Imagerie complète du tube digestif

100 cartes

Vue d'ensemble des techniques d'imagerie (radiographie, scanner, IRM, échographie, élastographie) et de l'anatomie radiologique de l'œsophage, estomac, duodénum, jéjunum, iléon, colon, rectum, foie, voies biliaires et pancréas, incluant indications cliniques et repères pathologiques.

100 cartes

Réviser
Question
Décrivez le drainage lymphatique de l'estomac et les principaux groupes ganglionnaires.
Réponse
Ganglions gastriques gauches, cardiaques et gastrospléniques (ou gastro-épiploïques gauches).
Question
Énumérez les points clés en anatomie radiologique du colon.
Réponse
• Localisation du caecum et de l'appendice
• Identification du colon gauche
• Taille du sigmoïde
• Repérage de la dernière anse grêle
Question
Quel est le rôle du scanner dans l'évaluation des lésions tumorales du duodénum ?
Réponse
Évaluation de l'extension régionale, des métastases et de l'extension ganglionnaire médiastinale.
Question
Quel est le rôle du conduit cholédoque dans le système biliaire ?
Réponse
Il transporte la bile du foie et de la vésicule biliaire vers le duodénum.
Question
Décrivez l'anatomie du triangle hépato-cystique (de Calot).
Réponse
Contient l'artère hépatique, la veine porte, et le canal hépatique commun.
Question
Quel est le rôle de la cholé-scintigraphie en imagerie biliaire moderne ?
Réponse
Évaluation de la perméabilité biliaire et détection de fuites.
Question
Décrivez la segmentation hépatique selon le système de Couinaud.
Réponse
Le foie est divisé en 8 segments par le système de Couinaud, basés sur la vascularisation portale et supra-hépatique.
Question
Qu'est-ce que l'ampoule hépato-pancréatique (de Vater) ?
Réponse
Structure anatomique commune au cholédoque et au canal pancréatique, se jetant dans le duodénum.
Question
Quel est le rôle du pancréas en tant que glande endocrine et exocrine ?
Réponse
Glande endocrine : Production d'hormones (insuline, glucagon). Glande exocrine : Sécrétion d'enzymes digestives.
Question
Comment varie le diamètre de la voie biliaire principale chez un patient cholécystectomisé ?
Réponse
La voie biliaire principale s'élargit ; des diamètres de 10-12 mm sont observés.
Question
Expliquez les différentes phases de contraste utilisées en scanner hépatique.
Réponse
Phase artérielle (hypervascularisation), phase portale (parenchyme homogène), phase tardive (lavage).
Question
Comment identifier des calculs dans la voie biliaire principale ?
Réponse
Échographie : examen de choix. Mesure du diamètre de la voie biliaire principale.
Question
Expliquez le rôle des conduits hépatiques droit et gauche.
Réponse
Ils collectent la bile du foie pour la transporter vers la vésicule biliaire ou l'intestin grêle.
Question
Décrivez les signes échographiques d'une cholécystite aiguë.
Réponse
Épaississement de la paroi vésiculaire, calculs biliaires, dilatation des voies biliaires, présence de liquide péri-vésiculaire.
Question
Qu'est-ce qu'une cholangiographie rétrograde et quand est-elle indiquée ?
Réponse
Procédure d'imagerie des voies biliaires utilisant un endoscope et un produit de contraste. Indiquée pour les calculs, sténoses ou malformations biliaires.
Question
Qu'est-ce que la cholangiographie trans-hépatique et ses indications ?
Réponse
Procédure d'imagerie des voies biliaires par ponction percutanée. Indications : obstruction biliaire, calculs, sténose.
Question
Pourquoi l'échographie est-elle l'examen de première ligne des voies biliaires ?
Réponse
L'échographie est l'examen de première ligne car elle est non invasive, facile d'accès et permet de dépister les anomalies des voies biliaires.
Question
Décrivez les trois segments de l'œsophage et leurs délimitations vertébrales respectives.
Réponse
Œsophage cervical (C6-T1), thoracique (T1-T10/11), abdominal (T10/11).
Question
Quelles sont les cinq catégories principales de pathologies gastriques à explorer en imagerie ?
Réponse
Pathologie tumorale, gastrites, maladie ulcèreuse, malformations, et chirurgie bariatrique.
Question
Quel est l'examen d'imagerie de choix pour évaluer l'extension tumorale d'un cancer de l'œsophage ?
Réponse
Le scanner est l'examen de choix pour évaluer l'extension tumorale.
Question
Expliquez la vascularisation veineuse de l'estomac et son drainage vers le système porte.
Réponse
Les veines gastriques droites et gauches, ainsi que les veines gastro-épiploïques, se jettent dans la veine porte de l'estomac.
Question
Comment l'IRM pelvi-rectale est-elle réalisée et quels gels sont utilisés ?
Réponse
Distension de l'ampoule rectale avec du gel (type échographie). Meilleure résolution que le scanner.
Question
Décrivez la localisation du pancréas dans la cavité abdominale.
Réponse
Le pancréas se situe dans l'espace rétropéritonéal.
Question
Qu'est-ce que l'œsophage et quel est son rôle principal dans le système digestif ?
Réponse
Tube musculaire de 25 cm reliant l'hypopharynx à l'estomac, son rôle est d'acheminer les aliments par péristaltisme.
Question
Définissez la hernie hiatale par glissement et expliquez son mécanisme.
Réponse
La hernie hiatale par glissement survient lorsque le cardia et une partie de l'estomac remontent dans le thorax. Le mécanisme implique une faiblesse du hiatus œsophagien.
Question
Décrivez l'apparence du foie normal à l'échographie et ses caractéristiques d'échotexture.
Réponse
Foie : homogène, fin, granulaire. Rein : plus échogène que le foie.
Question
Quelle est la longueur totale de l'œsophage chez l'adulte et à travers quelles structures anatomiques passe-t-il ?
Réponse
Environ 25 cm. Il passe derrière la trachée, dans le médiastin postérieur, puis traverse le diaphragme par le hiatus œsophagien.
Question
Quel est le rôle du sphincter inférieur de l'œsophage (SIO) et quelle est sa pression normale de repos ?
Réponse
Prévient le reflux gastrique. Pression normale de 10-30 mm Hg au-dessus de la pression intragastrique.
Question
Décrivez l'hématome duodénal et ses complications cliniques.
Réponse
L'hématome duodénal survient suite à un traitement anticoagulant ou un traumatisme. Ses complications potentielles incluent l'obstruction.
Question
Décrivez la vascularisation artérielle du cardia et du fundus de l'estomac.
Réponse
Irrigué par les artères gastriques et les artères gastro-épiploïques droites et gauches, issues du tronc cœliaque.
Question
Qu'est-ce que l'ASP (radiographie sans préparation) et quand l'utilise-t-on ?
Réponse
Radiographie de l'abdomen sans préparation. Utilisée pour visualiser des corps étrangers ou des capsules vidéo.
Question
Décrivez les caractéristiques radiologiques des adénocarcinomes bourgeonnants de l'estomac.
Réponse
Adénocarcinomes bourgeonnants : Lésions exophytiques, masse irrégulière, ulcération de la muqueuse.
Question
Quel est l'avantage du colo-scanner par rapport aux opacifications radiologiques classiques ?
Réponse
Mieux les segments coliques, analyse pariétale et extra-pariétale.
Question
Expliquez la technique du transit œsophagien et ses principes de base.
Réponse
Étude en double contraste utilisant de l'air et des produits iodés ou barytés pour visualiser l'œsophage.
Question
Quel est le rôle de la baryte et de l'eau comme agents de contraste gastrique ?
Réponse
La baryte opacifie le tube digestif. L'eau est un contraste négatif.
Question
Qu'est-ce qu'une IRM pelvienne et quelles sont ses indications principales ?
Réponse
IRM pelvienne : imagerie du pelvis. Indications : MICI, fistules ano-périnéales, troubles de la statique pelvienne, bilan d'extension des tumeurs rectales.
Question
Comment l'IRM est-elle utilisée pour diagnostiquer un adénocarcinome péri-ampullaire ?
Réponse
L'IRM est utilisée pour évaluer l'extension régionale, les métastases et l'extension ganglionnaire d'un adénocarcinome péri-ampullaire.
Question
Quel est le rôle de la tomodensitométrie (TDM) dans l'étude du foie ?
Réponse
La tomodensitométrie étudie le tissu hépatique, les vaisseaux (portes, artères, veines sus-hépatiques) et les voies biliaires.
Question
Décrivez l'anatomie du canal pancréatique principal (de Wirsung).
Réponse
Conduit long, de calibre croissant de la queue à la tête, se jetant dans le duodénum au niveau de l'ampoule de Vater.
Question
Par quels nerfs l'innervation motrice de l'œsophage est-elle assurée ?
Réponse
Les nerfs vagues (pneumogastriques).
Question
Décrivez les principaux outils d'imagerie du colon et rectum.
Réponse
Les outils incluent la radiographie, les opacifications, la tomodensitométrie et l'IRM.
Question
Décrivez le rôle de l'IRM colique dans l'exploration des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).
Réponse
L'IRM colique est indiquée pour les MICI, l'analyse des fistules et l'extension des tumeurs rectales.
Question
Qu'est-ce que le diverticule de Zenker (ampoule épinéphrique) et où se situe-t-il ?
Réponse
Diverticule de Zenker : poche dans le pharynx, au niveau de la jonction pharyngo-œsophagienne.
Question
Décrivez les variations de localisation du caecum et de l'appendice.
Réponse
Variations de localisation du caecum et de l'appendice.
Question
Quel est le rôle du scanner pelvirectal avec distension à l'eau ?
Réponse
Évaluation des tumeurs, des fistules anales et des troubles de la statique pelvienne.
Question
Décrivez l'élastographie impulsionnelle transitoire (TE) et le fibroscan®.
Réponse
Élastographie impulsionnelle transitoire (TE) : technique non invasive mesurant la rigidité hépatique via des ondes mécaniques. Fibroscan® : appareil dédié pour la TE.
Question
Expliquez l'anatomie du sphincter de l'ampoule hépato-pancréatique.
Réponse
Le sphincter de l'ampoule hépato-pancréatique est formé par la tunique musculaire du duodénum.
Question
Décrivez le transit œso-gastro-duodénal (TOGD) et ses indications actuelles.
Réponse
Examen morphologique par ingestion de baryte, devenu rare. Utile en post-opératoire après chirurgie bariatrique.
Question
Comment l'entéro-IRM est-elle particulièrement utile dans les pathologies inflammatoires du grêle ?
Réponse
Permet une excellente visualisation des parois intestinales et des œdèmes.
Question
Quel est le rôle de l'entéro-scanner dans l'exploration du grêle ?
Réponse
Il permet d'étudier le jéjunum et l'iléon.
Question
Décrivez les voies biliaires principales et leurs segments anatomiques.
Réponse
Les voies biliaires principales comprennent le conduit hépatique commun, le conduit cystique et le cholédoque.
Question
Expliquez la variabilité anatomique du pancréas en forme et position.
Réponse
Forme, position et grand axe variables.
Question
Qu'est-ce que l'IRM apporte dans l'étude des cancers de l'œsophage ?
Réponse
Son rôle reste peu clair et peu étudié.
Question
Décrivez le mégaœsophage et ses principales caractéristiques radiologiques.
Réponse
Mégaœsophage : Dilatation anormale de l'œsophage. Radiologiquement : aspect tubulaire effacé, niveau hydro-aérique, dilatation du segment, souvent associé à un décalage du médiastin.
Question
Quel est le rôle du sphincter du conduit cholédoque ?
Réponse
Régule le flux biliaire et pancréatique dans le duodénum.
Question
Quelles sont les dimensions normales du pancréas (longueur, hauteur, épaisseur) ?
Réponse
Longueur : 15-25 cm; Hauteur : 3-8 cm; Épaisseur : 1,5-3,5 cm.
Question
Décrivez les différentes divisions anatomiques de l'estomac (fundus, corps, antre).
Réponse
Le fundus est la partie supérieure, le corps est la partie médiane, et l'antre est la partie horizontale pré-pylorique.
Question
Énumérez les quatre empreintes normales visibles lors de l'opacification œsophagienne.
Réponse
Aorte, bronche souche G, cœur, et arteria lusoria.
Question
Qu'est-ce qu'une perforation d'ulcère gastro-duodénal et comment l'identifier à l'imagerie ?
Réponse
Rupture de la paroi digestive. Identifiable par la libération d'air et de liquide dans la cavité péritonéale, visible sur scanner.
Question
Expliquez la technique ARFI (Acoustic Radiation Force Impulse).
Réponse
Technique d'imagerie utilisant des impulsions ultrasonores focalisées pour générer des ondes de cisaillement, mesurant ainsi la rigidité des tissus.
Question
Qu'est-ce qu'une fibrose sévère selon les valeurs d'élastographie ?
Réponse
Entre 9.5–14 kPa
Question
Décrivez la technique de la cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE).
Réponse
Endoscopie avec injection de produit de contraste dans les voies biliaires et pancréatiques.
Question
Expliquez la technique de réplétion gastrique lors du gastroscanner.
Réponse
Ingestion orale d'eau (contraste négatif), +/- modificateurs comportementaux comme le glucagon, ou produits iodés pour visualiser les fistules pariétales.
Question
Quels modificateurs du comportement sont utilisés lors du transit œsophagien ?
Réponse
Des modificateurs du comportement, tels que l'air dégluti ou insufflé, et des produits iodés ou barytés.
Question
Décrivez les opacifications standards du jéjunum et iléon et leurs indications.
Réponse
Opacifications standards : TOGD (transit oeso-gastro-duodénal). Indications : post-opératoire chirurgie bariatrique, pédiatrie.
Question
Décrivez l'aspect peigné de la paroi intestinale visible à l'IRM des MICI.
Réponse
Présence de multiples épaississements muraux et d'une augmentation du contraste pariétal.
Question
Qu'est-ce que les plis spiraux (valves de Heister) du canal cholédoque ?
Réponse
Structures muqueuses hélicoïdales dans le bas du conduit cholédoque.
Question
Qu'est-ce que la cholangio-pancréatographie par résonance magnétique (CPIRM) ?
Réponse
Examen d'imagerie par IRM des voies biliaires et pancréatiques.
Question
Qu'est-ce qu'une hernie hiatale par roulement et comment diffère-t-elle de la hernie par glissement ?
Réponse
Hernie hiatale par roulement : l'estomac remonte au-dessus du diaphragme. Hernie par glissement : l'estomac glisse entre le thorax et l'abdomen.
Question
Expliquez la technique du colo-scanner à l'eau et ses applications.
Réponse
Gastroscanner avec réplétion gastrique par voie orale, souvent avec de l'eau (contraste négatif). Applications : recherche d'adénocarcinomes débutants.
Question
Quels sont les objectifs cliniques de l'IRM du rectum ?
Réponse
Tumeurs, bilan d'extension, fistules anales, déféco-IRM.
Question
Qu'est-ce que l'élastographie par ondes de cisaillement (SWE) et ses avantages ?
Réponse
Technique d'imagerie non invasive mesurant la rigidité tissulaire via des ondes mécaniques. Avantages : cartographie locale, polyvalence organs/organes.
Question
Quel est le rôle du gastroscanner dans l'exploration de l'estomac ?
Réponse
Visualisation et caractérisation des lésions tumorales de l'estomac.
Question
Qu'est-ce que l'arteria lusoria et quel symptôme peut-elle provoquer ?
Réponse
Malformation vasculaire rare. Peut causer une dysphagie.
Question
Quel est le rôle du ligament hépatogastrique et du ligament hépato-duodénal ?
Réponse
Le ligament hépatogastrique relie le foie à l'estomac. Le ligament hépato-duodénal relie le foie au duodénum.
Question
Qu'est-ce qu'un adénocarcinome débutant du gastroscanner et ses signes radiologiques ?
Réponse
Adénocarcinome débutant : nodule pariétal, épaississement mural. Pas de signes radiologiques spécifiques.
Question
Quels sont les trois segments du duodénum et leurs repères anatomiques ?
Réponse
Duodénum : 1re partie (horizontale, sup), 2e partie (descendante, verticale), 3e partie (horizontale, inf).
Question
Comment se présente un cancer gastrique avec adénopathie du petit omentum ?
Réponse
Tumeur bourgeonnante, adénocarcinome gastrique avec extension aux ganglions du petit omentum.
Question
Énumérez les quatre principales techniques d'imagerie du jéjunum et iléon.
Réponse
L'ASP, les opacifications standards, le scanner et l'entéro IRM.
Question
Comment le colo-scanner aide-t-il à détecter un adénocarcinome caecal ?
Réponse
Le colo-scanner permet de visualiser la paroi colique et de détecter des anomalies comme des adénocarcinomes bourgeonnants.
Question
Comment identifier le caecum et l'appendice à l'imagerie colique ?
Réponse
Repérer le caecum à la jonction avec la dernière anse grêle. Identifier l'appendice comme une diverticule du caecum.
Question
Quel est le rôle du lavement baryté en imagerie colique moderne ?
Réponse
Utilisation rare. Principalement pour le bilan de maladie de Hirschsprung chez l'enfant ou après chirurgie bariatrique.
Question
Comment la déféco-IRM est-elle utilisée pour évaluer les troubles de la statique pelvienne ?
Réponse
L'IRM pelvienne, spécifiquement la déféco-IRM, est employée pour étudier les troubles de la statique pelvienne.
Question
Décrivez la double apport vasculaire du foie et les proportions respectives.
Réponse
Apport : 75% par la veine porte, 25% par l'artère hépatique.
Question
Énumérez les structures principales étudiées à l'échographie hépatique normale.
Réponse
Tissu hépatique, vaisseaux (portes, artères, veines sus-hépatiques), voies biliaires.
Question
Quel est l'apport de l'IRM dans l'étude du foie et des voies biliaires ?
Réponse
Permet d'étudier le tissu hépatique, les vaisseaux et les voies biliaires avec des objectifs similaires à l'échographie et au scanner.
Question
Comment la stéatose hépatique se présente-t-elle à l'échographie ?
Réponse
Aspect hyperéchogène, avec une atténuation du faisceau ultrasonore.
Question
Quel est le rôle des veines hépatiques dans le drainage veineux du foie ?
Réponse
Elles drainent le sang du foie vers la veine cave inférieure.
Question
Expliquez comment la veine mésentérique inférieure se jette dans le système porte.
Réponse
La veine mésentérique inférieure se jette habituellement dans la veine splénique.
Question
Comment l'élastographie IRM diffère-t-elle des autres techniques d'élastographie ?
Réponse
Elle est basée sur la propagation d'ondes mécaniques visibles sur séquences IRM, est plus précise et moins dépendante de l'opérateur.
Question
Qu'est-ce que l'élastographie et comment mesure-t-elle la fibrose hépatique ?
Réponse
Technique d'imagerie non invasive mesurant la rigidité hépatique via la vitesse de propagation des ondes. Reflète la fibrose.
Question
Comment interpréter une valeur d'élastographie < 7 kPa ?
Réponse
Foie normal ou fibrose minime.
Question
Quel est le seuil diagnostique de fibrose significative à l'élastographie en kilopascals (kPa) ?
Réponse
Entre 7–9.5 kPa
Question
Qu'est-ce que la maladie de Crohn du grêle et son apparence à l'entéro-IRM ?
Réponse
Maladie inflammatoire du grêle. À l'entéro-IRM : épaississement pariétal, rehaussement, creeping fat, adénopathies.
Question
Quel est le rôle de la grande courbure et de la petite courbure de l'estomac ?
Réponse
Grande courbure : Bord gauche de l'estomac.
Petite courbure : Bord droit de l'estomac.
Question
Qu'est-ce qu'un hématome duodénal associé à un traitement anticoagulant ?
Réponse
Une collection de sang dans le duodénum, complication des anticoagulants.
Question
Qu'est-ce que la veine porte et quelle est son rôle dans la vascularisation hépatique ?
Réponse
Veine collectant le sang gastro-intestinal et splénique pour le foie. Elle assure 75% de l'apport sanguin hépatique.
Question
Énumérez les indications principales de l'élastographie hépatique.
Réponse
Bilan de fibrose hépatique (hépatites, NASH, alcoolisme) ; Surveillance de fibrose ; Alternative à la biopsie.
Question
Quel est le diamètre normal de la voie biliaire principale à l'échographie ?
Réponse
Moins de 7 mm chez un patient non opéré ; 10-12 mm chez un patient opéré.
Question
Énumérez les autres techniques d'imagerie des voies biliaires au-delà de l'échographie.
Réponse
• Tomodensitométrie (TDM)
• IRM
• Cholangio-pancréatographie par résonance magnétique (CPIRM)
• Cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE)
• Cholangiographie trans-hépatique

Imagerie de l'appareil digestif : Guide complet

Ce document couvre l'imagerie médicale des principaux organes du tube digestif, incluant l'œsophage, l'estomac, le duodénum, l'intestin grêle, le colon, le foie, les voies biliaires et le pancréas. Chaque section présente l'anatomie, les techniques d'imagerie disponibles et les principales pathologies observées.

---

Imagerie de l'œsophage

Anatomie générale

L'œsophage est un tube musculaire de 25 cm reliant l'hypopharynx à l'estomac, s'étendant de C6 à T11. Il se divise en trois segments :

  • Œsophage cervical : de C6 à T1 (16-21 cm des incisives)
  • Œsophage thoracique : de T1 à T10-11 (21-37 cm des incisives)
  • Œsophage abdominal : de T10-11 à la jonction gastrique (37-40 cm des incisives)

L'œsophage traverse le médiastin postérieur et passe par le hiatus œsophagien au niveau de T10.

Schéma sagittal de l'œsophage avec mesures anatomiques

Innervation

L'innervation motrice est assurée par les nerfs vagues (pneumogastriques). L'œsophage et le sphincter œsophagien inférieur (SOI) reçoivent également des innervations sympathiques motrices et sensitives provenant des segments médullaires D1 à D10. L'innervation sensitive est acheminée par les nerfs vagues.

Physiologie

La fonction principale de l'œsophage est d'acheminer les aliments solides ou liquides vers l'estomac grâce aux contractions péristaltiques séquentielles du corps œsophagien. Le relâchement bien synchronisé des sphincters œsophagiens supérieur et inférieur prévient le reflux gastrique et intervient dans les activités réflexes (vomissements, éructations).

Sphincter œsophagien inférieur (SOI) et cardia

Le SOI est une zone de haute pression intraluminale créée par la contraction tonique des muscles lisses circulaires. Il établit une barrière de pression pour prévenir le reflux gastro-œsophagien. La pression de repos normale est de 10 à 30 mm Hg au-dessus de la pression intragastrique. Une pression inférieure favorise le reflux.

Anatomie détaillée de la jonction œsogastrique avec couches musculaires

Techniques d'imagerie

Les méthodes disponibles incluent :

  • Radiographie thoracique : face et profil (pas d'indication stricto sensu pour l'œsophage, mais à observer systématiquement)
  • Transit œsophagien : étude en double contraste, avec air dégluti ou insufflé, associant produits barytés ou iodés et modificateurs du comportement
  • Endoscopie : examen clé pour les pathologies tumorales, extension régionale et ganglionnaire
  • Scanner : détection du cancer, extension ganglionnaire médiastinale, métastases
  • IRM : rôle peu clair et peu étudié dans les cancers de l'œsophage

Empreintes normales en opacification

Lors du transit, on observe les empreintes de l'aorte, de la bronche souche gauche, du cœur et de l'arteria lusoria.

Radiographie latérale montrant le transit œsophagien normal

Pathologies principales

  • Arteria lusoria : malformation vasculaire rare (subclavière droite aberrante) souvent asymptomatique, pouvant entraîner une dysphagie
  • Hernie hiatale : par glissement (plus fréquente) ou par roulement (plus rare)
  • Méga-œsophage : dilatation œsophagienne pathologique
  • Carcinome épidermoïde : tumeur maligne fréquente
  • Diverticule de Zenker : ampoule épinéphrique au niveau pharyngien
---

Imagerie de l'estomac et du duodénum

Anatomie générale

L'estomac est un réservoir en forme de J majuscule avec :

  • Fundus : région supérieure
  • Corps : région principale
  • Antre : partie horizontale pré-pylorique
  • Grande et petite courbures : bords latéral et médial
Illustration anatomique des régions de l'estomac

Vascularisation

Artérielle : artères gastriques (gauche, droite), gastro-duodénale, gastro-épiploïques (droites et gauches) originaires du tronc cœliaque.

Veineuse : veines gastriques, gastro-épiploïques, splénique se drainant dans la veine porte.

Schéma de la vascularisation artérielle de l'estomac Illustration du drainage veineux gastrique

Drainage lymphatique

Les chaînes ganglionnaires incluent les nœuds gastriques gauches, du cardia, spléniques, pancréatiques et cœliaques. Cette information est cruciale pour le staging des cancers.

Drainage lymphatique de l'estomac et de la rate

Indications de l'imagerie

L'exploration gastrique répond à plusieurs objectifs :

  • Pathologies tumorales : tumeurs épithéliales, lymphomes, tumeurs conjonctives, tumeurs endocrines, métastases
  • Pathologies inflammatoires et mécaniques : gastrites aiguës et chroniques, gastrites à gros plis, maladie ulcéreuse, perforation
  • Malformations gastriques
  • Suivi post-chirurgical : chirurgie bariatrique

Techniques d'imagerie

Transit œso-gastro-duodénal (TOGD) : exploration morphologique avec ingestion de baryte. Indications réduites, principalement utile en post-opératoire après chirurgie bariatrique et en pédiatrie.

Gastroscanner : réplétion gastrique par voie orale (eau comme contraste négatif) +/- modificateurs comportement (glucagon). Permet la recherche de fissures pariétales ou fistules avec agents de contraste positifs (hydrosolubles iodés).

Coupes tomodensitométriques d'adénocarcinome gastrique débutant

Pathologies du duodénum

Les explorations du duodénum utilisent les opacifications lors du TOGD (particulièrement en pédiatrie), la tomodensitométrie, l'IRM et les explorations instrumentales.

Hématome duodénal : complication du traitement anticoagulant ou d'un traumatisme abdominal, visible au scanner.

Illustration de l'hématome duodénal ---

Imagerie du jéjunum et de l'iléon

Techniques disponibles

  • ASP (abdomen sans préparation) : pour les corps étrangers ou capsules de vidéo-endoscopie
  • Opacifications standards : passage du contraste barité
  • Scanner et entéro-scanner : examen très utile pour les urgences abdominales, le plus performant
  • Entéro-IRM : très utile dans les pathologies inflammatoires du grêle, notamment la maladie de Crohn

Entéro-scanner

C'est l'examen de choix pour l'imagerie du grêle. Il couple un scanner à une ingestion de produit de contraste, permettant une visualisation optimale de la paroi et de la lumière intestinale.

Entéro-IRM

Particulièrement utile pour évaluer les pathologies inflammatoires chroniques du grêle (maladie de Crohn), offrant une excellente résolution des tissus mous sans irradiation.

---

Imagerie du colon et du rectum

Outils d'imagerie disponibles

  • Radiographie sans préparation
  • Opacifications : lavement baryté (indications rares - avant rétablissement de continuité digestive, bilan de maladie de Hirschsprung chez l'enfant)
  • Tomodensitométrie : colo-scanner
  • IRM

Points clés en anatomie radiologique

Lors de l'interprétation, il faut :

  • Repérer le caecum et la dernière anse grêle
  • Localiser le colon gauche
  • Connaître les variations de localisation du caecum et de l'appendice
  • Connaître les variantes de taille du sigmoïde

Colo-scanner

Offre plusieurs avantages : meilleure individualisation des segments coliques, analyse pariétale et extra-pariétale. Peut être réalisé à l'eau, à l'air ou aux produits iodés.

Limitation en dehors de l'urgence : colon non préparé avec stase stercorales, mauvaise analyse pariétale.

Colo-scanner montrant un adénocarcinome caecal

IRM : indications principales

  • MICI (maladies inflammatoires chroniques de l'intestin) : +++ avec IRM colique et IRM pelvienne
  • Analyse des fistules ano-périnéales
  • Troubles de la statique pelvienne : réalisation d'une déféco-IRM +++ pour évaluer la dynamique pelvienne
  • Bilan d'extension des tumeurs rectales : +++ avant et après traitement néoadjuvant
  • Exploration du canal anal

IRM du rectum

Les techniques incluent :

  • Scanner : avec distension à l'eau
  • IRM pelvi-rectale : +++ avec distension de l'ampoule rectale par gel (gel d'échographie). Offre une résolution en contraste +++ meilleure que le scanner.

Objectifs : étude des tumeurs, déféco-IRM, bilan des fistules anales.

---

Imagerie du foie, des voies biliaires et du pancréas

Circulation hépatique

Le foie reçoit un apport vasculaire double :

  • 75 % par la veine porte (confluence veine mésentérique supérieure + veine splénique)
  • 25 % par l'artère hépatique

La veine mésentérique inférieure se jette généralement dans la veine splénique.

Segmentation hépatique

Le foie se divise en 8 segments selon l'anatomie vasculaire (segments I à VIII). Cette segmentation est cruciale pour la chirurgie hépatique et l'interprétation radiologique.

Schéma de la segmentation hépatique avec fissures vasculaires

Échographie hépatique

L'échographie évalue :

  • Le tissu hépatique (texture, homogénéité)
  • Les vaisseaux portes
  • Les artères hépatiques
  • Les veines sus-hépatiques
  • Les voies biliaires

Le foie normal présente une échogénicité homogène. Un foie stéatosique montre une augmentation de l'échogénicité.

Image échographique du foie normal

Tomodensitométrie (TDM) hépatique

Le scanner évalue les mêmes structures que l'échographie avec une meilleure résolution :

  • Tissu hépatique
  • Vaisseaux portes et hépatiques
  • Artères
  • Veines sus-hépatiques
  • Voies biliaires

IRM hépatique

L'IRM offre les mêmes objectifs que l'échographie et le scanner, avec une excellente résolution des tissus mous.

Élastographie hépatique

L'élastographie est une technique non invasive qui mesure la rigidité (élasticité) du foie, reflet indirect de la fibrose hépatique. Elle repose sur la propagation d'ondes mécaniques dans le tissu : plus le foie est dur, plus les ondes se propagent vite. Les résultats s'expriment en kilopascal (kPa).

Principales techniques d'élastographie :

  • Élastographie impulsionnelle transitoire (TE) : appareil dédié type Fibroscan®, sonde externe envoyant vibration mécanique avec ultrasons
  • Élastographie par ondes de cisaillement (SWE) : intégrée à échographes modernes, cartographie locale de l'élasticité hépatique, plus polyvalente
  • ARFI : variante utilisant impulsions ultrasonores focalisées
  • Élastographie IRM : basée sur propagation d'ondes visibles en IRM, plus précise mais rare en routine

Indications de l'élastographie

  • Bilan de fibrose hépatique dans hépatite B, C, D, NASH, alcoolisme chronique, autres maladies chroniques du foie
  • Surveillance de progression ou régression de la fibrose après traitement
  • Alternative moins invasive à la biopsie hépatique

Interprétation des valeurs :

  • < 7 kPa : foie normal ou fibrose minime
  • 7–9.5 kPa : fibrose significative
  • 9.5–14 kPa : fibrose sévère

Imagerie des voies biliaires

L'échographie domine l'imagerie des voies biliaires. Elle permet :

  • Dépistage des anomalies des voies biliaires
  • Évaluation des voies hépatobiliaires en cas de douleurs de l'hypochondre droit
  • Distinction entre causes intrahépatiques et extrahépatiques d'ictères
  • Dépistage des masses hépatiques

Mesures en échographie des voies biliaires

Le diamètre transverse de la voie biliaire principale doit être < 7 mm chez un patient non cholécystectomisé. Ce diamètre peut varier selon l'âge. En cas de cholécystectomie, la voie biliaire principale s'élargit, et des diamètres de 10 à 12 mm peuvent être normaux.

Imagerie échographique de la vésicule biliaire normale

Autres investigations disponibles

  • Tomodensitométrie (TDM)
  • Cholé-scintigraphie : rarement proposée
  • RX abdomen sans préparation : quasi abandonnée
  • IRM
  • Cholangiopancréatographie par résonance magnétique (CPIRM)
  • Cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE)
  • Cholangiographie trans-hépatique

Pathologies des voies biliaires

Les principales incluent :

  • Cholécystite aiguë
  • Calculs biliaires
  • Dilatation des voies biliaires
  • Obstruction cholédocienne

Anatomie du pancréas

Le pancréas est une glande endocrine et exocrine localisée en espace rétropéritonéal avec :

  • Épaisseur : 2 cm (1,5–3,5 cm)
  • Longueur : 20 cm (15–25 cm)
  • Hauteur : 5 cm max (3–8 cm, maximal au niveau de la tête)
  • Forme, position et grand axe : variables

Subdivisions pancréatiques

  • Tête : partie la plus large, au sein du duodénum, limitée par le pédicule hépatique, le duodénum et les vaisseaux mésentériques. Inclut le crochet (processus uncinatus)
  • Isthme : devant l'axe veineux mésentérico-porte, derrière le pylore
  • Corps : oblique vers le haut, la gauche et l'arrière, épousant la concavité rachidienne, devant la veine splénique, derrière l'estomac
  • Queue : mobile entre les feuillets du ligament pancréato-splénique
Anatomie pancréatique avec subdivisions et vascularisation

Canaux pancréatiques

Le canal pancréatique principal (de Wirsung) s'étend de la queue à la tête en s'élargissant progressivement. Le canal pancréatique accessoire (de Santorini) draine parfois dans la papille duodénale mineure.

Anatomie des canaux pancréatiques et de l'ampoule de Vater

Voie biliaire principale et carrefour biliaire

Le cholédoque chemine à la partie postérieure de la tête pancréatique, le plus souvent superficiel mais parfois enfoui. Il rejoint le canal pancréatique principal pour former un canal commun débouchant à l'ampoule hépato-pancréatique (ampoule de Vater) au niveau de la papille duodénale majeure.

Vascularisation pancréatique

L'apport sanguin provient du tronc cœliaque (artère hépatique, gastrique, splénique) et de l'artère mésentérique supérieure, formant des arcades vasculaires duodéno-pancréatiques.

Schéma de la vascularisation artérielle du pancréas

Échographie pancréatique

L'examen se réalise à jeun +/- remplissage gastrique par eau, avec sonde 1-6 MHz par voies sous-costale et trans-splénique.

  • Visualisation : tête 90 %, corps et queue 50 % des échographies
  • Échogénicité : ≥ à celle du foie, augmente avec l'âge (infiltration graisseuse)
  • Apparence : homogène (sauf infiltration graisseuse hétérogène)
  • Contours : réguliers, lisses

Scanner pancréatique

C'est l'examen de choix pour l'imagerie pancréatique :

  • Glande : densité musculaire sans injection, contours lobulés (plus marqués chez sujets âgés)
  • Rehaussement : homogène, maximal à 40–45 secondes
  • Canal principal : calibre progressivement croissant queue→tête, structure hypodense linéaire régulière, parois non visibles
  • Canaux secondaires et accessoire : parfois visibles
Coupe tomodensitométrique montrant l'anatomie pancréatique normale

IRM pancréatique

Signal T1 intermédiaire (≥ ou légèrement < à celui du foie), hypersignal T1 si saturation du signal de graisse, signal T2 = celui du foie (diminué si graisse), absence d'hypersignal en diffusion, rehaussement homogène.

Pathologies pancréatiques

  • Pancréatite chronique : visible au scanner avec modifications du parenchyme et des canaux
  • Pancréatite aiguë : infiltration inflammatoire du pancréas
  • Calcifications pancréatiques : signe de pancréatite chronique
  • Pseudokystes : collections liquides post-inflammatoires
Scanner montrant pancréatite chronique avec calcifications Coupe tomodensitométrique avec pseudokyste et calcification pancréatiques ---

Résumé des points clés

  • Chaque segment du tube digestif requiert une approche d'imagerie adaptée selon les pathologies à rechercher
  • L'anatomie précise et la vascularisation sont fondamentales pour interpréter les images radiologiques
  • L'échographie domine pour les voies biliaires et le foie
  • Le scanner reste l'examen de choix pour le pancréas, l'intestin grêle et les situations d'urgence
  • L'IRM excelle pour les pathologies inflammatoires du grêle et du pelvis (déféco-IRM, fistules anales)
  • L'élastographie offre une évaluation non invasive de la fibrose hépatique
  • La connaissance des pathologies courantes (hernies hiatales, tumeurs, inflammations) guide le choix des techniques d'imagerie

Lancer un quiz

Teste tes connaissances avec des questions interactives