Imagerie complète du tube digestif

189 cartes

Vue d'ensemble des techniques d'imagerie (radiographie, scanner, IRM, échographie, élastographie) et de l'anatomie radiologique de l'œsophage, estomac, duodénum, jéjunum, iléon, colon, rectum, foie, voies biliaires et pancréas, incluant indications cliniques et repères pathologiques.

166 cartes

Réviser
Question

Qu'est-ce que l'arteria lusoria et quel symptôme peut-elle provoquer ?

Retourner la carte
Réponse

Malformation vasculaire rare. Peut causer une dysphagie.

Question

Quel est le rôle du gastroscanner dans l'exploration de l'estomac ?

Retourner la carte
Réponse

Visualisation et caractérisation des lésions tumorales de l'estomac.

Question

Quel est le rôle de la grande courbure et de la petite courbure de l'estomac ?

Retourner la carte
Réponse

Grande courbure : Bord gauche de l'estomac.
Petite courbure : Bord droit de l'estomac.

Question

Qu'est-ce que l'œsophage et quel est son rôle principal dans le système digestif ?

Retourner la carte
Réponse

Tube musculaire de 25 cm reliant l'hypopharynx à l'estomac, son rôle est d'acheminer les aliments par péristaltisme.

Question

Qu'est-ce que l'IRM apporte dans l'étude des cancers de l'œsophage ?

Retourner la carte
Réponse

Son rôle reste peu clair et peu étudié.

Question

Quel est le rôle du ligament hépatogastrique et du ligament hépato-duodénal ?

Retourner la carte
Réponse

Le ligament hépatogastrique relie le foie à l'estomac. Le ligament hépato-duodénal relie le foie au duodénum.

Question

Quel est l'examen d'imagerie de choix pour évaluer l'extension tumorale d'un cancer de l'œsophage ?

Retourner la carte
Réponse

Le scanner est l'examen de choix pour évaluer l'extension tumorale.

Question

Décrivez les différentes divisions anatomiques de l'estomac (fundus, corps, antre).

Retourner la carte
Réponse

Le fundus est la partie supérieure, le corps est la partie médiane, et l'antre est la partie horizontale pré-pylorique.

Question

Quelle est la longueur totale de l'œsophage chez l'adulte et à travers quelles structures anatomiques passe-t-il ?

Retourner la carte
Réponse

Environ 25 cm. Il passe derrière la trachée, dans le médiastin postérieur, puis traverse le diaphragme par le hiatus œsophagien.

Question

Décrivez le transit œso-gastro-duodénal (TOGD) et ses indications actuelles.

Retourner la carte
Réponse

Examen morphologique par ingestion de baryte, devenu rare. Utile en post-opératoire après chirurgie bariatrique.

Question

Par quels nerfs l'innervation motrice de l'œsophage est-elle assurée ?

Retourner la carte
Réponse

Les nerfs vagues (pneumogastriques).

Question

Expliquez la technique de réplétion gastrique lors du gastroscanner.

Retourner la carte
Réponse

Ingestion orale d'eau (contraste négatif), +/- modificateurs comportementaux comme le glucagon, ou produits iodés pour visualiser les fistules pariétales.

Question

Expliquez la technique du transit œsophagien et ses principes de base.

Retourner la carte
Réponse

Étude en double contraste utilisant de l'air et des produits iodés ou barytés pour visualiser l'œsophage.

Question

Qu'est-ce que le diverticule de Zenker (ampoule épinéphrique) et où se situe-t-il ?

Retourner la carte
Réponse

Diverticule de Zenker : poche dans le pharynx, au niveau de la jonction pharyngo-œsophagienne.

Question

Décrivez les trois segments de l'œsophage et leurs délimitations vertébrales respectives.

Retourner la carte
Réponse

Œsophage cervical (C6-T1), thoracique (T1-T10/11), abdominal (T10/11).

Question

Qu'est-ce qu'un adénocarcinome débutant du gastroscanner et ses signes radiologiques ?

Retourner la carte
Réponse

Adénocarcinome débutant : nodule pariétal, épaississement mural. Pas de signes radiologiques spécifiques.

Question

Quel est le rôle du sphincter inférieur de l'œsophage (SIO) et quelle est sa pression normale de repos ?

Retourner la carte
Réponse

Prévient le reflux gastrique. Pression normale de 10-30 mm Hg au-dessus de la pression intragastrique.

Question

Décrivez le drainage lymphatique de l'estomac et les principaux groupes ganglionnaires.

Retourner la carte
Réponse

Ganglions gastriques gauches, cardiaques et gastrospléniques (ou gastro-épiploïques gauches).

Question

Quels sont les trois segments du duodénum et leurs repères anatomiques ?

Retourner la carte
Réponse

Duodénum : 1re partie (horizontale, sup), 2e partie (descendante, verticale), 3e partie (horizontale, inf).

Question

Qu'est-ce qu'une hernie hiatale par roulement et comment diffère-t-elle de la hernie par glissement ?

Retourner la carte
Réponse

Hernie hiatale par roulement : l'estomac remonte au-dessus du diaphragme. Hernie par glissement : l'estomac glisse entre le thorax et l'abdomen.

Question

Décrivez l'hématome duodénal et ses complications cliniques.

Retourner la carte
Réponse

L'hématome duodénal survient suite à un traitement anticoagulant ou un traumatisme. Ses complications potentielles incluent l'obstruction.

Question

Comment se présente un cancer gastrique avec adénopathie du petit omentum ?

Retourner la carte
Réponse

Tumeur bourgeonnante, adénocarcinome gastrique avec extension aux ganglions du petit omentum.

Question

Qu'est-ce qu'un hématome duodénal associé à un traitement anticoagulant ?

Retourner la carte
Réponse

Une collection de sang dans le duodénum, complication des anticoagulants.

Question

Définissez la hernie hiatale par glissement et expliquez son mécanisme.

Retourner la carte
Réponse

La hernie hiatale par glissement survient lorsque le cardia et une partie de l'estomac remontent dans le thorax. Le mécanisme implique une faiblesse du hiatus œsophagien.

Question

Décrivez le mégaœsophage et ses principales caractéristiques radiologiques.

Retourner la carte
Réponse

Mégaœsophage : Dilatation anormale de l'œsophage. Radiologiquement : aspect tubulaire effacé, niveau hydro-aérique, dilatation du segment, souvent associé à un décalage du médiastin.

Question

Décrivez la vascularisation artérielle du cardia et du fundus de l'estomac.

Retourner la carte
Réponse

Irrigué par les artères gastriques et les artères gastro-épiploïques droites et gauches, issues du tronc cœliaque.

Question

Expliquez la vascularisation veineuse de l'estomac et son drainage vers le système porte.

Retourner la carte
Réponse

Les veines gastriques droites et gauches, ainsi que les veines gastro-épiploïques, se jettent dans la veine porte de l'estomac.

Question

Énumérez les quatre empreintes normales visibles lors de l'opacification œsophagienne.

Retourner la carte
Réponse

Aorte, bronche souche G, cœur, et arteria lusoria.

Question

Qu'est-ce que l'ASP (radiographie sans préparation) et quand l'utilise-t-on ?

Retourner la carte
Réponse

Radiographie de l'abdomen sans préparation. Utilisée pour visualiser des corps étrangers ou des capsules vidéo.

Question

Comment l'entéro-IRM est-elle particulièrement utile dans les pathologies inflammatoires du grêle ?

Retourner la carte
Réponse

Permet une excellente visualisation des parois intestinales et des œdèmes.

1 / 30
Voir les 166 cartes

Décrivez les principaux outils d'imagerie du colon et rectum.

Les outils incluent la radiographie, les opacifications, la tomodensitométrie et l'IRM.

Quels modificateurs du comportement sont utilisés lors du transit œsophagien ?

Des modificateurs du comportement, tels que l'air dégluti ou insufflé, et des produits iodés ou barytés.

Quel est le rôle de la baryte et de l'eau comme agents de contraste gastrique ?

La baryte opacifie le tube digestif. L'eau est un contraste négatif.

Décrivez les variations de localisation du caecum et de l'appendice.

Variations de localisation du caecum et de l'appendice.

Quelles sont les cinq catégories principales de pathologies gastriques à explorer en imagerie ?

Pathologie tumorale, gastrites, maladie ulcèreuse, malformations, et chirurgie bariatrique.

Énumérez les quatre principales techniques d'imagerie du jéjunum et iléon.

L'ASP, les opacifications standards, le scanner et l'entéro IRM.

Décrivez les caractéristiques radiologiques des adénocarcinomes bourgeonnants de l'estomac.

Adénocarcinomes bourgeonnants : Lésions exophytiques, masse irrégulière, ulcération de la muqueuse.

Énumérez les points clés en anatomie radiologique du colon.

• Localisation du caecum et de l'appendice
• Identification du colon gauche
• Taille du sigmoïde
• Repérage de la dernière anse grêle

Comment le colo-scanner aide-t-il à détecter un adénocarcinome caecal ?

Le colo-scanner permet de visualiser la paroi colique et de détecter des anomalies comme des adénocarcinomes bourgeonnants.

Expliquez la technique du colo-scanner à l'eau et ses applications.

Gastroscanner avec réplétion gastrique par voie orale, souvent avec de l'eau (contraste négatif). Applications : recherche d'adénocarcinomes débutants.

Quel est l'avantage du colo-scanner par rapport aux opacifications radiologiques classiques ?

Mieux les segments coliques, analyse pariétale et extra-pariétale.

Qu'est-ce qu'une perforation d'ulcère gastro-duodénal et comment l'identifier à l'imagerie ?

Rupture de la paroi digestive. Identifiable par la libération d'air et de liquide dans la cavité péritonéale, visible sur scanner.

Décrivez le rôle de l'IRM colique dans l'exploration des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).

L'IRM colique est indiquée pour les MICI, l'analyse des fistules et l'extension des tumeurs rectales.

Décrivez les opacifications standards du jéjunum et iléon et leurs indications.

Opacifications standards : TOGD (transit oeso-gastro-duodénal). Indications : post-opératoire chirurgie bariatrique, pédiatrie.

Qu'est-ce qu'une IRM pelvienne et quelles sont ses indications principales ?

IRM pelvienne : imagerie du pelvis. Indications : MICI, fistules ano-périnéales, troubles de la statique pelvienne, bilan d'extension des tumeurs rectales.

Quel est le rôle du scanner pelvirectal avec distension à l'eau ?

Évaluation des tumeurs, des fistules anales et des troubles de la statique pelvienne.

Comment identifier le caecum et l'appendice à l'imagerie colique ?

Repérer le caecum à la jonction avec la dernière anse grêle. Identifier l'appendice comme une diverticule du caecum.

Quel est le rôle du lavement baryté en imagerie colique moderne ?

Utilisation rare. Principalement pour le bilan de maladie de Hirschsprung chez l'enfant ou après chirurgie bariatrique.

Comment la déféco-IRM est-elle utilisée pour évaluer les troubles de la statique pelvienne ?

L'IRM pelvienne, spécifiquement la déféco-IRM, est employée pour étudier les troubles de la statique pelvienne.

Quel est le rôle du scanner dans l'évaluation des lésions tumorales du duodénum ?

Évaluation de l'extension régionale, des métastases et de l'extension ganglionnaire médiastinale.

Décrivez la double apport vasculaire du foie et les proportions respectives.

Apport : 75% par la veine porte, 25% par l'artère hépatique.

Quels sont les objectifs cliniques de l'IRM du rectum ?

Tumeurs, bilan d'extension, fistules anales, déféco-IRM.

Énumérez les structures principales étudiées à l'échographie hépatique normale.

Tissu hépatique, vaisseaux (portes, artères, veines sus-hépatiques), voies biliaires.

Qu'est-ce que la veine porte et quelle est son rôle dans la vascularisation hépatique ?

Veine collectant le sang gastro-intestinal et splénique pour le foie. Elle assure 75% de l'apport sanguin hépatique.

Quel est l'apport de l'IRM dans l'étude du foie et des voies biliaires ?

Permet d'étudier le tissu hépatique, les vaisseaux et les voies biliaires avec des objectifs similaires à l'échographie et au scanner.

Décrivez l'apparence du foie normal à l'échographie et ses caractéristiques d'échotexture.

Foie : homogène, fin, granulaire. Rein : plus échogène que le foie.

Comment la stéatose hépatique se présente-t-elle à l'échographie ?

Aspect hyperéchogène, avec une atténuation du faisceau ultrasonore.

Quel est le rôle des veines hépatiques dans le drainage veineux du foie ?

Elles drainent le sang du foie vers la veine cave inférieure.

Quel est le rôle de l'entéro-scanner dans l'exploration du grêle ?

Il permet d'étudier le jéjunum et l'iléon.

Expliquez la technique ARFI (Acoustic Radiation Force Impulse).

Technique d'imagerie utilisant des impulsions ultrasonores focalisées pour générer des ondes de cisaillement, mesurant ainsi la rigidité des tissus.

Expliquez comment la veine mésentérique inférieure se jette dans le système porte.

La veine mésentérique inférieure se jette habituellement dans la veine splénique.

Décrivez l'aspect peigné de la paroi intestinale visible à l'IRM des MICI.

Présence de multiples épaississements muraux et d'une augmentation du contraste pariétal.

Comment l'IRM est-elle utilisée pour diagnostiquer un adénocarcinome péri-ampullaire ?

L'IRM est utilisée pour évaluer l'extension régionale, les métastases et l'extension ganglionnaire d'un adénocarcinome péri-ampullaire.

Décrivez l'élastographie impulsionnelle transitoire (TE) et le fibroscan®.

Élastographie impulsionnelle transitoire (TE) : technique non invasive mesurant la rigidité hépatique via des ondes mécaniques. Fibroscan® : appareil dédié pour la TE.

Comment l'élastographie IRM diffère-t-elle des autres techniques d'élastographie ?

Elle est basée sur la propagation d'ondes mécaniques visibles sur séquences IRM, est plus précise et moins dépendante de l'opérateur.

Qu'est-ce que l'élastographie et comment mesure-t-elle la fibrose hépatique ?

Technique d'imagerie non invasive mesurant la rigidité hépatique via la vitesse de propagation des ondes. Reflète la fibrose.

Qu'est-ce que l'élastographie par ondes de cisaillement (SWE) et ses avantages ?

Technique d'imagerie non invasive mesurant la rigidité tissulaire via des ondes mécaniques. Avantages : cartographie locale, polyvalence organs/organes.

Comment interpréter une valeur d'élastographie < 7 kPa ?

Foie normal ou fibrose minime.

Énumérez les indications principales de l'élastographie hépatique.

Bilan de fibrose hépatique (hépatites, NASH, alcoolisme) ; Surveillance de fibrose ; Alternative à la biopsie.

Quel est le seuil diagnostique de fibrose significative à l'élastographie en kilopascals (kPa) ?

Entre 7–9.5 kPa

Qu'est-ce que la maladie de Crohn du grêle et son apparence à l'entéro-IRM ?

Maladie inflammatoire du grêle. À l'entéro-IRM : épaississement pariétal, rehaussement, creeping fat, adénopathies.

Comment l'IRM pelvi-rectale est-elle réalisée et quels gels sont utilisés ?

Distension de l'ampoule rectale avec du gel (type échographie). Meilleure résolution que le scanner.

Quel est le rôle du sphincter du conduit cholédoque ?

Régule le flux biliaire et pancréatique dans le duodénum.

Décrivez l'anatomie du triangle hépato-cystique (de Calot).

Contient l'artère hépatique, la veine porte, et le canal hépatique commun.

Décrivez la segmentation hépatique selon le système de Couinaud.

Le foie est divisé en 8 segments par le système de Couinaud, basés sur la vascularisation portale et supra-hépatique.

Décrivez les voies biliaires principales et leurs segments anatomiques.

Les voies biliaires principales comprennent le conduit hépatique commun, le conduit cystique et le cholédoque.

Qu'est-ce qu'une fibrose sévère selon les valeurs d'élastographie ?

Entre 9.5–14 kPa

Qu'est-ce que l'ampoule hépato-pancréatique (de Vater) ?

Structure anatomique commune au cholédoque et au canal pancréatique, se jetant dans le duodénum.

Qu'est-ce que les plis spiraux (valves de Heister) du canal cholédoque ?

Structures muqueuses hélicoïdales dans le bas du conduit cholédoque.

Quel est le rôle de la tomodensitométrie (TDM) dans l'étude du foie ?

La tomodensitométrie étudie le tissu hépatique, les vaisseaux (portes, artères, veines sus-hépatiques) et les voies biliaires.

Expliquez l'anatomie du sphincter de l'ampoule hépato-pancréatique.

Le sphincter de l'ampoule hépato-pancréatique est formé par la tunique musculaire du duodénum.

Comment varie le diamètre de la voie biliaire principale chez un patient cholécystectomisé ?

La voie biliaire principale s'élargit ; des diamètres de 10-12 mm sont observés.

Expliquez les différentes phases de contraste utilisées en scanner hépatique.

Phase artérielle (hypervascularisation), phase portale (parenchyme homogène), phase tardive (lavage).

Quel est le rôle du conduit cholédoque dans le système biliaire ?

Il transporte la bile du foie et de la vésicule biliaire vers le duodénum.

Comment identifier des calculs dans la voie biliaire principale ?

Échographie : examen de choix. Mesure du diamètre de la voie biliaire principale.

Expliquez le rôle des conduits hépatiques droit et gauche.

Ils collectent la bile du foie pour la transporter vers la vésicule biliaire ou l'intestin grêle.

Décrivez les signes échographiques d'une cholécystite aiguë.

Épaississement de la paroi vésiculaire, calculs biliaires, dilatation des voies biliaires, présence de liquide péri-vésiculaire.

Qu'est-ce qu'une cholangiographie rétrograde et quand est-elle indiquée ?

Procédure d'imagerie des voies biliaires utilisant un endoscope et un produit de contraste. Indiquée pour les calculs, sténoses ou malformations biliaires.

Quel est le diamètre normal de la voie biliaire principale à l'échographie ?

Moins de 7 mm chez un patient non opéré ; 10-12 mm chez un patient opéré.

Qu'est-ce que la cholangiographie trans-hépatique et ses indications ?

Procédure d'imagerie des voies biliaires par ponction percutanée. Indications : obstruction biliaire, calculs, sténose.

Énumérez les autres techniques d'imagerie des voies biliaires au-delà de l'échographie.

• Tomodensitométrie (TDM)
• IRM
• Cholangio-pancréatographie par résonance magnétique (CPIRM)
• Cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE)
• Cholangiographie trans-hépatique

Décrivez la localisation du pancréas dans la cavité abdominale.

Le pancréas se situe dans l'espace rétropéritonéal.

Quelles sont les dimensions normales du pancréas (longueur, hauteur, épaisseur) ?

Longueur : 15-25 cm; Hauteur : 3-8 cm; Épaisseur : 1,5-3,5 cm.

Quel est le rôle de la cholé-scintigraphie en imagerie biliaire moderne ?

Évaluation de la perméabilité biliaire et détection de fuites.

Pourquoi l'échographie est-elle l'examen de première ligne des voies biliaires ?

L'échographie est l'examen de première ligne car elle est non invasive, facile d'accès et permet de dépister les anomalies des voies biliaires.

Expliquez la variabilité anatomique du pancréas en forme et position.

Forme, position et grand axe variables.

Décrivez la technique de la cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE).

Endoscopie avec injection de produit de contraste dans les voies biliaires et pancréatiques.

Quel est le rôle du pancréas en tant que glande endocrine et exocrine ?

Glande endocrine : Production d'hormones (insuline, glucagon). Glande exocrine : Sécrétion d'enzymes digestives.

Qu'est-ce que la cholangio-pancréatographie par résonance magnétique (CPIRM) ?

Examen d'imagerie par IRM des voies biliaires et pancréatiques.

Décrivez l'anatomie du canal pancréatique principal (de Wirsung).

Conduit long, de calibre croissant de la queue à la tête, se jetant dans le duodénum au niveau de l'ampoule de Vater.

À quel niveau vertébral l'œsophage se termine-t-il au niveau du cardia ?

T10

Diaphragme

Quelle technique d'imagerie utilise un produit de contraste baryté ou iodé avec de l'air insufflé pour explorer l'œsophage ?

Le transit œsophagien

L'étude en double contraste de l'œsophage

Quel est le diamètre normal et la longueur approximative de l'œsophage chez l'adulte ?

Le diamètre normal est d'environ 2 cm et la longueur approximative est de 25 cm.

L'œsophage adulte a un diamètre d'environ 2 cm et une longueur d'environ 25 cm.

L'estomac se divise en trois principales subdivisions. Nommez-les.

Fundus, Corps, Antre

Fundus, Corps, Partie pylorique

Quel avantage majeur présente le scanner par rapport à la radiographie simple en imagerie colique ?

Il individualise mieux les segments coliques et permet une analyse pariétale et extra-pariétale.

Le scanner permet une meilleure individualisation des segments coliques et une analyse pariétale et extra-pariétale par rapport à la radio.

Quelles sont les indications principales du lavement baryté en imagerie colique actuelle ?

Avant rétablissement de continuité digestive après dérivation

Pour le bilan de maladie de Hirschsprung chez l'enfant

Quel est l'examen d'imagerie le plus performant pour l'exploration du jéjuno-iléon ?

L'entéro scanner

L'entéro TDM

Quels éléments vasculaires l'échographie doit-elle permettre d'étudier dans le foie ?

Les vaisseaux portes, les artères hépatiques et les veines sus-hépatiques

Les artères, les veines sus-hépatiques et les vaisseaux portes

Les vaisseaux portes, les artères et les veines sus-hépatiques

La veine porte se forme de la confluence de deux vaisseaux. Lesquels ?

la veine mésentérique supérieure et la veine splénique

la veine splénique et la veine mésentérique supérieure

Quel pourcentage du débit sanguin hépatique provient de la veine porte ?

75%

Quelle est la pression de repos normale du sphincter inférieur de l'œsophage (SIO) ?

10 à 30 mm Hg au-dessus de la pression intragastrique

10-30 mmHg au-dessus de la pression intragastrique

Qu'est-ce que l'élastographie hépatique et qu'est-ce qu'elle mesure ?

C'est une technique d'imagerie non invasive qui mesure la rigidité du foie, reflétant indirectement la fibrose hépatique.

L'élastographie hépatique est une méthode d'imagerie non invasive utilisée pour évaluer la rigidité du foie, indiquant le degré de fibrose.

Quel est l'aspect du foie normal au scanner sans injection de produit de contraste ?

Le foie est de densité musculaire sans injection de produit de contraste.

Le foie présente des contours lobulés, plus marqués chez les sujets âgés, et une densité musculaire sans injection.

Sans injection, le foie a une densité musculaire et des contours lobulés.

À quel délai après injection du produit de contraste l'intensité de rehaussement hépatique est-elle maximale au scanner ?

40 à 45 secondes

entre 40 et 45 secondes

Après cholécystectomie, la voie biliaire principale s'élargit normalement. Quel diamètre peut-on observer de façon normale ?

10 à 12 mm

1 cm à 1,2 cm

Quel est le principal tronc artériel qui irrigue l'estomac ?

le tronc cœliaque

l'artère cœliaque

L'ampoule hépato-pancréatique de Vater se situe dans quelle partie du duodénum ?

La partie descendante (2ème partie) du duodénum

Le deuxième duodénum

Quelles sont les principales indications de l'élastographie hépatique en pratique clinique ?

Évaluation de la fibrose hépatique dans diverses maladies chroniques du foie (hépatites virales, NASH, alcoolisme).

Surveillance de la progression ou régression de la fibrose après traitement.

Alternative moins invasive à la biopsie hépatique pour le bilan de fibrose.

Qu'est-ce que la stéatose hépatique et comment se manifeste-t-elle à l'échographie ?

La stéatose hépatique est une accumulation de graisse dans le foie, qui apparaît comme une augmentation de l'échogénicité du foie, une atténuation des ultrasons et une visualisation moins nette des vaisseaux hépatiques à l'échographie.

La stéatose hépatique se manifeste à l'échographie par un foie plus brillant (hyperechogène) que la normale, avec une atténuation du faisceau ultrasonore et une moindre distinction des structures vasculaires hépatiques.

Quelles sont les alternatives d'imagerie à l'échographie pour explorer les voies biliaires ?

La tomodensitométrie (TDM)

L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM)

La cholangio pancréatographie par résonance magnétique (CPIRM)

Quels sont les moyens d'imagerie principaux pour explorer le duodénum ?

TOGD (Transit oeso gastro duodénal)

Tomodensitométrie

IRM

Explorations instrumentales

Quelles sont les dimensions approximatives du pancréas chez un adulte normal ?

Épaisseur : 1,5-3,5 cm, Longueur : 15-25 cm, Hauteur : 3-8 cm (maximum au niveau de la tête).

Quels sont les seuils de valeurs en kilopascal pour interpréter les résultats d'élastographie hépatique ?

Moins de 7 kPa : foie normal ou fibrose minime ; 7-9.5 kPa : fibrose significative ; plus de 9.5 kPa : fibrose sévère

Moins de 7 kPa (normal/minime), 7-9.5 kPa (significative), plus de 9.5 kPa (sévère)

Quel est le rôle du sphincter du cholédoque dans l'ampoule hépato-pancréatique ?

Le sphincter du cholédoque contrôle le flux de bile et de suc pancréatique dans le duodénum.

Il régule la vidange biliaire et pancréatique dans l'ampoule hépato-pancréatique.

Ce sphincter assure la fermeture de l'ampoule de Vater pour empêcher le reflux duodénal.

Quels sont les outils d'imagerie disponibles pour explorer le colon et le rectum ?

La radiographie sans préparation

Les opacifications

La tomodensitométrie

L'IRM

Quel est le canal pancréatique principal qui traverse la glande pancréatique ?

Le canal pancréatique principal (de Wirsung)

Canal de Wirsung

Quel est le diamètre transverse normal de la voie biliaire principale chez un patient sans antécédent de cholécystectomie ?

Inférieur à 7 mm

Moins de 7 mm

Quel est l'examen de choix pour explorer le pancréas et ses canaux ?

Le scanner (tomodensitométrie)

La tomodensitométrie (TDM)

Quel est le paramètre clé que l'on recherche en coloscanner pour le diagnostic de cancer caecal ?

La recherche d'une masse tissulaire ou d'une épaississement pariétal

La présence d'une masse tissulaire ou d'un épaississement pariétal

Quel pourcentage des échographies pancréatiques permet de visualiser la tête du pancréas ?

90%

Quel est le principal tronc artériel qui irrigue la tête du pancréas ?

L'artère gastro-duodénale

L'artère pancréatico-duodénale supérieure

Quel signal T1 présente le pancréas normal en IRM ?

Signal T1 intermédiaire, égal ou légèrement inférieur à celui du foie

Signal T1 intermédiaire, légèrement inférieur au foie

Qu'est-ce que l'uncus du pancréas et où est-il situé ?

L'uncus est une partie du pancréas située dans la partie inférieure et postérieure de la tête du pancréas, le long du troisième duodénum et en arrière des vaisseaux mésentériques.

L'uncus du pancréas, partie inférieure de la tête, se trouve en arrière des vaisseaux mésentériques, le long du troisième duodénum.

Quels appareils permettent de réaliser une élastographie par ondes de cisaillement (SWE) ?

Échographes modernes

Certaines machines d'échographie

Au scanner, quel est l'aspect du canal pancréatique principal normal ?

Le canal pancréatique principal est une structure hypodense, linéaire et régulière, dont les parois ne sont pas visibles au scanner.

Au scanner, le canal pancréatique normal apparaît comme une structure hypodense, linéaire et régulière, avec des parois non visibles.

Quels sont les trois types de coloscanner selon le type de produit d'insufflation utilisé ?

Colo scanner à l'eau

Colo scanner à l'air

Colo scanner aux produits iodés

À l'échographie du pancréas normal, décrivez l'échogénicité de la glande.

Échogénicité supérieure ou égale à celle du foie, augmentant avec l'âge.

Homogène, sauf en cas d'infiltration graisseuse hépatique hétérogène.

Hypoéchogène par rapport à la graisse rétropéritonéale.

Quels nerfs sympathiques innervent l'œsophage en provenance de quels segments médullaires ?

Nerfs sympathiques moteurs et sensitifs provenant des segments médullaires D1 à D10

Nerfs sympathiques provenant des segments médullaires thoraciques (D1-D10)

Quel quel pourcentage des échographies permet de visualiser le corps et la queue du pancréas ?

50%

Quel est le diamètre normal de la tête du pancréas ?

Environ 2 cm

2 cm

Quelle structure anatomique limite la tête du pancréas en avant de l'axe veineux ?

L'isthme du pancréas

L'isthme pancréatique

Quel signal T2 présente le pancréas normal en IRM ?

Signal T2 égal à celui du foie

Quel est le rétrécissement normal que présente l'œsophage au niveau du diaphragme ?

Le hiatus œsophagien

Le hiatus diaphragmatique

Comment le canal cholédoque se termine-t-il au niveau du duodénum ?

Dans l'ampoule hépato-pancréatique (ou ampoule de Vater).

En formant l'ampoule hépato-pancréatique (ou ampoule de Vater) avec le canal pancréatique.

Au niveau de l'ampoule de Vater, une structure commune avec le canal pancréatique.

Qu'est-ce que la ligne sinueuse au niveau du cardia et quelle est sa signification ?

La ligne sinueuse est la jonction des muqueuses gastrique et œsophagienne. Elle marque la transition entre les deux tissus.

La ligne sinueuse, située au niveau du cardia, représente la limite entre la muqueuse œsophagienne et la muqueuse gastrique. Sa signification réside dans cette démarcation tissulaire.

Quel est le rôle de l'arc aortique dans la morphologie de l'œsophage thoracique ?

L'arc aortique peut comprimer l'œsophage, créant une empreinte ou une déviation.

L'arc aortique, en passant derrière l'œsophage, peut le déformer latéralement.

Quel est le trajet du corps du pancréas dans l'espace rétropéritonéal ?

Le corps du pancréas est oblique vers le haut, la gauche et l'arrière, épousant la concavité du rachis.

Le corps du pancréas se situe en avant de la veine splénique et en arrière de la face postérieure de l'estomac.

À quel niveau du duodénum se situe la papille duodénale majeure ?

La papille duodénale majeure se situe dans la deuxième partie du duodénum (partie descendante).

La papille duodénale majeure est localisée dans la partie descendante du duodénum.

Nommez les parties principales de la vésicule biliaire.

Le fundus, le corps et le col

Le fundus, le corps et le cône

Quel est le format de la vésicule biliaire et où est-elle située anatomiquement ?

La vésicule biliaire a une forme de poire et est située sous le foie, dans une dépression sur sa face inférieure.

La vésicule biliaire est en forme de poire et se trouve dans la région sous-hépatique, logée dans une fosse sur la face inférieure du foie.

Quel est le rôle des plis de Kerckring dans le duodénum ?

Les plis de Kerckring augmentent la surface d'absorption dans le duodénum.

Ces plis, aussi appelés valvules conniventes, favorisent le brassage du chyle dans le duodénum.

Quel est le rôle des pillis spiral (valve de Heister) dans le canal cystique ?

Ils empêchent le reflux de la bile dans le canal cystique.

Ils servent à réguler le flux biliaire dans le canal cystique.

Quel était le premier segment d'oesophage à T1 appelé dans la nomenclature ?

Œsophage cervical

Œsophage cervical (de C6 à T1)

Quel est le rôle du canal cystique dans le système biliaire ?

Il transporte la bile de la vésicule biliaire et des voies biliaires hépatiques vers le duodénum.

Il sert de conduit pour la bile, la stockant dans la vésicule biliaire et la libérant dans l'intestin.

Il relie la vésicule biliaire au foie et à l'intestin grêle pour la digestion.

Quel est le segment d'oesophage qui va de C6 à T1 et sa distance des arcades dentaires ?

Œsophage cervical, 16 cm et 21 cm des arcades dentaires (AD).

Qu'est-ce que le triangle hépato-cystique de Calot et quelles sont ses limites anatomiques ?

Le triangle hépato-cystique de Calot est une région anatomique située entre le foie, le canal hépatique commun et l'artère cystique. Ses limites sont le bord inférieur du foie, le canal hépatique commun et l'artère cystique.

Le triangle de Calot est délimité par le bord inférieur du foie en supérieur, le canal hépatique commun en médial et l'artère cystique en latéral.

Quel est le nom du ligament qui fixe le pancréas à la rate ?

Le ligament spléno-rénal

Le ligament pancréato-splénique

Quel est le rehaussement pancréatique maximal au scanner et à quel moment l'observe-t-on ?

Le rehaussement maximal est observé entre 40 et 45 secondes après injection du produit de contraste.

Le pancréas présente un rehaussement homogène maximal autour de 40-45 secondes.

Quel est le conduit pancréatique accessoire et où s'ouvre-t-il ?

Le conduit de Santorini, qui s'ouvre dans la papille duodénale mineure.

Le conduit pancréatique accessoire, également appelé conduit de Santorini, et il s'ouvre dans la papille duodénale mineure.

Décrivez le trajet et l'insertion du canal hépatique commun dans le système biliaire.

Le canal hépatique commun se forme par la confluence des canaux hépatiques droit et gauche. Il chemine ensuite postérieurement dans la tête du pancréas pour rejoindre le canal pancréatique principal et former le canal cholédoque, qui s'abouche dans le duodénum.

Le canal hépatique commun résulte de la fusion des canaux hépatiques droit et gauche. Il descend ensuite dans la partie postérieure de la tête du pancréas, s'unit au canal pancréatique principal pour former le canal cholédoque, et se termine dans le duodénum.

Formé par l'union des canaux hépatiques droit et gauche, le canal hépatique commun progresse postérieurement dans la tête du pancréas. Il fusionne avec le canal pancréatique principal pour créer le canal cholédoque, lequel pénètre le duodénum.

L'oesophage thoracique s'étend de T1 à T10-11 sur environ combien de centimètres ?

25 cm

25 centimètres

Quel est le rôle de la graisse rétropéritonéale dans l'évaluation échographique du pancréas ?

La graisse rétropéritonéale est hypoéchogène par rapport au pancréas, ce qui permet une meilleure visualisation de ce dernier.

Le pancréas apparaît hypoéchogène par rapport à la graisse rétropéritonéale, améliorant sa délimitation échographique.

Qu'est-ce que la pancréatite aiguë et quels sont les signes d'imagerie ?

Une inflammation aiguë du pancréas, caractérisée par une douleur abdominale, une élévation des enzymes pancréatiques et des signes d'imagerie tels que l'œdème pancréatique.

Une inflammation soudaine du pancréas, souvent causée par des calculs biliaires ou l'alcool, se manifestant par des douleurs, des vomissements et des anomalies à l'imagerie.

Décrivez les caractéristiques du signal IRM du pancréas normal en saturation du signal de la graisse.

Signal T1 intermédiaire, égal ou légèrement inférieur au foie; hypersignal T1 si saturation de la graisse; signal T2 égal au foie (diminué si graisse); absence d’hypersignal en diffusion; rehaussement homogène.

Le pancréas normal apparaît avec un signal T1 intermédiaire, comparable ou légèrement inférieur à celui du foie. Après saturation de la graisse, il présente un hypersignal T1. Le signal T2 est similaire à celui du foie, mais réduit en présence de graisse. Il n'y a pas d'hypersignal en diffusion, et le rehaussement est homogène.

En IRM avec saturation de la graisse, le pancréas normal montre un signal T1 intermédiaire (similaire au foie), un signal T2 similaire au foie (diminué en cas de graisse), pas d'hypersignal en diffusion, et un rehaussement homogène. L'hypersignal T1 est présent après saturation de la graisse.

Quel est le signal en diffusion du pancréas normal en IRM ?

Absence d’hypersignal en diffusion

Qu'est-ce que la pancréatite chronique et comment se manifeste-t-elle à l'imagerie ?

Inflammation chronique du pancréas entraînant une fibrose et une destruction progressive.

Maladie inflammatoire chronique du pancréas causant des lésions irréversibles et une fibrose.

Fiche de révision

Imagerie de l'appareil digestif : Guide complet

Ce document couvre l'imagerie médicale des principaux organes du tube digestif, incluant l'œsophage, l'estomac, le duodénum, l'intestin grêle, le colon, le foie, les voies biliaires et le pancréas. Chaque section présente l'anatomie, les techniques d'imagerie disponibles et les principales pathologies observées.


Imagerie de l'œsophage

Anatomie générale

L'œsophage est un tube musculaire de 25 cm reliant l'hypopharynx à l'estomac, s'étendant de C6 à T11. Il se divise en trois segments :

  • Œsophage cervical : de C6 à T1 (16-21 cm des incisives)
  • Œsophage thoracique : de T1 à T10-11 (21-37 cm des incisives)
  • Œsophage abdominal : de T10-11 à la jonction gastrique (37-40 cm des incisives)

L'œsophage traverse le médiastin postérieur et passe par le hiatus œsophagien au niveau de T10.

Schéma sagittal de l'œsophage avec mesures anatomiques

Innervation

L'innervation motrice est assurée par les nerfs vagues (pneumogastriques). L'œsophage et le sphincter œsophagien inférieur (SOI) reçoivent également des innervations sympathiques motrices et sensitives provenant des segments médullaires D1 à D10. L'innervation sensitive est acheminée par les nerfs vagues.

Physiologie

La fonction principale de l'œsophage est d'acheminer les aliments solides ou liquides vers l'estomac grâce aux contractions péristaltiques séquentielles du corps œsophagien. Le relâchement bien synchronisé des sphincters œsophagiens supérieur et inférieur prévient le reflux gastrique et intervient dans les activités réflexes (vomissements, éructations).

Sphincter œsophagien inférieur (SOI) et cardia

Le SOI est une zone de haute pression intraluminale créée par la contraction tonique des muscles lisses circulaires. Il établit une barrière de pression pour prévenir le reflux gastro-œsophagien. La pression de repos normale est de 10 à 30 mm Hg au-dessus de la pression intragastrique. Une pression inférieure favorise le reflux.

Anatomie détaillée de la jonction œsogastrique avec couches musculaires

Techniques d'imagerie

Les méthodes disponibles incluent :

  • Radiographie thoracique : face et profil (pas d'indication stricto sensu pour l'œsophage, mais à observer systématiquement)
  • Transit œsophagien : étude en double contraste, avec air dégluti ou insufflé, associant produits barytés ou iodés et modificateurs du comportement
  • Endoscopie : examen clé pour les pathologies tumorales, extension régionale et ganglionnaire
  • Scanner : détection du cancer, extension ganglionnaire médiastinale, métastases
  • IRM : rôle peu clair et peu étudié dans les cancers de l'œsophage

Empreintes normales en opacification

Lors du transit, on observe les empreintes de l'aorte, de la bronche souche gauche, du cœur et de l'arteria lusoria.

Radiographie latérale montrant le transit œsophagien normal

Pathologies principales

  • Arteria lusoria : malformation vasculaire rare (subclavière droite aberrante) souvent asymptomatique, pouvant entraîner une dysphagie
  • Hernie hiatale : par glissement (plus fréquente) ou par roulement (plus rare)
  • Méga-œsophage : dilatation œsophagienne pathologique
  • Carcinome épidermoïde : tumeur maligne fréquente
  • Diverticule de Zenker : ampoule épinéphrique au niveau pharyngien

Imagerie de l'estomac et du duodénum

Anatomie générale

L'estomac est un réservoir en forme de J majuscule avec :

  • Fundus : région supérieure
  • Corps : région principale
  • Antre : partie horizontale pré-pylorique
  • Grande et petite courbures : bords latéral et médial
Illustration anatomique des régions de l'estomac

Vascularisation

Artérielle : artères gastriques (gauche, droite), gastro-duodénale, gastro-épiploïques (droites et gauches) originaires du tronc cœliaque.

Veineuse : veines gastriques, gastro-épiploïques, splénique se drainant dans la veine porte.

Schéma de la vascularisation artérielle de l'estomac Illustration du drainage veineux gastrique

Drainage lymphatique

Les chaînes ganglionnaires incluent les nœuds gastriques gauches, du cardia, spléniques, pancréatiques et cœliaques. Cette information est cruciale pour le staging des cancers.

Drainage lymphatique de l'estomac et de la rate

Indications de l'imagerie

L'exploration gastrique répond à plusieurs objectifs :

  • Pathologies tumorales : tumeurs épithéliales, lymphomes, tumeurs conjonctives, tumeurs endocrines, métastases
  • Pathologies inflammatoires et mécaniques : gastrites aiguës et chroniques, gastrites à gros plis, maladie ulcéreuse, perforation
  • Malformations gastriques
  • Suivi post-chirurgical : chirurgie bariatrique

Techniques d'imagerie

Transit œso-gastro-duodénal (TOGD) : exploration morphologique avec ingestion de baryte. Indications réduites, principalement utile en post-opératoire après chirurgie bariatrique et en pédiatrie.

Gastroscanner : réplétion gastrique par voie orale (eau comme contraste négatif) +/- modificateurs comportement (glucagon). Permet la recherche de fissures pariétales ou fistules avec agents de contraste positifs (hydrosolubles iodés).

Coupes tomodensitométriques d'adénocarcinome gastrique débutant

Pathologies du duodénum

Les explorations du duodénum utilisent les opacifications lors du TOGD (particulièrement en pédiatrie), la tomodensitométrie, l'IRM et les explorations instrumentales.

Hématome duodénal : complication du traitement anticoagulant ou d'un traumatisme abdominal, visible au scanner.

Illustration de l'hématome duodénal

Imagerie du jéjunum et de l'iléon

Techniques disponibles

  • ASP (abdomen sans préparation) : pour les corps étrangers ou capsules de vidéo-endoscopie
  • Opacifications standards : passage du contraste barité
  • Scanner et entéro-scanner : examen très utile pour les urgences abdominales, le plus performant
  • Entéro-IRM : très utile dans les pathologies inflammatoires du grêle, notamment la maladie de Crohn

Entéro-scanner

C'est l'examen de choix pour l'imagerie du grêle. Il couple un scanner à une ingestion de produit de contraste, permettant une visualisation optimale de la paroi et de la lumière intestinale.

Entéro-IRM

Particulièrement utile pour évaluer les pathologies inflammatoires chroniques du grêle (maladie de Crohn), offrant une excellente résolution des tissus mous sans irradiation.


Imagerie du colon et du rectum

Outils d'imagerie disponibles

  • Radiographie sans préparation
  • Opacifications : lavement baryté (indications rares - avant rétablissement de continuité digestive, bilan de maladie de Hirschsprung chez l'enfant)
  • Tomodensitométrie : colo-scanner
  • IRM

Points clés en anatomie radiologique

Lors de l'interprétation, il faut :

  • Repérer le caecum et la dernière anse grêle
  • Localiser le colon gauche
  • Connaître les variations de localisation du caecum et de l'appendice
  • Connaître les variantes de taille du sigmoïde

Colo-scanner

Offre plusieurs avantages : meilleure individualisation des segments coliques, analyse pariétale et extra-pariétale. Peut être réalisé à l'eau, à l'air ou aux produits iodés.

Limitation en dehors de l'urgence : colon non préparé avec stase stercorales, mauvaise analyse pariétale.

Colo-scanner montrant un adénocarcinome caecal

IRM : indications principales

  • MICI (maladies inflammatoires chroniques de l'intestin) : +++ avec IRM colique et IRM pelvienne
  • Analyse des fistules ano-périnéales
  • Troubles de la statique pelvienne : réalisation d'une déféco-IRM +++ pour évaluer la dynamique pelvienne
  • Bilan d'extension des tumeurs rectales : +++ avant et après traitement néoadjuvant
  • Exploration du canal anal

IRM du rectum

Les techniques incluent :

  • Scanner : avec distension à l'eau
  • IRM pelvi-rectale : +++ avec distension de l'ampoule rectale par gel (gel d'échographie). Offre une résolution en contraste +++ meilleure que le scanner.

Objectifs : étude des tumeurs, déféco-IRM, bilan des fistules anales.


Imagerie du foie, des voies biliaires et du pancréas

Circulation hépatique

Le foie reçoit un apport vasculaire double :

  • 75 % par la veine porte (confluence veine mésentérique supérieure + veine splénique)
  • 25 % par l'artère hépatique

La veine mésentérique inférieure se jette généralement dans la veine splénique.

Segmentation hépatique

Le foie se divise en 8 segments selon l'anatomie vasculaire (segments I à VIII). Cette segmentation est cruciale pour la chirurgie hépatique et l'interprétation radiologique.

Schéma de la segmentation hépatique avec fissures vasculaires

Échographie hépatique

L'échographie évalue :

  • Le tissu hépatique (texture, homogénéité)
  • Les vaisseaux portes
  • Les artères hépatiques
  • Les veines sus-hépatiques
  • Les voies biliaires

Le foie normal présente une échogénicité homogène. Un foie stéatosique montre une augmentation de l'échogénicité.

Image échographique du foie normal

Tomodensitométrie (TDM) hépatique

Le scanner évalue les mêmes structures que l'échographie avec une meilleure résolution :

  • Tissu hépatique
  • Vaisseaux portes et hépatiques
  • Artères
  • Veines sus-hépatiques
  • Voies biliaires

IRM hépatique

L'IRM offre les mêmes objectifs que l'échographie et le scanner, avec une excellente résolution des tissus mous.

Élastographie hépatique

L'élastographie est une technique non invasive qui mesure la rigidité (élasticité) du foie, reflet indirect de la fibrose hépatique. Elle repose sur la propagation d'ondes mécaniques dans le tissu : plus le foie est dur, plus les ondes se propagent vite. Les résultats s'expriment en kilopascal (kPa).

Principales techniques d'élastographie :

  • Élastographie impulsionnelle transitoire (TE) : appareil dédié type Fibroscan®, sonde externe envoyant vibration mécanique avec ultrasons
  • Élastographie par ondes de cisaillement (SWE) : intégrée à échographes modernes, cartographie locale de l'élasticité hépatique, plus polyvalente
  • ARFI : variante utilisant impulsions ultrasonores focalisées
  • Élastographie IRM : basée sur propagation d'ondes visibles en IRM, plus précise mais rare en routine

Indications de l'élastographie

  • Bilan de fibrose hépatique dans hépatite B, C, D, NASH, alcoolisme chronique, autres maladies chroniques du foie
  • Surveillance de progression ou régression de la fibrose après traitement
  • Alternative moins invasive à la biopsie hépatique

Interprétation des valeurs :

  • < 7 kPa : foie normal ou fibrose minime
  • 7–9.5 kPa : fibrose significative
  • 9.5–14 kPa : fibrose sévère

Imagerie des voies biliaires

L'échographie domine l'imagerie des voies biliaires. Elle permet :

  • Dépistage des anomalies des voies biliaires
  • Évaluation des voies hépatobiliaires en cas de douleurs de l'hypochondre droit
  • Distinction entre causes intrahépatiques et extrahépatiques d'ictères
  • Dépistage des masses hépatiques

Mesures en échographie des voies biliaires

Le diamètre transverse de la voie biliaire principale doit être < 7 mm chez un patient non cholécystectomisé. Ce diamètre peut varier selon l'âge. En cas de cholécystectomie, la voie biliaire principale s'élargit, et des diamètres de 10 à 12 mm peuvent être normaux.

Imagerie échographique de la vésicule biliaire normale

Autres investigations disponibles

  • Tomodensitométrie (TDM)
  • Cholé-scintigraphie : rarement proposée
  • RX abdomen sans préparation : quasi abandonnée
  • IRM
  • Cholangiopancréatographie par résonance magnétique (CPIRM)
  • Cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE)
  • Cholangiographie trans-hépatique

Pathologies des voies biliaires

Les principales incluent :

  • Cholécystite aiguë
  • Calculs biliaires
  • Dilatation des voies biliaires
  • Obstruction cholédocienne

Anatomie du pancréas

Le pancréas est une glande endocrine et exocrine localisée en espace rétropéritonéal avec :

  • Épaisseur : 2 cm (1,5–3,5 cm)
  • Longueur : 20 cm (15–25 cm)
  • Hauteur : 5 cm max (3–8 cm, maximal au niveau de la tête)
  • Forme, position et grand axe : variables

Subdivisions pancréatiques

  • Tête : partie la plus large, au sein du duodénum, limitée par le pédicule hépatique, le duodénum et les vaisseaux mésentériques. Inclut le crochet (processus uncinatus)
  • Isthme : devant l'axe veineux mésentérico-porte, derrière le pylore
  • Corps : oblique vers le haut, la gauche et l'arrière, épousant la concavité rachidienne, devant la veine splénique, derrière l'estomac
  • Queue : mobile entre les feuillets du ligament pancréato-splénique
Anatomie pancréatique avec subdivisions et vascularisation

Canaux pancréatiques

Le canal pancréatique principal (de Wirsung) s'étend de la queue à la tête en s'élargissant progressivement. Le canal pancréatique accessoire (de Santorini) draine parfois dans la papille duodénale mineure.

Anatomie des canaux pancréatiques et de l'ampoule de Vater

Voie biliaire principale et carrefour biliaire

Le cholédoque chemine à la partie postérieure de la tête pancréatique, le plus souvent superficiel mais parfois enfoui. Il rejoint le canal pancréatique principal pour former un canal commun débouchant à l'ampoule hépato-pancréatique (ampoule de Vater) au niveau de la papille duodénale majeure.

Vascularisation pancréatique

L'apport sanguin provient du tronc cœliaque (artère hépatique, gastrique, splénique) et de l'artère mésentérique supérieure, formant des arcades vasculaires duodéno-pancréatiques.

Schéma de la vascularisation artérielle du pancréas

Échographie pancréatique

L'examen se réalise à jeun +/- remplissage gastrique par eau, avec sonde 1-6 MHz par voies sous-costale et trans-splénique.

  • Visualisation : tête 90 %, corps et queue 50 % des échographies
  • Échogénicité : ≥ à celle du foie, augmente avec l'âge (infiltration graisseuse)
  • Apparence : homogène (sauf infiltration graisseuse hétérogène)
  • Contours : réguliers, lisses

Scanner pancréatique

C'est l'examen de choix pour l'imagerie pancréatique :

  • Glande : densité musculaire sans injection, contours lobulés (plus marqués chez sujets âgés)
  • Rehaussement : homogène, maximal à 40–45 secondes
  • Canal principal : calibre progressivement croissant queue→tête, structure hypodense linéaire régulière, parois non visibles
  • Canaux secondaires et accessoire : parfois visibles
Coupe tomodensitométrique montrant l'anatomie pancréatique normale

IRM pancréatique

Signal T1 intermédiaire (≥ ou légèrement < à celui du foie), hypersignal T1 si saturation du signal de graisse, signal T2 = celui du foie (diminué si graisse), absence d'hypersignal en diffusion, rehaussement homogène.

Pathologies pancréatiques

  • Pancréatite chronique : visible au scanner avec modifications du parenchyme et des canaux
  • Pancréatite aiguë : infiltration inflammatoire du pancréas
  • Calcifications pancréatiques : signe de pancréatite chronique
  • Pseudokystes : collections liquides post-inflammatoires
Scanner montrant pancréatite chronique avec calcifications Coupe tomodensitométrique avec pseudokyste et calcification pancréatiques

Résumé des points clés

  • Chaque segment du tube digestif requiert une approche d'imagerie adaptée selon les pathologies à rechercher
  • L'anatomie précise et la vascularisation sont fondamentales pour interpréter les images radiologiques
  • L'échographie domine pour les voies biliaires et le foie
  • Le scanner reste l'examen de choix pour le pancréas, l'intestin grêle et les situations d'urgence
  • L'IRM excelle pour les pathologies inflammatoires du grêle et du pelvis (déféco-IRM, fistules anales)
  • L'élastographie offre une évaluation non invasive de la fibrose hépatique
  • La connaissance des pathologies courantes (hernies hiatales, tumeurs, inflammations) guide le choix des techniques d'imagerie

Teste ta compréhension

1 / 10

L'hématome duodénal peut survenir comme complication du traitement anticoagulant.

Continue avec ces leçons