Hormone Regulation and Imbalances

98 cartes

Notes on hormone transport, classification, and regulation, including endocrine and paracrine mechanisms. The document also details the hypothalamic-pituitary system and hormonal imbalances like diabetes insipidus and hyperprolactinemia. Specific conditions such as acromegaly and Cushing's disease are also covered, along with diagnostic and treatment approaches.

98 cartes

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Question
Quel est l'objectif du bilan morphologique hypophysaire?
Réponse
Le bilan morphologique vise à apprécier le volume et les rapports d'une tumeur ou d'une infiltration hypophysaire, guidant l'indication opératoire.
Question
Qu'est-ce que le mécanisme d'action intracrine?
Réponse
L'action intracrine se produit lorsque des hormones agissent sur la cellule qui les a produites, via des récepteurs intracellulaires, comme les hormones stéroïdiennes.
Question
Citez un exemple d'hormone stéroïde.
Réponse
La testostérone et l\'estradiol sont des exemples d\'hormones stéroïdes.
Question
Quels sont les trois principaux transporteurs d'hormones?
Réponse
Les trois principaux transporteurs d'hormones sont l'albumine, la TBG et la CBG.
Question
Quelle est la définition d'une hormone?
Réponse
Une hormone est une substance chimique produite par une glande endocrine, agissant comme messager pour réguler diverses fonctions corporelles.
Question
Citez un exemple d'hormone peptidique/protéique.
Réponse
L'insuline est un exemple d'hormone peptidique. Elle est produite par le pancréas et régule le taux de sucre dans le sang.
Question
Quelle est la complication cardiaque la plus fréquente de l'acromégalie?
Réponse
La complication cardiaque la plus fréquente de l'acromégalie est l'insuffisance cardiaque, souvent congestive avec dilatation ventriculaire.
Question
Quel est le rôle de la somatostatine dans la régulation de la GH?
Réponse
La somatostatine agit comme un frein sur la libération de l'hormone de croissance (GH) par l'hypophyse. Cet effet inhibiteur est l'un de ses rôles principaux dans la régulation de la GH.
Question
Quel est le traitement du diabète insipide néphrogénique?
Réponse
Le traitement du diabète insipide néphrogénique repose sur les diurétiques thiazidiques, souvent associés à un économiseur de potassium comme la spironolactone.
Question
Citez un dosage hormonal basal pour la fonction lactotrope.
Réponse
Le dosage basal de la fonction lactotrope est la prolactine.
Question
Quel est le traitement médical le plus courant pour les adénomes à prolactine?
Réponse
Le traitement médical le plus courant pour les adénomes à prolactine est la bromocriptine (Parlodel®), bien que moins efficace de manière générale que pour les hyperprolactinémies.
Question
Comment le calcium agit-il comme signal biochimique?
Réponse
Le calcium active la calmoduline, agissant comme un signal biochimique essentiel dans les systèmes cellulaires.
Question
Nommez une glande endocrine majeure.
Réponse
La thyroïde est une glande endocrine majeure. D'autres exemples incluent les glandes surrénales et l'épiphyse.
Question
Qu'est-ce que l'acromégalie?
Réponse
L'acromégalie est une maladie due à un excès d'hormone de croissance, causant l'épaississement des extrémités et des traits du visage.
Question
Quel est un signe clinique d'hyperprolactinémie chez l'homme?
Réponse
Chez l'homme, un signe clinique d'hyperprolactinémie est la gynécomastie, souvent associée à l'hypogonadisme.
Question
Quel est le principal symptôme neurologique d'un syndrome tumoral hypophysaire?
Réponse
Les atteintes visuelles, notamment l'hémianopsie bitemporale, sont le principal symptôme neurologique d'un syndrome tumoral hypophysaire.
Question
Quel est le signe d'un adénome cortico-lipotrope?
Réponse
Un adénome cortico-lipotrope se manifeste par la maladie de Cushing.
Question
Citez une cause de l'hyperprolactinémie fonctionnelle.
Réponse
L'hyperprolactinémie fonctionnelle peut être causée par des crises convulsives.
Question
Quel est un signe clinique d'hyperprolactinémie chez la femme?
Réponse
Chez la femme, un signe clinique d'hyperprolactinémie est un trouble des règles (aménorrhée, spanioménorrhée) ou une infertilité. La galactorrhée est possible mais inconstante.
Question
Quelles hormones sont transportées par la CBG (Corticosteroid Binding Globulin)?
Réponse
La CBG transporte principalement le cortisol et l'aldostérone.
Question
Citez un signe radiologique de l'acromégalie.
Réponse
Le coussinet talonnier épaissi, supérieur à 24 mm, est un signe radiologique de l'acromégalie.
Question
Quel test dynamique est utilisé pour la fonction thyréotrope?
Réponse
Le test dynamique utilisé pour la fonction thyréotrope est la TRH.
Question
Quel est un messager secondaire courant des récepteurs membranaires?
Réponse
L'AMP cyclique (AMPc) est un messager secondaire courant pour les récepteurs membranaires. D'autres sont l'IP3 et le calcium.
Question
Quelles sont les causes courantes de l'hyperprolactinémie organique?
Réponse
Les causes courantes incluent les tumeurs hypophysaires (prolactinomes), les atteintes de la tige pituitaire, et les lésions hypothalamiques comme les craniopharyngiomes ou les métastases.
Question
Quelle est la caractéristique principale d'un macro-adénome?
Réponse
La principale caractéristique d'un macro-adénome est sa taille, supérieure à 10 mm, entraînant un agrandissement de la selle et des expansions sellaires.
Question
Qu'est-ce qu'un micro-adénome hypophysaire?
Réponse
Un micro-adénome hypophysaire est une tumeur de l'hypophyse d'un diamètre inférieur à 10 mm.
Question
Donnez un exemple d'hormone glycoprotéique.
Réponse
Un exemple d'hormone glycoprotéique est la TSH (hormone thyréostimulante). D'autres exemples incluent FSH, LH et HCG.
Question
Où agissent les hormones en mode paracrine?
Réponse
Les hormones agissent dans le voisinage immédiat de la cellule qui les a produites.
Question
Quel est le test le plus spécifique pour le diagnostic de l'acromégalie?
Réponse
Le dosage de l'IGF-1 (Somatomédine C) est le test le plus spécifique pour le diagnostic de l'acromégalie.
Question
Quelle est la principale complication de la chirurgie transphénoïdale pour les prolactinomes?
Réponse
Les complications chirurgicales, bien que rares, incluent la fuite de LCR, le diabète insipide et l'insuffisance antéhypophysaire.
Question
Quel est le mécanisme de régulation des hormones?
Réponse
La régulation hormonale repose principalement sur des mécanismes de rétroaction négative, où l'augmentation du taux d'une hormone inhibe sa propre production. Il existe aussi des rétroactions positives, plus rares.
Question
Quel est le rôle du bilan fonctionnel hormonal?
Réponse
Le bilan fonctionnel hormonal évalue les sécrétions hypophysaires, précise les diagnostics et guide les traitements grâce à de multiples dosages hormonaux.
Question
Quel est le traitement chirurgical de première intention en cas d'acromégalie?
Réponse
L'exérèse de l'adénome par voie transsphénoïdale est le traitement chirurgical de première intention de l'acromégalie.
Question
Décrivez le mécanisme d'action autocrine.
Réponse
L'autocrine est un mécanisme où une cellule sécrète des molécules qui agissent sur ses propres récepteurs membranaires.
Question
Quel est un symptôme du syndrome polyuro-polydipsique?
Réponse
Un des symptômes du syndrome polyuro-polydipsique est une diurèse dépassant 2,5 litres par 24 heures.
Question
Comment l'albumine transporte-t-elle les hormones?
Réponse
L'albumine transporte les hormones hydrosolubles et liposolubles de manière non spécifique, agissant comme un transporteur principal.
Question
Quel est le rôle de la TBG (Thyroid Binding Globulin)?
Réponse
La TBG est une protéine plasmatique qui transporte la majorité des hormones thyroïdiennes dans le sang. Elle assure leur libération progressive vers les tissus.
Question
Où sont situés les récepteurs membranaires des hormones?
Réponse
Les récepteurs membranaires des hormones sont situés sur la membrane plasmique des cellules cibles, notamment pour les hormones peptidiques et protéiques.
Question
Comment le mode juxtacrine se différencie-t-il?
Réponse
Le mode juxtacrine implique une communication cellule à cellule, où les molécules de signalisation sont ancrées à la membrane de la cellule émettrice et interagissent avec des récepteurs sur la membrane de la cellule cible.
Question
Quel est le rôle de la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin)?
Réponse
La SHBG lie les hormones sexuelles (testostérone et œstrogènes), régulant leur disponibilité dans le sang.
Question
Quand parle-t-on de polyurie?
Réponse
On parle de polyurie lorsque la diurèse dépasse 2,5 litres par 24 heures.
Question
Comment les hormones stéroïdes agissent-elles via les récepteurs nucléaires?
Réponse
Les hormones stéroïdes liposolubles traversent la membrane cellulaire et agissent in situ en activant ou inhibant des gènes via des séquences d'ADN spécifiques.
Question
Quel signe ophtalmique est le plus fréquent dans les tumeurs hypophysaires?
Réponse
La compression du chiasma optique, entraînant une hémianopsie bitemporale, est le signe ophtalmique le plus fréquent.
Question
Comment la Bromocriptine est-elle administrée?
Réponse
La bromocriptine s'administre par voie orale, à doses progressives, débutant par 1,25 mg le soir et augmentant jusqu'à 7,5 à 15 mg/jour.
Question
Qu'est-ce qu'un prolactinome?
Réponse
Un prolactinome est une tumeur hypophysaire développée à partir des cellules produisant la prolactine. Un excès de prolactine freine l'axe GnRH/FSH/LH.
Question
Qu'est-ce qu'un feedback négatif long?
Réponse
Le feedback négatif long est un mécanisme de régulation où le résultat d'un processus inhibe ce même processus. Diagnose le syndrome par un frottis nasal, et un suivi de l'évolution des symptômes de l'hypersomnie.
Question
Citez une différence clé entre hormones hydrosolubles et liposolubles.
Réponse
Les hormones hydrosolubles agissent via des récepteurs membranaires, tandis que les hormones liposolubles franchissent la membrane cellulaire et agissent dans la cellule.
Question
Quelles sont les signes d'un adénome secrétant GH?
Réponse
Signes fonctionnels : hypersudation, fatigue musculaire, paresthésies. Modifications morphologiques progressives, céphalées, douleurs articulaires. Tadans: épaississement crânien, prognathisme, hyperostose.
Question
La bromocriptine est-elle utilisée pour traiter l'hyperprolactinémie ?
Réponse
Oui, la bromocriptine est utilisée pour traiter l'hyperprolactinémie.
Question
Quel médicament peut provoquer une hyperprolactinémie ?
Réponse
Certains médicaments, comme les opiacés, le vérapamil et la cimétidine, peuvent causer une hyperprolactinémie.
Question
Qu'est-ce que la maladie de Sheehan ?
Réponse
La maladie de Sheehan est une insuffisance hypophysaire survenant après une hémorragie du post-partum.
Question
La GH/STH est une hormone de type peptidique ou protéique. Vrai ou faux ?
Réponse
Vrai. La GH/STH (hormone de croissance) est une hormone peptidique/protéique.
Question
Quelle est la principale fonction de la CBG (corticosteroid binding globulin) ?
Réponse
La CBG transporte principalement le cortisol et, dans une moindre mesure, l'aldostérone et les prostaglandines.
Question
Comment agissent les hormones dans le mécanisme paracrine ?
Réponse
Les hormones paracrines agissent dans le **voisinage immédiat** de la cellule qui les a sécrétées, sans passer dans la circulation sanguine.
Question
Quel est le signe d'hypersécrétion hormonale lié aux prolactinomes ?
Réponse
Chez les femmes : aménorrhée et galactorrhée. Chez les hommes : gynécomastie et hypogonadisme.
Question
La somatocrinine stimule-t-elle l'antéhypophyse, la GH ou les deux ?
Réponse
La somatocrinine stimule l'antéhypophyse qui sécrète la GH.
Question
Quel est le traitement de première intention pour les adénomes à prolactine ?
Réponse
Le traitement de première intention pour les adénomes à prolactine est l'exérèse chirurgicale par voie transsphénoïdale.
Question
Définissez une hormone.
Réponse
Les hormones sont des messagers chimiques qui transmettent des informations d'un tissu à un autre, agissant à distance.
Question
Quel mécanisme d'action hormonal implique des récepteurs intracellulaires ?
Réponse
Le mécanisme d'action intracellulaire implique les hormones stéroïdiennes qui franchissent la membrane plasmique et agissent sur l'expression des gènes.
Question
Comment se définit le syndrome hypothalamique ?
Réponse
Le syndrome hypothalamique se définit par des troubles végétatifs, neuropsychiques et métaboliques liés à un dysfonctionnement de l'hypophyse causé par des atteintes hypothalamiques.
Question
Quel mécanisme de régulation diminue la production d'hormones périphériques ?
Réponse
Le mécanisme de rétroaction négative (feedback négatif) diminue la production d\'hormones périphériques.
Question
Le noyau contient-il les récepteurs des hormones stéroïdes ?
Réponse
Oui, les hormones stéroïdes agissent principalement dans le noyau en se liant à des récepteurs qui régulent l'expression des gènes.
Question
Quelle hormone hypothalamique freine la production de Prolactine ?
Réponse
L'hormone hypothalamique qui freine la production de prolactine est la dopamine (aussi appelée PIF).
Question
Comment est apprécié le résultat d'une chirurgie pour prolactinome ?
Réponse
Le résultat d'une chirurgie pour prolactinome est apprécié par un bilan morphologique (imagerie, examen ophtalmologique) et le suivi des taux de prolactine.
Question
Quelle est la définition de la polyurie ?
Réponse
La polyurie se définit par une diurèse excédant 2,5 litres par 24 heures.
Question
Le Cortisol est-il une hormone stéroïde ?
Réponse
Oui, le cortisol est une hormone stéroïde, classifiée ainsi d'après sa structure chimique.
Question
Citez une glande endocrine faisant partie du système hypothalamo-hypophysaire.
Réponse
L'hypothalamus et l'hypophyse sont les deux glandes centrales du système hypothalamo-hypophysaire.
Question
Quelle est la complication la plus fréquente de la chirurgie hypophysaire par voie transphénoïdale ?
Réponse
La complication la plus fréquente de la chirurgie hypophysaire transsphénoïdale est le diabète insipide hypopituitaire.
Question
Quel est le traitement du diabète insipide néphrogénique ?
Réponse
Le traitement du diabète insipide néphrogénique repose sur les diurétiques thiazidiques (ex: Nefrix®) et les économiseurs de potassium (ex: Spironolactone®).
Question
Quel transporteur est spécifique des hormones T3 et T4 ?
Réponse
Le transporteur spécifique des hormones T3 et T4 est la TBG (thyroid binding globulin).
Question
Quelles hormones sont transportées par la SHBG (sex hormone binding globulin) ?
Réponse
Ses protéines plasmatiques transportent les androgènes et les œstrogènes, tels que la testostérone et l'estradiol.
Question
Donnez un exemple d'hormone glycoprotéique.
Réponse
Une hormone glycoprotéique est la TSH (hormone thyréostimulante). D'autres exemples incluent la FSH et la LH.
Question
Dans le mécanisme autocrine, sur quelle cellule l'hormone agit-elle ?
Réponse
Dans le mécanisme autocrine, l'hormone agit sur la même cellule qui l'a synthétisée, via des récepteurs membranaires.
Question
Quel est un signe neurologique courant du syndrome tumoral hypophysaire ?
Réponse
Les atteintes visuelles, telles que l'hémianopsie bitemporale, sont fréquentes dues à la compression du chiasma optique.
Question
La grossesse est-elle une cause d'hyperprolactinémie fonctionnelle ?
Réponse
Oui, la grossesse entraîne une augmentation temporaire de la prolactine, restant élevée jusqu'à 3 mois après l'accouchement.
Question
Quel est le principal transporteur non spécifique des hormones hydrosolubles ?
Réponse
Le principal transporteur non spécifique des hormones hydrosolubles est l'albumine.
Question
Quelle est la caractéristique principale d'un macro-adénome ?
Réponse
Un macro-adénome a un diamètre supérieur à 10 mm et provoque des expansions dans ou hors de la selle turcique.
Question
Qu'est-ce que la polydipsie ?
Réponse
La polydipsie est une augmentation anormale de la soif et de l'ingestion de liquides.
Question
Quels sont les signes cliniques du déficit thyréotrope ?
Réponse
L'aspect du visage (peau pâle, rides fines, sourcils rares), l'asthénie, la frilosité, la constipation, la bradycardie et la lenteur d'idéation et des mouvements.
Question
Quel type de récepteur est présent sur la membrane cellulaire pour les hormones peptidiques ?
Réponse
Les hormones peptidiques se lient à des récepteurs membranaires, souvent des protéines transmembranaires couplées aux protéines G.
Question
Quel est le risque à long terme pour un patient souffrant d'insuffisance hypophysaire ?
Réponse
Le risque principal à long terme est le syndrome d'insuffisance cardiaque, une complication fréquente et potentiellement mortelle.
Question
Quelles hormones sont dérivées d'amino-acides ?
Réponse
Les hormones dérivées d'acides aminés incluent les hormones thyroïdiennes (T3, T4) et les catécholamines comme l'adrénaline et la noradrénaline.
Question
Quels sont les traitements du diabète insipide ?
Réponse
Les traitements incluent des médicaments renforçant l'action de l'ADH (chlorpropamide, carbamazépine) et des analogues de l'ADH comme la desmopressine (nasale ou orale). Pour le diabète néphrogénique, on utilise des diurétiques thiazidiques et des économiseurs de potassium.
Question
Quelle est la cause la plus fréquente d'hyperprolactinémie organique ?
Réponse
La cause la plus fréquente d'hyperprolactinémie organique est un adénome hypophysaire prolactinome.
Question
L'hémianopsie bitemporale est-elle un trouble visuel du syndrome tumoral hypophysaire ?
Réponse
Oui, l'hémianopsie bitemporale est un trouble visuel typique du syndrome tumoral hypophysaire, causé par la compression du chiasma optique.
Question
Quel est un symptôme clinique de l'hyperprolactinémie chez la femme ?
Réponse
Chez la femme, un symptôme clinique de l'hyperprolactinémie est un trouble des règles, pouvant aller de l'aménorrhée à la spanioménorrhée. Une galactorrhée peut aussi survenir.
Question
Le système porte hypothalamo-hypophysaire relie-t-il l'hypothalamus et l'anté-hypophyse ?
Réponse
Oui, le système porte hypothalamo-hypophysaire relie l'hypothalamus et l'anté-hypophyse par un réseau de vaisseaux sanguins.
Question
Quelles hormones sont sécrétées directement par l'hypothalamus ?
Réponse
L'hypothalamus sécrète directement l'ADH (vasopressine) et l'ocytocine. Il produit également des hormones de libération et d'inhibition pour l'hypophyse.
Question
Quel messager secondaire est souvent impliqué avec les récepteurs membranaires ?
Réponse
L'AMP cyclique (AMPc), l'inositol trisphosphate (IP3) et le calcium (Ca²⁺) sont des messagers secondaires fréquemment impliqués avec les récepteurs membranaires.
Question
Quelle est la taille maximale d'un micro-adénome ?
Réponse
Un micro-adénome mesure généralement moins de 10 mm.
Question
Quel médicament renforce l'action de l'ADH ?
Réponse
Ce médicament n'est pas mentionné dans le contexte fourni.
Question
Donnez une cause tumorale du diabète insipide.
Réponse
Les craniopharyngiomes, les métastases hypothalamiques ou de la tige pituitaire, et les méningiomes sont des causes tumorales potentielles.
Question
Où les hormones stéroïdes agissent-elles après avoir franchi la membrane plasmique ?
Réponse
Après avoir franchi la membrane plasmique, les hormones stéroïdes agissent dans le noyau cellulaire en activant ou inhibant des gènes.
Question
Quelle est une fonction végétative contrôlée par l'hypothalamus ?
Réponse
L'hypothalamus régule les fonctions végétatives telles que la régulation thermique, le métabolisme, la vasomotricité, le sommeil, l'appétit et la soif.
Question
L'hypothalamus régule-t-il la température corporelle ?
Réponse
Oui, l'hypothalamus est un centre de contrôle qui régule la température corporelle, ainsi que d'autres fonctions végétatives et comportementales.
Question
Qu'est-ce qu'un syndrome polyuro-polydipsique ?
Réponse
Un syndrome polyuro-polydipsique se caractérise par une polyurie (volume urinaire très élevé) et une polydipsie (soif excessive), souvent liées à un diabète insipide.
Question
Quel examen d'imagerie est le plus efficace pour visualiser les relations d'une tumeur hypophysaire ?
Réponse
L'IRM, en particulier l'IRM hypophysaire avec injection de gadolinium, est l'examen le plus efficace pour visualiser les relations d'une tumeur hypophysaire.
Question
Quelles neurohormones sont élaborées par les neurones magnocellulaires de l'hypothalamus ?
Réponse
Les neurohormones élaborées par les neurones magnocellulaires de l'hypothalamus sont la vasopressine (ADH) et l'ocytocine.

Endocrinologie : Anatomie, Physiologie et Pathologies Hypothalamo-Hypophysaires

Ce document fournit une vue d'ensemble structurée du système endocrinien, en mettant un accent particulier sur l'axe hypothalamo-hypophysaire, ses fonctions, ses pathologies et leurs traitements.

Généralités sur les Hormones et Glandes Endocrines

Les hormones sont des messagers chimiques qui transmettent des informations entre différents tissus ou cellules, agissant à distance.

Transport des hormones

  • Hormones hydrosolubles: Circulent librement dans le sang.
  • Hormones liposolubles: Transportées liées à des protéines plasmatiques (fraction liée) et une petite fraction libre (1-2%) est biologiquement active.
    • Principaux transporteurs:
      • L'albumine: Non spécifique.
      • TBG (Thyroid Binding Globulin): Transporte T3, T4.
      • CBG (Corticosteroid Binding Globulin): Transporte Cortisol, Aldostérone (Ald), Progestérone (PG).
      • SHBG (Sex Hormone Binding Globulin): Transporte Œstradiol (E2), Androgènes (A).

Régulation des hormones : le Feedback Négatif (FB)

L'augmentation de la production d'hormones périphériques (ex: cortisol, hormones thyroïdiennes) entraîne un feedback négatif qui inhibe leur propre production. Il existe plusieurs types de boucles de rétroaction :

  • FB long
  • FB court
  • FB ultracourt

Glandes Endocrines

Les principales glandes du système endocrinien sont :

  • Système hypothalamo-hypophysaire
  • L'épiphyse (glande pinéale)
  • La thyroïde
  • La parathyroïde
  • Les glandes surrénales (corticosurrénale, médullosurrénale)
  • Les gonades
  • Le pancréas endocrine
  • Le placenta
  • Le thymus
  • Autres: tissu adipeux, tractus gastro-intestinal, système nerveux, cœur.

Classification des Hormones

D'après le mécanisme d'action

  • Endocrine: Agit à distance via la circulation sanguine.
  • Paracrine: Agit sur les cellules voisines de celle qui l'a synthétisée (ex: somatostatine dans le pancréas).
  • Autocrine: Agit sur la cellule même qui l'a synthétisée via des récepteurs de la membrane cellulaire.
  • Juxtacrine: Agit par contact direct entre cellules (ex: ovaire).
  • Intracrine: Agit sur la cellule via des récepteurs intracellulaires (ex: hormones stéroïdiennes).

D'après la structure chimique

  • Peptidiques/protéiques: GH/STH, PRL, ACTH, ADH, OC (ocytocine), PTH, insuline.
  • Glycoprotéiques: TSH, FSH, LH, HCG.
  • Dérivées d'amino-acides: T3, T4, Adrénaline, Noradrénaline, DOPA.
  • Stéroïdes: Cortisol, Aldostérone, Testostérone (Te), Progestérone (PG), Œstradiol (E2).

D'après le type de récepteur

  • Récepteurs Membranaires:
    • Présents sur la membrane cellulaire.
    • Caractéristique des hormones peptidiques, souvent des protéines transmembranaires de type récepteurs couplés aux protéines G.
    • Fonctionnent via des intermédiaires intracellulaires (messagers secondaires) tels que :
      • Adénosine monophosphate cyclique (AMPc)
      • L'inositol 1,4,5-trisphosphate (IP3)
      • Le Calcium (Ca2+Ca^{2+}) jouant un rôle de signal biochimique dans le système Ca²⁺-calmoduline.
  • Récepteurs Nucléaires:
    • Les hormones stéroïdiennes, étant liposolubles, peuvent traverser la membrane plasmique par simple diffusion.
    • Elles agissent dans la cellule en activant ou inhibant certains gènes dont les éléments de réponse sont des séquences d'ADN (promoteurs).

Le Système Hypothalamo-Hypophysaire

L'hypothalamus est un centre de contrôle fondamental qui régule de nombreuses activités de l'organisme.

Fonctions Générales de l'Hypothalamus

  • Fonctions végétatives: Régulation thermique, métabolisme, vasomotricité, sommeil, appétit, soif.
  • Activités comportementales: Fonctions sexuelles.
  • Régulation des sécrétions hormonales via l'hypophyse.
  • Sécrétion hormonale directe: ADH (hormone antidiurétique), Ocytocine.

Le Syndrome Hypothalamique

Il regroupe des troubles végétatifs, neuropsychiques et métaboliques associés à des dysfonctionnements hypophysaires d'origine hypothalamique (tumorale ou non). Il s'agit d'une condition à considérer attentivement.

Tableau Clinique

  • Syndrome polyuro-polydipsique: Diabète insipide (troubles de synthèse/sécrétion de l'ADH).
  • Troubles de la soif.
  • Troubles de l'appétit: Hyperphagie/obésité ou anorexie/perte de poids.
  • Troubles de la régulation thermique: Hyperthermie soutenue/paroxystique, poïkilothermie, hypothermie.
  • Troubles de la conscience et du comportement émotionnel.
  • Ces anomalies s'accompagnent souvent d'hypopituitarisme (\downarrow sécrétion d'hormones hypophysaires) et de galactorrhée.

Connexions Hypothalamo-Hypophysaires

L'hypothalamus est relié à l'hypophyse par la tige pituitaire. À ce niveau, on trouve deux systèmes clés :

  • Système porte hypothalamo-hypophysaire: Un réseau de vaisseaux sanguins (deux réseaux capillaires connectés par des veinules) qui assure la communication endocrine entre l'hypothalamus et l'anté-hypophyse.
  • Axones des neurones sécrétoires magnocellulaires de l'hypothalamus:
    • Cheminent par la tige pituitaire pour relier l'hypothalamus à la post-hypophyse (neurohypophyse).
    • Ces neurones élaborent des neurohormones (ADH et Ocytocine) qui sont transportées par voie axonale antérograde jusqu'aux capillaires sanguins du lobe postérieur de l'hypophyse.
    • Elles sont stockées et libérées par exocytose lors de potentiels d'action.

Hormones Hypothalamo-Antéhypophysaires

Fonction Somatotrope Fonction Thyréotrope Fonction Corticotrope Fonction Gonadotrope Fonction Lactotrope
Hypothalamus Stimulation Somatocrinine (GHRH) Protiréline (TRH) Corticolibérine (CRH) Gonadoréline (LHRH/GnRH) TRH
Freinage Somatostatine PIF (Dopamine)
Antéhypophyse GH TSH ACTH FSH-LH Prolactine

Pathologies Hypothalamiques

  • Diabète insipide
  • Puberté précoce
  • Syndrome adréno-génital (obésité + hypogonadisme)

Étiologies (Causes)

  • Tumorales: Craniopharyngiomes, métastases, méningiomes, gliomes du chiasma, germinomes.
  • Traumatiques.
  • Infiltratives: Maladies auto-immunes, hémochromatose.
  • Granulomateuses: Sarcoïdose, histiocytose, tuberculose, syphilis.

Syndromes Polyuro-Polydipsiques

Ces syndromes sont caractérisés par une augmentation excessive de la production d'urine et de la consommation d'eau.

Définitions et Appréciation

  • Polyurie: Diurèse supérieure à 2,5 litres / 24 heures.
  • Polydipsie: Augmentation de l'ingestion liquidienne.
  • Osmolalité mesurée: Normale chez l'adulte autour de 290 mOsm/kg d'eau.
  • Densité urinaire: Normale entre 1005 et 1030.

Classification

  • Polydipsie primaire:
    • États psychiatriques (rôle des médicaments ou polydipsies indépendantes).
    • Idiopathique.
  • Polyuries primaires néphrogéniques:
    • Insuffisance rénale chronique.
    • Traitement par lithium, tétracycline.
    • Diabète insipide néphrogénique (souvent congénital, récessif, lié au sexe, par anomalie des récepteurs de l'ADH).
  • Polyuries primaires hypothalamiques:
    • Chirurgie (formes réversibles ou irréversibles).
    • Tumeurs hypothalamiques.
    • Traumatismes crâniens (section de la tige pituitaire, lésion hypothalamique).
    • Hypophysite auto-immune.
    • Grossesse.
    • Idiopathique.
    • Granulomatoses.

Schéma Diagnostique et Traitement du Diabète Insipide

Traitement du diabète insipide

  • Médicaments renforçant l'action de l'ADH:
    • Chlorpropamide (Diabinese®).
    • Carbamazépine (Tegretol®).
    • Clofibrate (Lipavlon®).
  • Analogues de l'ADH:
    • Arginine Vasopressine (AVP): N'est plus utilisée en raison de son action sur les récepteurs vasculaires ($ \rightarrow $ HTA).
    • Desmopressine:
      • Voie nasale (Adiuretin®, Minirin®): 0,1 mg, 2-4 gouttes/jour.
      • Voie orale (Minirin Melt®): 2 x 60-120 mcg/jour.

Traitement du diabète néphrogénique

  • Diurétiques thiazidiques: Nefrix® (25 mg) 2-4/jour.
  • Associé à un épargneur de potassium: Spironolactone® 50-100 mg/jour.

Risques

  • Méconnaître un diabète insipide chez un sujet incapable de boire ($ \rightarrow $ déshydratation rapide, parfois mortelle).
  • Traiter à tort un potomane pour un diabète insipide ($ \rightarrow $ intoxication par l'eau grave).

Pathologies Hypophysaires : Adénomes Hypophysaires

Généralités : Types d'Adénomes

  • Micro-adénome:
    • Diamètre < 10 mm. Détectable dès 3-4 mm.
    • Apparaît généralement hypo-intense, plus rarement iso- ou hyper-intense.
    • Peut augmenter le volume global de l'hypophyse, Bomber son bord supérieur, dévier la tige pituitaire, amincir localement le plancher sellaire.
  • Macro-adénome:
    • Plus facilement mis en évidence.
    • Agrandit la selle turcique.
    • Image rehaussée après injection de produit de contraste.
    • Aspect homogène ou kystique.
    • Présente des expansions: supra-sellaires, infra-sellaires, latéro-sellaires, postéro-sellaires.

Bilan Hypophysaire : Une Double Exploration

Quelle que soit la pathologie (tumorale, infiltrative, ischémique), un double bilan est nécessaire :

Bilan morphologique

  • Apprécie le volume et les rapports de la tumeur ($ \rightarrow $ indication opératoire et voie d'abord).
  • Examen ophtalmologique et imagerie médicale.

Bilan fonctionnel hormonal

  • Apprécie les sécrétions des différentes hormones hypophysaires ($ \rightarrow $ diagnostic et thérapeutiques).
  • Comprend des dosages hormonaux:
    • À l'état basal
    • Au cours de tests dynamiques de stimulation et de freinage.
Fonction Lactotrope Fonction Gonadotrope Fonction Somatotrope Fonction Thyréotrope Fonction Corticotrope
Dosages à l'état basal Prolactine Testostérone (♂), Œstradiol (♀), Progestérone (♀), FSH-LH GH, Somatomédine C (IGF1) T4 libre, T3 libre, TSH Cortisol (à 8h), ACTH
Tests dynamiques de stimulation TRH, Métoclopramide GnRH, Triptoréline Insuline, GHRH, HGPO TRH CRH, Synacthène

Bilan Ophtalmique

  • Les atteintes visuelles sont souvent dues à une compression du chiasma optique par des lésions supra-sellaires.
  • L'acuité visuelle est variable (dix dixièmes à la cécité).
  • Le fond d'œil révèle rarement un œdème papillaire (témoin d'HTIC).
  • La motilité oculaire peut être altérée si la tumeur comprime les nerfs oculomoteurs (III, IV, VI) dans le sinus caverneux.
  • L'atteinte du champ visuel est la plus fréquente : débute par une quadranopsie temporale supérieure et évolue vers une hémianopsie bitemporale.

Bilan d'Imagerie

  • Radiographie (Rx) de la selle turcique (face et profil):
    • Peut montrer une augmentation de la taille (>> 10/10 mm), une déminéralisation ou érosion des parois, une déformation des contours, un "double fond", des calcifications (évocatrice de craniopharyngiomes).
  • Tomodensitométrie (TDM):
    • Peu utilisée actuellement.
    • L'hypophyse normale apparaît homogène, avec une limite supérieure plate ou concave.
  • Imagerie par Résonance Magnétique (IRM):
    • Examen de choix (clichés sagittaux, pas d'irradiation).
    • Meilleure pour visualiser les rapports de la tumeur avec les structures voisines (chiasma, sinus caverneux).
  • Artériographie du système carotidien:
    • Rarement justifiée avant l'intervention (pour éliminer un anévrisme), remplacée par l'angio-IRM.

Le Syndrome Tumoral Hypophysaire

Représente environ 10% des néoformations intracrâniennes.

Signes Neurologiques

  • Céphalées: Progressives, rétro-orbitaires, frontales ou au vertex, résistantes aux antalgiques, parfois brutales, dues à la distension du diaphragme sellaire.
  • Syndrome d'hypertension intracrânienne (HTIC): Céphalées "en casque", vomissements, bradycardie, stase papillaire, crises convulsives.

Signes Ophtalmiques

  • Atteintes visuelles par compression du chiasma optique (lésions supra-sellaires).
  • Troubles visuels: impression de brouillard, difficulté à fixer un point, mots manquants à la lecture.
  • Hémianopsie bitemporale est très caractéristique!
  • Troubles de coordination des globes oculaires par compression des nerfs oculomoteurs (III, IV, VI) dans les sinus caverneux.

Signes Endocrino-Métaboliques

Signe d'Hypersécrétion Hormonale (Adénomes sécrétants)
  • Prolactinomes (27-35%): Aménorrhée + galactorrhée (♀); gynécomastie + hypogonadisme (♂).
  • Adénomes sécrétant GH (21-28%): Acromégalie / Gigantisme.
  • Adénomes mixtes PRL et GH (7%).
  • Adénomes cortico-lipotropes (5%): Maladie de Cushing.
  • Adénomes gonadotropes (1%): Insuffisance gonadique.
  • Adénomes thyréotropes (< 1%): Hyperthyroïdie.
Signe d'Insuffisance Hormonale
  • Par compression tumorale du tissu hypophysaire, de la tige hypophysaire ou de l'hypothalamus.

Étiologies (causes) du syndrome tumoral hypophysaire

  • Tumeurs hypophysaires (adénomes).
  • Elles peuvent être: tumorales, infiltratives, auto-immunes, traumatiques, granulomateuses.

Hyperprolactinémie

L'hyperprolactinémie est une augmentation du taux de prolactine dans le sang.

Généralités

  • Le système hypothalamo-hypophysaire de la prolactine comprend des cellules hypophysaires synthétisant la prolactine et une régulation hypothalamique :
    • Un système stimulateur (TRH), d'importance physiologique réduite.
    • Un système inhibiteur prédominant (!!!), la dopamine (PIF = Prolactin Inhibiting Factor).
  • Action de la prolactine: favoriser la montée laiteuse. En excès, elle freine l'axe GnRH/FSH/LH/gonades.
  • 3 types d'hyperprolactinémie: Organique, Fonctionnelle, Idiopathique.

Hyperprolactinémies Organiques

Étiologies

  • Adénomes à prolactine (prolactinomes).
  • Tumeurs, traumatismes interrompant les connexions hypothalamo-hypophysaires et l'arrivée de dopamine (défreination des prolactinocytes).
  • Lésions hypothalamiques détruisant les sites de production de dopamine.

Hyperprolactinémies Fonctionnelles

  • Grossesse: Prolactine élevée pendant la grossesse et jusqu'à ~3 mois après l'accouchement/fin allaitement.
  • Émotion, stress, sommeil, sexe: Élèvent temporairement la prolactine.
  • Prise de médicaments (la suppression normalise la prolactinémie):
    • Neuroleptiques: Phénothiazines, Butyrophénones, Benzamides substitués, Thioxanthènes.
    • Antiémétiques: Métoclopramide, Dompéridone.
    • Antidépresseurs imipraminiques.
    • Antihypertenseurs: Réserpine, Alpha Méthyldopa.
    • Œstrogènes: Éthynil-Œstradiol, Contraceptifs œstroprogestatifs.
    • Opiacés, Vérapamil (inhibiteur canaux calciques), Cimétidine (anti-sécréteur).
  • Autres: Hypothyroïdie sévère d'origine basse (élévation modérée), Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Problème devant une Hyperprolactinémie

  • En l'absence de tumeur hypophysaire patente, difficile de distinguer une origine fonctionnelle d'un micro-adénome ($ \rightarrow $ test au Métoclopramide).
  • En présence de tumeur hypothalamo-hypophysaire, une hyperprolactinémie modérée peut être un adénome à prolactine peu sécrétant ou une défreination prolactinique (syndrome de tige).

Conduite à tenir

  • Pour les adénomes à prolactine:
    • Traitement médical (souvent efficace mais à vie).
    • Traitement chirurgical (indispensable si compression optique).

Risques

  • L'adénome à prolactine est souvent bien toléré.
  • Les risques sont liés à:
    • Infertilité, impuissance.
    • Développement tumoral (troubles oculaires, HTIC, hypopituitarisme).

Tableau Clinique

Chez la femme

  • Troubles des règles (aménorrhée, spanioménorrhée).
  • Infertilité (associée ou non aux troubles du cycle).
  • Galactorrhée: Uni- ou bilatérale, spontanée ou provoquée, non spécifique de l'hyperprolactinémie et inconstante.

Chez l'homme

  • Signes cliniques tardifs et inconstants.
  • Impuissance fréquente.
  • Galactorrhée exceptionnelle.
  • Gynécomastie.
  • L'hyperprolactinémie est souvent découverte lors d'un syndrome tumoral.

Chez l'enfant

  • Exceptionnelle, peut être à l'origine d'un retard pubertaire.

Signes Biologiques

  • Prolactinémie (>> 20 ng/ml), pouvant atteindre plusieurs milliers (taux très élevés chez l'homme, variables chez la femme).
  • Attention à la macroprolactinémie (taux élevé, sans conséquences cliniques).
  • Les hormones gonadotropes et gonadiques sont abaissées.

Traitement de l'Hyperprolactinémie

Hyperprolactinémies secondaires

  • Traitement de la cause: arrêt du médicament, traitement de la tumeur, correction de l'hypothyroïdie périphérique.

Adénome à prolactine

  • Dopaminergiques, Chirurgie, Radiothérapie.

Traitement médical

  • Très efficace sur la prolactinémie (normalisation dans 90% des cas, maintenue à long terme).
  • Bromocriptine (comprimés 2,5 mg, gélules 10 mg):
    • Doses progressives (1,25 mg le soir, jusqu'à 7,5-15 mg/jour) puis dose d'entretien.
    • Effets secondaires peu fréquents: nausées, hypotension orthostatique, céphalées, asthénie, douleurs abdominales, hallucinations, troubles de l'humeur.
    • Peut réduire le volume des adénomes (2/3 cas), améliorant les troubles visuels et facilitant la chirurgie.
  • Cabergoline (0,5 mg/cp):
    • Mieux tolérée mais plus chère.
    • Doses: 0,25-2 mg deux fois/semaine.

Irradiation

  • Très rares indications dans les prolactinomes.

Chirurgie

  • Voie basse transphénoïdale:
    • La plus utilisée, simple, extra-crânienne et extra-méningée.
    • Permet de cureter la partie intra-sellaire de l'adénome et un prolongement supra-sellaire.
  • Voie sous-frontale:
    • Plus rare, nécessite un volet crânien.
    • Aborde la région hypophysaire par le haut.
    • Réservée aux tumeurs avec expansion supra-sellaire inextirpables par voie basse.
    • Le geste chirurgical est limité par le chiasma et les nerfs optiques.

Complications

  • Peu fréquentes (moins de 1,5%): Fuite de LCR (rhinorrhée glucose+), diabète insipide (souvent transitoire), insuffisance antéhypophysaire aggravée, méningites.

Résultats

  • Variables, évalués par la prolactinémie post-opératoire et l'imagerie.
  • Bons résultats: si petite tumeur, pas d'expansion supra-sellaire, prolactinémie peu élevée.
  • Guérison: 80% des microadénomes, 40% des macroadénomes.

Hypopituitarisme

L'hypopituitarisme est une insuffisance de la sécrétion d'une ou plusieurs hormones hypophysaires.

Généralités

  • Peut être dû à la destruction de la glande par un adénome hypersécrétant, associant ainsi les signes de l'adénome au tableau d'hypopituitarisme.
  • Différents types: Primitifs ou secondaires à des lésions hypothalamiques.
  • Différents aspects:
    • Pan hypopituitarisme / hypopituitarisme partiel: Par destruction de l'hypophyse saine (tumeurs, lésions non tumorales).
    • Déficit isolé (mono-hormonal): Presque jamais d'origine tumorale.

Risques

  • Au long terme, l'insuffisant hypophysaire est menacé d'hypoglycémie, de collapsus, de coma hypopituitaire.

Causes

  • Les causes tumorales, traumatiques et infiltratives ont déjà été discutées.
  • Maladie de Sheehan:
    • Nécrose de l'antéhypophyse après accouchement ou avortement hémorragique.
    • Débute par absence de montée laiteuse (\downarrow PRL) et de retour de couches (\downarrow FSH/LH).
    • Se complète progressivement en déficit total/partiel.
  • Hémochromatose:
    • Souvent un déficit gonadotrope isolé, améliorable par les saignées.
    • Sidérémie $ \uparrow $, coefficient de saturation de transferrine $ > 45\% $.
    • IRM: selle agrandie, contenu sellaire de densité liquidienne ou inhomogène.
  • Apoplexie hypophysaire:
    • Complication d'un adénome (peut le guérir).
    • Manifestation brutale: céphalées violentes, troubles oculomoteurs, troubles visuels, méningisme.
    • Confirmée par IRM.
  • Malformations congénitales (Syndrome de la ligne médiane): Hypopituitarisme sévère de l'enfance.

Traitement

  • Thérapie substitutive pour chaque stimuline atteinte.
  • Ordre d'importance: Corticotrope $ \rightarrow $ Thyréotrope $ \rightarrow $ Gonadotrope $ \rightarrow $ GH (sauf chez l'enfant).
  • Le traitement substitutif se fait avec des hormones périphériques (exception: traitement par GH et FSH+LH pour la fertilité).

Le déficit corticotrope

  • Hydrocortisone per os (10-20 mg/jour) ou Prednisone (5-10 mg/jour en 2 prises).
  • Dose augmentée en cas d'infection, traumatisme, chirurgie.
  • Pas besoin de minéralocorticoïdes.
  • Traitement par Androgènes: DHEA 50 mg/jour (surtout chez la femme).

Le déficit thyréotrope

  • L-Thyroxine (25-100 $ \mu $g/jour en 1 prise matinale) selon sévérité.
  • Dose ajustée selon la FT4 plasmatique.

Le déficit gonadotrope

  • Femme: Traitement œstroprogestatif cyclique jusqu'à la ménopause physiologique.
  • Homme: Traitement par testostérone ou dérivés (ex: testostérone undécanoate 1000 mg/3mois i.m. Nebido®). Maintient caractères sexuels secondaires, libido, dynamique sexuelle.
  • Pour restaurer la fertilité: FSH et LH sont nécessaires.

Le déficit en GH

  • Chez l'enfant:
    • Traitement substitutif par hGH essentiel pour la croissance.
    • Précédé par substitution des autres déficits (glucocorticoïdes, thyroïdiens), mais pas gonadique.
    • GH recombinante: 0,03 mg/kg/jour en injections s.c. quotidiennes.
    • Durée jusqu'à épuisement de l'effet (croissance $ < 2 $ cm/an) ou taille cible atteinte.
  • Chez l'adulte:
    • Doses plus faibles: 0,01 mg/kg/jour en s.c. quotidienne.

Signes Cliniques, Biologiques et Hormonaux

Thyréotrope Gonadotrope Somatotrope Corticotrope
Signes Cliniques Aspect particulier du visage (pâleur, rides fines, sourcils rares), pas de diabète dans l'insuffisance antéhypophysaire primitive. Asthénie, frilosité, constipation, bradycardie, lenteur d'idéation et de mouvements, dépilation. Asthénie, dépilation axillo-pubienne, aménorrhée sans bouffées de chaleur, stérilité, libido $ \downarrow $, TDS, atrophie testiculaire et de la verge. Retard de croissance (enfant), asthénie, atrophie musculaire, obésité. Asthénie, amaigrissement, hypotension, dépigmentation (visage, aréoles, mamelons, scrotum).
Signes Biologiques Anémie, hyperlipidémie Hypoglycémie Hyponatrémie, hypoglycémie.
Signes Hormonaux FT4 $ \downarrow $, FT3 $ \downarrow $, TSH $ \downarrow $. Testostérone $ \downarrow $, Œstradiol $ \downarrow $, FSH-LH $ \downarrow $. GH $ \downarrow $, IGF1 $ \downarrow $. Cortisolémie $ \downarrow $, Aldostérone normale, ACTH $ \downarrow $, Bêta LPH $ \downarrow .</td></tr></table><h2>AcromeˊgalieetGigantisme</h2><p>Lacromeˊgalieestunsyndromedhyperseˊcreˊtiondhormonedecroissancechezladulte,tandisquelegigantismesurvientsilexceˋsdeGHdeˊbutependantlenfance.</p><h3>Geˊneˊraliteˊs</h3><ul><li><b>Acromeˊgalogigantisme</b>silhyperseˊcreˊtiondeˊbutependantlenfance.</li><li>LesysteˋmehypothalamohypophysaireduGHcomprenddescellulessomatotropesdelhypophyseetunereˊgulationhypothalamique:facteurstimulateur(GHRH),facteurinhibiteur(somatostatine).</li></ul><h4>ActiondelaGH</h4><ul><li>Stimulelescartilagesdeconjugaison(croissanceosseuse).</li><li>Fonctiondanabolismeglucidiqueetprotidique,etdecatabolismelipidique.</li></ul><h4>Cause</h4><ul><li>HyperseˊcreˊtiondeGHpar:<ul><li>Un<b>adeˊnomehypophysaireaˋcellulessomatotropes</b>(leplusfreˊquent).</li><li>Exceptionnellement,hyperplasienonadeˊnomateusedecescellules.</li><li>Seˊcreˊtionparaneˊoplasique(GHRHouGH).</li></ul></li></ul><h3>SignesCliniquesetFonctionnels</h3><ul><li><b>Modificationsmorphologiques</b>:Installationprogressive,souventinaperc\cuesparlepatient(comparaisonavecphotosdidentiteˊ).</li><li><b>Signesfonctionnels</b>:Hypersudation,hyperseˊborrheˊe,hypertrichose,fatigabiliteˊmusculaire,parestheˊsiesdesextreˊmiteˊs(syndromeducanalcarpien),douleursarticulaires,ceˊphaleˊes.</li></ul><h4>SignesRadiologiques</h4><ul><li>Eˊpaississementdelavou^tecra^nienne.</li><li>Hyperpneumatisationdessinusfrontaux.</li><li>Protubeˊranceoccipitale.</li><li>Hypertrophiedesclinoı¨desanteˊrieures("becacromeˊgalique").</li><li>Prognathismemandibulaire.</li><li>Hyperostosedesextreˊmiteˊsdesphalanges("pointedefleˋche").</li><li>Coussinettalonniereˊpaissi(.</td> </tr> </table> <h2>Acromégalie et Gigantisme</h2> <p>L'acromégalie est un syndrome d'hypersécrétion d'hormone de croissance chez l'adulte, tandis que le gigantisme survient si l'excès de GH débute pendant l'enfance.</p> <h3>Généralités</h3> <ul> <li><b>Acromégalo-gigantisme</b> si l'hypersécrétion débute pendant l'enfance.</li> <li>Le système hypothalamo-hypophysaire du GH comprend des cellules somatotropes de l'hypophyse et une régulation hypothalamique: facteur stimulateur (GHRH), facteur inhibiteur (somatostatine).</li> </ul> <h4>Action de la GH</h4> <ul> <li>Stimule les cartilages de conjugaison (croissance osseuse).</li> <li>Fonction d'anabolisme glucidique et protidique, et de catabolisme lipidique.</li> </ul> <h4>Cause</h4> <ul> <li>Hypersécrétion de GH par : <ul> <li>Un <b>adénome hypophysaire à cellules somatotropes</b> (le plus fréquent).</li> <li>Exceptionnellement, hyperplasie non adénomateuse de ces cellules.</li> <li>Sécrétion paranéoplasique (GHRH ou GH).</li> </ul> </li> </ul> <h3>Signes Cliniques et Fonctionnels</h3> <ul> <li><b>Modifications morphologiques</b>: Installation progressive, souvent inaperçues par le patient (comparaison avec photos d'identité).</li> <li><b>Signes fonctionnels</b>: Hypersudation, hyperséborrhée, hypertrichose, fatigabilité musculaire, paresthésies des extrémités (syndrome du canal carpien), douleurs articulaires, céphalées.</li> </ul> <h4>Signes Radiologiques</h4> <ul> <li>Épaississement de la voûte crânienne.</li> <li>Hyperpneumatisation des sinus frontaux.</li> <li>Protubérance occipitale.</li> <li>Hypertrophie des clinoïdes antérieures ("bec acromégalique").</li> <li>Prognathisme mandibulaire.</li> <li>Hyperostose des extrémités des phalanges ("pointe de flèche").</li> <li>Coussinet talonnier épaissi (>$ 24 mm).

Syndrome dysmorphique

  • Visage: Prognathisme mandibulaire, allongement vertical du visage, front bombé, saillie des arcades sourcilières. Nez élargi, épaissi. Écartement des dents. Macrocheilie. Épaississement de la peau et tissu sous-cutané.
  • Extrémités: Mains élargies, épaissies (doigts boudinés). Pieds élargis (pointure accrue). Tendance cyphotique.

Atteinte d'autres organes

  • Langue (macroglossie).
  • Filière laryngo-trachéale: ronflements, raucité de la voix, apnées du sommeil.
  • Cœur (cardiomyopathie).
  • Glandes salivaires (lithiase).
  • Hépato-splénomégalie, reins.
  • Testicules, verge.
  • Thyroïde (goitre diffus ou nodulaire).

Exploration Morphologique

  • Souvent un macro-adénome (plus qu'un micro-adénome), intra-sellaire ou avec expansion supra-sellaire (compression des voies optiques).
  • Dans de rares cas, pas d'adénome ($ \rightarrow $ hyperplasie des cellules somatotropes: primitive ou secondaire à une tumeur ectopique à GHRH).

Bilan Hormonologique

  • Éliminer les pseudo-acromégalies (déformations morphologiques sans anomalies endocriniennes).
  • Juger de l'importance de l'hypersécrétion de GH.

Examens d'orientation

  • Explorent les effets de la GH sur certains métabolismes: $ \uparrow $ phosphorémie, hydroxyprolinurie, ostéocalcine, calciurie (calcémie normale).
  • Degrés divers d'intolérance au glucose (hyperinsulinémie).
  • Cholestérol, triglycérides.

Dosages directs de la sécrétion hormonale

  • Élévation de GH basale (>> 5 ng/ml): La pulsatilité de la sécrétion de GH rend un dosage basal isolé non pertinent.
  • Non spécifique: élévation de GH dans le stress, certaines maladies chroniques (cirrhose, insuffisance rénale), diabète déséquilibré, grossesse.

Test d'Hyperglycémie Provoquée par Voie Orale (HGPO)

  • Élévation de GH pendant HGPO est plus spécifique.
  • Normal: GH freiné sous 1 ng/ml.
  • Acromégalie: Non-freinage de GH (nadir $ > 1 $ ng/ml), souvent stimulation paradoxale de GH.
  • Patient diabétique: Moyenne de 5 dosages de GH sur 24h ($ > 2,5 $ ng/ml en acromégalie, normal $ < 2,5 $ ng/ml).

Dosage de l'IGF-1 (Somatomédine C)

  • Beaucoup plus spécifique que la GH.
  • Son élévation est constante et confirme le diagnostic si supérieure à la normale pour le sexe et l'âge.

Bilan des autres hormones hypophysaires

  • Peut révéler une hyperprolactinémie fréquente (adénome mixte ou défrenation hypothalamique).
  • Diminution d'autres hormones hypophysaires.

Complications

Elles expliquent le pronostic réservé de l'acromégalie. HTA, diabète, coronaropathie peuvent aggraver la cardiomyopathie acromégalique.

  • Extension tumorale: Compression du chiasma, insuffisance hypophysaire, HTIC.
  • HTA: Chez 1/3 des acromégales, due à l'élévation de la volémie plasmatique. Ne régresse pas toujours après guérison.
  • Manifestations cardiaques: Syndrome hyperkinétique, augmentation du débit cardiaque, hypertrophie myocardique (septale).
  • Insuffisance cardiaque: Cause de mort la plus fréquente. Caractérisée par sa nature congestive, dilatation ventriculaire, chute du débit cardiaque, diminution des performances contractiles, troubles du rythme.
  • Diabète: 10-20% des cas, d'intensité variable, parfois insulino-dépendant. Peut se compliquer (angiopathie, neuropathie).
  • Polypes coliques: Pouvant dégénérer, à rechercher par coloscopie.
  • Lithiase rénale: Favorisée par l'hypercalciurie, assez fréquente.
  • Syndrome du canal carpien.

Traitement de l'Acromégalie

Traitement Chirurgical

  • De première intention.
  • Exérèse de l'adénome par voie transphénoïdale (plus rarement sous-frontale).
  • Guérison: 80-90% des micro-adénomes, 30-50% des macro-adénomes.
Complications
  • Rares: Diabète insipide, fistule LCR, infections, insuffisance hypophysaire.
Résultats
  • Jugés sur l'état clinique, volume plasmatique, débit cardiaque.
  • Dosages hormonaux (GH $ < 1 $ ng/ml, IGF1 normalisé) à 3 mois post-op, puis annuellement.

Radiothérapie Hypophysaire

  • Pour les gros adénomes inextirpables ou récidivants.
  • Délivrée par voie externe: 10-1200 rads (conventionnelle, stéréotaxique, Gamma-Knife, Cyber-Knife).
  • Effets souvent très retardés (5-10 ans).
Complications
  • Insuffisance antéhypophysaire (souvent tardive $ \rightarrow $ traitements substitutifs).
  • Très rare: radionécrose cérébrale.
  • Vue tubulaire par arachnoïdite opto-chiasmatique.

Traitement Médical

Est en voie de supplanter la radiothérapie.

  • Bromocriptine (Parlodel®):
    • Moins efficace que pour les hyperprolactinémies, peut réduire la GH de 50%.
    • Améliore la symptomatologie mais normalise rarement le bilan hormonal.
  • Octréotide (Octréotide LAR®):
    • Analogue de la somatostatine à action prolongée (20-30 mg/mois).
    • Réduit la GH chez 85% des patients, la normalise chez 35%.
    • Réduit le volume tumoral chez 50%.
    • Inconvénients: injections à vie, troubles digestifs, stéatorrhée (20%), lithiase vésiculaire (10% $ \rightarrow $ surveillance échographique annuelle).
  • Lanréotide (Somatuline SR®):
    • Analogue de la somatostatine (30 mg/14 jours i.m. $ \rightarrow $ 30 mg/semaine).
    • Mêmes effets et inconvénients que l'octréotide.
  • Pegvisomant (Somavert®):
    • Antagoniste des récepteurs de la GH (20 mg/jour s.c. après charge de 80 mg).
    • Normalise l'IGF1 chez 89% des patients.
    • Le niveau de GH peut augmenter, le volume tumoral n'est pas influencé (peut augmenter chez certains $ \rightarrow $ suivi volumétrique).
    • Augmentation possible des enzymes hépatiques ($ \rightarrow $ suivi nécessaire).
    • Traitement indiqué pour les patients résistants aux analogues de somatostatine.

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