Hormone Regulation and Imbalances
98 cartesNotes on hormone transport, classification, and regulation, including endocrine and paracrine mechanisms. The document also details the hypothalamic-pituitary system and hormonal imbalances like diabetes insipidus and hyperprolactinemia. Specific conditions such as acromegaly and Cushing's disease are also covered, along with diagnostic and treatment approaches.
98 cartes
Endocrinologie : Anatomie, Physiologie et Pathologies Hypothalamo-Hypophysaires
Ce document fournit une vue d'ensemble structurée du système endocrinien, en mettant un accent particulier sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, ses fonctions, ses pathologies et leurs traitements.
Généralités sur les Hormones et Glandes Endocrines
Les hormones sont des messagers chimiques qui transmettent des informations entre différents tissus ou cellules, agissant à distance.
Transport des hormones
- Hormones hydrosolubles: Circulent librement dans le sang.
- Hormones liposolubles: Transportées liées à des protéines plasmatiques (fraction liée) et une petite fraction libre (1-2%) est biologiquement active.
- Principaux transporteurs:
- L'albumine: Non spécifique.
- TBG (Thyroid Binding Globulin): Transporte T3, T4.
- CBG (Corticosteroid Binding Globulin): Transporte Cortisol, Aldostérone (Ald), Progestérone (PG).
- SHBG (Sex Hormone Binding Globulin): Transporte Œstradiol (E2), Androgènes (A).
- Principaux transporteurs:
Régulation des hormones : le Feedback Négatif (FB)
L'augmentation de la production d'hormones périphériques (ex: cortisol, hormones thyroïdiennes) entraîne un feedback négatif qui inhibe leur propre production. Il existe plusieurs types de boucles de rétroaction :
- FB long
- FB court
- FB ultracourt
Glandes Endocrines
Les principales glandes du système endocrinien sont :
- Système hypothalamo-hypophysaire
- L'épiphyse (glande pinéale)
- La thyroïde
- La parathyroïde
- Les glandes surrénales (corticosurrénale, médullosurrénale)
- Les gonades
- Le pancréas endocrine
- Le placenta
- Le thymus
- Autres: tissu adipeux, tractus gastro-intestinal, système nerveux, cœur.
Classification des Hormones
D'après le mécanisme d'action
- Endocrine: Agit à distance via la circulation sanguine.
- Paracrine: Agit sur les cellules voisines de celle qui l'a synthétisée (ex: somatostatine dans le pancréas).
- Autocrine: Agit sur la cellule même qui l'a synthétisée via des récepteurs de la membrane cellulaire.
- Juxtacrine: Agit par contact direct entre cellules (ex: ovaire).
- Intracrine: Agit sur la cellule via des récepteurs intracellulaires (ex: hormones stéroïdiennes).
D'après la structure chimique
- Peptidiques/protéiques: GH/STH, PRL, ACTH, ADH, OC (ocytocine), PTH, insuline.
- Glycoprotéiques: TSH, FSH, LH, HCG.
- Dérivées d'amino-acides: T3, T4, Adrénaline, Noradrénaline, DOPA.
- Stéroïdes: Cortisol, Aldostérone, Testostérone (Te), Progestérone (PG), Œstradiol (E2).
D'après le type de récepteur
- Récepteurs Membranaires:
- Présents sur la membrane cellulaire.
- Caractéristique des hormones peptidiques, souvent des protéines transmembranaires de type récepteurs couplés aux protéines G.
- Fonctionnent via des intermédiaires intracellulaires (messagers secondaires) tels que :
- Adénosine monophosphate cyclique (AMPc)
- L'inositol 1,4,5-trisphosphate (IP3)
- Le Calcium () jouant un rôle de signal biochimique dans le système Ca²⁺-calmoduline.
- Récepteurs Nucléaires:
- Les hormones stéroïdiennes, étant liposolubles, peuvent traverser la membrane plasmique par simple diffusion.
- Elles agissent dans la cellule en activant ou inhibant certains gènes dont les éléments de réponse sont des séquences d'ADN (promoteurs).
Le Système Hypothalamo-Hypophysaire
L'hypothalamus est un centre de contrôle fondamental qui régule de nombreuses activités de l'organisme.
Fonctions Générales de l'Hypothalamus
- Fonctions végétatives: Régulation thermique, métabolisme, vasomotricité, sommeil, appétit, soif.
- Activités comportementales: Fonctions sexuelles.
- Régulation des sécrétions hormonales via l'hypophyse.
- Sécrétion hormonale directe: ADH (hormone antidiurétique), Ocytocine.
Le Syndrome Hypothalamique
Il regroupe des troubles végétatifs, neuropsychiques et métaboliques associés à des dysfonctionnements hypophysaires d'origine hypothalamique (tumorale ou non). Il s'agit d'une condition à considérer attentivement.
Tableau Clinique
- Syndrome polyuro-polydipsique: Diabète insipide (troubles de synthèse/sécrétion de l'ADH).
- Troubles de la soif.
- Troubles de l'appétit: Hyperphagie/obésité ou anorexie/perte de poids.
- Troubles de la régulation thermique: Hyperthermie soutenue/paroxystique, poïkilothermie, hypothermie.
- Troubles de la conscience et du comportement émotionnel.
- Ces anomalies s'accompagnent souvent d'hypopituitarisme ( sécrétion d'hormones hypophysaires) et de galactorrhée.
Connexions Hypothalamo-Hypophysaires
L'hypothalamus est relié à l'hypophyse par la tige pituitaire. À ce niveau, on trouve deux systèmes clés :
- Système porte hypothalamo-hypophysaire: Un réseau de vaisseaux sanguins (deux réseaux capillaires connectés par des veinules) qui assure la communication endocrine entre l'hypothalamus et l'anté-hypophyse.
- Axones des neurones sécrétoires magnocellulaires de l'hypothalamus:
- Cheminent par la tige pituitaire pour relier l'hypothalamus à la post-hypophyse (neurohypophyse).
- Ces neurones élaborent des neurohormones (ADH et Ocytocine) qui sont transportées par voie axonale antérograde jusqu'aux capillaires sanguins du lobe postérieur de l'hypophyse.
- Elles sont stockées et libérées par exocytose lors de potentiels d'action.
Hormones Hypothalamo-Antéhypophysaires
| Fonction Somatotrope | Fonction Thyréotrope | Fonction Corticotrope | Fonction Gonadotrope | Fonction Lactotrope | ||
| Hypothalamus | Stimulation | Somatocrinine (GHRH) | Protiréline (TRH) | Corticolibérine (CRH) | Gonadoréline (LHRH/GnRH) | TRH |
| Freinage | Somatostatine | PIF (Dopamine) | ||||
| Antéhypophyse | GH | TSH | ACTH | FSH-LH | Prolactine |
Pathologies Hypothalamiques
- Diabète insipide
- Puberté précoce
- Syndrome adréno-génital (obésité + hypogonadisme)
Étiologies (Causes)
- Tumorales: Craniopharyngiomes, métastases, méningiomes, gliomes du chiasma, germinomes.
- Traumatiques.
- Infiltratives: Maladies auto-immunes, hémochromatose.
- Granulomateuses: Sarcoïdose, histiocytose, tuberculose, syphilis.
Syndromes Polyuro-Polydipsiques
Ces syndromes sont caractérisés par une augmentation excessive de la production d'urine et de la consommation d'eau.
Définitions et Appréciation
- Polyurie: Diurèse supérieure à 2,5 litres / 24 heures.
- Polydipsie: Augmentation de l'ingestion liquidienne.
- Osmolalité mesurée: Normale chez l'adulte autour de 290 mOsm/kg d'eau.
- Densité urinaire: Normale entre 1005 et 1030.
Classification
- Polydipsie primaire:
- États psychiatriques (rôle des médicaments ou polydipsies indépendantes).
- Idiopathique.
- Polyuries primaires néphrogéniques:
- Insuffisance rénale chronique.
- Traitement par lithium, tétracycline.
- Diabète insipide néphrogénique (souvent congénital, récessif, lié au sexe, par anomalie des récepteurs de l'ADH).
- Polyuries primaires hypothalamiques:
- Chirurgie (formes réversibles ou irréversibles).
- Tumeurs hypothalamiques.
- Traumatismes crâniens (section de la tige pituitaire, lésion hypothalamique).
- Hypophysite auto-immune.
- Grossesse.
- Idiopathique.
- Granulomatoses.
Schéma Diagnostique et Traitement du Diabète Insipide
Traitement du diabète insipide
- Médicaments renforçant l'action de l'ADH:
- Chlorpropamide (Diabinese®).
- Carbamazépine (Tegretol®).
- Clofibrate (Lipavlon®).
- Analogues de l'ADH:
- Arginine Vasopressine (AVP): N'est plus utilisée en raison de son action sur les récepteurs vasculaires ($ \rightarrow $ HTA).
- Desmopressine:
- Voie nasale (Adiuretin®, Minirin®): 0,1 mg, 2-4 gouttes/jour.
- Voie orale (Minirin Melt®): 2 x 60-120 mcg/jour.
Traitement du diabète néphrogénique
- Diurétiques thiazidiques: Nefrix® (25 mg) 2-4/jour.
- Associé à un épargneur de potassium: Spironolactone® 50-100 mg/jour.
Risques
- Méconnaître un diabète insipide chez un sujet incapable de boire ($ \rightarrow $ déshydratation rapide, parfois mortelle).
- Traiter à tort un potomane pour un diabète insipide ($ \rightarrow $ intoxication par l'eau grave).
Pathologies Hypophysaires : Adénomes Hypophysaires
Généralités : Types d'Adénomes
- Micro-adénome:
- Diamètre < 10 mm. Détectable dès 3-4 mm.
- Apparaît généralement hypo-intense, plus rarement iso- ou hyper-intense.
- Peut augmenter le volume global de l'hypophyse, Bomber son bord supérieur, dévier la tige pituitaire, amincir localement le plancher sellaire.
- Macro-adénome:
- Plus facilement mis en évidence.
- Agrandit la selle turcique.
- Image rehaussée après injection de produit de contraste.
- Aspect homogène ou kystique.
- Présente des expansions: supra-sellaires, infra-sellaires, latéro-sellaires, postéro-sellaires.
Bilan Hypophysaire : Une Double Exploration
Quelle que soit la pathologie (tumorale, infiltrative, ischémique), un double bilan est nécessaire :
Bilan morphologique
- Apprécie le volume et les rapports de la tumeur ($ \rightarrow $ indication opératoire et voie d'abord).
- Examen ophtalmologique et imagerie médicale.
Bilan fonctionnel hormonal
- Apprécie les sécrétions des différentes hormones hypophysaires ($ \rightarrow $ diagnostic et thérapeutiques).
- Comprend des dosages hormonaux:
- À l'état basal
- Au cours de tests dynamiques de stimulation et de freinage.
| Fonction Lactotrope | Fonction Gonadotrope | Fonction Somatotrope | Fonction Thyréotrope | Fonction Corticotrope | ||
| Dosages à l'état basal | Prolactine | Testostérone (♂), Œstradiol (♀), Progestérone (♀), FSH-LH | GH, Somatomédine C (IGF1) | T4 libre, T3 libre, TSH | Cortisol (à 8h), ACTH | |
| Tests dynamiques de stimulation | TRH, Métoclopramide | GnRH, Triptoréline | Insuline, GHRH, HGPO | TRH | CRH, Synacthène |
Bilan Ophtalmique
- Les atteintes visuelles sont souvent dues à une compression du chiasma optique par des lésions supra-sellaires.
- L'acuité visuelle est variable (dix dixièmes à la cécité).
- Le fond d'œil révèle rarement un œdème papillaire (témoin d'HTIC).
- La motilité oculaire peut être altérée si la tumeur comprime les nerfs oculomoteurs (III, IV, VI) dans le sinus caverneux.
- L'atteinte du champ visuel est la plus fréquente : débute par une quadranopsie temporale supérieure et évolue vers une hémianopsie bitemporale.
Bilan d'Imagerie
- Radiographie (Rx) de la selle turcique (face et profil):
- Peut montrer une augmentation de la taille ( 10/10 mm), une déminéralisation ou érosion des parois, une déformation des contours, un "double fond", des calcifications (évocatrice de craniopharyngiomes).
- Tomodensitométrie (TDM):
- Peu utilisée actuellement.
- L'hypophyse normale apparaît homogène, avec une limite supérieure plate ou concave.
- Imagerie par Résonance Magnétique (IRM):
- Examen de choix (clichés sagittaux, pas d'irradiation).
- Meilleure pour visualiser les rapports de la tumeur avec les structures voisines (chiasma, sinus caverneux).
- Artériographie du système carotidien:
- Rarement justifiée avant l'intervention (pour éliminer un anévrisme), remplacée par l'angio-IRM.
Le Syndrome Tumoral Hypophysaire
Représente environ 10% des néoformations intracrâniennes.
Signes Neurologiques
- Céphalées: Progressives, rétro-orbitaires, frontales ou au vertex, résistantes aux antalgiques, parfois brutales, dues à la distension du diaphragme sellaire.
- Syndrome d'hypertension intracrânienne (HTIC): Céphalées "en casque", vomissements, bradycardie, stase papillaire, crises convulsives.
Signes Ophtalmiques
- Atteintes visuelles par compression du chiasma optique (lésions supra-sellaires).
- Troubles visuels: impression de brouillard, difficulté à fixer un point, mots manquants à la lecture.
- Hémianopsie bitemporale est très caractéristique!
- Troubles de coordination des globes oculaires par compression des nerfs oculomoteurs (III, IV, VI) dans les sinus caverneux.
Signes Endocrino-Métaboliques
Signe d'Hypersécrétion Hormonale (Adénomes sécrétants)
- Prolactinomes (27-35%): Aménorrhée + galactorrhée (♀); gynécomastie + hypogonadisme (♂).
- Adénomes sécrétant GH (21-28%): Acromégalie / Gigantisme.
- Adénomes mixtes PRL et GH (7%).
- Adénomes cortico-lipotropes (5%): Maladie de Cushing.
- Adénomes gonadotropes (1%): Insuffisance gonadique.
- Adénomes thyréotropes (< 1%): Hyperthyroïdie.
Signe d'Insuffisance Hormonale
- Par compression tumorale du tissu hypophysaire, de la tige hypophysaire ou de l'hypothalamus.
Étiologies (causes) du syndrome tumoral hypophysaire
- Tumeurs hypophysaires (adénomes).
- Elles peuvent être: tumorales, infiltratives, auto-immunes, traumatiques, granulomateuses.
Hyperprolactinémie
L'hyperprolactinémie est une augmentation du taux de prolactine dans le sang.
Généralités
- Le système hypothalamo-hypophysaire de la prolactine comprend des cellules hypophysaires synthétisant la prolactine et une régulation hypothalamique :
- Un système stimulateur (TRH), d'importance physiologique réduite.
- Un système inhibiteur prédominant (!!!), la dopamine (PIF = Prolactin Inhibiting Factor).
- Action de la prolactine: favoriser la montée laiteuse. En excès, elle freine l'axe GnRH/FSH/LH/gonades.
- 3 types d'hyperprolactinémie: Organique, Fonctionnelle, Idiopathique.
Hyperprolactinémies Organiques
Étiologies
- Adénomes à prolactine (prolactinomes).
- Tumeurs, traumatismes interrompant les connexions hypothalamo-hypophysaires et l'arrivée de dopamine (défreination des prolactinocytes).
- Lésions hypothalamiques détruisant les sites de production de dopamine.
Hyperprolactinémies Fonctionnelles
- Grossesse: Prolactine élevée pendant la grossesse et jusqu'à ~3 mois après l'accouchement/fin allaitement.
- Émotion, stress, sommeil, sexe: Élèvent temporairement la prolactine.
- Prise de médicaments (la suppression normalise la prolactinémie):
- Neuroleptiques: Phénothiazines, Butyrophénones, Benzamides substitués, Thioxanthènes.
- Antiémétiques: Métoclopramide, Dompéridone.
- Antidépresseurs imipraminiques.
- Antihypertenseurs: Réserpine, Alpha Méthyldopa.
- Œstrogènes: Éthynil-Œstradiol, Contraceptifs œstroprogestatifs.
- Opiacés, Vérapamil (inhibiteur canaux calciques), Cimétidine (anti-sécréteur).
- Autres: Hypothyroïdie sévère d'origine basse (élévation modérée), Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
Problème devant une Hyperprolactinémie
- En l'absence de tumeur hypophysaire patente, difficile de distinguer une origine fonctionnelle d'un micro-adénome ($ \rightarrow $ test au Métoclopramide).
- En présence de tumeur hypothalamo-hypophysaire, une hyperprolactinémie modérée peut être un adénome à prolactine peu sécrétant ou une défreination prolactinique (syndrome de tige).
Conduite à tenir
- Pour les adénomes à prolactine:
- Traitement médical (souvent efficace mais à vie).
- Traitement chirurgical (indispensable si compression optique).
Risques
- L'adénome à prolactine est souvent bien toléré.
- Les risques sont liés à:
- Infertilité, impuissance.
- Développement tumoral (troubles oculaires, HTIC, hypopituitarisme).
Tableau Clinique
Chez la femme
- Troubles des règles (aménorrhée, spanioménorrhée).
- Infertilité (associée ou non aux troubles du cycle).
- Galactorrhée: Uni- ou bilatérale, spontanée ou provoquée, non spécifique de l'hyperprolactinémie et inconstante.
Chez l'homme
- Signes cliniques tardifs et inconstants.
- Impuissance fréquente.
- Galactorrhée exceptionnelle.
- Gynécomastie.
- L'hyperprolactinémie est souvent découverte lors d'un syndrome tumoral.
Chez l'enfant
- Exceptionnelle, peut être à l'origine d'un retard pubertaire.
Signes Biologiques
- Prolactinémie ( 20 ng/ml), pouvant atteindre plusieurs milliers (taux très élevés chez l'homme, variables chez la femme).
- Attention à la macroprolactinémie (taux élevé, sans conséquences cliniques).
- Les hormones gonadotropes et gonadiques sont abaissées.
Traitement de l'Hyperprolactinémie
Hyperprolactinémies secondaires
- Traitement de la cause: arrêt du médicament, traitement de la tumeur, correction de l'hypothyroïdie périphérique.
Adénome à prolactine
- Dopaminergiques, Chirurgie, Radiothérapie.
Traitement médical
- Très efficace sur la prolactinémie (normalisation dans 90% des cas, maintenue à long terme).
- Bromocriptine (comprimés 2,5 mg, gélules 10 mg):
- Doses progressives (1,25 mg le soir, jusqu'à 7,5-15 mg/jour) puis dose d'entretien.
- Effets secondaires peu fréquents: nausées, hypotension orthostatique, céphalées, asthénie, douleurs abdominales, hallucinations, troubles de l'humeur.
- Peut réduire le volume des adénomes (2/3 cas), améliorant les troubles visuels et facilitant la chirurgie.
- Cabergoline (0,5 mg/cp):
- Mieux tolérée mais plus chère.
- Doses: 0,25-2 mg deux fois/semaine.
Irradiation
- Très rares indications dans les prolactinomes.
Chirurgie
- Voie basse transphénoïdale:
- La plus utilisée, simple, extra-crânienne et extra-méningée.
- Permet de cureter la partie intra-sellaire de l'adénome et un prolongement supra-sellaire.
- Voie sous-frontale:
- Plus rare, nécessite un volet crânien.
- Aborde la région hypophysaire par le haut.
- Réservée aux tumeurs avec expansion supra-sellaire inextirpables par voie basse.
- Le geste chirurgical est limité par le chiasma et les nerfs optiques.
Complications
- Peu fréquentes (moins de 1,5%): Fuite de LCR (rhinorrhée glucose+), diabète insipide (souvent transitoire), insuffisance antéhypophysaire aggravée, méningites.
Résultats
- Variables, évalués par la prolactinémie post-opératoire et l'imagerie.
- Bons résultats: si petite tumeur, pas d'expansion supra-sellaire, prolactinémie peu élevée.
- Guérison: 80% des microadénomes, 40% des macroadénomes.
Hypopituitarisme
L'hypopituitarisme est une insuffisance de la sécrétion d'une ou plusieurs hormones hypophysaires.
Généralités
- Peut être dû à la destruction de la glande par un adénome hypersécrétant, associant ainsi les signes de l'adénome au tableau d'hypopituitarisme.
- Différents types: Primitifs ou secondaires à des lésions hypothalamiques.
- Différents aspects:
- Pan hypopituitarisme / hypopituitarisme partiel: Par destruction de l'hypophyse saine (tumeurs, lésions non tumorales).
- Déficit isolé (mono-hormonal): Presque jamais d'origine tumorale.
Risques
- Au long terme, l'insuffisant hypophysaire est menacé d'hypoglycémie, de collapsus, de coma hypopituitaire.
Causes
- Les causes tumorales, traumatiques et infiltratives ont déjà été discutées.
- Maladie de Sheehan:
- Nécrose de l'antéhypophyse après accouchement ou avortement hémorragique.
- Débute par absence de montée laiteuse ( PRL) et de retour de couches ( FSH/LH).
- Se complète progressivement en déficit total/partiel.
- Hémochromatose:
- Souvent un déficit gonadotrope isolé, améliorable par les saignées.
- Sidérémie $ \uparrow $, coefficient de saturation de transferrine $ > 45\% $.
- IRM: selle agrandie, contenu sellaire de densité liquidienne ou inhomogène.
- Apoplexie hypophysaire:
- Complication d'un adénome (peut le guérir).
- Manifestation brutale: céphalées violentes, troubles oculomoteurs, troubles visuels, méningisme.
- Confirmée par IRM.
- Malformations congénitales (Syndrome de la ligne médiane): Hypopituitarisme sévère de l'enfance.
Traitement
- Thérapie substitutive pour chaque stimuline atteinte.
- Ordre d'importance: Corticotrope $ \rightarrow $ Thyréotrope $ \rightarrow $ Gonadotrope $ \rightarrow $ GH (sauf chez l'enfant).
- Le traitement substitutif se fait avec des hormones périphériques (exception: traitement par GH et FSH+LH pour la fertilité).
Le déficit corticotrope
- Hydrocortisone per os (10-20 mg/jour) ou Prednisone (5-10 mg/jour en 2 prises).
- Dose augmentée en cas d'infection, traumatisme, chirurgie.
- Pas besoin de minéralocorticoïdes.
- Traitement par Androgènes: DHEA 50 mg/jour (surtout chez la femme).
Le déficit thyréotrope
- L-Thyroxine (25-100 $ \mu $g/jour en 1 prise matinale) selon sévérité.
- Dose ajustée selon la FT4 plasmatique.
Le déficit gonadotrope
- Femme: Traitement œstroprogestatif cyclique jusqu'à la ménopause physiologique.
- Homme: Traitement par testostérone ou dérivés (ex: testostérone undécanoate 1000 mg/3mois i.m. Nebido®). Maintient caractères sexuels secondaires, libido, dynamique sexuelle.
- Pour restaurer la fertilité: FSH et LH sont nécessaires.
Le déficit en GH
- Chez l'enfant:
- Traitement substitutif par hGH essentiel pour la croissance.
- Précédé par substitution des autres déficits (glucocorticoïdes, thyroïdiens), mais pas gonadique.
- GH recombinante: 0,03 mg/kg/jour en injections s.c. quotidiennes.
- Durée jusqu'à épuisement de l'effet (croissance $ < 2 $ cm/an) ou taille cible atteinte.
- Chez l'adulte:
- Doses plus faibles: 0,01 mg/kg/jour en s.c. quotidienne.
Signes Cliniques, Biologiques et Hormonaux
| Thyréotrope | Gonadotrope | Somatotrope | Corticotrope | ||
| Signes Cliniques | Aspect particulier du visage (pâleur, rides fines, sourcils rares), pas de diabète dans l'insuffisance antéhypophysaire primitive. | Asthénie, frilosité, constipation, bradycardie, lenteur d'idéation et de mouvements, dépilation. | Asthénie, dépilation axillo-pubienne, aménorrhée sans bouffées de chaleur, stérilité, libido $ \downarrow $, TDS, atrophie testiculaire et de la verge. | Retard de croissance (enfant), asthénie, atrophie musculaire, obésité. | Asthénie, amaigrissement, hypotension, dépigmentation (visage, aréoles, mamelons, scrotum). |
| Signes Biologiques | Anémie, hyperlipidémie | Hypoglycémie | Hyponatrémie, hypoglycémie. | ||
| Signes Hormonaux | FT4 $ \downarrow $, FT3 $ \downarrow $, TSH $ \downarrow $. | Testostérone $ \downarrow $, Œstradiol $ \downarrow $, FSH-LH $ \downarrow $. | GH $ \downarrow $, IGF1 $ \downarrow $. | Cortisolémie $ \downarrow $, Aldostérone normale, ACTH $ \downarrow $, Bêta LPH $ \downarrow >$ 24 mm).
Syndrome dysmorphique
Atteinte d'autres organes
Exploration Morphologique
Bilan Hormonologique
Examens d'orientation
Dosages directs de la sécrétion hormonale
Test d'Hyperglycémie Provoquée par Voie Orale (HGPO)
Dosage de l'IGF-1 (Somatomédine C)
Bilan des autres hormones hypophysaires
ComplicationsElles expliquent le pronostic réservé de l'acromégalie. HTA, diabète, coronaropathie peuvent aggraver la cardiomyopathie acromégalique.
Traitement de l'AcromégalieTraitement Chirurgical
Complications
Résultats
Radiothérapie Hypophysaire
Complications
Traitement MédicalEst en voie de supplanter la radiothérapie.
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