Information et communication touristiques
13 cartesDistingue information et communication touristiques, puis présente le parcours du voyageur, les sources fiables, l’image des destinations et l’évolution des attentes.
2 cartes
Tarification dynamique
Des sièges sont proposés à prix d’appel, puis les tarifs augmentent progressivement selon le taux de remplissage, avec l’aide de l’intelligence artificielle.
Effet d’imitation
L’effet d’imitation conduit à la saturation des lieux et à l’overtourism visuel.
Fiche de révision
Partie 1 definitions
- Information touristique
Oriente, renseigne et guide le visiteur avant, pendant ou après son séjour, en répondant à un besoin direct et concret.
★ Elle délivre des faits exacts, neutres et pratiques : horaires, tarifs, itinéraires, disponibilités, conditions d’accès. Supports : cartes, guides pratiques, accueil physique en office de tourisme.
- Communication touristique
Valorise, séduit, promeut et convainc ; elle crée un désir et vise notamment l’amont du séjour, pendant la phase d’envie ou de recherche.
Supports : réseaux sociaux, spots vidéo, slogans. ★ Elle attire vers la destination ; l’information aide ensuite à organiser la visite.
Objectif : promouvoir une destination ou un établissement et inciter à l’achat ou à la visite. Elle est émotionnelle, axée sur le storytelling et le visuel, et met le territoire en récit.
| Terme | Définition |
|---|---|
| Visiteur | Personne qui se déplace hors de son environnement habituel pour moins d’un an, sans y exercer une activité rémunérée. |
| Touriste | Visiteur qui passe au moins une nuit sur place ; dépenses importantes d’hébergement et de restauration. |
| Excursionniste | Visiteur sans nuitée, qui rentre le jour même ; dépenses concentrées sur le transport et les activités. |
Fidélité subite : revenir au même endroit sans avoir le choix. Fidélité acceptée : y revenir alors qu’on pourrait aller ailleurs.
★ Règle d’or : diffuser la bonne information au bon moment pour maximiser satisfaction et conversion, c’est-à-dire passer de l’intention à l’action. Trop tôt, des conditions d’annulation peuvent couper l’envie ; trop tard, une billetterie proposée quand tout est complet fait perdre le visiteur.
⚠️ Piège : ne pas confondre le visiteur avec le touriste : c’est la nuitée qui les distingue.
Partie 2 = le parcours du voyage
Avant — état des lieux des informations et de la destination. Les avis rassurent ; l’information peut renforcer la confiance et pousser à l’achat. Après les attentats de 2015, les médias ont notamment couvert la marche des présidents à Paris. Vérifier les assurances.
Les informations décisives : horaires, jours d’ouverture et fermetures exceptionnelles ; tarifs détaillés, réductions, gratuités et conditions ; accès, transports, parkings, PMR, temps de trajet et voitures électriques ; lien vers la réservation officielle. Le produit d’appel est le moins cher et attire le client. Adapter l’information : les loisirs recherchent le prix bas et acceptent des horaires décalés ; les voyageurs d’affaires privilégient temps et confort.
Pendant le trajet. Donner des informations immédiates sur itinéraires, circulation et perturbations.
Information réactive : alertes en temps réel sur travaux, grèves, météo et trafic, par notification ou bannière web ; itinéraire mobile géolocalisé ; téléphone, messagerie ou chatbot pour une réponse rapide.
Sur place. Fournir orientation, plans, horaires du jour, règles et alternatives. Carte avec trois repères au maximum : emplacement, transports, parkings. Indiquer dernières entrées, restrictions de bagages, consignes météo et règles de sécurité ou de comportement. Si le lieu est complet, fermé ou très fréquenté, proposer des options proches ou complémentaires. Des informations prêtes à consulter réduisent de 30 % les demandes au guichet et améliorent la satisfaction.
Après le voyage. Envoyer un courriel pour mesurer la satisfaction. Un client satisfait parle de son voyage à 3 personnes ; un client insatisfait, à 10.
⚠️ Piège : distinguer l’information de préparation, l’alerte pendant le trajet et l’orientation sur place.
Partie 3 les sources =
Sources : source primaire, offices de tourisme, plateformes tierces, réseaux sociaux. À privilégier : sites officiels des attractions, offices locaux, transporteurs et données gouvernementales. Indiquer date de mise à jour et lien ; vérifier source, fraîcheur et clarté. Regrouper avis clients, publications sociales et articles de presse.
⚠️ Piège : ne pas confondre une source officielle avec un avis ou une publication sur une plateforme tierce.
Lorsque l’on communique il faut d’istinger le type d’image
Image voulue : ce que l’entreprise ou la destination veut projeter. Image réelle : la réalité objective de l’entreprise et ce qui s’y passe. Image projetée ou perçue : la manière dont le public reçoit et interprète cette image, souvent sous l’influence des médias.
La vidéo fait ressentir de l’émotion. Exemples de ciblage : vidéo d’Amsterdam montrant une ville idéale pour des collègues intéressés par la culture ; vidéo de Lyon visant à attirer du monde et participer au financement.
La vidéo de Lyon vise aussi à favoriser la gentrification.
⚠️ Piège : image voulue, réalité et image perçue ne désignent pas la même chose.
Les 5 c en communication
- Clarté : message simple, direct, compréhensible d’un coup d’œil ; éviter le « téléphone arabe ».
- Crédibilité : message exact, conforme à la réalité ; annoncer une « vue sur mer » alors qu’il faut se pencher brise la confiance.
- Attractivité : capter l’attention. Exemples : fautes d’orthographe dans une publicité Air France pour inciter à tout lire ; pomme associée à Jacques Chirac lorsqu’il parle.
- Cohérence : même discours et même identité partout.
- Durabilité : intégrer des valeurs d’avenir environnementales et durables.
⚠️ Piège : un message attractif ne compense pas un message qui manque de crédibilité.
Rôle du storytelling = c’est l’art de raconter l’histoire d’un lieu ( un récit)
Storytelling : art de raconter l’histoire d’un lieu sous forme de récit. Il ne s’agit pas seulement de vendre, mais de faire voyager, susciter des émotions et rendre l’expérience mémorable.
⚠️ Piège : le storytelling ne se réduit pas à présenter une offre.
L’évolution post sanitaire et la quête d’authenticité
Depuis la crise sanitaire : peur de la maladie, des fermetures de frontières, des annulations et des insécurités ; besoin de sécurité et de calme, avec un éloignement du tourisme de masse au profit de la nature et de la proximité.
Authenticité réelle : lieu ou tradition existant par lui-même, non modifié ou mis en scène pour plaire. Fausse authenticité : lieu ou tradition fabriqué ou modifié pour attirer les touristes, comme un spectacle de danse traditionnelle joué cinq fois par jour dans un grand hôtel. La peur d’oublier motive aussi les photos et le désir de prouver qu’on était sur place.
⚠️ Piège : ne pas confondre une tradition existante par elle-même avec une mise en scène touristique.
Marketing touristique et tarification aérienne
★ Depuis l’arrivée des low-cost en 1992, les tarifs aériens sont différenciés. Un prix d’appel peut concerner les 5 ou 10 premiers sièges : exemple donné, 300 € aller-retour sans bagage, puis 400 à 600 €. Le billet peut coûter 1 400 à 1 500 €.
Les tarifs varient selon le remplissage et la demande ; l’intelligence artificielle contribue à les ajuster. Les low-cost mettent bagage, repas et siège en option. Le produit d’appel attire et peut favoriser une réservation anticipée.
⚠️ Piège : ne pas confondre le prix d’appel avec le tarif de tous les sièges.
Tourisme face aux mouvements sociaux
Les mouvements sociaux peuvent perturber un séjour réservé, susciter la peur des touristes et affecter l’activité des hôtels, restaurants et commerces. Le cours évoque une loi visant la responsabilité solidaire de personnes présentes lors de dégradations, et des touristes attirés par les confrontations. Le remboursement d’un séjour perturbé pose un dilemme à l’hôtelier. ★ Une mauvaise expérience peut peser sur la réputation d’une entreprise ou d’une ville.
⚠️ Piège : ne pas assimiler automatiquement une personne présente à une personne ayant commis des dégradations.
Rassurer les touristes en période de crise
★ Transmettre des informations vérifiées et rassurantes ; la réputation de l’entreprise et de la ville est en jeu. Les médias sont présentés comme le cinquième pouvoir de l’État. Proposer, par exemple, un guide pour accompagner une visite. Ne pas prétendre qu’un couvre-feu n’a pas d’effet : il peut empêcher une sortie prévue.
⚠️ Piège : rassurer ne signifie pas promettre que les restrictions vont disparaître.
Commerce touristique et travail dominical
Les commerces touristiques peuvent subir un manque à gagner lorsque les visiteurs évitent les zones de manifestations. Le travail dominical dépend des règles, dérogations et accords de branche ; certains secteurs, comme les hôtels, peuvent travailler le dimanche. Le cours évoque une autorisation préfectorale pour les restaurateurs.
Les repères donnés sont 8 heures par jour et 35 heures par semaine ; 11 heures de repos sont mentionnées. Les heures complémentaires sont payées au tarif normal ; les heures supplémentaires peuvent être majorées de 25 à 100 %. Exemple cité : 10 € de l’heure pouvant devenir 23 €.
⚠️ Piège : ne pas confondre autorisation d’ouverture et intérêt économique à ouvrir.
Numérique et nouvelles pratiques touristiques
Intelligence artificielle et réalité virtuelle facilitent certaines pratiques, mais les bornes peuvent être stressantes pour un voyageur qui ne sait pas les utiliser. Le surbooking peut vendre 170 places pour 160 sièges, en tenant compte des personnes qui ne se présentent pas.
★ Les réseaux sociaux redessinent la carte touristique : photos, selfies et recherche de validation contribuent à une reconnaissance collective des lieux. TikTok, Instagram et Facebook y participent. Exemple : une influenceuse italienne a rassemblé 10 000 touristes dans une station de ski en 2025.
⚠️ Piège : avoir réservé un billet ne garantit pas de partir si la compagnie a vendu plus de places que de sièges.
définir forme / support de communication.
Support de communication : canal ou média qui porte le message. Communication multicanale : orchestration des messages sur plusieurs canaux pour créer une continuité narrative et des points de contact.
Canaux traditionnels : affichage, brochures, publicité télévisée et radio. Plateformes numériques : sites officiels, réseaux sociaux, blogs spécialisés. Marketing d’influence : collaboration avec des créateurs de contenu. Les notes prévoient six canaux traditionnels et six numériques.
Formats cités : Instagram, indiqué comme « 18/25 cm + texte » ; TikTok, « 30 et déjà plus » ; Facebook, public plus âgé et surtout familial. Tenir compte de la culture du public.
⚠️ Piège : ne pas confondre le canal choisi avec le format du message.
management de tarification
Management de tarification : ajustement des prix en fonction de l’offre et de la demande. Pour un vol, le prix peut être plus élevé la veille du départ ; un tarif différencié dépend notamment du remplissage. Les low-cost proposent des services en option.
⚠️ Piège : ne pas confondre prix psychologique, somme que le client est prêt à payer, et prix économique, évalué par rapport à ses moyens.
L'adaptation au public cible
Segmentation : personnalisation du message selon l’âge, l’origine, les motivations et les pratiques. Familles : activités ludiques, sécurité et services adaptés. Voyageurs : expérience authentique, vie nocturne et budget maîtrisé. Clientèles professionnelles : infrastructures, connectivité et services haut de gamme.
Les données comportementales, l’IA et la géolocalisation personnalisent l’information et les parcours ; la segmentation influence aussi l’image collective du lieu.
⚠️ Piège : ne pas traiter les familles, les voyageurs et les clientèles professionnelles comme un seul public.
Trois dimensions de l'information
Information touristique : information envisagée selon trois dimensions.
- Pratique
- Narrative
- Opérationnelle
⚠️ Piège : ne pas limiter l’information à sa seule dimension pratique.
ou trouver les infos
Points de recherche : lieux d’attache, gares et lieux visités. Repérer le point d’incertitude : où aller, comment y aller, et à quel moment. La perte de temps est présentée comme un coût. Les avis peuvent intervenir avant ou après ; le Louvre et l’augmentation des prix figurent aussi dans les notes.
⚠️ Piège : ne pas oublier les questions de déplacement et de temporalité au profit des seuls avis.
Gensieur into tour - situation de crise
Situation de crise : les petits commerces et les acteurs locaux peuvent être en difficulté financière. L’information, les médias et la réputation de la destination prennent alors de l’importance ; un guide est une solution évoquée pour accompagner des visiteurs.
⚠️ Piège : ne pas confondre la situation générale d’une destination avec le cas de quelques personnes isolées.
la visibilité sélective
Visibilité sélective : les réseaux redessinent la carte touristique mondiale et valorisent certains lieux plus que d’autres. Exemples : Santorin et Kyoto.
Conséquences : effet d’imitation, saturation et « overtourism visuel ». Opportunité : visibilité massive et efficacité de la communication. Risques : discours commercial, uniformisation des contenus et perte de contrôle. L’image territoriale est co-créée par les institutions et les individus.
⚠️ Piège : ne pas confondre visibilité d’un lieu et diversité des lieux valorisés.
Le rôle
Information touristique : elle réduit l’incertitude, oriente la mobilité et structure l’expérience. Elle comprend notamment les informations d’accessibilité, les horaires et les tarifs.
⚠️ Piège : ne pas réduire son rôle à la transmission des tarifs.
Le produit
Produit touristique : il oriente et structure l’expérience, étape par étape, en laissant une trace de visite.
⚠️ Piège : ne pas confondre le produit avec la seule information qui l’accompagne.
Digital et géolocalisation de l'expérience
Information contextuelle et mobile : le numérique adapte l’information en temps réel à la position et aux besoins des visiteurs. Exemples : QR codes patrimoniaux donnant accès à des contenus enrichis ; bornes interactives multilingues et personnalisées ; application de réalité augmentée superposant des informations à l’environnement réel. « London AR » propose un parcours augmenté.
⚠️ Piège : distinguer l’information mobile et contextuelle d’une information identique quel que soit le lieu.
Lire un territoire (sans cartes)
Lire un territoire : s’appuyer sur la signalétique, les ambiances, les flux et les portes d’entrée.
Information et temporalité : actualiser les informations datées, notamment sur les sessions, les cours, la météo et les événements. En situation d’attente, elles contribuent à réduire le stress et à gérer le temps mort.
Signalétique en langage spatial : couleurs, pictogrammes, distances et directions ; le rouge indique une interdiction.
⚠️ Piège : ne pas oublier que l’information doit être actualisée et lisible dans l’espace.
Plans de réponse types
- Distinguer information et communication touristiques : définitions et objectifs ; supports ; différence entre attirer et guider ; application aux étapes avant, pendant, sur place et après le voyage.
- Expliquer la tarification touristique aérienne : offre et demande ; prix d’appel et sièges concernés ; tarifs différenciés selon le remplissage ; rôle de l’IA et options low-cost.
- Analyser l’information touristique en période de crise : perturbations et inquiétudes ; effets sur visiteurs, réputation et commerces ; informations vérifiées ; solutions pour rassurer et accompagner les touristes.
Teste ta compréhension
1 / 9
Une personne compare encore plusieurs destinations et n’a pas commencé à réserver. Quel contenu diffuser pour l’attirer à ce stade de son parcours ?
Une tradition locale est célébrée par les habitants comme chaque année et n’a pas été modifiée pour plaire aux visiteurs. Comment qualifier cette authenticité ?
Pour vérifier l’horaire officiel d’un train, quelle source directe privilégier ?
Pour une destination qui cherche à susciter l’envie de venir, quel objectif relève de la communication touristique ?
Une personne visite une ville à la journée et rentre chez elle sans y dormir : elle est un touriste.
Des visiteurs interprètent une destination à travers les images diffusées par les médias. De quel type d’image s’agit-il ?
Pour renforcer la confiance dans une information touristique publiée en ligne, quelles pratiques faut-il adopter ?
Depuis la crise sanitaire, les visiteurs privilégient davantage le tourisme de masse que la nature et les régions proches.
Une destination communique à la fois par affichage en gare et sur les réseaux sociaux. Pour que ces canaux accompagnent le voyageur sans messages contradictoires, que doivent-ils créer ?
Texte à trous
- Un office combine des renseignements pratiques, un récit du territoire et des consignes qui organisent l’action du visiteur : l’information touristique a alors des dimensions pratique, narrative et opérationnelle.
- Une application adapte les informations affichées à la position du visiteur et à ses besoins du moment : l’information devient contextuelle.
Continue avec ces leçons
Vocabulaire de voyage et mode
Lexique thématique couvrant les loisirs, les voyages, les réservations, les formalités, le tourisme, les vêtements, les magasins et l'hébergement en espagnol et français.
Étudier cette leçonDigestion et absorption chez le porc
Étude complète des processus digestifs du porc couvrant l'hydrolyse des protéines, lipides et glucides, ainsi que l'absorption des nutriments dans l'intestin grêle et la fermentation microbienne dans le gros intestin.
Étudier cette leçon