  • Permet coupes anatomiques et étude de la vélocité des liquides (Doppler).
  • Fortement opérateur-dépendant.

A. Principes Physiques de l'Ultrason

  • Propriétés:
    • Vibrations mécaniques (>16.000 Hz). Fréquence clinique: 2-10 MHz.
    • Propagation sans quanta de matière.
  • Production: Transducteur (sonde) utilise l'effet piézoélectrique (Paul Langevin, 1935) de cristaux (quartz, céramiques ferroélectriques).
    • Tension électrique → déformation cristal → vibration → ultrason.
    • Écho (son réfléchi) → frappe cristal → contrainte mécanique → vibration → signal électrique.
  • Sonde: Émetteur et récepteur, composée de cristaux céramiques.
  • Lois de Descartes: Le son se réfléchit à chaque interface, angle d'incidence = angle de réflexion. L'image ultrasonore est basée sur l'onde réfléchie (écho).
  • Progression de l'onde: Facile dans les fluides. Moins dans tissus cellulaires. Totalement réfléchie par l'os et le gaz (limite de l'échographie pour crâne, poumons, viscères creux).
  • Vessie pleine: Essentielle pour échographie pelvienne sus-pubienne (fenêtre acoustique, refoulement intestins).
  • Atténuation & Réflexion: Intensité du son réduite par absorption et réflexion. Dépend de l'impédance acoustique du tissu.
  • Résolution spatiale: Capacité à distinguer 2 points.
    • Résolution axiale: Meilleure avec haute fréquence de sonde (7-10 MHz), mais moins pénétrante ("compromis résolution-profondeur").
    • Résolution latérale: Meilleure avec faisceau bien focalisé.

B. Divers Montages des Sondes

  • Sonde sectorielle classique: Balayage mécanique, 1-5 cristaux rotatoires.
  • Sonde sectorielle hybride: Cristal fixe, miroir oscillant.
  • Barrettes: Plusieurs cristaux alignés (linéaire ou courbe), excitation séquentielle électronique.
  • Sondes multifréquences courantes.

C. Formation de l'Image Ultrasonographique

  • Principe du sonar (distance → profondeur).
  • Modes d'affichage:
    • Mode A (amplitude): Représentation simple, sonde fixe. Pics d'oscillation pour interfaces. Actuellement pour rétine et humeurs de l'œil.
    • Mode B (brillance): Dérive du mode A. Chaque pic = point de brillance (en échelle de gris). Juxtaposition des points → coupes anatomiques.
    • Mode TM (temps mouvement): Pour organes mobiles. Structures fixes = lignes, mobiles = sinusoïdes. Utilisé en cardiologie. Abscisse = temps.
    • Temps réel: Mouvement en mode B grâce à plusieurs cristaux piézoélectriques. Image mobile sur écran TV.
    • Mode Doppler: Détecte changement de longueur d'onde lorsque le son rencontre une structure mobile (ex: globules rouges). Couplage temps réel + Doppler → explorations vasculaires.

D. Dangers des Ultrasons

  • Très hautes intensités (>1W/cm²) (thérapeutique): Effets destructeurs (hématies), thermiques, cavitations (oscillation cellulaire).
  • Doses diagnostiques: Aucun effet nocif prouvé à ce jour. Examen inoffensif et écologique.

E. Avantages, Inconvénients et Indications de l'Échographie

  • Avantages: Peu onéreux, inoffensif, reproductible, rapide, étude dynamique.
  • Désavantages:
    • Obstacles: L'os et l'air sont infranchissables (pas d'échographie pulmonaire, cérébrale, médullaire), sauf cerveau nourrisson avant soudure fontanelles.
    • Opérateur-dépendant: Forte dépendance à l'expérience de l'opérateur.
    • Coupes non standardisées.
  • Indications: Cœur, vaisseaux, abdomen, gynécologie et obstétrique, tissus mous, encéphale du nouveau-né.

VII. Anatomie Radiologique Ostéo-articulaire

A. Généralités sur l'Os

  • Squelette: Os + cartilage.
  • Fonctions: Morphologie, support, locomotion, protection (crâne, côtes), fonctions complexes (mains).
  • Formes:
    • Os longs: Squelette des membres, tubulaires, canal médullaire + cortex.
    • Os courts: Carpes, tarses. Mailles d'os spongieux + mince couche d'os compact.
    • Os plats: Protection (crâne). Deux couches d'os compact ("tables" interne/externe) séparées par os spongieux ("diploé").
  • Maturation du squelette: Origine mésodermique. 3 stades: mésenchymateuse → cartilagineuse → ossification. Pour os longs, proximo-distale.
  • Ossification:
    • Nouveaux-nés: Seules les portions diaphysaires des os longs calcifiées sont visibles.
    • Épiphyses distale fémorale et proximale tibiale calcifiées avant terme (visibles à la naissance).
    • Apparition progressive d'autres noyaux épiphysaires après naissance (ex: fémur proximal 6 mois, grand trochanter 4 ans, petit trochanter 10 ans).
  • Modelage & Soudure: Agrandissement des noyaux, modelage métaphysaire. Soudure du cartilage de conjugaison marque l'arrêt de croissance (18 ans, crête iliaque).
  • Âge osseux: Déterminé par l'étude de la maturation squelettique (selon tables) sur radiographies des coudes et mains.
    • Utile pour évaluer pathologies (endocriniennes/alimentaires), médecin-légal.

B. Radio-anatomie d'un Os Long

  • Composition: Deux épiphyses (proximale/distale), diaphyse, métaphyse (jonction).
  • Diaphyse: 2 bandes opaques (cortex) séparées par un transparent (médullaire).
    • Le cortex visible est la portion périphérique abordée tangentiellement.
    • Lésion médullaire peut siéger aussi dans les cortex ant/post. → 2 projections orthogonales nécessaires.
    • Index corticomédullaire (fémur): (D=diamètre os, M=diamètre médullaire). Normal: . Diminue en cas de déminéralisation.
  • Périoste et cartilage: Densité hydrique, non visibles radiologiquement.
  • Canaux de Havers: Non visibles sauf si agrandis.
  • Épiphyse: Os spongieux (mailles fines) entouré d'une lame fine d'os compact (ligne opaque).
  • Métaphyse: Jonction diaphyse-épiphyse. Évasement, amincissement progressif du cortex.
    • Site préférentiel de nombreuses lésions.
    • Siège du cartilage de croissance (conjugaison) chez l'enfant: bande transparente transversale (ne pas confondre avec fracture).
    • Vestiges du cartilage chez l'adulte: stries opaques transversales (pas signe de maltraitance).
  • Canaux vasculaires: Artères nourricières de la moelle osseuse. Trait sombre, rectiligne, traverse corticale.
    • Logique anatomique: "loin du coude et près du genou" (épiphyses fertiles).

C. Radio-anatomie des Articulations

  • Cartilage articulaire, capsule, ménisque, synoviale, ligaments: Tissus mous, radiotransparents (pas de calcium/phosphore).
  • Sur radiographie simple: Seules les épiphyses articulaires sont visibles, séparées par une interligne radiotransparente.
    • L'interligne correspond aux deux couches de cartilages articulaires et un espace virtuel.
    • Pincement de l'interligne → lésions du cartilage. Vrai pincement: faisceau RX tangentiel/perpendiculaire à la surface. Faux pincement: abord oblique.

D. Explorations Ostéo-articulaires

  • Radiographie standard: Squelette (sauf tissus mous). Apprécie largeur interligne articulaire.
  • Arthrographie: Injection de contraste intra-articulaire pour visualiser interligne articulaire, culs-de-sac synoviaux, ménisques.
  • Échographie: Étude muscles, tendons, ligaments. Détecte épanchements, épaississements synoviaux. Sensibilité supérieure à la RX pour érosions articulaires. L'os arrête les ultrasons.
  • Scanner (TDM): Visualise structures invisibles en RX (muscles, fascias, disques intervertébraux, racines nerveuses).
  • IRM: Très performante pour pathologie ostéo-articulaire (rachis, moelle épinière, tumeurs osseuses, lésions ligamentaires/musculaires). Très coûteux.
  • Scintigraphie: Haute sensibilité pour lésions inflammatoires, nécroses osseuses, métastases. Permet bilan squelettique global. Moins spécifique.

VIII. Ceinture Scapulaire, Bras, Coude, Poignet, Main, Bassin, Hanche, Genou, Cheville et Pied

A. Ceinture Scapulaire (Épaule)

  • Techniques d'exploration:
    • Incidences de face: Rotation externe de 40°, rayon X angulé caudalement de 20° pour visualiser l'interligne scapulo-humérale et la voûte acromio-humérale. Pour mesurer l'épaisseur du défilé sous-acromial.
    • Profil de Grashey: Vrai profil acromio-claviculaire.
    • Incidence de Jacobson: Étude des rapports glène/tête humérale dans plan transversal.
    • Profil trans-thoracique: Sans mobilisation, pour fractures de l'humérus proximal quand le bras est immobilisé. Superposition gênante.
  • Radio-anatomie de l'épaule:
    • Tête humérale: Ovoïde asymétrique, trochiter, trochin, gouttière bicipitale, col anatomique/chirurgical.
    • Cavité glénoïdale: Vue oblique, bord postérieur net, antérieur mousse.
    • Voûte acromio-claviculaire: Vue oblique, apophyse coracoïde souvent mal dégagée.
  • Articulations:
    • Principales:
      • Gléno-humérale: Vraie articulation synoviale.
      • Acromio-humérale: Pseudo-articulation (pas de surface articulaire), glissement grâce à bourse sous-acromio-deltoïdienne. Coiffe des rotateurs (sus-épineux, sous-épineux, petit rond). Pincement diagnostiqué par comparaison.
    • Secondaires (peu mobiles): Acromio-claviculaire, sterno-claviculaire, omo-thoracique.

B. Bras (Humérus)

  • Techniques: RX de face et de profil, visualiser articulations adjacentes.
  • Radio-anatomie: Os long classique.
    • Épiphyse proximale: Ovoïde humérale, cols anatomique/chirurgical, trochin, trochiter.
    • Diaphyse: Canal médullaire, corticales nettes.
    • Épiphyse distale: Condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée, fosse olécranienne.

C. Coude

  • Techniques: RX de face et de profil.
    • Face: Bras en extension complète, supination. Rayon X centré 2cm au-dessus du pli.
    • Profil: Bras en flexion 90°, demi-pronation, pouce au zénith. Rayon directeur sur épicondyle.
  • Radio-anatomie de l'adulte:
    • 2 articulations: huméro-cubitale et huméro-radiale.
    • Face: Condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée.
    • Profil: Étude de la palette humérale (région supra-condylienne, minceur en "bissac" ou "X", fragilité). Fossettes coronoïde et olécranienne.
      • Coussinets graisseux: Invisibles normalement. Visible (convexe) en cas de liquide intra-articulaire (signale une fracture non visible).
  • Coude en croissance: 6 noyaux d'ossification de 1 à 11 ans (condyle, trochlée, épitrochlée, épicondyle, radial, olécranien).
    • Utilisé pour âge osseux (8-15 ans).
    • Axe longitudinal diaphyse radiale passe toujours par le centre de l'épitrochlée (sinon luxation/subluxation tête radiale).

D. Poignet et Main

  • Techniques:
    • Face: Main en pronation, doigts étendus/écartés. Rayon sur 3e métacarpien. En rhumatologie: comparatif des 2 mains.
    • Incidence spéciale du scaphoïde: Main en demi-pronation, poing demi-fermé, inclinaison cubitale. Rayon sur tabatière anatomique. Étale le scaphoïde (fractures).
    • Profil: Main perpendiculaire au film, bord cubital en contact. Doigts superposés. Rayon sur 2e métacarpien.
  • Radio-anatomie de l'adulte:
    • 8 os carpiens (rangée distale: trapèze, trapézoïde, grand os, os crochu; rangée proximale: scaphoïde, semi-lunaire, pyramidal, pisiforme).
    • Espace styloïde cubital/os pyramidal → ligament triangulaire.
    • 2 sésamoïdes à l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce (normal).
    • Profil: Colonne centrale (semi-lunaire, grand os). Colonne palmaire (trapèze, trapézoïde, scaphoïde).
  • Poignet en croissance: 8 noyaux d'ossification.
    • 1 noyau/an de la naissance à 6 ans.
    • Grand os le premier (6 mois). Âge enfant (Nb noyaux visibles - 1 an).
    • Cartilages de croissance métacarpes: distaux (sauf 1er: proximal). Phalanges: proximaux.

E. Bassin et Hanche

  • Techniques:
    • Face du bassin: Patient symétrique, décubitus ou debout, MI en extension, pieds en rotation interne 15°. Rayon 2cm au-dessus du pubis.
    • Face de la hanche: Idem, rayon centré sur hanche.
    • Axiale de hanche: Couché, hanche en abduction/flexion/rotation externe. Rayon sur hanche.
  • Radio-anatomie du bassin:
    • Ceinture pelvienne: os coxaux, sacrum, coccyx.
    • Aile iliaque: Crête iliaque sup., épines iliaques. Plus évasée chez la femme.
    • Os coxal: Ilion, ischion, pubis fusionnés. Cavité acétabulaire (cotyle).
    • Sacrum: Triangulaire, s'articule avec os coxaux (articulations sacro-iliaques obliques, donc masquées de face).
    • Trou obturateur: Délimité par pubis, ischio-pubien, ischion, cotyle.
  • Radio-anatomie de la hanche:
    • Tête fémorale s'emboîte dans cotyle. Interligne coxo-fémorale normale: .
    • Cintre cervico-obturateur: Ligne bord inf./int. col fémoral et contour sup. trou obturateur. Rupture → luxation/subluxation.
  • Cavité acétabulaire (cotyle):
    • Surface articulaire périphérique: Cartilage semi-circulaire ("facies lunata").
    • Arrère fond cotyloïdien: Dépression centrale, ne contribue pas surface articulaire. Visible en RX comme lame quadrilatère.
    • Limites: Lèvre antérieure/postérieure, toit, sourcil cotyloïdien.
  • Tête fémorale: 1/3 proximal fémur (tête, col anatomique/chirurgical, grand/petit trochanter).
    • Angle cervico-diaphysaire: Normal (adulte). Coxa valga (), coxa vara ().
  • Intérêt incidence axiale: Dégage aile iliaque, partie post cotyle, diaphyse fémorale profil. Étude quadrant antéro-supérieur tête fémorale (nécroses aseptiques).
  • Bassin en croissance:
    • Naissance: Os coxal = ilion, ischion, pubis unis par cartilage en Y. Noyau épiphysaire fémur proximal non calcifié.
    • 6 mois: Noyau épiphysaire fémur proximal apparaît.
    • Adolescence: Apparition noyaux apophysaires (ischion, petit trochanter, épine iliaque, crêtes iliaques).
    • Fin croissance: 18 ans, soudure noyau crête iliaque (fin de croissance).
  • Mensurations en croissance:
    • Angle acétabulaire: Naissance , 6 mois . >30^\circ \rightarrow insuffisance cotyloïdienne.
    • Lignes de repérage: Avant 6 mois, extrémité fémur déborde ligne de repérage verticale. Après 6 mois, noyau épiphysaire dans cadran inféro-interne (sinon luxation).

F. Genou

  • Techniques: Patient couché, MI en extension, rotation neutre, pied à l'équerre, rayon sur ligne médiane sous rotule.
  • Profil: Décubitus latéral, genou en légère flexion. Rayon centré interligne, incliné 6-8° vers tête (condyle fémoral interne plus bas).
  • Radio-anatomie:
    • Face: Interligne visible. Rotule en surimpression. Plateaux tibiaux divergents. 2 épines tibiales.
    • Profil: Contours condyliens, profil rotule. Étude tissu mou grâce à graisse péri-genou. Non visualisation bourses graisseuses → épanchement intra-articulaire.
  • Goniométrie: Sur RX des MI debout. Mesure alignement fémoro-tibial (axes mécaniques).
    • Normal: homme , femme (valgum physiologique).
    • Genu varum: Angulation sommet externe (jambes en arche).
    • Genu valgum: Angulation sommet interne (genoux bancals).
  • Goniométrie nourrisson: Plusieurs stages d'axe fémoro-tibial.

G. Cheville et Pied

  • Techniques conventionnelles:
    • Face cheville: Patient couché/assis, pied à l'équerre. Rayon 2cm au-dessus malléole externe. Légère rotation interne () pour enfiler l'articulation.
    • Profil cheville: Décubitus latéral strict, bord externe pied sur film. Rayon 1cm au-dessus malléole interne.
    • Face pied: Plante à plat sur film. Rayon perpendiculaire, centré 2e métatarsien.
    • Profil pied: Comme profil cheville, rayon sur tubercule scaphoïde.
    • Incidence oblique ("pied déroulé"): Pour dérouler os du pied. Pied sur bord interne, plante à .
  • Radio-anatomie cheville:
    • Face: Tibio-astragalienne.
    • Chevauchement tibio-péronier distal: Normalement . Absence → luxation/diastasis.
    • Profil: Tibio-astragalienne, malléoles (interne antérieure, externe postérieure), sinus du tarse, tendon d'Achille (visible grâce à graisse pré-achiléenne).
  • Radio-anatomie pied:
    • Face: Phalanges, têtes métatarsiens, 1er/2e cunéiformes. 2 sésamoïdes sur 1er métatarsien.
    • Oblique: Mieux visualisation des cunéiformes et têtes métatarsiens.
    • Profil strict: Sinus du tarse, calcanéum (épine calcanéenne), tendon d'Achille. Étude statique voûte.
    • Mensurations:
      • Angle de Böhler: . Nul/négatif → enfoncement/fracture calcanéum.
      • Angle de l'arche du pied: Environ . Pied plat (\geq 135^\circ), pied creux (\leq 115^\circ).

IX. Anatomie Radiologique du Rachis

A. Généralités

  • Formation: Corps vertébraux (volumineux en lombaire), disques intervertébraux.
  • Vertèbre type: Corps vertébral ant. + arc postérieur (pédicule, isthme, apophyses articulaires, lames, épineuse).
  • Face:
    • Corps vertébral: rectangle transversal.
    • Pédicules: "yeux de la vertèbre".
    • Autres éléments: "aile de papillon" en surimpression.
  • Profil: 4 colonnes: corps vertébraux, pédicules, articulaires, lames/épineuses.
    • Calibre antéro-postérieur canal rachidien: Face post. corps vertébral à jonction lames/base épineuse.
  • Vue axiale: Canal rachidien (foramen vertébral) délimité par corps vertébral et arc postérieur. Calibre transversal = distance inter-pédiculaire.
  • Déviations frontales:
    • Scoliose dextro-convexe: Déviation latérale droite.
    • Scoliose sinistro-convexe: Déviation latérale gauche.
  • Déviations sagittales:
    • Lordose: Courbure à convexité antérieure (céphalique, lombaire).
    • Cyphose: Courbure à convexité postérieure (dorsale).
    • Inversion: De la courbure physiologique.
    • Hyperlordose/Hypercyphose: Exagération de la courbure.

B. Rachis Cervical

  • 7 vertèbres, petites et mobiles. Apophyses transverses proéminentes et perforées (passage artères vertébrales).
  • Atlas (C1): Pas de corps vertébral ni d'épineuse. Renflement massifs latéraux, arcs osseux. S'articule avec odontoïde de C2.
  • Axis (C2): Apophyse odontoïde (permits mouvements tête).
  • Uncus: Crochets sur plateaux supérieurs (mieux visibles de face) pour articulation avec vertèbres sous-jacentes.
  • Épineuses: Courtes, bifides, inclinées vers le bas.
  • Trous de conjugaison: Obliques, visibles sur cliché oblique ou 3/4.

C. Techniques Conventionnelles du Rachis Cervical

  • Charnière cervico-occipitale:
    • Face: Incidence transbuccale. Patient assis, bouche ouverte, tête fléchie. Rayon horizontal sur incisives sup.
    • Profil: Patient assis de profil. Rayon sur angle mandibulaire.
    • Radio-anatomie transbuccale: Atlas (arc mince), odontoïde C2, interlignes articulaires.
    • Radio-anatomie profil: Articulation atloïdo-axoïdienne. Mesure interligne (). Ligne de Chamberlain.
  • Rachis cervical standard:
    • Face: Patient assis, tête défléchie, épaules tombantes. Rayon ascendant 15-20° sur pomme d'Adam. Permet analyse corps vertébraux, disques, articulations unco-vertébrales C3-C7.
    • Profil: Patient assis de profil strict, épaules tombantes. Rayon horizontal sur axe mandibulaire. Démontre les 4 colonnes C2-C7. C2 (corps volumineux, odontoïde), C7 (épineuse la plus longue).
    • 3/4: Oblique 55°, tête défléchie. Rayon ascendant 20° sur thyroïde. Pour exploration des trous de conjugaison (en forme de trou de serrure, lieu de passage des racines nerveuses).

D. Rachis Dorsal

  • Techniques conventionnelles:
    • Face: Debout, symétrique, bras le long corps. Rayon médio-sternal.
    • Profil: Debout, profil strict, bras croisés. Rayon sur D6-D7.
  • Radio-anatomie de face:
    • Corps vertébral: Rectangle transversal.
    • Pédicules: Très visibles près angles sup. du corps.
    • Arc postérieur: "Aile de papillon", déborde latéralement.
    • Articulations des côtes: Costo-transversaire, costo-vertébrale.
  • Radio-anatomie de profil:
    • Pédicules: S'insèrent sur coin postéro-sup. du corps vertébral, longs, visibles en superposition.
    • Trou de conjugaison: Visible sur le profil (dirigés dedans-dehors, plan frontal). Formé par pédicules, corps vertébraux, disques, massifs articulaires.
    • Interligne articulaire inter-apophysaire: Fente oblique visible.

E. Rachis Lombaire

  • Techniques conventionnelles:
    • Face: Debout, symétrique. Rayon 2-3cm au-dessus des crêtes iliaques.
    • Profil: Debout, profil strict, bras croisés. Rayon 2-3cm au-dessus milieu crête iliaque.
  • Radio-anatomie de face:
    • 5 vertèbres (L1-L5).Corps vertébral: le plus volumineux. Rectangle avec arc postérieur en "aile de papillon".
    • Arc postérieur: Long pédicule. Épineuse haute et longue.
    • Apophyse transverse L3: la plus longue.
    • Interlignes articulaires: orientées frontalement, visibles de face ou 3/4.
  • Radio-anatomie de profil:
    • Corps vertébral: Cunéiforme. Plateaux ovalisés.
    • Trous de conjugaison: Visibles.
    • L5: Plus inclinée que les autres.
    • Épaisseur disque lombaire: Augmente de L1 à L5 (L4L5 le plus épais).
    • Disque L5S1: Exception, plus mince que disque sus-jacent, incliné 30°.
  • Anomalies transitionnelles:
    • Spina bifida: Arc postérieur L5 sous-développé ou absent.
    • Anomalies bi-crêtale: L5 désencastré (au-dessus ligne bi-iliaque) → arthrose précoce.
    • Sacralisation de L5: Apophyses transverses L5 fusionnées avec sacrum.
    • Lombalisation de S1: S1 se développe comme une vertèbre lombaire.
  • Analyse cliché de 3/4:
    • Isthme inter-apophysaire: Jonction articulaires sup./inf.
    • "Image de petit chien radiologique": Déterminée par les éléments de l'arc postérieur.
      • Museau: apophyse transverse. Œil: pédicule. Oreilles: articulaires sup. Cou: isthme. Train avant: articulaires inf. Ventre: lame.
    • Spondylolyse: Fracture de l'isthme L5 (le plus sollicité).
    • Spondylolisthésis: Glissement antérieur de la vertèbre après spondylolyse bilatérale.

X. Anatomie Radiologique du Thorax

A. Techniques Routinières

  • Radiographie standard du thorax (FACE et PROFIL) est l'examen routinier.
  • Objectif: Exclure affections graves, bilan préop.
  • Interprétation: Nécessite connaissance anatomie normale (poumons, bronches, médiastin, gril costal).

B. Densités en Imagerie Thoracique

  • 4 types de densité (osseuse, hydrique, graisseuse, aérienne).
  • Sémiologie: Opacité (blanc, opaque aux RX) ou Clarté/Radiotransparence (noir, transparent aux RX).
  • Clarté: Air dans alvéoles laisse passer RX → noir. Plus un tissu est transparent, plus il génère de RX résiduels → plus le film est sensibilisé → noir.
  • Opacité: Cœur, vaisseaux (densité hydrique) atténuent RX → gêne passage → blanc.

C. Techniques Conventionnelles du Thorax

  • Cliché de face:
    • Technique "dure": >100Kv, 150-250mA/s. Bonne pénétration, visualise détails même derrière le cœur.
    • Technique "molle": 65-75Kv, 350-500mA/s. Belles images, mais faible pénétration derrière le cœur.
  • Cliché de profil: Complément au cliché de face. Précise les anomalies.
    • Réalisé debout, en inspiration profonde, apnée. Membres sup. surélevés. Côté gauche intime au film. Rayon horizontal axe axillaire.

D. Anatomie Radiologique Thorax de Face

  • Plage pulmonaire: Alvéoles, vaisseaux, lymphatiques, nerfs.
    • Alvéoles: Transparence symétrique.
    • Trame broncho-vasculaire: Ombres opaques sur plage noire. Vaisseaux (opacités linéaires dichotomiques), voies aériennes.
      • Visible dans les 2/3 internes des plages pulmonaires normalement.
      • Vaisseaux lobes inférieurs > supérieurs (2:1) en position érectile (hydrostatique).
      • Égalisation des calibres en couché.
  • Trachée et Bronches:
    • Trachée: Transparence longitudinale sur opacité médiastinale sup.
    • Carina: Division trachée D5/D6 en bronches souches. Angle 41-74°.
    • Bronche souche gauche: Horizontale. Bronche souche droite: Verticale (corps étrangers plus souvent à droite).
    • Bronches: Non visibles spontanément (même densité que parenchyme). Parois bronchiques trop minces.
  • Gril costal: Squelette du thorax (côtes, clavicules, rachis, épaules). Haute densité osseuse.
    • Superpositions osseuses: 80% des champs pulmonaires, source de pièges.
    • Arcs costaux postérieurs: Horizontaux, visibles en entier.
    • Arcs costaux antérieurs: Obliques, se continuent avec cartilages.
    • Calcifications cartilages costaux: Non visibles avant 35 ans. Après 35 ans: femme (centrale), homme (périphérique).
  • Plèvre et Scissures:
    • Plèvre: Double feuillet mésothélial (viscéral, pariétal). Cavité virtuelle, non visible normalement.
    • Scissures: Plèvre viscérale entre lobes. Grande scissure: Oblique, non visible de face.
    • Petite scissure: Uniquement à droite (entre lobe sup., inf., moyen). Horizontale, visible normalement de face/profil comme fine ligne opaque.
  • Sinus costo-phréniques: Parties déclives de la plèvre. Tout épanchement pleural les comble d'abord.
    • Chez l'obèse: "Opacités marginales symétriques" aux bases (graisse extrapleurale), épargnant les sinus.
  • Division des champs pulmonaires: Supérieur (au-dessus 2e arc ant.), moyen (entre 2e et 4e arc ant.), inférieur (en dessous 4e arc ant.).
  • Division lobaire des poumons:
    • Droit: 3 lobes (sup., moyen, inf.). Lobe sup. au-dessus petite scissure. Lobe moyen en dedans/dessous petite scissure. Lobe inf. base, déborde dôme diaphragmatique et petite scissure (Nelson).
    • Gauche: 2 lobes (sup., inf.), pas de lobe moyen. Grande scissure sépare sup./inf.
    • Lésion systématisée: Respecte entités anatomiques (lobes/segments) (ex: pneumonie lobaire).
    • Signe de la silhouette: 2 tissus contigus de même atténuation sont indissociables. Ex: pneumonie lobe moyen (ant.) efface arc inf. droit du cœur.
  • Scissures azygos et accessoires:
    • Scissure azygos: Variante anatomique à droite, migration ectopique veine azygos. Pseudo-scissure (2 feuillets viscéraux + 2 pariétaux).
    • Scissure segment apical: Parfois visible sur face/profil droit comme fine ligne opaque.
    • Scissure segment para-cardiaque: Visible occasionnellement à droite, oblique de l'angle cardio-phrénique droit.
  • Silhouette cardio-médiastinale: Cœur, gros vaisseaux, nerfs, organes lymphoïdes. Superposition des cœurs droit/gauche.
    • Arcs droits: Supérieur (veine cave sup.), inférieur (oreillette droite).
    • Arcs gauches: Supérieur (bouton aortique), moyen (artère pulmonaire), inférieur (ventricule gauche).
    • Cœur plus étendu à gauche. Poche à air gastrique à gauche.
    • Opacité crosse veine azygos: Petite opacité ronde dans angle trachéo-bronchique droit.
  • Calcul Rapport Cardiothoracique (ICT): Pour diagnostiquer cardiomégalie.
    • Adulte normal (debout, PA): (A/B mesures latérales, C diamètre cage thoracique).
    • ICT > 0.52 → cardiomégalie.
    • Attention: Cœur agrandi en couché ou en expiration.
    • Enfant: Cœur plus gros. ICT non applicable, utiliser abaques. Médiastin sup. plus large (thymus).
  • Lignes médiastinales: Certaines parties de la plèvre médiastinale tangentes aux RX → lignes opaques. Ex: aortico-pulmonaire, para-vertébrale, etc.
  • Hiles des poumons: Passage artères pulmonaires, bronches, lymphatiques, nerfs.
    • Hile gauche 2cm plus haut que droit. Jamais l'inverse.
    • Artères lobaires en éventail. Veines pulmonaires non intégrantes du hile, orientées hztl., sous les artères, vers oreillette gauche.
  • Coupoles diaphragmatiques: Convexe en haut. Droite plus haute que gauche.
    • Coupole droite: Visible en entier.
    • Coupole gauche: Partiellement effacée par ombre cardiaque (silhouettage).
    • Sous coupole droite: ombre hépatique. Sous coupole gauche: clarté poche à air gastrique, ombre rate.

E. Anatomie Radiologique Thorax de Profil

  • Superposition des champs pulmonaires G/D difficile à lire. Sert à analyser régions masquées de face (fenêtres rétrocardiaques, rétro-sternales).
  • Peut montrer épanchement liquidien grande scissure. Localise anomalies.
  • Silhouette cardio-médiastinale:
    • Antérieur/inférieur: ventricule droit. Antérieur/supérieur: infundibulum VD.
    • Postérieur/supérieur: oreillette gauche. Postérieur/inférieur: ventricule gauche.
  • Autres détails:
    • Crosse aortique: Opacité en demi-arc, croisée par clarté trachée.
    • Bronches souches: Non visibles, sauf bronche lobaire sup. gauche (enfilade).
    • Artère pulmonaire droite: Direction frontale, opacité arrondie antérieure.
    • Artère pulmonaire gauche: Trajet antéro-postérieur, crosse au-dessus bronche souche gauche.
  • Coupoles diaphragmatiques: Superposées. Gauche plus basse. Poche gastrique sous coupole G. G. partiellement silhouettée par cœur.
  • Sinus costo-phrénique latéral (gauche) moins agrandi si côté gauche au contact du film.

F. Sémiologie du Thorax

  • Vérification: Identité, position sur négatoscope (D du malade à G de l'examinateur). Index en plomb ou repères anatomiques (cœur, estomac G).
  • Critères techniques d'un bon thorax:
    • Incidence postéro-antérieure (PA): Tube RX derrière patient, sternum sur film. Omoplates dégagées, fenêtres apicales dégagées. Cœur non agrandi. (Comparé à AP: omoplates masquent, cœur agrandi).
    • Debout.
    • Symétrique: Clavicules équidistantes de la ligne sagittale.
    • Inspiration profonde et apnée: Évite flou cinétique. Dôme diaphragmatique au ou sous 6e arc costal ant.
    • Dose correcte: Visualise trame broncho-vasculaire et marges para-spinales.
      • Trop dur (surdosé): Trop noir, BV difficile à voir.
      • Mou (sous-dosé): Grisâtre, BV trop apparente, lignes para-médiastinales invisibles.
  • Lecture systématique: Comparaison noircissement G/D. Transparence normale doit être symétrique.
    • Vérifier symétrie, dose, inspiration profonde.
    • Reconnaître pièges de projection (muscles, gril costal, seins, calcifications, tresses).
    • Omoplate sur champ pulmonaire sup. (ne pas confondre avec pneumothorax).
  • Scissures inter-lobaires: Évaluer augmentation/diminution volume pulmonaire.
  • Bronchogramme aérien négatif: Visibilité anormale des petites voies aériennes (par infiltration péribronchique). Classique en bronchopneumonie.
  • Signe de la "lunette borgne": 2 cercles contigus (bronche noire + artère satellite opaque). Bronche vue en fuite, artère satellite en enfilade.
  • Trame broncho-vasculaire:
    • Hile G plus haut que D (sinon atélectasie/embolie).
    • Trame visible dans 2/3 internes (sinon pneumopathie interstitielle).
    • Rapport base/sommet 2:1 (sinon retentissement cardiaque).
  • Silhouette cardio-médiastinale: Évaluer ICT. S'assurer PA, inspiration profonde, debout pour ICT valide.
  • Sinus costo-phréniques: Comblement par épanchement. Ne pas confondre avec inspiration profonde forcée.
  • Coupoles diaphragmatiques: Droite plus haute que gauche. Inversion rapport → embolie, atélectasie, paralysie phrénique. Contours festonnés (inspiration forcée). Surélévation G (hépatomégalie).
  • Gril costal et tissu mou: Recherche côtes cervicales, fractures, déformations, lésions ostéolytiques/condensantes.
    • Arcs costaux post. 1e/2e se superposent.
    • Extrémités ant. côtes cartilagineuses → invisible avant 35 ans.
    • Sternum masqué par ombre cardio-médiastinale.

XI. Anatomie Radiologique des Viscères Creux du Tube Digestif

A. Généralités

  • Techniques:
    • Abdomen à blanc (AAB/ASP): Peut voir contours matité hépatique, reins, calcifications pancréatiques.
    • Étude TD avec produit de contraste: Sulfate de Baryum ().
    • Échographie: Pour viscères pleins (foie, rate, reins, pancréas). Air dans viscères creux arrête ultrasons.
    • Artériographie, cholangio-wirsungographie rétrograde, scintigraphie, TDM, IRM (seconde intention).
    • Fibroscopie: Pas radiologique, mais très fiable.
  • Choix de l'examen: Selon clinique, performances attendues. Ne pas demander AAB pour abcès foie (même densité). Effets cumulatifs RX → choix judicieux.
  • Principes de base:
    • Exploration viscères creux: conventionnels.
    • Gaz comme contraste négatif naturel. Air dans estomac/intestins normal.
    • Produit de contraste (baryum) pour viscères creux car paroi de densité hydrique est indifférentiable.
    • Baryum: per-os ou rétrograde anal. Suivi à l'amplificateur de brillances.

B. Sémiologie du Tube Digestif

  • Étude des contours: Image radiologique = moule de l'intérieur de l'organe. Rend compte des déformations.
    • Image d'addition: Ulcère (baryte remplit le creux).
    • Image de soustraction: Masse endo-cavitaire (lacune sur moule opaque).
  • Gouttière pariéto-colique sur AAB: Inflexion latérale péritonéale, entourée de graisse pro-péritonéale.
    • Couche graisseuse crée gradient de densité → contours des feuillets visibles.
    • Lignes verticales, faible densité, latéralement aux flancs.

C. Laryngo-Pharynx et Déglutition

  • Laryngo-pharynx:
    • Air naturel peut servir de contraste.
    • TDM donne des détails supérieurs à la RX.
    • Face: Tomographies sur coupes frontales (superposition). Étude glotte en phonation et inspiration profonde.
    • Profil: Facile à réaliser, pour rhinopharynx (cavum). Angles mandibulaires.
  • Anatomie radiologique:
    • Face (tomographies): Ailes cartilage thyroïde (lignes parallèles lat.), replis glosso-épiglottiques (3) définissant vallécules (nids de pigeon). Fente glottique (clarté verticale C5).
    • Phonation: Montre fente de Morgani, fosses/vraies cordes. Inspiration profonde: saillies s'effacent.
    • Profil: Mandibule, os hyoïde, base langue, épiglotte. Base langue → replis glosso-épiglottiques → vallécules. Épiglotte → repli ary-épiglottique.
    • Cartilages: Thyroïde calcifié (visible). Cricoïde peu calcifié.
    • Espace glottique (ventricule de Morgani): Clarté aérique entre fosses/vraies cordes vocales. Sépare étage sus/sous-glottique.
    • Sinus piriformes: Gouttières latéro-pharyngées, virtuelles. Visibles sur profil avec manœuvre de Valsalva (distension aérique).
    • RX Cavum: Étude détails anatomiques même sans tomographe.
  • Déglutition:
    • Face (baryte): Opacification vallécules (nids de pigeon), sinus piriformes (goutte).
    • Profil: Bascule postérieure épiglotte, recouvre vestibule laryngé. Relâchement crico-pharyngien, ouverture bouche œsophagienne.
    • Processus complexe: Obturation voies aériennes, élévation voile palais, recul langue et ascension larynx.

D. Œsophage

  • Technique: Ingestion baryte, scopie télévisée. Portion thoracique sur projection oblique antérieure droite. Étude souplesse, plissement muqueux, extensibilité.
  • Œsophage normal:
    • Orifice supérieur: sphincter supérieur, muscle crico-œsophagien.
    • Calibre variable. Opacification en collapsus → dessin muqueux (2-3 plis longitudinaux fins).
    • 3 portions: cervicale, thoracique, abdominale. 3 rétrécissements anatomiques (cricoïdien, bouton aortique, hiatus diaphragmatique).
    • Portion cervicale: Courte, pré-vertébrale, cylindrique. Opacification fugace.
    • Portion thoracique: Médiaire ou légèrement G. 2 empreintes extrinsèques physiologiques sur contour G: bouton aortique (constante), bronche souche G (inconstante). Inférieur: empreinte oreillette G.
    • Portion abdominale: Courte (), rétro-péritonéale. Hiatus œsophagien → cardia.
    • Hiatus œsophagien: Croisement piliers diaphragme. Pilier D forme "pince diaphragmatique" → fermeture portion transdiaphragmatique.
    • Ampoule épiphrénique: Dilatation œsophagienne sus-diaphragmatique, en inspiration profonde. Ne pas confondre avec hernie hiatale. Limite supérieure = sphincter inférieur œsophage.
  • Anomalie du hiatus œsophagien:
    • Hernie trans-hiatale: Orifice béant → remontée partie poche gastrique. Diaphragme ne joue plus rôle de pince.
    • Angle de Hiss: Bord G œsophage + contour supéro-interne grande tubérosité gastrique. Normale: angle aigu.
    • Valvule Gubarof: Accolement œsophage et grande tubérosité, évite reflux.
    • Angle de Hiss obtus → reflux gastro-œsophagien.

E. Transit OED et Côlon Baryté

  • Techniques: Simple contraste, double contraste.
  • Simple contraste: Baryte diluée.
    1. Étude du dessin muqueux: Petite gorgée (transit OED), après évacuation baryte (colon).
    2. Distension: Étude expansibilité, souplesse parois (radiologie des contours). Pas étude muqueuse.
    3. Compression: Chasse la baryte, permet étude des faces, plis muqueux, anomalies endoluminales.
  • Double contraste:
    • OED: Baryte + comprimé effervescent (→ gaz).
    • Côlon: Sonde double voie (baryte + air/CO2).
    • Avantages: Imprégnation paroi + distension aérique. Visualise contours et faces.

F. Estomac

  • Étude: Toujours couplée à celle du duodénum (transit OED).
  • Débout: 3 portions.
    • Verticale descendante: Corps estomac. Extrémité sup. = grande tubérosité gastrique (poche à air gastrique).
    • Horizontale: Bas fond estomac.
    • Oblique ascendante: Antre pylorique → pylore.
  • Contours:
    • Petite courbure (interne): Verticale puis horizontale.
    • Grande courbure (externe): Indentations (ne pas confondre avec niches ulcéreuses).
    • Portion angulaire: Jonction portions petite courbure. Site préférentiel ulcères et néoplasies.
  • Variations morphologiques (positions):
    • Débout: Niveau liquide horizontal dans poche à air gastrique.
    • Procubitus: Air en position plus haute. (Niveau liquide non visible si RX perpendiculaire).
    • Décubitus dorsal: Air dans antre gastrique (baryte remplit grande tubérosité post.).
    • Oblique antérieure gauche: Dégage versant post. grande courbure, ant. petite courbure. Visibilité pylore et cadre duodénal.
    • Oblique antérieure droite: Dégage versant post. petite courbure, ant. grande courbure. Vue pylore, 1e segment duodénal.
  • Variations morphologiques (habitus):
    • Musculature faible: Estomac en "J majuscule", bas fond aux crêtes iliaques.
    • Musclés/obèses: Horizontale, traverse rachis. Convexe ant., creux post.
    • "Estomac en cascade": 2 niveaux liquides horizontaux (tubérosité et corps). Antre masque bulbe (nécessite profil).
  • Motricité: Étude remplissage, vidange, souplesse, ondes péristaltiques (profondes en antre pré-pylorique). Franchise pylore, se déverse dans bulbe/grêle.

G. Duodénum

  • Étude: Couplée à estomac.
  • Cadre duodénal: 4 portions autour tête pancréas.
  • 1e portion: Mobile, non fixée. Bulbe (cône tronqué) et segment post-bulbaire (horiz./ascendant, jonction avec 2e partie par genu superius). Pylore débouche au centre du bulbe.
  • 2e segment: Vertical descendant, à D du rachis. Déversement contenu ampoule de Vater. Image lacunaire (ampoule). Jonction avec 3e segment par genu inferius.
  • 3e segment: Le plus long. Genu inferius → jonction 3e/4e. Horizontale D→G, traverse rachis.
  • 4e segment: Oblique ascendante D→G. Derrière estomac (séparé par arrière cavité épiploons). Angle de Treitz (jonction duodénum/jéjunum).
  • Plis transversaux épais, sillons → alternance bandes claires/opaques.

H. Grêle

  • Transit dure à , se termine à valvule iléo-cæcale. Jéjunum et iléon.
  • Jéjunum: Hypochondre G. Anses larges, diamètre . Nombreux plis valvules conniventes.
    • Image varie selon réplétion: "boa de plume" (demi-réplétion), ruban opaque (collapsus), "flocon de neige" (fin transit).
  • Iléon: Flanc D, pelvis. Termine à valvule iléo-cæcale. Diamètre . Moins de plis que jéjunum.
  • Mésentère commun: Malrotation congénitale. Grêle dans hypochondre/flanc D. Côlon dans hypochondre/flanc G. Appendice à G. VMS à G de AMS.

I. Côlon

  • Opacification rétrograde: Ampoule rectale, sigmoïde, côlon descendant, transverse, ascendant, appendice, anses iléales.
  • Image radiologique (réplétion): Large ruban opaque, sillons inter-haustraux (semi-lunaires).
  • Sillons inter-haustraux: Entourent partiellement la circonférence (vs valvules conniventes qui encerclent tout le grêle).
  • Sigmoïde: Calibre/longueur variables. Grande boucle isolée. Dolicho-méga-sigmoïde: Peut remonter jusqu'à l'angle splénique.
  • Bas fond cæcal: Topographie variable (pelvienne, fosse iliaque, sous le foie).
  • Appendice: Solitaire du cæcum, topographie variable.
  • Valve de Bauhin: Image lacunaire au bas fond cæcal. Ailleurs: fécalome (mobile) ou tumeur (fixe).

XII. Anatomie Radiologique des Viscères Pleins du Tube Digestif

A. Généralités

  • ASP/AAB: Foie de densité hydrique, non explorable par RX conventionnelle. Peut montrer calcifications pancréatiques.
  • Ultrasons: Méthode de choix pour voies biliaires, aussi pour pancréas, canal de Wirsung.
    • Appareil performant si visualisation Wirsung ().
  • Anciennes techniques (abandonnées): Cholecystographie orale (Biloptin), cholangiographie IV (Biligraphin). Basé sur conjugaison biliaire.
  • TDM: Examen de seconde intention pour foie/voies biliaires. Examen de choix pour pancréas (échographie difficile par gaz intestinaux).
  • Échographie Abdominale:
    • Sonde 3.5 MHz (2.5 MHz pour obèses). Gel aqueux de contact.
    • Coupes libres dans tous les plans.
    • Conventions: Coupe longitudinale (tête patient = G écran, pieds = D). Coupe axiale (D patient = G écran, comme si opérateur regardait depuis les pieds).
  • Vocabulaire échographique:
    • Échostructure: Structure intime du tissu (ex: foie homogène, finement réfléchissant). Viscères pleins (foie, rate, reins) = échostructure solide, réflexion moyenne, homogène. Comparaison avec rein.
    • Échogénicité: Tonalité d'image par rapport à un autre tissu (ex: rate > foie).
    • Collections liquidiennes: Plage totalement noire, renforcement d'écho postérieur. Ex: vésicule biliaire, vessie pleine, liquide cœlomique/amniotique, ascite.
    • Vaisseaux: Canal noir, parois réfléchissantes, parallèles.
    • Calculs et tissus calcifiés: Structure très brillante (blanche) + cône d'ombre postérieur (pas d'ultrasons passés).
    • Viscères creux avec gaz: Échographie mauvaise. Gaz intestinal = nappe fortement échogène, rien derrière. Artéfacts en "queue de comète". Ex: estomac, côlon (sauf néoplasie, invagination), appendice (même si difficile).

B. Foie

  • Anatomie macroscopique: 4 lobes (gauche, droit, caudé, carré). 2 lobes vasculaires (gauche, droit) séparés par plan vésicule biliaire, bifurcation portale, veine sus-hépatique moyenne.
  • Veines sus-hépatiques: 3 (droite, médiane, gauche) confluent dans VCI. Permettent division en 4 secteurs. Ligament teres divise lobe gauche.
  • Anatomie échographique:
    • Technique de choix, inoffensive. Plus gros viscère plein. Contour régulier.
    • Échostructure solide, réflexion moyenne (ardoise/gris), finement nodulaire, homogène. Proche de rate et cortex rénal.
    • Images tubulaires noires à parois réfléchissantes: veines portes, veines sus-hépatiques.
    • Estimation taille: Difficile (variabilité). Axe médio-claviculaire: . Marge inf. angulée (s'arrondit si hépatomégalie).
    • Segmentation de Couinaud: Divide foie en 8 segments. Segment I (caudé) non visible sur même plan.

C. Voies Biliaires

  • Technique: Patient à jeun (8h) pour distension vésicule biliaire. Prandiable difficile. Coupes dynamiques post-repas gras si cinétique.
  • Anatomie topographique:
    • Vésicule biliaire: Ovale, dans sillon inter-lobaire. Entre segment VIII (D) et IV (G).
    • Canal hépatique commun (VBP): Confluence des branches lobaires.
    • Canal cystique: Draine vésicule, s'abouche dans VBP → cholédoque.
    • Vésicule biliaire: Aubergine, 4 portions (fond, corps, infundibulum, col). Longueur max , diamètre . Col vésiculaire: valvules.
    • Cholédoque: Débute après abouchement canal cystique. 3 segments (hilaire, pédiculaire, intra-pancréatique). Diamètre . Adhérent veine porte. Débouche dans ampoule de Vater (avec Wirsung) dans 2e segment duodénal.
  • Anatomie échographique:
    • Vésicule biliaire (à jeun): Aubergine, anéchogène (noire), diamètre \leq 40 \, \text{mm}. Paroi mince, réfléchissante (\leq 4 \, \text{mm}). Renforcement écho postérieur.
    • Cholédoque: Satellite veine porte, sur coupe longitudinale hile. Structure canalaire noire, accolée versant ant. veine porte.
    • Lithiase vésiculaire: Nodule endo-luminal, réfléchissant, mobilisable, cône d'ombre postérieur.

D. Pancréas

  • ASP: Peut montrer calcifications pancréatiques (pancréatite chronique). Pas parenchyme.
  • Échographie: Difficile (gaz viscères). Remplissage estomac avec eau, inclinaison patient peut aider.
  • Scanner (TDM): Technique idéale pour pancréas si échographie inefficace.
  • Anatomie topographique: Glande rétro-péritonéale, dans cadre duodénal, derrière estomac. Tête, cou, corps, queue.
    • Échostructure: Variable (graisse). Hypo-échogène (jeunes), réfléchissante (âgés/obèses). Égale ou un peu plus échogène que foie.
  • Repères échographiques (coupe transversale épigastre): Veine splénique (satellite), artère mésentérique sous pancréas (graisse réfléchissante).
  • Cholangio-wirsungographie rétrograde: Procédé interventionnel. Opacification biliaires et Wirsung par injection contraste dans ampoule de Vater.
    • Wirsung: Calibre . Conduit longitudinal pancréas. Bifurcation en Y à la queue → exploration complète.

E. Ascite en Échographie

  • Confirme diagnostic, quantifie, aide à rechercher l'étiologie.
  • Plage vide d'écho (noire), viscères flottants.
  • Ascite discrète: Collecte dans zones déclives: cul-de-sac de Morisson (foie/rein D), gouttières pariéto-coliques, cul-de-sac de Douglas (femme) ou rétro-vésical (homme).

XIII. Anatomie Radiologique Gynécologique et Obstétricale

A. Techniques d'Exploration

  • Échographie (abord), puis Hystérosalpingographie (HSG) (stérilité).
  • Échographie gynécologique:
    • Voie trans-vaginale: Meilleure visibilité, détails anatomiques, pour ovaires et endomètre.
    • Voie sus-pubienne: Plus courante, toujours avant trans-vaginale (vierge, vue d'ensemble). Vessie en réplétion = fenêtre acoustique pour dégager pelvis de l'air. Sonde 3.5 MHz (2.5 MHz pour obèses).

B. Anatomie Gynécologique Échographique

  • Utérus:
    • Coupe longitudinale: Utérus derrière vessie (noire). Position: souvent dévié lat. Antéversion (vers paroi ant.). Rétroversion (post. → difficile sus-pubienne → trans-vaginale).
    • Taille: Variable (accouchement, âge). Nullipare . Accouchée: long. .
    • Myomètre: Hypoéchogène, homogène, par rapport à endomètre.
  • Endomètre et variations cycliques: Lumière virtuelle tapissée d'endomètre.
    • Période d'activité (14-50 ans): Changements cycliques prévisibles.
    • Complexe endométrial: Lumière utérine + 2 couches endomètre. Épaisseur/brillance fonction du cycle.
    • Phase proliférative: Fin menstruation → ovulation. Endomètre mince (), uniformly hyperéchogène.
    • Phase sécrétoire: Ovulation → menstruations. Endomètre épais (\approx 13 \, \text{mm}), contours mal définis.
    • Fin de cycle: Petite lame liquidienne lumière utérine normal (prémenstruel).
  • Annexes: Ovaires, trompes de Fallope, ligaments, vaisseaux.
    • Trompe de Fallope: Non visibles normalement.
    • Ovaires: Visibles pendant période sexuellement active. Ovalaire, hypoéchogène, petits follicules (femme en âge de concevoir).
    • Modifications cycliques ovaire: Phase œstrogénique (petits follicules ). 10e jour: follicule dominant. Milieu de cycle: 20-25mm (ovule mature). Rupture follicule (hormones lutéiniques) → libération ovule (petit saignement possible dans Douglas).
    • Taille ovaires: Variable. Calcul volume: (. Nullipare . Sexuellement active .

C. Hystéro-Salpingographie (HSG)

  • Pour perméabilité des trompes (non visibles échographiquement).
  • Préalables:
    • Entre 8e et 12e jour du cycle (pas de risque de grossesse).
    • Pas d'infection active (GB , VS mm/1h).
    • Contre-indications: Infection active, grossesse, allergie à l'iode.
  • Technique: Injection 20-40cc produit contraste iodé hydrosoluble dans cavité utérine (canule HSG).
  • Radio-anatomie: Opacifie lumière utérine et trompes (pas les parois des organes).
    • Cavité utérine: Défilé cervical (long. variable, chez nullipares, contours irréguliers). Corps de l'utérus (long. , dépend antécédents obstét.). Isthme et fundus. Triangle inversé, contours latéraux convexes. Cornes (angles à la base du triangle).
    • Trompes de Fallope: Suite aux cornes. 3 portions: interstitielle (endo-murale, mince, courte), isthmique (mince, longue, sinueuse), ampullaire (longue, large, sinueuse, se termine en péritoine). Dessin muqueux longitudinal normal pour portion ampullaire.

D. Échographie Obstétricale

  • Minimum 3 fois (1/trimestre). Informations spécifiques à chaque période pour bien-être fœtal.
  • 1er Trimestre:
    • Confirmer sacs gestationnels (nombre, viabilité).
    • Siège d'implantation.
    • Environnement grossesse.
    • Technique: Sus-pubienne (vessie en réplétion, sonde 2.5-3.5 MHz). Trans-vaginale pour visibilité précoce (4-5 SA).
    • Anatomie grossesse jeune: Sac gestationnel (oval./réniforme, "œuf noir", chorion ). Sac vittelin (sac de yolk) visible avant embryon (5-6 SA). Après 7 SA: embryon, mouvements cardiaques.
    • Datation: Diamètre moyen sac gestationnel (L+l+E/3). Longueur cranio-caudale (LCC/CRL). Précision semaines.
    • Diagnostic gémellité précoce (6-7 SA).
  • 2e Trimestre: 3 objectifs.
    • Bilan morphologique du fœtus.
    • Croissance fœtale.
    • Étude annexes.
    • Datation: CRL non fiable après 12 SA. Utilisation BIP (diamètre bipariétal), FL (fémur), HC (circonférence tête), AC (circonférence abdomen), DAT (diamètre transverse abdomen).
    • BIP: Plus grand diamètre bipariétal "From out to in". Mesure sur coupe où septum pellucidum est visible.
    • Fémur: Très fiable, 2e paramètre après BIP.
    • DAT/AC: Sur coupe axiale abdomen passant par veine ombilicale.
    • Placenta: Identification 7-8 SA, examen routinier fin 1er trim. Épaisseur . Situation topographique.
  • 3e Trimestre:
    • Dépister retards de croissance.
    • Dépister anomalies morphologiques non diagnostiquées au 2e trimestre.
    • Déterminer position fœtus pour accouchement.
    • Déterminer poids fœtus (macrosomie > 4000-4500g).

XIV. Anatomie Radiologique des Voies Urinaires

A. Bref Rappel Anatomique des Reins

  • Reins: Densité hydrique, haricot, rétro-péritonéaux, D11-L3. Bord int. concave (hile), ext. convexe.
  • Dimensions: long, large, épais. Normal: vertèbres ().
  • Topographie: Rein G 2cm plus haut que D (empreinte foie). Mobile avec respiration ().
  • Uretères: Trajet symétrique, médian/paravertébral (lombaire), s'écartent (pelvien).
  • Orientation (triple obliquité):
    • Frontal: Oblique haut en bas, dedans en dehors. Pôles sup. rapprochés rachis, inf. éloignés. Angle avec rachis (ouvert en bas).
    • Sagittal: Profil, grand axe oblique haut en bas, arrière en avant. Pôle sup. D11/D12, inf. L3/L4.
    • Transversal: Axiale, oblique arrière en avant, dedans en dehors. Angle (ouvert en dedans).

B. Anatomie Fonctionnelle des Reins

  • Lobes: 9-12/rein (calice, pyramide, cortex, vaisseaux).
  • Pyramide de Malpighi: Tubules urinaires, papilles dans petit calice.
  • Colonne de Bertin: Incursion corticale entre pyramides.
  • Petits calices: En cupule, 3-4/grand calice.
  • Grands calices: 3/rein (sup. vertical, moyen Hztl., inf. oblique).
  • Bassinet: Triangulaire, confluence 3 grands calices. Bord sup. avec grand calice sup. en "S" italique.
  • Petits calices à distance égale du contour rénal (\approx 3 \, \text{cm} aux pôles, reste).

C. Anatomie des Reins à l'UIV (Urographie Intraveineuse)

  • Définition: Étude reins/voies après injection IV contraste iodé, excrété par reins.
  • Préliminaires: Préparation colon (lavements). Cliché appareil urinaire simple (AUS) avant (rachis, lithiases, préparation).
  • Injection 40-60cc contraste IV rapide (<30s).
  • Néphrogramme spontané: Rein rétro-péritonéal, capsule fibreuse + couche adipeuse → contours rénal visibles sur AUS/AAB. (Peut suspecter masse rénale).
  • Néphrogramme artificiel (3 phases):
    • 1ère phase (néphrographie précoce): 15-20s après injection. Rehaussement précoce densité parenchyme. Visualise colonnes de Bertin (opacifiées), pyramides (non opacifiées).
    • 2ème phase (néphrographie tubulaire): 30s-1min. Rehaussement cortex, pyramides, Bertin. Analyse morphologique parenchyme.
    • 3ème phase (urinaire): 2-3min. Excrétion urinaire. Opacification calices, bassinet, uretères, vessie. Étude morpho voies excrétrices, perméabilité uretères, remplissage vessie, col vésical sur cliché mictionnel.

D. Anatomie Échographique des Reins

  • Généralités: Étude morphologique, sans préparation. Très performante vs UIV pour différencier masse (solide/kystique).
  • Limites: Peu d'info fonctionnelle. Ne surclasse pas tests biologiques (urée, créatinine) ni UIV.
  • Aspects échographiques: Ovale, haricot, rétro-péritonéal. Contour ext. convexe/lisse, int. concave (hile).
    • 2 zones distinctes:
      • Centrale (sinus rénal): Tissu fibro-graisseux, réfléchissant. Éléments anéchogènes (tubes collecteurs). Hile réfléchissant.
      • Périphérique (cortex et pyramides): Cortex = échostructure de faible réflexion (égale ou discrètement inf. à foie, inf. à rate).
    • Différenciation cortico-médullaire: "Bonne différenciation cortico-sinusale" = échostructure normale (2 zones distinctes).

E. Variantes Anatomiques du Système Urinaire

  • Ascension rénale embryonnaire: Reins initialement pelviens, rotation autour axe longitudinal → voies excrétrices de antérieure à médiane/para-vertébrale.
  • Variantes congénitales:
    • Absence grands calices: Petits calices s'abouchent directement dans bassinet.
    • Absence bassinet: Grands calices s'abouchent directement dans uretère.
    • Bassinet extra-rénal: Bassinet bombant avec développement extra-rénal. Calices normaux.
    • Malrotations des reins: Anomalie de rotation → cavités excrétrices plus externes.
    • Reins en fer à cheval: 2 reins attachés aux pôles inférieurs par pont fibreux. Perte obliquité axes → parallèles, ou paradoxaux. Souvent malrotation (calices internes au bassinet).
    • Reins sigmoïdes: Fusion pôle inf. d'un rein avec pôle sup. du rein opposé. Uretères restent de leur côté.
    • Ectopie rénale simple (verticale): Variantes (thoracique, lombaire, iliaque, pelvienne). Uretère de longueur adaptée. Vascularisation ectopique → anomalie irréductible.
    • Ptose rénale: Acquise, rein descend. Uretère de longueur normale → s'amasse en boucles. Réductible en couché.
    • Ectopie rénale croisée (transversale): 2 reins du même côté. (+ reins concrescent ou en galette: fusion bords int. des 2 reins).
    • Duplicité urétérale: Dédoublement intégral uretère, 2 méats vésicaux du même côté.
    • Bifidité urétérale: Dédoublement partiel, fusion avant vessie.
    • Polykystose rénale: Anomalie congénitale, hypertension. Invasion massive parenchyme par kystes → déformations calicielles.
    • Syndrome de la jonction: Artère rénale polaire inf. (surnuméraire) croise uretère proximal → compression jonction pyélo-urétérale → dilatation pyélo-calicielle en amont.

XV. Radiographie Standard du Crâne

A. Généralités

  • Perdu de l'intérêt face TDM/IRM, mais reste pertinente pour sinus, mandibule, cellules mastoïdiennes, région sellaire.

B. Particularités Anat. du Crâne

  • Sutures:
    • Sagittale, coronale, lambdoïde. Ressemblent à lignes transparentes ondulées.
    • Fractures: Lignes transparentes rectilignes, sans ondulations.
  • Calcifications intracrâniennes physiologiques: (Ne pas confondre avec pathologie).
    • Faux du cerveau: Linéaire, médiane (face).
    • Glande pinéale: Nodulaire, solitaire, médiane (face). Sup.-post. selle turcique (profil).
    • Plexus choroïdes: Latérales, équidistantes plan sagittal, post. pinéale.
    • Ligaments pétro-clinoïdiens: Post. dos selle turcique (profil).
  • Sillons vasculaires: Artère méningée moyenne (profil): hypodensité linéaire bifide, post. suture coronale.
  • Empreintes:
    • Digitiformes sur voûte pariétale: Normal chez enfant <12 ans (pas signe d'HTIC).
    • Adultes: Granulations Pacchioni peuvent simuler, position paramédiane caractéristique.

C. Incidences Spécifiques du Crâne

  • Face haute (nez-front-plaque):
    • Technique: Tête reposant sur front/nez. Rayon sur protubérance occipitale → racine nez.
    • Radio-anatomie: Vue d'ensemble sinus frontaux, jugum sphénoïdal. Granulations Pacchioni, Crista Galli, contours orbites. Ailes sphénoïdes, fente sphénoïdale, cloison nasale, cellules ethmoïdales. Plancher selle turcique visible.
    • Rochers projetés sous orbites (non analysables).
  • Profil:
    • Technique: Tête de profil strict. Rayon 4cm au-dessus tragus.
    • Radio-anatomie: Superposition hémi-crânes. Exploration de la selle turcique. Sutures, sillons artère méningée moyenne, sinus maxillaires, calcifications pinéale/choroïdes.
    • Selle turcique: Creux régulier, en "U", dans corps sphénoïde, entre apophyses clinoïdes ant./post. Plancher est fine ligne courbe opaque. Dédoublement plancher → tumeur intra-sellaire.
    • Calcifications ligaments clinoïdo-pétreux sans patho.
  • Incidence de Blondeau (RX sinus, nez-menton-plaque):
    • Technique: Menton sur cassette, bouche ouverte, tête défléchie. Rayon sur protubérance occipitale → base nez.
    • Anatomie: Bonne démonstration sinus frontaux et maxillaires (rochers projetés en dessous). Appréciation transparence sinus par rapport à clarté buccale. Sinus sphénoïdaux visibles. Cellules ethmoïdales, fosses nasales, septum nasal, mâchoires.
  • Mandibule défilée:
    • Technique: Profil asymétrique. Tête en déflexion/inclinaison lat. Rayon sous bord inf. mandibule éloignée du film.
    • Anatomie: Branche montante, canal dentaire inf., molaires, prémolaires. Molaires ont 2 racines.
    • Numérotation dents: 4 hémi-arcades (I: max. D, II: max. G, III: mandibule G, IV: mandibule D). Dents 1-8. Ex: 48 (mandibule D, 8e dent).

XVI. Anatomie Radiologique en Scanner Cérébral (TDM)

A. Bref Rappel Anatomique du SNC

  • Cerveau:
    • Antérieur: Télencéphale, diencéphale.
    • Moyen: Mésencéphale.
    • Inférieur (rhombencéphale): Tronc cérébral, cervelet.
  • Ventricules (cavités LCR): Latéraux (télencéphale), 3e (diencéphale), aqueduc de Sylvius (mésencéphale), 4e (rhombencéphale).
    • Trous de Monro: Latéraux ↔ 3e. Aqueduc de Sylvius: 3e ↔ 4e.
  • Cerveau antérieur (Diencéphale et Télencéphale):
    • Télencéphale: Deux hémisphères (scissure inter-hémisphérique).
      • 3 faces: Latérale (bombante), Médiane (sillon inter-hémis., séparée par faux du cerveau), Inférieure (plate, épouse plancher crânien ant.).
      • Repères extérieurs cortex: Scissure Sylvienne (lat.), fissure Rolandique (centrale). Fissure pariéto-occipitale (médiane), sillon calcarine.
      • 5 lobes: Frontal, occipital, pariétal, temporal (4 à repères extérieurs). Insulaire (central) en profondeur de la Sylvienne (pas de repères extérieurs, constitué d'opercules).
    • Zones stratégiques:
      • Cortex cérébral (périphérique): Substance grise.
      • Substance blanche (centrale): Connexion hémisphères. Centre sémi-ovale. Corps calleux (large bande, genou, corps, splénius).
      • Substance grise (ganglions centraux): Noyau caudé (flanqué dans genou corne ant. ventricule latéral). Noyau lenticulaire (dans lobe insulaire).
      • Capsule interne: Bande mince de substance blanche entre thalamus et noyaux caudés/lenticulaires.
      • Faux du cerveau: Feuillet dure-mère dans fissure inter-hémisphérique. Profonde (ant./post.), limitée par corps calleux (milieu). Sinus droit à sa jonction tente du cervelet.
    • Diencéphale: Connexion hémisphères, cerveau ant./moyen. Structures autour 3e ventricule (thalamus, corps genouillé, épithalamus, subthalamus, hypothalamus).
      • Thalamus: 2 larges masses lat. symétriques, forment parois lat. 3e vent. et planchers vent. lat. Extrémité post. ("pulvinar") loge glande pinéale.
      • Corps genouillé: "Métathalamus" (4 noyaux). Station relais visuel/auditif.
      • Épithalamus: Habenula, corps pinéal, commissure post.
      • Subthalamus: Zone transition thalamus/tegmen.
      • Hypothalamus: Plancher ant. 3e vent. (corps mamillaire, tuber cinereum, infundibulum, hypophyse, chiasma optique).
  • Cerveau moyen (Mésencéphale): Court segment, connecté cerveau ant. et tronc/cervelet.
    • Large portion ant. = Pédoncule. Petite portion dorsale = Tectum.
    • Entre pédoncules/tegmen: substance grise autour aqueduc de Sylvius.
    • Pédoncules: Visibles sur face ventrale. Fosse inter-pédonculaire triangulaire.
    • Tectum: 4 saillies arrondies (corps quadrijumeaux / collicules).
  • Cerveau postérieur (Rhombencéphale): Tronc, bulbe (ant.), cervelet (post.). 4e ventricule logé entre.
    • Tronc: Connexion bulbe/cerveau moyen. Protubérance massive. Sillon médian ventral (artère basilaire). Pédoncules cérébelleux s'échappent.
    • Bulbe: Jonction tronc/moelle épinière. 2 sillons médians. Sillons para-sagittaux. Pyramides (face ant.), olives (faces lat.), tubercules graciles/cunéates (face post.).
    • Cervelet: Fosse crânienne post. Hémisphères cérébelleux lat. unis par vermis.
    • 4e ventricule: Centre cervelet. Limité ant. par tronc, post./sup. par vermis, inf. par tonsilles cérébelleuses.

B. Technologie du Scanner Cérébral

  • Scout-view/Topogramme: Cliché de repérage pour programmer coupes.
  • Plan de référence: Plan orbito-méatal (OM 0) = méat auditif ext. + bord lat. orbite. OM +10, OM -10.
  • Paramètres techniques: Épaisseur coupes, temps, intervalle, Kv, mA, filtre, produit de contraste (PDT).
  • Produit de contraste (iodé): Rehausse densité tissu cérébral, vaisseaux, tissus hyper-vascularisés. Met en évidence lésions hypo/hyper-vascularisées. Ex: méningiome rehaussement exagéré.

C. Anatomie en Scanner Cérébral (Coupes Axiales)

  • Interprétation: Connaissance anatomie crâne et cerveau. Profil illustré du crâne pour situer ventricules.
  • Anatomie divisée en 3 parties:
    • Coupes infra-ventriculaires/infra-tentorielles: Basses sous-tentorielles
      • Antérieure: Os base crâne, orbites (muscles moteurs œil, globe oculaire, canal nerf optique).
      • Entre orbites: Clartés cellules ethmoïdales. Sinus sphénoïdal. Nerfs optiques (sur OM+0).
      • Postérieure: Cervelet séparé bulbe/tronc par 4e ventricule.
      • Citerne pré-pontique (devant tronc): S'étend lat. aux citernes ponto-cérébelleuses. Visualise tronc basilaire. Contient 7e/8e paires nerfs crâniens (visibles IRM).
      • Dos selle turcique, apophyses clinoïdes ant., ailes sphénoïdes, sinus frontal.
    • Coupes péri et intraventriculaires:
      • Juste au-dessus rochers:
        • Lobes frontaux (visibles ant., séparés par sillon inter-hémis.).
        • Citerne suprasellaire (hexagonale/pentagonale, limitée par uncus lobe temporal).
        • Limite post. citerne suprasellaire: 2 pédoncules cérébraux. Latéralement: citernes intrapédonculaires.
        • Aqueduc de Sylvius (post. diencéphale).
        • Vermis cérébelleux (post. ligne médiane). Citerne ambiante.
        • Polygone de Willis (sur coupes avec contraste).
      • Coupes juxta-ventriculaires inférieures:
        • Cornes frontales/temporales ventricules latéraux, trigone par plexus choroïde. Vermis cérébelleux, thalamus, ganglions base, citerne quadrijumeaux, 3e ventricule.
        • Cornes frontales: 2 croissants de lune. Entre elles: artère cérébrale ant.
        • Sylvienne (encore visible). Lobe insulaire (logent noyaux lenticulaires, noyaux caudés).
        • Noyaux caudés: Hyperdenses, dans genoux cornes frontales.
        • Noyaux thalamiques: Contours 3e ventricule.
        • Citerne quadrijumeaux: Post. 3e vent. (peut voir veine de Gallien avec contraste).
        • Capsule interne: Bande mince en "L", faible densité, entre noyau caudé, thalamus, noyaux lenticulaires.
        • Trigones ventricules latéraux: Latéraux, profondeur hémisphères.
      • Coupe trans-ventriculaire:
        • Corps ventricules latéraux (séparés par septum pellucidum).
        • 3e ventricule (ligne médiane, derrière septum).
        • Trou de Monro occasionnellement visible.
        • Glande pinéale (calcifications).
        • Citerne quadrijumeaux.
        • Thalamus (lat. 3e vent.).
      • Coupes juxta-ventriculaires supérieures:
        • Corps ventricules latéraux (séparés par septum pellucidum).
        • Noyaux gris disparaissent (sauf bord sup. noyau caudé).
        • Ventricules latéraux: divergentes post., plongeantes vers trigones.
        • Substance blanche du centre semi-ovale. Sylvienne, fissures sagittales.
        • Espace inter-ventriculaire: Corps calleux, gyrus cingulaire.
    • Coupes supra-ventriculaires: Diminution étendue coupes, sillons corticaux apparents. Fissure inter-hémisphérique au milieu.

D. Autres Coupes

  • Reconstruction informatique: Coupes coronales, sagittales, vasculaires.

E. Lecture Systématique d'un Scanner Cérébral

  • Détails visibles spontanément:
    • Ventricules: Noirs (LCR, 0-10 HU).
    • Faux du cerveau, calcifications: Brillantes (os, +1000 HU).
    • Substance cérébrale: Grise (+30-40 HU).
    • Sillons cérébraux: Noirs (LCR).
  • Fenêtres de lecture: Plusieurs fenêtres (niveaux/ouvertures) selon tissus. Tissus mous, parenchyme cérébral, os.
  • Lésions cérébrales:
    • Spontanément visibles si hypodenses ou hyperdenses vs tissu normal.
    • AVC hémorragique (sang frais): Brillant (+80 HU).
    • AVC ischémique: Hypodense.
    • Déplacement structures anatomiques: Signe d'une lésion (abcès, néoplasie).

Résumé d'Anatomie Radiologique – G3 BM/Médecine Humaine par Pr Dr DIKAMBA FISTON

Ce cours couvre l'anatomie radiologique des systèmes ostéoarticulaire, rachidien, thoracique, digestif, gynécologique, obstétrical et urinaire, ainsi que les bases du scanner cérébral. Il vise à familiariser les étudiants avec l'anatomie en imagerie médicale, ses particularités et ses variantes.

1. Généralités et Appareillage d'Imagerie Médicale

L'imagerie médicale est l'ensemble des techniques permettant d'obtenir des images anatomiques *in vivo*. Elle regroupe la **radiologie, l'échographie, la tomodensitométrie (TDM), la radiographie numérisée, la résonance magnétique nucléaire (IRM) et la scintigraphie**.

1.1. La Radiologie Conventionnelle

  • Découverte : Les rayons X ont été découverts le 8 novembre 1895 par le physicien allemand **Wilhelm Conrad Roëntgen** (Prix Nobel 1901), découvrant fortuitement leur capacité à traverser la chair.
  • Tube à Rayons X :
    • **Cathode** : Filament de tungstène produisant un nuage électronique par effet thermo-ionique, focalisé par une cupule. Intensifier le courant augmente la quantité d'électrons émis (milliampères par seconde).
    • **Anode** : Cible en métaux lourds (alliage tungstène-rhénium) qui arrête les électrons, produisant 1% de rayons X et 99% de chaleur.
      • **Anode tournante** : Pour fortes puissances, répartit la charge thermique sur une large surface par rotation rapide (3000 à 9000 tours/min).
      • **Anode fixe** : Pour faibles puissances (radiographie dentaire, mammographie).
    • **Gaine plombée** : Entoure le tube pour éviter la dispersion nocive des rayonnements, avec une fenêtre pour les rayons utiles.
  • Générateurs à Rayons X : Composés d'une partie immergée (transformateur haute tension, redresseurs) et non immergée (pupitre de commande pour régler kV, mA, temps).
  • Production des Rayons X : Chauffage du filament (basse tension) puis création d'une différence de potentiel (haute tension) pour accélérer les électrons vers l'anode.
  • Échauffement du Tube : Contré par l'immersion dans l'huile minérale, les anodes tournantes et l'usage de détecteurs performants (amplificateurs de brillance).

1.1.2. La Tomographie Conventionnelle

  • Technique qui réalise des coupes anatomiques en masquant les détails au-dessus et en-dessous du plan sélectionné.
  • Basé sur le **théorème de Thalès** : le mouvement simultané et inverse du tube et du film autour d'un axe de rotation.

1.1.3. Principes Physiques des Rayons X

Propriétés :
  1. Ondes électromagnétiques (non corpusculaires), vitesse de la lumière ().
  2. Longueurs d'onde de l'ordre de , énergie entre et .
  3. Invisibles, grand pouvoir de pénétration.
  4. Induisent la fluorescence et l'ionisation des gaz.
  5. Peuvent entraîner des effets biologiques (néfastes ou bénéfiques).
  6. Métaux lourds (ex: plomb) arrêtent totalement les rayons X.
Dispersion et Atténuation :
  • Faisceau incident : Homogène, divergent, collimaté par un diaphragme pour éliminer les rayonnements diffusés.
  • Atténuation : Dépend de l'épaisseur de l'objet, du nombre atomique (Z) et de la densité physique. L'os atténue fortement dû à son Z élevé et sa forte teneur en calcium.
  • Faisceau résiduel : Hétérogène, porteur de l'information anatomique, forme l'image radiologique.

1.1.4. Supports d'Images Conventionnels

  • Film Radiographique : Support en polyester avec émulsion photographique de bromure d'argent (AgBr), protégée.
    • Gros cristaux : Sensibles, rapides, mais faible définition.
    • Fins cristaux : Meilleure définition, mais moins sensibles.
  • Couple film photographique-écran renforçateur : Utilisé car les rayons X résiduels sont trop faibles pour émulsionner directement le film.
    • **Écran renforçateur** : Cristaux luminescents qui absorbent les rayons X et émettent une lumière impressionnant le film. Types : tungstate de calcium, oxysulfure de gadolinium (terres rares).
    • Cassette : Deux feuillets d'écrans renforçateurs entourent le film.
  • Formation de l'Image Latente : L'exposition excite l'AgBr, transformant en Brome et en Argent métal. Image invisible jusqu'au traitement chimique.
  • Traitement Chimique :
    • **Révélateur** : Réduit les ions en Argent métal.
    • **Bain intermédiaire** : Arrête l'action du révélateur.
    • **Fixateur** : Dissout les cristaux non excités. Les zones très exposées (peu atténuation des RX, ex: air) deviennent sombres/noires (radiotransparence). Les zones peu exposées (forte atténuation des RX, ex: os) deviennent transparentes/blanches (opacité).
    • Rinçage et séchage.

1.2. Amplificateur des Brillances

  • Convertit l'image visuelle en image électronique, puis l'amplifie pour impressionner un écran secondaire fluorescent.
  • Avantages : Bonne résolution spatiale, réduit la dose de rayons X pour le patient et le personnel.
  • Limites : Diamètre de l'amplificateur limité (max 30cm), excluant thorax et abdomen.

1.3. Bases Physiques de l'Interprétation en Radiologie Conventionnelle

  • Densités Radiologiques (ordre décroissant d'opacité) :
    1. Osseuse ( et )
    2. Hydrique (eau, tissus mous, muscles, viscères pleins)
    3. Graisseuse
    4. Aérienne
  • Lois Fondamentales :
    • **Loi de la relativité des densités** : Une structure n'est visible que si sa densité diffère de celle du tissu adjacent. Ex: abcès pulmonaire visible car entouré d'air, mais pas un abcès musculaire.
    • **Loi de la projection conique** : Conserve la forme si objet et film parallèles, déforme sinon.
    • **Loi de l'agrandissement géométrique** : Plus l'objet est éloigné du film ou proche de la source, plus l'agrandissement est important et l'image floue. D'où la position postéro-antérieure pour thorax (cœur proche du film).
    • **Loi de la tangente** : L'interface entre deux structures de même atténuation n'est visible que si le plan de clivage est abordé tangentiellement par les rayons X.
    • **Loi de la confusion des plans** : L'image 2D superpose les plans d'une réalité 3D. Nécessite plusieurs incidences.
    • **Isométrie** : Méthode pour contourner l'agrandissement géométrique en plaçant l'objet et l'instrument de mesure dans le même plan.
Systèmes Numériques Modernes ("à plaques") :
  • Support flexible avec cristaux de phosphore photostimulables.
  • Les rayons X résiduels sont stockés, puis stimulés par laser (Hélium-Néon) pour émettre une luminescence proportionnelle.
  • Converti en signal numérique, stocké et visualisé sur support laser ou papier. Pas de traitement chimique.

1.5.2. La Tomodensitométrie (CT Scanner)

  • Invention : Par Sir **Godfrey Newbold Hounsfield** en 1970 (Prix Nobel 1980), financé par EMI (producteur des Beatles). Premier ordinateur appliqué à l'imagerie médicale ("Emidec 1100").
  • Principes :
    1. Mesure du degré d'absorption des rayons X par les tissus biologiques (densité exprimée en **Unités Hounsfield - HU**).
    2. Reconstruction de l'image (coupe anatomique) par rotation du tube à 360° et traitement informatique.
  • Constitution : Tube à rayons X, générateurs, détecteurs, lit. Le tube et les détecteurs tournent ensemble.
  • Détecteurs : Cristaux photoluminescents, chambres d'ionisation au xénon, semi-conducteurs. Transforment les photons résiduels en signal lumineux puis électronique.
    • **1ère génération** : Un seul détecteur, mouvement de rotation-translation.
    • **2ème génération** : Plusieurs détecteurs, rotation-translation.
    • **3ème et 4ème générations** : 512 à 1024 détecteurs. 3ème : bloc solidaire du tube. 4ème : détecteurs fixes en couronne, tube tourne à l'intérieur.
  • Matrice et Pixels :
    • **Matrice** : Casier de "voxels" (volume element). Taille: 256x256 à 1024x1024.
    • **Pixel** : Élément d'image, traduction du voxel. Taille .
    • Chaque pixel a une teinte de gris proportionnelle au degré d'atténuation du voxel.
    • Brillant : forte atténuation (os, ex: ).
    • Sombre : faible atténuation (air, ex: ).
  • Résolution Spatiale : Aptitude à distinguer deux points proches. Meilleure avec un petit foyer, collimation parfaite, coupe fine, petit voxel/pixel.

1.5.3. La Scintigraphie (Radio-isotope Scanning)

  • Principe : Détection des rayonnements émis par des radioéléments injectés dans l'organisme (exploration fonctionnelle).
  • Radioéléments : Émettent particules (faible pénétration), (faible pénétration) et photons (forte énergie, grand pouvoir de pénétration).
  • Détecteur : Gamma camera.
  • Fonctionne comme la TDM avec rotation de la gamma camera et traitement informatique.

1.5.4. L'Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (IRM)

  • Pas de rayons X ni rayons gamma. S'appuie sur les propriétés physiques de l'atome d'hydrogène.
  • Principes :
    • **Spin** : Mouvement giratoire du noyau d'atome (protons impairs) créant un petit champ magnétique (dipôle). Naturellement aléatoires.
    • **Magnétisation** : Placement du patient dans un puissant champ magnétique () aligne les dipôles d'hydrogène (magnétisation longitudinale ).
    • **Résonance** : Une onde radiofréquence (RF) de même fréquence que est appliquée, provoquant l'augmentation des transitions (changement d'alignement).
    • **Relaxation** : À l'arrêt du stimulus RF, les protons retournent progressivement à leur état initial, émettant un faible signal électrique (free induction decay - FID). La durée de relaxation est spécifique à chaque tissu.
    • Fréquence de LARMOR : Fréquence de résonance propre à chaque proton, dépend de l'atome et de .
    • Les radiofréquences sont souvent à 90° ou 180° par rapport à l'axe RF.
  • Séquences d'acquisition : Axées sur les temps de relaxation longitudinale et transversale , qui surviennent à l'arrêt du stimulus RF.
    • **Temps ** : Temps pour retrouver 63% de la magnétisation longitudinale initiale.
    • **Temps ** : Temps pour que la magnétisation transversale décroisse à 37% de sa valeur initiale.
  • Contraste en IRM : L'intensité du signal dépend de plusieurs facteurs :
    • Densité en protons : Plus un tissu est riche en H (eau, graisses), plus le signal est intense (hypersignal, blanc).
    • Temps et des tissus.
    • Séquences d'acquisitions (pondérations ou ).
    • Déplacement chimique et flux des protons.
    • Produits de contraste (paramagnétiques comme le fer, manganèse, gadolinium).
    D'où, un tissu peut être en hypersignal et hyposignal . Ex: le parenchyme cérébral est hypersignal en par rapport au LCR, mais le LCR est hypersignal en par rapport au parenchyme.
  • Avantages :
    • Inoffensive (pas de radiations ionisantes).
    • Meilleure discrimination tissulaire que la TDM.
    • Fournit des coupes transversales, sagittales, frontales et para-axiales.
  • Inconvénients : Appareillage gigantesque, coûteux, examen onéreux.
  • Contre-indications : Corps étrangers métalliques (stimulateur cardiaque, prothèses, clips vasculaires magnétiques), sauf l'or.

1.5.5. L'Échographie

  • Définition : Technique inoffensive et écologique, sans rayonnements ionisants ni produits iodés. Indiquée pour la vélocité des liquides (Doppler). Très opérateur-dépendant.
  • Principes Physiques :
    • **Ultrasons** : Vibrations mécaniques (> 16.000 Hz) se déplaçant sans quanta de matière. Fréquence clinique : 2-10 MHz.
    • **Production** : Transducteur utilisant les propriétés piézoélectriques (cristaux de quartz ou céramiques ferroélectriques). L'application d'un potentiel électrique déforme le cristal et génère des ultrasons. Le retour de l'écho déforme le cristal et génère un signal électrique.
    • **Transducteur (sonde)** : Transforme l'énergie électrique en sonore et inversement. Émet/reçoit impulsions/s.
    • **Lois de Descartes** : Le son subit une réflexion à chaque interface (angle d'incidence = angle de réflexion). L'image est basée sur l'écho réfléchi.
    • Progression des ondes : Facile dans les fluides, moins dans les tissus cellulaires. Totalement réfléchie par l'os et le gaz (limite de l'échographie).
    • **Atténuation et réflexion** : L'intensité du son diminue par absorption et réflexion. Dépend de l'impédance acoustique du tissu (densité, élasticité).
  • Résolution spatiale :
    • **Axiale** : Meilleure avec une sonde haute fréquence (). Compromis "résolution-profondeur" (haute fréquence moins pénétrante).
    • **Latérale** : Dépend de la focalisation des sons (faisceau étroit donne meilleure discrimination).
  • Montages des sondes : Sectorielle classique (balayage mécanique), sectorielle hybride (cristal fixe et miroir oscillant), barrettes (plusieurs cristaux pour balayage séquentiel). Sondes multifréquences.
  • Formation de l'image : Principe du sonar. Visualisation du temps aller-retour du son.
    • **Mode A (amplitude)** : Représentation la plus simple, pics d'oscillation. Pour rétine, humeurs de l'œil.
    • **Mode B (brillance)** : Dérive du mode A, pics visualisés comme points de brillance (nuances de gris). Reconstruction des coupes anatomiques.
    • **Mode TM (temps mouvement)** : Pour organes mobiles (cœur). Structures fixes linéaires, mobiles sinusoïdales.
    • **Temps Réel** : Mouvement au mode B, plusieurs cristaux piézoélectriques. Observation dynamique.
    • **Mode Doppler** : Mesure du changement de longueur d'onde du son réfléchi par une structure mobile (ex: globules rouges). Pour explorations vasculaires (dépistage sténoses, occlusions).
  • Dangers des Ultrasons :
    • À très hautes intensités (thérapeutique) : effets destructeurs (hématies), thermiques, cavitations.
    • À doses diagnostiques : aucun effet nocif prouvé, examen inoffensif.
  • Avantages : Peu onéreux, inoffensif, reproductible, rapide, étude dynamique.
  • Désavantages/Limites :
    • L'os et l'air sont des obstacles infranchissables. Pas d'échographie pulmonaire, cérébrale (sauf nourrisson avant soudure fontanelles), ou des viscères creux (estomac).
    • Très opérateur-dépendant.
    • Coupes non standardisées.
  • Indications : Cœur, vaisseaux, abdomen, gynécologie, obstétrique, tissus mous, encéphale nouveau-né.

2. Anatomie Radiologique Ostéoarticulaire (Chapitre II)

2.1. Généralités sur l'Os

  • Fonctions : Morphologie, support, locomotion, protection (crâne, côtes), fonctions complexes (main).
  • Formes :
    • **Os longs** : Squelette des membres, tubulaires, canal médullaire entouré d'un cortex osseux.
    • **Os courts** : Carpien/tarsien, mailles d'os spongieux avec couche compacte.
    • **Os plats** : Protection (crâne). Voûte crânienne : 2 couches compactes (tables interne/externe) séparées par os spongieux (diploé).
  • Maturation du Squelette : Origine mésodermique. 3 stades: matrice mésenchymateuse -> cartilagineuse -> ossification. Pour les os longs, maturation proximo-distale (diaphyse vers extrémités).
  • Ossification :
    • Nouveau-né : Seules portions diaphysaires calcifiées des os longs visibles, sauf épiphyses fémorale distale et tibiale proximale calcifiées avant terme.
    • Apparition progressive des noyaux épiphysaires. Ex: fémur proximal (6 mois), grand trochanter (4 ans), petit trochanter (10 ans).
    • Soudure des noyaux d'ossification aux diaphyses marque la fin de la croissance (cartilage de conjugaison). S'achève vers 18 ans, marquée par la soudure de la crête iliaque.
  • Âge Osseux : Déterminé par l'étude de la maturation du squelette (apparition noyaux, soudures) via radiographies coudes et mains. Sert à évaluer pathologie et pour des buts médico-légaux.

2.1.4. Radio-Anatomie des Os Longs

  • Anatomie : Épiphyses (proximale/distale), diaphyse, métaphyse (jonction).
  • Diaphyse : 2 bandes opaques (cortex) séparées par une bande transparente (médullaire). Transparence centrale = médullaire + corticales ant/post. Cortex visible = portions périphériques abordées tangentiellement par RX.
  • Lésion : Une lésion médullaire peut siéger en médullaire ou cortex ant/post. Nécessite 2 projections perpendiculaires.
  • Index Corticomédullaire : Calculé sur diaphyse fémorale: . Normal . Diminue en cas de déminéralisation.
  • Non visibles : Périoste normal, cartilage (densité hydrique). Canaux de Havers (trop fins).

2.1.6. L'Épiphyse

  • Extrémité d'os long, os spongieux (fines poutrelles, image à mailles fines) entouré d'une lame compacte (fine ligne opaque).

2.1.7. La Métaphyse

  • Jonction diaphyso-épiphysaire, évasement de la diaphyse, amincissement progressif du cortex.
  • Intérêt clinique : Site préférentiel de nombreuses lésions osseuses; siège du cartilage de croissance chez l'enfant; maladies nutritionnelles (avitaminose D) s'y manifestent.
  • Cartilage de croissance : Bande transparente transversale. Ne pas confondre avec fracture. Vestiges peuvent persister à l'âge adulte (stries opaques).

2.1.8. Canaux Vasculaires

  • Sillons radiotransparents à bords rectilignes, traversant obliquement la corticale. Ne pas confondre avec fracture.
  • Topographie : Dispositions spécifiques dans les os longs ("loin du coude et près du genou").

2.1.9. Radio-Anatomie des Articulations

  • Cartilage articulaire, capsule, ménisque, synoviale, ligaments : Tissus mous, dépourvus de calcium/phosphore, radiotransparents (non visibles sur RX simple).
  • Sur RX simple : Seules les épiphyses articulaires sont visibles, séparées par une interligne radiotransparente (correspondant aux cartilages articulaires et à l'espace virtuel).
  • Pincement de l'interligne : Suggère lésions cartilagineuses. Le "vrai pincement" est observé lorsque le faisceau RX est perpendiculaire.

A. La Radiographie Standard

  • Exploration du squelette osseux (pas des tissus mous). Apprécie la largeur de l'interligne articulaire.

B. L'Arthrographie

  • Visualisation de l'interligne articulaire (virtuelle) par injection de produit de contraste intra-articulaire. Démasque culs-de-sac synoviaux, contours cartilagineux, ménisques.

C. L'Échographie

  • Malgré arrêt par l'os, permet l'étude des éléments musculaires, tendineux, ligamentaires, épanchements intra-articulaires, épaississements synoviaux. Plus sensible que RX conventionnelle pour érosions articulaires.

D. Le Scanner (TDM)

  • Visualise des structures invisibles en RX conventionnelle (muscles, fascias, disques intervertébraux, racines nerveuses).

E. L'IRM

  • Très performante en pathologie ostéoarticulaire (rachis, moelle épinière, tumeurs osseuses, lésions ligamentaires/musculaires). Coût élevé.

F. La Scintigraphie

  • Très sensible pour lésions inflammatoires, nécroses osseuses, métastases. Étudie tout le squelette en un seul examen. Moins spécifique.

2.2. La Ceinture Scapulaire

  • Techniques d'exploration de l'épaule :
    • **Incidences de Face** : Patient en rotation externe de , rayon X angulé caudalement de . Permet de visualiser l'interligne scapulo-humérale et la voûte acromio-humérale (mesure du défilé sous-acromial).
    • **Incidence de profil (Hohl)** : Vrai profil de l'articulation acromio-claviculaire.
    • **Incidence de Jacobson** : Étude des rapports glène/tête humérale dans le plan transversal.
    • **Profil trans-thoracique** : Sans mobilisation de l'épaule. Utile pour fractures de l'humérus proximal quand le bras ne peut être mobilisé. Lecture difficile en raison de la superposition.
  • Radio-Anatomie de l'Épaule :
    • **Tête humérale** : Asymétrique, contour régulier. Visible: trochiter, trochin, gouttière bicipitale, densification en écharpe du col anatomique, col chirurgical.
    • **Cavité glénoïdale** : Vue en oblique. Bord postérieur net, bord antérieur mousse.
    • **Voûte acromio-claviculaire** : Vue obliquement. Apophyse coracoïde mal dégagée.
  • Articulations :
    • **Principales** : Gléno-humérale (vraie articulation), Acromio-humérale (pseudo-articulation, importante pour mobilité, pathologie plus fréquente). L'espace acromio-huméral est constitué de la bourse sous-acromio-deltoïdienne, cartilage, coiffe des rotateurs (sus-épineux, sous-épineux, petit rond).
    • **Secondaires** : Peu mobiles (acromio-claviculaire, sterno-claviculaire, omo-thoracique).

2.3. Le Bras

  • Techniques d'explorations : Radiographie de face et de profil, visualisant les articulations sus et sous-jacentes.
  • Radio-Anatomie de l'Humérus : Os long. Épiphyse proximale (ovoïde humérale, col anatomique/chirurgical, trochin, trochiter). Diaphyse (canal médullaire, corticales). Épiphyse distale (condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée, fosse olécranienne).

2.4. Le Coude

  • Techniques d'exploration :
    • **Face** : Avant-bras en extension complète, supination. Rayon X centré 2cm au-dessus du pli.
    • **Profil** : Avant-bras en flexion , demie pronation. Rayon X centré sur l'épicondyle.
  • Radio-Anatomie du Coude :
    • Articulation huméro-cubitale (trochlée/fosse olécranienne) et huméro-radiale (condyle/tête radiale).
    • **Coude de l'adulte** :
      • **Face** : Extrémité distale humérus (condyle, épicondyle, trochlée, épitrochlée).
      • **Profil** : Étude de la minceur de la palette humérale (région supracondylienne). Aspect en "X" (fossette coronoïde ant, fossette olécranienne post). Fragilité à ce niveau, fractures chez l'enfant.
      • Coussinets graisseux invisible physiologiquement. Leur visibilité bombant signe un épanchement intra-articulaire.
    • **Coude en croissance** : 6 noyaux d'ossification épiphysaires/apophysaires (1 à 11 ans). Utilisé pour déterminer l'âge osseux ( ans).
    • Axe long de la diaphyse radiale : Passe toujours par le centre de l'épitrochlée sur profil. Déviation signe luxation ou subluxation de la tête radiale.

2.5. Le Poignet et la Main

  • Techniques d'exploration :
    • **Face** : Main en pronation, doigts étendus, rayon X centré sur tête 3è métacarpien. En rhumatologie, comparatif.
    • **Incidence spéciale du scaphoïde** : Main en demie pronation, poing demi-fermé, poignet en inclinaison cubitale. Pour détecter fractures du scaphoïde.
    • **Profil** : Main perpendiculaire au film, bord cubital en contact.
  • Radio-Anatomie adulte :
    • **Os carpiens** : 8, faciles à identifier. Distale (trapèze, trapézoïde, grand os, os crochu). Proximale (scaphoïde, semi-lunaire, pyramidal, pisiforme).
    • Ligament triangulaire du carpe : Entre styloïde cubitale et os pyramidal.
    • 2 sésamoïdes à l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce.
    • **Profil** : Colonne centrale (semi-lunaire, grand os). Colonne palmaire (trapèze, trapézoïde, scaphoïde).
  • Poignet en croissance : 8 noyaux d'ossification apparaissent (grand os à 6 mois, pisiforme à 10 ans). Âge enfant nb noyaux visibles - 1 an.
  • Cartilages de croissance : Métacarpes distaux (sauf 1er proximal). Phalanges proximaux.

2.6. Bassin et Hanche

  • Techniques d'exploration :
    • **Face du bassin** : Patient symétriquement en décubitus dorsal/debout, pieds en rotation interne . Rayon X centré 2cm au-dessus du pubis.
    • **Face de la hanche** : Idem, mais centré sur la hanche.
    • **Incidence axiale de hanche** : Couché, hanche en abduction/flexion/rotation externe. Pour étudier quadrant antéro-supérieur de la tête fémorale (fréquent site ostéonécroses).
  • Radio-Anatomie :
    • **Bassin** : Os coxaux (ilion, ischion, pubis), sacrum, coccyx. Fusion de l'ilion, ischion, pubis forme la cavité acétabulaire (cotyle).
    • **Sacrum** : Triangulaire, s'articule avec os coxaux (articulations sacro-iliaques, obliques et non abordables tangentiellement de face).
    • **Trou obturateur** : Creusé dans l'os coxal.
    • **Hanche** : Articulation coxo-fémorale (tête fémorale dans l'acétabulum). Interligne articulaire symétrique, .
    • **Cintre cervico-obturateur** : Ligne anatomique. Rupture signe luxation ou subluxation de la hanche.
    • **Cavité acétabulaire (cotyle)** : Surface articulaire ("facies lunata") en croissant. Centre: "arrière fond cotyloïdien" (lame quadrilatère). Limites (lèvre ant., post., toit, sourcil).
    • **Tête fémorale** : 1/3 proximal du fémur (tête, col anatomique/chirurgical, grand/petit trochanter).
    • Angle cervico-diaphysaire : Normale . Coxa valga (), coxa vara ().
  • Bassin en croissance : Os coxal formé de 3 os ("cartilage en Y"). Noyau épiphysaire fémoral proximal visible à 6 mois, grand trochanter à 4 ans. Fin de croissance vers 18 ans (soudure de la crête iliaque).
  • Mensurations en croissance :
    • **Angle acétabulaire** : Naissance , à 6 mois. = insuffisance cotyloïdienne.
    • **Lignes de repérage** : Avant 6 mois, extrémité fémorale doit déborder ligne verticale du sourcil cotyloïdien. À 6 mois, noyau épiphysaire dans cadran inféro-interne (sinon luxation).

2.7. Le Genou

  • Techniques conventionnelles :
    • **Face** : Décubitus dorsal, jambes étendues. Rayon X centré sous la rotule. Visualise interligne, plateaux tibiaux. Rotule se projette entre condyles.
    • **Profil** : Décubitus latéral, genou en légère flexion. Rayon X incliné de . Visualise contours condyliens et rotule. Utile pour tissu mou (bourses graisseuses). Leur non-visualisation signe une collection liquidienne.
  • Goniométrie : Mesure de l'alignement fémoro-tibial sur clichés des membres inférieurs debout.
    • Axe mécanique normal : (homme), (femme, valgum physiologique).
    • Genu varum : Angulation à sommet externe.
    • Genu valgum : Angulation à sommet interne.
  • Goniométrie du nourrisson : Axe fémoro-tibial passe par plusieurs stades.

2.8. La Cheville et le Pied

  • Techniques conventionnelles :
    • **Face de la cheville** : Pied en équerre, légère rotation interne .
    • **Profil de la cheville** : Jambe/pied de profil strict.
    • **Face du pied** : Plante à plat.
    • **Profil du pied** : Membre posé comme cheville, centré sur tubercule du scaphoïde.
    • **Incidence oblique / pied déroulé** : Pied sur bord interne, plante à . Pour dérouler les os du pied (cunéiformes, têtes métatarsiens, scaphoïde, cuboïde).
  • Radio-Anatomie :
    • **Face de la cheville** : Articulation tibio-astragalienne. Chevauchement tibio-péronier distal () est normal. Absence signe luxation/diastasis.
    • **Profil de la cheville** : Articulation tibio-astragalienne. Malléoles, sinus du tarse, tendon d'Achille (visible grâce à graisse pré-achiléenne).
    • **Face du pied** : Phalanges, têtes métatarsiens. Deux sésamoïdes sur tête 1er métatarsien.
    • **Profil strict du pied** : Étude du calcanéum (épine calcanéenne, tendon d'Achille), statique de la voûte.
    • Mensurations :
      • **Angle de BÖHLER** : Normal à . Nul ou négatif en cas de fracture/tassement du calcanéum.
      • **Angle du sommet de l'arche du pied** : Normal . Pied plat if . Pied creux if .

3. Anatomie Radiologique du Rachis (Chapitre III)

3.1. Généralités

  • Le rachis : corps vertébraux + disques intervertébraux. Vertèbres lombaires sont les plus volumineuses.
  • Vertèbre type : corps vertébral (antérieur) + arc postérieur (pédicule, isthme, apophyses articulaires, lames, apophyse épineuse).
  • Face du rachis : Corps vertébral rectangulaire (grand axe transversal) + apophyses transverses. Pédicules forment les "yeux de la vertèbre". Arc postérieur "en aile de papillon".
  • Profil du rachis : 4 colonnes distinctes (corps vertébraux, pédicules, articulaires, lames et épineuses).
  • Calibre antéropostérieur du canal rachidien : Distance face postérieure corps vertébral à jonction lames/épineuse.
  • Vue axiale : Foramen vertébral délimité (corps vertébral ant, arc postérieur lat/post). Calibre transversal = distance interpédiculaire (face).
  • Déviations du rachis :
    • **Plan frontal** : Scoliose (latérale, dextro-convexe ou sinistro-convexe).
    • **Plan sagittal** : Lordose (convexité antérieure), Cyphose (convexité postérieure). Physiologiques: lordose céphalique/lombaire, cyphose dorsale.
    • Inversion ou Exagération (hyperlordose, hypercyphose) des courbures physiologiques.

3.1.1. Le Rachis Cervical

  • 7 vertèbres, petites et mobiles. Apophyses transverses proéminentes et perforées (passage artères vertébrales).
  • Atlas (C1) : Pas de corps, pas d'épineuse. Renflement massifs latéraux, arcs osseux (ant/post). S'articule avec apophyse odontoïde de C2.
  • Axis (C2) : Apophyse odontoïde, permet les mouvements de la tête.
  • Uncus : Crochets sur plateaux supérieurs des vertèbres cervicales (C3-C7), visibles en face.
  • Épineuses : Courtes, bifides, inclinées vers le bas.
  • Trous de conjugaison : Obliques, visibles seulement en incidence oblique (3/4).

3.1.2. Charnière Cervico-Occipitale

  • Techniques conventionnelles :
    • **Face** : "Incidence transbuccale", patient assis, bouche ouverte, tête fléchie. Rayon X horizontal.
    • **Profil** : Patient assis de profil.
  • Radio-Anatomie :
    • **Face** : Visibilité de C1 (arc mince), C2 (odontoïde), interlignes atloïdo-odontoïdiènes et atloïdo-axoïdiennes.
    • **Profil** : Visibilité de l'articulation atloïdo-axoïdienne.
    • Mensurations : Interligne atloïdo-axoïdienne (), "Ligne de Chamberlain" (palais osseux au trou occipital).

3.1.3. Rachis Cervical Standard

  • Techniques conventionnelles :
    • **Face** : Patient assis, tête défléchie, épaules tombantes. Rayon X ascendant (), centré sur thyroïde.
    • **Profil** : Patient assis de profil strict, épaules tombantes. Rayon X horizontal.
    • **3/4** : Patient oblique . Rayon X ascendant .
  • Radio-Anatomie :
    • **Face** : Masses latérales (contours festonnés), corps vertébraux, disques intervertébraux, articulations unco-vertébrales (C3-C7). Épineuses bifides. Difficile de voir pédicules/articulaires/transverses. Charnière cervico-occipitale masquée.
    • **Profil** : 4 colonnes vertébrales (C2-C7). C2 (volumineux, odontoïde), C7 (épineuse la plus longue). Corps vertébraux trapézoïdaux. Masses articulaires losangiques. Limite postérieure du canal rachidien osseux visible (fine ligne opaque, courbée, convexe en avant).
    • **3/4** : Recommandé pour trous de conjugaison ("trou de serrure").

3.1.4. Le Rachis Dorsal

  • Techniques conventionnelles :
    • **Face** : Patient debout, bras le long du corps. Rayon X horizontal, centré médio-sternal.
    • **Profil** : Patient debout, profil strict, bras croisés. Rayon X centré sur D6-D7.
  • Radio-Anatomie :
    • **Face** : Corps vertébral rectangulaire (grand axe transversal). Pédicules ("yeux") visibles. Arc postérieur "aile de papillon". Articulations des côtes : Costo-transversaire (bord sup. apophyse transverse), costo-vertébrale (contours corps vertébraux, sauf côtes flottantes XI et XII).
    • **Profil** : Pédicules longs, visibles. Trous de conjugaison visibles (limités par pédicules sus/sous-jacents et corps vertébraux). Interligne articulaire inter-apophysaire visible (mince fente oblique).

3.1.5. Le Rachis Lombaire

  • Techniques conventionnelles :
    • **Face** : Patient debout. Rayon X centré 2-3cm au-dessus des crêtes iliaques.
    • **Profil** : Patient debout, profil strict. Rayon X centré 2-3cm au-dessus du milieu de la crête iliaque.
  • Radio-Anatomie :
    • **Face** : 5 vertèbres (L1-L5). Corps vertébral le plus volumineux, rectangulaire, avec arc postérieur "aile de papillon". Apophyse transverse L3 la plus longue. Interlignes articulaires visibles (orientées frontalement).
    • **Profil** : Corps vertébral cunéiforme (plus haut en arrière). Trous de conjugaison visibles. L5 plus inclinée en avant. Épaisseur des disques augmente de L1 à L5 (L4L5 le plus épais). L5S1 plus mince, incliné .
  • Anomalies Transitionnelles :
    • Spina bifida : Arc postérieur de L5 peu développé/absent.
    • Anomalies ligne bi-crêtale : L5 encastré (sous ligne bi-iliaque) ou désencastré (au-dessus).
    • Sacralisation de L5 : L5 fusionne avec sacrum.
    • Lombalisation de S1 : S1 se développe comme vertèbre lombaire.
  • Cliché 3/4 : Pour visualiser l'isthme interapophysaire. Apparition de l'"image de petit chien radiologique" (museau, œil, oreilles, cou, etc.).
  • Spondylolyse : Fracture de l'isthme interapophysaire (L5 le plus souvent).
  • Spondylolisthésis : Glissement antérieur du corps vertébral après spondylolyse bilatérale.

4. Anatomie Radiologique du Thorax (Chapitre IV)

4.1. Généralités

  • Techniques : RX standard (face, profil, la plus routinière), radioscopie, tomographie, bronchographie, angiographie pulmonaire, scintigraphie pulmonaire, TDM, IRM.
  • Échelle des densités : 4 types (osseuse, hydrique, graisseuse, aérienne). En thoracique, seulement **opacité** (blanc, opaque aux RX) et **clarté/radiotransparence** (noir, transparent aux RX).

4.1.1. Les Techniques Conventionnelles du Thorax

  • Cliché de face :
    • **Technique "dure"** : >100Kv, 150-250mA/s. Bonne pénétration, visualise détails même derrière le cœur.
    • **Technique "molle"** : 65-75Kv, 350-500mA/s. Belles images, mais faible pénétration derrière le cœur.
  • Cliché de profil : Complément du face. Précise les détails. Réalisé debout, inspiration profonde, apnée.

4.2. Anatomie Radiologique du Thorax de Face

4.2.1. La Plage Pulmonaire

  • Alvéoles : Air -> radiotransparence (noir).
  • Trame broncho-vasculaire : Ensemble d'opacités linéaires (vaisseaux, voies aériennes).
    • Vaisseaux pulmonaires : Opacités linéaires se divisant, diminuent du centre vers la périphérie. Densité aqueuse (opaques).
    • Normalement visible dans les 2/3 internes des plages pulmonaires.
    • Vaisseaux inférieurs > supérieurs (rapport 2:1) en position debout (phénomènes hydrostatiques). Égalisation en couché.
  • Trachée et Bronches : Trachée = transparence longitudinale. Bronches souches visibles. Bronche droite plus verticale (corps étrangers plus souvent à droite).
  • Bronches : Non visibles spontanément (contiennent de l'air comme le parenchyme). Parois bronchiques trop minces.

4.2.4. Le Gril Costal

  • Squelette thorax (côtes, clavicules, rachis, épaules) : Très opaque (densité osseuse élevée). 80% des champs pulmonaires, source de pièges.
  • Arcs costaux :
    • Postérieurs : Horizontaux, visibles en entier.
    • Antérieurs : Obliques, se continuent avec cartilages costaux.
  • Calcifications du cartilage costal : Non visibles avant 35 ans. Après 35 ans : prédominance centrale (femme), périphérique (homme).

4.2.5. Plèvre et Scissures

  • Plèvre : Double feuillet mésothélial, cavité virtuelle non visible radiologiquement.
  • Scissures : Insufflation de la plèvre viscérale entre les lobes.
    • **Grandes scissures** : Obliques, pas visibles sur face (pas abordées tangentiellement).
    • **Petite scissure** : Uniquement à droite, entre lobes sup/moyen/inf. Presque horizontale, visible sur face et profil (fine ligne opaque).
  • Sinus costo-phréniques : Parties les plus déclives de la cavité pleurale. Tout épanchement pleural les comble en premier.
    • **Obèse** : Collections graisseuses extra-pleurales symétriques aux bases. Épargnent les sinus custo-phréniques, contrairement à un épanchement pleural.

4.2.6. Division Topographique des Poumons

  • Champ supérieur (au-dessus 2è arc antérieur), moyen (entre 2è et 4è arc antérieur), inférieur (sous 4è arc antérieur). Apex (au-dessus clavicule).

4.2.7. Division Labaire des Poumons

  • Droit : 3 lobes (sup, moyen, inf). Gauche : 2 lobes (sup, inf, pas de moyen).
  • Lésion systématisée : Respecte intégrité anatomique (lobes, segments). Ex: pneumonie lobaire franche.
  • Signe de la silhouette : Deux tissus contigus de même atténuation des rayons X ne peuvent être dissociés (silhouettage). Ex: pneumonie du lobe moyen (antérieur au cœur) efface l'arc inféro-droit. Si dans des plans différents, l'interface reste visible.

4.2.8. Scissures Azygos et Accesoires

  • Scissure azygos : Uniquement à droite. Variante anatomique (1% pop.). Migration ectopique congénitale de la veine azygos. Pseudo-scissure (2 feuillets viscéraux + 2 pariétaux), différente d'une vraie scissure (2 feuillets viscéraux).
  • Scissure du segment apical (visible parfois sur face/profil droit). Scissure du segment para-cardiaque (visible parfois sur face à droite).

4.2.9. La Silhouette Cardio-Médiastinale

  • Cœur, gros vaisseaux, nerfs, organes lymphoïdes. Superposition des cœurs droit et gauche.
  • Arcs droits : Supérieur (veine cave supérieure), inférieur (oreillette droite).
  • Arcs gauches : Supérieur (bouton aortique), moyen (artère pulmonaire, oreillette gauche), inférieur (ventricule gauche).
  • Cœur plus étendu à gauche. Poche à air gastrique toujours à gauche.
  • Crosse de la veine azygos : Petite opacité ronde dans angle trachéo-bronchique droit.
Rapport Cardiothoracique (ICT) :
  • Adulte : (A=distance ligne sagittale à point le plus éloigné à droite, B=idem à gauche, C=diamètre cage thoracique). Supérieur à 0.52 = cardiomégalie.
  • Attention : Cliché couché (agrandissement géométrique), expiratoire (élargit silhouette).
  • Enfant : Cœur proportionnellement plus gros. Utiliser des abaques. Médiastin supérieur plus large chez nourrisson (thymus).

4.2.10. Les Lignes Médiastinales

  • Parties de la plèvre médiastinale tangentes aux rayons X, donnant des lignes opaques. Ex: aortico-pulmonaire, para-vertébrale, para-aortique, para-trachéale, etc.

4.2.11. Les Hiles des Poumons

  • Passage artères pulmonaires, bronches, lymphatiques, nerfs.
  • Hile gauche plus haut (2cm) que droit.
  • Artères font partie du hile, distribution en éventail.
  • Veines pulmonaires ne font pas partie intégrante du hile (convergences plus bas). Orientées horizontalement, plus bas que les artères.

4.2.12. Les Coupoles Diaphragmatiques

  • Convexes en haut. Dôme au 1/3 moyen.
  • Coupole droite plus haute que gauche, visible en entier.
  • Coupole gauche plus basse, partiellement effacée par le cœur (silhouettage).
  • Sous coupole droite : ombre hépatique (opaque). Sous coupole gauche : clarté poche à air gastrique + ombre rate (hydrique).

4.3. Anatomie Radiologique du Thorax de Profil

  • Superposition des champs pulmonaires G/D. Complète le face pour régions masquées (rétrocardiaques, rétrosternales).
  • Silhouette cardiaque : Limitée par ventricule droit (ant), infundibulum (ant/sup), oreillette gauche (post/sup), ventricule gauche (post/inf), veine cave inférieure (post/inf).
  • Autres détails : Crosse aortique (opacité en demi-arc). Bronche lobaire supérieure gauche seule bronche visible (en enfilade). Artère pulmonaire droite (opacité arrondie antérieure). Artère pulmonaire gauche (trajectoire ant-post).
  • Coupoles diaphragmatiques : Se superposent. Gauche plus basse, partiellement silhouettée par le cœur. Droite visible en entier.

4.4. Sémiologie du Thorax

  • Lecture méthodique : Vérification identité, placement correct sur négatoscope (droit du patient -> gauche de l'examinateur). Indice "marquage en plomb" côté droit. Cœur à gauche, estomac à gauche.
  • Critères techniques :
    • PA (postéro-antérieur) : Omoplates dégagées, fenêtres apicales dégagées, cœur peu agrandi.
    • AP (antéro-postérieur) : Omoplates masquent poumons, fenêtres apicales illisibles, cœur agrandi.
    • Symétrie : Extrémités internes clavicules équidistantes de ligne sagittale.
    • Inspiration profonde : Dôme diaphragmatique au niveau ou sous les 6è arcs costaux antérieurs.
    • Dose correcte : Visualise trame broncho-vasculaire, marges para-spinales.
      • Trop dure (surdosé) : Image trop noire, trame difficile à voir.
      • Molle : Image grisâtre, trame trop apparente, lignes para-médiastinales invisibles.
  • Lecture : Comparaison symétrique des poumon. Transparence identique des deux poumons. Vérifier symétrie, dose, inspiration profonde, pas d'artefacts extra-thoraciques (muscles, seins, cheveux).
  • Bronchogramme aérien négatif : Visibilité anormale des petites voies aériennes (normalement invisibles) par infiltration péri-bronchique. Classique dans la bronchopneumonie.
  • Signe de la "lunette borgne" : Cavelrne de l'étudiant. Visualisation de 2 petits cercles contigus (bronche en fuite = cercle noir, artère satellite = opacité ronde).
  • Appréciation de la trame broncho-vasculaire :
    • Hile gauche plus haut que hile droit (alerte si inversé).
    • Trame visible dans 2/3 internes (alerte si exagérée).
    • Rapport vasculaire "base contre sommet" (2:1) respecté (alerte si modifié).
  • Silhouette cardio-médiastinale : Dépister anomalies, calculer ICT (vérifier critères techniques avant).
  • Sinus costo-phréniques : Soigneusement examinés, car un épanchement commence toujours par les combler. Ne pas confondre avec inspiration profonde forcée.
  • Coupoles diaphragmatiques : Droite toujours plus haute que gauche. Inversion peut suggérer embolie, atélectasie, paralysie phrénique. Contour festonné (inspiration forcée). Surélévation droite (hépatomégalie).
  • Gril costal et tissu mou : Recherche de côtes cervicales, fractures, déformations, lésions ostéolytiques/condensantes. Omoplates se superposent sur 1ères/2èmes côtes. Cartilages costaux non visibles avant 35 ans. Sternum masqué par silhouette cardiaque sur face.

5. Anatomie Radiologique des Viscères Creux du Tube Digestif (Chapitre V)

5.1. Généralités

  • Techniques : Abdomen à blanc (AAB/ASP), examen du tube digestif au Sulfate de Baryum, échographie (viscères pleins, pas creux), artériographie, cholangio-wirsungographie rétrograde, scintigraphie, TDM, IRM.
  • Choix d'examen : Basé sur la clinique et performances (ex: écho pour abcès du foie, pas AAB). Rayons X cumulatifs.
  • Principes de base :
    • Viscères creux : Exploration radiologique uniquement par procédés conventionnels.
    • Contiennent du gaz (contraste négatif). Air dans estomac/intestins est normal.
    • Nécessitent produit de contraste (sulfate de baryum) car parois (densité hydrique) ne sont pas différenciables de l'environnement.
    • Admin. per-os ou rétrograde anale. Suivi à l'amplificateur de brillances.
  • Éléments sémiologiques :
    • Image d'addition : Ulcère, rempli de baryte.
    • Image de soustraction : Masse endo-cavitaire, lacune sur moule opaque.
    • Gouttière pariéto-colique : Infexion latérale du péritoine avec graisse pro-péritonéale. Visible sur AAB (lignes verticales de faible densité).

5.1.1. L'étude du Laryngo-Pharynx et de la Déglutition

  • Examen radiologique : Laryngo-pharynx n'exige pas toujours contraste (air suffisant). TDM donne plus de détails.
  • Techniques :
    • Tomographiques sur coupes frontales (cause superposition). Frontales en phonation et inspiration profonde (pour glotte).
    • Profil : Plus facile, pour rhinopharynx (cavum).
  • Radio-Anatomie :
    • **Face (TDM)** : Ailes du cartilage thyroïde (2 lignes parallèles). Replis glosso-épiglottiques (3) définissent 2 vallécules. Fente glottique (clarté verticale, C5). En phonation : fente ventricule de Morgani, fausses/vraies cordes.
    • **Profil** : Mandibule, os hyoïde, base de la langue, épiglotte. Base langue -> replis glosso-épiglottiques -> vallécules. Épiglotte -> repli ary-épiglottique. Hypopharynx (post), larynx (ant). Cartilage thyroïde seul calcifié.
    • Espace de Morgani (ventricule laryngé) : Clarté aérique, entre fausses et vraies cordes vocales.
    • Sinus piriformes (gouttières latéro-pharyngées) : Virtuelles. Non visibles sur RX simple. Visible avec Manœuvre de Valsalva.
  • Étude de la déglutition :
    • **Face** : Ingestion de baryte opacifie vallécules et sinus piriformes.
    • **Profil** : Bascule arrière épiglotte (recouvre vestibule laryngé), relâchement crico-pharyngien, ouverture bouche œsophagienne.
    • Processus complexe : Obturation voie aérienne (épiglotte), obstruction rhino-pharynx (voile du palais, luette), propulsion (langue, larynx).

5.2. Étude de l'Œsophage

  • Technique : Ingestion de baryte sous scopie télévisée. Portion thoracique en projection oblique antérieure droite. Étude de souplesse, pliement muqueux, extensibilité, vidange.
  • Œsophage normal :
    • Orifice supérieur (sphincter supérieur, muscle crico-œsophagien).
    • Calibre variable (déglutition ou collapsus). Opacification en collapsus pour dessin muqueux (2-3 plis longitudinaux).
    • 3 portions (cervicale, thoracique, abdominale) et 3 rétrécissements anatomiques (cricoïdien, bouton aortique, hiatus diaphragmatique).
    • **Portion cervicale** : Courte, pré-vertébrale, cylindrique.
    • **Portion thoracique** : Médiane. 2 empreintes extrinsèques physiologiques (bouton aortique, bronche souche gauche). Oreillette gauche dilatée peut laisser une empreinte.
    • **Portion abdominale** : Courte (3cm), rétro-péritonéale. Hiatus œsophagien au cardia.
    • Hiatus œsophagien : Croisement piliers diaphragme. Pilier droit forme "pince diaphragmatique" (contraction en inspiration profonde).
    • **Ampoule épiphrénique** : Dilatation œsophagienne sus-diaphragmatique, en inspiration profonde. Ne pas confondre avec hernie hiatale.
    • La limite supérieure de l'ampoule est marquée par le sphincter inférieur de l'œsophage.
  • Anomalie du hiatus œsophagien :
    • Hernie trans-hiatale : Orifice béant, remontée partielle de poche gastrique.
    • Anomalies de l'angle de HISS : Angle aigu (GUBAROF) entre bord gauche œsophage et grande tubérosité gastrique. Ouverture exagérée (obtus) favorise reflux gastro-œsophagien.

5.3. Le Transit OED et le Côlon Baryté

  • Techniques :
    • **Simple contraste** : Suspension de baryte dans l'eau.
      • 3 phases :
        1. **Collapsus** : Petite gorgée de baryte, avant réplétion complète (OED), ou après évacuation et réplétion (colon). Étude du dessin muqueux.
        2. **Distension** : Étude de l'expansibilité et souplesse des parois (pas de dessin muqueux).
        3. **Compression** : Chasse la baryte pour étudier les faces et plis muqueux, anomalies endoluminales. Plis muqueux = bandes transparentes, sillons = bandes opaques.
    • **Double contraste** :
      • **Estomac** : Baryte + comprimé effervescent (produit gaz).
      • **Côlon** : Sonde double voie, remplissage baryte + insufflation air/CO2.
      Avantage : Imprégnation paroi + distension aérique. Image avec contours et faces (plis muqueux) visibles. Combine avantages réplétion et compression.

5.4. Radio-Anatomie de l'Estomac

  • Anatomie : Formé de 3 portions en debout.
    • **Verticale et descendante** : "Corps de l'estomac". Extrémité supérieure = grande tubérosité gastrique (contient poche à air gastrique).
    • **Horizontale** : "Bas fond de l'estomac", croise rachis.
    • **Oblique ascendante** : Antre pylorique, se termine par le pylore.
  • Contours de l'estomac :
    • **Petite courbure gastrique** interne (verticale puis horizontale).
    • **Grande courbure gastrique** externe (indentations par fibres musculaires).
    • Portion angulaire : Jonction des 2 portions, site préférentiel des ulcères et néoplasies.
  • Variations morphologiques selon la position :
    • **Debout** : Niveau liquide horizontal dans poche à air gastrique (grande tubérosité).
    • **Procubitus** : Air dans la grosse tubérosité (plus haute), baryte dans le reste. Niveau liquide horizontal non visible (RX perpendiculaires).
    • **Décubitus dorsal** : Air dans l'antre gastrique (grande tubérosité en postérieur). Baryte remplit grande tubérosité, déplace air vers l'antre.
    • **Oblique antérieure gauche** : Dégage grande courbure (post) et petite courbure (ant), pylore et cadre duodénal.
    • **Oblique antérieure droite** : Dégage petite courbure (post) et grande courbure (ant), pylore et 1er segment duodénal.
  • Variations morphologiques selon l'habitus : Variable selon l'individu. Dôme grande tubérosité accolé au diaphragme.
    • Sujets minces : Estomac en J.
    • Musclés/obèses : Estomac horizontal, peut donner 2 niveaux liquides horizontaux ("estomac en cascade").
  • Motricité : Transit OED sous scopie, observe remplissage/vidange, souplesse, ondes péristaltiques (plus profondes dans l'antre pré-pylorique).

5.5. Radio-Anatomie du Duodénum

  • Fait suite au pylore. Anneau de 4 portions entourant la tête du pancréas.
  • 1ère portion : Mobile. Bulbe + segment post-bulbaire. Bulbe en cône tronqué. Jonction avec 2è portion par genu superius.
  • 2è segment : Vertical, descendant. Reçoit contenu ampoule de Vater (cholédoque, Wirsung). Ampoule de Vater = petite image lacunaire. Jonction avec 3è segment par genu inferius.
  • 3è segment : Le plus long, horizontal, croise rachis.
  • 4è segment : Oblique ascendant, derrière estomac. Angle de TREITZ -> jonction duodénum/jéjunum.
  • Plis muqueux : Épais, alternance bandes claires/opaques.

5.6. Radio-Anatomie du Grêle

  • Transit à . Jéjunum et Iléon.
  • Jéjunum : Hypochondre gauche. Anses larges (). Nombreux plis (valvules conniventes). Image variable : "boa de plume" (demi-réplétion), "ruban opaque" (collapsus), "flocon de neige" (fin de transit).
  • Iléon : Flanc droit, pelvis. Moins nombreux plis (). Valvule iléo-caecale = image lacunaire.
  • Mésentère commun : Malrotation congénitale. Grêle à droite, côlon à gauche. Appendice à gauche. Veine mésentérique supérieure à gauche de l'artère.

5.8. Radio-Anatomie du Côlon

  • Opacification rétrograde : Ampoule rectale, sigmoïde, côlon descendant, transverse, ascendant, appendice, anses iléales.
  • Image radiologique : Large ruban opaque, sillons inter-haustraux (semi-lunaires) qui n'entourent que partiellement la circonférence colique (vs valvules conniventes du grêle).
  • Sigmoïde : Calibre/longueur variables. Boucle large. Dolicho-méga-sigmoïde si trop long.
  • Bas fond caecal : Topographie variable (pelvienne, iliaque, sous-hépatique).
  • Appendice : Topographie variable (médiane, rétro-cæcale, pelvienne, sous-hépatique).
  • Valve de Bauhin : Image lacunaire au bas fond caecal. Ailleurs = fécalome (mobile) ou tumeur (fixe).

6. Anatomie Radiologique des Viscères Pleins du Tube Digestif (Foie, Voies Biliaires, Pancréas) (Chapitre VI)

6.1. Considérations Techniques Générales

  • ASP/AAB : Foie (densité hydrique) non exploré. Permet contours hépatiques, contours reins, calcifications pancréatiques.
  • Ultrasons (échographie) : Méthode de choix pour voies biliaires. Étude pancréas, canal de Wirsung (si résol. spatiale élevée).
  • Cholécystographie orale / Cholangiographie IV : Techniques abandonnées. Utlisaient conjugaison de la bile pour opacifier la vésicule et voies biliaires.
  • TDM : Examen de seconde intention pour foie/voies biliaires. Examen de choix pour pancréas (l'écho est gênée par le gaz intestinal).

6.2. Généralités sur l'Échographie Abdominale

  • Sonde : (parfois pour obèses). Multifréquences actuelles.
  • Gel aqueux pour assurer le contact.
  • Exploration coupes dans tous les plans. Nécessite bonne connaissance anatomique.
  • Convention : Coupe longitudinale (tête patient à gauche sur écran), coupe axiale (côté droit patient à gauche sur écran).
  • Vocables :
    • **Échostructure** : Structure intime (ex: foie homogène, finement réfléchissant).
    • **Échogénicité** : Tonalité de l'image par rapport à un autre tissu (ex: rate discrètement + échogène que foie).
  • Images échographiques :
    • **Viscères pleins (foie, rate, reins)** : Échostructure solide, réflexion moyenne, finement nodulaire, homogène. Comparaison foie/rate au rein.
    • **Collections liquidiennes (vésicule biliaire, vessie, ascite)** : Totalement noires (anéchogènes), renforcement d'écho postérieur.
    • **Vaisseaux sanguins** : Canaux noirs, parois réfléchissantes, parallèles.
    • **Calculs et tissus calcifiés** : Très brillants (blancs) avec cône d'ombre postérieur (absence d'ultrasons franchissant l'obstacle).
    • **Viscères creux avec gaz** : Mauvaise investigation (gaz arrête ultrasons). Nappe fortement échogène, derrière rien. Artefacts "queue de comète".

6.3. Radio-Anatomie du Foie

  • Lobes macroscopiques : Gauche, droit, caudé (Spiegel), carré. 2 lobes vasculaires (gauche, droit) séparés par plan de clivage.
  • Veines sus-hépatiques : 3 (droite, médiane, gauche) confluent veine cave inférieure. Permettent de diviser le foie en 4 secteurs.
  • Ligament "teres" : Repère pour diviser lobe gauche.
  • Anatomie échographique du foie :
    • Méthode de choix. Plus gros viscère plein, contour régulier.
    • Échostructure solide, réflexion moyenne, finement nodulaire, homogène. Proche de la rate et cortex rénal (servent de comparaison).
    • Images tubulaires noires à parois réfléchissantes (veines portes, sus-hépatiques).
    • Taille : Variable. Axe . Marge inférieure finement angulée.
    • Segmentation de Couinaud : Divise le foie en 8 segments (en fonction des veines sus-hépatiques et ligament teres). Segment I (caudé) visible plus bas.

6.4. Anatomie des Voies Biliaires

  • Technique d'examen : Échographie à jeun (8h) pour distendre la vésicule. Examen post-prandial difficile. Coupes dynamiques possibles (après repas de BOYDEN).
  • Anatomie topographique :
    • **Vésicule biliaire** : Ovale, rétro-hépatique, entre segment VIII et IV. 4 portions (fond, corps, infundibulum, col). Longueur , diamètre . Col vésiculaire avec valves.
    • **Canal hépatique commun (VBP)** : Dérive des confluences segmentaires.
    • **Canal cystique** : Draine vésicule, s'abouche dans VBP pour former le cholédoque.
    • **Cholédoque** : Début après abouchement canal cystique. 3 segments (hilaire, pédiculaire, intra-pancréatique). Diamètre 4-7 \, \text{mm}. Abouche dans ampoule de Vater (avec Wirsung) -> 2è segment duodénal.
  • Anatomie échographique :
    • **Vésicule biliaire (à jeun)** : Aubergine anéchogène (noire). Diamètre transversal . Paroi mince, brillante (). Renforcement d'écho postérieur.
    • **Cholédoque** : Satelllite de la veine porte. Structure canalaire noire, antérieur à veine porte sur coupes longitudinales.
    • Lithiase vésiculaire : Nodule endo-luminal, réfléchissant, mobilisable, avec cône d'ombre postérieur.

6.5. Anatomie du Pancréas

  • ASP : Ne montre que calcifications pancréatiques éventuelles (pancréatite chronique), pas le parenchyme.
  • Échographie : Explorations difficiles (gaz intestinal). Remplir estomac d'eau, inclinaison patient.
  • Scanner (TDM) : Technique idéale pour le pancréas, surtout si écho inefficace.
  • Anatomie topographique : Glande rétro-péritonéale dans cadre duodénal. Tête, cou, corps, queue.
    • **Échostructure** : Variable (imbibition graisseuse). Hypoéchogène chez jeune, réfléchissant chez âgé/obèse. Égale ou légèrement plus échogène que le foie.
    • Coupe transversale épigastre : Veine splénique (satellite), artère mésentérique (sous pancréas).
    • **Cholangio-wirsungographie rétrograde** : Procédé interventionnel. Opacification biliaire et Wirsung. Wirsung: calibre , conduit fin à travers pancréas, bifurcation en Y (visualisation complète).

6.6. L'Ascite vue en Échographie

  • Échographie : Confirme, quantifie ascite, recherche étiologie.
  • Manifestation : Plage anéchogène (noire) où baignent viscères.
  • Ascite discrète : Se collecte dans zones déclives:
    • Cul de sac de Morisson (foie-rein droit).
    • Gouttières pariéto-coliques.
    • Cul de sac de Douglas (femme) ou rétro-vésical (homme).

7. Anatomie Radiologique Gynécologique et Obstétricale (Chapitre VII)

7.1. Les Différentes Techniques d'Exploration

  • Échographie (première intention), Hystérosalpingographie (HSG) pour bilan stérilités.

7.1.1. L'Échographie Gynécologique

  • Techniques d'exploration :
    • **Voie transvaginale** : Meilleure visibilité (sonde au contact). Pour ovaires, endomètre.
    • **Voie sus-pubienne** : La plus courante. Avant transvaginale chez vierges. Vessie en réplétion (fenêtre acoustique). Sonde (ou pour obèses).
  • Anatomie échographique :
    • **Utérus** : Visible derrière vessie. Position : antéversion normale, rétroversion (difficile en sus-pubienne).
    • Taille : Dépend des accouchements (plus grand après). Nullipare .
    • Myomètre : Hypoéchogène, homogène.
    • Endomètre : Lumière virtuelle. Variations cycliques:
      • **Phase proliférative** : Mince (), hyperéchogène.
      • **Phase sécrétoire** : Épais (), hyperéchogène, contour mal défini.
      • Faible lame liquidienne en fin de cycle (prémenstruelle).
    • **Annexes** : Ovaires, trompes, ligaments, vaisseaux. Trompe de Fallope normale non visible.
    • **Ovaires** : Visibles pendant période sexuellement active. Ovalaires, hypoéchogènes. Petits follicules visibles. Modifications cycliques :
      • Phase œstrogénique : Petits follicules ().
      • 10è jour : Follicule dominant.
      • Milieu cycle : Follicule dominant (contient ovaire mature). Rupture (hormones lutéiniques) -> libération ovaire. Petit saignement possible dans Douglas.
    • Taille ovaires : Variable. Nullipare . Sexuellement active .

7.1.3. Hystéro-Salpingographie (HSG)

  • Objectif : Évaluation perméabilité des trompes (non visibles en écho).
  • Prérequis : Entre 8è et 12è jour du cycle (éviter grossesse). Pas d'infection active (globules blancs , VS ).
  • Contre-indications absolues : Infection active, grossesse, allergie à l'iode.
  • Technique : Injection directe de de produit iodé hydrosoluble dans cavité utérine.
  • Radio-Anatomie : HSG opacifie lumière cavité utérine et canaux tubaires, pas les parois.
    • **Cavité utérine** : Défilé cervical (irrégulier, 2-3cm), corps utérin (variable, 4-8cm, triangle inversé, cornes).
    • **Trompes de Fallope** : 3 portions -> interstitielle (endo-murale, mince), isthmique (mince, longue, sinueuse), ampullaire (longue, large, sinueuse, avec dessin muqueux longitudinal).

7.2. Échographie Obstétricale

  • Fréquence : Minimum 3 fois (1 par trimestre).
  • 1er trimestre :
    • Objectifs : Confirmer/dater grossesse, nombre MV, siège, environnement.
    • **Technique** : Sus-pubienne (vessie en réplétion). Sonde .
    • **Anatomie jeune grossesse** :
      • Sac gestationnel visible : Sus-pubienne à , endovaginale à .
      • Forme réniforme, "œuf noir", couronne chorionique (). Sac vitellin visible avant embryon.
      • Après : Apparition embryon, viabilité (mouvements cardiaques).
      • Datation : Diamètre moyen sac gestationnel (DMSG) ou Longueur Cranio-Caudale (LCC). Précision .
      • Diagnostic gémellité précoce ().
  • 2è trimestre :
    • Objectifs : Bilan morphologique fœtus, croissance, annexes.
    • Datation : LCC non fiable après . Autres paramètres : BIP (diamètre bipariétal), FL (fémur), HC (tête), AC (abdomen), DAT (diamètre transverse abdominal).
    • **BIP** : Paramètre le plus mesuré. "From out to in". Mesuré sur coupe avec écho médian du septum pellicidum visible.
    • **Fémur** : Paramètre fiable, 2nd après BIP.
    • **DAT/AC** : Mesurés sur coupe axiale de l'abdomen (veine ombilicale).
    • Placenta : Identifiable à , routine fin 1er trimestre. Épaisseur .
  • 3è trimestre :
    • Objectifs : Dépister retards de croissance, anomalies morphologiques non vues, position fœtus, poids fœtal (macrosomie if ).

8. Anatomie Radiologique des Voies Urinaires (Chapitre VIII)

8.1. Bref Rappel Anatomique des Reins

  • Organes en haricot, rétro-péritonéaux, de D11 à L3. Bord interne concave (hile), externe convexe.
  • Dimensions : . Normal = vertèbres en hauteur.
  • Topographie : Rein gauche plus haut (2cm) que droit (empreinte hépatique). Mobile avec respiration ().
  • Uretères : Trajectoire symétrique, médiane paravertébrale, s'écartant en pelvien.
  • Orientation des reins : Triple obliquité.
    • **Frontal** : Oblique haut-bas, dedans-dehors. Pôles sup. proches rachis, inf. s'éloignent. Angle avec axe sagittal.
    • **Sagittal** : Sur le rachis. Axe oblique haut-bas, arrière-avant.
    • **Transversal** : Oblique avant-arrière, dedans-dehors. Angle avec plan horizontal.

8.1.2. Anatomie Fonctionnelle des Reins

  • Lobes : 9 à 12 par rein (calice, pyramide, cortex, vaisseaux).
  • **Pyramide de Malpighi** : Tubules urinaires, se terminent dans papilles (protrusion dans petit calice).
  • **Colonne de Bertin** : Incursion cortex glomérulaire entre pyramides.
  • **Petits calices** : 3-4 convergent vers grand calice. Toujours en cupule. Distance constante au contour rénal.
  • **Grands calices** : 3 par rein (sup, moyen, inf). Sup = vertical, moyen = horizontal, inf = oblique.
  • Bassinet : Triangulaire, confluence des grands calices. Bord supérieur forme courbe en "S" italique avec grand calice supérieur.

8.2. Anatomie des Reins à l'UIV (Urographie Intraveineuse)

  • Définition : Étude reins/voies après injection IV de produit iodé, excrété par reins.
  • Préparation : Lavements évacuateurs. Cliché simple (AUS) avant pour rachis, lithiases, état préparation.
  • Néphrogramme spontané : Contour rénal visible sur AUS (graisse adipeuse rétro-péritonéale). Permet de suspecter masse.
  • Néphrogramme artificiel (après injection) :
    • **Phase 1 (néphrographie précoce)** : . Rehaussement précoce du parenchyme. Visualise colonnes de Bertin (opacifiées).
    • **Phase 2 (néphrographie tubulaire)** : à . Rehaussement cortex, pyramides, colonnes. Analyse morphologique parenchymateuse.
    • **Phase 3 (urinaire)** : Excrétion urinaire . Opacification calices, bassinet, uretères. Étude retards/asynchronies, morphologie des voies excrétrices, perméabilité uretères, remplissage vessie.

8.3. Anatomie Échographique des Reins

  • Avantages : Étude morphologique. Différencie masse solide/kystique (vs UIV). Pas de préparation.
  • Limites : Peu d'info fonctionnelles. Ne surclasse pas tests biologiques/UIV.
  • Aspects échographiques : Ovoïde, rétro-péritonéal. Contour externe convexe, interne concave (hile).
  • Architecture interne : 2 zones distinctes.
    • **Centrale (sinus rénal)** : Tissu fibro-graisseux, réfléchissant. Éléments anéchogènes (tubes collecteurs).
    • **Périphérique (cortex, pyramides)** : Cortex faible réflexion, égale/inférieure à foie, inférieure à rate. Pyramides faible échogénicité.
  • Différenciation cortico-médullaire : "Bonne différenciation cortico-sinusale" = échostructure normale (2 zones distinctes).

8.4. Quelques Variantes Anatomiques du Système Urinaire

  • Développement : Rein initialement pelvien, monte en position lombaire. Rotation déplace voies excrétrices d'antérieur à médian.
  • Variantes Congénitales :
    • **Absence grands calices** : Petits calices s'abouchent directement dans bassinet.
    • **Absence bassinet** : Grands calices s'abouchent directement dans uretère.
    • **Bassinet extra-rénal** : Bassinet bombant avec développement extra-rénal. Calices en cupule normales.
    • **Malrotations des reins** : Cavités excrétrices externes, se superposent sur rein.
    • Reins en fer à cheval : 2 reins attachés par pôles inférieurs (pont fibreux). Perte d'obliquité des axes rénaux (parallèles). Souvent avec malrotation.
    • Reins sigmoïdes : Fusion pôle inférieur d'un rein avec pôle supérieur opp. Deux uretères de leur côté.
    • Ectopie rénale simple (verticcale) : Rein intra-thoracique (rare) ou lombaire, iliaque, pelvienne (plus fréquent). Uretère de longueur adaptée (pas sinueux). Vascularisation ectopique (irréductible).
    • Ptose rénale : Acquise. Rein descend dans pelvis. Uretère sinueux. Réductible.
    • Ectopie rénale croisée (transversale) : Deux reins du même côté.
    • Reins concrescent (en galette) : Variante ectopie croisée. Fusion bords internes des deux reins.
    • Duplicité urétérale : Dédoublement intégral uretère, 2 méats vésicaux du même côté.
    • Bifidité urétérale : Dédoublement partiel, fusion avant vessie.
    • Rein polykystique : Maladie génétique. Invasion massive par formations kystiques. Déformations calicielles.
  • Syndrome de la jonction : Artère rénale surnuméraire (pôle inférieur) comprime la jonction pyélo-urétérale, -> dilatation pyélo-calicielle en amont.

9. Radiographie Standard du Crâne (Chapitre IX)

9.1. Généralités

  • Beaucoup d'incidences perdues d'intérêt avec TDM/IRM. Mais RX standard reste utile pour cavités sinusiennes, mandibule, cellules mastoïdiennes, région sellaire.

9.2. Généralités sur la Radio-Anatomie du Crâne

9.2.1. Particularités Anatomiques

  • Sutures du crâne : Sagittale, coronale, lambdoïde. Lignes radiotransparentes ondulées (vs fractures rectilignes, non ondulées).
  • Calcifications intracrâniennes physiologiques : Faux du cerveau (linéaire, médiane), glande pinéale (nodulaire, solitaire, médiane), plexus choroïde (latérale, équidistante plan sagittal), ligaments pétro-clinoïdiens (arrière dos selle turcique).
  • Sillons vasculaires : Sillon artère méningée moyenne (hypodensité bifide postérieure sur os temporal).
  • Empreintes : Digitiformes sur voûte pariétale. Normal chez enfant ans. Chez adulte, granulations de Pacchioni peuvent les simuler.

9.3. Quelques Incidences du Crâne

9.3.1. Incidence de Face Haute ou Nez-Front-Plaque

  • Technique : Tête en appui frontal/nasal. Rayon X centré 3cm au-dessus protubérance occipitale.
  • Radio-anatomie : Vue d'ensemble sinus frontaux et jugum sphénoïdal. Granulations Pacchioni (paramédianes). Suture sagittale, Crista Galli, contours supérieurs orbites. Ailes sphénoïdes, fente sphénoïdale, cloison nasale, cellules ethmoïdales. Calcification faux du cerveau. Plancher selle turcique. Rochers projetés sous orbites (non analysables).

9.3.2. Incidence de Profil

  • Technique : Tête de profil strict. Rayon X centré 4cm au-dessus tragus.
  • Radio-anatomie : Superposition hémi-crânes. Selle turcique (mieux explorée). Sutures coronales/lambdoïdes, sillons artère méningée moyenne, sinus maxillaires, coupes optiques os malaires. Calcifications plexus choroïdes/glande pinéale.
  • Selle turcique : Creux régulier en U, dans corps sphénoïde, entre apophyses clinoïdes. Plancher fin, au-dessus clarté sinus sphénoïdal. Dédoublement plancher = tumeur intra-sellaire.

9.3.3. Incidence de Blondeau (RX Sinus)

  • Technique : Nez menton plaque. Menton en appui. Bouche ouverte, tête en déflexion.
  • Anatomie : Bonne visualisation sinus frontaux et maxillaires. Rochers projetés sous sinus maxillaires. Appréciation transparence sinus via clarté buccale. Sinus sphénoïdaux visibles par clarté buccale.

9.3.4. Incidence Mandibule Défilée

  • Technique : Profil asymétrique. Tête en déflexion/inclinaison lat.
  • Anatomie : Branche horizontale mandibule examinée dégagée. Canal dentaire inf, molaires, prémolaires.
  • Dents : Molaires ont 2 racines (vs 1 pour autres).
  • Numérotation des dents : 4 hémi-arcades (I: sup droit, II: sup gauche, III: inf gauche, IV: inf droit). 8 dents par arcade, numérotées 1 à 8. Ex: dent 48 (hémi-arcade IV, 8ème position).

10. Anatomie Radiologique en Scanner Cérébral (Chapitre X)

10.1. Bref Rappel Anatomique

10.1.1. Composants du Système Nerveux Central

  • Cerveau :
    • Antérieur (télencéphale, diencéphale).
    • Moyen (mésencéphale).
    • Inférieur (rhombencéphale: tronc cérébral, cervelet).
  • Ventricules (cavités LCR) :
    • Latéraux (télencéphale).
    • 3è (diencéphale).
    • Aqueduc de Sylvius (mésencéphale).
    • 4è (rhombencéphale).
  • Communications : Trous de Monro (latéraux <> 3è), Aqueduc de Sylvius (3è <> 4è).

10.1.2. Cerveau Antérieur (Diencéphale et Télencéphale)

  • Télencéphale (hémisphères cérébraux) :
    • 2 hémisphères séparés par fissure interhémisphérique.
    • 3 faces : latérale (bombante), médiane (sillon interhémisphérique, connectée par faux du cerveau), inférieure (plate, épouse plancher crânien antérieur).
  • Repères extérieurs du cortex :
    • **Fissure latérale (Sylvienne)** : Frontal, temporal, occipital.
    • **Fissure centrale (Rolandique)** : Entre frontal et pariétal.
    • **Fissure pariéto-occipitale** : Sur face médiane.
    • **Sillon calcarine** : Sur face médiane lobe occipital.
  • Lobes : Frontal, occipital, pariétal, temporal, insulaire (central, profond sous Sylvienne, sans repère extérieur).
  • Zones stratégiques :
    • **Cortex cérébral** : Substance grise (périphérique).
    • **Substance blanche** : Centre sémi-ovale. Corps calleux (connexion hémisphères, génou, corps, splénius).
    • **Substance grise centrale** : Noyau caudé (flanqué dans genou corne antérieure ventricule latéral), noyau lenticulaire (lobe insulaire).
    • Capsule interne : Bande mince substance blanche entre thalamus, noyau caudé, noyaux lenticulaires.
    • Faux du cerveau : Dure-mère dans fissure inter-hémisphérique. Calcification possible. Sinus droit à sa jonction avec tente du cervelet.
  • Diencéphale : Connexion hémisphères & cerveau ant/moyen. Struct. autour 3è ventricule (thalamus, corps genouillé, épithalamus, subthalamus, hypothalamus).
  • Thalamus : 2 masses latérales symétriques, parois latérales 3è ventricule, planchers ventricules latéraux. Extrémités postérieures ("pulvinar") logent glande pinéale.
  • Corps genouillé : 2 noyaux de chaque côté (métathalamus). Relais des informations (optiques, auditives).
  • Épithalamus : Habenula, corps pinéal, commissure postérieure.
  • Subthalamus : Transition thalamus/tegmen.
  • Hypothalamus : Plancher antérieur 3è ventricule (corps mamillaire, tuber cinereum, infundibulum, hypophyse, chiasma optique).

10.1.4. Cerveau Moyen (Mésencéphale)

  • Court segment connectant cerveau ant/post. Pédoncule (ant), Tectum (dorsal).
  • Substance grise autour aqueduc de Sylvius (3è <> 4è ventricule).
  • Pédoncules : Visibles sur face ventrale. Fosse interpédonculaire = triangulaire.
  • Tectum : 4 saillies (corps quadrijumeaux / collicule). Sup. connectés réseau optique. Inf. connectés réseau auditif.

10.1.5. Cerveau Postérieur (Rhombencéphale)

  • Tronc, bulbe, cervelet. 4è ventricule entre tronc/bulbe (ant) et cervelet (post).
  • Tronc : Connecte bulbe et mésencéphale. Massif. Sillons pontiques séparent du bulbe/pédoncules. Sillon médian ventral (artère basilaire). Pédoncules cérébelleux. Tegmentum = toit 4è ventricule.
  • Bulbe : Jonction tronc/moelle épinière. Sillons médians ant/post, para-saggitaux. Pyramides (ant), olives (lat), tubercules graciles/cunéates (post).
  • Cervelet : Fosse crânienne postérieure. Hémisphères cérébelleux latéraux, vermis cérébelleux.
  • 4è ventricule : Centre cervelet. Limité par tronc (ant), vermis (post/sup), tonsilles cérébelleuses (post/inf).

10.2. Acquisition de l'Image en Scanner Cérébral

  • Scout-view/Topogramme : Image de repérage pour programmer les coupes selon plan orbito-méatal (OM 0).
  • Paramètres techniques : Épaisseur coupes, temps, intervalle, Kv, mA, filtre, produit de contraste (iodé).
  • Produit de contraste : Rehaussement de densité des tissus (vaisseaux, hypervascularisés) pour mieux voir lésions hyper/hypo-vascularisées. Ex: méningiome rehausse fortement.

10.3. Anatomie en Scanner Cérébral

  • Connaissance anatomique cranio-cérébrale indispensable. Utilisation de "profil illustré du crâne" pour situer ventricules.
  • Division anatomique : Infra-ventriculaires (-tentorielles), péri-et intraventriculaires, supra-ventriculaires.

10.3.1. Anatomie des Coupes Infraventriculaires

  • **Coupes basses sous-tentorielles** :
    • Ant : Base crâne, orbites. Muscles moteurs, globe oculaire, canal nerf optique (visibles sur orbites). Clartés cellules ethmoïdales, sinus sphénoïdal. Nerfs optiques mieux sur coupes OM+10.
    • Post : Cervelet, bulbe, tronc cérébral séparés par 4è ventricule. Citerne pré-pontique (devant tronc) -> citernes angle ponto-cérébelleux. Tronc basilaire visible dans citerne pré-pontique (avec contraste). Nerfs crâniens VII, VIII (non visibles directement) mais encoches sur rochers.
    • Autres : Dos selle turcique, apophyses clinoïdes ant, contours grandes ailes sphénoïde, sinus frontal.

10.3.2. Anatomie des Coupes Intra et Para-Ventriculaires

  • **Coupes juxta-ventriculaires inférieures** :
    • Vermis cérébelleux, thalamus, ganglions de la base, citerne quadrijumeaux, 3è ventricule.
    • Cornes frontales des ventricules latéraux (croissants, convergents). Artère cérébrale antérieure entre cornes.
    • Sylvienne visible. Lobe insulaire profond (noyaux lenticulaires, noyaux caudés). Noyaux caudés dans genoux cornes frontales.
    • Noyaux thalamiques : Contours du 3è ventricule.
    • Citerne quadrijumeaux : Postérieure au 3è ventricule. Peut montrer veine de Gallien (avec contraste).
    • Capsule interne : Fine bande en "L" entre noyaux caudés, thalamus, noyaux lenticulaires.
    • Trigones des ventricules latéraux.
  • **Coupe trans-ventriculaire** :
    • Corps des ventricules latéraux séparés par septum pellicidum. Chaque corne triangulaire.
    • 3è ventricule sur ligne médiane derrière septum. Trou de Monro visible occasionnellement.
    • Calcifications glande pinéale.
  • **Coupes juxta-ventriculaires supérieures** :
    • Corpus des ventricules latéraux séparés par septum pellicidum.
    • Noyaux gris profonds non visibles (sauf bord sup. noyau caudé).
    • Ventricules latéraux divergents post.
    • Substance blanche centre semi-ovale. Fissure Sylvienne, fissures sagittales. Corps calleux, gyrus cinguli.

10.3.3. Anatomie des Coupes Supraventriculaires

  • Diminution progressive des coupes. Sillons corticaux apparents. Fissure inter-hémisphérique au milieu.

10.4. Coupes Autres que Axiales

  • Reconstructions informatiques possibles (vaisseaux, coupes coronales).

10.5. Lecture Systématique d'un Scanner Cérébral

10.5.1. Éléments Sémiologiques

  • Détails spontanément visibles :
    • Ventricules (noirs) : LCR ().
    • Faux du cerveau, calcifications intracrâniennes (brillantes) : Os ().
    • Substance cérébrale (grise) : .
    • Sillons cérébraux (noirs) : LCR.
  • Fenêtres : Plusieurs réglages pour tissus mous, parenchyme cérébral, os.
  • Lésion cérébrale : Hypodense ou hyperdense.
    • AVC hémorragique (sang frais) : Brillant ().
    • AVC ischémique : Hypodense.
  • Lésion peut entraîner déplacement structures anatomiques.

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