Institutions et chômage structurel

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Analyse des effets contradictoires du salaire minimum, des cotisations sociales et des protections de l'emploi sur le chômage structurel, incluant les arguments néoclassiques et keynésiens ainsi que les impacts positifs et négatifs de ces institutions.

82 cartes

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Question

Comment l'allègement des cotisations sociales peut-il favoriser les embauches ?

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Réponse

En réduisant le coût du travail, l'allègement des cotisations sociales rend l'embauche moins chère pour les entreprises, les incitant ainsi à créer plus d'emplois.

Question

Quel est l'impact des cotisations sociales élevées sur l'emploi selon la théorie libérale ?

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Réponse

Selon la théorie libérale, des cotisations sociales élevées augmentent le coût du travail, ce qui freine les embauches et maintient du chômage.

Question

Quelle est la différence entre politique budgétaire et politique monétaire ?

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Réponse

La politique budgétaire agit sur l'économie via le budget de l'État (impôts, dépenses). La politique monétaire agit via la masse monétaire, pilotée par la banque centrale (taux directeur).

Question

Pourquoi l'adaptation entre offre et demande de travail n'est-elle pas immédiate et sans coût ?

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Réponse

Il existe un mauvais appariement entre les qualifications et les lieux géographiques, ainsi que des frictions (temps et coûts de recherche) et des asymétries d'information.

Question

Comment les pénuries de main-d'œuvre peuvent-elles coexister avec le chômage ?

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Réponse

Les pénuries coexistent avec le chômage à cause d'un mauvais appariement entre l'offre et la demande de travail (qualifications, localisation) et d'asymétries d'information.

Question

Comment la baisse du taux de réserves obligatoires affecte-t-elle la masse monétaire ?

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Réponse

La baisse du taux de réserves obligatoires augmente la quantité de monnaie en circulation, accroissant ainsi la masse monétaire et la demande globale.

Question

Qu'est-ce qu'une asymétrie d'information sur le marché du travail ?

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Réponse

Situation où les offre et demande de travail n'ont pas les mêmes informations sur les caractéristiques de l'échange, menant à des salaires plus élevés.

Question

Qu'est-ce que le chômage conjoncturel ?

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Réponse

Partie du chômage liée aux fluctuations économiques à court terme, causée par une insuffisance de la demande globale anticipée.

Question

Définissez la flexibilité quantitative externe.

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Réponse

La flexibilité quantitative externe concerne la facilitation des contrats à durée déterminée (CDD), de l'intérim, et des licenciements.

Question

Pourquoi les employeurs proposent-ils un salaire d'efficience plus élevé que le salaire d'équilibre ?

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Réponse

Pour attirer les meilleurs candidats et motiver les employés à rester productifs, réduisant ainsi le risque de sélection adverse et d'aléa moral.

Question

Quel est l'effet d'une inadéquation géographique entre l'offre et la demande de travail ?

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Réponse

Une inadéquation géographique peut entraîner un chômage structurel, où des emplois ne sont pas pourvus malgré la présence de chômeurs.

Question

Qu'est-ce qu'un choc d'offre dans le contexte du chômage conjoncturel ?

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Réponse

Un choc d'offre est un événement imprévu (ex: catastrophe) qui dégrade la conjoncture économique et provoque du chômage conjoncturel.

Question

Qu'est-ce que la flexibilité quantitative interne du marché du travail ?

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Réponse

Elle concerne l'utilisation facilitée des heures supplémentaires ou l'annualisation des horaires.

Question

Selon Keynes, quel facteur explique principalement le chômage ?

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Réponse

Selon Keynes, le chômage s'explique par une demande globale anticipée insuffisante par les entrepreneurs.

Question

Selon les keynésiens, comment le salaire minimum peut-il réduire le chômage ?

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Réponse

Il soutient la demande globale en maintenant le pouvoir d'achat, stimulant ainsi la production et l'emploi.

Question

Quel est l'effet multiplicateur de l'investissement public ?

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Réponse

L'investissement public génère des vagues successives de revenus et productions plus élevées que la dépense initiale.

Question

Comment un cercle vicieux entre dépression économique et chômage s'entretient-il ?

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Réponse

Une baisse de la demande globale réduit la production et l'emploi. La baisse des revenus aggrave la situation, accentuant la déprime et le chômage.

Question

Définissez le salaire d'efficience.

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Réponse

Le salaire d'efficience est un salaire plus élevé que le salaire d'équilibre, proposé par les employeurs pour attirer et motiver les travailleurs, influençant ainsi positivement leur productivité.

Question

Comment le salaire minimum affecte-t-il le chômage selon les néoclassiques ?

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Réponse

Selon les néoclassiques, un salaire minimum supérieur au salaire d'équilibre crée du chômage structurel, surtout pour les moins qualifiés.

Question

Comment les règles de protection de l'emploi peuvent-elles réduire les embauches ?

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Réponse

Les règles de protection de l'emploi rigidifient le marché du travail, ce qui désincite les employeurs à embaucher, notamment en contrats longs.

Question

Qu'est-ce que le chômage classique ?

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Réponse

Le chômage classique provient d'un coût du travail jugé trop élevé par les libéraux, incluant le salaire minimum et les cotisations sociales.

Question

Quelles sont les trois principales sources du chômage structurel ?

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Réponse

Les sources incluent le mauvais appariement O/D (qualifications, localisation), les asymétries d'information (salaire d'efficience), et les institutions rigides (SMIC, cotisations).

Question

Comment une politique budgétaire expansive peut-elle réduire le chômage conjoncturel ?

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Réponse

Une politique budgétaire expansive relance la consommation et l'investissement, augmentant la demande globale. Les entreprises accroissent leur production et leur emploi, réduisant ainsi le chômage conjoncturel.

Question

Pourquoi l'État peut-il subventionner l'investissement privé en période de chômage conjoncturel ?

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Réponse

L'État peut subventionner l'investissement privé pour relancer la consommation et l'investissement, stimulant ainsi la demande globale et l'emploi.

Question

Quel mécanisme relie la baisse du taux directeur à la création d'emplois ?

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Réponse

La baisse du taux directeur rend le refinancement des banques moins coûteux, ce qui diminue leurs taux d'intérêt clients, stimulant consommation et investissement, donc la production et l'emploi.

Question

Quel est le lien entre formation professionnelle et employabilité ?

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Réponse

La formation professionnelle améliore les qualifications, augmentant ainsi l'employabilité des travailleurs et réduisant le risque de chômage structurel.

Question

Pourquoi le chômage technologique peut-il survenir après une désindustrialisation ?

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Réponse

Après une désindustrialisation, le chômage technologique survient car les qualifications des chômeurs sont inférieures à celles exigées par les nouveaux emplois créés.

Question

Comment les revenus globaux influencent-ils les anticipations des entrepreneurs ?

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Réponse

Une baisse des revenus globaux conduit les entrepreneurs à anticiper une demande plus faible, réduisant ainsi production et emploi. Cela crée un cercle vicieux de pessimisme économique.

Question

Qu'est-ce que la flexibilité salariale ?

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Réponse

C'est une politique visant à adapter les coûts salariaux aux fluctuations économiques, par des négociations au niveau de l'entreprise.

Question

Comment l'État peut-il favoriser la mobilité géographique des chômeurs ?

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Réponse

L'État peut soutenir la mobilité géographique par des dispositifs d'insertion et de formation, aidant ainsi à l'employabilité des chômeurs.

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Comment les dépenses sociales stimulent-elles la demande globale ?

Les dépenses sociales augmentent le pouvoir d'achat des ménages, ce qui stimule la consommation et donc la demande globale.

Quelle est la relation entre demande globale et production selon Keynes ?

Selon Keynes, une demande globale insuffisante anticipe une baisse de la production et de l'emploi, générant du chômage.

Comment la baisse des impôts affecte-t-elle la consommation ?

La baisse des impôts augmente le pouvoir d'achat des ménages, stimulant ainsi la consommation.

Pourquoi les règles de licenciement rigides freinent-elles les embauches ?

Les règles rigides de protection de l'emploi (contrats, licenciements, négociations salariales) limitent la capacité des entreprises à s'adapter aux fluctuations économiques, les dissuadant d'embaucher.

Quel est le rapport entre demande globale anticipée et niveau d'emploi ?

Une demande globale anticipée insuffisante réduit la production et l'emploi, augmentant le chômage. Un cercle vicieux s'installe : moins d'emplois, moins de revenus, donc moins de demande.

Quelle est la différence entre taux d'emploi et taux de chômage ?

Le taux d'emploi mesure la proportion de personnes en emploi par rapport à la population en âge de travailler. Le taux de chômage est le pourcentage d'actifs sans emploi recherchant un travail.

Qu'est-ce que le sous-emploi ?

Le sous-emploi désigne les personnes en emploi mais qui souhaitent travailler davantage d'heures.

Qu'est-ce que le halo du chômage ?

Le halo du chômage regroupe les personnes en sous-emploi, souhaitant travailler plus d'heures.

Comment les contrats atypiques (CDD, intérim) permettent-ils aux entreprises de s'adapter ?

Les contrats comme le CDD et l'intérim offrent une flexibilité quantitative externe, permettant aux entreprises d'ajuster rapidement leurs effectifs aux fluctuations économiques.

Qu'est-ce que la mobilité géographique des travailleurs ?

Il s'agit des dispositifs d'insertion favorisant l'employabilité des chômeurs et leur déplacement géographique.

Quel est l'objectif des dispositifs d'insertion par l'activité économique ?

Ils favorisent l'employabilité des chômeurs et leur mobilité géographique, tout en luttant contre les pénuries de main-d'œuvre.

Quel est le taux d'emploi ?

Le taux d'emploi est le nombre de personnes en emploi divisé par la population en âge de travailler, multiplié par 100.

Pourquoi l'inadéquation des qualifications crée-t-elle du chômage structurel ?

L'inadéquation des qualifications crée du chômage structurel car les compétences des actifs ne correspondent pas aux besoins des employeurs, rendant l'appariement offre-demande difficile.

Quel est le lien entre risque d'aléa moral et niveau de salaire ?

Le salaire d'efficience est plus élevé que le salaire d'équilibre pour attirer et motiver les travailleurs, réduisant ainsi le risque d'aléa moral.

Comment l'assouplissement des règles de contrats de travail favorise-t-il l'emploi ?

L'assouplissement des règles réduit le coût du travail et les rigidités institutionnelles, ce qui encourage les entreprises à embaucher davantage.

Quel est l'impact des négociations salariales rigides sur le marché du travail ?

Elles désincitent à embaucher, augmentant le chômage structurel, particulièrement pour les moins qualifiés.

Pourquoi l'État favorise-t-il la formation initiale en cas de chômage structurel ?

L'État favorise la formation initiale pour améliorer l'appariement entre l'offre et la demande de travail, en adaptant les qualifications des chômeurs aux besoins du marché.

Que signifie sélection adverse sur le marché du travail ?

Sur le marché du travail, la sélection adverse survient avant l'embauche. Les employeurs, ignorant la productivité réelle des candidats, offrent des salaires plus élevés pour attirer les meilleurs.

Comment les fluctuations économiques différencient-elles le chômage conjoncturel du chômage structurel ?

Le chômage conjoncturel découle des fluctuations économiques à court terme affectant la demande globale. Le chômage structurel résulte de rigidités à long terme sur le marché du travail (ex: inadéquation des qualifications).

Comment les entreprises peuvent-elles se protéger contre la sélection adverse à l'embauche ?

Les entreprises peuvent améliorer l'appariement, offrir des salaires d'efficience pour attirer et motiver, et utiliser des contrats flexibles.

Comment la mobilité structurelle entre générations diffère-t-elle de la mobilité nette ?

La mobilité structurelle résulte des transformations de la structure des emplois, tandis que la mobilité nette est la part restante, souvent liée aux efforts individuels.

Pourquoi les femmes présentent-elles une mobilité sociale plus élevée que les hommes depuis 1977 ?

Le développement de l'emploi féminin a permis aux femmes d'accéder à des statuts plus favorables que leurs mères.

Comment l'assouplissement du marché du travail peut-il améliorer la création d'emplois ?

L'assouplissement des règles de licenciement et de contrats de travail permet aux entreprises de s'adapter plus facilement aux fluctuations économiques, incitant à davantage d'embauches.

Pourquoi la France connaît-elle du chômage de masse depuis les années 1980 ?

Depuis les années 1980, la France connaît du chômage de masse en raison de causes conjoncturelles (baisse de la demande globale) et structurelles (inadéquation des qualifications, rigidités du marché du travail).

Quel est l'intérêt pédagogique de distinguer chômage keynésien et chômage classique ?

Distinguer ces chômages permet d'identifier si le problème provient d'une demande globale insuffisante (keynésien) ou d'un coût du travail trop élevé (classique), orientant ainsi les politiques à mener.

Quel rôle la féminisation de l'emploi a-t-elle joué dans l'ascension sociale des femmes ?

Le développement de l'emploi féminin depuis les années 1960 a permis aux femmes d'accéder à des statuts sociaux plus favorables que leurs mères.

Comment l'évolution de la structure des emplois depuis 1950 a-t-elle modifié les opportunités de mobilité ?

L'évolution de la structure des emplois a créé de la mobilité structurelle, soit en contraignant certains à changer de poste, soit en offrant de nouvelles opportunités.

Quel phénomène économique explique l'augmentation du chômage technologique ?

Le chômage technologique s'explique par une inadéquation entre les qualifications des chômeurs et celles exigées par les emplois disponibles, souvent due à la désindustrialisation.

Que signifie aléa moral dans une relation de travail ?

L'aléa moral survient lorsqu'un employeur, craignant une baisse de productivité après l'embauche, propose un salaire d'efficience plus élevé pour motiver ses salariés.

Quel est le risque d'une politique d'allègement du coût du travail sans relance de la demande ?

Cela risque de ne pas suffire à relancer la production et l'emploi, créant ainsi un chômage classique dû à un coût du travail trop élevé.

Quel est le rôle des conventions collectives dans le fonctionnement du marché du travail ?

Elles régulent les salaires, les conditions de travail et les licenciements, influençant ainsi le coût du travail et la flexibilité du marché.

Pourquoi les salaires réels ne s'ajustent-ils pas toujours à l'équilibre du marché ?

Les salaires réels ne s'ajustent pas toujours à l'équilibre en raison des asymétries d'information, du salaire d'efficience, du coût du travail élevé (SMIC, cotisations), et des rigidités institutionnelles.

Pourquoi la mobilité ascendante est-elle plus fréquente chez les femmes que chez les hommes ?

L'emploi féminin s'est développé, permettant aux femmes d'accéder à des statuts plus favorables que ceux de leurs mères.

Comment les différentes mesures du chômage (INSEE vs France Travail) peuvent-elles varier ?

L'INSEE compte les chômeurs selon la méthodologie du BIT, tandis que France Travail enregistre les demandeurs d'emploi inscrits.

Pourquoi la fluidité sociale a-t-elle augmenté entre 1993 et 2012 alors que la mobilité diminuait ?

Entre 1993 et 2012, la mobilité a légèrement diminué tandis que la fluidité sociale a augmenté, signifiant moins de changements de PCS mais plus d'égalité des chances.

Qu'est-ce que la fluidité sociale mesure ?

La fluidité sociale mesure le pourcentage de mobilité relative, renseignant sur l'(in)égalité des chances, indépendamment des changements structurels d'emploi.

Quel est le paradoxe de la relation entre mobilité et égalité des chances en France (1953-1985) ?

Entre 1953 et 1985, la mobilité sociale observée a doublé, mais la fluidité sociale s'est dégradée. Les changements de PCS étaient plus fréquents, mais de plus en plus déterminés par l'origine sociale.

Qu'est-ce qu'un investissement public dans les infrastructures ?

Dépense publique de l'État destinée à construire ou moderniser des infrastructures (routes, transports, énergies). Stimule la demande globale et crée des emplois dans le BTP, générant un effet multiplicateur sur la croissance.

Pourquoi le déclin des emplois agricoles crée-t-il une mobilité forcée ?

Le déclin des emplois agricoles, comme celui du petit commerce, contraint les fils d'agriculteurs à trouver d'autres emplois, favorisant la mobilité structurelle.

Comment les emplois féminins diffèrent-ils des emplois masculins en termes de catégories sociales ?

Les emplois féminins accèdent moins à des postes qualifiés que les masculins. Les femmes deviennent plus souvent employées, les hommes cadres.

Quel est l'impact du déclin des ACCE et AE sur les trajectoires sociales des jeunes générations ?

Le déclin des ACCE (Agriculteurs, Commerçants, Artisans et chefs d'entreprise) et AE (Agriculteurs et exploitants) contraint les hommes à une mobilité sociale, devenant souvent O (Ouvriers) en raison de la baisse des emplois agricoles.

Comment distinguer mobilité observée et fluidité sociale ?

La mobilité observée inclut la mobilité structurelle liée aux changements d'emploi. La fluidité sociale mesure l'égalité des chances, indépendamment de ces changements.

Comment la montée des qualifications exigées favorise-t-elle la mobilité ascendante ?

La montée des qualifications exigées crée de nouvelles opportunités de mobilité ascendante pour ceux qui acquièrent ces compétences, favorisant ainsi l'accès à des postes plus qualifiés.

Quel est le pourcentage de femmes devenant employées (E) parmi les filles d'ouvriers (O) ?

53% des filles d'Ouvriers (O) deviennent Employées (E), contre 11% des fils d'Ouvriers.

Pourquoi les fils de CPIS ont-ils plus de chances de devenir CPIS que les filles de CPIS ?

Les fils de CPIS ont davantage de chances de devenir CPIS que les filles, car la structure des emplois masculins favorise cet accès.

Quel est l'effet du ralentissement de l'évolution de la structure d'emplois depuis les années 1980 ?

Depuis les années 1980, le ralentissement de l'évolution de la structure d'emplois a réduit les contraintes et opportunités de mobilité structurelle, freinant l'ascenseur social.

Pourquoi le sentiment d'ascenseur social ralenti s'observe-t-il ces dernières décennies ?

La stagnation de la mobilité sociale et de la fluidité sociale depuis les années 1980 explique ce sentiment.

Quel est le lien entre transformation des emplois et opportunités d'ascension sociale ?

La transformation des emplois crée des opportunités d'ascension sociale en augmentant la part de postes qualifiés (PI, CPIS) et en rendant la mobilité ascendante plus fréquente, notamment pour les femmes.

Comment la hausse des PI et CPIS depuis les 30 Glorieuses affecte-t-elle les opportunités d'emploi ?

La progression des PI et CPIS depuis les 30 Glorieuses a accru les opportunités d'ascension sociale et d'accès à des emplois qualifiés pour les générations suivantes.

Pourquoi les femmes accèdent-elles moins fréquemment aux emplois qualifiés (CPIS) que les hommes ?

Les femmes accèdent moins aux emplois qualifiés car la structure des emplois masculins est différente, offrant plus de CPIS aux hommes. En 2015, 47% des fils de CPIS devenaient CPIS, contre 34% des filles.

Qu'est-ce que le chômage frictionnel ?

Le chômage frictionnel est un chômage incompressible dû aux démarches de recherche d'emploi qui nécessitent du temps et des frais.

Comment se calcule le taux de chômage ?

Le taux de chômage se calcule en divisant le nombre de chômeurs par la population active, puis en multipliant par 100.

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Fiche de révision

La lutte contre le chômage : Causes, Mesures et Enjeux

Depuis les années 1980, la France est confrontée à un chômage de masse, suscitant des débats intenses parmi les économistes et les décideurs politiques sur les mesures à adopter. Pour y faire face, il est primordial de comprendre les diverses origines du chômage, qu'elles soient conjoncturelles ou structurelles, afin d'élaborer des politiques adaptées.

I. Identification des causes du chômage

Le chômage peut être causé par des facteurs à court terme liés aux fluctuations économiques (conjoncturel) ou par des rigidités profondes du marché du travail à long terme (structurel).

1. Le chômage conjoncturel (ou chômage keynésien)

Le chômage conjoncturel est la partie du chômage qui s'explique par les fluctuations de l'activité économique à court terme, comme un ralentissement de la croissance, une crise ou une dépression économique. Il est temporaire et lié à l'instabilité de la conjoncture.

  • Explication keynésienne : Selon John Maynard Keynes, le chômage résulte d'une demande globale anticipée insuffisante de biens et services. Si les entreprises prévoient une faible demande, elles réduisent leur production et leurs embauches, augmentant ainsi le chômage. Cette baisse de l'emploi entraîne une diminution des revenus globaux, ce qui aggrave les anticipations pessimistes des entreprises, créant un cercle vicieux entre dépression économique et chômage.
  • Exemple historique : La crise des années 1930, avec le krach boursier de 1929, a vu une chute du PIB et des prix. Les politiques libérales visant à baisser le coût du travail ont aggravé la situation, car elles n'ont pas stimulé la demande globale, menant à une spirale déflationniste et une augmentation massive du chômage.
  • Choc d'offre : Un choc d'offre négatif (par exemple, une catastrophe naturelle, une crise énergétique) peut également dégrader la conjoncture économique et provoquer du chômage conjoncturel en perturbant la production.

Le taux de chômage conjoncturel ne dépend pas seulement du niveau de production qui doit être suffisant pour fournir du travail. Si le besoin de main-d'œuvre est influencé par la conjoncture (ex: tourisme, restaurants, loisirs), un ralentissement peut entraîner une réduction des contrats temporaires ou d'apprentissage.

2. Le chômage structurel

Le chômage structurel est la partie du chômage qui s'explique à long terme par les rigidités et les défaillances du fonctionnement du marché du travail. Il existe indépendamment des fluctuations économiques à court terme.

  • Problèmes d'appariement entre offre et demande de travail :
    • Inadéquation des qualifications : L'offre de travail (qualifications des actifs) ne correspond pas à la demande (qualifications exigées par les employeurs). Par exemple, la désindustrialisation nécessite de nouvelles compétences, et les chômeurs n'ont pas toujours la formation adéquate. Un exemple est la reconversion des spécialistes de moteurs thermiques vers les moteurs électriques.
    • Inadéquation géographique : Les emplois disponibles ne sont pas situés à proximité du lieu de résidence des chômeurs. Par exemple, les anciens ouvriers sidérurgiques du Nord peuvent être éloignés des bassins d'emploi dynamiques comme Paris ou Rhône-Alpes.
    • Frictions inévitables (chômage frictionnel) : La recherche d'emploi et l'embauche prennent du temps et génèrent des coûts pour les actifs comme pour les employeurs. Pendant cette période, les individus sont comptabilisés comme chômeurs. Ce chômage est considéré comme incompressible.

    Ces difficultés d'appariement peuvent paradoxalement entraîner la coexistence d'un chômage élevé et de pénuries de main-d'œuvre dans certains secteurs ou régions (ex: le taux de chômage peut dépasser 10% dans l'Hérault et être inférieur à 6% en Bretagne, ou encore les difficultés de recrutement dans l'agriculture, l'aide à domicile ou la restauration).

  • Asymétries d'information et salaire d'efficience :

    Le marché du travail idéal suppose une information parfaite entre l'offre et la demande de travail pour atteindre un salaire d'équilibre et le plein emploi. Cependant, des asymétries d'information existent :

    • Avant l'embauche (sélection adverse) : Les employeurs ne connaissent pas la productivité réelle des candidats. Pour attirer les meilleurs et éviter d'embaucher des profils moins motivés ou productifs (qui seraient prêts à accepter un salaire plus bas), ils proposent volontairement des salaires supérieurs au salaire d'équilibre.
    • Après l'embauche (aléa moral) : Une fois le contrat signé, les employeurs doivent s'assurer que les travailleurs maintiennent leur niveau de productivité. Pour motiver les salariés et éviter le relâchement, ils maintiennent des salaires élevés.

    Dans ces deux cas, l'asymétrie d'information conduit les employeurs à fixer un salaire d'efficience plus élevé que le salaire d'équilibre. Selon cette théorie, c'est le niveau de salaire qui influence la productivité du travailleur, et non l'inverse. Ce salaire d'efficience élevé maintient durablement un certain niveau de chômage structurel.

  • Institutions du marché du travail (débat libéraux vs. keynésiens) :

    Les institutions, c'est-à-dire l'ensemble des règles juridiques et sociales encadrant les relations entre acteurs (employeurs et salariés), ont un impact sur le chômage structurel.

    • Point de vue libéral (néoclassique) : Effets négatifs
      • Salaire minimum (SMIC) et cotisations sociales : Si le salaire minimum est fixé au-dessus du salaire d'équilibre, il crée un déséquilibre où l'offre de travail est supérieure à la demande des employeurs, aggravant le chômage, notamment pour les moins qualifiés et les jeunes dont la productivité est jugée plus faible. Des cotisations sociales élevées augmentent le coût du travail, désincitant les employeurs à embaucher. Ce type de chômage est souvent appelé « chômage classique ».
      • Règles de protection de l'emploi : Des règles rigides concernant les contrats de travail (CDI, CDD, intérim), les licenciements (indemnités, délais, obligation de reclassement) et les négociations salariales (négociations annuelles obligatoires, conventions collectives) entravent la flexibilité des entreprises. Face à ces contraintes, les entreprises peuvent limiter les embauches, en particulier en CDI, car les freins au licenciement sont perçus comme des freins à l'embauche.

      Dans cette optique, un coût du travail trop élevé est une cause majeure de chômage. .

    • Point de vue keynésien : Effets positifs
      • Salaire minimum : Le SMIC, en soutenant le pouvoir d'achat des catégories populaires à forte propension à consommer, stimule la demande globale de biens et services. Le salaire n'est pas seulement un coût, mais aussi un revenu qui stimule les débouchés des entreprises, réduisant ainsi le chômage à long terme. En France, le SMIC est revalorisé annuellement en fonction de l'inflation et de l'évolution du salaire moyen.
      • Règles de protection de l'emploi : Ces règles peuvent inciter les entreprises à conserver leurs salariés et à les former, améliorant leur productivité et leur employabilité. Au niveau macroéconomique, des entreprises plus productives peuvent augmenter les salaires, créant un cercle vertueux de croissance et de création d'emplois par le partage des gains de productivité. Les Trente Glorieuses en sont un exemple, avec un faible chômage malgré un renforcement des règles de protection de l'emploi.

II. Les politiques de lutte contre le chômage

Les politiques de lutte contre le chômage sont différenciées selon la nature conjoncturelle ou structurelle du phénomène.

1. Lutte contre le chômage conjoncturel : Politiques de soutien de la demande globale

Les pouvoirs publics disposent de politiques budgétaires et monétaires pour stimuler la demande globale, relancer la consommation et l'investissement, et ainsi favoriser la production et l'emploi.

  • Politique budgétaire expansive : L'État utilise son budget pour agir sur l'activité économique.
    • Relance de la consommation des ménages :
      • Augmentation des dépenses sociales (allocations, RSA) pour les ménages les moins favorisés, augmentant leur revenu disponible et ayant un impact rapide sur la demande globale grâce à leur forte propension à consommer.
      • Baisse des impôts sur les ménages, notamment les plus modestes.
    • Relance de l'investissement :
      • Investissements publics : L'État investit dans des infrastructures (ex: grands travaux de Roosevelt dans les années 1930, lignes TGV en France) stimulant l'activité des entreprises du BTP et l'investissement privé en aval. L'investissement public initial a un effet multiplicateur, générant des vagues successives de revenus et de productions supplémentaires.
      • Soutien à l'investissement privé : Subventions ou réductions d'impôts pour les entreprises (ex: crédits d'impôt pour la R&D).

      Ces mesures augmentent les débouchés des entreprises, qui anticipent une demande soutenue et augmentent production et emploi, réduisant le chômage et augmentant les revenus globaux et la consommation.

  • Politique monétaire expansive : La banque centrale agit sur la masse monétaire.
    • Baisse du taux directeur : La banque centrale abaisse son taux directeur, rendant le refinancement moins coûteux pour les banques commerciales. Ces dernières peuvent alors proposer des crédits à des taux d'intérêt plus faibles à leurs clients.
    • Conséquences : Cela stimule les emprunts pour la consommation et l'investissement, augmentant ainsi la demande globale. La production est stimulée, entraînant des créations d'emplois et une réduction du chômage.
    • Exemple : La BCE a baissé son taux directeur entre 2009 et 2010 suite à la crise des subprimes, contribuant à stabiliser puis réduire le chômage à la fin des années 2010.

2. Lutte contre le chômage structurel : Politiques de flexibilisation et d'amélioration du capital humain

Les économistes libéraux préconisent de lutter contre les rigidités du marché du travail par des mesures structurelles.

  • Allègement du coût du travail :
    • Modération de la hausse des salaires : Contenir l'augmentation du SMIC pour les libéraux.
    • Allègement des cotisations sociales : Réduire les cotisations pour favoriser les créations d'emplois, notamment pour les travailleurs à bas salaire afin de préserver les emplois à faible productivité.
  • Politiques de formation et d'employabilité :
    • Amélioration du capital humain : Développer la formation initiale et professionnelle pour adapter les qualifications des actifs aux besoins des entreprises.
    • Dispositifs d'insertion : Favoriser l'employabilité des chômeurs et leur mobilité géographique. Cela permet de résorber le chômage tout en luttant contre les pénuries de main-d'œuvre dans certains secteurs.
  • Flexibilisation du marché du travail :

    Il s'agit d'assouplir les règles institutionnelles pour permettre aux entreprises d'adapter rapidement leur main-d'œuvre et leurs coûts salariaux aux fluctuations économiques, les incitant ainsi à créer plus d'emplois en période de reprise.

    • Flexibilité quantitative interne : Utilisation facilitée des heures supplémentaires ou de l'annualisation des horaires.
    • Flexibilité quantitative externe : Recours facilité aux CDD, à l'intérim, et assouplissement des procédures de licenciement.
    • Flexibilité salariale : Négociations salariales au niveau de l'entreprise plutôt qu'au niveau de la branche, permettant une meilleure adaptation aux spécificités de chaque entreprise.

    Les emplois atypiques (CDD, intérim) permettent aux entreprises de mieux ajuster le volume d'emploi à la demande.

III. Distinctions clés et concepts associés

Pour une compréhension approfondie, il est essentiel de distinguer certains concepts.

Concept 1 Concept 2 Distinction
Chômage au sens du BIT Chômage au sens de France Travail (anciennement Pôle Emploi) Le BIT (Bureau International du Travail) a des critères stricts (sans emploi, disponible, recherche active). France Travail a une définition plus large, incluant des personnes ayant une activité réduite ou en formation.
Chômage classique Chômage keynésien Le chômage classique est dû à un coût du travail trop élevé (salaire minimum, cotisations sociales). Le chômage keynésien est dû à une insuffisance de la demande globale anticipée.
Chômage structurel Chômage conjoncturel Le chômage structurel est de long terme, lié aux rigidités du marché du travail. Le chômage conjoncturel est de court terme, lié aux fluctuations économiques.
Flexibilité quantitative interne Flexibilité quantitative externe La flexibilité interne ajuste le temps de travail des salariés existants (heures sup, annualisation). La flexibilité externe ajuste le nombre de salariés (CDD, intérim, licenciements).
Salaire net Coût du travail Le salaire net est ce que perçoit le salarié. Le coût du travail est le salaire net plus les cotisations sociales payées par l'employeur.
Sélection adverse Aléa moral La sélection adverse intervient avant le contrat (employeur ne connaît pas la productivité du candidat). L'aléa moral intervient pendant le contrat (employeur ne peut pas observer parfaitement l'effort du salarié).
Sous-emploi Halo du chômage Le sous-emploi concerne les personnes en emploi qui souhaitent travailler plus. Le halo du chômage inclut des personnes qui voudraient travailler mais ne répondent pas aux critères stricts du chômage (non disponibles immédiatement, ne recherchent pas activement).

IV. Concepts clés et définitions

  • Marché du travail : Lieu d'échange de force de travail entre les actifs (offre) et les employeurs (demande), qui aboutit à la fixation du salaire.
  • Emploi : Ensemble des actifs occupés ().
  • Chômage : Ensemble des actifs sans emploi, disponibles et en recherche active d'un emploi.
  • Taux d'emploi : .
  • Taux de chômage : .
  • Fluctuations économiques : Mouvements de l'activité économique à court terme (expansion, ralentissement, dépression, crise).
  • Asymétrie d'information : Situation où les offreurs et demandeurs n'ont pas les mêmes informations sur les caractéristiques de l'échange.
  • Salaire d'efficience : Théorie selon laquelle le salaire influence la productivité du travailleur (un salaire plus élevé rend le salarié plus productif).
  • Institutions : Ensemble des règles juridiques et sociales qui encadrent les relations entre acteurs (ici, salariés et employeurs).
  • Demande globale () : Ensemble des composantes de la demande adressée aux producteurs ().
  • Coût du travail : Ensemble des coûts supportés par un employeur pour un salarié (salaire net + cotisations sociales).
  • Politique budgétaire : Mesures de l'État utilisant son budget pour influencer l'activité économique (croissance, chômage, inflation).
  • Politique monétaire : Mesures de la banque centrale modifiant la masse monétaire pour agir sur l'activité économique (croissance, inflation).
  • Flexibilisation du marché du travail : Politique structurelle visant à permettre aux entreprises d'adapter rapidement leur main-d'œuvre et leurs coûts salariaux aux fluctuations économiques.

V. Fluidité sociale et mobilité

La mobilité sociale est un concept qui, bien que lié au marché du travail, concerne également la dynamique des inégalités et des chances.

  • Mobilité observée : Indique le pourcentage d'individus ayant changé de catégorie socioprofessionnelle par rapport à leurs parents. Elle se compose de la mobilité structurelle et de la mobilité nette.
  • Mobilité structurelle : Mobilité résultant des transformations de la structure des emplois (ex: déclin de l'agriculture, tertiarisation). Elle implique que des individus changent de position sociale mécaniquement. Par exemple, la baisse du pourcentage d'agriculteurs exploitants (AE) contraint des fils d'AE à devenir ouvriers. Inversement, la progression des cadres et professions intellectuelles supérieures (CPIS) crée des opportunités d'ascension.
  • Mobilité nette : Part de la mobilité observée non expliquée par les changements structurels. Elle est souvent perçue comme le résultat des efforts individuels.
  • Fluidité sociale : Mesure l'égalité des chances, c'est-à-dire l'indépendance de la destinée sociale par rapport à l'origine sociale. Elle est mesurée par des rapports de chances relatives (odds ratios). Une société plus fluide offre davantage d'égalité des chances.
  • Relation mobilité/fluidité : Une société plus mobile n'est pas nécessairement plus fluide. Entre 1953 et 1985 en France, la mobilité observée a doublé, mais la fluidité sociale s'est dégradée, indiquant que l'origine sociale influençait davantage la destinée. Entre 1993 et 2012, la mobilité a légèrement diminué, mais la fluidité a augmenté, signifiant que, pour ceux qui étaient mobiles, l'égalité des chances était plus grande.
  • Mobilité des femmes : Les femmes présentent une mobilité plus élevée que les hommes, en particulier une mobilité ascendante plus fréquente et plus rapide. Cela est lié à la féminisation de l'emploi et à l'accès croissant des femmes à des statuts sociaux plus favorables que leurs mères. Cependant, elles accèdent moins souvent aux emplois les plus qualifiés (CPIS) que les hommes, et la structure des emplois féminins diffère de celle des emplois masculins.
Schéma de synthèse : causes du chômage (types de chômage) et politiques à mener (solutions pour chaque type)

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Le chômage frictionnel est une forme de chômage structurel incompressible due à laquelle difficulté ?

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